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	<title>PsychoWiki, le wiki de Psychoactif - Contributions [fr]</title>
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		<id>https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11715</id>
		<title>GHB et sevrage : Ce que les soignants et les usagers doivent savoir</title>
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		<updated>2025-06-20T07:49:10Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Heiko : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;div style=&amp;quot;border: 2px solid orange; background-color: #fff3cd; padding: 10px; text-align: center; font-size: 1.2em;&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
🚧 &amp;lt;b&amp;gt;Page en cours de construction&amp;lt;/b&amp;gt; 🚧  &lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;Cette page est en cours de rédaction. Son contenu peut évoluer. Vous pouvez contribuer à son amélioration.  &lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les soignants :'''&lt;br /&gt;
*⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;L'usager qui a écrit ce wiki n'est pas médecin. Il vous appartient d'exercer votre esprit critique sur son contenu.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️ Votre contribution sera la bienvenue.&lt;br /&gt;
*Ce wiki est un état de l'art sur les connaissances médicales et pharmacologiques actuelles sur le GHB et ses dérivés. Ce ne sont pas des recommendations.&lt;br /&gt;
*Tous les informations citée sont sourcées avec des publications médicales.&lt;br /&gt;
*Toutes ces publications ont été uploadées sur Psychoactif et sont immédiatement consultables via le lien &amp;quot;Lire l'article&amp;quot;.&lt;br /&gt;
*Le taux de rechute du GHB à 3 mois va de 60%&amp;lt;ref name=&amp;quot;Beurmanger et al., 2018&amp;quot;&amp;gt;Beurmanjer, Harmen and Kamal, Rama M. and de Jong, Cor A. J. and Dijkstra, Boukje A. G. and Schellekens, Arnt F. A., 2018 Baclofen to Prevent Relapse in Gamma-Hydroxybutyrate (GHB)-Dependent Patients: A Multicentre, Open-Label, Non-Randomized, Controlled Trial. ''CNS Drugs'', 32(5), 437–442. ISSN: 1179-1934 doi: 10.1007/s40263-018-0516-6. PMID: 14723976. - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/beurmangeretal2018.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt; à 70%&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;&amp;gt;Dijkstra, B.A.G., Kamal, R., van Noorden, M.S., de Haan, H., Loonen, A.J.M., &amp;amp; De Jong, C.A.J. (2016). Detoxification with titration and tapering in gamma-hydroxybutyrate (GHB) dependent patients: The Dutch GHB monitor project. ''Drug and Alcohol Dependence, 170'', 164-173. doi: 10.1016/j.drugalcdep.2016.11.014&lt;br /&gt;
[https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/173/detoxification_with_titration_and_tapering_in_gamm.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les usagers qui ont une dépendance physique forte :'''&lt;br /&gt;
*'''⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;Ne tentez jamais de faire un sevrage &amp;quot;Cold turkey&amp;quot;. Vous pourriez en crever.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️'''&lt;br /&gt;
*En cas de sevrage forcé, rendez-vous aux urgences.&lt;br /&gt;
*Faites lire ce PsychoWiki par vos soignants.&lt;br /&gt;
*Si vous êtes mis en garde à vue, demandez à être examiné par un médecin. Ce droit est garanti par [https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006575081/2002-03-05 l'article 63-3 du Code de procédure pénale]. Faites-lui lire cet article car c'est lui qui décide si votre état est compatible ou non avec une garde à vue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Propriétés pharmacologiques du GHB =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Origine et métabolisme ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le gamma-hydroxybutyrate (GHB)''' est un composé naturellement présent dans le cerveau des mammifères, dérivé du neurotransmetteur GABA. Il possède à la fois des fonctions physiologiques comme neuromodulateur, et des effets pharmacologiques marqués à fortes doses&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot;&amp;gt;Wong CG, Gibson KM, Snead OC 3rd. From the street to the brain: neurobiology of the recreational drug gamma-hydroxybutyric acid. Trends Pharmacol Sci. 2004 Jan;25(1):29-34. doi: 10.1016/j.tips.2003.11.001. PMID: 14723976. - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wong2004.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce qui en fait une substance à double facette : thérapeutique et potentiellement abusive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB est naturellement synthétisé dans le cerveau à partir de son précurseur principal, le GABA (acide γ-aminobutyrique). Il possède dans le cerveau son propre récepteur : le récepteur au GHB. Le GHB peut être reconverti en en GABA, créant un cycle métabolique dynamique entre GABA et GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Récepteurs cibles ==&lt;br /&gt;
Le GHB agit via deux récepteurs distincts :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le '''récepteur GHB''', Il est activé aux concentrations physiologiques (nanomolaires à micromolaires).&lt;br /&gt;
* Le '''récepteur GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;'''. Dans les concentration physiologiques, le GHB ne se lie pas aux récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;. Cependant, en cas d'apport exogène, sa concentration atteint plusieurs milliers de fois sa valeur physiologique. Dans ces conditions là (concentration millimolaire), le GHB active les récepteur GABA-B. Soit directement, soit indirectement via sa conversion en GABA. Et ça, on le sait parce que lorsqu'on co-administre un antagoniste des GABA-B à des rats en même temps que du GHB, les effets sédatifs du GHB sont bloqués&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Neuromodulation ==&lt;br /&gt;
Le GHB est souvent perçu comme une drogue « sédative », mais ses effets sont en réalité beaucoup plus complexes. Il agit comme un '''neurotransmetteur''', c’est-à-dire qu’il influence en profondeur l'équilibre entre plusieurs substances chimiques du cerveau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Quel est le rôle du GHB dans ses concentrations physiologiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À des concentrations physiologiques, le GHB active principalement un récepteur spécifique qu’on appelle tout simplement le '''récepteur GHB'''. Ce récepteur se trouve dans certaines zones cérébrales sensibles, comme l’hippocampe (mémoire), le cortex (perception) et le thalamus (relais sensoriels)&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand ce récepteur est activé&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt; :&lt;br /&gt;
* Il '''diminue la libération de deux neurotransmetteurs clés''' : le GABA (un inhibiteur) et le glutamate (un excitateur).&lt;br /&gt;
* Il agit au niveau des '''terminaisons présynaptiques''' – c’est un peu comme s’il ajustait le &amp;quot;volume&amp;quot; de la communication neuronale en amont.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Que se passe-t-il en cas de consommation récréative ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand la dose de GHB augmente (dans un cadre récréatif ou abusif), ses effets dépassent la concentration physiologique de plusieurs millier de fois. Ses effets s’étendent à un autre récepteur : le récepteur '''GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le GABA-B est un récepteur plus général, impliqué dans la régulation de l’excitabilité cérébrale.&lt;br /&gt;
* Le GHB peut l’activer de deux façons :&lt;br /&gt;
**1. directement, à haute concentration ;&lt;br /&gt;
**2. indirectement, en étant transformé en GABA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’activation du récepteur GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt; par le GHB entraîne&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt; :&lt;br /&gt;
* une inhibition généralisée de l’activité cérébrale,&lt;br /&gt;
* des effets tels que sédation, perte de mémoire, ralentissement moteur,&lt;br /&gt;
* et, à très haute dose, coma, convulsions, voire arrêt respiratoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pourquoi est-ce addictif, sur le plan neurobiologique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le système dopaminergique joue un rôle central dans les fonctions de '''motivation, plaisir, mouvement, attention et récompense'''. Le GHB, bien qu’il soit souvent classé parmi les dépresseurs, a un impact complexe et biphasique sur ce système. Voici une traduction en français du paragraphe '''GHB and reward''' de Wong et al., 2004&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Wong et al., 2004&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Le mécanisme des propriétés addictives du GHB n’est pas clairement établi. À l’échelle moléculaire, une exposition chronique au GHB entraînerait probablement une désensibilisation des récepteurs au GHB et des récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, comme cela a été démontré in vitro [59,60], réduisant ainsi leur capacité à inhiber la libération de neurotransmetteurs. Ainsi, dans des conditions de consommation chronique de GHB, il est possible que des mécanismes compensatoires se mettent en place pour contrebalancer l’inhibition de la libération de dopamine, ce qui pourrait en réalité entraîner une augmentation de la libération de dopamine, de GABA et/ou de glutamate. Ce scénario pourrait contribuer aux propriétés addictives du GHB.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Que fait le GHB à la dopamine ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'effet du GHB sur la dopamine dépendrait :&lt;br /&gt;
* de la dose,&lt;br /&gt;
* du mode d’administration (aiguë ou chronique),&lt;br /&gt;
* et du temps écoulé après la prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À court terme, lors d'une prise aiguë, le GHB inhibe temporairement la libération de dopamine dans certaines régions cérébrales, comme le striatum&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;. Cela peut expliquer les effets de sédation, de détente, d'anxiolyse, et parfois un sentiment de &amp;quot;lâcher prise&amp;quot; émotionnel juste après la prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À plus long terme, avec des prises répétées ou chroniques, le cerveau s’adapte en augmentant le nombre ou la sensibilité des récepteurs dopaminergiques. Résultat : des effets paradoxaux peuvent apparaître, comme une stimulation ou un état d’euphorie&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce &amp;quot;rebond&amp;quot; dopaminergique pourrait être une piste pour mieux comprendre le potentiel addictif du GHB. Le GHB est parfois perçu comme une drogue « clean » ou « douce », notamment parce qu’il ne stimule pas directement le système de récompense comme la cocaïne. Mais :&lt;br /&gt;
* Son effet inhibiteur n’est que temporaire.&lt;br /&gt;
* L’adaptation du cerveau peut créer une dépendance insidieuse, fondée sur une dysrégulation progressive du système de récompense.&lt;br /&gt;
* Beaucoup d'usagers sur Psychoactif racontent que leurs problèmes de GHB se sont installés très progressivement, parfois sur plusieurs années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des études animales ont montré que les effets moteurs sédatifs du GHB étaient associés à une baisse de dopamine mesurée par un de ses métabolite. Ces effets peuvent être bloqués par des antagonistes GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, ce qui confirme que l’effet dopaminergique passe essentiellement par l’activation de GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, et non directement par les récepteurs dopaminergiques&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais ce sujet reste à ce jour très mal compris, car d'autres agonistes du GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, comme le baclofène, n'ont aucun intérêt récréatif. Aujourd'hui, la science n'a pas encore à cette question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En résumé ===&lt;br /&gt;
* Le GHB déstabilise le système dopamine de manière progressive et silencieuse.&lt;br /&gt;
* Il combine relaxation initiale et recherche de récompense différée.&lt;br /&gt;
* C’est cette dynamique qui fait que la dépendance met du temps à s'installer et en fait une substance piégeuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Syndrome de sevrage au GHB : description et évolution chronologique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Symptômes principaux ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sevrage au [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-hydroxybutyrate] ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GHB]) et à ses dérivés ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-butanediol] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-BD]] et [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-butyrolactone] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GBL]]) peut être sévère et potentiellement mortel&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot;&amp;gt;Dyer, J. E., Roth, B., &amp;amp; Hyma, B. A. (2001). Gamma-hydroxybutyrate withdrawal syndrome. ''Annals of Emergency Medicine'', 37(2), 147-153. doi: 10.1067/mem.2001.112985 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans le cas de la personne décédée, voici une traduction en français de l'article de Dyer et al., 2001&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Dyer et al., 2001&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Un homme de 24 ans, employé comme expert en assurances, s'est présenté dans un centre de crise en se plaignant d'hallucinations auditives et visuelles. Il a admis une consommation massive de GHB sur une période de 10 mois, augmentant progressivement les doses afin de prévenir l'apparition des hallucinations liées au sevrage. Sa dernière prise avait eu lieu juste avant son évaluation. À ce moment-là, aucun signe clinique d’hallucinations n’a été observé et il a été renvoyé avec des instructions pour un suivi en centre de désintoxication.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux mois plus tard, il s’est présenté dans un centre de désintoxication en se plaignant de nausées, vomissements et diarrhées persistants depuis 2 mois. Il décrivait également une grande faiblesse musculaire, un gonflement du corps, une diplopie (vision double), une vision floue, un essoufflement, une fréquence urinaire accrue, une soif intense, des évanouissements et une perte d'appétit. Il consommait du GHB toutes les 30 minutes, sa dernière dose remontant à seulement 20 minutes avant son arrivée. Il niait toute autre consommation de drogue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l'examen, il présentait des pupilles dilatées, un tremblement important et une anxiété marquée. Son électrocardiogramme (ECG) montrait un rythme sinusal normal, mais avec une hypertrophie ventriculaire gauche et une ischémie possible de la paroi inférieure. Il a été hospitalisé et traité au lorazépam pour gérer son agitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours des 24 heures suivantes, son état s'est aggravé : il a développé une tachycardie, une agressivité, des hallucinations visuelles persistantes et des tremblements incontrôlables. Son hospitalisation a été compliquée par une pneumonie lobaire inférieure droite, nécessitant une intubation et une ventilation mécanique pendant 6 jours sous sédation au propofol. Après son extubation, il restait confus et délirant malgré l'administration continue de benzodiazépines et d'antipsychotiques. Son agitation persistante nécessitait l'utilisation de contentions en cuir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 12ᵉ jour d’hospitalisation, son état semblait s’améliorer, et le lorazépam était progressivement réduit. Le 13ᵉ jour, il était toujours délirant mais restait réveillable. Cependant, dans la soirée, il a présenté un épisode soudain de contractions musculaires généralisées avec un regard figé vers le haut. Il a ensuite subi un arrêt cardiaque, précédé d’une bradycardie sévère. Malgré des tentatives agressives de réanimation incluant atropine, épinéphrine et défibrillation, le patient est décédé.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus généralement, une revue de 27 études comportant en tout 57 cas de syndrômes de sevrage a rapporté les statistiques suivantes :&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;Wojtowicz, J. M., Yegles, M., &amp;amp; Wennig, R. (2008). &amp;quot;Withdrawal from gamma-hydroxybutyrate, 1,4-butanediol and gamma-butyrolactone: A case report and systematic review.&amp;quot; ''CJEM'', 10(1), 69-74. doi: 10.1017/S1481803500009851 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wojtowicz_et_al_2008.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Répartition des substances impliquées dans les cas de sevrage :&lt;br /&gt;
*GHB : 36 cas (63 %)&lt;br /&gt;
*GBL : 18 cas (32 %)&lt;br /&gt;
*1,4-BD : 3 cas (5 %)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ Statistiques des complications du syndrome de sevrage au GHB&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Complication !! Fréquence parmi les patients (%)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tremblements''' || 67 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Delirium tremens''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tachycardie''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Insomnie''' || 58 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Convulsions''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Rhabdomyolyse''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Décès''' || 1.75 % (1 seul cas &amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;)&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage présente de nombreuses similitudes avec le syndrome de sevrage alcoolique (tremblements, tachycardie, delirium). Cependant, à la différence avec le syndrome de sevrage alcoolique, '''il se caractérise par la rapidité et la brutalité des symptômes''', en particulier dans les cas graves. Les symptômes apparaissent généralement 1 à 6 heures après la dernière prise de GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais peuvent apparaître dès 30 minutes dans les cas graves. Ils atteignent leur intensité maximale au bout de 24 à 72 heures. Les principaux symptômes incluent :&lt;br /&gt;
* '''Agitation et anxiété'''&lt;br /&gt;
* '''Insomnie sévère'''&lt;br /&gt;
* '''Tremblements'''&lt;br /&gt;
* '''Tachycardie et hypertension'''&lt;br /&gt;
* '''Delirium tremens'''&lt;br /&gt;
* '''Convulsions'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Carai2005&amp;quot;&amp;gt;Carai, M. A. M., Colombo, G., &amp;amp; Gessa, G. L. (2005). &amp;quot;Withdrawal syndrome from gamma-hydroxybutyric acid (GHB) and 1,4-butanediol (1,4-BD) in Sardinian alcohol-preferring rats.&amp;quot; ''Brain Research Protocols'', 15(1), 75-78. doi: 10.1016/j.brainresprot.2005.04.001 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/carai_et_al_2005.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhabdomyolyse'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Évolution temporelle du sevrage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage évolue en plusieurs phases :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase précoce (6-12h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Anxiété, agitation, tremblements, insomnie.&lt;br /&gt;
** Augmentation du rythme cardiaque et de la pression artérielle.&lt;br /&gt;
** Nausées et vomissements possibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase aiguë (24-72h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Apparition des symptômes les plus sévères.&lt;br /&gt;
** Risque de delirium avec hallucinations visuelles et auditives&lt;br /&gt;
** Possibles crises convulsives et complications métaboliques (rhabdomyolyse, troubles électrolytiques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase de résorption (3-7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Réduction progressive des symptômes psychotiques.&lt;br /&gt;
** Fatigue intense, épisodes résiduels d’anxiété et troubles du sommeil persistants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase tardive (&amp;gt;7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Récupération progressive des fonctions cognitives.&lt;br /&gt;
** Anxiété et troubles du sommeil pouvant persister plusieurs semaines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Facteurs influençant la sévérité du sevrage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gravité du syndrome de sevrage dépend de plusieurs facteurs :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Durée et quantité de consommation''' : Plus l'usage est prolongé et à forte dose, plus le sevrage est sévère.&lt;br /&gt;
* '''Fréquence des prises''' : Un usage régulier avec des prises toutes les 2 à 4 heures augmente le risque de dépendance sévère&lt;br /&gt;
* '''Co-intoxication''' : L'association avec d'autres dépresseurs du SNC (alcool, benzodiazépines) peut aggraver le sevrage et compliquer sa gestion&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Benzodiazépine et barbituriques =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'utilisation du diazépam dans le cadre du sevrage au GHB repose sur son action sur les récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;A&amp;lt;/sub&amp;gt;. Il permet d'atténuer l'hyperexcitabilité du système nerveux central induite par l'arrêt brutal du GHB et de ses analogues (GBL, 1,4-BD)&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Données cliniques sur l'efficacité du diazépam ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs études rapportent l'administration de benzodiazépines, dont le diazépam, à des doses élevées chez des patients en sevrage sévère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Une revue de cas indique que, sur 57 épisodes de sevrage recensés, la majorité des patients ont reçu des benzodiazépines comme traitement principal. Cependant, des doses très élevées ont été nécessaires pour contrôler l'agitation et les hallucinations. Dans certains cas, le diazépam seul n’a pas suffi, nécessitant l'ajout de barbituriques&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
* Une autre étude décrit des échecs partiels du diazépam dans les formes sévères du sevrage. Un protocole couramment utilisé consiste à administrer des benzodiazépines à haute dose dès l'apparition des premiers symptômes, avec un ajustement en fonction de l'évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;Wood DM, Brailsford AD, Dargan PI. [https://doi.org/10.1002/dta.292 ''Acute toxicity and withdrawal syndromes related to gamma-hydroxybutyrate (GHB) and its analogues'']. Drug Testing and Analysis. 2011.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Résistance au diazépam ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'efficacité du diazépam n'est pas systématique. Plusieurs études signalent des cas où de fortes doses n'ont pas permis de contrôler les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Dans 4 cas recensés, des doses de diazépam supérieures à 100 mg/jour n’ont pas suffi à contrôler le syndrome de sevrage, nécessitant l'utilisation de pentobarbital&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il est suggéré que cette résistance pourrait être liée à l'action dominante du GHB sur les récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, alors que le diazépam cible principalement les récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;A&amp;lt;/sub&amp;gt;. Ainsi, l'utilisation du baclofène, un agoniste GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, est proposée comme alternative dans les cas réfractaires&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Protocoles cliniques documentés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les études recensées ne proposent pas de consensus unique, mais plusieurs approches ont été décrites :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* **Protocole symptomatique** : administration de diazépam en fonction de l’intensité des symptômes, avec un ajustement progressif selon l’évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
* **Protocole de réduction progressive** : introduction du diazépam à haute dose suivie d’une décroissance sur plusieurs jours, similaire aux protocoles de sevrage alcoolique&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Sevrage progressif avec du GHB pharmaceutique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' (Detoxification with Titration and Tapering) est une méthode de sevrage médicalisé du GHB mise en place aux Pays-Bas. Il repose sur une substitution du GHB de rue ou de ses analogues ([[GBL,_effets,_risques,_témoignages|GBL]], [[1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_témoignages|1,4-BDO]], etc) par du GHB pharmaceutique, suivie d’une réduction progressive des doses afin d’éviter un sevrage brutal et potentiellement dangereux. Ce protocole a été testé sur 229 patients et a montré un taux de réussite de 85 %, bien qu’un suivi post-sevrage soit indispensable pour éviter les rechutes &amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectifs du protocole ==&lt;br /&gt;
* '''Assurer un sevrage sécurisé''' en évitant les complications graves (délirium, convulsions, agitation sévère).&lt;br /&gt;
* '''Réduire progressivement la dose''' pour minimiser les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
* '''Accompagner le patient''' avec un suivi médical et psychologique adapté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Déroulement du protocole ==&lt;br /&gt;
Le protocole se déroule en trois étapes :  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1. Phase de titration (stabilisation) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Remplacer le GHB de rue par une dose équivalente de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Administration de la première dose''' dans les 2,5 heures après la dernière prise de GHB de rue.&lt;br /&gt;
* '''Dosage initial''' : environ 70 % de la dose habituelle de l'usager.&lt;br /&gt;
* '''Ajustements toutes les 2 à 3 heures''' pour stabiliser le patient et éviter les symptômes de sevrage graves.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des signes vitaux''' (pression artérielle, rythme cardiaque, état psychologique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2. Phase de réduction progressive des doses (tapering) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Diminuer progressivement la dose de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Schéma de réduction''' : diminution de 0,3 g par prise par jour.&lt;br /&gt;
* '''Espacement des prises''' : toutes les 2 à 3 heures, y compris la nuit.&lt;br /&gt;
* '''Traitements complémentaires possibles''' en cas de symptômes sévères :&lt;br /&gt;
** '''Hypertension''' → métoprolol (50-100 mg).&lt;br /&gt;
** '''Anxiété et agitation''' → diazépam (5-30 mg).&lt;br /&gt;
** '''Insomnie''' → temazepam 10 mg&lt;br /&gt;
** '''Délirium ou psychose''' → antipsychotiques (halopéridol, olanzapine).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; width:100%;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ '''Exemple de programme de réduction progressive du GHB pharmaceutique (en grammes) avec un intervalle de 3 heures&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;/&amp;gt;'''&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Heure !! Jour 1 !! Jour 2 !! Jour 3 !! Jour 4 !! Jour 5 !! Jour 6 !! Jour 7 !! Jour 8 !! Jour 9 !! Jour 10 !! Jour 11 !! Jour 12 !! Jour 13 !! Jour 14 !! Jour 15&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 08:00 || 4.5 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 11:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 14:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 17:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 20:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 23:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 02:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 05:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! '''Total (g de GHB)''' || 38.1 || 36 || 33.6 || 31.2 || 29 || 26.4 || 24 || 21.6 || 19.2 || 16.8 || 14.4 || 12 || 9.6 || 7.2 || 4.8&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Note :''' Cet exemple est basé sur un patient masculin de 23 ans, avec des antécédents de trouble anxieux social, utilisant du GHB fait maison depuis 4 ans, à raison de '''12 ml toutes les 60 à 90 minutes''' et '''2 prises nocturnes'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3. Phase de récupération (post-sevrage) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Stabiliser le patient après l’arrêt du GHB.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des symptômes résiduels''' (troubles du sommeil, anxiété).&lt;br /&gt;
* '''Suivi psychologique''' indispensable pour prévenir les rechutes.&lt;br /&gt;
* '''Accompagnement vers une prise en charge à long terme''' (thérapie, groupes de soutien, réduction des risques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Résultats et limites ==&lt;br /&gt;
* '''Taux de réussite''' : 85 % des patients ont réussi à arrêter le GHB à l’issue du protocole.&lt;br /&gt;
* '''Durée moyenne''' : 12,5 jours de traitement.&lt;br /&gt;
* '''Complications possibles''' : hypertension, anxiété, délirium dans certains cas.&lt;br /&gt;
* '''Taux de rechute élevé (69 % à 3 mois)''' → nécessité d’un suivi post-sevrage renforcé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' représente une alternative efficace et plus sûre que l'arrêt brutal du GHB ou que l'utilisation de benzodiazépines seules. Cependant, en raison du '''taux élevé de rechute à 3 mois''', il est essentiel d'assurer un '''accompagnement médical et psychologique à long terme'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB = Le GHB pharmaceutique n'est disponible en France que de façon tres encadree (Xyrem) et n'a pas d'AMM pour le sevrage du GHB. La faisabilite de ce protocole n'est donc, malheureusement, pas tres probable en France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Baclofène =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le baclofène est un agoniste sélectif des récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;. À ce titre, il est mentionné par plusieurs études comme adjuvant pour un sevrage&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;lingfordetal2016&amp;quot;&amp;gt;Lingford-Hughes, Anne and Patel, Yash and Bowden-Jones, Owen and Crawford, Mike J. and Dargan, Paul I. and Gordon, Fabiana and Parrott, Steve and Weaver, Trials, 17'', ISSN: 1745-6215, doi: 10.1186/s13063-016-1593-9 [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/lingford-hughes2016.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Étude sur l’utilisation du baclofène pour le sevrage au GHB ==&lt;br /&gt;
Une étude de faisabilité a évalué l’efficacité potentielle du baclofène en tant qu’adjuvant au traitement par benzodiazépines dans le cadre du sevrage au GHB (gamma-hydroxybutyrate) et à ses analogues, principalement le GBL (gamma-butyrolactone)&amp;lt;ref name=&amp;quot;lingfordetal2016&amp;quot; /&amp;gt;. Voici une citation de l'article (traduction en français avec l'IA) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Lingford et al., 2016&amp;lt;ref name=&amp;quot;lingfordetal2016&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Puisque le GHB/GBL agit comme un agoniste des récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, l'utilisation d'un autre agoniste GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, le baclofène, pour atténuer les symptômes de sevrage présente une validité pharmacologique.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB/GBL, bien que peu utilisé dans la population générale, présente une forte prévalence d’usage chez certains groupes comme les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, et entraîne un syndrome de sevrage pouvant être grave, voire mortel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le protocole de cette étude prospective, randomisée, en double aveugle et contrôlée par placebo, visait à tester la faisabilité d’un essai clinique à grande échelle. Quatre-vingt-huit participants ont été répartis entre sevrage planifié (ambulatoire) et non planifié (hospitalier). En plus de leur traitement standard par benzodiazépines, certains recevaient du baclofène (10 mg trois fois par jour), avec un sous-groupe ambulatoire recevant également un pré-traitement de deux jours avant le début du sevrage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les critères d’évaluation comprenaient la sévérité des symptômes de sevrage (échelles CIWA-Ar et SAT), l’anxiété, la dépression, la qualité du sommeil, les complications (ex. : delirium), et les hospitalisations nécessaires. Des données qualitatives sur l’acceptabilité du traitement ont également été recueillies auprès des patients et des cliniciens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les résultats de cette étude permettront d’orienter un futur essai contrôlé de grande ampleur. L’usage du baclofène comme agoniste GABAB est pharmacologiquement pertinent, car il cible le même système que le GHB, et pourrait réduire les risques liés au sevrage qui ne sont pas toujours bien contrôlés par les benzodiazépines seules.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Traditionnellement, comme dit précédemment, le sevrage au GHB est traité par des benzodiazépines (BZD), mais cette approche pose des défis importants. Les patients présentent souvent une tolérance élevée aux BZD, nécessitant des doses dangereusement élevées et une surveillance médicale étroite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une étude de cas publiée en 2019&amp;lt;ref name=&amp;quot;habibianetal2019&amp;gt;Habibian, Sonia; Ahamad, Keith; McLean, Mark; Socias, Maria Eugenia (2019). &amp;quot;Successful Management of Gamma-hydroxybutyrate (GHB) Withdrawal Using Baclofen as a Standalone Therapy: A Case Report&amp;quot;. ''Journal of Addiction Medicine''. 13 (5): 415–417. doi: 10.1097/adm.0000000000000514[https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/nihms-1041422.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt; a présenté une approche novatrice, utilisant le baclofène — un agoniste GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, comme le GHB — en monothérapie pour traiter le sevrage. La patiente, une femme de 26 ans souffrant d’un trouble sévère lié à l’usage du GHB et d’un antécédent de sevrage réfractaire aux BZD, a été prise en charge dans un centre de désintoxication à Vancouver. Son sevrage a été contrôlé efficacement avec une posologie initiale de baclofène de 130 mg/jour, progressivement réduite sur une semaine, sans nécessiter l’utilisation de BZD ni de phénobarbital.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce cas suggère que le baclofène pourrait constituer une alternative sûre et efficace dans la prise en charge du sevrage au GHB, bien que des études cliniques supplémentaires soient nécessaires pour confirmer cette approche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Prévention de la rechute ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une étude a examiné l'efficacité du baclofène pour prévenir les rechutes chez les patients dépendants au gamma-hydroxybutyrate (GHB) après une désintoxication&amp;lt;ref name=&amp;quot;beurmanjeretal&amp;quot;&amp;gt;Beurmanjer, Harmen et al., 2018 ''Baclofen to Prevent Relapse in Gamma-Hydroxybutyrate (GHB)-Dependent Patients: A Multicentre, Open-Label, Non-Randomized, Controlled Trial.'' CNS Drugs, vol. 32, no. 5, 2018, pp. 437–442. Springer Science and Business Media LLC. doi: 10.1007/s40263-018-0516-6 [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/beurmangeretal2018.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Réalisée aux Pays-Bas, cette étude multicentrique, ouverte et non randomisée a comparé un groupe recevant un traitement standard (TAU) à un groupe recevant du baclofène (45–60 mg/jour) en plus du TAU. Les résultats ont montré une réduction significative des rechutes hebdomadaires et des abandons de traitement dans le groupe baclofène (24 % contre 50 %)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que les taux d’usage occasionnel (lapse) n’aient pas différé. Les effets secondaires étaient globalement modérés, principalement de la fatigue, de la somnolence et des symptômes dépressifs. Ces résultats suggèrent que le baclofène pourrait être un traitement prometteur pour maintenir l’abstinence après une désintoxication au GHB, bien que des études plus robustes soient encore nécessaires pour confirmer ces conclusions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Articles à citer :&lt;br /&gt;
McDonough et al&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Coma artificiel =&lt;br /&gt;
Citer : &amp;lt;ref name=&amp;quot;vosetal2021&amp;quot;&amp;gt;Beurmanjer, Harmen et al., 2018 ''Baclofen to Prevent Relapse in Gamma-Hydroxybutyrate (GHB)-Dependent Patients: A Multicentre, Open-Label, Non-Randomized, Controlled Trial.'' CNS Drugs, vol. 32, no. 5, 2018, pp. 437–442. Springer Science and Business Media LLC. doi: 10.1007/s40263-018-0516-6 [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/175/vos-et-al-2021.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heiko</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages&amp;diff=11714</id>
		<title>GBL, effets, risques, témoignages</title>
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		<updated>2025-06-19T11:24:49Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Heiko : /* Qualité des GBL trouvées sur internet */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;La '''GBL ou Gamma-butyrolactone, est un précurseur mais aussi une pro-drug du GHB'''. Sa formule chimique est C4H6O2. La GBL est rapidement hydrolysé en GHB in vivo par une enzyme, la 1,4-lactonase (gamma-lactonase) qui est présente dans le sang et le foie. Les effets des deux substances sont légèrement différents, la GBL pénètre plus rapidement dans le plasma ce qui provoque une puissance plus forte, des effets secondaires mais aussi récréatifs plus marqués ainsi que des symptômes de manque plus marqués.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB et ses dérivés sont des analogues du GABA (acide gamma-aminobutyrique, le principal neurotransmetteur inhibiteur du système nerveux central) comme l’alcool et les benzodiazépines. Le GHB est utilisé en médecine comme anesthésique et pour que les patients atteints de narcolepsie (cataplexie) ou d'autres troubles du sommeil, ces derniers consomment deux doses par nuit pour avoir 4H de sommeil à chaque prise. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’usage du GHB est resté un '''phénomène spécifique lié au milieu du clubbing homosexuel''', notamment à Paris et Marseille, mais aussi à Toulouse, Bordeaux, Montpellier, par une population masculine, bien insérée, appartenant à des catégories socioprofessionnelles plutôt élevées.&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.ofdt.fr/BDD/publications/docs/eisxacp5.pdf Usages de GHB et GBL - Données issues du dispositif TREND - OFDT]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
La GBL est très peu expérimenté en population générale : la prévalence d’expérimentation du GHB mesurée à 17 ans s’élevait à 0,27 % en 2005 et à 0,44 % en 2008.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Histoire brève==&lt;br /&gt;
L'histoire de '''l'ascension du GBL en tant que drogue est liée à l'histoire d'un autre composé appelé gamma-hydroxybutyrate ou le GHB.''' Le GHB se trouve en très petites quantités dans le corps humain et agit comme un neurotransmetteur dans le cerveau. Dans les années 1960, il a d'abord été synthétisée dans un laboratoire pour une utilisation comme anesthésique. '''Dans les années 1980, le GHB est devenu populaire parmi les body-builder''', qui croyaient qu'il pourrait libérer une hormone stimulant la croissance musculaire. En Novembre 1990, après avoir enquêté sur près de soixante rapports de maladie liées au GHB, la Food and Drug Administration américaine (FDA) a ordonné la fin de la vente de ces produits contenant du GHB. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque des produits contenant du GHB sont devenus indisponibles, les utilisateurs ont cherché un remplaçant. Ils l'ont trouvé dans les suppléments au GBL. '''Une fois que la GBL est ingéré, il se transforme rapidement en GHB'''. La GBL a été vendu dans les centres de fitness et les magasins d'aliments-santé comme un compléments alimentaires. Les compléments alimentaires n'ont pas à subir les  tests rigoureux nécessaires pour les médicaments en vente libre et les médicaments sur ordonnance. . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout au long des années 1990, des publicités pour des suppléments au GBL sont apparu dans les magazines de culturisme sous des noms tels que Blue Nitro, Firewater, GH Revitaliseur, Dynamiser, Jolt, réactive, REMForce, RenewTrient, Revivarant, et Verve. (depuis  retirés du marché.) Les fabricants de suppléments au GBL affirmaient que leurs produits servaient à renforcer les muscles, améliorer les performances physiques et sexuelles, à combattre la dépression, réduire le stress, et à soulager l'insomnie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le même temps, le bruit a couru que la GBL était une &amp;quot;drogue festive&amp;quot;, parce qu'il aidait à libérer des inhibitions. Parallèlement cependant, des risques d'effets secondaires nocifs sont apparus :  des difficultés respiratoires, des vomissements et des convulsions. De plus son utilisation peut conduire à un coma, un état ​​d'inconscience à partir de laquelle une personne ne peut pas être éveillé par le bruit ou autre stimuli.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En France, suite l'augmentation significative de sa consommation à des fins récréatives et à des comas suivi de réanimation liés à la prise de GBL, la vente et la cession au public de GBL et de butanediol (BD) (substance analogue) ont été interdites, par arrêté du 2 septembre 2011. Ces substances ne font cependant pas partie de la liste des stupéfiants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Qu'est ce que c'est ?==&lt;br /&gt;
[[Image:GBL.jpg|thumb|Bouteille de 250ml de GBL achetée sur internet]]&lt;br /&gt;
====Aspect, à quoi ça ressemble ?====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La GBL est un liquide incolore, avec une odeur chimique faible et acide (ph 4.5 à 10% de solution aqueuse)''' et relativement dangereux à l’état pur, donc à ne pas mettre en contact avec la peau et les muqueuses mais aussi de tous vos biens de valeurs en plastiques et/ou peints(ordinateurs, tv, véhicules par exemple).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La GBL est un produit industriel utilisé dans les vernis à ongle et pour décaper la peinture ou la colle. Pour la consommation récréative, le produit est généralement acheté sur internet sur des sites dédiés, en bouteilles en plastique HPDE contenant un liquide prétendument à l’état pur (clearweb). On le dose généralement avec une pipette pasteur de 2ml , ou idéalement en verre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|IPU|https://www.psychoactif.org/forum/t5280-p1-GHB-concentrations-effets.html|Le GHB a un gout de sel horrible, avec souvent un petit gout de diluant lier a son précurseur, la GBL. '''La GBL (qui produit lui même les mêmes effets que le GHB) est encore plus horrible en gout'''. Imaginez qu'on verse 2g dans le verre de quelqu'un sans qu'il s'en rende compte me semble impossible (1g a fais pas grand chose, mais bon mettons qu'on soit déjà bien bourré même 1g ça se sent)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|jeanpaul|https://www.psychoactif.org/forum/t21909-p1-1ere-commande-GBL-sur-internet-pense-etre-fait-arnaquer.html|On peut nettoyer facilement un peu de GBL. Il suffi de faire sa dilution avec de l'eau, et de le passer dans une carafe avec du charbon actif (carafe purificatrice d'eau)! Ca vire une grande partie du gout de merde caractéristique de certains GBL. Théoriquement, ça doit virer les contaminants néfastes étant donné que le charbon actif attire les composés lipophiles mais moins les hydrophiles (la GBL et le GHB sont plutôt hydrophiles).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est quand même mieux de le faire avec du GHB, car suivant le plastique de la carafe, il pourrai s'en retrouver dans votre verre. Utiliser du plastique PP (polypropylène) ou du HDPE (High Density Polyéthylène), ou du verre, pour vos verres de GBL.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Le prix====&lt;br /&gt;
Le prix moyen d'une dose de 1 gramme de GBL achetée en gros en ligne oscille entre 0,09 et 2 euros&amp;lt;ref&amp;gt;Rapport annuel 2008 - Observatoire Européen des Drogues et des Toxicomanies (OEDT)&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br clear='both' /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2017 il est possible de trouver du GBL à des prix se situant entre 80 et 150€ le litre (soit entre 500 et 800 doses environ). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Aspect Juridique====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La production et la vente de ce solvant est limité en terme de pureté au sein du territoire français (70%max).&lt;br /&gt;
Cependant l'importation de GBL pure est, pour les usagers français, autorisé au sein de l'union Européenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Qualité des GBL trouvées sur internet==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Protocole expérimental===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La pureté d'un échantillon de GBL peut facilement être déterminée à l'aide de tests simples et rapides. Le sulfate de cuivre anhydre permet de détecter la présence d'eau en devenant bleu (Disponible sur Amazon). De plus, la masse volumique de la GBL est d'environ 1,13 g/ml. Voici plus précisément les valeurs de la masse volumique qu'on peut trouver dans la littérature scientifique :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable sortable centre&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ &amp;lt;caption&amp;gt;&amp;lt;strong&amp;gt;Masse volumique de la GBL en fonction de la température&amp;lt;/strong&amp;gt;&amp;lt;/caption&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;col&amp;quot; | Température (°C)&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;col&amp;quot; | Masse volumique (g/ml)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| scope=&amp;quot;row&amp;quot; | 0&lt;br /&gt;
| 1.1441 &amp;lt;ref name=&amp;quot;ONeil&amp;quot;&amp;gt;O'Neil, M.J. (ed.). The Merck Index - An Encyclopedia of Chemicals, Drugs, and Biologicals. Whitehouse Station, NJ: Merck and Co., Inc., 2006., p. 259&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| scope=&amp;quot;row&amp;quot; | 15&lt;br /&gt;
| 1.1286 &amp;lt;ref name=&amp;quot;ONeil&amp;quot;/&amp;gt; &amp;lt;ref name=&amp;quot;NTP&amp;quot;&amp;gt;National Toxicology Program, Institute of Environmental Health Sciences, National Institutes of Health (NTP). 1992. National Toxicology Program Chemical Repository Database. Research Triangle Park, North Carolina.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| scope=&amp;quot;row&amp;quot; | 20&lt;br /&gt;
| 1.1296 &amp;lt;ref name=&amp;quot;Lide&amp;quot;&amp;gt;Lide, D.R. CRC Handbook of Chemistry and Physics 86TH Edition 2005-2006. CRC Press, Taylor &amp;amp; Francis, Boca Raton, FL 2005, p. 3-84&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces données sont représentées dans le graphique suivant :&lt;br /&gt;
[[Fichier:Densite_gbl.png|thumb|center|400px|Graphique de la masse volumique de la GBL en fonction de la température.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir de ces données, un modèle prédictif polynomial de la densité en fonction de la température d = f(T) peut être calculé :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;math&amp;gt;d(T) = 0.00006167 T^2 - 0.0019583 T + 1.1441&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Partant de là, des bouteilles de GBL ont été commandées sur le site dont le hash SHA1 du nom de domaine est &amp;lt;code&amp;gt;b89a21912ccc078da06e639fbc2c37b9f215da76&amp;lt;/code&amp;gt; (Juste le nom de domaine, sans le &amp;quot;https://&amp;quot;). Ce site propose deux qualités de GBL. Les bouteilles bleues (les moins chères) et les bouteilles rouges, plus chères, prétendument &amp;quot;pharma grade&amp;quot;. La masse volumique de ces échantillons a été mesurée avec des instruments de laboratoire en mesurant la masse de 1 ml. Voici les résultats (- = négatif, + = faiblement positif, ++ = modérément positif, +++ = clairement positif) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable sortable&amp;quot; style=&amp;quot;width: 100%;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ **Analyse des échantillons de GBL**&lt;br /&gt;
! Date de commande&lt;br /&gt;
! Couleur&lt;br /&gt;
! Quantité (ml)&lt;br /&gt;
! Volume mesuré&lt;br /&gt;
! Incertitude pipette (ml)&lt;br /&gt;
! Température (°C)&lt;br /&gt;
! Incertitude température (°C)&lt;br /&gt;
! Densité attendue (g/ml)&lt;br /&gt;
! Densité mesurée (g/ml)&lt;br /&gt;
! Incertitude balance (g)&lt;br /&gt;
! Écart / Attendu (%)&lt;br /&gt;
! CuSO₄ t+0&lt;br /&gt;
! CuSO₄ t+30min&lt;br /&gt;
! CuSO₄ t+60min&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Février 2024 || Rouge || 500 || 1 || ± 0.007 || || || || 1.121 || ± 0.005 || || || || &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Juin 2024 || Rouge || 1000 || 1 || ± 0.007 || || || || 1.130 || ± 0.005 || || || || &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Juillet 2024 || Rouge || 1000 || 1 || ± 0.007 || 26.0 || ± 0.1 || 1.135 || 1.115 || ± 0.005 || +1.751 || - || - || + &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Juillet 2024 || Bleu || 250 || 1 || ± 0.007 || 26.0 || ± 0.1 || 1.135 || 1.110 || ± 0.005 || +2.191 || - || - || + &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Janvier 2025 || Bleu || 10000 || 10 || ± 0.02 || 21.9 || ± 0.1 || 1.130 || 1.128 || ± 0.005 || +0.159 || - || - || + &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Juin 2025 || Rouge || 250 || 100 || ± 0.08 || 27.6 || ± 0.1 || 1.137 || 1.121 || ± 0.005 || +1.407 || - || - || + &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Juin 2025 || Bleu || 10000 || 100 || ± 0.08 || 27.2 || ± 0.1 || 1.131 || 1.122 || ± 0.005 || +0.796 || - || - || + &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Discussion===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreux magasins proposent deux types de GBL (le premier est prétendument &amp;quot;BASF&amp;quot; qui est un groupe chimique Allemand et une alternative dite 'standard'). Comme semblent le montrer ces résultats, c'est parfois un argument marketing pour vendre son produit plus cher, en promettant une plus grande pureté, qui n'est pas systématiquement au rendez-vous. Au moins pour ce site là en tout cas.  Les vendeurs de GBL affirment que les deux types de produits sont purs or certains usagers ont observés plus d'euphorie avec certains types de GBL (qui ne sont pas systématiquement les plus chers). De plus, les consommateurs n'ont aucune garantie que les analyses de puretés ou les prétendus certificats sont vrais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En général un usager peut constater plus facilement la qualité de sa GBL en en pesant 1, puis 10 ml. La balance devrait être calibrée au préalable pour éviter les erreurs de mesure. La balance est censée afficher respectivement 1,13 et 11,30 g. Pourquoi les deux ?&lt;br /&gt;
* L'incertitude de la balance reste fixe. Si votre balance est précise à 0,01 mg, elle le restera, que vous pesiez 1 ou 10 ml. Donc vous aurez une mesure plus fiable avec 10 qu'avec 1.&lt;br /&gt;
* L'incertitude de la balance est néanmoins compensée par l'incertitude d'une seringue de 1cc, qui est bien plus précise qu'une seringue de 10cc&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la balance affiche moins, le plus probable est qu'elle est coupée avec de l'eau. Pour rappel, la masse volumique de l'eau est de 1 g/ml donc couper la GBL avec de l'eau fait baisser sa masse volumique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si elle affiche plus, ça peut s'expliquer par le fait qu'elle aie dissous du plastique, ou qu'elle est coupée '''avec autre chose que de l'eau. Dans tous les cas, il n'est alors pas garanti qu'elle soit consommable.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet, la GBL étant un solvant commun dans l'industrie, le besoin de le produire sous sa forme la plus pure n'est pas toujours garantie pour des entreprises souhaitant avoir un décapant bon marché. Les grands contenants (&amp;gt;1L) sont parfois produits par d'autres types d'entreprises et la qualité peut être nettement inférieur. Un usager a tout intérêt d'acheter de petites quantités pour éviter ce type de scam.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La GBL est disponible sous différents types de puretés (grades), qui dépendent de la production et de la purification. Exemple : &lt;br /&gt;
* Les spécifications pour la GBL &amp;quot;US GRADE&amp;quot; étaient de : pureté 99.0% minimum avec un maximum de 0.1% de GHB, 0.3% d'eau et des traces de 1,4-butanediol et 1-butanol.&lt;br /&gt;
* Un échantillon &amp;quot;electronic grade&amp;quot; de GBL à 99.9% pure contenaient des traces de chlore, sulfate, nitrate, fer, cuivre, zinc, plomb, sel, potassium.&lt;br /&gt;
* La GBL BASF a une pureté standard à 99.7% avec un maximum d'eau 0.05%, 0.10% de 1,4-butanediol et 0.03% d'acide butanoïque. &amp;lt;ref&amp;gt;http://www.inchem.org/documents/kemi/kemi/ah2004_07.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Dosage==&lt;br /&gt;
L'équivalent entre di GBL liquide et du NaGHB solide est de x1,6 c'est à dire qu'une dose de 1ml de gbl équivaut à 1,6g de NaGHB environ. &lt;br /&gt;
En général un usager consomme entre 0,6ml et 1,7ml sans tolérance, la réaction enzymatique n'est pas garantie dès la première ingestion est il est possible de ne ressentir des effets qu'à la deuxième prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|groovie|https://www.psychoactif.org/forum/t7492-p1-GBL-grosse-discussion.html|Pour te situer les doses que mes amis et moi on prenaient varient de 0,8 pour une personne de 30-40kg à 1,7 pour les gourmands (qui piquaient souvent du nez) , le 1,3-1,5 est probablement un safe spot. Je parle de gbl pur et de doses fortes pour personnes non tolérantes. Même si ton vendeur certifie qu'il est à 99% ,cela n'est pas forcément le cas. Mais 0,6ml c'est une dose de débutant et c'est bien que tu passes par là.}}&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il faut le '''diluer correctement, cinquante à cent fois sa dose''' voire plus dans un liquide (eau, jus de fruit). Il reste un fort goût que certains ne supportent pas.&lt;br /&gt;
La consommation de GBL est délicate à manier. Il faut trouver sa dose personnelle. Le mieux est d'aller à la pharmacie acheter des pipettes ou seringues de 2ml. Commencer par mettre 0.5ml dans la pipette et le mélanger dans 25cl d’eau avec à du sirop. Puis augmenter la dose chaque jour, doucement, 0.8ml, 1ml, 1.2ml ....'''jusqu’à trouver sa dose effective''' (ce que les anglais appellent le &amp;quot;soft spot&amp;quot;) et ne plus en bouger.&lt;br /&gt;
La dose effective peut être 1ml, 1.6ml, ou 2,4ml. Si vous prenez quelques dixièmes de millilitre de moins, vous ne sentirez rien, et si vous prenez quelques uns de trop, vous risquez d'être dans un sommeil éveillé, à ne plus pouvoir bouger.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|loulou reed|https://www.psychoactif.org|Je dose 0.5ml dans la pipette et le mets dans 25cl d’eau mélangée à du sirop. Rien. Aucun effet. Et puis j’augmente la dose chaque jour, doucement, 0.8ml, 1ml, 1.2ml – rien. '''Arrivé à 1.8ml, ça y est je ressens quelque chose, un effet similaire à l’alcool mais en plus propre (sans gueule de bois le lendemain), une vague d’euphorie, une empathie prononcée comme dans l’ecstasy'''. J’ai trouvé ce que les anglais appellent leur « soft spot », ma dose effective....'''Quand j'ai dépassé la dose de 1.8ml, je me suis retrouvé à m’endormir à moitié devant mon ordinateur, dans un état proche du « rêve lucide »''', parfois plaisant et parfois non, pris par la « paralysie du sommeil »: à la fois conscient et dans l’incapacité totale de bouger le moindre membre de mon corps....Et puis vient le jour où mon bidon est vide et je passe trois jours épouvantables d’insomnie fiévreuse et de vomissements réguliers....}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Viegroo Senior du turfu |https://www.psychoactif.org/forum/t18882-p1-Perte-controle-niveau-sexuel-avec-Ghb.html|Dans mon groupe on était une trentaine à prendre du ghb, pendant 3-5ans environ; il faut généralement une demi douzaine de prise pour déterminer les dosages idéaux alors ne compte pas sur un succès du premier coup.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Yog|https://www.psychoactif.org/forum/t29304-p1-Comment-redrop-GHB.html#divx|Déjà, je consomme du GBL (précurseur du GHB). Le rapport pour convertir les mg de GBL en mg de GHB, c'est 1,6, c'est à dire que 1ml de GBL égale 1,66 g de GHB (Groo, corrige moi si je me trompe).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Personnellement, '''mon soft point est de 1,2 ml de GBL et j'ai constaté que je pouvais redrop 1,2 ml au bout de deux heures pour obtenir des effets identiques.''' Donc ça veut dire que mon corps élimine 1,2ml en 2 heures, ce qui nous fait 0,1 ml d'éliminé toutes les 10 minutes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc quand je prend du GBL, je retiens soigneusement l'heure, et si je dois redropper, je redroppe en adaptant le dosage en fonction du temps écoulé. S'il s'est écoulé 30 minutes, je redrop 0,3 ml. S'il s'est écoulé 1 heure, je redrop 0,6ml.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Encore une fois, c'est une règle que j'ai découverte par l'expérience et qui marche très bien sur moi. Je ne me porte pas garant que ça fonctionne chez les autres.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Mode de consommation==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Attention, la GBL ne se dilue pas toujours très bien dans l'eau.  Il s'accumule en bas du verre dans certains cas. Il vaut mieux bien le mélanger avant de le consommer, sous peine d'avoir la dernière gorgée qui contient toute la substance. Ne jamais partager un verre pour deux personnes et diluer au maximum votre GBL. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|GüBeL|https://www.psychoactif.org/forum/t10191-p1-Gbl-entre-paradis-enfer.html|la GBL ne se dilue que mal, effectivement, il faut le boire à une dilution de en tout caa 1/100 mais surtout mélanger le verre juste avant. En effet ma copine en a fait les frais en buvant la fin de verre-&amp;gt; coma dans les toilette... Que de la gloire}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Attention la GBL est corrosif===&lt;br /&gt;
Que ce soit pour le doser avec des pipettes ou le boire dans des verres, il faut soit utiliser du verre soit du plastique HPDE de symbole &amp;quot;Triangle avec un deux a l'intérieur&amp;quot;.&lt;br /&gt;
[https://www.psychoactif.org/psychowiki/images/thumb/a/a9/HPDE2.jpeg/85px-HPDE2.jpeg]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est du polyéthylène à haute densité , le N°2 est très résistant à la corrosion. Pour de très longues conservations, privilégier des contenants en verre non teintés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|ff4life|https://www.psychoactif.org/forum/t27639-p1-GBL-substitut-alcool.html|Aussitôt dit, aussitôt fait. Petit flacon de 100 ml commandé chez les Lituaniens qui le vendent sous forme de détergent pour les jantes de caisse (Not for human consumption, of course). Commande reçue la semaine suivante en parfait état. Test allergique effectué (quel goût dégueulasse). Matériel connexes acquis : seringue en plastique pour mesurer les doses et petit récipient compte-goutte en verre pour stocker le liquide (la GBL dégrade le plastique).}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les effets recherchés==&lt;br /&gt;
La GBL est une drogue liquide de synthèse agissant sur le système  GABA-èregique (Neurotransmetteur GABA-b et c'est le seul connu, toutes les autres benzodiazépines agissent sur les GABA-A) après sa transformation en GHB par le foie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand la gbl est ingérée, L’effet met entre '''5 à 30 minutes à arriver, et dure environ une heure à deux heures''' &lt;br /&gt;
Quand il est utilisé de manière récréative, la GBL améliore la confiance en soi et la sociabilité, et réduit les inhibitions sexuelles. Il déclenche une vague d’euphorie, une empathie prononcée comme dans l’ecstasy. A plus haute dose, il induit le sommeil. Sa '''puissance fait qu'il est très facile de faire une overdose.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|GüBeL|https://www.psychoactif.org/forum/t10191-p1-Gbl-entre-paradis-enfer.html|Les effets sont similaires à l'alcool: en partie mais la gamme d'effet est beaucoup plus large. Les effets dans sa dose de fonctionnement sont: euphorisants (1-2ml SANS ALCOOL), anxiolitiques, désinhibants, aphrodisiaque, augmente toute les perceptions sensorielles et émotives positive, hypnotique (c'est la seule substance produisant un sommeil &amp;quot;médicalement&amp;quot; normal (au niveau des paramètres électro physiologiques)),  anesthésiant, anabolisant (favorise la sécrétion endogène d'hormone de croissance)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|kaparka|https://www.psychoactif.org/forum/t21110-p1-Mon-experience-j-ai-decrocher-injection-cocaine-apres.html|pour moi le ghb était vraiment la drogue adapté en toute circonstance, elle autant festive que adapté pour être posé ou faire du sport. Si je devais décrire les effets, je la comparerais plutôt à une ivresse alcoolique mais sans la fatigue que déclencher l'alcool. Selon le dosage tu as un effet stimulant ou hypnotique, d'où sa mauvaise reputation. Si tu prends une dose l'effet dure deux heures puis il s'arrete net sans descente. Le problème de dépendance avec le ghb c'est pour moi le même que celui de la clope, quand tu en as tu consomme. Après en prendre une fois en passant n'a rien de grave mais si tu as un litre de GBL à dispo tu résisteras toutes les deux heures. J'avais toujours ma bouteille d'eau avec des dose dedans. }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|ff4life|https://www.psychoactif.org/forum/t27639-p1-GBL-substitut-alcool.html|Effectivement, l'effet est très proche de l'alcool et euphorique. Je suis resté quand même prudent dans mes doses pour pas dépasser le seuil au-delà duquel ça peut se compliquer. Pas de tête qui tourne, pas d'incoordination motrice, mais juste un bon buzz accompagné d'une légère déshinibition et d'une meilleure appréciation musicale. Plus de tchatche également. J'aurais encore pu augmenter les doses, mais la soirée se terminait alors je suis rentré chez moi tranquillement. Je m'endormirai quelques heures après en passant une excellente nuit. L'effet se dissipe au fur et à mesure pour revenir à la baseline sans descente comme avec l'alcool. Le lendemain, réveil complètement normal. }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Effets comparés du GBL et du GHB===&lt;br /&gt;
La GBL se transformant en GHB dans le corps, on pourrait croire que la GBL a les mêmes effets que le GHB ou alors que cette molécule est moins rapide ou procure moins d'effets car le GHB est une substance endogène. Or ce n'est pas le cas, car la différence d'assimilation, les concentrations soudainement élevées dans le plasma et enfin sa rapidité d'élimination donne l'impression que le GHB est plus subtil voir doux et sédatif. Les usagers essayant la gbl en premier puis le GHB décrivent cette dernière substance comme une sorte de GBL à &amp;quot;libération prolongée&amp;quot;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gbl est rapidement converti en GHB par des enzymes &amp;quot;lactonases&amp;quot; qui se trouvent dans le sang. La gbl est plus lipophile (fond mieux dans les graisses) que le ghb et donc est plus rapidement absorbé / a une meilleure biodisponibilité.  Le paradoxe est que la gbl est plus rapide a générer des effets que le ghb , alors que c'est une pro-drug.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|groovie|https://www.psychoactif.org/forum/t16514-p1-synthese-GHB.html#divx|A mon avis la gbl est saponifié invivo , l'effet est beaucoup plus fort &amp;quot;mentalement&amp;quot; le &amp;quot; 'High' est plus euphorique&amp;quot; que le GHB et donc plus dangereux niveau addiction/sevrage. On s'endort plus souvent car plus dur à doser / redoser même si le ghb est plus sédatif, moins énergique à dose moyenne-faible.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|groovie|https://www.psychoactif.org/forum/t7492-p1-GBL-grosse-discussion.html|Transformer son gbl en ghb permet d'éviter touts les symptômes de descentes (ou d'en réduire à +80% voir plus)&lt;br /&gt;
c'est pour ça que la synthèse est primordiale avec ce produit :&lt;br /&gt;
- effets moins rush , plus smooth&lt;br /&gt;
- moins d'effets secondaires désagréables&lt;br /&gt;
- moins de cravings (manque, sevrages difficiles)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les risques liés à la consommation de GHB/GBL==&lt;br /&gt;
===Dangerosité et dommages du produit selon différents classements===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Rational_scale_to_assess_the_harm_of_drugs_(mean_physical_harm_and_mean_dependence)_fr.png‎|left|thumb|276px|Echelle de classment des dommages créés par différentes drogues.2007 &amp;lt;ref&amp;gt;Source:Article de Nutt, David, Leslie A King, William Saulsbury, Colin Blakemore du 24 mrs 2007 &amp;quot;Development of a rational scale to assess the harm of drugs of potential misuse&amp;quot; The Lancet 2007; 369:1047-1053. (PMID 17382831; doi:10.1016/S0140-6736(07)60464-4)&amp;lt;/ref&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br clear=both/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Effets secondaires à court terme , risques à moyen et long terme.===&lt;br /&gt;
L'usage du GBL peut produire des vertiges, une hypersalivation, une hypotonie, une amnésie, des vomissements, une somnolence, des hallucinations, des vertiges, des tremblements, des myoclonies, des convulsions, perte de connaissance, coma, bradycardie, hypotension, depréssion respiratoire&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|groovie|https://www.psychoactif.org/forum/t25045-p1-GHB-GBL-alcool-fenetre-interaction.html|En cas d’utilisation chaotique et trop importante , la gbl entraine plusieurs problématiques :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1- L'acidose éventuelle, si vous êtes un grand consommateur il vaut mieux faire une prise de sang pour savoir où vous en êtes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2- Epuisement du potassium : limiter les prises, éviter d'en prendre plusieurs fois en moins de 6h est un grand minimum. Il faut laisser le corps se rééquilibrer. Du chloride de potassium peut aider. ou de la nourriture en contenant comme des bananes, haricots blancs, épinards, abricots secs etc)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3- Accumulation de la dopamine:  pour éviter les soucis liés à la dopamine, deux jours de break par semaine est un minimum et une semaine par mois aussi. Avec 0 conso.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors des périodes de sevrages, l'éventuel déséquilibre entre le glutamate/gaba peut provoquer une neurotoxicité. L'arrêt soudain de gbl/ghb est potentiellement mortel. Le manque apparaît de une à 6 heures après l'arrêt d'une consommation massive, il se manifeste par de l'anxiété, des tremblements, insomnies, psychoses et conduit à des traitements sédatifs.&lt;br /&gt;
L'utilisation quotidienne de doses massives pourrait mener éventuellement à un syndrome Wernicke-Korsakoff (Friedman et al. 1996), il est donc capital d'espacer les doses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Overdose / G-hole===&lt;br /&gt;
Les GBL est difficile à manié. Il peut provoquer des overdoses (appelées g-hole), si on va au dessus de sa dose effective, d'autant plus si il est associé à l'alcool, benzodiazépine ou opiacés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Trystant|https://www.psychoactif.org/forum/t7061-p1-GBL-Coma.html|Deux minutes après la prise de GBL, le mec devient un peu fébrile, s'allonge, bouge beaucoup, fait des sons avec sa bouche, incompréhensibles. Je suis là à le regarder, genre, what the f***.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et là, crac, il s'endort, d'un coup. Je me dis que ça sent le roussi. Je tire vite une ligne et je le mets en position latérale de sécurité, au cas où il vomirait. Je tourne un peu en rond, histoire de mettre en place mes idées. Je vais vite sur le net avec mon iPhone et je tape GBL overdose sur Google. Et là je me rends compte que c'est la cata. En plus sa respiration devient irrégulière, avec des arrêts plus ou moins prolongés. Je bouge sa tête, y'a du vomi qui bloque. Je fais tout pour dégager les voies respiratoires, je stresse un peu. La respiration reprend. Je le stabilise, couché sur le coté, il a tendance à bouger dans son &amp;quot;sommeil&amp;quot;. J'appelle les urgences mais je parle pas flamand. J'essaie de me faire comprendre de l'opérateur qui ne parle que néerlandais (!), en anglais, et en français. J'ai l'impression que ça dure une plombe, et avec une main j'essaie toujours de faire en sorte que l'autre respire. Je compte les secondes d'arrêt respiratoire, je me dis qu'en dessous de 30 secondes c'est pas trop grave. Et je pense a son vomi si je dois lui faire du bouche à bouche... Je stresse un peu plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour finir, les urgences sonnent en bas de l'immeuble. J'appuie sur l'interphone pour ouvrir, je tire la dernière ligne de mon paquet, j'ouvre la porte. Ils sont 5, ils le prennent en main tout de suite. Je raconte tout ce qu'il a pris. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et voilà que derrière les ambulanciers, y'a deux flics qui rentrent. Je me sens fondre sur place. Je pense à mon boulot, à mes parents, à mes potes. Je fais bonne figure, je coopère, ils sont très sympas. Ils voient les seringues, le sachet vide, la paille. Mon pote est mal en point, il est placé sous assistance respiratoire sur place.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand ils s'en vont à l'hosto avec lui, les flics m'embarquent pour prendre ma déposition. Ils finiront par me mettre en garde à vue pendant 12 heures, jusqu'à ce qu'ils soient certains que mon pote s'en sort vivant (j'apprendrai qu'il est resté dans le coma plus de 8 heures, et qu'il serait mort si j'avais pas réagi). }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Alainbeta9|https://www.psychoactif.org/forum/t33881-p1-Avez-vous-experimente-GBL-ou-GHB.html|J’ai pris 3 fois du GBL en un mois, fin 2017.&lt;br /&gt;
La deuxième fois j’ai fait un petit g-hole.&lt;br /&gt;
La troisième un très très gros, j’ai fini aux urgences. &lt;br /&gt;
J’avais pas pris autre chose ni d’alcool ce soir là. Juste des prises certainement trop importantes et pas assez espacées. &lt;br /&gt;
Et vu que c’est degueulasse en plus, je n’en ai pas repris depuis.&lt;br /&gt;
Trop aléatoire et risqué pour moi vu que je suis du genre compulsif.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Dépendance===&lt;br /&gt;
La GBL '''peut créer un forte dépendance''' en quelques mois, voire en quelques semaines, et le manque de GBL peut mettre la vie en danger&amp;lt;ref name=&amp;quot;GBL addiction&amp;quot;&amp;gt;Addiction Journal : [http://www.addictionjournal.org/viewpressrelease.asp?pr=145 Research shows GBL addiction can be life threatening]&amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Gébéèl|https://www.psychoactif.org/forum/t5679-p1-Sevrage-GBL.html|Cela fait déjà pas mal de temps qu'il m'arrive de temps en temps de prendre du gbl à certaines occasions... Bien que je connaisse particulièrement bien ce produit (effets, dosage, risque de dépendance, etc...), suite à une épreuve difficile dans ma vie dernièrement je me suis lâché sur ma consommation... Cela fait une semaine que je me suis rendu compte que '''j'ai développé une dépendance''' : Une prise toutes les deux heures le jour, et la nuit des prises un peu plus grosses afin de pouvoir dormir par deux tranches de 4h et une de deux heures. Ces derniers jours, j'ai essayé de stopper net ma consommation qui fut un échec : tremblement, irritable, ayant perdu ma joie de vivre naturelle, impossible de dormir, angoisses, etc...Du coup, '''j'essaie progressivement de réduire les doses'''...Sinon, en cas d’échec, je ne sais pas quoi faire... }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|GüBeL|https://www.psychoactif.org/forum/t10191-p1-Gbl-entre-paradis-enfer.html|Après une année de consommation &amp;quot;récréative&amp;quot; (la GBL a remplacé ma consommation d'alcool), uniquement le weekend ou en soirée, suite à une période de stress, je me suis mis à consommer H24, c'est à dire une dose tout les 2-3 heures et ce 24h sur 24h et 7j sur 7j ET CECI PENDAN 2ANS. Très vite une forte dépendance physique m'a fait renoncé à tout sevrage, d'autant plus que la vie avec devenait incroyablement magnifique. Affectivement, professionnellement, socialement la première année fut une réussite complète, j'avais ma potion magique! Puis les dernier 6 mois devinrent progressivement un cauchemar, plus de sommeil, l'impression de devenir fou, les doses qui augmentent (a noter que contrarairement à d'autre drogue alcool, cannabis, MDMA, et autre l’accoutumance (augmentation des dose) est très faible. La consommation simultanée de benzodiazépine, et ensuite: un sevrage,qui m'a amené à un coma de 1 mois avec 2 % de chance de survie. Ensuite réapprendre à vivre, sans les lunette rose du GBL, apprendre à déguster les instants sans saveur de la vie abstinente, et pour finir plonger dans l'alcoolisme le plus violent avant de commencer à ré-émerger, de me mettre à consommer de l'héro etc.. le seul médicament efficace pour autant de ne pas l'avoir consommé avec la GBL est Diazépam à dose de cheval (min 80 mg) Pour exemple dans mon coma sous assistance respiratoire , j'ai reçu 15mg de midozalam /h, oui oui et finalement 50mg/h de diazépam qui a enfin réussi à me faire arrêter de convulser. J'étais sous intubé, sous assistance respiratoire.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Sevrage du GBL===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors du '''sevrage de GBL''', beaucoup d'usagers reportent de l'anxiété, des crise de panique et de l'insomnie, de la Tachycardie, des hallucinations auditives et visuelles. Dans la plupart des cas, cela prend généralement entre semaines pour ne plus ressentir les signes de manque.&amp;lt;ref name=&amp;quot;GBL addiction&amp;quot;&amp;gt;Addiction Journal : [http://www.addictionjournal.org/viewpressrelease.asp?pr=145 Research shows GBL addiction can be life threatening]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sevrage du GBL peut se faire en ambulatoire dans la plupart des cas. Une étude anglaise&amp;lt;ref&amp;gt;[http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/j.1360-0443.2010.03145.x/abstract Gamma-butyrolactone (GBL) dependence and withdrawal]&amp;lt;/ref&amp;gt; rapporte que les patients en sevrage ont été traité avec des hautes doses de diazepam et de baclofène durant les 4 première heures, puis des doses de diazepam comprise entre 40mg et 110 mg durant les 24 heures suivantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|GüBeL|https://www.psychoactif.org/forum/t10191-p1-Gbl-entre-paradis-enfer.html|J'ai été faire un sevrage spécialisé dans une clinique suisse réputée pour cela. Ils ont complètement sous évalué ma consommation, et pourtant je n'ai rien minimisé, j'avais conscience de la gravité de mon état. Ils ne se sont absolument pas renseigné sur le produit et m'ont proposé quelques anxiolit tm pour  compensé (je prenait déjà des benzo à haute dose en simultané de mes environs 70ml de GBL par jour. Bref il ne m'ont pas surveillé et retrouvé dans ma chambre, 6h plus tard en train de convulsé (la notion avec l'épilepsie fait, malgré tout ce que l'on dit, débat). Du coup j'ai été transféré au urgence et ils ont commencé à m'administré du midozalam (un des moins anti-convulsivement). après deux semaine d'intubation du propofol et tout les complication possible (hépatite médicamenteuse, étrangement la gbl épargne le foie), disfonction rénale, pneumonie sur le poumon g, multiple infection, une ambolie pulmonaire massive sur le poumon droit qui m'a donné 2% de chance de survie. Ils ont voulu me transféré en hélicoptère, mais ils n'y avait pas assez de place pour les pousse seringue, tellement il me fallait de substance pour me maintenir en vie. Bref dans ce grand centre ils m'ont lysé (liquéfié le sang) mon pronostique vitale c'est amélioré et surtout il m’ont passé au Diazépam. J'ai du réapprendre à marché, parler et autres. Bref je n'ai aucune séquelle, ma puissance supérieur était avec moi.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Richard Horpe|https://www.psychoactif.org/forum/t16514-p1-synthese-GHB.html| Lors du sevrage, il y a surtout l'excitotoxicité, un dysfonctionnement des récepteurs NMDA, au niveau du glutamate (aggravé par l'excès de sodium si on le prend sous la forme GHB). C'est assez horrible lorsqu'on tombe dans l'escarcelle, personnellement je pouvais boire une bouteille de vodka ou prendre dix Lexomil en assez peu de temps pour que ça se calme, lorsqu'il m'arrivait de mal calculer mes commandes et d'être en rade un ou deux jours. }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|LeBonty|https://www.psychoactif.org/forum/t22145-p1-Grosse-Experience-Gbl.html|Ayant consommer le G il y a 2 ans a des doses minime, j'ai vite aimé ça.&lt;br /&gt;
ensuite est venu une période de consommation de 1mois dite h 24 de +-20ml avec comme effet secondaire des hallucination audio visuel sensitive assez flippante, j'ai fait un premier sevrage a l'aide bière et benzo(diazepam).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
très vite après 6mois j'ai recommencé a une autre épisode de 1mois avec une conso similaire sans effet secondaire. un peu comme ci mon corps s'était habitué a la molécule.. même genre de sevrage, sauf que la c'était en été et donc la sudation était plus prononcé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ensuite après 6mois +- est venu une autre période, suite à des problèmes socio - familiaux, une consommation excessive, + de 40ml par jours h24 pendant 2mois avec des combinaisons de stimulants genre la meth coco etc ( que je déconseille vivement c'est l'enfer littéralement surtout la meth, je posterai un autre post sur ce dernier), j'ai vite poussé les limites et a eu des effets super hard genre insomnie, des éclairs visuel, des nausées, plus envie de manger, paranoïa, délire, mouvement involontaire et incontrôlé, anxiété, etc. la meth y est pour grand chose aussi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
j'en suis arrivé a un stade ou je redosais toute les 45m des doses de 1.8ml..hmmj'ai du ingéré + de 3l. déjà de g.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
j'ai vite combiné les benzos pour me calmer et c'est le diazepam qui ma été utile.&lt;br /&gt;
j'ai essayè le sevrage avec du baclofèn qui est utile mais le sevrage de celui ci est une autre étape flippante aussi. ne jamais prendre des doses élevé qui sont très dangereuse. ne regardè pas les post de certains qui prennent des doses hallucinantes. parlé en avec votre psychiatre qui se doit de vous aider. }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Interaction avec le GBL==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====GBL et dépresseurs du système nerveux central====&lt;br /&gt;
L'effet du GBL est potentialisé de façon sevère en cas d'association à l'alcool ou d'autres dépresseurs du système nerveux central (benzo, opiacés...)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|LeBonty|https://www.psychoactif.org/forum/t22145-p1-Grosse-Experience-Gbl.html|a éviter la prise d'alcool littéralement pendant au moins 2h après la dernière prise et ce pour la bière, pour les alcool forte je dirais + de 3.heures , pour la dernière prise d'alcool attendre au moins 6heures pour prendre du g.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====GBL et antirétroviraux inhibiteurs des protéases====&lt;br /&gt;
Les antirétroviraux inhibiteurs des protéases inhibent le metabolisme du GBL provoquant une augmentation significative de sa concentration sanguine et ainsi une augmentation du risque de surdosage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Comment réduire les risques==&lt;br /&gt;
*Acheter sur le net sur un site réputé, diluer correctement, trouver sa dose précise et ne plus en bouger. Si quelqu'un vous en vend un flacon en boîte ou en soirée, impossible de savoir à quelle dose il l’a dilué, la quantité que vous allez ingérer.&lt;br /&gt;
*'''Il faut espacer les doses'''. N'acheter que des bidons de petite contenances (125ml est le minimum en général), pour ne pas être tenté d'en reprendre. La GBL créé un forte dépendance  !&lt;br /&gt;
*'''Eviter impérativement tout mélange avec l’alcool, les benzodiazépines, les opiacés''' et tout sédatif, qui potentialise les effets et renforce la probabilité d'une overdose.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|LeBonty|https://www.psychoactif.org/forum/t22145-p1-Grosse-Experience-Gbl.html|les consommateur privilégié la consommation avec de l'eau et bien mélanger, faut savoir que le G est un bruleur de lipide et de certains vitamines, il est dés lors vitale de se réapprovisionner en complément sans pour autant en excéder, je parle du zinc, vitamine B, protéine, lipide (oméga 3,6,9). j'ai du en manqué des choses j’essayerai de mettre à jours ce post.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Liens==&lt;br /&gt;
* [https://www.psychoactif.org/forum/f41-p1-GBL-GHB-1-4-BD.html Le forum GBL sur Psychoactif]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{#related:1,4-BD (1,4-Butanediol), effets, risques, témoignages}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Drogues]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heiko</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages&amp;diff=11713</id>
		<title>GBL, effets, risques, témoignages</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages&amp;diff=11713"/>
		<updated>2025-06-19T11:20:44Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Heiko : /* Qualité des GBL trouvées sur internet */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;La '''GBL ou Gamma-butyrolactone, est un précurseur mais aussi une pro-drug du GHB'''. Sa formule chimique est C4H6O2. La GBL est rapidement hydrolysé en GHB in vivo par une enzyme, la 1,4-lactonase (gamma-lactonase) qui est présente dans le sang et le foie. Les effets des deux substances sont légèrement différents, la GBL pénètre plus rapidement dans le plasma ce qui provoque une puissance plus forte, des effets secondaires mais aussi récréatifs plus marqués ainsi que des symptômes de manque plus marqués.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB et ses dérivés sont des analogues du GABA (acide gamma-aminobutyrique, le principal neurotransmetteur inhibiteur du système nerveux central) comme l’alcool et les benzodiazépines. Le GHB est utilisé en médecine comme anesthésique et pour que les patients atteints de narcolepsie (cataplexie) ou d'autres troubles du sommeil, ces derniers consomment deux doses par nuit pour avoir 4H de sommeil à chaque prise. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’usage du GHB est resté un '''phénomène spécifique lié au milieu du clubbing homosexuel''', notamment à Paris et Marseille, mais aussi à Toulouse, Bordeaux, Montpellier, par une population masculine, bien insérée, appartenant à des catégories socioprofessionnelles plutôt élevées.&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.ofdt.fr/BDD/publications/docs/eisxacp5.pdf Usages de GHB et GBL - Données issues du dispositif TREND - OFDT]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
La GBL est très peu expérimenté en population générale : la prévalence d’expérimentation du GHB mesurée à 17 ans s’élevait à 0,27 % en 2005 et à 0,44 % en 2008.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Histoire brève==&lt;br /&gt;
L'histoire de '''l'ascension du GBL en tant que drogue est liée à l'histoire d'un autre composé appelé gamma-hydroxybutyrate ou le GHB.''' Le GHB se trouve en très petites quantités dans le corps humain et agit comme un neurotransmetteur dans le cerveau. Dans les années 1960, il a d'abord été synthétisée dans un laboratoire pour une utilisation comme anesthésique. '''Dans les années 1980, le GHB est devenu populaire parmi les body-builder''', qui croyaient qu'il pourrait libérer une hormone stimulant la croissance musculaire. En Novembre 1990, après avoir enquêté sur près de soixante rapports de maladie liées au GHB, la Food and Drug Administration américaine (FDA) a ordonné la fin de la vente de ces produits contenant du GHB. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque des produits contenant du GHB sont devenus indisponibles, les utilisateurs ont cherché un remplaçant. Ils l'ont trouvé dans les suppléments au GBL. '''Une fois que la GBL est ingéré, il se transforme rapidement en GHB'''. La GBL a été vendu dans les centres de fitness et les magasins d'aliments-santé comme un compléments alimentaires. Les compléments alimentaires n'ont pas à subir les  tests rigoureux nécessaires pour les médicaments en vente libre et les médicaments sur ordonnance. . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout au long des années 1990, des publicités pour des suppléments au GBL sont apparu dans les magazines de culturisme sous des noms tels que Blue Nitro, Firewater, GH Revitaliseur, Dynamiser, Jolt, réactive, REMForce, RenewTrient, Revivarant, et Verve. (depuis  retirés du marché.) Les fabricants de suppléments au GBL affirmaient que leurs produits servaient à renforcer les muscles, améliorer les performances physiques et sexuelles, à combattre la dépression, réduire le stress, et à soulager l'insomnie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le même temps, le bruit a couru que la GBL était une &amp;quot;drogue festive&amp;quot;, parce qu'il aidait à libérer des inhibitions. Parallèlement cependant, des risques d'effets secondaires nocifs sont apparus :  des difficultés respiratoires, des vomissements et des convulsions. De plus son utilisation peut conduire à un coma, un état ​​d'inconscience à partir de laquelle une personne ne peut pas être éveillé par le bruit ou autre stimuli.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En France, suite l'augmentation significative de sa consommation à des fins récréatives et à des comas suivi de réanimation liés à la prise de GBL, la vente et la cession au public de GBL et de butanediol (BD) (substance analogue) ont été interdites, par arrêté du 2 septembre 2011. Ces substances ne font cependant pas partie de la liste des stupéfiants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Qu'est ce que c'est ?==&lt;br /&gt;
[[Image:GBL.jpg|thumb|Bouteille de 250ml de GBL achetée sur internet]]&lt;br /&gt;
====Aspect, à quoi ça ressemble ?====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La GBL est un liquide incolore, avec une odeur chimique faible et acide (ph 4.5 à 10% de solution aqueuse)''' et relativement dangereux à l’état pur, donc à ne pas mettre en contact avec la peau et les muqueuses mais aussi de tous vos biens de valeurs en plastiques et/ou peints(ordinateurs, tv, véhicules par exemple).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La GBL est un produit industriel utilisé dans les vernis à ongle et pour décaper la peinture ou la colle. Pour la consommation récréative, le produit est généralement acheté sur internet sur des sites dédiés, en bouteilles en plastique HPDE contenant un liquide prétendument à l’état pur (clearweb). On le dose généralement avec une pipette pasteur de 2ml , ou idéalement en verre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|IPU|https://www.psychoactif.org/forum/t5280-p1-GHB-concentrations-effets.html|Le GHB a un gout de sel horrible, avec souvent un petit gout de diluant lier a son précurseur, la GBL. '''La GBL (qui produit lui même les mêmes effets que le GHB) est encore plus horrible en gout'''. Imaginez qu'on verse 2g dans le verre de quelqu'un sans qu'il s'en rende compte me semble impossible (1g a fais pas grand chose, mais bon mettons qu'on soit déjà bien bourré même 1g ça se sent)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|jeanpaul|https://www.psychoactif.org/forum/t21909-p1-1ere-commande-GBL-sur-internet-pense-etre-fait-arnaquer.html|On peut nettoyer facilement un peu de GBL. Il suffi de faire sa dilution avec de l'eau, et de le passer dans une carafe avec du charbon actif (carafe purificatrice d'eau)! Ca vire une grande partie du gout de merde caractéristique de certains GBL. Théoriquement, ça doit virer les contaminants néfastes étant donné que le charbon actif attire les composés lipophiles mais moins les hydrophiles (la GBL et le GHB sont plutôt hydrophiles).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est quand même mieux de le faire avec du GHB, car suivant le plastique de la carafe, il pourrai s'en retrouver dans votre verre. Utiliser du plastique PP (polypropylène) ou du HDPE (High Density Polyéthylène), ou du verre, pour vos verres de GBL.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Le prix====&lt;br /&gt;
Le prix moyen d'une dose de 1 gramme de GBL achetée en gros en ligne oscille entre 0,09 et 2 euros&amp;lt;ref&amp;gt;Rapport annuel 2008 - Observatoire Européen des Drogues et des Toxicomanies (OEDT)&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br clear='both' /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2017 il est possible de trouver du GBL à des prix se situant entre 80 et 150€ le litre (soit entre 500 et 800 doses environ). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Aspect Juridique====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La production et la vente de ce solvant est limité en terme de pureté au sein du territoire français (70%max).&lt;br /&gt;
Cependant l'importation de GBL pure est, pour les usagers français, autorisé au sein de l'union Européenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Qualité des GBL trouvées sur internet==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Protocole expérimental===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La pureté d'un échantillon de GBL peut facilement être déterminée à l'aide de tests simples et rapides. Le sulfate de cuivre anhydre permet de détecter la présence d'eau en devenant bleu (Disponible sur Amazon). De plus, la masse volumique de la GBL est d'environ 1,13 g/ml. Voici plus précisément les valeurs de la masse volumique qu'on peut trouver dans la littérature scientifique :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable sortable centre&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ &amp;lt;caption&amp;gt;&amp;lt;strong&amp;gt;Masse volumique de la GBL en fonction de la température&amp;lt;/strong&amp;gt;&amp;lt;/caption&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;col&amp;quot; | Température (°C)&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;col&amp;quot; | Masse volumique (g/ml)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| scope=&amp;quot;row&amp;quot; | 0&lt;br /&gt;
| 1.1441 &amp;lt;ref name=&amp;quot;ONeil&amp;quot;&amp;gt;O'Neil, M.J. (ed.). The Merck Index - An Encyclopedia of Chemicals, Drugs, and Biologicals. Whitehouse Station, NJ: Merck and Co., Inc., 2006., p. 259&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| scope=&amp;quot;row&amp;quot; | 15&lt;br /&gt;
| 1.1286 &amp;lt;ref name=&amp;quot;ONeil&amp;quot;/&amp;gt; &amp;lt;ref name=&amp;quot;NTP&amp;quot;&amp;gt;National Toxicology Program, Institute of Environmental Health Sciences, National Institutes of Health (NTP). 1992. National Toxicology Program Chemical Repository Database. Research Triangle Park, North Carolina.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| scope=&amp;quot;row&amp;quot; | 20&lt;br /&gt;
| 1.1296 &amp;lt;ref name=&amp;quot;Lide&amp;quot;&amp;gt;Lide, D.R. CRC Handbook of Chemistry and Physics 86TH Edition 2005-2006. CRC Press, Taylor &amp;amp; Francis, Boca Raton, FL 2005, p. 3-84&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces données sont représentées dans le graphique suivant :&lt;br /&gt;
[[Fichier:Densite_gbl.png|thumb|center|400px|Graphique de la masse volumique de la GBL en fonction de la température.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir de ces données, un modèle prédictif polynomial de la densité en fonction de la température d = f(T) peut être calculé :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;math&amp;gt;d(T) = 0.00006167 T^2 - 0.0019583 T + 1.1441&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Partant de là, des bouteilles de GBL ont été commandées sur le site dont le hash SHA1 du nom de domaine est &amp;lt;code&amp;gt;b89a21912ccc078da06e639fbc2c37b9f215da76&amp;lt;/code&amp;gt; (Juste le nom de domaine, sans le &amp;quot;https://&amp;quot;). Ce site propose deux qualités de GBL. Les bouteilles bleues (les moins chères) et les bouteilles rouges, plus chères, prétendument &amp;quot;pharma grade&amp;quot;. La masse volumique de ces échantillons a été mesurée avec des instruments de laboratoire en mesurant la masse de 1 ml. Voici les résultats (- = négatif, + = faiblement positif, ++ = modérément positif, +++ = clairement positif) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable sortable&amp;quot; style=&amp;quot;width: 100%;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ **Analyse des échantillons de GBL**&lt;br /&gt;
! Date de commande&lt;br /&gt;
! Couleur&lt;br /&gt;
! Quantité (ml)&lt;br /&gt;
! Volume mesuré&lt;br /&gt;
! Incertitude pipette (ml)&lt;br /&gt;
! Température (°C)&lt;br /&gt;
! Incertitude température (°C)&lt;br /&gt;
! Densité attendue (g/ml)&lt;br /&gt;
! Densité mesurée (g/ml)&lt;br /&gt;
! Incertitude balance (g)&lt;br /&gt;
! Écart / Attendu (%)&lt;br /&gt;
! CuSO₄ t+0&lt;br /&gt;
! CuSO₄ t+30min&lt;br /&gt;
! CuSO₄ t+60min&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Février 2024 || Rouge || 500 || 1 || ± 0.007 || || || || 1.121 || ± 0.005 || || || || &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Juin 2024 || Rouge || 1000 || 1 || ± 0.007 || || || || 1.130 || ± 0.005 || || || || &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Juillet 2024 || Rouge || 1000 || 1 || ± 0.007 || 26.0 || ± 0.1 || 1.135 || 1.115 || ± 0.005 || +1.751 || - || - || + &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Juillet 2024 || Bleu || 250 || 1 || ± 0.007 || 26.0 || ± 0.1 || 1.135 || 1.110 || ± 0.005 || +2.191 || - || - || + &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Janvier 2025 || Bleu || 10000 || 10 || ± 0.02 || 21.9 || ± 0.1 || 1.130 || 1.128 || ± 0.005 || +0.159 || - || - || + &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Juin 2025 || Rouge || 250 || 100 || ± 0.08 || 27.6 || ± 0.1 || 1.137 || 1.112 || ± 0.005 || +2.199 || - || - || + &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Juin 2025 || Bleu || 10000 || 100 || ± 0.08 || 27.2 || ± 0.1 || 1.131 || 1.113 || ± 0.005 || +0.159 || - || - || + &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Discussion===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreux magasins proposent deux types de GBL (le premier est prétendument &amp;quot;BASF&amp;quot; qui est un groupe chimique Allemand et une alternative dite 'standard'). Comme semblent le montrer ces résultats, c'est parfois un argument marketing pour vendre son produit plus cher, en promettant une plus grande pureté, qui n'est pas systématiquement au rendez-vous. Au moins pour ce site là en tout cas.  Les vendeurs de GBL affirment que les deux types de produits sont purs or certains usagers ont observés plus d'euphorie avec certains types de GBL (qui ne sont pas systématiquement les plus chers). De plus, les consommateurs n'ont aucune garantie que les analyses de puretés ou les prétendus certificats sont vrais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En général un usager peut constater plus facilement la qualité de sa GBL en en pesant 1, puis 10 ml. La balance devrait être calibrée au préalable pour éviter les erreurs de mesure. La balance est censée afficher respectivement 1,13 et 11,30 g. Pourquoi les deux ?&lt;br /&gt;
* L'incertitude de la balance reste fixe. Si votre balance est précise à 0,01 mg, elle le restera, que vous pesiez 1 ou 10 ml. Donc vous aurez une mesure plus fiable avec 10 qu'avec 1.&lt;br /&gt;
* L'incertitude de la balance est néanmoins compensée par l'incertitude d'une seringue de 1cc, qui est bien plus précise qu'une seringue de 10cc&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la balance affiche moins, le plus probable est qu'elle est coupée avec de l'eau. Pour rappel, la masse volumique de l'eau est de 1 g/ml donc couper la GBL avec de l'eau fait baisser sa masse volumique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si elle affiche plus, ça peut s'expliquer par le fait qu'elle aie dissous du plastique, ou qu'elle est coupée '''avec autre chose que de l'eau. Dans tous les cas, il n'est alors pas garanti qu'elle soit consommable.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet, la GBL étant un solvant commun dans l'industrie, le besoin de le produire sous sa forme la plus pure n'est pas toujours garantie pour des entreprises souhaitant avoir un décapant bon marché. Les grands contenants (&amp;gt;1L) sont parfois produits par d'autres types d'entreprises et la qualité peut être nettement inférieur. Un usager a tout intérêt d'acheter de petites quantités pour éviter ce type de scam.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La GBL est disponible sous différents types de puretés (grades), qui dépendent de la production et de la purification. Exemple : &lt;br /&gt;
* Les spécifications pour la GBL &amp;quot;US GRADE&amp;quot; étaient de : pureté 99.0% minimum avec un maximum de 0.1% de GHB, 0.3% d'eau et des traces de 1,4-butanediol et 1-butanol.&lt;br /&gt;
* Un échantillon &amp;quot;electronic grade&amp;quot; de GBL à 99.9% pure contenaient des traces de chlore, sulfate, nitrate, fer, cuivre, zinc, plomb, sel, potassium.&lt;br /&gt;
* La GBL BASF a une pureté standard à 99.7% avec un maximum d'eau 0.05%, 0.10% de 1,4-butanediol et 0.03% d'acide butanoïque. &amp;lt;ref&amp;gt;http://www.inchem.org/documents/kemi/kemi/ah2004_07.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Dosage==&lt;br /&gt;
L'équivalent entre di GBL liquide et du NaGHB solide est de x1,6 c'est à dire qu'une dose de 1ml de gbl équivaut à 1,6g de NaGHB environ. &lt;br /&gt;
En général un usager consomme entre 0,6ml et 1,7ml sans tolérance, la réaction enzymatique n'est pas garantie dès la première ingestion est il est possible de ne ressentir des effets qu'à la deuxième prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|groovie|https://www.psychoactif.org/forum/t7492-p1-GBL-grosse-discussion.html|Pour te situer les doses que mes amis et moi on prenaient varient de 0,8 pour une personne de 30-40kg à 1,7 pour les gourmands (qui piquaient souvent du nez) , le 1,3-1,5 est probablement un safe spot. Je parle de gbl pur et de doses fortes pour personnes non tolérantes. Même si ton vendeur certifie qu'il est à 99% ,cela n'est pas forcément le cas. Mais 0,6ml c'est une dose de débutant et c'est bien que tu passes par là.}}&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il faut le '''diluer correctement, cinquante à cent fois sa dose''' voire plus dans un liquide (eau, jus de fruit). Il reste un fort goût que certains ne supportent pas.&lt;br /&gt;
La consommation de GBL est délicate à manier. Il faut trouver sa dose personnelle. Le mieux est d'aller à la pharmacie acheter des pipettes ou seringues de 2ml. Commencer par mettre 0.5ml dans la pipette et le mélanger dans 25cl d’eau avec à du sirop. Puis augmenter la dose chaque jour, doucement, 0.8ml, 1ml, 1.2ml ....'''jusqu’à trouver sa dose effective''' (ce que les anglais appellent le &amp;quot;soft spot&amp;quot;) et ne plus en bouger.&lt;br /&gt;
La dose effective peut être 1ml, 1.6ml, ou 2,4ml. Si vous prenez quelques dixièmes de millilitre de moins, vous ne sentirez rien, et si vous prenez quelques uns de trop, vous risquez d'être dans un sommeil éveillé, à ne plus pouvoir bouger.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|loulou reed|https://www.psychoactif.org|Je dose 0.5ml dans la pipette et le mets dans 25cl d’eau mélangée à du sirop. Rien. Aucun effet. Et puis j’augmente la dose chaque jour, doucement, 0.8ml, 1ml, 1.2ml – rien. '''Arrivé à 1.8ml, ça y est je ressens quelque chose, un effet similaire à l’alcool mais en plus propre (sans gueule de bois le lendemain), une vague d’euphorie, une empathie prononcée comme dans l’ecstasy'''. J’ai trouvé ce que les anglais appellent leur « soft spot », ma dose effective....'''Quand j'ai dépassé la dose de 1.8ml, je me suis retrouvé à m’endormir à moitié devant mon ordinateur, dans un état proche du « rêve lucide »''', parfois plaisant et parfois non, pris par la « paralysie du sommeil »: à la fois conscient et dans l’incapacité totale de bouger le moindre membre de mon corps....Et puis vient le jour où mon bidon est vide et je passe trois jours épouvantables d’insomnie fiévreuse et de vomissements réguliers....}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Viegroo Senior du turfu |https://www.psychoactif.org/forum/t18882-p1-Perte-controle-niveau-sexuel-avec-Ghb.html|Dans mon groupe on était une trentaine à prendre du ghb, pendant 3-5ans environ; il faut généralement une demi douzaine de prise pour déterminer les dosages idéaux alors ne compte pas sur un succès du premier coup.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Yog|https://www.psychoactif.org/forum/t29304-p1-Comment-redrop-GHB.html#divx|Déjà, je consomme du GBL (précurseur du GHB). Le rapport pour convertir les mg de GBL en mg de GHB, c'est 1,6, c'est à dire que 1ml de GBL égale 1,66 g de GHB (Groo, corrige moi si je me trompe).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Personnellement, '''mon soft point est de 1,2 ml de GBL et j'ai constaté que je pouvais redrop 1,2 ml au bout de deux heures pour obtenir des effets identiques.''' Donc ça veut dire que mon corps élimine 1,2ml en 2 heures, ce qui nous fait 0,1 ml d'éliminé toutes les 10 minutes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc quand je prend du GBL, je retiens soigneusement l'heure, et si je dois redropper, je redroppe en adaptant le dosage en fonction du temps écoulé. S'il s'est écoulé 30 minutes, je redrop 0,3 ml. S'il s'est écoulé 1 heure, je redrop 0,6ml.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Encore une fois, c'est une règle que j'ai découverte par l'expérience et qui marche très bien sur moi. Je ne me porte pas garant que ça fonctionne chez les autres.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Mode de consommation==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Attention, la GBL ne se dilue pas toujours très bien dans l'eau.  Il s'accumule en bas du verre dans certains cas. Il vaut mieux bien le mélanger avant de le consommer, sous peine d'avoir la dernière gorgée qui contient toute la substance. Ne jamais partager un verre pour deux personnes et diluer au maximum votre GBL. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|GüBeL|https://www.psychoactif.org/forum/t10191-p1-Gbl-entre-paradis-enfer.html|la GBL ne se dilue que mal, effectivement, il faut le boire à une dilution de en tout caa 1/100 mais surtout mélanger le verre juste avant. En effet ma copine en a fait les frais en buvant la fin de verre-&amp;gt; coma dans les toilette... Que de la gloire}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Attention la GBL est corrosif===&lt;br /&gt;
Que ce soit pour le doser avec des pipettes ou le boire dans des verres, il faut soit utiliser du verre soit du plastique HPDE de symbole &amp;quot;Triangle avec un deux a l'intérieur&amp;quot;.&lt;br /&gt;
[https://www.psychoactif.org/psychowiki/images/thumb/a/a9/HPDE2.jpeg/85px-HPDE2.jpeg]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est du polyéthylène à haute densité , le N°2 est très résistant à la corrosion. Pour de très longues conservations, privilégier des contenants en verre non teintés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|ff4life|https://www.psychoactif.org/forum/t27639-p1-GBL-substitut-alcool.html|Aussitôt dit, aussitôt fait. Petit flacon de 100 ml commandé chez les Lituaniens qui le vendent sous forme de détergent pour les jantes de caisse (Not for human consumption, of course). Commande reçue la semaine suivante en parfait état. Test allergique effectué (quel goût dégueulasse). Matériel connexes acquis : seringue en plastique pour mesurer les doses et petit récipient compte-goutte en verre pour stocker le liquide (la GBL dégrade le plastique).}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les effets recherchés==&lt;br /&gt;
La GBL est une drogue liquide de synthèse agissant sur le système  GABA-èregique (Neurotransmetteur GABA-b et c'est le seul connu, toutes les autres benzodiazépines agissent sur les GABA-A) après sa transformation en GHB par le foie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand la gbl est ingérée, L’effet met entre '''5 à 30 minutes à arriver, et dure environ une heure à deux heures''' &lt;br /&gt;
Quand il est utilisé de manière récréative, la GBL améliore la confiance en soi et la sociabilité, et réduit les inhibitions sexuelles. Il déclenche une vague d’euphorie, une empathie prononcée comme dans l’ecstasy. A plus haute dose, il induit le sommeil. Sa '''puissance fait qu'il est très facile de faire une overdose.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|GüBeL|https://www.psychoactif.org/forum/t10191-p1-Gbl-entre-paradis-enfer.html|Les effets sont similaires à l'alcool: en partie mais la gamme d'effet est beaucoup plus large. Les effets dans sa dose de fonctionnement sont: euphorisants (1-2ml SANS ALCOOL), anxiolitiques, désinhibants, aphrodisiaque, augmente toute les perceptions sensorielles et émotives positive, hypnotique (c'est la seule substance produisant un sommeil &amp;quot;médicalement&amp;quot; normal (au niveau des paramètres électro physiologiques)),  anesthésiant, anabolisant (favorise la sécrétion endogène d'hormone de croissance)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|kaparka|https://www.psychoactif.org/forum/t21110-p1-Mon-experience-j-ai-decrocher-injection-cocaine-apres.html|pour moi le ghb était vraiment la drogue adapté en toute circonstance, elle autant festive que adapté pour être posé ou faire du sport. Si je devais décrire les effets, je la comparerais plutôt à une ivresse alcoolique mais sans la fatigue que déclencher l'alcool. Selon le dosage tu as un effet stimulant ou hypnotique, d'où sa mauvaise reputation. Si tu prends une dose l'effet dure deux heures puis il s'arrete net sans descente. Le problème de dépendance avec le ghb c'est pour moi le même que celui de la clope, quand tu en as tu consomme. Après en prendre une fois en passant n'a rien de grave mais si tu as un litre de GBL à dispo tu résisteras toutes les deux heures. J'avais toujours ma bouteille d'eau avec des dose dedans. }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|ff4life|https://www.psychoactif.org/forum/t27639-p1-GBL-substitut-alcool.html|Effectivement, l'effet est très proche de l'alcool et euphorique. Je suis resté quand même prudent dans mes doses pour pas dépasser le seuil au-delà duquel ça peut se compliquer. Pas de tête qui tourne, pas d'incoordination motrice, mais juste un bon buzz accompagné d'une légère déshinibition et d'une meilleure appréciation musicale. Plus de tchatche également. J'aurais encore pu augmenter les doses, mais la soirée se terminait alors je suis rentré chez moi tranquillement. Je m'endormirai quelques heures après en passant une excellente nuit. L'effet se dissipe au fur et à mesure pour revenir à la baseline sans descente comme avec l'alcool. Le lendemain, réveil complètement normal. }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Effets comparés du GBL et du GHB===&lt;br /&gt;
La GBL se transformant en GHB dans le corps, on pourrait croire que la GBL a les mêmes effets que le GHB ou alors que cette molécule est moins rapide ou procure moins d'effets car le GHB est une substance endogène. Or ce n'est pas le cas, car la différence d'assimilation, les concentrations soudainement élevées dans le plasma et enfin sa rapidité d'élimination donne l'impression que le GHB est plus subtil voir doux et sédatif. Les usagers essayant la gbl en premier puis le GHB décrivent cette dernière substance comme une sorte de GBL à &amp;quot;libération prolongée&amp;quot;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gbl est rapidement converti en GHB par des enzymes &amp;quot;lactonases&amp;quot; qui se trouvent dans le sang. La gbl est plus lipophile (fond mieux dans les graisses) que le ghb et donc est plus rapidement absorbé / a une meilleure biodisponibilité.  Le paradoxe est que la gbl est plus rapide a générer des effets que le ghb , alors que c'est une pro-drug.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|groovie|https://www.psychoactif.org/forum/t16514-p1-synthese-GHB.html#divx|A mon avis la gbl est saponifié invivo , l'effet est beaucoup plus fort &amp;quot;mentalement&amp;quot; le &amp;quot; 'High' est plus euphorique&amp;quot; que le GHB et donc plus dangereux niveau addiction/sevrage. On s'endort plus souvent car plus dur à doser / redoser même si le ghb est plus sédatif, moins énergique à dose moyenne-faible.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|groovie|https://www.psychoactif.org/forum/t7492-p1-GBL-grosse-discussion.html|Transformer son gbl en ghb permet d'éviter touts les symptômes de descentes (ou d'en réduire à +80% voir plus)&lt;br /&gt;
c'est pour ça que la synthèse est primordiale avec ce produit :&lt;br /&gt;
- effets moins rush , plus smooth&lt;br /&gt;
- moins d'effets secondaires désagréables&lt;br /&gt;
- moins de cravings (manque, sevrages difficiles)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les risques liés à la consommation de GHB/GBL==&lt;br /&gt;
===Dangerosité et dommages du produit selon différents classements===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Rational_scale_to_assess_the_harm_of_drugs_(mean_physical_harm_and_mean_dependence)_fr.png‎|left|thumb|276px|Echelle de classment des dommages créés par différentes drogues.2007 &amp;lt;ref&amp;gt;Source:Article de Nutt, David, Leslie A King, William Saulsbury, Colin Blakemore du 24 mrs 2007 &amp;quot;Development of a rational scale to assess the harm of drugs of potential misuse&amp;quot; The Lancet 2007; 369:1047-1053. (PMID 17382831; doi:10.1016/S0140-6736(07)60464-4)&amp;lt;/ref&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br clear=both/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Effets secondaires à court terme , risques à moyen et long terme.===&lt;br /&gt;
L'usage du GBL peut produire des vertiges, une hypersalivation, une hypotonie, une amnésie, des vomissements, une somnolence, des hallucinations, des vertiges, des tremblements, des myoclonies, des convulsions, perte de connaissance, coma, bradycardie, hypotension, depréssion respiratoire&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|groovie|https://www.psychoactif.org/forum/t25045-p1-GHB-GBL-alcool-fenetre-interaction.html|En cas d’utilisation chaotique et trop importante , la gbl entraine plusieurs problématiques :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1- L'acidose éventuelle, si vous êtes un grand consommateur il vaut mieux faire une prise de sang pour savoir où vous en êtes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2- Epuisement du potassium : limiter les prises, éviter d'en prendre plusieurs fois en moins de 6h est un grand minimum. Il faut laisser le corps se rééquilibrer. Du chloride de potassium peut aider. ou de la nourriture en contenant comme des bananes, haricots blancs, épinards, abricots secs etc)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3- Accumulation de la dopamine:  pour éviter les soucis liés à la dopamine, deux jours de break par semaine est un minimum et une semaine par mois aussi. Avec 0 conso.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors des périodes de sevrages, l'éventuel déséquilibre entre le glutamate/gaba peut provoquer une neurotoxicité. L'arrêt soudain de gbl/ghb est potentiellement mortel. Le manque apparaît de une à 6 heures après l'arrêt d'une consommation massive, il se manifeste par de l'anxiété, des tremblements, insomnies, psychoses et conduit à des traitements sédatifs.&lt;br /&gt;
L'utilisation quotidienne de doses massives pourrait mener éventuellement à un syndrome Wernicke-Korsakoff (Friedman et al. 1996), il est donc capital d'espacer les doses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Overdose / G-hole===&lt;br /&gt;
Les GBL est difficile à manié. Il peut provoquer des overdoses (appelées g-hole), si on va au dessus de sa dose effective, d'autant plus si il est associé à l'alcool, benzodiazépine ou opiacés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Trystant|https://www.psychoactif.org/forum/t7061-p1-GBL-Coma.html|Deux minutes après la prise de GBL, le mec devient un peu fébrile, s'allonge, bouge beaucoup, fait des sons avec sa bouche, incompréhensibles. Je suis là à le regarder, genre, what the f***.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et là, crac, il s'endort, d'un coup. Je me dis que ça sent le roussi. Je tire vite une ligne et je le mets en position latérale de sécurité, au cas où il vomirait. Je tourne un peu en rond, histoire de mettre en place mes idées. Je vais vite sur le net avec mon iPhone et je tape GBL overdose sur Google. Et là je me rends compte que c'est la cata. En plus sa respiration devient irrégulière, avec des arrêts plus ou moins prolongés. Je bouge sa tête, y'a du vomi qui bloque. Je fais tout pour dégager les voies respiratoires, je stresse un peu. La respiration reprend. Je le stabilise, couché sur le coté, il a tendance à bouger dans son &amp;quot;sommeil&amp;quot;. J'appelle les urgences mais je parle pas flamand. J'essaie de me faire comprendre de l'opérateur qui ne parle que néerlandais (!), en anglais, et en français. J'ai l'impression que ça dure une plombe, et avec une main j'essaie toujours de faire en sorte que l'autre respire. Je compte les secondes d'arrêt respiratoire, je me dis qu'en dessous de 30 secondes c'est pas trop grave. Et je pense a son vomi si je dois lui faire du bouche à bouche... Je stresse un peu plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour finir, les urgences sonnent en bas de l'immeuble. J'appuie sur l'interphone pour ouvrir, je tire la dernière ligne de mon paquet, j'ouvre la porte. Ils sont 5, ils le prennent en main tout de suite. Je raconte tout ce qu'il a pris. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et voilà que derrière les ambulanciers, y'a deux flics qui rentrent. Je me sens fondre sur place. Je pense à mon boulot, à mes parents, à mes potes. Je fais bonne figure, je coopère, ils sont très sympas. Ils voient les seringues, le sachet vide, la paille. Mon pote est mal en point, il est placé sous assistance respiratoire sur place.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand ils s'en vont à l'hosto avec lui, les flics m'embarquent pour prendre ma déposition. Ils finiront par me mettre en garde à vue pendant 12 heures, jusqu'à ce qu'ils soient certains que mon pote s'en sort vivant (j'apprendrai qu'il est resté dans le coma plus de 8 heures, et qu'il serait mort si j'avais pas réagi). }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Alainbeta9|https://www.psychoactif.org/forum/t33881-p1-Avez-vous-experimente-GBL-ou-GHB.html|J’ai pris 3 fois du GBL en un mois, fin 2017.&lt;br /&gt;
La deuxième fois j’ai fait un petit g-hole.&lt;br /&gt;
La troisième un très très gros, j’ai fini aux urgences. &lt;br /&gt;
J’avais pas pris autre chose ni d’alcool ce soir là. Juste des prises certainement trop importantes et pas assez espacées. &lt;br /&gt;
Et vu que c’est degueulasse en plus, je n’en ai pas repris depuis.&lt;br /&gt;
Trop aléatoire et risqué pour moi vu que je suis du genre compulsif.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Dépendance===&lt;br /&gt;
La GBL '''peut créer un forte dépendance''' en quelques mois, voire en quelques semaines, et le manque de GBL peut mettre la vie en danger&amp;lt;ref name=&amp;quot;GBL addiction&amp;quot;&amp;gt;Addiction Journal : [http://www.addictionjournal.org/viewpressrelease.asp?pr=145 Research shows GBL addiction can be life threatening]&amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Gébéèl|https://www.psychoactif.org/forum/t5679-p1-Sevrage-GBL.html|Cela fait déjà pas mal de temps qu'il m'arrive de temps en temps de prendre du gbl à certaines occasions... Bien que je connaisse particulièrement bien ce produit (effets, dosage, risque de dépendance, etc...), suite à une épreuve difficile dans ma vie dernièrement je me suis lâché sur ma consommation... Cela fait une semaine que je me suis rendu compte que '''j'ai développé une dépendance''' : Une prise toutes les deux heures le jour, et la nuit des prises un peu plus grosses afin de pouvoir dormir par deux tranches de 4h et une de deux heures. Ces derniers jours, j'ai essayé de stopper net ma consommation qui fut un échec : tremblement, irritable, ayant perdu ma joie de vivre naturelle, impossible de dormir, angoisses, etc...Du coup, '''j'essaie progressivement de réduire les doses'''...Sinon, en cas d’échec, je ne sais pas quoi faire... }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|GüBeL|https://www.psychoactif.org/forum/t10191-p1-Gbl-entre-paradis-enfer.html|Après une année de consommation &amp;quot;récréative&amp;quot; (la GBL a remplacé ma consommation d'alcool), uniquement le weekend ou en soirée, suite à une période de stress, je me suis mis à consommer H24, c'est à dire une dose tout les 2-3 heures et ce 24h sur 24h et 7j sur 7j ET CECI PENDAN 2ANS. Très vite une forte dépendance physique m'a fait renoncé à tout sevrage, d'autant plus que la vie avec devenait incroyablement magnifique. Affectivement, professionnellement, socialement la première année fut une réussite complète, j'avais ma potion magique! Puis les dernier 6 mois devinrent progressivement un cauchemar, plus de sommeil, l'impression de devenir fou, les doses qui augmentent (a noter que contrarairement à d'autre drogue alcool, cannabis, MDMA, et autre l’accoutumance (augmentation des dose) est très faible. La consommation simultanée de benzodiazépine, et ensuite: un sevrage,qui m'a amené à un coma de 1 mois avec 2 % de chance de survie. Ensuite réapprendre à vivre, sans les lunette rose du GBL, apprendre à déguster les instants sans saveur de la vie abstinente, et pour finir plonger dans l'alcoolisme le plus violent avant de commencer à ré-émerger, de me mettre à consommer de l'héro etc.. le seul médicament efficace pour autant de ne pas l'avoir consommé avec la GBL est Diazépam à dose de cheval (min 80 mg) Pour exemple dans mon coma sous assistance respiratoire , j'ai reçu 15mg de midozalam /h, oui oui et finalement 50mg/h de diazépam qui a enfin réussi à me faire arrêter de convulser. J'étais sous intubé, sous assistance respiratoire.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Sevrage du GBL===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors du '''sevrage de GBL''', beaucoup d'usagers reportent de l'anxiété, des crise de panique et de l'insomnie, de la Tachycardie, des hallucinations auditives et visuelles. Dans la plupart des cas, cela prend généralement entre semaines pour ne plus ressentir les signes de manque.&amp;lt;ref name=&amp;quot;GBL addiction&amp;quot;&amp;gt;Addiction Journal : [http://www.addictionjournal.org/viewpressrelease.asp?pr=145 Research shows GBL addiction can be life threatening]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sevrage du GBL peut se faire en ambulatoire dans la plupart des cas. Une étude anglaise&amp;lt;ref&amp;gt;[http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/j.1360-0443.2010.03145.x/abstract Gamma-butyrolactone (GBL) dependence and withdrawal]&amp;lt;/ref&amp;gt; rapporte que les patients en sevrage ont été traité avec des hautes doses de diazepam et de baclofène durant les 4 première heures, puis des doses de diazepam comprise entre 40mg et 110 mg durant les 24 heures suivantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|GüBeL|https://www.psychoactif.org/forum/t10191-p1-Gbl-entre-paradis-enfer.html|J'ai été faire un sevrage spécialisé dans une clinique suisse réputée pour cela. Ils ont complètement sous évalué ma consommation, et pourtant je n'ai rien minimisé, j'avais conscience de la gravité de mon état. Ils ne se sont absolument pas renseigné sur le produit et m'ont proposé quelques anxiolit tm pour  compensé (je prenait déjà des benzo à haute dose en simultané de mes environs 70ml de GBL par jour. Bref il ne m'ont pas surveillé et retrouvé dans ma chambre, 6h plus tard en train de convulsé (la notion avec l'épilepsie fait, malgré tout ce que l'on dit, débat). Du coup j'ai été transféré au urgence et ils ont commencé à m'administré du midozalam (un des moins anti-convulsivement). après deux semaine d'intubation du propofol et tout les complication possible (hépatite médicamenteuse, étrangement la gbl épargne le foie), disfonction rénale, pneumonie sur le poumon g, multiple infection, une ambolie pulmonaire massive sur le poumon droit qui m'a donné 2% de chance de survie. Ils ont voulu me transféré en hélicoptère, mais ils n'y avait pas assez de place pour les pousse seringue, tellement il me fallait de substance pour me maintenir en vie. Bref dans ce grand centre ils m'ont lysé (liquéfié le sang) mon pronostique vitale c'est amélioré et surtout il m’ont passé au Diazépam. J'ai du réapprendre à marché, parler et autres. Bref je n'ai aucune séquelle, ma puissance supérieur était avec moi.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Richard Horpe|https://www.psychoactif.org/forum/t16514-p1-synthese-GHB.html| Lors du sevrage, il y a surtout l'excitotoxicité, un dysfonctionnement des récepteurs NMDA, au niveau du glutamate (aggravé par l'excès de sodium si on le prend sous la forme GHB). C'est assez horrible lorsqu'on tombe dans l'escarcelle, personnellement je pouvais boire une bouteille de vodka ou prendre dix Lexomil en assez peu de temps pour que ça se calme, lorsqu'il m'arrivait de mal calculer mes commandes et d'être en rade un ou deux jours. }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|LeBonty|https://www.psychoactif.org/forum/t22145-p1-Grosse-Experience-Gbl.html|Ayant consommer le G il y a 2 ans a des doses minime, j'ai vite aimé ça.&lt;br /&gt;
ensuite est venu une période de consommation de 1mois dite h 24 de +-20ml avec comme effet secondaire des hallucination audio visuel sensitive assez flippante, j'ai fait un premier sevrage a l'aide bière et benzo(diazepam).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
très vite après 6mois j'ai recommencé a une autre épisode de 1mois avec une conso similaire sans effet secondaire. un peu comme ci mon corps s'était habitué a la molécule.. même genre de sevrage, sauf que la c'était en été et donc la sudation était plus prononcé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ensuite après 6mois +- est venu une autre période, suite à des problèmes socio - familiaux, une consommation excessive, + de 40ml par jours h24 pendant 2mois avec des combinaisons de stimulants genre la meth coco etc ( que je déconseille vivement c'est l'enfer littéralement surtout la meth, je posterai un autre post sur ce dernier), j'ai vite poussé les limites et a eu des effets super hard genre insomnie, des éclairs visuel, des nausées, plus envie de manger, paranoïa, délire, mouvement involontaire et incontrôlé, anxiété, etc. la meth y est pour grand chose aussi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
j'en suis arrivé a un stade ou je redosais toute les 45m des doses de 1.8ml..hmmj'ai du ingéré + de 3l. déjà de g.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
j'ai vite combiné les benzos pour me calmer et c'est le diazepam qui ma été utile.&lt;br /&gt;
j'ai essayè le sevrage avec du baclofèn qui est utile mais le sevrage de celui ci est une autre étape flippante aussi. ne jamais prendre des doses élevé qui sont très dangereuse. ne regardè pas les post de certains qui prennent des doses hallucinantes. parlé en avec votre psychiatre qui se doit de vous aider. }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Interaction avec le GBL==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====GBL et dépresseurs du système nerveux central====&lt;br /&gt;
L'effet du GBL est potentialisé de façon sevère en cas d'association à l'alcool ou d'autres dépresseurs du système nerveux central (benzo, opiacés...)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|LeBonty|https://www.psychoactif.org/forum/t22145-p1-Grosse-Experience-Gbl.html|a éviter la prise d'alcool littéralement pendant au moins 2h après la dernière prise et ce pour la bière, pour les alcool forte je dirais + de 3.heures , pour la dernière prise d'alcool attendre au moins 6heures pour prendre du g.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====GBL et antirétroviraux inhibiteurs des protéases====&lt;br /&gt;
Les antirétroviraux inhibiteurs des protéases inhibent le metabolisme du GBL provoquant une augmentation significative de sa concentration sanguine et ainsi une augmentation du risque de surdosage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Comment réduire les risques==&lt;br /&gt;
*Acheter sur le net sur un site réputé, diluer correctement, trouver sa dose précise et ne plus en bouger. Si quelqu'un vous en vend un flacon en boîte ou en soirée, impossible de savoir à quelle dose il l’a dilué, la quantité que vous allez ingérer.&lt;br /&gt;
*'''Il faut espacer les doses'''. N'acheter que des bidons de petite contenances (125ml est le minimum en général), pour ne pas être tenté d'en reprendre. La GBL créé un forte dépendance  !&lt;br /&gt;
*'''Eviter impérativement tout mélange avec l’alcool, les benzodiazépines, les opiacés''' et tout sédatif, qui potentialise les effets et renforce la probabilité d'une overdose.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|LeBonty|https://www.psychoactif.org/forum/t22145-p1-Grosse-Experience-Gbl.html|les consommateur privilégié la consommation avec de l'eau et bien mélanger, faut savoir que le G est un bruleur de lipide et de certains vitamines, il est dés lors vitale de se réapprovisionner en complément sans pour autant en excéder, je parle du zinc, vitamine B, protéine, lipide (oméga 3,6,9). j'ai du en manqué des choses j’essayerai de mettre à jours ce post.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Liens==&lt;br /&gt;
* [https://www.psychoactif.org/forum/f41-p1-GBL-GHB-1-4-BD.html Le forum GBL sur Psychoactif]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{#related:1,4-BD (1,4-Butanediol), effets, risques, témoignages}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Drogues]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heiko</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11711</id>
		<title>GHB et sevrage : Ce que les soignants et les usagers doivent savoir</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11711"/>
		<updated>2025-06-04T20:28:53Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Heiko : /* Étude sur l’utilisation du baclofène pour le sevrage au GHB */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;div style=&amp;quot;border: 2px solid orange; background-color: #fff3cd; padding: 10px; text-align: center; font-size: 1.2em;&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
🚧 &amp;lt;b&amp;gt;Page en cours de construction&amp;lt;/b&amp;gt; 🚧  &lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;Cette page est en cours de rédaction. Son contenu peut évoluer. Vous pouvez contribuer à son amélioration.  &lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les soignants :'''&lt;br /&gt;
*⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;L'usager qui a écrit ce wiki n'est pas médecin. Il vous appartient d'exercer votre esprit critique sur son contenu.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️ Votre contribution sera la bienvenue.&lt;br /&gt;
*Ce wiki est un état de l'art sur les connaissances médicales et pharmacologiques actuelles sur le GHB et ses dérivés. Ce ne sont pas des recommendations.&lt;br /&gt;
*Tous les informations citée sont sourcées avec des publications médicales.&lt;br /&gt;
*Toutes ces publications ont été uploadées sur Psychoactif et sont immédiatement consultables via le lien &amp;quot;Lire l'article&amp;quot;.&lt;br /&gt;
*Le taux de rechute du GHB à 3 mois va de 60%&amp;lt;ref name=&amp;quot;Beurmanger et al., 2018&amp;quot;&amp;gt;Beurmanjer, Harmen and Kamal, Rama M. and de Jong, Cor A. J. and Dijkstra, Boukje A. G. and Schellekens, Arnt F. A., 2018 Baclofen to Prevent Relapse in Gamma-Hydroxybutyrate (GHB)-Dependent Patients: A Multicentre, Open-Label, Non-Randomized, Controlled Trial. ''CNS Drugs'', 32(5), 437–442. ISSN: 1179-1934 doi: 10.1007/s40263-018-0516-6. PMID: 14723976. - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/beurmangeretal2018.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt; à 70%&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;&amp;gt;Dijkstra, B.A.G., Kamal, R., van Noorden, M.S., de Haan, H., Loonen, A.J.M., &amp;amp; De Jong, C.A.J. (2016). Detoxification with titration and tapering in gamma-hydroxybutyrate (GHB) dependent patients: The Dutch GHB monitor project. ''Drug and Alcohol Dependence, 170'', 164-173. doi: 10.1016/j.drugalcdep.2016.11.014&lt;br /&gt;
[https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/173/detoxification_with_titration_and_tapering_in_gamm.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les usagers qui ont une dépendance physique forte :'''&lt;br /&gt;
*'''⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;Ne tentez jamais de faire un sevrage &amp;quot;Cold turkey&amp;quot;. Vous pourriez en crever.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️'''&lt;br /&gt;
*En cas de sevrage forcé, rendez-vous aux urgences.&lt;br /&gt;
*Faites lire ce PsychoWiki par vos soignants.&lt;br /&gt;
*Si vous êtes mis en garde à vue, demandez à être examiné par un médecin. Ce droit est garanti par [https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006575081/2002-03-05 l'article 63-3 du Code de procédure pénale]. Faites-lui lire cet article car c'est lui qui décide si votre état est compatible ou non avec une garde à vue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Propriétés pharmacologiques du GHB =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Origine et métabolisme ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le gamma-hydroxybutyrate (GHB)''' est un composé naturellement présent dans le cerveau des mammifères, dérivé du neurotransmetteur GABA. Il possède à la fois des fonctions physiologiques comme neuromodulateur, et des effets pharmacologiques marqués à fortes doses&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot;&amp;gt;Wong CG, Gibson KM, Snead OC 3rd. From the street to the brain: neurobiology of the recreational drug gamma-hydroxybutyric acid. Trends Pharmacol Sci. 2004 Jan;25(1):29-34. doi: 10.1016/j.tips.2003.11.001. PMID: 14723976. - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wong2004.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce qui en fait une substance à double facette : thérapeutique et potentiellement abusive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB est naturellement synthétisé dans le cerveau à partir de son précurseur principal, le GABA (acide γ-aminobutyrique). Il possède dans le cerveau son propre récepteur : le récepteur au GHB. Le GHB peut être reconverti en en GABA, créant un cycle métabolique dynamique entre GABA et GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Récepteurs cibles ==&lt;br /&gt;
Le GHB agit via deux récepteurs distincts :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le '''récepteur GHB''', Il est activé aux concentrations physiologiques (nanomolaires à micromolaires).&lt;br /&gt;
* Le '''récepteur GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;'''. Dans les concentration physiologiques, le GHB ne se lie pas aux récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;. Cependant, en cas d'apport exogène, sa concentration atteint plusieurs milliers de fois sa valeur physiologique. Dans ces conditions là (concentration millimolaire), le GHB active les récepteur GABA-B. Soit directement, soit indirectement via sa conversion en GABA. Et ça, on le sait parce que lorsqu'on co-administre un antagoniste des GABA-B à des rats en même temps que du GHB, les effets sédatifs du GHB sont bloqués&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Neuromodulation ==&lt;br /&gt;
Le GHB est souvent perçu comme une drogue « sédative », mais ses effets sont en réalité beaucoup plus complexes. Il agit comme un '''neurotransmetteur''', c’est-à-dire qu’il influence en profondeur l'équilibre entre plusieurs substances chimiques du cerveau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Quel est le rôle du GHB dans ses concentrations physiologiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À des concentrations physiologiques, le GHB active principalement un récepteur spécifique qu’on appelle tout simplement le '''récepteur GHB'''. Ce récepteur se trouve dans certaines zones cérébrales sensibles, comme l’hippocampe (mémoire), le cortex (perception) et le thalamus (relais sensoriels)&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand ce récepteur est activé&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt; :&lt;br /&gt;
* Il '''diminue la libération de deux neurotransmetteurs clés''' : le GABA (un inhibiteur) et le glutamate (un excitateur).&lt;br /&gt;
* Il agit au niveau des '''terminaisons présynaptiques''' – c’est un peu comme s’il ajustait le &amp;quot;volume&amp;quot; de la communication neuronale en amont.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Que se passe-t-il en cas de consommation récréative ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand la dose de GHB augmente (dans un cadre récréatif ou abusif), ses effets dépassent la concentration physiologique de plusieurs millier de fois. Ses effets s’étendent à un autre récepteur : le récepteur '''GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le GABA-B est un récepteur plus général, impliqué dans la régulation de l’excitabilité cérébrale.&lt;br /&gt;
* Le GHB peut l’activer de deux façons :&lt;br /&gt;
**1. directement, à haute concentration ;&lt;br /&gt;
**2. indirectement, en étant transformé en GABA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’activation du récepteur GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt; par le GHB entraîne&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt; :&lt;br /&gt;
* une inhibition généralisée de l’activité cérébrale,&lt;br /&gt;
* des effets tels que sédation, perte de mémoire, ralentissement moteur,&lt;br /&gt;
* et, à très haute dose, coma, convulsions, voire arrêt respiratoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pourquoi est-ce addictif, sur le plan neurobiologique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le système dopaminergique joue un rôle central dans les fonctions de '''motivation, plaisir, mouvement, attention et récompense'''. Le GHB, bien qu’il soit souvent classé parmi les dépresseurs, a un impact complexe et biphasique sur ce système. Voici une traduction en français du paragraphe '''GHB and reward''' de Wong et al., 2004&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Wong et al., 2004&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Le mécanisme des propriétés addictives du GHB n’est pas clairement établi. À l’échelle moléculaire, une exposition chronique au GHB entraînerait probablement une désensibilisation des récepteurs au GHB et des récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, comme cela a été démontré in vitro [59,60], réduisant ainsi leur capacité à inhiber la libération de neurotransmetteurs. Ainsi, dans des conditions de consommation chronique de GHB, il est possible que des mécanismes compensatoires se mettent en place pour contrebalancer l’inhibition de la libération de dopamine, ce qui pourrait en réalité entraîner une augmentation de la libération de dopamine, de GABA et/ou de glutamate. Ce scénario pourrait contribuer aux propriétés addictives du GHB.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Que fait le GHB à la dopamine ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'effet du GHB sur la dopamine dépendrait :&lt;br /&gt;
* de la dose,&lt;br /&gt;
* du mode d’administration (aiguë ou chronique),&lt;br /&gt;
* et du temps écoulé après la prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À court terme, lors d'une prise aiguë, le GHB inhibe temporairement la libération de dopamine dans certaines régions cérébrales, comme le striatum&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;. Cela peut expliquer les effets de sédation, de détente, d'anxiolyse, et parfois un sentiment de &amp;quot;lâcher prise&amp;quot; émotionnel juste après la prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À plus long terme, avec des prises répétées ou chroniques, le cerveau s’adapte en augmentant le nombre ou la sensibilité des récepteurs dopaminergiques. Résultat : des effets paradoxaux peuvent apparaître, comme une stimulation ou un état d’euphorie&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce &amp;quot;rebond&amp;quot; dopaminergique pourrait être une piste pour mieux comprendre le potentiel addictif du GHB. Le GHB est parfois perçu comme une drogue « clean » ou « douce », notamment parce qu’il ne stimule pas directement le système de récompense comme la cocaïne. Mais :&lt;br /&gt;
* Son effet inhibiteur n’est que temporaire.&lt;br /&gt;
* L’adaptation du cerveau peut créer une dépendance insidieuse, fondée sur une dysrégulation progressive du système de récompense.&lt;br /&gt;
* Beaucoup d'usagers sur Psychoactif racontent que leurs problèmes de GHB se sont installés très progressivement, parfois sur plusieurs années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des études animales ont montré que les effets moteurs sédatifs du GHB étaient associés à une baisse de dopamine mesurée par un de ses métabolite. Ces effets peuvent être bloqués par des antagonistes GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, ce qui confirme que l’effet dopaminergique passe essentiellement par l’activation de GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, et non directement par les récepteurs dopaminergiques&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais ce sujet reste à ce jour très mal compris, car d'autres agonistes du GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, comme le baclofène, n'ont aucun intérêt récréatif. Aujourd'hui, la science n'a pas encore à cette question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En résumé ===&lt;br /&gt;
* Le GHB déstabilise le système dopamine de manière progressive et silencieuse.&lt;br /&gt;
* Il combine relaxation initiale et recherche de récompense différée.&lt;br /&gt;
* C’est cette dynamique qui fait que la dépendance met du temps à s'installer et en fait une substance piégeuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Syndrome de sevrage au GHB : description et évolution chronologique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Symptômes principaux ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sevrage au [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-hydroxybutyrate] ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GHB]) et à ses dérivés ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-butanediol] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-BD]] et [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-butyrolactone] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GBL]]) peut être sévère et potentiellement mortel&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot;&amp;gt;Dyer, J. E., Roth, B., &amp;amp; Hyma, B. A. (2001). Gamma-hydroxybutyrate withdrawal syndrome. ''Annals of Emergency Medicine'', 37(2), 147-153. doi: 10.1067/mem.2001.112985 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans le cas de la personne décédée, voici une traduction en français de l'article de Dyer et al., 2001&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Dyer et al., 2001&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Un homme de 24 ans, employé comme expert en assurances, s'est présenté dans un centre de crise en se plaignant d'hallucinations auditives et visuelles. Il a admis une consommation massive de GHB sur une période de 10 mois, augmentant progressivement les doses afin de prévenir l'apparition des hallucinations liées au sevrage. Sa dernière prise avait eu lieu juste avant son évaluation. À ce moment-là, aucun signe clinique d’hallucinations n’a été observé et il a été renvoyé avec des instructions pour un suivi en centre de désintoxication.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux mois plus tard, il s’est présenté dans un centre de désintoxication en se plaignant de nausées, vomissements et diarrhées persistants depuis 2 mois. Il décrivait également une grande faiblesse musculaire, un gonflement du corps, une diplopie (vision double), une vision floue, un essoufflement, une fréquence urinaire accrue, une soif intense, des évanouissements et une perte d'appétit. Il consommait du GHB toutes les 30 minutes, sa dernière dose remontant à seulement 20 minutes avant son arrivée. Il niait toute autre consommation de drogue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l'examen, il présentait des pupilles dilatées, un tremblement important et une anxiété marquée. Son électrocardiogramme (ECG) montrait un rythme sinusal normal, mais avec une hypertrophie ventriculaire gauche et une ischémie possible de la paroi inférieure. Il a été hospitalisé et traité au lorazépam pour gérer son agitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours des 24 heures suivantes, son état s'est aggravé : il a développé une tachycardie, une agressivité, des hallucinations visuelles persistantes et des tremblements incontrôlables. Son hospitalisation a été compliquée par une pneumonie lobaire inférieure droite, nécessitant une intubation et une ventilation mécanique pendant 6 jours sous sédation au propofol. Après son extubation, il restait confus et délirant malgré l'administration continue de benzodiazépines et d'antipsychotiques. Son agitation persistante nécessitait l'utilisation de contentions en cuir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 12ᵉ jour d’hospitalisation, son état semblait s’améliorer, et le lorazépam était progressivement réduit. Le 13ᵉ jour, il était toujours délirant mais restait réveillable. Cependant, dans la soirée, il a présenté un épisode soudain de contractions musculaires généralisées avec un regard figé vers le haut. Il a ensuite subi un arrêt cardiaque, précédé d’une bradycardie sévère. Malgré des tentatives agressives de réanimation incluant atropine, épinéphrine et défibrillation, le patient est décédé.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus généralement, une revue de 27 études comportant en tout 57 cas de syndrômes de sevrage a rapporté les statistiques suivantes :&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;Wojtowicz, J. M., Yegles, M., &amp;amp; Wennig, R. (2008). &amp;quot;Withdrawal from gamma-hydroxybutyrate, 1,4-butanediol and gamma-butyrolactone: A case report and systematic review.&amp;quot; ''CJEM'', 10(1), 69-74. doi: 10.1017/S1481803500009851 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wojtowicz_et_al_2008.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Répartition des substances impliquées dans les cas de sevrage :&lt;br /&gt;
*GHB : 36 cas (63 %)&lt;br /&gt;
*GBL : 18 cas (32 %)&lt;br /&gt;
*1,4-BD : 3 cas (5 %)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ Statistiques des complications du syndrome de sevrage au GHB&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Complication !! Fréquence parmi les patients (%)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tremblements''' || 67 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Delirium tremens''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tachycardie''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Insomnie''' || 58 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Convulsions''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Rhabdomyolyse''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Décès''' || 1.75 % (1 seul cas &amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;)&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage présente de nombreuses similitudes avec le syndrome de sevrage alcoolique (tremblements, tachycardie, delirium). Cependant, à la différence avec le syndrome de sevrage alcoolique, '''il se caractérise par la rapidité et la brutalité des symptômes''', en particulier dans les cas graves. Les symptômes apparaissent généralement 1 à 6 heures après la dernière prise de GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais peuvent apparaître dès 30 minutes dans les cas graves. Ils atteignent leur intensité maximale au bout de 24 à 72 heures. Les principaux symptômes incluent :&lt;br /&gt;
* '''Agitation et anxiété'''&lt;br /&gt;
* '''Insomnie sévère'''&lt;br /&gt;
* '''Tremblements'''&lt;br /&gt;
* '''Tachycardie et hypertension'''&lt;br /&gt;
* '''Delirium tremens'''&lt;br /&gt;
* '''Convulsions'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Carai2005&amp;quot;&amp;gt;Carai, M. A. M., Colombo, G., &amp;amp; Gessa, G. L. (2005). &amp;quot;Withdrawal syndrome from gamma-hydroxybutyric acid (GHB) and 1,4-butanediol (1,4-BD) in Sardinian alcohol-preferring rats.&amp;quot; ''Brain Research Protocols'', 15(1), 75-78. doi: 10.1016/j.brainresprot.2005.04.001 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/carai_et_al_2005.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhabdomyolyse'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Évolution temporelle du sevrage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage évolue en plusieurs phases :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase précoce (6-12h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Anxiété, agitation, tremblements, insomnie.&lt;br /&gt;
** Augmentation du rythme cardiaque et de la pression artérielle.&lt;br /&gt;
** Nausées et vomissements possibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase aiguë (24-72h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Apparition des symptômes les plus sévères.&lt;br /&gt;
** Risque de delirium avec hallucinations visuelles et auditives&lt;br /&gt;
** Possibles crises convulsives et complications métaboliques (rhabdomyolyse, troubles électrolytiques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase de résorption (3-7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Réduction progressive des symptômes psychotiques.&lt;br /&gt;
** Fatigue intense, épisodes résiduels d’anxiété et troubles du sommeil persistants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase tardive (&amp;gt;7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Récupération progressive des fonctions cognitives.&lt;br /&gt;
** Anxiété et troubles du sommeil pouvant persister plusieurs semaines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Facteurs influençant la sévérité du sevrage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gravité du syndrome de sevrage dépend de plusieurs facteurs :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Durée et quantité de consommation''' : Plus l'usage est prolongé et à forte dose, plus le sevrage est sévère.&lt;br /&gt;
* '''Fréquence des prises''' : Un usage régulier avec des prises toutes les 2 à 4 heures augmente le risque de dépendance sévère&lt;br /&gt;
* '''Co-intoxication''' : L'association avec d'autres dépresseurs du SNC (alcool, benzodiazépines) peut aggraver le sevrage et compliquer sa gestion&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Benzodiazépine et barbituriques =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'utilisation du diazépam dans le cadre du sevrage au GHB repose sur son action sur les récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;A&amp;lt;/sub&amp;gt;. Il permet d'atténuer l'hyperexcitabilité du système nerveux central induite par l'arrêt brutal du GHB et de ses analogues (GBL, 1,4-BD)&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Données cliniques sur l'efficacité du diazépam ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs études rapportent l'administration de benzodiazépines, dont le diazépam, à des doses élevées chez des patients en sevrage sévère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Une revue de cas indique que, sur 57 épisodes de sevrage recensés, la majorité des patients ont reçu des benzodiazépines comme traitement principal. Cependant, des doses très élevées ont été nécessaires pour contrôler l'agitation et les hallucinations. Dans certains cas, le diazépam seul n’a pas suffi, nécessitant l'ajout de barbituriques&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
* Une autre étude décrit des échecs partiels du diazépam dans les formes sévères du sevrage. Un protocole couramment utilisé consiste à administrer des benzodiazépines à haute dose dès l'apparition des premiers symptômes, avec un ajustement en fonction de l'évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;Wood DM, Brailsford AD, Dargan PI. [https://doi.org/10.1002/dta.292 ''Acute toxicity and withdrawal syndromes related to gamma-hydroxybutyrate (GHB) and its analogues'']. Drug Testing and Analysis. 2011.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Résistance au diazépam ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'efficacité du diazépam n'est pas systématique. Plusieurs études signalent des cas où de fortes doses n'ont pas permis de contrôler les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Dans 4 cas recensés, des doses de diazépam supérieures à 100 mg/jour n’ont pas suffi à contrôler le syndrome de sevrage, nécessitant l'utilisation de pentobarbital&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il est suggéré que cette résistance pourrait être liée à l'action dominante du GHB sur les récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, alors que le diazépam cible principalement les récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;A&amp;lt;/sub&amp;gt;. Ainsi, l'utilisation du baclofène, un agoniste GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, est proposée comme alternative dans les cas réfractaires&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Protocoles cliniques documentés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les études recensées ne proposent pas de consensus unique, mais plusieurs approches ont été décrites :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* **Protocole symptomatique** : administration de diazépam en fonction de l’intensité des symptômes, avec un ajustement progressif selon l’évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
* **Protocole de réduction progressive** : introduction du diazépam à haute dose suivie d’une décroissance sur plusieurs jours, similaire aux protocoles de sevrage alcoolique&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Sevrage progressif avec du GHB pharmaceutique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' (Detoxification with Titration and Tapering) est une méthode de sevrage médicalisé du GHB mise en place aux Pays-Bas. Il repose sur une substitution du GHB de rue ou de ses analogues ([[GBL,_effets,_risques,_témoignages|GBL]], [[1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_témoignages|1,4-BDO]], etc) par du GHB pharmaceutique, suivie d’une réduction progressive des doses afin d’éviter un sevrage brutal et potentiellement dangereux. Ce protocole a été testé sur 229 patients et a montré un taux de réussite de 85 %, bien qu’un suivi post-sevrage soit indispensable pour éviter les rechutes &amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectifs du protocole ==&lt;br /&gt;
* '''Assurer un sevrage sécurisé''' en évitant les complications graves (délirium, convulsions, agitation sévère).&lt;br /&gt;
* '''Réduire progressivement la dose''' pour minimiser les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
* '''Accompagner le patient''' avec un suivi médical et psychologique adapté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Déroulement du protocole ==&lt;br /&gt;
Le protocole se déroule en trois étapes :  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1. Phase de titration (stabilisation) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Remplacer le GHB de rue par une dose équivalente de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Administration de la première dose''' dans les 2,5 heures après la dernière prise de GHB de rue.&lt;br /&gt;
* '''Dosage initial''' : environ 70 % de la dose habituelle de l'usager.&lt;br /&gt;
* '''Ajustements toutes les 2 à 3 heures''' pour stabiliser le patient et éviter les symptômes de sevrage graves.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des signes vitaux''' (pression artérielle, rythme cardiaque, état psychologique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2. Phase de réduction progressive des doses (tapering) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Diminuer progressivement la dose de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Schéma de réduction''' : diminution de 0,3 g par prise par jour.&lt;br /&gt;
* '''Espacement des prises''' : toutes les 2 à 3 heures, y compris la nuit.&lt;br /&gt;
* '''Traitements complémentaires possibles''' en cas de symptômes sévères :&lt;br /&gt;
** '''Hypertension''' → métoprolol (50-100 mg).&lt;br /&gt;
** '''Anxiété et agitation''' → diazépam (5-30 mg).&lt;br /&gt;
** '''Insomnie''' → temazepam 10 mg&lt;br /&gt;
** '''Délirium ou psychose''' → antipsychotiques (halopéridol, olanzapine).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; width:100%;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ '''Exemple de programme de réduction progressive du GHB pharmaceutique (en grammes) avec un intervalle de 3 heures&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;/&amp;gt;'''&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Heure !! Jour 1 !! Jour 2 !! Jour 3 !! Jour 4 !! Jour 5 !! Jour 6 !! Jour 7 !! Jour 8 !! Jour 9 !! Jour 10 !! Jour 11 !! Jour 12 !! Jour 13 !! Jour 14 !! Jour 15&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 08:00 || 4.5 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 11:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 14:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 17:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 20:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 23:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 02:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 05:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! '''Total (g de GHB)''' || 38.1 || 36 || 33.6 || 31.2 || 29 || 26.4 || 24 || 21.6 || 19.2 || 16.8 || 14.4 || 12 || 9.6 || 7.2 || 4.8&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Note :''' Cet exemple est basé sur un patient masculin de 23 ans, avec des antécédents de trouble anxieux social, utilisant du GHB fait maison depuis 4 ans, à raison de '''12 ml toutes les 60 à 90 minutes''' et '''2 prises nocturnes'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3. Phase de récupération (post-sevrage) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Stabiliser le patient après l’arrêt du GHB.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des symptômes résiduels''' (troubles du sommeil, anxiété).&lt;br /&gt;
* '''Suivi psychologique''' indispensable pour prévenir les rechutes.&lt;br /&gt;
* '''Accompagnement vers une prise en charge à long terme''' (thérapie, groupes de soutien, réduction des risques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Résultats et limites ==&lt;br /&gt;
* '''Taux de réussite''' : 85 % des patients ont réussi à arrêter le GHB à l’issue du protocole.&lt;br /&gt;
* '''Durée moyenne''' : 12,5 jours de traitement.&lt;br /&gt;
* '''Complications possibles''' : hypertension, anxiété, délirium dans certains cas.&lt;br /&gt;
* '''Taux de rechute élevé (69 % à 3 mois)''' → nécessité d’un suivi post-sevrage renforcé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' représente une alternative efficace et plus sûre que l'arrêt brutal du GHB ou que l'utilisation de benzodiazépines seules. Cependant, en raison du '''taux élevé de rechute à 3 mois''', il est essentiel d'assurer un '''accompagnement médical et psychologique à long terme'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB = Le GHB pharmaceutique n'est disponible en France que de façon tres encadree (Xyrem) et n'a pas d'AMM pour le sevrage du GHB. La faisabilite de ce protocole n'est donc, malheureusement, pas tres probable en France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Baclofène =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le baclofène est un agoniste sélectif des récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;. À ce titre, il est mentionné par plusieurs études comme adjuvant pour un sevrage&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;lingfordetal2016&amp;quot;&amp;gt;Lingford-Hughes, Anne and Patel, Yash and Bowden-Jones, Owen and Crawford, Mike J. and Dargan, Paul I. and Gordon, Fabiana and Parrott, Steve and Weaver, Trials, 17'', ISSN: 1745-6215, doi: 10.1186/s13063-016-1593-9 [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/lingford-hughes2016.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Étude sur l’utilisation du baclofène pour le sevrage au GHB ==&lt;br /&gt;
Une étude de faisabilité a évalué l’efficacité potentielle du baclofène en tant qu’adjuvant au traitement par benzodiazépines dans le cadre du sevrage au GHB (gamma-hydroxybutyrate) et à ses analogues, principalement le GBL (gamma-butyrolactone)&amp;lt;ref name=&amp;quot;lingfordetal2016&amp;quot; /&amp;gt;. Voici une citation de l'article (traduction en français avec l'IA) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Lingford et al., 2016&amp;lt;ref name=&amp;quot;lingfordetal2016&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Puisque le GHB/GBL agit comme un agoniste des récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, l'utilisation d'un autre agoniste GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, le baclofène, pour atténuer les symptômes de sevrage présente une validité pharmacologique.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB/GBL, bien que peu utilisé dans la population générale, présente une forte prévalence d’usage chez certains groupes comme les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, et entraîne un syndrome de sevrage pouvant être grave, voire mortel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le protocole de cette étude prospective, randomisée, en double aveugle et contrôlée par placebo, visait à tester la faisabilité d’un essai clinique à grande échelle. Quatre-vingt-huit participants ont été répartis entre sevrage planifié (ambulatoire) et non planifié (hospitalier). En plus de leur traitement standard par benzodiazépines, certains recevaient du baclofène (10 mg trois fois par jour), avec un sous-groupe ambulatoire recevant également un pré-traitement de deux jours avant le début du sevrage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les critères d’évaluation comprenaient la sévérité des symptômes de sevrage (échelles CIWA-Ar et SAT), l’anxiété, la dépression, la qualité du sommeil, les complications (ex. : delirium), et les hospitalisations nécessaires. Des données qualitatives sur l’acceptabilité du traitement ont également été recueillies auprès des patients et des cliniciens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les résultats de cette étude permettront d’orienter un futur essai contrôlé de grande ampleur. L’usage du baclofène comme agoniste GABAB est pharmacologiquement pertinent, car il cible le même système que le GHB, et pourrait réduire les risques liés au sevrage qui ne sont pas toujours bien contrôlés par les benzodiazépines seules.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Traditionnellement, comme dit précédemment, le sevrage au GHB est traité par des benzodiazépines (BZD), mais cette approche pose des défis importants. Les patients présentent souvent une tolérance élevée aux BZD, nécessitant des doses dangereusement élevées et une surveillance médicale étroite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une étude de cas publiée en 2019&amp;lt;ref name=&amp;quot;habibianetal2019&amp;gt;Habibian, Sonia; Ahamad, Keith; McLean, Mark; Socias, Maria Eugenia (2019). &amp;quot;Successful Management of Gamma-hydroxybutyrate (GHB) Withdrawal Using Baclofen as a Standalone Therapy: A Case Report&amp;quot;. ''Journal of Addiction Medicine''. 13 (5): 415–417. doi: 10.1097/adm.0000000000000514[https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/nihms-1041422.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt; a présenté une approche novatrice, utilisant le baclofène — un agoniste GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, comme le GHB — en monothérapie pour traiter le sevrage. La patiente, une femme de 26 ans souffrant d’un trouble sévère lié à l’usage du GHB et d’un antécédent de sevrage réfractaire aux BZD, a été prise en charge dans un centre de désintoxication à Vancouver. Son sevrage a été contrôlé efficacement avec une posologie initiale de baclofène de 130 mg/jour, progressivement réduite sur une semaine, sans nécessiter l’utilisation de BZD ni de phénobarbital.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce cas suggère que le baclofène pourrait constituer une alternative sûre et efficace dans la prise en charge du sevrage au GHB, bien que des études cliniques supplémentaires soient nécessaires pour confirmer cette approche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Prévention de la rechute ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une étude a examiné l'efficacité du baclofène pour prévenir les rechutes chez les patients dépendants au gamma-hydroxybutyrate (GHB) après une désintoxication&amp;lt;ref name=&amp;quot;beurmanjeretal&amp;quot;&amp;gt;Beurmanjer, Harmen et al., 2018 ''Baclofen to Prevent Relapse in Gamma-Hydroxybutyrate (GHB)-Dependent Patients: A Multicentre, Open-Label, Non-Randomized, Controlled Trial.'' CNS Drugs, vol. 32, no. 5, 2018, pp. 437–442. Springer Science and Business Media LLC. doi: 10.1007/s40263-018-0516-6 [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/beurmangeretal2018.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Réalisée aux Pays-Bas, cette étude multicentrique, ouverte et non randomisée a comparé un groupe recevant un traitement standard (TAU) à un groupe recevant du baclofène (45–60 mg/jour) en plus du TAU. Les résultats ont montré une réduction significative des rechutes hebdomadaires et des abandons de traitement dans le groupe baclofène (24 % contre 50 %)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que les taux d’usage occasionnel (lapse) n’aient pas différé. Les effets secondaires étaient globalement modérés, principalement de la fatigue, de la somnolence et des symptômes dépressifs. Ces résultats suggèrent que le baclofène pourrait être un traitement prometteur pour maintenir l’abstinence après une désintoxication au GHB, bien que des études plus robustes soient encore nécessaires pour confirmer ces conclusions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Articles à citer :&lt;br /&gt;
McDonough et al&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heiko</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11710</id>
		<title>GHB et sevrage : Ce que les soignants et les usagers doivent savoir</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11710"/>
		<updated>2025-06-04T20:15:03Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Heiko : /* Prévention de la rechute */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;div style=&amp;quot;border: 2px solid orange; background-color: #fff3cd; padding: 10px; text-align: center; font-size: 1.2em;&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
🚧 &amp;lt;b&amp;gt;Page en cours de construction&amp;lt;/b&amp;gt; 🚧  &lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;Cette page est en cours de rédaction. Son contenu peut évoluer. Vous pouvez contribuer à son amélioration.  &lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les soignants :'''&lt;br /&gt;
*⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;L'usager qui a écrit ce wiki n'est pas médecin. Il vous appartient d'exercer votre esprit critique sur son contenu.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️ Votre contribution sera la bienvenue.&lt;br /&gt;
*Ce wiki est un état de l'art sur les connaissances médicales et pharmacologiques actuelles sur le GHB et ses dérivés. Ce ne sont pas des recommendations.&lt;br /&gt;
*Tous les informations citée sont sourcées avec des publications médicales.&lt;br /&gt;
*Toutes ces publications ont été uploadées sur Psychoactif et sont immédiatement consultables via le lien &amp;quot;Lire l'article&amp;quot;.&lt;br /&gt;
*Le taux de rechute du GHB à 3 mois va de 60%&amp;lt;ref name=&amp;quot;Beurmanger et al., 2018&amp;quot;&amp;gt;Beurmanjer, Harmen and Kamal, Rama M. and de Jong, Cor A. J. and Dijkstra, Boukje A. G. and Schellekens, Arnt F. A., 2018 Baclofen to Prevent Relapse in Gamma-Hydroxybutyrate (GHB)-Dependent Patients: A Multicentre, Open-Label, Non-Randomized, Controlled Trial. ''CNS Drugs'', 32(5), 437–442. ISSN: 1179-1934 doi: 10.1007/s40263-018-0516-6. PMID: 14723976. - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/beurmangeretal2018.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt; à 70%&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;&amp;gt;Dijkstra, B.A.G., Kamal, R., van Noorden, M.S., de Haan, H., Loonen, A.J.M., &amp;amp; De Jong, C.A.J. (2016). Detoxification with titration and tapering in gamma-hydroxybutyrate (GHB) dependent patients: The Dutch GHB monitor project. ''Drug and Alcohol Dependence, 170'', 164-173. doi: 10.1016/j.drugalcdep.2016.11.014&lt;br /&gt;
[https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/173/detoxification_with_titration_and_tapering_in_gamm.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les usagers qui ont une dépendance physique forte :'''&lt;br /&gt;
*'''⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;Ne tentez jamais de faire un sevrage &amp;quot;Cold turkey&amp;quot;. Vous pourriez en crever.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️'''&lt;br /&gt;
*En cas de sevrage forcé, rendez-vous aux urgences.&lt;br /&gt;
*Faites lire ce PsychoWiki par vos soignants.&lt;br /&gt;
*Si vous êtes mis en garde à vue, demandez à être examiné par un médecin. Ce droit est garanti par [https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006575081/2002-03-05 l'article 63-3 du Code de procédure pénale]. Faites-lui lire cet article car c'est lui qui décide si votre état est compatible ou non avec une garde à vue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Propriétés pharmacologiques du GHB =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Origine et métabolisme ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le gamma-hydroxybutyrate (GHB)''' est un composé naturellement présent dans le cerveau des mammifères, dérivé du neurotransmetteur GABA. Il possède à la fois des fonctions physiologiques comme neuromodulateur, et des effets pharmacologiques marqués à fortes doses&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot;&amp;gt;Wong CG, Gibson KM, Snead OC 3rd. From the street to the brain: neurobiology of the recreational drug gamma-hydroxybutyric acid. Trends Pharmacol Sci. 2004 Jan;25(1):29-34. doi: 10.1016/j.tips.2003.11.001. PMID: 14723976. - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wong2004.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce qui en fait une substance à double facette : thérapeutique et potentiellement abusive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB est naturellement synthétisé dans le cerveau à partir de son précurseur principal, le GABA (acide γ-aminobutyrique). Il possède dans le cerveau son propre récepteur : le récepteur au GHB. Le GHB peut être reconverti en en GABA, créant un cycle métabolique dynamique entre GABA et GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Récepteurs cibles ==&lt;br /&gt;
Le GHB agit via deux récepteurs distincts :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le '''récepteur GHB''', Il est activé aux concentrations physiologiques (nanomolaires à micromolaires).&lt;br /&gt;
* Le '''récepteur GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;'''. Dans les concentration physiologiques, le GHB ne se lie pas aux récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;. Cependant, en cas d'apport exogène, sa concentration atteint plusieurs milliers de fois sa valeur physiologique. Dans ces conditions là (concentration millimolaire), le GHB active les récepteur GABA-B. Soit directement, soit indirectement via sa conversion en GABA. Et ça, on le sait parce que lorsqu'on co-administre un antagoniste des GABA-B à des rats en même temps que du GHB, les effets sédatifs du GHB sont bloqués&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Neuromodulation ==&lt;br /&gt;
Le GHB est souvent perçu comme une drogue « sédative », mais ses effets sont en réalité beaucoup plus complexes. Il agit comme un '''neurotransmetteur''', c’est-à-dire qu’il influence en profondeur l'équilibre entre plusieurs substances chimiques du cerveau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Quel est le rôle du GHB dans ses concentrations physiologiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À des concentrations physiologiques, le GHB active principalement un récepteur spécifique qu’on appelle tout simplement le '''récepteur GHB'''. Ce récepteur se trouve dans certaines zones cérébrales sensibles, comme l’hippocampe (mémoire), le cortex (perception) et le thalamus (relais sensoriels)&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand ce récepteur est activé&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt; :&lt;br /&gt;
* Il '''diminue la libération de deux neurotransmetteurs clés''' : le GABA (un inhibiteur) et le glutamate (un excitateur).&lt;br /&gt;
* Il agit au niveau des '''terminaisons présynaptiques''' – c’est un peu comme s’il ajustait le &amp;quot;volume&amp;quot; de la communication neuronale en amont.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Que se passe-t-il en cas de consommation récréative ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand la dose de GHB augmente (dans un cadre récréatif ou abusif), ses effets dépassent la concentration physiologique de plusieurs millier de fois. Ses effets s’étendent à un autre récepteur : le récepteur '''GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le GABA-B est un récepteur plus général, impliqué dans la régulation de l’excitabilité cérébrale.&lt;br /&gt;
* Le GHB peut l’activer de deux façons :&lt;br /&gt;
**1. directement, à haute concentration ;&lt;br /&gt;
**2. indirectement, en étant transformé en GABA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’activation du récepteur GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt; par le GHB entraîne&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt; :&lt;br /&gt;
* une inhibition généralisée de l’activité cérébrale,&lt;br /&gt;
* des effets tels que sédation, perte de mémoire, ralentissement moteur,&lt;br /&gt;
* et, à très haute dose, coma, convulsions, voire arrêt respiratoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pourquoi est-ce addictif, sur le plan neurobiologique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le système dopaminergique joue un rôle central dans les fonctions de '''motivation, plaisir, mouvement, attention et récompense'''. Le GHB, bien qu’il soit souvent classé parmi les dépresseurs, a un impact complexe et biphasique sur ce système. Voici une traduction en français du paragraphe '''GHB and reward''' de Wong et al., 2004&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Wong et al., 2004&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Le mécanisme des propriétés addictives du GHB n’est pas clairement établi. À l’échelle moléculaire, une exposition chronique au GHB entraînerait probablement une désensibilisation des récepteurs au GHB et des récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, comme cela a été démontré in vitro [59,60], réduisant ainsi leur capacité à inhiber la libération de neurotransmetteurs. Ainsi, dans des conditions de consommation chronique de GHB, il est possible que des mécanismes compensatoires se mettent en place pour contrebalancer l’inhibition de la libération de dopamine, ce qui pourrait en réalité entraîner une augmentation de la libération de dopamine, de GABA et/ou de glutamate. Ce scénario pourrait contribuer aux propriétés addictives du GHB.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Que fait le GHB à la dopamine ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'effet du GHB sur la dopamine dépendrait :&lt;br /&gt;
* de la dose,&lt;br /&gt;
* du mode d’administration (aiguë ou chronique),&lt;br /&gt;
* et du temps écoulé après la prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À court terme, lors d'une prise aiguë, le GHB inhibe temporairement la libération de dopamine dans certaines régions cérébrales, comme le striatum&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;. Cela peut expliquer les effets de sédation, de détente, d'anxiolyse, et parfois un sentiment de &amp;quot;lâcher prise&amp;quot; émotionnel juste après la prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À plus long terme, avec des prises répétées ou chroniques, le cerveau s’adapte en augmentant le nombre ou la sensibilité des récepteurs dopaminergiques. Résultat : des effets paradoxaux peuvent apparaître, comme une stimulation ou un état d’euphorie&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce &amp;quot;rebond&amp;quot; dopaminergique pourrait être une piste pour mieux comprendre le potentiel addictif du GHB. Le GHB est parfois perçu comme une drogue « clean » ou « douce », notamment parce qu’il ne stimule pas directement le système de récompense comme la cocaïne. Mais :&lt;br /&gt;
* Son effet inhibiteur n’est que temporaire.&lt;br /&gt;
* L’adaptation du cerveau peut créer une dépendance insidieuse, fondée sur une dysrégulation progressive du système de récompense.&lt;br /&gt;
* Beaucoup d'usagers sur Psychoactif racontent que leurs problèmes de GHB se sont installés très progressivement, parfois sur plusieurs années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des études animales ont montré que les effets moteurs sédatifs du GHB étaient associés à une baisse de dopamine mesurée par un de ses métabolite. Ces effets peuvent être bloqués par des antagonistes GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, ce qui confirme que l’effet dopaminergique passe essentiellement par l’activation de GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, et non directement par les récepteurs dopaminergiques&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais ce sujet reste à ce jour très mal compris, car d'autres agonistes du GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, comme le baclofène, n'ont aucun intérêt récréatif. Aujourd'hui, la science n'a pas encore à cette question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En résumé ===&lt;br /&gt;
* Le GHB déstabilise le système dopamine de manière progressive et silencieuse.&lt;br /&gt;
* Il combine relaxation initiale et recherche de récompense différée.&lt;br /&gt;
* C’est cette dynamique qui fait que la dépendance met du temps à s'installer et en fait une substance piégeuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Syndrome de sevrage au GHB : description et évolution chronologique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Symptômes principaux ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sevrage au [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-hydroxybutyrate] ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GHB]) et à ses dérivés ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-butanediol] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-BD]] et [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-butyrolactone] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GBL]]) peut être sévère et potentiellement mortel&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot;&amp;gt;Dyer, J. E., Roth, B., &amp;amp; Hyma, B. A. (2001). Gamma-hydroxybutyrate withdrawal syndrome. ''Annals of Emergency Medicine'', 37(2), 147-153. doi: 10.1067/mem.2001.112985 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans le cas de la personne décédée, voici une traduction en français de l'article de Dyer et al., 2001&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Dyer et al., 2001&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Un homme de 24 ans, employé comme expert en assurances, s'est présenté dans un centre de crise en se plaignant d'hallucinations auditives et visuelles. Il a admis une consommation massive de GHB sur une période de 10 mois, augmentant progressivement les doses afin de prévenir l'apparition des hallucinations liées au sevrage. Sa dernière prise avait eu lieu juste avant son évaluation. À ce moment-là, aucun signe clinique d’hallucinations n’a été observé et il a été renvoyé avec des instructions pour un suivi en centre de désintoxication.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux mois plus tard, il s’est présenté dans un centre de désintoxication en se plaignant de nausées, vomissements et diarrhées persistants depuis 2 mois. Il décrivait également une grande faiblesse musculaire, un gonflement du corps, une diplopie (vision double), une vision floue, un essoufflement, une fréquence urinaire accrue, une soif intense, des évanouissements et une perte d'appétit. Il consommait du GHB toutes les 30 minutes, sa dernière dose remontant à seulement 20 minutes avant son arrivée. Il niait toute autre consommation de drogue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l'examen, il présentait des pupilles dilatées, un tremblement important et une anxiété marquée. Son électrocardiogramme (ECG) montrait un rythme sinusal normal, mais avec une hypertrophie ventriculaire gauche et une ischémie possible de la paroi inférieure. Il a été hospitalisé et traité au lorazépam pour gérer son agitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours des 24 heures suivantes, son état s'est aggravé : il a développé une tachycardie, une agressivité, des hallucinations visuelles persistantes et des tremblements incontrôlables. Son hospitalisation a été compliquée par une pneumonie lobaire inférieure droite, nécessitant une intubation et une ventilation mécanique pendant 6 jours sous sédation au propofol. Après son extubation, il restait confus et délirant malgré l'administration continue de benzodiazépines et d'antipsychotiques. Son agitation persistante nécessitait l'utilisation de contentions en cuir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 12ᵉ jour d’hospitalisation, son état semblait s’améliorer, et le lorazépam était progressivement réduit. Le 13ᵉ jour, il était toujours délirant mais restait réveillable. Cependant, dans la soirée, il a présenté un épisode soudain de contractions musculaires généralisées avec un regard figé vers le haut. Il a ensuite subi un arrêt cardiaque, précédé d’une bradycardie sévère. Malgré des tentatives agressives de réanimation incluant atropine, épinéphrine et défibrillation, le patient est décédé.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus généralement, une revue de 27 études comportant en tout 57 cas de syndrômes de sevrage a rapporté les statistiques suivantes :&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;Wojtowicz, J. M., Yegles, M., &amp;amp; Wennig, R. (2008). &amp;quot;Withdrawal from gamma-hydroxybutyrate, 1,4-butanediol and gamma-butyrolactone: A case report and systematic review.&amp;quot; ''CJEM'', 10(1), 69-74. doi: 10.1017/S1481803500009851 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wojtowicz_et_al_2008.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Répartition des substances impliquées dans les cas de sevrage :&lt;br /&gt;
*GHB : 36 cas (63 %)&lt;br /&gt;
*GBL : 18 cas (32 %)&lt;br /&gt;
*1,4-BD : 3 cas (5 %)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ Statistiques des complications du syndrome de sevrage au GHB&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Complication !! Fréquence parmi les patients (%)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tremblements''' || 67 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Delirium tremens''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tachycardie''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Insomnie''' || 58 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Convulsions''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Rhabdomyolyse''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Décès''' || 1.75 % (1 seul cas &amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;)&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage présente de nombreuses similitudes avec le syndrome de sevrage alcoolique (tremblements, tachycardie, delirium). Cependant, à la différence avec le syndrome de sevrage alcoolique, '''il se caractérise par la rapidité et la brutalité des symptômes''', en particulier dans les cas graves. Les symptômes apparaissent généralement 1 à 6 heures après la dernière prise de GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais peuvent apparaître dès 30 minutes dans les cas graves. Ils atteignent leur intensité maximale au bout de 24 à 72 heures. Les principaux symptômes incluent :&lt;br /&gt;
* '''Agitation et anxiété'''&lt;br /&gt;
* '''Insomnie sévère'''&lt;br /&gt;
* '''Tremblements'''&lt;br /&gt;
* '''Tachycardie et hypertension'''&lt;br /&gt;
* '''Delirium tremens'''&lt;br /&gt;
* '''Convulsions'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Carai2005&amp;quot;&amp;gt;Carai, M. A. M., Colombo, G., &amp;amp; Gessa, G. L. (2005). &amp;quot;Withdrawal syndrome from gamma-hydroxybutyric acid (GHB) and 1,4-butanediol (1,4-BD) in Sardinian alcohol-preferring rats.&amp;quot; ''Brain Research Protocols'', 15(1), 75-78. doi: 10.1016/j.brainresprot.2005.04.001 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/carai_et_al_2005.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhabdomyolyse'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Évolution temporelle du sevrage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage évolue en plusieurs phases :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase précoce (6-12h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Anxiété, agitation, tremblements, insomnie.&lt;br /&gt;
** Augmentation du rythme cardiaque et de la pression artérielle.&lt;br /&gt;
** Nausées et vomissements possibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase aiguë (24-72h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Apparition des symptômes les plus sévères.&lt;br /&gt;
** Risque de delirium avec hallucinations visuelles et auditives&lt;br /&gt;
** Possibles crises convulsives et complications métaboliques (rhabdomyolyse, troubles électrolytiques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase de résorption (3-7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Réduction progressive des symptômes psychotiques.&lt;br /&gt;
** Fatigue intense, épisodes résiduels d’anxiété et troubles du sommeil persistants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase tardive (&amp;gt;7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Récupération progressive des fonctions cognitives.&lt;br /&gt;
** Anxiété et troubles du sommeil pouvant persister plusieurs semaines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Facteurs influençant la sévérité du sevrage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gravité du syndrome de sevrage dépend de plusieurs facteurs :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Durée et quantité de consommation''' : Plus l'usage est prolongé et à forte dose, plus le sevrage est sévère.&lt;br /&gt;
* '''Fréquence des prises''' : Un usage régulier avec des prises toutes les 2 à 4 heures augmente le risque de dépendance sévère&lt;br /&gt;
* '''Co-intoxication''' : L'association avec d'autres dépresseurs du SNC (alcool, benzodiazépines) peut aggraver le sevrage et compliquer sa gestion&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Benzodiazépine et barbituriques =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'utilisation du diazépam dans le cadre du sevrage au GHB repose sur son action sur les récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;A&amp;lt;/sub&amp;gt;. Il permet d'atténuer l'hyperexcitabilité du système nerveux central induite par l'arrêt brutal du GHB et de ses analogues (GBL, 1,4-BD)&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Données cliniques sur l'efficacité du diazépam ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs études rapportent l'administration de benzodiazépines, dont le diazépam, à des doses élevées chez des patients en sevrage sévère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Une revue de cas indique que, sur 57 épisodes de sevrage recensés, la majorité des patients ont reçu des benzodiazépines comme traitement principal. Cependant, des doses très élevées ont été nécessaires pour contrôler l'agitation et les hallucinations. Dans certains cas, le diazépam seul n’a pas suffi, nécessitant l'ajout de barbituriques&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
* Une autre étude décrit des échecs partiels du diazépam dans les formes sévères du sevrage. Un protocole couramment utilisé consiste à administrer des benzodiazépines à haute dose dès l'apparition des premiers symptômes, avec un ajustement en fonction de l'évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;Wood DM, Brailsford AD, Dargan PI. [https://doi.org/10.1002/dta.292 ''Acute toxicity and withdrawal syndromes related to gamma-hydroxybutyrate (GHB) and its analogues'']. Drug Testing and Analysis. 2011.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Résistance au diazépam ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'efficacité du diazépam n'est pas systématique. Plusieurs études signalent des cas où de fortes doses n'ont pas permis de contrôler les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Dans 4 cas recensés, des doses de diazépam supérieures à 100 mg/jour n’ont pas suffi à contrôler le syndrome de sevrage, nécessitant l'utilisation de pentobarbital&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il est suggéré que cette résistance pourrait être liée à l'action dominante du GHB sur les récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, alors que le diazépam cible principalement les récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;A&amp;lt;/sub&amp;gt;. Ainsi, l'utilisation du baclofène, un agoniste GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, est proposée comme alternative dans les cas réfractaires&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Protocoles cliniques documentés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les études recensées ne proposent pas de consensus unique, mais plusieurs approches ont été décrites :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* **Protocole symptomatique** : administration de diazépam en fonction de l’intensité des symptômes, avec un ajustement progressif selon l’évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
* **Protocole de réduction progressive** : introduction du diazépam à haute dose suivie d’une décroissance sur plusieurs jours, similaire aux protocoles de sevrage alcoolique&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Sevrage progressif avec du GHB pharmaceutique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' (Detoxification with Titration and Tapering) est une méthode de sevrage médicalisé du GHB mise en place aux Pays-Bas. Il repose sur une substitution du GHB de rue ou de ses analogues ([[GBL,_effets,_risques,_témoignages|GBL]], [[1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_témoignages|1,4-BDO]], etc) par du GHB pharmaceutique, suivie d’une réduction progressive des doses afin d’éviter un sevrage brutal et potentiellement dangereux. Ce protocole a été testé sur 229 patients et a montré un taux de réussite de 85 %, bien qu’un suivi post-sevrage soit indispensable pour éviter les rechutes &amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectifs du protocole ==&lt;br /&gt;
* '''Assurer un sevrage sécurisé''' en évitant les complications graves (délirium, convulsions, agitation sévère).&lt;br /&gt;
* '''Réduire progressivement la dose''' pour minimiser les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
* '''Accompagner le patient''' avec un suivi médical et psychologique adapté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Déroulement du protocole ==&lt;br /&gt;
Le protocole se déroule en trois étapes :  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1. Phase de titration (stabilisation) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Remplacer le GHB de rue par une dose équivalente de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Administration de la première dose''' dans les 2,5 heures après la dernière prise de GHB de rue.&lt;br /&gt;
* '''Dosage initial''' : environ 70 % de la dose habituelle de l'usager.&lt;br /&gt;
* '''Ajustements toutes les 2 à 3 heures''' pour stabiliser le patient et éviter les symptômes de sevrage graves.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des signes vitaux''' (pression artérielle, rythme cardiaque, état psychologique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2. Phase de réduction progressive des doses (tapering) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Diminuer progressivement la dose de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Schéma de réduction''' : diminution de 0,3 g par prise par jour.&lt;br /&gt;
* '''Espacement des prises''' : toutes les 2 à 3 heures, y compris la nuit.&lt;br /&gt;
* '''Traitements complémentaires possibles''' en cas de symptômes sévères :&lt;br /&gt;
** '''Hypertension''' → métoprolol (50-100 mg).&lt;br /&gt;
** '''Anxiété et agitation''' → diazépam (5-30 mg).&lt;br /&gt;
** '''Insomnie''' → temazepam 10 mg&lt;br /&gt;
** '''Délirium ou psychose''' → antipsychotiques (halopéridol, olanzapine).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; width:100%;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ '''Exemple de programme de réduction progressive du GHB pharmaceutique (en grammes) avec un intervalle de 3 heures&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;/&amp;gt;'''&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Heure !! Jour 1 !! Jour 2 !! Jour 3 !! Jour 4 !! Jour 5 !! Jour 6 !! Jour 7 !! Jour 8 !! Jour 9 !! Jour 10 !! Jour 11 !! Jour 12 !! Jour 13 !! Jour 14 !! Jour 15&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 08:00 || 4.5 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 11:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 14:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 17:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 20:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 23:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 02:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 05:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! '''Total (g de GHB)''' || 38.1 || 36 || 33.6 || 31.2 || 29 || 26.4 || 24 || 21.6 || 19.2 || 16.8 || 14.4 || 12 || 9.6 || 7.2 || 4.8&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Note :''' Cet exemple est basé sur un patient masculin de 23 ans, avec des antécédents de trouble anxieux social, utilisant du GHB fait maison depuis 4 ans, à raison de '''12 ml toutes les 60 à 90 minutes''' et '''2 prises nocturnes'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3. Phase de récupération (post-sevrage) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Stabiliser le patient après l’arrêt du GHB.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des symptômes résiduels''' (troubles du sommeil, anxiété).&lt;br /&gt;
* '''Suivi psychologique''' indispensable pour prévenir les rechutes.&lt;br /&gt;
* '''Accompagnement vers une prise en charge à long terme''' (thérapie, groupes de soutien, réduction des risques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Résultats et limites ==&lt;br /&gt;
* '''Taux de réussite''' : 85 % des patients ont réussi à arrêter le GHB à l’issue du protocole.&lt;br /&gt;
* '''Durée moyenne''' : 12,5 jours de traitement.&lt;br /&gt;
* '''Complications possibles''' : hypertension, anxiété, délirium dans certains cas.&lt;br /&gt;
* '''Taux de rechute élevé (69 % à 3 mois)''' → nécessité d’un suivi post-sevrage renforcé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' représente une alternative efficace et plus sûre que l'arrêt brutal du GHB ou que l'utilisation de benzodiazépines seules. Cependant, en raison du '''taux élevé de rechute à 3 mois''', il est essentiel d'assurer un '''accompagnement médical et psychologique à long terme'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB = Le GHB pharmaceutique n'est disponible en France que de façon tres encadree (Xyrem) et n'a pas d'AMM pour le sevrage du GHB. La faisabilite de ce protocole n'est donc, malheureusement, pas tres probable en France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Baclofène =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le baclofène est un agoniste sélectif des récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;. À ce titre, il est mentionné par plusieurs études comme adjuvant pour un sevrage&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;lingfordetal2016&amp;quot;&amp;gt;Lingford-Hughes, Anne and Patel, Yash and Bowden-Jones, Owen and Crawford, Mike J. and Dargan, Paul I. and Gordon, Fabiana and Parrott, Steve and Weaver, Trials, 17'', ISSN: 1745-6215, doi: 10.1186/s13063-016-1593-9 [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/lingford-hughes2016.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Étude sur l’utilisation du baclofène pour le sevrage au GHB ==&lt;br /&gt;
Une étude de faisabilité a évalué l’efficacité potentielle du baclofène en tant qu’adjuvant au traitement par benzodiazépines dans le cadre du sevrage au GHB (gamma-hydroxybutyrate) et à ses analogues, principalement le GBL (gamma-butyrolactone)&amp;lt;ref name=&amp;quot;lingfordetal2016&amp;quot; /&amp;gt;. Voici une citation de l'article (traduction en français avec l'IA) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Lingford et al., 2016&amp;lt;ref name=&amp;quot;lingfordetal2016&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Puisque le GHB/GBL agit comme un agoniste des récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, l'utilisation d'un autre agoniste GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, le baclofène, pour atténuer les symptômes de sevrage présente une validité pharmacologique.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB/GBL, bien que peu utilisé dans la population générale, présente une forte prévalence d’usage chez certains groupes comme les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, et entraîne un syndrome de sevrage pouvant être grave, voire mortel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le protocole de cette étude prospective, randomisée, en double aveugle et contrôlée par placebo, visait à tester la faisabilité d’un essai clinique à grande échelle. Quatre-vingt-huit participants ont été répartis entre sevrage planifié (ambulatoire) et non planifié (hospitalier). En plus de leur traitement standard par benzodiazépines, certains recevaient du baclofène (10 mg trois fois par jour), avec un sous-groupe ambulatoire recevant également un pré-traitement de deux jours avant le début du sevrage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les critères d’évaluation comprenaient la sévérité des symptômes de sevrage (échelles CIWA-Ar et SAT), l’anxiété, la dépression, la qualité du sommeil, les complications (ex. : delirium), et les hospitalisations nécessaires. Des données qualitatives sur l’acceptabilité du traitement ont également été recueillies auprès des patients et des cliniciens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les résultats de cette étude permettront d’orienter un futur essai contrôlé de grande ampleur. L’usage du baclofène comme agoniste GABAB est pharmacologiquement pertinent, car il cible le même système que le GHB, et pourrait réduire les risques liés au sevrage qui ne sont pas toujours bien contrôlés par les benzodiazépines seules.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Prévention de la rechute ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une étude a examiné l'efficacité du baclofène pour prévenir les rechutes chez les patients dépendants au gamma-hydroxybutyrate (GHB) après une désintoxication&amp;lt;ref name=&amp;quot;beurmanjeretal&amp;quot;&amp;gt;Beurmanjer, Harmen et al., 2018 ''Baclofen to Prevent Relapse in Gamma-Hydroxybutyrate (GHB)-Dependent Patients: A Multicentre, Open-Label, Non-Randomized, Controlled Trial.'' CNS Drugs, vol. 32, no. 5, 2018, pp. 437–442. Springer Science and Business Media LLC. doi: 10.1007/s40263-018-0516-6 [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/beurmangeretal2018.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Réalisée aux Pays-Bas, cette étude multicentrique, ouverte et non randomisée a comparé un groupe recevant un traitement standard (TAU) à un groupe recevant du baclofène (45–60 mg/jour) en plus du TAU. Les résultats ont montré une réduction significative des rechutes hebdomadaires et des abandons de traitement dans le groupe baclofène (24 % contre 50 %)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que les taux d’usage occasionnel (lapse) n’aient pas différé. Les effets secondaires étaient globalement modérés, principalement de la fatigue, de la somnolence et des symptômes dépressifs. Ces résultats suggèrent que le baclofène pourrait être un traitement prometteur pour maintenir l’abstinence après une désintoxication au GHB, bien que des études plus robustes soient encore nécessaires pour confirmer ces conclusions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Articles à citer :&lt;br /&gt;
McDonough et al&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heiko</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11709</id>
		<title>GHB et sevrage : Ce que les soignants et les usagers doivent savoir</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11709"/>
		<updated>2025-06-04T20:14:40Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Heiko : /* Baclofène */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;div style=&amp;quot;border: 2px solid orange; background-color: #fff3cd; padding: 10px; text-align: center; font-size: 1.2em;&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
🚧 &amp;lt;b&amp;gt;Page en cours de construction&amp;lt;/b&amp;gt; 🚧  &lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;Cette page est en cours de rédaction. Son contenu peut évoluer. Vous pouvez contribuer à son amélioration.  &lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les soignants :'''&lt;br /&gt;
*⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;L'usager qui a écrit ce wiki n'est pas médecin. Il vous appartient d'exercer votre esprit critique sur son contenu.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️ Votre contribution sera la bienvenue.&lt;br /&gt;
*Ce wiki est un état de l'art sur les connaissances médicales et pharmacologiques actuelles sur le GHB et ses dérivés. Ce ne sont pas des recommendations.&lt;br /&gt;
*Tous les informations citée sont sourcées avec des publications médicales.&lt;br /&gt;
*Toutes ces publications ont été uploadées sur Psychoactif et sont immédiatement consultables via le lien &amp;quot;Lire l'article&amp;quot;.&lt;br /&gt;
*Le taux de rechute du GHB à 3 mois va de 60%&amp;lt;ref name=&amp;quot;Beurmanger et al., 2018&amp;quot;&amp;gt;Beurmanjer, Harmen and Kamal, Rama M. and de Jong, Cor A. J. and Dijkstra, Boukje A. G. and Schellekens, Arnt F. A., 2018 Baclofen to Prevent Relapse in Gamma-Hydroxybutyrate (GHB)-Dependent Patients: A Multicentre, Open-Label, Non-Randomized, Controlled Trial. ''CNS Drugs'', 32(5), 437–442. ISSN: 1179-1934 doi: 10.1007/s40263-018-0516-6. PMID: 14723976. - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/beurmangeretal2018.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt; à 70%&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;&amp;gt;Dijkstra, B.A.G., Kamal, R., van Noorden, M.S., de Haan, H., Loonen, A.J.M., &amp;amp; De Jong, C.A.J. (2016). Detoxification with titration and tapering in gamma-hydroxybutyrate (GHB) dependent patients: The Dutch GHB monitor project. ''Drug and Alcohol Dependence, 170'', 164-173. doi: 10.1016/j.drugalcdep.2016.11.014&lt;br /&gt;
[https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/173/detoxification_with_titration_and_tapering_in_gamm.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les usagers qui ont une dépendance physique forte :'''&lt;br /&gt;
*'''⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;Ne tentez jamais de faire un sevrage &amp;quot;Cold turkey&amp;quot;. Vous pourriez en crever.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️'''&lt;br /&gt;
*En cas de sevrage forcé, rendez-vous aux urgences.&lt;br /&gt;
*Faites lire ce PsychoWiki par vos soignants.&lt;br /&gt;
*Si vous êtes mis en garde à vue, demandez à être examiné par un médecin. Ce droit est garanti par [https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006575081/2002-03-05 l'article 63-3 du Code de procédure pénale]. Faites-lui lire cet article car c'est lui qui décide si votre état est compatible ou non avec une garde à vue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Propriétés pharmacologiques du GHB =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Origine et métabolisme ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le gamma-hydroxybutyrate (GHB)''' est un composé naturellement présent dans le cerveau des mammifères, dérivé du neurotransmetteur GABA. Il possède à la fois des fonctions physiologiques comme neuromodulateur, et des effets pharmacologiques marqués à fortes doses&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot;&amp;gt;Wong CG, Gibson KM, Snead OC 3rd. From the street to the brain: neurobiology of the recreational drug gamma-hydroxybutyric acid. Trends Pharmacol Sci. 2004 Jan;25(1):29-34. doi: 10.1016/j.tips.2003.11.001. PMID: 14723976. - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wong2004.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce qui en fait une substance à double facette : thérapeutique et potentiellement abusive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB est naturellement synthétisé dans le cerveau à partir de son précurseur principal, le GABA (acide γ-aminobutyrique). Il possède dans le cerveau son propre récepteur : le récepteur au GHB. Le GHB peut être reconverti en en GABA, créant un cycle métabolique dynamique entre GABA et GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Récepteurs cibles ==&lt;br /&gt;
Le GHB agit via deux récepteurs distincts :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le '''récepteur GHB''', Il est activé aux concentrations physiologiques (nanomolaires à micromolaires).&lt;br /&gt;
* Le '''récepteur GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;'''. Dans les concentration physiologiques, le GHB ne se lie pas aux récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;. Cependant, en cas d'apport exogène, sa concentration atteint plusieurs milliers de fois sa valeur physiologique. Dans ces conditions là (concentration millimolaire), le GHB active les récepteur GABA-B. Soit directement, soit indirectement via sa conversion en GABA. Et ça, on le sait parce que lorsqu'on co-administre un antagoniste des GABA-B à des rats en même temps que du GHB, les effets sédatifs du GHB sont bloqués&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Neuromodulation ==&lt;br /&gt;
Le GHB est souvent perçu comme une drogue « sédative », mais ses effets sont en réalité beaucoup plus complexes. Il agit comme un '''neurotransmetteur''', c’est-à-dire qu’il influence en profondeur l'équilibre entre plusieurs substances chimiques du cerveau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Quel est le rôle du GHB dans ses concentrations physiologiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À des concentrations physiologiques, le GHB active principalement un récepteur spécifique qu’on appelle tout simplement le '''récepteur GHB'''. Ce récepteur se trouve dans certaines zones cérébrales sensibles, comme l’hippocampe (mémoire), le cortex (perception) et le thalamus (relais sensoriels)&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand ce récepteur est activé&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt; :&lt;br /&gt;
* Il '''diminue la libération de deux neurotransmetteurs clés''' : le GABA (un inhibiteur) et le glutamate (un excitateur).&lt;br /&gt;
* Il agit au niveau des '''terminaisons présynaptiques''' – c’est un peu comme s’il ajustait le &amp;quot;volume&amp;quot; de la communication neuronale en amont.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Que se passe-t-il en cas de consommation récréative ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand la dose de GHB augmente (dans un cadre récréatif ou abusif), ses effets dépassent la concentration physiologique de plusieurs millier de fois. Ses effets s’étendent à un autre récepteur : le récepteur '''GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le GABA-B est un récepteur plus général, impliqué dans la régulation de l’excitabilité cérébrale.&lt;br /&gt;
* Le GHB peut l’activer de deux façons :&lt;br /&gt;
**1. directement, à haute concentration ;&lt;br /&gt;
**2. indirectement, en étant transformé en GABA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’activation du récepteur GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt; par le GHB entraîne&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt; :&lt;br /&gt;
* une inhibition généralisée de l’activité cérébrale,&lt;br /&gt;
* des effets tels que sédation, perte de mémoire, ralentissement moteur,&lt;br /&gt;
* et, à très haute dose, coma, convulsions, voire arrêt respiratoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pourquoi est-ce addictif, sur le plan neurobiologique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le système dopaminergique joue un rôle central dans les fonctions de '''motivation, plaisir, mouvement, attention et récompense'''. Le GHB, bien qu’il soit souvent classé parmi les dépresseurs, a un impact complexe et biphasique sur ce système. Voici une traduction en français du paragraphe '''GHB and reward''' de Wong et al., 2004&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Wong et al., 2004&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Le mécanisme des propriétés addictives du GHB n’est pas clairement établi. À l’échelle moléculaire, une exposition chronique au GHB entraînerait probablement une désensibilisation des récepteurs au GHB et des récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, comme cela a été démontré in vitro [59,60], réduisant ainsi leur capacité à inhiber la libération de neurotransmetteurs. Ainsi, dans des conditions de consommation chronique de GHB, il est possible que des mécanismes compensatoires se mettent en place pour contrebalancer l’inhibition de la libération de dopamine, ce qui pourrait en réalité entraîner une augmentation de la libération de dopamine, de GABA et/ou de glutamate. Ce scénario pourrait contribuer aux propriétés addictives du GHB.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Que fait le GHB à la dopamine ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'effet du GHB sur la dopamine dépendrait :&lt;br /&gt;
* de la dose,&lt;br /&gt;
* du mode d’administration (aiguë ou chronique),&lt;br /&gt;
* et du temps écoulé après la prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À court terme, lors d'une prise aiguë, le GHB inhibe temporairement la libération de dopamine dans certaines régions cérébrales, comme le striatum&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;. Cela peut expliquer les effets de sédation, de détente, d'anxiolyse, et parfois un sentiment de &amp;quot;lâcher prise&amp;quot; émotionnel juste après la prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À plus long terme, avec des prises répétées ou chroniques, le cerveau s’adapte en augmentant le nombre ou la sensibilité des récepteurs dopaminergiques. Résultat : des effets paradoxaux peuvent apparaître, comme une stimulation ou un état d’euphorie&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce &amp;quot;rebond&amp;quot; dopaminergique pourrait être une piste pour mieux comprendre le potentiel addictif du GHB. Le GHB est parfois perçu comme une drogue « clean » ou « douce », notamment parce qu’il ne stimule pas directement le système de récompense comme la cocaïne. Mais :&lt;br /&gt;
* Son effet inhibiteur n’est que temporaire.&lt;br /&gt;
* L’adaptation du cerveau peut créer une dépendance insidieuse, fondée sur une dysrégulation progressive du système de récompense.&lt;br /&gt;
* Beaucoup d'usagers sur Psychoactif racontent que leurs problèmes de GHB se sont installés très progressivement, parfois sur plusieurs années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des études animales ont montré que les effets moteurs sédatifs du GHB étaient associés à une baisse de dopamine mesurée par un de ses métabolite. Ces effets peuvent être bloqués par des antagonistes GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, ce qui confirme que l’effet dopaminergique passe essentiellement par l’activation de GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, et non directement par les récepteurs dopaminergiques&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais ce sujet reste à ce jour très mal compris, car d'autres agonistes du GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, comme le baclofène, n'ont aucun intérêt récréatif. Aujourd'hui, la science n'a pas encore à cette question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En résumé ===&lt;br /&gt;
* Le GHB déstabilise le système dopamine de manière progressive et silencieuse.&lt;br /&gt;
* Il combine relaxation initiale et recherche de récompense différée.&lt;br /&gt;
* C’est cette dynamique qui fait que la dépendance met du temps à s'installer et en fait une substance piégeuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Syndrome de sevrage au GHB : description et évolution chronologique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Symptômes principaux ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sevrage au [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-hydroxybutyrate] ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GHB]) et à ses dérivés ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-butanediol] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-BD]] et [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-butyrolactone] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GBL]]) peut être sévère et potentiellement mortel&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot;&amp;gt;Dyer, J. E., Roth, B., &amp;amp; Hyma, B. A. (2001). Gamma-hydroxybutyrate withdrawal syndrome. ''Annals of Emergency Medicine'', 37(2), 147-153. doi: 10.1067/mem.2001.112985 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans le cas de la personne décédée, voici une traduction en français de l'article de Dyer et al., 2001&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Dyer et al., 2001&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Un homme de 24 ans, employé comme expert en assurances, s'est présenté dans un centre de crise en se plaignant d'hallucinations auditives et visuelles. Il a admis une consommation massive de GHB sur une période de 10 mois, augmentant progressivement les doses afin de prévenir l'apparition des hallucinations liées au sevrage. Sa dernière prise avait eu lieu juste avant son évaluation. À ce moment-là, aucun signe clinique d’hallucinations n’a été observé et il a été renvoyé avec des instructions pour un suivi en centre de désintoxication.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux mois plus tard, il s’est présenté dans un centre de désintoxication en se plaignant de nausées, vomissements et diarrhées persistants depuis 2 mois. Il décrivait également une grande faiblesse musculaire, un gonflement du corps, une diplopie (vision double), une vision floue, un essoufflement, une fréquence urinaire accrue, une soif intense, des évanouissements et une perte d'appétit. Il consommait du GHB toutes les 30 minutes, sa dernière dose remontant à seulement 20 minutes avant son arrivée. Il niait toute autre consommation de drogue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l'examen, il présentait des pupilles dilatées, un tremblement important et une anxiété marquée. Son électrocardiogramme (ECG) montrait un rythme sinusal normal, mais avec une hypertrophie ventriculaire gauche et une ischémie possible de la paroi inférieure. Il a été hospitalisé et traité au lorazépam pour gérer son agitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours des 24 heures suivantes, son état s'est aggravé : il a développé une tachycardie, une agressivité, des hallucinations visuelles persistantes et des tremblements incontrôlables. Son hospitalisation a été compliquée par une pneumonie lobaire inférieure droite, nécessitant une intubation et une ventilation mécanique pendant 6 jours sous sédation au propofol. Après son extubation, il restait confus et délirant malgré l'administration continue de benzodiazépines et d'antipsychotiques. Son agitation persistante nécessitait l'utilisation de contentions en cuir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 12ᵉ jour d’hospitalisation, son état semblait s’améliorer, et le lorazépam était progressivement réduit. Le 13ᵉ jour, il était toujours délirant mais restait réveillable. Cependant, dans la soirée, il a présenté un épisode soudain de contractions musculaires généralisées avec un regard figé vers le haut. Il a ensuite subi un arrêt cardiaque, précédé d’une bradycardie sévère. Malgré des tentatives agressives de réanimation incluant atropine, épinéphrine et défibrillation, le patient est décédé.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus généralement, une revue de 27 études comportant en tout 57 cas de syndrômes de sevrage a rapporté les statistiques suivantes :&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;Wojtowicz, J. M., Yegles, M., &amp;amp; Wennig, R. (2008). &amp;quot;Withdrawal from gamma-hydroxybutyrate, 1,4-butanediol and gamma-butyrolactone: A case report and systematic review.&amp;quot; ''CJEM'', 10(1), 69-74. doi: 10.1017/S1481803500009851 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wojtowicz_et_al_2008.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Répartition des substances impliquées dans les cas de sevrage :&lt;br /&gt;
*GHB : 36 cas (63 %)&lt;br /&gt;
*GBL : 18 cas (32 %)&lt;br /&gt;
*1,4-BD : 3 cas (5 %)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ Statistiques des complications du syndrome de sevrage au GHB&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Complication !! Fréquence parmi les patients (%)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tremblements''' || 67 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Delirium tremens''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tachycardie''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Insomnie''' || 58 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Convulsions''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Rhabdomyolyse''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Décès''' || 1.75 % (1 seul cas &amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;)&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage présente de nombreuses similitudes avec le syndrome de sevrage alcoolique (tremblements, tachycardie, delirium). Cependant, à la différence avec le syndrome de sevrage alcoolique, '''il se caractérise par la rapidité et la brutalité des symptômes''', en particulier dans les cas graves. Les symptômes apparaissent généralement 1 à 6 heures après la dernière prise de GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais peuvent apparaître dès 30 minutes dans les cas graves. Ils atteignent leur intensité maximale au bout de 24 à 72 heures. Les principaux symptômes incluent :&lt;br /&gt;
* '''Agitation et anxiété'''&lt;br /&gt;
* '''Insomnie sévère'''&lt;br /&gt;
* '''Tremblements'''&lt;br /&gt;
* '''Tachycardie et hypertension'''&lt;br /&gt;
* '''Delirium tremens'''&lt;br /&gt;
* '''Convulsions'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Carai2005&amp;quot;&amp;gt;Carai, M. A. M., Colombo, G., &amp;amp; Gessa, G. L. (2005). &amp;quot;Withdrawal syndrome from gamma-hydroxybutyric acid (GHB) and 1,4-butanediol (1,4-BD) in Sardinian alcohol-preferring rats.&amp;quot; ''Brain Research Protocols'', 15(1), 75-78. doi: 10.1016/j.brainresprot.2005.04.001 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/carai_et_al_2005.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhabdomyolyse'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Évolution temporelle du sevrage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage évolue en plusieurs phases :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase précoce (6-12h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Anxiété, agitation, tremblements, insomnie.&lt;br /&gt;
** Augmentation du rythme cardiaque et de la pression artérielle.&lt;br /&gt;
** Nausées et vomissements possibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase aiguë (24-72h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Apparition des symptômes les plus sévères.&lt;br /&gt;
** Risque de delirium avec hallucinations visuelles et auditives&lt;br /&gt;
** Possibles crises convulsives et complications métaboliques (rhabdomyolyse, troubles électrolytiques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase de résorption (3-7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Réduction progressive des symptômes psychotiques.&lt;br /&gt;
** Fatigue intense, épisodes résiduels d’anxiété et troubles du sommeil persistants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase tardive (&amp;gt;7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Récupération progressive des fonctions cognitives.&lt;br /&gt;
** Anxiété et troubles du sommeil pouvant persister plusieurs semaines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Facteurs influençant la sévérité du sevrage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gravité du syndrome de sevrage dépend de plusieurs facteurs :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Durée et quantité de consommation''' : Plus l'usage est prolongé et à forte dose, plus le sevrage est sévère.&lt;br /&gt;
* '''Fréquence des prises''' : Un usage régulier avec des prises toutes les 2 à 4 heures augmente le risque de dépendance sévère&lt;br /&gt;
* '''Co-intoxication''' : L'association avec d'autres dépresseurs du SNC (alcool, benzodiazépines) peut aggraver le sevrage et compliquer sa gestion&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Benzodiazépine et barbituriques =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'utilisation du diazépam dans le cadre du sevrage au GHB repose sur son action sur les récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;A&amp;lt;/sub&amp;gt;. Il permet d'atténuer l'hyperexcitabilité du système nerveux central induite par l'arrêt brutal du GHB et de ses analogues (GBL, 1,4-BD)&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Données cliniques sur l'efficacité du diazépam ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs études rapportent l'administration de benzodiazépines, dont le diazépam, à des doses élevées chez des patients en sevrage sévère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Une revue de cas indique que, sur 57 épisodes de sevrage recensés, la majorité des patients ont reçu des benzodiazépines comme traitement principal. Cependant, des doses très élevées ont été nécessaires pour contrôler l'agitation et les hallucinations. Dans certains cas, le diazépam seul n’a pas suffi, nécessitant l'ajout de barbituriques&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
* Une autre étude décrit des échecs partiels du diazépam dans les formes sévères du sevrage. Un protocole couramment utilisé consiste à administrer des benzodiazépines à haute dose dès l'apparition des premiers symptômes, avec un ajustement en fonction de l'évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;Wood DM, Brailsford AD, Dargan PI. [https://doi.org/10.1002/dta.292 ''Acute toxicity and withdrawal syndromes related to gamma-hydroxybutyrate (GHB) and its analogues'']. Drug Testing and Analysis. 2011.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Résistance au diazépam ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'efficacité du diazépam n'est pas systématique. Plusieurs études signalent des cas où de fortes doses n'ont pas permis de contrôler les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Dans 4 cas recensés, des doses de diazépam supérieures à 100 mg/jour n’ont pas suffi à contrôler le syndrome de sevrage, nécessitant l'utilisation de pentobarbital&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il est suggéré que cette résistance pourrait être liée à l'action dominante du GHB sur les récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, alors que le diazépam cible principalement les récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;A&amp;lt;/sub&amp;gt;. Ainsi, l'utilisation du baclofène, un agoniste GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, est proposée comme alternative dans les cas réfractaires&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Protocoles cliniques documentés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les études recensées ne proposent pas de consensus unique, mais plusieurs approches ont été décrites :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* **Protocole symptomatique** : administration de diazépam en fonction de l’intensité des symptômes, avec un ajustement progressif selon l’évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
* **Protocole de réduction progressive** : introduction du diazépam à haute dose suivie d’une décroissance sur plusieurs jours, similaire aux protocoles de sevrage alcoolique&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Sevrage progressif avec du GHB pharmaceutique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' (Detoxification with Titration and Tapering) est une méthode de sevrage médicalisé du GHB mise en place aux Pays-Bas. Il repose sur une substitution du GHB de rue ou de ses analogues ([[GBL,_effets,_risques,_témoignages|GBL]], [[1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_témoignages|1,4-BDO]], etc) par du GHB pharmaceutique, suivie d’une réduction progressive des doses afin d’éviter un sevrage brutal et potentiellement dangereux. Ce protocole a été testé sur 229 patients et a montré un taux de réussite de 85 %, bien qu’un suivi post-sevrage soit indispensable pour éviter les rechutes &amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectifs du protocole ==&lt;br /&gt;
* '''Assurer un sevrage sécurisé''' en évitant les complications graves (délirium, convulsions, agitation sévère).&lt;br /&gt;
* '''Réduire progressivement la dose''' pour minimiser les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
* '''Accompagner le patient''' avec un suivi médical et psychologique adapté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Déroulement du protocole ==&lt;br /&gt;
Le protocole se déroule en trois étapes :  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1. Phase de titration (stabilisation) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Remplacer le GHB de rue par une dose équivalente de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Administration de la première dose''' dans les 2,5 heures après la dernière prise de GHB de rue.&lt;br /&gt;
* '''Dosage initial''' : environ 70 % de la dose habituelle de l'usager.&lt;br /&gt;
* '''Ajustements toutes les 2 à 3 heures''' pour stabiliser le patient et éviter les symptômes de sevrage graves.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des signes vitaux''' (pression artérielle, rythme cardiaque, état psychologique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2. Phase de réduction progressive des doses (tapering) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Diminuer progressivement la dose de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Schéma de réduction''' : diminution de 0,3 g par prise par jour.&lt;br /&gt;
* '''Espacement des prises''' : toutes les 2 à 3 heures, y compris la nuit.&lt;br /&gt;
* '''Traitements complémentaires possibles''' en cas de symptômes sévères :&lt;br /&gt;
** '''Hypertension''' → métoprolol (50-100 mg).&lt;br /&gt;
** '''Anxiété et agitation''' → diazépam (5-30 mg).&lt;br /&gt;
** '''Insomnie''' → temazepam 10 mg&lt;br /&gt;
** '''Délirium ou psychose''' → antipsychotiques (halopéridol, olanzapine).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; width:100%;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ '''Exemple de programme de réduction progressive du GHB pharmaceutique (en grammes) avec un intervalle de 3 heures&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;/&amp;gt;'''&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Heure !! Jour 1 !! Jour 2 !! Jour 3 !! Jour 4 !! Jour 5 !! Jour 6 !! Jour 7 !! Jour 8 !! Jour 9 !! Jour 10 !! Jour 11 !! Jour 12 !! Jour 13 !! Jour 14 !! Jour 15&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 08:00 || 4.5 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 11:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 14:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 17:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 20:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 23:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 02:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 05:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! '''Total (g de GHB)''' || 38.1 || 36 || 33.6 || 31.2 || 29 || 26.4 || 24 || 21.6 || 19.2 || 16.8 || 14.4 || 12 || 9.6 || 7.2 || 4.8&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Note :''' Cet exemple est basé sur un patient masculin de 23 ans, avec des antécédents de trouble anxieux social, utilisant du GHB fait maison depuis 4 ans, à raison de '''12 ml toutes les 60 à 90 minutes''' et '''2 prises nocturnes'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3. Phase de récupération (post-sevrage) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Stabiliser le patient après l’arrêt du GHB.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des symptômes résiduels''' (troubles du sommeil, anxiété).&lt;br /&gt;
* '''Suivi psychologique''' indispensable pour prévenir les rechutes.&lt;br /&gt;
* '''Accompagnement vers une prise en charge à long terme''' (thérapie, groupes de soutien, réduction des risques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Résultats et limites ==&lt;br /&gt;
* '''Taux de réussite''' : 85 % des patients ont réussi à arrêter le GHB à l’issue du protocole.&lt;br /&gt;
* '''Durée moyenne''' : 12,5 jours de traitement.&lt;br /&gt;
* '''Complications possibles''' : hypertension, anxiété, délirium dans certains cas.&lt;br /&gt;
* '''Taux de rechute élevé (69 % à 3 mois)''' → nécessité d’un suivi post-sevrage renforcé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' représente une alternative efficace et plus sûre que l'arrêt brutal du GHB ou que l'utilisation de benzodiazépines seules. Cependant, en raison du '''taux élevé de rechute à 3 mois''', il est essentiel d'assurer un '''accompagnement médical et psychologique à long terme'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB = Le GHB pharmaceutique n'est disponible en France que de façon tres encadree (Xyrem) et n'a pas d'AMM pour le sevrage du GHB. La faisabilite de ce protocole n'est donc, malheureusement, pas tres probable en France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Baclofène =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le baclofène est un agoniste sélectif des récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;. À ce titre, il est mentionné par plusieurs études comme adjuvant pour un sevrage&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;lingfordetal2016&amp;quot;&amp;gt;Lingford-Hughes, Anne and Patel, Yash and Bowden-Jones, Owen and Crawford, Mike J. and Dargan, Paul I. and Gordon, Fabiana and Parrott, Steve and Weaver, Trials, 17'', ISSN: 1745-6215, doi: 10.1186/s13063-016-1593-9 [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/lingford-hughes2016.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Étude sur l’utilisation du baclofène pour le sevrage au GHB ==&lt;br /&gt;
Une étude de faisabilité a évalué l’efficacité potentielle du baclofène en tant qu’adjuvant au traitement par benzodiazépines dans le cadre du sevrage au GHB (gamma-hydroxybutyrate) et à ses analogues, principalement le GBL (gamma-butyrolactone)&amp;lt;ref name=&amp;quot;lingfordetal2016&amp;quot; /&amp;gt;. Voici une citation de l'article (traduction en français avec l'IA) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Lingford et al., 2016&amp;lt;ref name=&amp;quot;lingfordetal2016&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Puisque le GHB/GBL agit comme un agoniste des récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, l'utilisation d'un autre agoniste GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, le baclofène, pour atténuer les symptômes de sevrage présente une validité pharmacologique.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB/GBL, bien que peu utilisé dans la population générale, présente une forte prévalence d’usage chez certains groupes comme les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, et entraîne un syndrome de sevrage pouvant être grave, voire mortel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le protocole de cette étude prospective, randomisée, en double aveugle et contrôlée par placebo, visait à tester la faisabilité d’un essai clinique à grande échelle. Quatre-vingt-huit participants ont été répartis entre sevrage planifié (ambulatoire) et non planifié (hospitalier). En plus de leur traitement standard par benzodiazépines, certains recevaient du baclofène (10 mg trois fois par jour), avec un sous-groupe ambulatoire recevant également un pré-traitement de deux jours avant le début du sevrage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les critères d’évaluation comprenaient la sévérité des symptômes de sevrage (échelles CIWA-Ar et SAT), l’anxiété, la dépression, la qualité du sommeil, les complications (ex. : delirium), et les hospitalisations nécessaires. Des données qualitatives sur l’acceptabilité du traitement ont également été recueillies auprès des patients et des cliniciens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les résultats de cette étude permettront d’orienter un futur essai contrôlé de grande ampleur. L’usage du baclofène comme agoniste GABAB est pharmacologiquement pertinent, car il cible le même système que le GHB, et pourrait réduire les risques liés au sevrage qui ne sont pas toujours bien contrôlés par les benzodiazépines seules.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Prévention de la rechute ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une étude a examiné l'efficacité du baclofène pour prévenir les rechutes chez les patients dépendants au gamma-hydroxybutyrate (GHB) après une désintoxication &amp;lt;ref name=&amp;quot;beurmanjeretal&amp;quot;&amp;gt;Beurmanjer, Harmen et al., 2018 ''Baclofen to Prevent Relapse in Gamma-Hydroxybutyrate (GHB)-Dependent Patients: A Multicentre, Open-Label, Non-Randomized, Controlled Trial.'' CNS Drugs, vol. 32, no. 5, 2018, pp. 437–442. Springer Science and Business Media LLC. doi: 10.1007/s40263-018-0516-6 [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/beurmangeretal2018.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Réalisée aux Pays-Bas, cette étude multicentrique, ouverte et non randomisée a comparé un groupe recevant un traitement standard (TAU) à un groupe recevant du baclofène (45–60 mg/jour) en plus du TAU. Les résultats ont montré une réduction significative des rechutes hebdomadaires et des abandons de traitement dans le groupe baclofène (24 % contre 50 %)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que les taux d’usage occasionnel (lapse) n’aient pas différé. Les effets secondaires étaient globalement modérés, principalement de la fatigue, de la somnolence et des symptômes dépressifs. Ces résultats suggèrent que le baclofène pourrait être un traitement prometteur pour maintenir l’abstinence après une désintoxication au GHB, bien que des études plus robustes soient encore nécessaires pour confirmer ces conclusions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Articles à citer :&lt;br /&gt;
McDonough et al&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heiko</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11708</id>
		<title>GHB et sevrage : Ce que les soignants et les usagers doivent savoir</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11708"/>
		<updated>2025-06-04T20:06:31Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Heiko : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;div style=&amp;quot;border: 2px solid orange; background-color: #fff3cd; padding: 10px; text-align: center; font-size: 1.2em;&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
🚧 &amp;lt;b&amp;gt;Page en cours de construction&amp;lt;/b&amp;gt; 🚧  &lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;Cette page est en cours de rédaction. Son contenu peut évoluer. Vous pouvez contribuer à son amélioration.  &lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les soignants :'''&lt;br /&gt;
*⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;L'usager qui a écrit ce wiki n'est pas médecin. Il vous appartient d'exercer votre esprit critique sur son contenu.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️ Votre contribution sera la bienvenue.&lt;br /&gt;
*Ce wiki est un état de l'art sur les connaissances médicales et pharmacologiques actuelles sur le GHB et ses dérivés. Ce ne sont pas des recommendations.&lt;br /&gt;
*Tous les informations citée sont sourcées avec des publications médicales.&lt;br /&gt;
*Toutes ces publications ont été uploadées sur Psychoactif et sont immédiatement consultables via le lien &amp;quot;Lire l'article&amp;quot;.&lt;br /&gt;
*Le taux de rechute du GHB à 3 mois va de 60%&amp;lt;ref name=&amp;quot;Beurmanger et al., 2018&amp;quot;&amp;gt;Beurmanjer, Harmen and Kamal, Rama M. and de Jong, Cor A. J. and Dijkstra, Boukje A. G. and Schellekens, Arnt F. A., 2018 Baclofen to Prevent Relapse in Gamma-Hydroxybutyrate (GHB)-Dependent Patients: A Multicentre, Open-Label, Non-Randomized, Controlled Trial. ''CNS Drugs'', 32(5), 437–442. ISSN: 1179-1934 doi: 10.1007/s40263-018-0516-6. PMID: 14723976. - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/beurmangeretal2018.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt; à 70%&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;&amp;gt;Dijkstra, B.A.G., Kamal, R., van Noorden, M.S., de Haan, H., Loonen, A.J.M., &amp;amp; De Jong, C.A.J. (2016). Detoxification with titration and tapering in gamma-hydroxybutyrate (GHB) dependent patients: The Dutch GHB monitor project. ''Drug and Alcohol Dependence, 170'', 164-173. doi: 10.1016/j.drugalcdep.2016.11.014&lt;br /&gt;
[https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/173/detoxification_with_titration_and_tapering_in_gamm.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les usagers qui ont une dépendance physique forte :'''&lt;br /&gt;
*'''⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;Ne tentez jamais de faire un sevrage &amp;quot;Cold turkey&amp;quot;. Vous pourriez en crever.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️'''&lt;br /&gt;
*En cas de sevrage forcé, rendez-vous aux urgences.&lt;br /&gt;
*Faites lire ce PsychoWiki par vos soignants.&lt;br /&gt;
*Si vous êtes mis en garde à vue, demandez à être examiné par un médecin. Ce droit est garanti par [https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006575081/2002-03-05 l'article 63-3 du Code de procédure pénale]. Faites-lui lire cet article car c'est lui qui décide si votre état est compatible ou non avec une garde à vue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Propriétés pharmacologiques du GHB =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Origine et métabolisme ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le gamma-hydroxybutyrate (GHB)''' est un composé naturellement présent dans le cerveau des mammifères, dérivé du neurotransmetteur GABA. Il possède à la fois des fonctions physiologiques comme neuromodulateur, et des effets pharmacologiques marqués à fortes doses&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot;&amp;gt;Wong CG, Gibson KM, Snead OC 3rd. From the street to the brain: neurobiology of the recreational drug gamma-hydroxybutyric acid. Trends Pharmacol Sci. 2004 Jan;25(1):29-34. doi: 10.1016/j.tips.2003.11.001. PMID: 14723976. - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wong2004.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce qui en fait une substance à double facette : thérapeutique et potentiellement abusive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB est naturellement synthétisé dans le cerveau à partir de son précurseur principal, le GABA (acide γ-aminobutyrique). Il possède dans le cerveau son propre récepteur : le récepteur au GHB. Le GHB peut être reconverti en en GABA, créant un cycle métabolique dynamique entre GABA et GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Récepteurs cibles ==&lt;br /&gt;
Le GHB agit via deux récepteurs distincts :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le '''récepteur GHB''', Il est activé aux concentrations physiologiques (nanomolaires à micromolaires).&lt;br /&gt;
* Le '''récepteur GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;'''. Dans les concentration physiologiques, le GHB ne se lie pas aux récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;. Cependant, en cas d'apport exogène, sa concentration atteint plusieurs milliers de fois sa valeur physiologique. Dans ces conditions là (concentration millimolaire), le GHB active les récepteur GABA-B. Soit directement, soit indirectement via sa conversion en GABA. Et ça, on le sait parce que lorsqu'on co-administre un antagoniste des GABA-B à des rats en même temps que du GHB, les effets sédatifs du GHB sont bloqués&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Neuromodulation ==&lt;br /&gt;
Le GHB est souvent perçu comme une drogue « sédative », mais ses effets sont en réalité beaucoup plus complexes. Il agit comme un '''neurotransmetteur''', c’est-à-dire qu’il influence en profondeur l'équilibre entre plusieurs substances chimiques du cerveau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Quel est le rôle du GHB dans ses concentrations physiologiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À des concentrations physiologiques, le GHB active principalement un récepteur spécifique qu’on appelle tout simplement le '''récepteur GHB'''. Ce récepteur se trouve dans certaines zones cérébrales sensibles, comme l’hippocampe (mémoire), le cortex (perception) et le thalamus (relais sensoriels)&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand ce récepteur est activé&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt; :&lt;br /&gt;
* Il '''diminue la libération de deux neurotransmetteurs clés''' : le GABA (un inhibiteur) et le glutamate (un excitateur).&lt;br /&gt;
* Il agit au niveau des '''terminaisons présynaptiques''' – c’est un peu comme s’il ajustait le &amp;quot;volume&amp;quot; de la communication neuronale en amont.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Que se passe-t-il en cas de consommation récréative ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand la dose de GHB augmente (dans un cadre récréatif ou abusif), ses effets dépassent la concentration physiologique de plusieurs millier de fois. Ses effets s’étendent à un autre récepteur : le récepteur '''GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le GABA-B est un récepteur plus général, impliqué dans la régulation de l’excitabilité cérébrale.&lt;br /&gt;
* Le GHB peut l’activer de deux façons :&lt;br /&gt;
**1. directement, à haute concentration ;&lt;br /&gt;
**2. indirectement, en étant transformé en GABA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’activation du récepteur GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt; par le GHB entraîne&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt; :&lt;br /&gt;
* une inhibition généralisée de l’activité cérébrale,&lt;br /&gt;
* des effets tels que sédation, perte de mémoire, ralentissement moteur,&lt;br /&gt;
* et, à très haute dose, coma, convulsions, voire arrêt respiratoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pourquoi est-ce addictif, sur le plan neurobiologique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le système dopaminergique joue un rôle central dans les fonctions de '''motivation, plaisir, mouvement, attention et récompense'''. Le GHB, bien qu’il soit souvent classé parmi les dépresseurs, a un impact complexe et biphasique sur ce système. Voici une traduction en français du paragraphe '''GHB and reward''' de Wong et al., 2004&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Wong et al., 2004&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Le mécanisme des propriétés addictives du GHB n’est pas clairement établi. À l’échelle moléculaire, une exposition chronique au GHB entraînerait probablement une désensibilisation des récepteurs au GHB et des récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, comme cela a été démontré in vitro [59,60], réduisant ainsi leur capacité à inhiber la libération de neurotransmetteurs. Ainsi, dans des conditions de consommation chronique de GHB, il est possible que des mécanismes compensatoires se mettent en place pour contrebalancer l’inhibition de la libération de dopamine, ce qui pourrait en réalité entraîner une augmentation de la libération de dopamine, de GABA et/ou de glutamate. Ce scénario pourrait contribuer aux propriétés addictives du GHB.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Que fait le GHB à la dopamine ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'effet du GHB sur la dopamine dépendrait :&lt;br /&gt;
* de la dose,&lt;br /&gt;
* du mode d’administration (aiguë ou chronique),&lt;br /&gt;
* et du temps écoulé après la prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À court terme, lors d'une prise aiguë, le GHB inhibe temporairement la libération de dopamine dans certaines régions cérébrales, comme le striatum&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;. Cela peut expliquer les effets de sédation, de détente, d'anxiolyse, et parfois un sentiment de &amp;quot;lâcher prise&amp;quot; émotionnel juste après la prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À plus long terme, avec des prises répétées ou chroniques, le cerveau s’adapte en augmentant le nombre ou la sensibilité des récepteurs dopaminergiques. Résultat : des effets paradoxaux peuvent apparaître, comme une stimulation ou un état d’euphorie&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce &amp;quot;rebond&amp;quot; dopaminergique pourrait être une piste pour mieux comprendre le potentiel addictif du GHB. Le GHB est parfois perçu comme une drogue « clean » ou « douce », notamment parce qu’il ne stimule pas directement le système de récompense comme la cocaïne. Mais :&lt;br /&gt;
* Son effet inhibiteur n’est que temporaire.&lt;br /&gt;
* L’adaptation du cerveau peut créer une dépendance insidieuse, fondée sur une dysrégulation progressive du système de récompense.&lt;br /&gt;
* Beaucoup d'usagers sur Psychoactif racontent que leurs problèmes de GHB se sont installés très progressivement, parfois sur plusieurs années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des études animales ont montré que les effets moteurs sédatifs du GHB étaient associés à une baisse de dopamine mesurée par un de ses métabolite. Ces effets peuvent être bloqués par des antagonistes GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, ce qui confirme que l’effet dopaminergique passe essentiellement par l’activation de GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, et non directement par les récepteurs dopaminergiques&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais ce sujet reste à ce jour très mal compris, car d'autres agonistes du GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, comme le baclofène, n'ont aucun intérêt récréatif. Aujourd'hui, la science n'a pas encore à cette question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En résumé ===&lt;br /&gt;
* Le GHB déstabilise le système dopamine de manière progressive et silencieuse.&lt;br /&gt;
* Il combine relaxation initiale et recherche de récompense différée.&lt;br /&gt;
* C’est cette dynamique qui fait que la dépendance met du temps à s'installer et en fait une substance piégeuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Syndrome de sevrage au GHB : description et évolution chronologique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Symptômes principaux ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sevrage au [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-hydroxybutyrate] ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GHB]) et à ses dérivés ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-butanediol] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-BD]] et [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-butyrolactone] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GBL]]) peut être sévère et potentiellement mortel&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot;&amp;gt;Dyer, J. E., Roth, B., &amp;amp; Hyma, B. A. (2001). Gamma-hydroxybutyrate withdrawal syndrome. ''Annals of Emergency Medicine'', 37(2), 147-153. doi: 10.1067/mem.2001.112985 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans le cas de la personne décédée, voici une traduction en français de l'article de Dyer et al., 2001&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Dyer et al., 2001&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Un homme de 24 ans, employé comme expert en assurances, s'est présenté dans un centre de crise en se plaignant d'hallucinations auditives et visuelles. Il a admis une consommation massive de GHB sur une période de 10 mois, augmentant progressivement les doses afin de prévenir l'apparition des hallucinations liées au sevrage. Sa dernière prise avait eu lieu juste avant son évaluation. À ce moment-là, aucun signe clinique d’hallucinations n’a été observé et il a été renvoyé avec des instructions pour un suivi en centre de désintoxication.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux mois plus tard, il s’est présenté dans un centre de désintoxication en se plaignant de nausées, vomissements et diarrhées persistants depuis 2 mois. Il décrivait également une grande faiblesse musculaire, un gonflement du corps, une diplopie (vision double), une vision floue, un essoufflement, une fréquence urinaire accrue, une soif intense, des évanouissements et une perte d'appétit. Il consommait du GHB toutes les 30 minutes, sa dernière dose remontant à seulement 20 minutes avant son arrivée. Il niait toute autre consommation de drogue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l'examen, il présentait des pupilles dilatées, un tremblement important et une anxiété marquée. Son électrocardiogramme (ECG) montrait un rythme sinusal normal, mais avec une hypertrophie ventriculaire gauche et une ischémie possible de la paroi inférieure. Il a été hospitalisé et traité au lorazépam pour gérer son agitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours des 24 heures suivantes, son état s'est aggravé : il a développé une tachycardie, une agressivité, des hallucinations visuelles persistantes et des tremblements incontrôlables. Son hospitalisation a été compliquée par une pneumonie lobaire inférieure droite, nécessitant une intubation et une ventilation mécanique pendant 6 jours sous sédation au propofol. Après son extubation, il restait confus et délirant malgré l'administration continue de benzodiazépines et d'antipsychotiques. Son agitation persistante nécessitait l'utilisation de contentions en cuir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 12ᵉ jour d’hospitalisation, son état semblait s’améliorer, et le lorazépam était progressivement réduit. Le 13ᵉ jour, il était toujours délirant mais restait réveillable. Cependant, dans la soirée, il a présenté un épisode soudain de contractions musculaires généralisées avec un regard figé vers le haut. Il a ensuite subi un arrêt cardiaque, précédé d’une bradycardie sévère. Malgré des tentatives agressives de réanimation incluant atropine, épinéphrine et défibrillation, le patient est décédé.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus généralement, une revue de 27 études comportant en tout 57 cas de syndrômes de sevrage a rapporté les statistiques suivantes :&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;Wojtowicz, J. M., Yegles, M., &amp;amp; Wennig, R. (2008). &amp;quot;Withdrawal from gamma-hydroxybutyrate, 1,4-butanediol and gamma-butyrolactone: A case report and systematic review.&amp;quot; ''CJEM'', 10(1), 69-74. doi: 10.1017/S1481803500009851 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wojtowicz_et_al_2008.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Répartition des substances impliquées dans les cas de sevrage :&lt;br /&gt;
*GHB : 36 cas (63 %)&lt;br /&gt;
*GBL : 18 cas (32 %)&lt;br /&gt;
*1,4-BD : 3 cas (5 %)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ Statistiques des complications du syndrome de sevrage au GHB&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Complication !! Fréquence parmi les patients (%)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tremblements''' || 67 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Delirium tremens''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tachycardie''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Insomnie''' || 58 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Convulsions''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Rhabdomyolyse''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Décès''' || 1.75 % (1 seul cas &amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;)&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage présente de nombreuses similitudes avec le syndrome de sevrage alcoolique (tremblements, tachycardie, delirium). Cependant, à la différence avec le syndrome de sevrage alcoolique, '''il se caractérise par la rapidité et la brutalité des symptômes''', en particulier dans les cas graves. Les symptômes apparaissent généralement 1 à 6 heures après la dernière prise de GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais peuvent apparaître dès 30 minutes dans les cas graves. Ils atteignent leur intensité maximale au bout de 24 à 72 heures. Les principaux symptômes incluent :&lt;br /&gt;
* '''Agitation et anxiété'''&lt;br /&gt;
* '''Insomnie sévère'''&lt;br /&gt;
* '''Tremblements'''&lt;br /&gt;
* '''Tachycardie et hypertension'''&lt;br /&gt;
* '''Delirium tremens'''&lt;br /&gt;
* '''Convulsions'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Carai2005&amp;quot;&amp;gt;Carai, M. A. M., Colombo, G., &amp;amp; Gessa, G. L. (2005). &amp;quot;Withdrawal syndrome from gamma-hydroxybutyric acid (GHB) and 1,4-butanediol (1,4-BD) in Sardinian alcohol-preferring rats.&amp;quot; ''Brain Research Protocols'', 15(1), 75-78. doi: 10.1016/j.brainresprot.2005.04.001 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/carai_et_al_2005.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhabdomyolyse'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Évolution temporelle du sevrage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage évolue en plusieurs phases :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase précoce (6-12h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Anxiété, agitation, tremblements, insomnie.&lt;br /&gt;
** Augmentation du rythme cardiaque et de la pression artérielle.&lt;br /&gt;
** Nausées et vomissements possibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase aiguë (24-72h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Apparition des symptômes les plus sévères.&lt;br /&gt;
** Risque de delirium avec hallucinations visuelles et auditives&lt;br /&gt;
** Possibles crises convulsives et complications métaboliques (rhabdomyolyse, troubles électrolytiques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase de résorption (3-7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Réduction progressive des symptômes psychotiques.&lt;br /&gt;
** Fatigue intense, épisodes résiduels d’anxiété et troubles du sommeil persistants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase tardive (&amp;gt;7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Récupération progressive des fonctions cognitives.&lt;br /&gt;
** Anxiété et troubles du sommeil pouvant persister plusieurs semaines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Facteurs influençant la sévérité du sevrage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gravité du syndrome de sevrage dépend de plusieurs facteurs :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Durée et quantité de consommation''' : Plus l'usage est prolongé et à forte dose, plus le sevrage est sévère.&lt;br /&gt;
* '''Fréquence des prises''' : Un usage régulier avec des prises toutes les 2 à 4 heures augmente le risque de dépendance sévère&lt;br /&gt;
* '''Co-intoxication''' : L'association avec d'autres dépresseurs du SNC (alcool, benzodiazépines) peut aggraver le sevrage et compliquer sa gestion&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Benzodiazépine et barbituriques =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'utilisation du diazépam dans le cadre du sevrage au GHB repose sur son action sur les récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;A&amp;lt;/sub&amp;gt;. Il permet d'atténuer l'hyperexcitabilité du système nerveux central induite par l'arrêt brutal du GHB et de ses analogues (GBL, 1,4-BD)&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Données cliniques sur l'efficacité du diazépam ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs études rapportent l'administration de benzodiazépines, dont le diazépam, à des doses élevées chez des patients en sevrage sévère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Une revue de cas indique que, sur 57 épisodes de sevrage recensés, la majorité des patients ont reçu des benzodiazépines comme traitement principal. Cependant, des doses très élevées ont été nécessaires pour contrôler l'agitation et les hallucinations. Dans certains cas, le diazépam seul n’a pas suffi, nécessitant l'ajout de barbituriques&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
* Une autre étude décrit des échecs partiels du diazépam dans les formes sévères du sevrage. Un protocole couramment utilisé consiste à administrer des benzodiazépines à haute dose dès l'apparition des premiers symptômes, avec un ajustement en fonction de l'évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;Wood DM, Brailsford AD, Dargan PI. [https://doi.org/10.1002/dta.292 ''Acute toxicity and withdrawal syndromes related to gamma-hydroxybutyrate (GHB) and its analogues'']. Drug Testing and Analysis. 2011.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Résistance au diazépam ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'efficacité du diazépam n'est pas systématique. Plusieurs études signalent des cas où de fortes doses n'ont pas permis de contrôler les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Dans 4 cas recensés, des doses de diazépam supérieures à 100 mg/jour n’ont pas suffi à contrôler le syndrome de sevrage, nécessitant l'utilisation de pentobarbital&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il est suggéré que cette résistance pourrait être liée à l'action dominante du GHB sur les récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, alors que le diazépam cible principalement les récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;A&amp;lt;/sub&amp;gt;. Ainsi, l'utilisation du baclofène, un agoniste GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, est proposée comme alternative dans les cas réfractaires&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Protocoles cliniques documentés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les études recensées ne proposent pas de consensus unique, mais plusieurs approches ont été décrites :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* **Protocole symptomatique** : administration de diazépam en fonction de l’intensité des symptômes, avec un ajustement progressif selon l’évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
* **Protocole de réduction progressive** : introduction du diazépam à haute dose suivie d’une décroissance sur plusieurs jours, similaire aux protocoles de sevrage alcoolique&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Sevrage progressif avec du GHB pharmaceutique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' (Detoxification with Titration and Tapering) est une méthode de sevrage médicalisé du GHB mise en place aux Pays-Bas. Il repose sur une substitution du GHB de rue ou de ses analogues ([[GBL,_effets,_risques,_témoignages|GBL]], [[1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_témoignages|1,4-BDO]], etc) par du GHB pharmaceutique, suivie d’une réduction progressive des doses afin d’éviter un sevrage brutal et potentiellement dangereux. Ce protocole a été testé sur 229 patients et a montré un taux de réussite de 85 %, bien qu’un suivi post-sevrage soit indispensable pour éviter les rechutes &amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectifs du protocole ==&lt;br /&gt;
* '''Assurer un sevrage sécurisé''' en évitant les complications graves (délirium, convulsions, agitation sévère).&lt;br /&gt;
* '''Réduire progressivement la dose''' pour minimiser les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
* '''Accompagner le patient''' avec un suivi médical et psychologique adapté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Déroulement du protocole ==&lt;br /&gt;
Le protocole se déroule en trois étapes :  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1. Phase de titration (stabilisation) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Remplacer le GHB de rue par une dose équivalente de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Administration de la première dose''' dans les 2,5 heures après la dernière prise de GHB de rue.&lt;br /&gt;
* '''Dosage initial''' : environ 70 % de la dose habituelle de l'usager.&lt;br /&gt;
* '''Ajustements toutes les 2 à 3 heures''' pour stabiliser le patient et éviter les symptômes de sevrage graves.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des signes vitaux''' (pression artérielle, rythme cardiaque, état psychologique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2. Phase de réduction progressive des doses (tapering) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Diminuer progressivement la dose de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Schéma de réduction''' : diminution de 0,3 g par prise par jour.&lt;br /&gt;
* '''Espacement des prises''' : toutes les 2 à 3 heures, y compris la nuit.&lt;br /&gt;
* '''Traitements complémentaires possibles''' en cas de symptômes sévères :&lt;br /&gt;
** '''Hypertension''' → métoprolol (50-100 mg).&lt;br /&gt;
** '''Anxiété et agitation''' → diazépam (5-30 mg).&lt;br /&gt;
** '''Insomnie''' → temazepam 10 mg&lt;br /&gt;
** '''Délirium ou psychose''' → antipsychotiques (halopéridol, olanzapine).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; width:100%;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ '''Exemple de programme de réduction progressive du GHB pharmaceutique (en grammes) avec un intervalle de 3 heures&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;/&amp;gt;'''&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Heure !! Jour 1 !! Jour 2 !! Jour 3 !! Jour 4 !! Jour 5 !! Jour 6 !! Jour 7 !! Jour 8 !! Jour 9 !! Jour 10 !! Jour 11 !! Jour 12 !! Jour 13 !! Jour 14 !! Jour 15&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 08:00 || 4.5 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 11:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 14:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 17:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 20:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 23:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 02:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 05:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! '''Total (g de GHB)''' || 38.1 || 36 || 33.6 || 31.2 || 29 || 26.4 || 24 || 21.6 || 19.2 || 16.8 || 14.4 || 12 || 9.6 || 7.2 || 4.8&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Note :''' Cet exemple est basé sur un patient masculin de 23 ans, avec des antécédents de trouble anxieux social, utilisant du GHB fait maison depuis 4 ans, à raison de '''12 ml toutes les 60 à 90 minutes''' et '''2 prises nocturnes'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3. Phase de récupération (post-sevrage) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Stabiliser le patient après l’arrêt du GHB.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des symptômes résiduels''' (troubles du sommeil, anxiété).&lt;br /&gt;
* '''Suivi psychologique''' indispensable pour prévenir les rechutes.&lt;br /&gt;
* '''Accompagnement vers une prise en charge à long terme''' (thérapie, groupes de soutien, réduction des risques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Résultats et limites ==&lt;br /&gt;
* '''Taux de réussite''' : 85 % des patients ont réussi à arrêter le GHB à l’issue du protocole.&lt;br /&gt;
* '''Durée moyenne''' : 12,5 jours de traitement.&lt;br /&gt;
* '''Complications possibles''' : hypertension, anxiété, délirium dans certains cas.&lt;br /&gt;
* '''Taux de rechute élevé (69 % à 3 mois)''' → nécessité d’un suivi post-sevrage renforcé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' représente une alternative efficace et plus sûre que l'arrêt brutal du GHB ou que l'utilisation de benzodiazépines seules. Cependant, en raison du '''taux élevé de rechute à 3 mois''', il est essentiel d'assurer un '''accompagnement médical et psychologique à long terme'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB = Le GHB pharmaceutique n'est disponible en France que de façon tres encadree (Xyrem) et n'a pas d'AMM pour le sevrage du GHB. La faisabilite de ce protocole n'est donc, malheureusement, pas tres probable en France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Baclofène =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le baclofène est un agoniste sélectif des récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;. À ce titre, il est mentionné par plusieurs études comme adjuvant pour un sevrage&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;lingfordetal2016&amp;quot;&amp;gt;Lingford-Hughes, Anne and Patel, Yash and Bowden-Jones, Owen and Crawford, Mike J. and Dargan, Paul I. and Gordon, Fabiana and Parrott, Steve and Weaver, Trials, 17'', ISSN: 1745-6215, doi: 10.1186/s13063-016-1593-9 [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/lingford-hughes2016.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Étude sur l’utilisation du baclofène pour le sevrage au GHB ==&lt;br /&gt;
Une étude de faisabilité a évalué l’efficacité potentielle du baclofène en tant qu’adjuvant au traitement par benzodiazépines dans le cadre du sevrage au GHB (gamma-hydroxybutyrate) et à ses analogues, principalement le GBL (gamma-butyrolactone)&amp;lt;ref name=&amp;quot;lingfordetal2016&amp;quot; /&amp;gt;. Voici une citation de l'article (traduction en français avec l'IA) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Lingford et al., 2016&amp;lt;ref name=&amp;quot;lingfordetal2016&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Puisque le GHB/GBL agit comme un agoniste des récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, l'utilisation d'un autre agoniste GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, le baclofène, pour atténuer les symptômes de sevrage présente une validité pharmacologique.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB/GBL, bien que peu utilisé dans la population générale, présente une forte prévalence d’usage chez certains groupes comme les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, et entraîne un syndrome de sevrage pouvant être grave, voire mortel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le protocole de cette étude prospective, randomisée, en double aveugle et contrôlée par placebo, visait à tester la faisabilité d’un essai clinique à grande échelle. Quatre-vingt-huit participants ont été répartis entre sevrage planifié (ambulatoire) et non planifié (hospitalier). En plus de leur traitement standard par benzodiazépines, certains recevaient du baclofène (10 mg trois fois par jour), avec un sous-groupe ambulatoire recevant également un pré-traitement de deux jours avant le début du sevrage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les critères d’évaluation comprenaient la sévérité des symptômes de sevrage (échelles CIWA-Ar et SAT), l’anxiété, la dépression, la qualité du sommeil, les complications (ex. : delirium), et les hospitalisations nécessaires. Des données qualitatives sur l’acceptabilité du traitement ont également été recueillies auprès des patients et des cliniciens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les résultats de cette étude permettront d’orienter un futur essai contrôlé de grande ampleur. L’usage du baclofène comme agoniste GABAB est pharmacologiquement pertinent, car il cible le même système que le GHB, et pourrait réduire les risques liés au sevrage qui ne sont pas toujours bien contrôlés par les benzodiazépines seules.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Articles à citer :&lt;br /&gt;
McDonough et al&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heiko</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11707</id>
		<title>GHB et sevrage : Ce que les soignants et les usagers doivent savoir</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11707"/>
		<updated>2025-06-04T17:22:36Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Heiko : /* Baclofène */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;div style=&amp;quot;border: 2px solid orange; background-color: #fff3cd; padding: 10px; text-align: center; font-size: 1.2em;&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les soignants :'''&lt;br /&gt;
*⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;L'usager qui a écrit ce wiki n'est pas médecin. Il vous appartient d'exercer votre esprit critique sur son contenu.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️ Votre contribution sera la bienvenue.&lt;br /&gt;
*Ce wiki est un état de l'art sur les connaissances médicales et pharmacologiques actuelles sur le GHB et ses dérivés. Ce ne sont pas des recommendations.&lt;br /&gt;
*Tous les informations citée sont sourcées avec des publications médicales.&lt;br /&gt;
*Toutes ces publications ont été uploadées sur Psychoactif et sont immédiatement consultables via le lien &amp;quot;Lire l'article&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les usagers qui ont une dépendance physique forte :'''&lt;br /&gt;
*'''⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;Ne tentez jamais de faire un sevrage &amp;quot;Cold turkey&amp;quot;. Vous pourriez en crever.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️'''&lt;br /&gt;
*En cas de sevrage forcé, rendez-vous aux urgences.&lt;br /&gt;
*Faites lire ce PsychoWiki par vos soignants.&lt;br /&gt;
*Si vous êtes mis en garde à vue, demandez à être examiné par un médecin. Ce droit est garanti par [https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006575081/2002-03-05 l'article 63-3 du Code de procédure pénale]. Faites-lui lire cet article car c'est lui qui décide si votre état est compatible ou non avec une garde à vue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Propriétés pharmacologiques du GHB =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Origine et métabolisme ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le gamma-hydroxybutyrate (GHB)''' est un composé naturellement présent dans le cerveau des mammifères, dérivé du neurotransmetteur GABA. Il possède à la fois des fonctions physiologiques comme neuromodulateur, et des effets pharmacologiques marqués à fortes doses&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot;&amp;gt;Wong CG, Gibson KM, Snead OC 3rd. From the street to the brain: neurobiology of the recreational drug gamma-hydroxybutyric acid. Trends Pharmacol Sci. 2004 Jan;25(1):29-34. doi: 10.1016/j.tips.2003.11.001. PMID: 14723976. - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wong2004.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce qui en fait une substance à double facette : thérapeutique et potentiellement abusive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB est naturellement synthétisé dans le cerveau à partir de son précurseur principal, le GABA (acide γ-aminobutyrique). Il possède dans le cerveau son propre récepteur : le récepteur au GHB. Le GHB peut être reconverti en en GABA, créant un cycle métabolique dynamique entre GABA et GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Récepteurs cibles ==&lt;br /&gt;
Le GHB agit via deux récepteurs distincts :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le '''récepteur GHB''', Il est activé aux concentrations physiologiques (nanomolaires à micromolaires).&lt;br /&gt;
* Le '''récepteur GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;'''. Dans les concentration physiologiques, le GHB ne se lie pas aux récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;. Cependant, en cas d'apport exogène, sa concentration atteint plusieurs milliers de fois sa valeur physiologique. Dans ces conditions là (concentration millimolaire), le GHB active les récepteur GABA-B. Soit directement, soit indirectement via sa conversion en GABA. Et ça, on le sait parce que lorsqu'on co-administre un antagoniste des GABA-B à des rats en même temps que du GHB, les effets sédatifs du GHB sont bloqués&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Neuromodulation ==&lt;br /&gt;
Le GHB est souvent perçu comme une drogue « sédative », mais ses effets sont en réalité beaucoup plus complexes. Il agit comme un '''neurotransmetteur''', c’est-à-dire qu’il influence en profondeur l'équilibre entre plusieurs substances chimiques du cerveau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Quel est le rôle du GHB dans ses concentrations physiologiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À des concentrations physiologiques, le GHB active principalement un récepteur spécifique qu’on appelle tout simplement le '''récepteur GHB'''. Ce récepteur se trouve dans certaines zones cérébrales sensibles, comme l’hippocampe (mémoire), le cortex (perception) et le thalamus (relais sensoriels)&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand ce récepteur est activé&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt; :&lt;br /&gt;
* Il '''diminue la libération de deux neurotransmetteurs clés''' : le GABA (un inhibiteur) et le glutamate (un excitateur).&lt;br /&gt;
* Il agit au niveau des '''terminaisons présynaptiques''' – c’est un peu comme s’il ajustait le &amp;quot;volume&amp;quot; de la communication neuronale en amont.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Que se passe-t-il en cas de consommation récréative ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand la dose de GHB augmente (dans un cadre récréatif ou abusif), ses effets dépassent la concentration physiologique de plusieurs millier de fois. Ses effets s’étendent à un autre récepteur : le récepteur '''GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le GABA-B est un récepteur plus général, impliqué dans la régulation de l’excitabilité cérébrale.&lt;br /&gt;
* Le GHB peut l’activer de deux façons :&lt;br /&gt;
**1. directement, à haute concentration ;&lt;br /&gt;
**2. indirectement, en étant transformé en GABA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’activation du récepteur GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt; par le GHB entraîne&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt; :&lt;br /&gt;
* une inhibition généralisée de l’activité cérébrale,&lt;br /&gt;
* des effets tels que sédation, perte de mémoire, ralentissement moteur,&lt;br /&gt;
* et, à très haute dose, coma, convulsions, voire arrêt respiratoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pourquoi est-ce addictif, sur le plan neurobiologique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le système dopaminergique joue un rôle central dans les fonctions de '''motivation, plaisir, mouvement, attention et récompense'''. Le GHB, bien qu’il soit souvent classé parmi les dépresseurs, a un impact complexe et biphasique sur ce système. Voici une traduction en français du paragraphe '''GHB and reward''' de Wong et al., 2004&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Wong et al., 2004&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Le mécanisme des propriétés addictives du GHB n’est pas clairement établi. À l’échelle moléculaire, une exposition chronique au GHB entraînerait probablement une désensibilisation des récepteurs au GHB et des récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, comme cela a été démontré in vitro [59,60], réduisant ainsi leur capacité à inhiber la libération de neurotransmetteurs. Ainsi, dans des conditions de consommation chronique de GHB, il est possible que des mécanismes compensatoires se mettent en place pour contrebalancer l’inhibition de la libération de dopamine, ce qui pourrait en réalité entraîner une augmentation de la libération de dopamine, de GABA et/ou de glutamate. Ce scénario pourrait contribuer aux propriétés addictives du GHB.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Que fait le GHB à la dopamine ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'effet du GHB sur la dopamine dépendrait :&lt;br /&gt;
* de la dose,&lt;br /&gt;
* du mode d’administration (aiguë ou chronique),&lt;br /&gt;
* et du temps écoulé après la prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À court terme, lors d'une prise aiguë, le GHB inhibe temporairement la libération de dopamine dans certaines régions cérébrales, comme le striatum&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;. Cela peut expliquer les effets de sédation, de détente, d'anxiolyse, et parfois un sentiment de &amp;quot;lâcher prise&amp;quot; émotionnel juste après la prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À plus long terme, avec des prises répétées ou chroniques, le cerveau s’adapte en augmentant le nombre ou la sensibilité des récepteurs dopaminergiques. Résultat : des effets paradoxaux peuvent apparaître, comme une stimulation ou un état d’euphorie&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce &amp;quot;rebond&amp;quot; dopaminergique pourrait être une piste pour mieux comprendre le potentiel addictif du GHB. Le GHB est parfois perçu comme une drogue « clean » ou « douce », notamment parce qu’il ne stimule pas directement le système de récompense comme la cocaïne. Mais :&lt;br /&gt;
* Son effet inhibiteur n’est que temporaire.&lt;br /&gt;
* L’adaptation du cerveau peut créer une dépendance insidieuse, fondée sur une dysrégulation progressive du système de récompense.&lt;br /&gt;
* Beaucoup d'usagers sur Psychoactif racontent que leurs problèmes de GHB se sont installés très progressivement, parfois sur plusieurs années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des études animales ont montré que les effets moteurs sédatifs du GHB étaient associés à une baisse de dopamine mesurée par un de ses métabolite. Ces effets peuvent être bloqués par des antagonistes GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, ce qui confirme que l’effet dopaminergique passe essentiellement par l’activation de GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, et non directement par les récepteurs dopaminergiques&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais ce sujet reste à ce jour très mal compris, car d'autres agonistes du GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, comme le baclofène, n'ont aucun intérêt récréatif. Aujourd'hui, la science n'a pas encore à cette question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En résumé ===&lt;br /&gt;
* Le GHB déstabilise le système dopamine de manière progressive et silencieuse.&lt;br /&gt;
* Il combine relaxation initiale et recherche de récompense différée.&lt;br /&gt;
* C’est cette dynamique qui fait que la dépendance met du temps à s'installer et en fait une substance piégeuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Syndrome de sevrage au GHB : description et évolution chronologique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Symptômes principaux ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sevrage au [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-hydroxybutyrate] ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GHB]) et à ses dérivés ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-butanediol] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-BD]] et [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-butyrolactone] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GBL]]) peut être sévère et potentiellement mortel&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot;&amp;gt;Dyer, J. E., Roth, B., &amp;amp; Hyma, B. A. (2001). Gamma-hydroxybutyrate withdrawal syndrome. ''Annals of Emergency Medicine'', 37(2), 147-153. doi: 10.1067/mem.2001.112985 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans le cas de la personne décédée, voici une traduction en français de l'article de Dyer et al., 2001&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Dyer et al., 2001&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Un homme de 24 ans, employé comme expert en assurances, s'est présenté dans un centre de crise en se plaignant d'hallucinations auditives et visuelles. Il a admis une consommation massive de GHB sur une période de 10 mois, augmentant progressivement les doses afin de prévenir l'apparition des hallucinations liées au sevrage. Sa dernière prise avait eu lieu juste avant son évaluation. À ce moment-là, aucun signe clinique d’hallucinations n’a été observé et il a été renvoyé avec des instructions pour un suivi en centre de désintoxication.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux mois plus tard, il s’est présenté dans un centre de désintoxication en se plaignant de nausées, vomissements et diarrhées persistants depuis 2 mois. Il décrivait également une grande faiblesse musculaire, un gonflement du corps, une diplopie (vision double), une vision floue, un essoufflement, une fréquence urinaire accrue, une soif intense, des évanouissements et une perte d'appétit. Il consommait du GHB toutes les 30 minutes, sa dernière dose remontant à seulement 20 minutes avant son arrivée. Il niait toute autre consommation de drogue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l'examen, il présentait des pupilles dilatées, un tremblement important et une anxiété marquée. Son électrocardiogramme (ECG) montrait un rythme sinusal normal, mais avec une hypertrophie ventriculaire gauche et une ischémie possible de la paroi inférieure. Il a été hospitalisé et traité au lorazépam pour gérer son agitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours des 24 heures suivantes, son état s'est aggravé : il a développé une tachycardie, une agressivité, des hallucinations visuelles persistantes et des tremblements incontrôlables. Son hospitalisation a été compliquée par une pneumonie lobaire inférieure droite, nécessitant une intubation et une ventilation mécanique pendant 6 jours sous sédation au propofol. Après son extubation, il restait confus et délirant malgré l'administration continue de benzodiazépines et d'antipsychotiques. Son agitation persistante nécessitait l'utilisation de contentions en cuir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 12ᵉ jour d’hospitalisation, son état semblait s’améliorer, et le lorazépam était progressivement réduit. Le 13ᵉ jour, il était toujours délirant mais restait réveillable. Cependant, dans la soirée, il a présenté un épisode soudain de contractions musculaires généralisées avec un regard figé vers le haut. Il a ensuite subi un arrêt cardiaque, précédé d’une bradycardie sévère. Malgré des tentatives agressives de réanimation incluant atropine, épinéphrine et défibrillation, le patient est décédé.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus généralement, une revue de 27 études comportant en tout 57 cas de syndrômes de sevrage a rapporté les statistiques suivantes :&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;Wojtowicz, J. M., Yegles, M., &amp;amp; Wennig, R. (2008). &amp;quot;Withdrawal from gamma-hydroxybutyrate, 1,4-butanediol and gamma-butyrolactone: A case report and systematic review.&amp;quot; ''CJEM'', 10(1), 69-74. doi: 10.1017/S1481803500009851 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wojtowicz_et_al_2008.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Répartition des substances impliquées dans les cas de sevrage :&lt;br /&gt;
*GHB : 36 cas (63 %)&lt;br /&gt;
*GBL : 18 cas (32 %)&lt;br /&gt;
*1,4-BD : 3 cas (5 %)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ Statistiques des complications du syndrome de sevrage au GHB&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Complication !! Fréquence parmi les patients (%)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tremblements''' || 67 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Delirium tremens''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tachycardie''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Insomnie''' || 58 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Convulsions''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Rhabdomyolyse''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Décès''' || 1.75 % (1 seul cas &amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;)&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage présente de nombreuses similitudes avec le syndrome de sevrage alcoolique (tremblements, tachycardie, delirium). Cependant, à la différence avec le syndrome de sevrage alcoolique, '''il se caractérise par la rapidité et la brutalité des symptômes''', en particulier dans les cas graves. Les symptômes apparaissent généralement 1 à 6 heures après la dernière prise de GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais peuvent apparaître dès 30 minutes dans les cas graves. Ils atteignent leur intensité maximale au bout de 24 à 72 heures. Les principaux symptômes incluent :&lt;br /&gt;
* '''Agitation et anxiété'''&lt;br /&gt;
* '''Insomnie sévère'''&lt;br /&gt;
* '''Tremblements'''&lt;br /&gt;
* '''Tachycardie et hypertension'''&lt;br /&gt;
* '''Delirium tremens'''&lt;br /&gt;
* '''Convulsions'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Carai2005&amp;quot;&amp;gt;Carai, M. A. M., Colombo, G., &amp;amp; Gessa, G. L. (2005). &amp;quot;Withdrawal syndrome from gamma-hydroxybutyric acid (GHB) and 1,4-butanediol (1,4-BD) in Sardinian alcohol-preferring rats.&amp;quot; ''Brain Research Protocols'', 15(1), 75-78. doi: 10.1016/j.brainresprot.2005.04.001 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/carai_et_al_2005.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhabdomyolyse'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Évolution temporelle du sevrage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage évolue en plusieurs phases :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase précoce (6-12h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Anxiété, agitation, tremblements, insomnie.&lt;br /&gt;
** Augmentation du rythme cardiaque et de la pression artérielle.&lt;br /&gt;
** Nausées et vomissements possibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase aiguë (24-72h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Apparition des symptômes les plus sévères.&lt;br /&gt;
** Risque de delirium avec hallucinations visuelles et auditives&lt;br /&gt;
** Possibles crises convulsives et complications métaboliques (rhabdomyolyse, troubles électrolytiques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase de résorption (3-7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Réduction progressive des symptômes psychotiques.&lt;br /&gt;
** Fatigue intense, épisodes résiduels d’anxiété et troubles du sommeil persistants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase tardive (&amp;gt;7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Récupération progressive des fonctions cognitives.&lt;br /&gt;
** Anxiété et troubles du sommeil pouvant persister plusieurs semaines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Facteurs influençant la sévérité du sevrage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gravité du syndrome de sevrage dépend de plusieurs facteurs :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Durée et quantité de consommation''' : Plus l'usage est prolongé et à forte dose, plus le sevrage est sévère.&lt;br /&gt;
* '''Fréquence des prises''' : Un usage régulier avec des prises toutes les 2 à 4 heures augmente le risque de dépendance sévère&lt;br /&gt;
* '''Co-intoxication''' : L'association avec d'autres dépresseurs du SNC (alcool, benzodiazépines) peut aggraver le sevrage et compliquer sa gestion&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Benzodiazépine et barbituriques =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'utilisation du diazépam dans le cadre du sevrage au GHB repose sur son action sur les récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;A&amp;lt;/sub&amp;gt;. Il permet d'atténuer l'hyperexcitabilité du système nerveux central induite par l'arrêt brutal du GHB et de ses analogues (GBL, 1,4-BD)&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Données cliniques sur l'efficacité du diazépam ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs études rapportent l'administration de benzodiazépines, dont le diazépam, à des doses élevées chez des patients en sevrage sévère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Une revue de cas indique que, sur 57 épisodes de sevrage recensés, la majorité des patients ont reçu des benzodiazépines comme traitement principal. Cependant, des doses très élevées ont été nécessaires pour contrôler l'agitation et les hallucinations. Dans certains cas, le diazépam seul n’a pas suffi, nécessitant l'ajout de barbituriques&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
* Une autre étude décrit des échecs partiels du diazépam dans les formes sévères du sevrage. Un protocole couramment utilisé consiste à administrer des benzodiazépines à haute dose dès l'apparition des premiers symptômes, avec un ajustement en fonction de l'évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;Wood DM, Brailsford AD, Dargan PI. [https://doi.org/10.1002/dta.292 ''Acute toxicity and withdrawal syndromes related to gamma-hydroxybutyrate (GHB) and its analogues'']. Drug Testing and Analysis. 2011.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Résistance au diazépam ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'efficacité du diazépam n'est pas systématique. Plusieurs études signalent des cas où de fortes doses n'ont pas permis de contrôler les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Dans 4 cas recensés, des doses de diazépam supérieures à 100 mg/jour n’ont pas suffi à contrôler le syndrome de sevrage, nécessitant l'utilisation de pentobarbital&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il est suggéré que cette résistance pourrait être liée à l'action dominante du GHB sur les récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, alors que le diazépam cible principalement les récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;A&amp;lt;/sub&amp;gt;. Ainsi, l'utilisation du baclofène, un agoniste GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, est proposée comme alternative dans les cas réfractaires&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Protocoles cliniques documentés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les études recensées ne proposent pas de consensus unique, mais plusieurs approches ont été décrites :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* **Protocole symptomatique** : administration de diazépam en fonction de l’intensité des symptômes, avec un ajustement progressif selon l’évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
* **Protocole de réduction progressive** : introduction du diazépam à haute dose suivie d’une décroissance sur plusieurs jours, similaire aux protocoles de sevrage alcoolique&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Sevrage progressif avec du GHB pharmaceutique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' (Detoxification with Titration and Tapering) est une méthode de sevrage médicalisé du GHB mise en place aux Pays-Bas. Il repose sur une substitution du GHB de rue ou de ses analogues ([[GBL,_effets,_risques,_témoignages|GBL]], [[1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_témoignages|1,4-BDO]], etc) par du GHB pharmaceutique, suivie d’une réduction progressive des doses afin d’éviter un sevrage brutal et potentiellement dangereux. Ce protocole a été testé sur 229 patients et a montré un taux de réussite de 85 %, bien qu’un suivi post-sevrage soit indispensable pour éviter les rechutes&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;&amp;gt;Dijkstra, B.A.G., Kamal, R., van Noorden, M.S., de Haan, H., Loonen, A.J.M., &amp;amp; De Jong, C.A.J. (2016). Detoxification with titration and tapering in gamma-hydroxybutyrate (GHB) dependent patients: The Dutch GHB monitor project. ''Drug and Alcohol Dependence, 170'', 164-173. doi: 10.1016/j.drugalcdep.2016.11.014&lt;br /&gt;
[https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/173/detoxification_with_titration_and_tapering_in_gamm.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;  .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectifs du protocole ==&lt;br /&gt;
* '''Assurer un sevrage sécurisé''' en évitant les complications graves (délirium, convulsions, agitation sévère).&lt;br /&gt;
* '''Réduire progressivement la dose''' pour minimiser les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
* '''Accompagner le patient''' avec un suivi médical et psychologique adapté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Déroulement du protocole ==&lt;br /&gt;
Le protocole se déroule en trois étapes :  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1. Phase de titration (stabilisation) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Remplacer le GHB de rue par une dose équivalente de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Administration de la première dose''' dans les 2,5 heures après la dernière prise de GHB de rue.&lt;br /&gt;
* '''Dosage initial''' : environ 70 % de la dose habituelle de l'usager.&lt;br /&gt;
* '''Ajustements toutes les 2 à 3 heures''' pour stabiliser le patient et éviter les symptômes de sevrage graves.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des signes vitaux''' (pression artérielle, rythme cardiaque, état psychologique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2. Phase de réduction progressive des doses (tapering) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Diminuer progressivement la dose de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Schéma de réduction''' : diminution de 0,3 g par prise par jour.&lt;br /&gt;
* '''Espacement des prises''' : toutes les 2 à 3 heures, y compris la nuit.&lt;br /&gt;
* '''Traitements complémentaires possibles''' en cas de symptômes sévères :&lt;br /&gt;
** '''Hypertension''' → métoprolol (50-100 mg).&lt;br /&gt;
** '''Anxiété et agitation''' → diazépam (5-30 mg).&lt;br /&gt;
** '''Insomnie''' → temazepam 10 mg&lt;br /&gt;
** '''Délirium ou psychose''' → antipsychotiques (halopéridol, olanzapine).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; width:100%;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ '''Exemple de programme de réduction progressive du GHB pharmaceutique (en grammes) avec un intervalle de 3 heures&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;/&amp;gt;'''&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Heure !! Jour 1 !! Jour 2 !! Jour 3 !! Jour 4 !! Jour 5 !! Jour 6 !! Jour 7 !! Jour 8 !! Jour 9 !! Jour 10 !! Jour 11 !! Jour 12 !! Jour 13 !! Jour 14 !! Jour 15&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 08:00 || 4.5 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 11:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 14:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 17:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 20:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 23:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 02:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 05:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! '''Total (g de GHB)''' || 38.1 || 36 || 33.6 || 31.2 || 29 || 26.4 || 24 || 21.6 || 19.2 || 16.8 || 14.4 || 12 || 9.6 || 7.2 || 4.8&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Note :''' Cet exemple est basé sur un patient masculin de 23 ans, avec des antécédents de trouble anxieux social, utilisant du GHB fait maison depuis 4 ans, à raison de '''12 ml toutes les 60 à 90 minutes''' et '''2 prises nocturnes'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3. Phase de récupération (post-sevrage) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Stabiliser le patient après l’arrêt du GHB.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des symptômes résiduels''' (troubles du sommeil, anxiété).&lt;br /&gt;
* '''Suivi psychologique''' indispensable pour prévenir les rechutes.&lt;br /&gt;
* '''Accompagnement vers une prise en charge à long terme''' (thérapie, groupes de soutien, réduction des risques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Résultats et limites ==&lt;br /&gt;
* '''Taux de réussite''' : 85 % des patients ont réussi à arrêter le GHB à l’issue du protocole.&lt;br /&gt;
* '''Durée moyenne''' : 12,5 jours de traitement.&lt;br /&gt;
* '''Complications possibles''' : hypertension, anxiété, délirium dans certains cas.&lt;br /&gt;
* '''Taux de rechute élevé (69 % à 3 mois)''' → nécessité d’un suivi post-sevrage renforcé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' représente une alternative efficace et plus sûre que l'arrêt brutal du GHB ou que l'utilisation de benzodiazépines seules. Cependant, en raison du '''taux élevé de rechute à 3 mois''', il est essentiel d'assurer un '''accompagnement médical et psychologique à long terme'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB = Le GHB pharmaceutique n'est disponible en France que de façon tres encadree (Xyrem) et n'a pas d'AMM pour le sevrage du GHB. La faisabilite de ce protocole n'est donc, malheureusement, pas tres probable en France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Baclofène =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le baclofène est un agoniste sélectif des récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;. À ce titre, il est mentionné par plusieurs études comme adjuvant pour un sevrage&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;lingfordetal2016&amp;quot;&amp;gt;Lingford-Hughes, Anne and Patel, Yash and Bowden-Jones, Owen and Crawford, Mike J. and Dargan, Paul I. and Gordon, Fabiana and Parrott, Steve and Weaver, Trials, 17'', ISSN: 1745-6215, doi: 10.1186/s13063-016-1593-9 [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/lingford-hughes2016.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Étude sur l’utilisation du baclofène pour le sevrage au GHB ==&lt;br /&gt;
Une étude de faisabilité a évalué l’efficacité potentielle du baclofène en tant qu’adjuvant au traitement par benzodiazépines dans le cadre du sevrage au GHB (gamma-hydroxybutyrate) et à ses analogues, principalement le GBL (gamma-butyrolactone)&amp;lt;ref name=&amp;quot;lingfordetal2016&amp;quot; /&amp;gt;. Voici une citation de l'article (traduction en français avec l'IA) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Lingford et al., 2016&amp;lt;ref name=&amp;quot;lingfordetal2016&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Puisque le GHB/GBL agit comme un agoniste des récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, l'utilisation d'un autre agoniste GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, le baclofène, pour atténuer les symptômes de sevrage présente une validité pharmacologique.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB/GBL, bien que peu utilisé dans la population générale, présente une forte prévalence d’usage chez certains groupes comme les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, et entraîne un syndrome de sevrage pouvant être grave, voire mortel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le protocole de cette étude prospective, randomisée, en double aveugle et contrôlée par placebo, visait à tester la faisabilité d’un essai clinique à grande échelle. Quatre-vingt-huit participants ont été répartis entre sevrage planifié (ambulatoire) et non planifié (hospitalier). En plus de leur traitement standard par benzodiazépines, certains recevaient du baclofène (10 mg trois fois par jour), avec un sous-groupe ambulatoire recevant également un pré-traitement de deux jours avant le début du sevrage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les critères d’évaluation comprenaient la sévérité des symptômes de sevrage (échelles CIWA-Ar et SAT), l’anxiété, la dépression, la qualité du sommeil, les complications (ex. : delirium), et les hospitalisations nécessaires. Des données qualitatives sur l’acceptabilité du traitement ont également été recueillies auprès des patients et des cliniciens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les résultats de cette étude permettront d’orienter un futur essai contrôlé de grande ampleur. L’usage du baclofène comme agoniste GABAB est pharmacologiquement pertinent, car il cible le même système que le GHB, et pourrait réduire les risques liés au sevrage qui ne sont pas toujours bien contrôlés par les benzodiazépines seules.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Articles à citer :&lt;br /&gt;
McDonough et al&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heiko</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11706</id>
		<title>GHB et sevrage : Ce que les soignants et les usagers doivent savoir</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11706"/>
		<updated>2025-06-04T17:14:08Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Heiko : /* Baclofène */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;div style=&amp;quot;border: 2px solid orange; background-color: #fff3cd; padding: 10px; text-align: center; font-size: 1.2em;&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
🚧 &amp;lt;b&amp;gt;Page en cours de construction&amp;lt;/b&amp;gt; 🚧  &lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;Cette page est en cours de rédaction. Son contenu peut évoluer. Vous pouvez contribuer à son amélioration.  &lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les soignants :'''&lt;br /&gt;
*⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;L'usager qui a écrit ce wiki n'est pas médecin. Il vous appartient d'exercer votre esprit critique sur son contenu.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️ Votre contribution sera la bienvenue.&lt;br /&gt;
*Ce wiki est un état de l'art sur les connaissances médicales et pharmacologiques actuelles sur le GHB et ses dérivés. Ce ne sont pas des recommendations.&lt;br /&gt;
*Tous les informations citée sont sourcées avec des publications médicales.&lt;br /&gt;
*Toutes ces publications ont été uploadées sur Psychoactif et sont immédiatement consultables via le lien &amp;quot;Lire l'article&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les usagers qui ont une dépendance physique forte :'''&lt;br /&gt;
*'''⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;Ne tentez jamais de faire un sevrage &amp;quot;Cold turkey&amp;quot;. Vous pourriez en crever.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️'''&lt;br /&gt;
*En cas de sevrage forcé, rendez-vous aux urgences.&lt;br /&gt;
*Faites lire ce PsychoWiki par vos soignants.&lt;br /&gt;
*Si vous êtes mis en garde à vue, demandez à être examiné par un médecin. Ce droit est garanti par [https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006575081/2002-03-05 l'article 63-3 du Code de procédure pénale]. Faites-lui lire cet article car c'est lui qui décide si votre état est compatible ou non avec une garde à vue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Propriétés pharmacologiques du GHB =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Origine et métabolisme ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le gamma-hydroxybutyrate (GHB)''' est un composé naturellement présent dans le cerveau des mammifères, dérivé du neurotransmetteur GABA. Il possède à la fois des fonctions physiologiques comme neuromodulateur, et des effets pharmacologiques marqués à fortes doses&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot;&amp;gt;Wong CG, Gibson KM, Snead OC 3rd. From the street to the brain: neurobiology of the recreational drug gamma-hydroxybutyric acid. Trends Pharmacol Sci. 2004 Jan;25(1):29-34. doi: 10.1016/j.tips.2003.11.001. PMID: 14723976. - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wong2004.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce qui en fait une substance à double facette : thérapeutique et potentiellement abusive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB est naturellement synthétisé dans le cerveau à partir de son précurseur principal, le GABA (acide γ-aminobutyrique). Il possède dans le cerveau son propre récepteur : le récepteur au GHB. Le GHB peut être reconverti en en GABA, créant un cycle métabolique dynamique entre GABA et GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Récepteurs cibles ==&lt;br /&gt;
Le GHB agit via deux récepteurs distincts :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le '''récepteur GHB''', Il est activé aux concentrations physiologiques (nanomolaires à micromolaires).&lt;br /&gt;
* Le '''récepteur GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;'''. Dans les concentration physiologiques, le GHB ne se lie pas aux récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;. Cependant, en cas d'apport exogène, sa concentration atteint plusieurs milliers de fois sa valeur physiologique. Dans ces conditions là (concentration millimolaire), le GHB active les récepteur GABA-B. Soit directement, soit indirectement via sa conversion en GABA. Et ça, on le sait parce que lorsqu'on co-administre un antagoniste des GABA-B à des rats en même temps que du GHB, les effets sédatifs du GHB sont bloqués&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Neuromodulation ==&lt;br /&gt;
Le GHB est souvent perçu comme une drogue « sédative », mais ses effets sont en réalité beaucoup plus complexes. Il agit comme un '''neurotransmetteur''', c’est-à-dire qu’il influence en profondeur l'équilibre entre plusieurs substances chimiques du cerveau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Quel est le rôle du GHB dans ses concentrations physiologiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À des concentrations physiologiques, le GHB active principalement un récepteur spécifique qu’on appelle tout simplement le '''récepteur GHB'''. Ce récepteur se trouve dans certaines zones cérébrales sensibles, comme l’hippocampe (mémoire), le cortex (perception) et le thalamus (relais sensoriels)&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand ce récepteur est activé&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt; :&lt;br /&gt;
* Il '''diminue la libération de deux neurotransmetteurs clés''' : le GABA (un inhibiteur) et le glutamate (un excitateur).&lt;br /&gt;
* Il agit au niveau des '''terminaisons présynaptiques''' – c’est un peu comme s’il ajustait le &amp;quot;volume&amp;quot; de la communication neuronale en amont.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Que se passe-t-il en cas de consommation récréative ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand la dose de GHB augmente (dans un cadre récréatif ou abusif), ses effets dépassent la concentration physiologique de plusieurs millier de fois. Ses effets s’étendent à un autre récepteur : le récepteur '''GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le GABA-B est un récepteur plus général, impliqué dans la régulation de l’excitabilité cérébrale.&lt;br /&gt;
* Le GHB peut l’activer de deux façons :&lt;br /&gt;
**1. directement, à haute concentration ;&lt;br /&gt;
**2. indirectement, en étant transformé en GABA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’activation du récepteur GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt; par le GHB entraîne&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt; :&lt;br /&gt;
* une inhibition généralisée de l’activité cérébrale,&lt;br /&gt;
* des effets tels que sédation, perte de mémoire, ralentissement moteur,&lt;br /&gt;
* et, à très haute dose, coma, convulsions, voire arrêt respiratoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pourquoi est-ce addictif, sur le plan neurobiologique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le système dopaminergique joue un rôle central dans les fonctions de '''motivation, plaisir, mouvement, attention et récompense'''. Le GHB, bien qu’il soit souvent classé parmi les dépresseurs, a un impact complexe et biphasique sur ce système. Voici une traduction en français du paragraphe '''GHB and reward''' de Wong et al., 2004&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Wong et al., 2004&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Le mécanisme des propriétés addictives du GHB n’est pas clairement établi. À l’échelle moléculaire, une exposition chronique au GHB entraînerait probablement une désensibilisation des récepteurs au GHB et des récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, comme cela a été démontré in vitro [59,60], réduisant ainsi leur capacité à inhiber la libération de neurotransmetteurs. Ainsi, dans des conditions de consommation chronique de GHB, il est possible que des mécanismes compensatoires se mettent en place pour contrebalancer l’inhibition de la libération de dopamine, ce qui pourrait en réalité entraîner une augmentation de la libération de dopamine, de GABA et/ou de glutamate. Ce scénario pourrait contribuer aux propriétés addictives du GHB.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Que fait le GHB à la dopamine ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'effet du GHB sur la dopamine dépendrait :&lt;br /&gt;
* de la dose,&lt;br /&gt;
* du mode d’administration (aiguë ou chronique),&lt;br /&gt;
* et du temps écoulé après la prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À court terme, lors d'une prise aiguë, le GHB inhibe temporairement la libération de dopamine dans certaines régions cérébrales, comme le striatum&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;. Cela peut expliquer les effets de sédation, de détente, d'anxiolyse, et parfois un sentiment de &amp;quot;lâcher prise&amp;quot; émotionnel juste après la prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À plus long terme, avec des prises répétées ou chroniques, le cerveau s’adapte en augmentant le nombre ou la sensibilité des récepteurs dopaminergiques. Résultat : des effets paradoxaux peuvent apparaître, comme une stimulation ou un état d’euphorie&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce &amp;quot;rebond&amp;quot; dopaminergique pourrait être une piste pour mieux comprendre le potentiel addictif du GHB. Le GHB est parfois perçu comme une drogue « clean » ou « douce », notamment parce qu’il ne stimule pas directement le système de récompense comme la cocaïne. Mais :&lt;br /&gt;
* Son effet inhibiteur n’est que temporaire.&lt;br /&gt;
* L’adaptation du cerveau peut créer une dépendance insidieuse, fondée sur une dysrégulation progressive du système de récompense.&lt;br /&gt;
* Beaucoup d'usagers sur Psychoactif racontent que leurs problèmes de GHB se sont installés très progressivement, parfois sur plusieurs années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des études animales ont montré que les effets moteurs sédatifs du GHB étaient associés à une baisse de dopamine mesurée par un de ses métabolite. Ces effets peuvent être bloqués par des antagonistes GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, ce qui confirme que l’effet dopaminergique passe essentiellement par l’activation de GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, et non directement par les récepteurs dopaminergiques&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais ce sujet reste à ce jour très mal compris, car d'autres agonistes du GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, comme le baclofène, n'ont aucun intérêt récréatif. Aujourd'hui, la science n'a pas encore à cette question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En résumé ===&lt;br /&gt;
* Le GHB déstabilise le système dopamine de manière progressive et silencieuse.&lt;br /&gt;
* Il combine relaxation initiale et recherche de récompense différée.&lt;br /&gt;
* C’est cette dynamique qui fait que la dépendance met du temps à s'installer et en fait une substance piégeuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Syndrome de sevrage au GHB : description et évolution chronologique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Symptômes principaux ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sevrage au [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-hydroxybutyrate] ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GHB]) et à ses dérivés ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-butanediol] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-BD]] et [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-butyrolactone] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GBL]]) peut être sévère et potentiellement mortel&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot;&amp;gt;Dyer, J. E., Roth, B., &amp;amp; Hyma, B. A. (2001). Gamma-hydroxybutyrate withdrawal syndrome. ''Annals of Emergency Medicine'', 37(2), 147-153. doi: 10.1067/mem.2001.112985 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans le cas de la personne décédée, voici une traduction en français de l'article de Dyer et al., 2001&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Dyer et al., 2001&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Un homme de 24 ans, employé comme expert en assurances, s'est présenté dans un centre de crise en se plaignant d'hallucinations auditives et visuelles. Il a admis une consommation massive de GHB sur une période de 10 mois, augmentant progressivement les doses afin de prévenir l'apparition des hallucinations liées au sevrage. Sa dernière prise avait eu lieu juste avant son évaluation. À ce moment-là, aucun signe clinique d’hallucinations n’a été observé et il a été renvoyé avec des instructions pour un suivi en centre de désintoxication.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux mois plus tard, il s’est présenté dans un centre de désintoxication en se plaignant de nausées, vomissements et diarrhées persistants depuis 2 mois. Il décrivait également une grande faiblesse musculaire, un gonflement du corps, une diplopie (vision double), une vision floue, un essoufflement, une fréquence urinaire accrue, une soif intense, des évanouissements et une perte d'appétit. Il consommait du GHB toutes les 30 minutes, sa dernière dose remontant à seulement 20 minutes avant son arrivée. Il niait toute autre consommation de drogue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l'examen, il présentait des pupilles dilatées, un tremblement important et une anxiété marquée. Son électrocardiogramme (ECG) montrait un rythme sinusal normal, mais avec une hypertrophie ventriculaire gauche et une ischémie possible de la paroi inférieure. Il a été hospitalisé et traité au lorazépam pour gérer son agitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours des 24 heures suivantes, son état s'est aggravé : il a développé une tachycardie, une agressivité, des hallucinations visuelles persistantes et des tremblements incontrôlables. Son hospitalisation a été compliquée par une pneumonie lobaire inférieure droite, nécessitant une intubation et une ventilation mécanique pendant 6 jours sous sédation au propofol. Après son extubation, il restait confus et délirant malgré l'administration continue de benzodiazépines et d'antipsychotiques. Son agitation persistante nécessitait l'utilisation de contentions en cuir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 12ᵉ jour d’hospitalisation, son état semblait s’améliorer, et le lorazépam était progressivement réduit. Le 13ᵉ jour, il était toujours délirant mais restait réveillable. Cependant, dans la soirée, il a présenté un épisode soudain de contractions musculaires généralisées avec un regard figé vers le haut. Il a ensuite subi un arrêt cardiaque, précédé d’une bradycardie sévère. Malgré des tentatives agressives de réanimation incluant atropine, épinéphrine et défibrillation, le patient est décédé.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus généralement, une revue de 27 études comportant en tout 57 cas de syndrômes de sevrage a rapporté les statistiques suivantes :&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;Wojtowicz, J. M., Yegles, M., &amp;amp; Wennig, R. (2008). &amp;quot;Withdrawal from gamma-hydroxybutyrate, 1,4-butanediol and gamma-butyrolactone: A case report and systematic review.&amp;quot; ''CJEM'', 10(1), 69-74. doi: 10.1017/S1481803500009851 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wojtowicz_et_al_2008.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Répartition des substances impliquées dans les cas de sevrage :&lt;br /&gt;
*GHB : 36 cas (63 %)&lt;br /&gt;
*GBL : 18 cas (32 %)&lt;br /&gt;
*1,4-BD : 3 cas (5 %)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ Statistiques des complications du syndrome de sevrage au GHB&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Complication !! Fréquence parmi les patients (%)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tremblements''' || 67 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Delirium tremens''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tachycardie''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Insomnie''' || 58 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Convulsions''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Rhabdomyolyse''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Décès''' || 1.75 % (1 seul cas &amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;)&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage présente de nombreuses similitudes avec le syndrome de sevrage alcoolique (tremblements, tachycardie, delirium). Cependant, à la différence avec le syndrome de sevrage alcoolique, '''il se caractérise par la rapidité et la brutalité des symptômes''', en particulier dans les cas graves. Les symptômes apparaissent généralement 1 à 6 heures après la dernière prise de GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais peuvent apparaître dès 30 minutes dans les cas graves. Ils atteignent leur intensité maximale au bout de 24 à 72 heures. Les principaux symptômes incluent :&lt;br /&gt;
* '''Agitation et anxiété'''&lt;br /&gt;
* '''Insomnie sévère'''&lt;br /&gt;
* '''Tremblements'''&lt;br /&gt;
* '''Tachycardie et hypertension'''&lt;br /&gt;
* '''Delirium tremens'''&lt;br /&gt;
* '''Convulsions'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Carai2005&amp;quot;&amp;gt;Carai, M. A. M., Colombo, G., &amp;amp; Gessa, G. L. (2005). &amp;quot;Withdrawal syndrome from gamma-hydroxybutyric acid (GHB) and 1,4-butanediol (1,4-BD) in Sardinian alcohol-preferring rats.&amp;quot; ''Brain Research Protocols'', 15(1), 75-78. doi: 10.1016/j.brainresprot.2005.04.001 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/carai_et_al_2005.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhabdomyolyse'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Évolution temporelle du sevrage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage évolue en plusieurs phases :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase précoce (6-12h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Anxiété, agitation, tremblements, insomnie.&lt;br /&gt;
** Augmentation du rythme cardiaque et de la pression artérielle.&lt;br /&gt;
** Nausées et vomissements possibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase aiguë (24-72h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Apparition des symptômes les plus sévères.&lt;br /&gt;
** Risque de delirium avec hallucinations visuelles et auditives&lt;br /&gt;
** Possibles crises convulsives et complications métaboliques (rhabdomyolyse, troubles électrolytiques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase de résorption (3-7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Réduction progressive des symptômes psychotiques.&lt;br /&gt;
** Fatigue intense, épisodes résiduels d’anxiété et troubles du sommeil persistants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase tardive (&amp;gt;7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Récupération progressive des fonctions cognitives.&lt;br /&gt;
** Anxiété et troubles du sommeil pouvant persister plusieurs semaines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Facteurs influençant la sévérité du sevrage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gravité du syndrome de sevrage dépend de plusieurs facteurs :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Durée et quantité de consommation''' : Plus l'usage est prolongé et à forte dose, plus le sevrage est sévère.&lt;br /&gt;
* '''Fréquence des prises''' : Un usage régulier avec des prises toutes les 2 à 4 heures augmente le risque de dépendance sévère&lt;br /&gt;
* '''Co-intoxication''' : L'association avec d'autres dépresseurs du SNC (alcool, benzodiazépines) peut aggraver le sevrage et compliquer sa gestion&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Benzodiazépine et barbituriques =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'utilisation du diazépam dans le cadre du sevrage au GHB repose sur son action sur les récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;A&amp;lt;/sub&amp;gt;. Il permet d'atténuer l'hyperexcitabilité du système nerveux central induite par l'arrêt brutal du GHB et de ses analogues (GBL, 1,4-BD)&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Données cliniques sur l'efficacité du diazépam ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs études rapportent l'administration de benzodiazépines, dont le diazépam, à des doses élevées chez des patients en sevrage sévère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Une revue de cas indique que, sur 57 épisodes de sevrage recensés, la majorité des patients ont reçu des benzodiazépines comme traitement principal. Cependant, des doses très élevées ont été nécessaires pour contrôler l'agitation et les hallucinations. Dans certains cas, le diazépam seul n’a pas suffi, nécessitant l'ajout de barbituriques&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
* Une autre étude décrit des échecs partiels du diazépam dans les formes sévères du sevrage. Un protocole couramment utilisé consiste à administrer des benzodiazépines à haute dose dès l'apparition des premiers symptômes, avec un ajustement en fonction de l'évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;Wood DM, Brailsford AD, Dargan PI. [https://doi.org/10.1002/dta.292 ''Acute toxicity and withdrawal syndromes related to gamma-hydroxybutyrate (GHB) and its analogues'']. Drug Testing and Analysis. 2011.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Résistance au diazépam ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'efficacité du diazépam n'est pas systématique. Plusieurs études signalent des cas où de fortes doses n'ont pas permis de contrôler les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Dans 4 cas recensés, des doses de diazépam supérieures à 100 mg/jour n’ont pas suffi à contrôler le syndrome de sevrage, nécessitant l'utilisation de pentobarbital&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il est suggéré que cette résistance pourrait être liée à l'action dominante du GHB sur les récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, alors que le diazépam cible principalement les récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;A&amp;lt;/sub&amp;gt;. Ainsi, l'utilisation du baclofène, un agoniste GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, est proposée comme alternative dans les cas réfractaires&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Protocoles cliniques documentés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les études recensées ne proposent pas de consensus unique, mais plusieurs approches ont été décrites :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* **Protocole symptomatique** : administration de diazépam en fonction de l’intensité des symptômes, avec un ajustement progressif selon l’évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
* **Protocole de réduction progressive** : introduction du diazépam à haute dose suivie d’une décroissance sur plusieurs jours, similaire aux protocoles de sevrage alcoolique&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Sevrage progressif avec du GHB pharmaceutique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' (Detoxification with Titration and Tapering) est une méthode de sevrage médicalisé du GHB mise en place aux Pays-Bas. Il repose sur une substitution du GHB de rue ou de ses analogues ([[GBL,_effets,_risques,_témoignages|GBL]], [[1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_témoignages|1,4-BDO]], etc) par du GHB pharmaceutique, suivie d’une réduction progressive des doses afin d’éviter un sevrage brutal et potentiellement dangereux. Ce protocole a été testé sur 229 patients et a montré un taux de réussite de 85 %, bien qu’un suivi post-sevrage soit indispensable pour éviter les rechutes&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;&amp;gt;Dijkstra, B.A.G., Kamal, R., van Noorden, M.S., de Haan, H., Loonen, A.J.M., &amp;amp; De Jong, C.A.J. (2016). Detoxification with titration and tapering in gamma-hydroxybutyrate (GHB) dependent patients: The Dutch GHB monitor project. ''Drug and Alcohol Dependence, 170'', 164-173. doi: 10.1016/j.drugalcdep.2016.11.014&lt;br /&gt;
[https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/173/detoxification_with_titration_and_tapering_in_gamm.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;  .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectifs du protocole ==&lt;br /&gt;
* '''Assurer un sevrage sécurisé''' en évitant les complications graves (délirium, convulsions, agitation sévère).&lt;br /&gt;
* '''Réduire progressivement la dose''' pour minimiser les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
* '''Accompagner le patient''' avec un suivi médical et psychologique adapté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Déroulement du protocole ==&lt;br /&gt;
Le protocole se déroule en trois étapes :  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1. Phase de titration (stabilisation) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Remplacer le GHB de rue par une dose équivalente de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Administration de la première dose''' dans les 2,5 heures après la dernière prise de GHB de rue.&lt;br /&gt;
* '''Dosage initial''' : environ 70 % de la dose habituelle de l'usager.&lt;br /&gt;
* '''Ajustements toutes les 2 à 3 heures''' pour stabiliser le patient et éviter les symptômes de sevrage graves.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des signes vitaux''' (pression artérielle, rythme cardiaque, état psychologique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2. Phase de réduction progressive des doses (tapering) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Diminuer progressivement la dose de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Schéma de réduction''' : diminution de 0,3 g par prise par jour.&lt;br /&gt;
* '''Espacement des prises''' : toutes les 2 à 3 heures, y compris la nuit.&lt;br /&gt;
* '''Traitements complémentaires possibles''' en cas de symptômes sévères :&lt;br /&gt;
** '''Hypertension''' → métoprolol (50-100 mg).&lt;br /&gt;
** '''Anxiété et agitation''' → diazépam (5-30 mg).&lt;br /&gt;
** '''Insomnie''' → temazepam 10 mg&lt;br /&gt;
** '''Délirium ou psychose''' → antipsychotiques (halopéridol, olanzapine).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; width:100%;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ '''Exemple de programme de réduction progressive du GHB pharmaceutique (en grammes) avec un intervalle de 3 heures&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;/&amp;gt;'''&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Heure !! Jour 1 !! Jour 2 !! Jour 3 !! Jour 4 !! Jour 5 !! Jour 6 !! Jour 7 !! Jour 8 !! Jour 9 !! Jour 10 !! Jour 11 !! Jour 12 !! Jour 13 !! Jour 14 !! Jour 15&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 08:00 || 4.5 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 11:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 14:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 17:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 20:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 23:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 02:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 05:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! '''Total (g de GHB)''' || 38.1 || 36 || 33.6 || 31.2 || 29 || 26.4 || 24 || 21.6 || 19.2 || 16.8 || 14.4 || 12 || 9.6 || 7.2 || 4.8&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Note :''' Cet exemple est basé sur un patient masculin de 23 ans, avec des antécédents de trouble anxieux social, utilisant du GHB fait maison depuis 4 ans, à raison de '''12 ml toutes les 60 à 90 minutes''' et '''2 prises nocturnes'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3. Phase de récupération (post-sevrage) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Stabiliser le patient après l’arrêt du GHB.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des symptômes résiduels''' (troubles du sommeil, anxiété).&lt;br /&gt;
* '''Suivi psychologique''' indispensable pour prévenir les rechutes.&lt;br /&gt;
* '''Accompagnement vers une prise en charge à long terme''' (thérapie, groupes de soutien, réduction des risques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Résultats et limites ==&lt;br /&gt;
* '''Taux de réussite''' : 85 % des patients ont réussi à arrêter le GHB à l’issue du protocole.&lt;br /&gt;
* '''Durée moyenne''' : 12,5 jours de traitement.&lt;br /&gt;
* '''Complications possibles''' : hypertension, anxiété, délirium dans certains cas.&lt;br /&gt;
* '''Taux de rechute élevé (69 % à 3 mois)''' → nécessité d’un suivi post-sevrage renforcé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' représente une alternative efficace et plus sûre que l'arrêt brutal du GHB ou que l'utilisation de benzodiazépines seules. Cependant, en raison du '''taux élevé de rechute à 3 mois''', il est essentiel d'assurer un '''accompagnement médical et psychologique à long terme'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB = Le GHB pharmaceutique n'est disponible en France que de façon tres encadree (Xyrem) et n'a pas d'AMM pour le sevrage du GHB. La faisabilite de ce protocole n'est donc, malheureusement, pas tres probable en France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Baclofène =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Étude sur l’utilisation du baclofène pour le sevrage au GHB ==&lt;br /&gt;
Une étude de faisabilité a évalué l’efficacité potentielle du baclofène en tant qu’adjuvant au traitement par benzodiazépines dans le cadre du sevrage au GHB (gamma-hydroxybutyrate) et à ses analogues, principalement le GBL (gamma-butyrolactone)&amp;lt;ref name=&amp;quot;lingfordetal2016&amp;quot;&amp;gt;Lingford-Hughes, Anne and Patel, Yash and Bowden-Jones, Owen and Crawford, Mike J. and Dargan, Paul I. and Gordon, Fabiana and Parrott, Steve and Weaver, Trials, 17'', ISSN: 1745-6215, doi: 10.1186/s13063-016-1593-9 [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/lingford-hughes2016.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Voici une citation de l'article (traduction en français avec l'IA) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Lingford et al., 2016&amp;lt;ref name=&amp;quot;lingfordetal2016&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Puisque le GHB/GBL agit comme un agoniste des récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, l'utilisation d'un autre agoniste GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, le baclofène, pour atténuer les symptômes de sevrage présente une validité pharmacologique.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB/GBL, bien que peu utilisé dans la population générale, présente une forte prévalence d’usage chez certains groupes comme les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, et entraîne un syndrome de sevrage pouvant être grave, voire mortel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le protocole de cette étude prospective, randomisée, en double aveugle et contrôlée par placebo, visait à tester la faisabilité d’un essai clinique à grande échelle. Quatre-vingt-huit participants ont été répartis entre sevrage planifié (ambulatoire) et non planifié (hospitalier). En plus de leur traitement standard par benzodiazépines, certains recevaient du baclofène (10 mg trois fois par jour), avec un sous-groupe ambulatoire recevant également un pré-traitement de deux jours avant le début du sevrage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les critères d’évaluation comprenaient la sévérité des symptômes de sevrage (échelles CIWA-Ar et SAT), l’anxiété, la dépression, la qualité du sommeil, les complications (ex. : delirium), et les hospitalisations nécessaires. Des données qualitatives sur l’acceptabilité du traitement ont également été recueillies auprès des patients et des cliniciens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les résultats de cette étude permettront d’orienter un futur essai contrôlé de grande ampleur. L’usage du baclofène comme agoniste GABAB est pharmacologiquement pertinent, car il cible le même système que le GHB, et pourrait réduire les risques liés au sevrage qui ne sont pas toujours bien contrôlés par les benzodiazépines seules.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Articles à citer :&lt;br /&gt;
McDonough et al&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heiko</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11705</id>
		<title>GHB et sevrage : Ce que les soignants et les usagers doivent savoir</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11705"/>
		<updated>2025-06-04T17:13:30Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Heiko : /* Benzodiazépine et barbituriques */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;div style=&amp;quot;border: 2px solid orange; background-color: #fff3cd; padding: 10px; text-align: center; font-size: 1.2em;&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
🚧 &amp;lt;b&amp;gt;Page en cours de construction&amp;lt;/b&amp;gt; 🚧  &lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;Cette page est en cours de rédaction. Son contenu peut évoluer. Vous pouvez contribuer à son amélioration.  &lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les soignants :'''&lt;br /&gt;
*⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;L'usager qui a écrit ce wiki n'est pas médecin. Il vous appartient d'exercer votre esprit critique sur son contenu.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️ Votre contribution sera la bienvenue.&lt;br /&gt;
*Ce wiki est un état de l'art sur les connaissances médicales et pharmacologiques actuelles sur le GHB et ses dérivés. Ce ne sont pas des recommendations.&lt;br /&gt;
*Tous les informations citée sont sourcées avec des publications médicales.&lt;br /&gt;
*Toutes ces publications ont été uploadées sur Psychoactif et sont immédiatement consultables via le lien &amp;quot;Lire l'article&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les usagers qui ont une dépendance physique forte :'''&lt;br /&gt;
*'''⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;Ne tentez jamais de faire un sevrage &amp;quot;Cold turkey&amp;quot;. Vous pourriez en crever.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️'''&lt;br /&gt;
*En cas de sevrage forcé, rendez-vous aux urgences.&lt;br /&gt;
*Faites lire ce PsychoWiki par vos soignants.&lt;br /&gt;
*Si vous êtes mis en garde à vue, demandez à être examiné par un médecin. Ce droit est garanti par [https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006575081/2002-03-05 l'article 63-3 du Code de procédure pénale]. Faites-lui lire cet article car c'est lui qui décide si votre état est compatible ou non avec une garde à vue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Propriétés pharmacologiques du GHB =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Origine et métabolisme ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le gamma-hydroxybutyrate (GHB)''' est un composé naturellement présent dans le cerveau des mammifères, dérivé du neurotransmetteur GABA. Il possède à la fois des fonctions physiologiques comme neuromodulateur, et des effets pharmacologiques marqués à fortes doses&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot;&amp;gt;Wong CG, Gibson KM, Snead OC 3rd. From the street to the brain: neurobiology of the recreational drug gamma-hydroxybutyric acid. Trends Pharmacol Sci. 2004 Jan;25(1):29-34. doi: 10.1016/j.tips.2003.11.001. PMID: 14723976. - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wong2004.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce qui en fait une substance à double facette : thérapeutique et potentiellement abusive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB est naturellement synthétisé dans le cerveau à partir de son précurseur principal, le GABA (acide γ-aminobutyrique). Il possède dans le cerveau son propre récepteur : le récepteur au GHB. Le GHB peut être reconverti en en GABA, créant un cycle métabolique dynamique entre GABA et GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Récepteurs cibles ==&lt;br /&gt;
Le GHB agit via deux récepteurs distincts :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le '''récepteur GHB''', Il est activé aux concentrations physiologiques (nanomolaires à micromolaires).&lt;br /&gt;
* Le '''récepteur GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;'''. Dans les concentration physiologiques, le GHB ne se lie pas aux récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;. Cependant, en cas d'apport exogène, sa concentration atteint plusieurs milliers de fois sa valeur physiologique. Dans ces conditions là (concentration millimolaire), le GHB active les récepteur GABA-B. Soit directement, soit indirectement via sa conversion en GABA. Et ça, on le sait parce que lorsqu'on co-administre un antagoniste des GABA-B à des rats en même temps que du GHB, les effets sédatifs du GHB sont bloqués&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Neuromodulation ==&lt;br /&gt;
Le GHB est souvent perçu comme une drogue « sédative », mais ses effets sont en réalité beaucoup plus complexes. Il agit comme un '''neurotransmetteur''', c’est-à-dire qu’il influence en profondeur l'équilibre entre plusieurs substances chimiques du cerveau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Quel est le rôle du GHB dans ses concentrations physiologiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À des concentrations physiologiques, le GHB active principalement un récepteur spécifique qu’on appelle tout simplement le '''récepteur GHB'''. Ce récepteur se trouve dans certaines zones cérébrales sensibles, comme l’hippocampe (mémoire), le cortex (perception) et le thalamus (relais sensoriels)&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand ce récepteur est activé&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt; :&lt;br /&gt;
* Il '''diminue la libération de deux neurotransmetteurs clés''' : le GABA (un inhibiteur) et le glutamate (un excitateur).&lt;br /&gt;
* Il agit au niveau des '''terminaisons présynaptiques''' – c’est un peu comme s’il ajustait le &amp;quot;volume&amp;quot; de la communication neuronale en amont.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Que se passe-t-il en cas de consommation récréative ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand la dose de GHB augmente (dans un cadre récréatif ou abusif), ses effets dépassent la concentration physiologique de plusieurs millier de fois. Ses effets s’étendent à un autre récepteur : le récepteur '''GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le GABA-B est un récepteur plus général, impliqué dans la régulation de l’excitabilité cérébrale.&lt;br /&gt;
* Le GHB peut l’activer de deux façons :&lt;br /&gt;
**1. directement, à haute concentration ;&lt;br /&gt;
**2. indirectement, en étant transformé en GABA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’activation du récepteur GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt; par le GHB entraîne&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt; :&lt;br /&gt;
* une inhibition généralisée de l’activité cérébrale,&lt;br /&gt;
* des effets tels que sédation, perte de mémoire, ralentissement moteur,&lt;br /&gt;
* et, à très haute dose, coma, convulsions, voire arrêt respiratoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pourquoi est-ce addictif, sur le plan neurobiologique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le système dopaminergique joue un rôle central dans les fonctions de '''motivation, plaisir, mouvement, attention et récompense'''. Le GHB, bien qu’il soit souvent classé parmi les dépresseurs, a un impact complexe et biphasique sur ce système. Voici une traduction en français du paragraphe '''GHB and reward''' de Wong et al., 2004&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Wong et al., 2004&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Le mécanisme des propriétés addictives du GHB n’est pas clairement établi. À l’échelle moléculaire, une exposition chronique au GHB entraînerait probablement une désensibilisation des récepteurs au GHB et des récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, comme cela a été démontré in vitro [59,60], réduisant ainsi leur capacité à inhiber la libération de neurotransmetteurs. Ainsi, dans des conditions de consommation chronique de GHB, il est possible que des mécanismes compensatoires se mettent en place pour contrebalancer l’inhibition de la libération de dopamine, ce qui pourrait en réalité entraîner une augmentation de la libération de dopamine, de GABA et/ou de glutamate. Ce scénario pourrait contribuer aux propriétés addictives du GHB.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Que fait le GHB à la dopamine ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'effet du GHB sur la dopamine dépendrait :&lt;br /&gt;
* de la dose,&lt;br /&gt;
* du mode d’administration (aiguë ou chronique),&lt;br /&gt;
* et du temps écoulé après la prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À court terme, lors d'une prise aiguë, le GHB inhibe temporairement la libération de dopamine dans certaines régions cérébrales, comme le striatum&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;. Cela peut expliquer les effets de sédation, de détente, d'anxiolyse, et parfois un sentiment de &amp;quot;lâcher prise&amp;quot; émotionnel juste après la prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À plus long terme, avec des prises répétées ou chroniques, le cerveau s’adapte en augmentant le nombre ou la sensibilité des récepteurs dopaminergiques. Résultat : des effets paradoxaux peuvent apparaître, comme une stimulation ou un état d’euphorie&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce &amp;quot;rebond&amp;quot; dopaminergique pourrait être une piste pour mieux comprendre le potentiel addictif du GHB. Le GHB est parfois perçu comme une drogue « clean » ou « douce », notamment parce qu’il ne stimule pas directement le système de récompense comme la cocaïne. Mais :&lt;br /&gt;
* Son effet inhibiteur n’est que temporaire.&lt;br /&gt;
* L’adaptation du cerveau peut créer une dépendance insidieuse, fondée sur une dysrégulation progressive du système de récompense.&lt;br /&gt;
* Beaucoup d'usagers sur Psychoactif racontent que leurs problèmes de GHB se sont installés très progressivement, parfois sur plusieurs années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des études animales ont montré que les effets moteurs sédatifs du GHB étaient associés à une baisse de dopamine mesurée par un de ses métabolite. Ces effets peuvent être bloqués par des antagonistes GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, ce qui confirme que l’effet dopaminergique passe essentiellement par l’activation de GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, et non directement par les récepteurs dopaminergiques&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais ce sujet reste à ce jour très mal compris, car d'autres agonistes du GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, comme le baclofène, n'ont aucun intérêt récréatif. Aujourd'hui, la science n'a pas encore à cette question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En résumé ===&lt;br /&gt;
* Le GHB déstabilise le système dopamine de manière progressive et silencieuse.&lt;br /&gt;
* Il combine relaxation initiale et recherche de récompense différée.&lt;br /&gt;
* C’est cette dynamique qui fait que la dépendance met du temps à s'installer et en fait une substance piégeuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Syndrome de sevrage au GHB : description et évolution chronologique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Symptômes principaux ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sevrage au [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-hydroxybutyrate] ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GHB]) et à ses dérivés ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-butanediol] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-BD]] et [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-butyrolactone] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GBL]]) peut être sévère et potentiellement mortel&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot;&amp;gt;Dyer, J. E., Roth, B., &amp;amp; Hyma, B. A. (2001). Gamma-hydroxybutyrate withdrawal syndrome. ''Annals of Emergency Medicine'', 37(2), 147-153. doi: 10.1067/mem.2001.112985 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans le cas de la personne décédée, voici une traduction en français de l'article de Dyer et al., 2001&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Dyer et al., 2001&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Un homme de 24 ans, employé comme expert en assurances, s'est présenté dans un centre de crise en se plaignant d'hallucinations auditives et visuelles. Il a admis une consommation massive de GHB sur une période de 10 mois, augmentant progressivement les doses afin de prévenir l'apparition des hallucinations liées au sevrage. Sa dernière prise avait eu lieu juste avant son évaluation. À ce moment-là, aucun signe clinique d’hallucinations n’a été observé et il a été renvoyé avec des instructions pour un suivi en centre de désintoxication.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux mois plus tard, il s’est présenté dans un centre de désintoxication en se plaignant de nausées, vomissements et diarrhées persistants depuis 2 mois. Il décrivait également une grande faiblesse musculaire, un gonflement du corps, une diplopie (vision double), une vision floue, un essoufflement, une fréquence urinaire accrue, une soif intense, des évanouissements et une perte d'appétit. Il consommait du GHB toutes les 30 minutes, sa dernière dose remontant à seulement 20 minutes avant son arrivée. Il niait toute autre consommation de drogue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l'examen, il présentait des pupilles dilatées, un tremblement important et une anxiété marquée. Son électrocardiogramme (ECG) montrait un rythme sinusal normal, mais avec une hypertrophie ventriculaire gauche et une ischémie possible de la paroi inférieure. Il a été hospitalisé et traité au lorazépam pour gérer son agitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours des 24 heures suivantes, son état s'est aggravé : il a développé une tachycardie, une agressivité, des hallucinations visuelles persistantes et des tremblements incontrôlables. Son hospitalisation a été compliquée par une pneumonie lobaire inférieure droite, nécessitant une intubation et une ventilation mécanique pendant 6 jours sous sédation au propofol. Après son extubation, il restait confus et délirant malgré l'administration continue de benzodiazépines et d'antipsychotiques. Son agitation persistante nécessitait l'utilisation de contentions en cuir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 12ᵉ jour d’hospitalisation, son état semblait s’améliorer, et le lorazépam était progressivement réduit. Le 13ᵉ jour, il était toujours délirant mais restait réveillable. Cependant, dans la soirée, il a présenté un épisode soudain de contractions musculaires généralisées avec un regard figé vers le haut. Il a ensuite subi un arrêt cardiaque, précédé d’une bradycardie sévère. Malgré des tentatives agressives de réanimation incluant atropine, épinéphrine et défibrillation, le patient est décédé.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus généralement, une revue de 27 études comportant en tout 57 cas de syndrômes de sevrage a rapporté les statistiques suivantes :&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;Wojtowicz, J. M., Yegles, M., &amp;amp; Wennig, R. (2008). &amp;quot;Withdrawal from gamma-hydroxybutyrate, 1,4-butanediol and gamma-butyrolactone: A case report and systematic review.&amp;quot; ''CJEM'', 10(1), 69-74. doi: 10.1017/S1481803500009851 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wojtowicz_et_al_2008.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Répartition des substances impliquées dans les cas de sevrage :&lt;br /&gt;
*GHB : 36 cas (63 %)&lt;br /&gt;
*GBL : 18 cas (32 %)&lt;br /&gt;
*1,4-BD : 3 cas (5 %)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ Statistiques des complications du syndrome de sevrage au GHB&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Complication !! Fréquence parmi les patients (%)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tremblements''' || 67 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Delirium tremens''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tachycardie''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Insomnie''' || 58 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Convulsions''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Rhabdomyolyse''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Décès''' || 1.75 % (1 seul cas &amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;)&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage présente de nombreuses similitudes avec le syndrome de sevrage alcoolique (tremblements, tachycardie, delirium). Cependant, à la différence avec le syndrome de sevrage alcoolique, '''il se caractérise par la rapidité et la brutalité des symptômes''', en particulier dans les cas graves. Les symptômes apparaissent généralement 1 à 6 heures après la dernière prise de GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais peuvent apparaître dès 30 minutes dans les cas graves. Ils atteignent leur intensité maximale au bout de 24 à 72 heures. Les principaux symptômes incluent :&lt;br /&gt;
* '''Agitation et anxiété'''&lt;br /&gt;
* '''Insomnie sévère'''&lt;br /&gt;
* '''Tremblements'''&lt;br /&gt;
* '''Tachycardie et hypertension'''&lt;br /&gt;
* '''Delirium tremens'''&lt;br /&gt;
* '''Convulsions'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Carai2005&amp;quot;&amp;gt;Carai, M. A. M., Colombo, G., &amp;amp; Gessa, G. L. (2005). &amp;quot;Withdrawal syndrome from gamma-hydroxybutyric acid (GHB) and 1,4-butanediol (1,4-BD) in Sardinian alcohol-preferring rats.&amp;quot; ''Brain Research Protocols'', 15(1), 75-78. doi: 10.1016/j.brainresprot.2005.04.001 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/carai_et_al_2005.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhabdomyolyse'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Évolution temporelle du sevrage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage évolue en plusieurs phases :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase précoce (6-12h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Anxiété, agitation, tremblements, insomnie.&lt;br /&gt;
** Augmentation du rythme cardiaque et de la pression artérielle.&lt;br /&gt;
** Nausées et vomissements possibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase aiguë (24-72h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Apparition des symptômes les plus sévères.&lt;br /&gt;
** Risque de delirium avec hallucinations visuelles et auditives&lt;br /&gt;
** Possibles crises convulsives et complications métaboliques (rhabdomyolyse, troubles électrolytiques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase de résorption (3-7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Réduction progressive des symptômes psychotiques.&lt;br /&gt;
** Fatigue intense, épisodes résiduels d’anxiété et troubles du sommeil persistants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase tardive (&amp;gt;7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Récupération progressive des fonctions cognitives.&lt;br /&gt;
** Anxiété et troubles du sommeil pouvant persister plusieurs semaines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Facteurs influençant la sévérité du sevrage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gravité du syndrome de sevrage dépend de plusieurs facteurs :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Durée et quantité de consommation''' : Plus l'usage est prolongé et à forte dose, plus le sevrage est sévère.&lt;br /&gt;
* '''Fréquence des prises''' : Un usage régulier avec des prises toutes les 2 à 4 heures augmente le risque de dépendance sévère&lt;br /&gt;
* '''Co-intoxication''' : L'association avec d'autres dépresseurs du SNC (alcool, benzodiazépines) peut aggraver le sevrage et compliquer sa gestion&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Benzodiazépine et barbituriques =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'utilisation du diazépam dans le cadre du sevrage au GHB repose sur son action sur les récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;A&amp;lt;/sub&amp;gt;. Il permet d'atténuer l'hyperexcitabilité du système nerveux central induite par l'arrêt brutal du GHB et de ses analogues (GBL, 1,4-BD)&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Données cliniques sur l'efficacité du diazépam ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs études rapportent l'administration de benzodiazépines, dont le diazépam, à des doses élevées chez des patients en sevrage sévère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Une revue de cas indique que, sur 57 épisodes de sevrage recensés, la majorité des patients ont reçu des benzodiazépines comme traitement principal. Cependant, des doses très élevées ont été nécessaires pour contrôler l'agitation et les hallucinations. Dans certains cas, le diazépam seul n’a pas suffi, nécessitant l'ajout de barbituriques&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
* Une autre étude décrit des échecs partiels du diazépam dans les formes sévères du sevrage. Un protocole couramment utilisé consiste à administrer des benzodiazépines à haute dose dès l'apparition des premiers symptômes, avec un ajustement en fonction de l'évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;Wood DM, Brailsford AD, Dargan PI. [https://doi.org/10.1002/dta.292 ''Acute toxicity and withdrawal syndromes related to gamma-hydroxybutyrate (GHB) and its analogues'']. Drug Testing and Analysis. 2011.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Résistance au diazépam ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'efficacité du diazépam n'est pas systématique. Plusieurs études signalent des cas où de fortes doses n'ont pas permis de contrôler les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Dans 4 cas recensés, des doses de diazépam supérieures à 100 mg/jour n’ont pas suffi à contrôler le syndrome de sevrage, nécessitant l'utilisation de pentobarbital&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il est suggéré que cette résistance pourrait être liée à l'action dominante du GHB sur les récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, alors que le diazépam cible principalement les récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;A&amp;lt;/sub&amp;gt;. Ainsi, l'utilisation du baclofène, un agoniste GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, est proposée comme alternative dans les cas réfractaires&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Protocoles cliniques documentés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les études recensées ne proposent pas de consensus unique, mais plusieurs approches ont été décrites :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* **Protocole symptomatique** : administration de diazépam en fonction de l’intensité des symptômes, avec un ajustement progressif selon l’évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
* **Protocole de réduction progressive** : introduction du diazépam à haute dose suivie d’une décroissance sur plusieurs jours, similaire aux protocoles de sevrage alcoolique&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Sevrage progressif avec du GHB pharmaceutique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' (Detoxification with Titration and Tapering) est une méthode de sevrage médicalisé du GHB mise en place aux Pays-Bas. Il repose sur une substitution du GHB de rue ou de ses analogues ([[GBL,_effets,_risques,_témoignages|GBL]], [[1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_témoignages|1,4-BDO]], etc) par du GHB pharmaceutique, suivie d’une réduction progressive des doses afin d’éviter un sevrage brutal et potentiellement dangereux. Ce protocole a été testé sur 229 patients et a montré un taux de réussite de 85 %, bien qu’un suivi post-sevrage soit indispensable pour éviter les rechutes&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;&amp;gt;Dijkstra, B.A.G., Kamal, R., van Noorden, M.S., de Haan, H., Loonen, A.J.M., &amp;amp; De Jong, C.A.J. (2016). Detoxification with titration and tapering in gamma-hydroxybutyrate (GHB) dependent patients: The Dutch GHB monitor project. ''Drug and Alcohol Dependence, 170'', 164-173. doi: 10.1016/j.drugalcdep.2016.11.014&lt;br /&gt;
[https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/173/detoxification_with_titration_and_tapering_in_gamm.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;  .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectifs du protocole ==&lt;br /&gt;
* '''Assurer un sevrage sécurisé''' en évitant les complications graves (délirium, convulsions, agitation sévère).&lt;br /&gt;
* '''Réduire progressivement la dose''' pour minimiser les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
* '''Accompagner le patient''' avec un suivi médical et psychologique adapté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Déroulement du protocole ==&lt;br /&gt;
Le protocole se déroule en trois étapes :  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1. Phase de titration (stabilisation) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Remplacer le GHB de rue par une dose équivalente de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Administration de la première dose''' dans les 2,5 heures après la dernière prise de GHB de rue.&lt;br /&gt;
* '''Dosage initial''' : environ 70 % de la dose habituelle de l'usager.&lt;br /&gt;
* '''Ajustements toutes les 2 à 3 heures''' pour stabiliser le patient et éviter les symptômes de sevrage graves.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des signes vitaux''' (pression artérielle, rythme cardiaque, état psychologique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2. Phase de réduction progressive des doses (tapering) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Diminuer progressivement la dose de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Schéma de réduction''' : diminution de 0,3 g par prise par jour.&lt;br /&gt;
* '''Espacement des prises''' : toutes les 2 à 3 heures, y compris la nuit.&lt;br /&gt;
* '''Traitements complémentaires possibles''' en cas de symptômes sévères :&lt;br /&gt;
** '''Hypertension''' → métoprolol (50-100 mg).&lt;br /&gt;
** '''Anxiété et agitation''' → diazépam (5-30 mg).&lt;br /&gt;
** '''Insomnie''' → temazepam 10 mg&lt;br /&gt;
** '''Délirium ou psychose''' → antipsychotiques (halopéridol, olanzapine).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; width:100%;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ '''Exemple de programme de réduction progressive du GHB pharmaceutique (en grammes) avec un intervalle de 3 heures&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;/&amp;gt;'''&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Heure !! Jour 1 !! Jour 2 !! Jour 3 !! Jour 4 !! Jour 5 !! Jour 6 !! Jour 7 !! Jour 8 !! Jour 9 !! Jour 10 !! Jour 11 !! Jour 12 !! Jour 13 !! Jour 14 !! Jour 15&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 08:00 || 4.5 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 11:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 14:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 17:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 20:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 23:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 02:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 05:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! '''Total (g de GHB)''' || 38.1 || 36 || 33.6 || 31.2 || 29 || 26.4 || 24 || 21.6 || 19.2 || 16.8 || 14.4 || 12 || 9.6 || 7.2 || 4.8&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Note :''' Cet exemple est basé sur un patient masculin de 23 ans, avec des antécédents de trouble anxieux social, utilisant du GHB fait maison depuis 4 ans, à raison de '''12 ml toutes les 60 à 90 minutes''' et '''2 prises nocturnes'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3. Phase de récupération (post-sevrage) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Stabiliser le patient après l’arrêt du GHB.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des symptômes résiduels''' (troubles du sommeil, anxiété).&lt;br /&gt;
* '''Suivi psychologique''' indispensable pour prévenir les rechutes.&lt;br /&gt;
* '''Accompagnement vers une prise en charge à long terme''' (thérapie, groupes de soutien, réduction des risques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Résultats et limites ==&lt;br /&gt;
* '''Taux de réussite''' : 85 % des patients ont réussi à arrêter le GHB à l’issue du protocole.&lt;br /&gt;
* '''Durée moyenne''' : 12,5 jours de traitement.&lt;br /&gt;
* '''Complications possibles''' : hypertension, anxiété, délirium dans certains cas.&lt;br /&gt;
* '''Taux de rechute élevé (69 % à 3 mois)''' → nécessité d’un suivi post-sevrage renforcé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' représente une alternative efficace et plus sûre que l'arrêt brutal du GHB ou que l'utilisation de benzodiazépines seules. Cependant, en raison du '''taux élevé de rechute à 3 mois''', il est essentiel d'assurer un '''accompagnement médical et psychologique à long terme'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB = Le GHB pharmaceutique n'est disponible en France que de façon tres encadree (Xyrem) et n'a pas d'AMM pour le sevrage du GHB. La faisabilite de ce protocole n'est donc, malheureusement, pas tres probable en France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Baclofène =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Étude sur l’utilisation du baclofène pour le sevrage au GHB ==&lt;br /&gt;
Une étude de faisabilité a évalué l’efficacité potentielle du baclofène en tant qu’adjuvant au traitement par benzodiazépines dans le cadre du sevrage au GHB (gamma-hydroxybutyrate) et à ses analogues, principalement le GBL (gamma-butyrolactone)&amp;lt;ref name=&amp;quot;lingfordetal2016&amp;quot;&amp;gt;Lingford-Hughes, Anne and Patel, Yash and Bowden-Jones, Owen and Crawford, Mike J. and Dargan, Paul I. and Gordon, Fabiana and Parrott, Steve and Weaver, Trials, 17'', ISSN: 1745-6215, doi: 10.1186/s13063-016-1593-9 [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/lingford-hughes2016.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Voici une citation de l'article (traduction en français avec l'IA) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Lingford et al., 2016&amp;lt;ref name=&amp;quot;lingfordetal2016&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Puisque le GHB/GBL agit comme un agoniste des récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, l'utilisation d'un autre agoniste GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, le baclofène, pour atténuer les symptômes de sevrage présente une validité pharmacologique.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB/GBL, bien que peu utilisé dans la population générale, présente une forte prévalence d’usage chez certains groupes comme les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, et entraîne un syndrome de sevrage pouvant être grave, voire mortel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le protocole de cette étude prospective, randomisée, en double aveugle et contrôlée par placebo, visait à tester la faisabilité d’un essai clinique à grande échelle. Quatre-vingt-huit participants ont été répartis entre sevrage planifié (ambulatoire) et non planifié (hospitalier). En plus de leur traitement standard par benzodiazépines, certains recevaient du baclofène (10 mg trois fois par jour), avec un sous-groupe ambulatoire recevant également un pré-traitement de deux jours avant le début du sevrage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les critères d’évaluation comprenaient la sévérité des symptômes de sevrage (échelles CIWA-Ar et SAT), l’anxiété, la dépression, la qualité du sommeil, les complications (ex. : delirium), et les hospitalisations nécessaires. Des données qualitatives sur l’acceptabilité du traitement ont également été recueillies auprès des patients et des cliniciens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les résultats de cette étude permettront d’orienter un futur essai contrôlé de grande ampleur. L’usage du baclofène comme agoniste GABAB est pharmacologiquement pertinent, car il cible le même système que le GHB, et pourrait réduire les risques liés au sevrage qui ne sont pas toujours bien contrôlés par les benzodiazépines seules.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Articles à citer :&lt;br /&gt;
McDonough et al&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heiko</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11704</id>
		<title>GHB et sevrage : Ce que les soignants et les usagers doivent savoir</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11704"/>
		<updated>2025-06-04T17:10:45Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Heiko : /* Que fait le GHB à la dopamine ? */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;div style=&amp;quot;border: 2px solid orange; background-color: #fff3cd; padding: 10px; text-align: center; font-size: 1.2em;&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
🚧 &amp;lt;b&amp;gt;Page en cours de construction&amp;lt;/b&amp;gt; 🚧  &lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;Cette page est en cours de rédaction. Son contenu peut évoluer. Vous pouvez contribuer à son amélioration.  &lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les soignants :'''&lt;br /&gt;
*⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;L'usager qui a écrit ce wiki n'est pas médecin. Il vous appartient d'exercer votre esprit critique sur son contenu.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️ Votre contribution sera la bienvenue.&lt;br /&gt;
*Ce wiki est un état de l'art sur les connaissances médicales et pharmacologiques actuelles sur le GHB et ses dérivés. Ce ne sont pas des recommendations.&lt;br /&gt;
*Tous les informations citée sont sourcées avec des publications médicales.&lt;br /&gt;
*Toutes ces publications ont été uploadées sur Psychoactif et sont immédiatement consultables via le lien &amp;quot;Lire l'article&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les usagers qui ont une dépendance physique forte :'''&lt;br /&gt;
*'''⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;Ne tentez jamais de faire un sevrage &amp;quot;Cold turkey&amp;quot;. Vous pourriez en crever.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️'''&lt;br /&gt;
*En cas de sevrage forcé, rendez-vous aux urgences.&lt;br /&gt;
*Faites lire ce PsychoWiki par vos soignants.&lt;br /&gt;
*Si vous êtes mis en garde à vue, demandez à être examiné par un médecin. Ce droit est garanti par [https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006575081/2002-03-05 l'article 63-3 du Code de procédure pénale]. Faites-lui lire cet article car c'est lui qui décide si votre état est compatible ou non avec une garde à vue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Propriétés pharmacologiques du GHB =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Origine et métabolisme ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le gamma-hydroxybutyrate (GHB)''' est un composé naturellement présent dans le cerveau des mammifères, dérivé du neurotransmetteur GABA. Il possède à la fois des fonctions physiologiques comme neuromodulateur, et des effets pharmacologiques marqués à fortes doses&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot;&amp;gt;Wong CG, Gibson KM, Snead OC 3rd. From the street to the brain: neurobiology of the recreational drug gamma-hydroxybutyric acid. Trends Pharmacol Sci. 2004 Jan;25(1):29-34. doi: 10.1016/j.tips.2003.11.001. PMID: 14723976. - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wong2004.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce qui en fait une substance à double facette : thérapeutique et potentiellement abusive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB est naturellement synthétisé dans le cerveau à partir de son précurseur principal, le GABA (acide γ-aminobutyrique). Il possède dans le cerveau son propre récepteur : le récepteur au GHB. Le GHB peut être reconverti en en GABA, créant un cycle métabolique dynamique entre GABA et GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Récepteurs cibles ==&lt;br /&gt;
Le GHB agit via deux récepteurs distincts :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le '''récepteur GHB''', Il est activé aux concentrations physiologiques (nanomolaires à micromolaires).&lt;br /&gt;
* Le '''récepteur GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;'''. Dans les concentration physiologiques, le GHB ne se lie pas aux récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;. Cependant, en cas d'apport exogène, sa concentration atteint plusieurs milliers de fois sa valeur physiologique. Dans ces conditions là (concentration millimolaire), le GHB active les récepteur GABA-B. Soit directement, soit indirectement via sa conversion en GABA. Et ça, on le sait parce que lorsqu'on co-administre un antagoniste des GABA-B à des rats en même temps que du GHB, les effets sédatifs du GHB sont bloqués&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Neuromodulation ==&lt;br /&gt;
Le GHB est souvent perçu comme une drogue « sédative », mais ses effets sont en réalité beaucoup plus complexes. Il agit comme un '''neurotransmetteur''', c’est-à-dire qu’il influence en profondeur l'équilibre entre plusieurs substances chimiques du cerveau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Quel est le rôle du GHB dans ses concentrations physiologiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À des concentrations physiologiques, le GHB active principalement un récepteur spécifique qu’on appelle tout simplement le '''récepteur GHB'''. Ce récepteur se trouve dans certaines zones cérébrales sensibles, comme l’hippocampe (mémoire), le cortex (perception) et le thalamus (relais sensoriels)&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand ce récepteur est activé&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt; :&lt;br /&gt;
* Il '''diminue la libération de deux neurotransmetteurs clés''' : le GABA (un inhibiteur) et le glutamate (un excitateur).&lt;br /&gt;
* Il agit au niveau des '''terminaisons présynaptiques''' – c’est un peu comme s’il ajustait le &amp;quot;volume&amp;quot; de la communication neuronale en amont.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Que se passe-t-il en cas de consommation récréative ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand la dose de GHB augmente (dans un cadre récréatif ou abusif), ses effets dépassent la concentration physiologique de plusieurs millier de fois. Ses effets s’étendent à un autre récepteur : le récepteur '''GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le GABA-B est un récepteur plus général, impliqué dans la régulation de l’excitabilité cérébrale.&lt;br /&gt;
* Le GHB peut l’activer de deux façons :&lt;br /&gt;
**1. directement, à haute concentration ;&lt;br /&gt;
**2. indirectement, en étant transformé en GABA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’activation du récepteur GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt; par le GHB entraîne&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt; :&lt;br /&gt;
* une inhibition généralisée de l’activité cérébrale,&lt;br /&gt;
* des effets tels que sédation, perte de mémoire, ralentissement moteur,&lt;br /&gt;
* et, à très haute dose, coma, convulsions, voire arrêt respiratoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pourquoi est-ce addictif, sur le plan neurobiologique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le système dopaminergique joue un rôle central dans les fonctions de '''motivation, plaisir, mouvement, attention et récompense'''. Le GHB, bien qu’il soit souvent classé parmi les dépresseurs, a un impact complexe et biphasique sur ce système. Voici une traduction en français du paragraphe '''GHB and reward''' de Wong et al., 2004&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Wong et al., 2004&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Le mécanisme des propriétés addictives du GHB n’est pas clairement établi. À l’échelle moléculaire, une exposition chronique au GHB entraînerait probablement une désensibilisation des récepteurs au GHB et des récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, comme cela a été démontré in vitro [59,60], réduisant ainsi leur capacité à inhiber la libération de neurotransmetteurs. Ainsi, dans des conditions de consommation chronique de GHB, il est possible que des mécanismes compensatoires se mettent en place pour contrebalancer l’inhibition de la libération de dopamine, ce qui pourrait en réalité entraîner une augmentation de la libération de dopamine, de GABA et/ou de glutamate. Ce scénario pourrait contribuer aux propriétés addictives du GHB.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Que fait le GHB à la dopamine ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'effet du GHB sur la dopamine dépendrait :&lt;br /&gt;
* de la dose,&lt;br /&gt;
* du mode d’administration (aiguë ou chronique),&lt;br /&gt;
* et du temps écoulé après la prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À court terme, lors d'une prise aiguë, le GHB inhibe temporairement la libération de dopamine dans certaines régions cérébrales, comme le striatum&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;. Cela peut expliquer les effets de sédation, de détente, d'anxiolyse, et parfois un sentiment de &amp;quot;lâcher prise&amp;quot; émotionnel juste après la prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À plus long terme, avec des prises répétées ou chroniques, le cerveau s’adapte en augmentant le nombre ou la sensibilité des récepteurs dopaminergiques. Résultat : des effets paradoxaux peuvent apparaître, comme une stimulation ou un état d’euphorie&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce &amp;quot;rebond&amp;quot; dopaminergique pourrait être une piste pour mieux comprendre le potentiel addictif du GHB. Le GHB est parfois perçu comme une drogue « clean » ou « douce », notamment parce qu’il ne stimule pas directement le système de récompense comme la cocaïne. Mais :&lt;br /&gt;
* Son effet inhibiteur n’est que temporaire.&lt;br /&gt;
* L’adaptation du cerveau peut créer une dépendance insidieuse, fondée sur une dysrégulation progressive du système de récompense.&lt;br /&gt;
* Beaucoup d'usagers sur Psychoactif racontent que leurs problèmes de GHB se sont installés très progressivement, parfois sur plusieurs années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des études animales ont montré que les effets moteurs sédatifs du GHB étaient associés à une baisse de dopamine mesurée par un de ses métabolite. Ces effets peuvent être bloqués par des antagonistes GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, ce qui confirme que l’effet dopaminergique passe essentiellement par l’activation de GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, et non directement par les récepteurs dopaminergiques&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais ce sujet reste à ce jour très mal compris, car d'autres agonistes du GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, comme le baclofène, n'ont aucun intérêt récréatif. Aujourd'hui, la science n'a pas encore à cette question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En résumé ===&lt;br /&gt;
* Le GHB déstabilise le système dopamine de manière progressive et silencieuse.&lt;br /&gt;
* Il combine relaxation initiale et recherche de récompense différée.&lt;br /&gt;
* C’est cette dynamique qui fait que la dépendance met du temps à s'installer et en fait une substance piégeuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Syndrome de sevrage au GHB : description et évolution chronologique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Symptômes principaux ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sevrage au [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-hydroxybutyrate] ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GHB]) et à ses dérivés ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-butanediol] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-BD]] et [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-butyrolactone] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GBL]]) peut être sévère et potentiellement mortel&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot;&amp;gt;Dyer, J. E., Roth, B., &amp;amp; Hyma, B. A. (2001). Gamma-hydroxybutyrate withdrawal syndrome. ''Annals of Emergency Medicine'', 37(2), 147-153. doi: 10.1067/mem.2001.112985 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans le cas de la personne décédée, voici une traduction en français de l'article de Dyer et al., 2001&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Dyer et al., 2001&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Un homme de 24 ans, employé comme expert en assurances, s'est présenté dans un centre de crise en se plaignant d'hallucinations auditives et visuelles. Il a admis une consommation massive de GHB sur une période de 10 mois, augmentant progressivement les doses afin de prévenir l'apparition des hallucinations liées au sevrage. Sa dernière prise avait eu lieu juste avant son évaluation. À ce moment-là, aucun signe clinique d’hallucinations n’a été observé et il a été renvoyé avec des instructions pour un suivi en centre de désintoxication.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux mois plus tard, il s’est présenté dans un centre de désintoxication en se plaignant de nausées, vomissements et diarrhées persistants depuis 2 mois. Il décrivait également une grande faiblesse musculaire, un gonflement du corps, une diplopie (vision double), une vision floue, un essoufflement, une fréquence urinaire accrue, une soif intense, des évanouissements et une perte d'appétit. Il consommait du GHB toutes les 30 minutes, sa dernière dose remontant à seulement 20 minutes avant son arrivée. Il niait toute autre consommation de drogue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l'examen, il présentait des pupilles dilatées, un tremblement important et une anxiété marquée. Son électrocardiogramme (ECG) montrait un rythme sinusal normal, mais avec une hypertrophie ventriculaire gauche et une ischémie possible de la paroi inférieure. Il a été hospitalisé et traité au lorazépam pour gérer son agitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours des 24 heures suivantes, son état s'est aggravé : il a développé une tachycardie, une agressivité, des hallucinations visuelles persistantes et des tremblements incontrôlables. Son hospitalisation a été compliquée par une pneumonie lobaire inférieure droite, nécessitant une intubation et une ventilation mécanique pendant 6 jours sous sédation au propofol. Après son extubation, il restait confus et délirant malgré l'administration continue de benzodiazépines et d'antipsychotiques. Son agitation persistante nécessitait l'utilisation de contentions en cuir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 12ᵉ jour d’hospitalisation, son état semblait s’améliorer, et le lorazépam était progressivement réduit. Le 13ᵉ jour, il était toujours délirant mais restait réveillable. Cependant, dans la soirée, il a présenté un épisode soudain de contractions musculaires généralisées avec un regard figé vers le haut. Il a ensuite subi un arrêt cardiaque, précédé d’une bradycardie sévère. Malgré des tentatives agressives de réanimation incluant atropine, épinéphrine et défibrillation, le patient est décédé.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus généralement, une revue de 27 études comportant en tout 57 cas de syndrômes de sevrage a rapporté les statistiques suivantes :&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;Wojtowicz, J. M., Yegles, M., &amp;amp; Wennig, R. (2008). &amp;quot;Withdrawal from gamma-hydroxybutyrate, 1,4-butanediol and gamma-butyrolactone: A case report and systematic review.&amp;quot; ''CJEM'', 10(1), 69-74. doi: 10.1017/S1481803500009851 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wojtowicz_et_al_2008.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Répartition des substances impliquées dans les cas de sevrage :&lt;br /&gt;
*GHB : 36 cas (63 %)&lt;br /&gt;
*GBL : 18 cas (32 %)&lt;br /&gt;
*1,4-BD : 3 cas (5 %)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ Statistiques des complications du syndrome de sevrage au GHB&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Complication !! Fréquence parmi les patients (%)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tremblements''' || 67 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Delirium tremens''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tachycardie''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Insomnie''' || 58 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Convulsions''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Rhabdomyolyse''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Décès''' || 1.75 % (1 seul cas &amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;)&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage présente de nombreuses similitudes avec le syndrome de sevrage alcoolique (tremblements, tachycardie, delirium). Cependant, à la différence avec le syndrome de sevrage alcoolique, '''il se caractérise par la rapidité et la brutalité des symptômes''', en particulier dans les cas graves. Les symptômes apparaissent généralement 1 à 6 heures après la dernière prise de GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais peuvent apparaître dès 30 minutes dans les cas graves. Ils atteignent leur intensité maximale au bout de 24 à 72 heures. Les principaux symptômes incluent :&lt;br /&gt;
* '''Agitation et anxiété'''&lt;br /&gt;
* '''Insomnie sévère'''&lt;br /&gt;
* '''Tremblements'''&lt;br /&gt;
* '''Tachycardie et hypertension'''&lt;br /&gt;
* '''Delirium tremens'''&lt;br /&gt;
* '''Convulsions'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Carai2005&amp;quot;&amp;gt;Carai, M. A. M., Colombo, G., &amp;amp; Gessa, G. L. (2005). &amp;quot;Withdrawal syndrome from gamma-hydroxybutyric acid (GHB) and 1,4-butanediol (1,4-BD) in Sardinian alcohol-preferring rats.&amp;quot; ''Brain Research Protocols'', 15(1), 75-78. doi: 10.1016/j.brainresprot.2005.04.001 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/carai_et_al_2005.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhabdomyolyse'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Évolution temporelle du sevrage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage évolue en plusieurs phases :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase précoce (6-12h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Anxiété, agitation, tremblements, insomnie.&lt;br /&gt;
** Augmentation du rythme cardiaque et de la pression artérielle.&lt;br /&gt;
** Nausées et vomissements possibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase aiguë (24-72h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Apparition des symptômes les plus sévères.&lt;br /&gt;
** Risque de delirium avec hallucinations visuelles et auditives&lt;br /&gt;
** Possibles crises convulsives et complications métaboliques (rhabdomyolyse, troubles électrolytiques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase de résorption (3-7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Réduction progressive des symptômes psychotiques.&lt;br /&gt;
** Fatigue intense, épisodes résiduels d’anxiété et troubles du sommeil persistants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase tardive (&amp;gt;7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Récupération progressive des fonctions cognitives.&lt;br /&gt;
** Anxiété et troubles du sommeil pouvant persister plusieurs semaines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Facteurs influençant la sévérité du sevrage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gravité du syndrome de sevrage dépend de plusieurs facteurs :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Durée et quantité de consommation''' : Plus l'usage est prolongé et à forte dose, plus le sevrage est sévère.&lt;br /&gt;
* '''Fréquence des prises''' : Un usage régulier avec des prises toutes les 2 à 4 heures augmente le risque de dépendance sévère&lt;br /&gt;
* '''Co-intoxication''' : L'association avec d'autres dépresseurs du SNC (alcool, benzodiazépines) peut aggraver le sevrage et compliquer sa gestion&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Benzodiazépine et barbituriques =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'utilisation du diazépam dans le cadre du sevrage au GHB repose sur son action sur les récepteurs GABA-A. Il permet d'atténuer l'hyperexcitabilité du système nerveux central induite par l'arrêt brutal du GHB et de ses analogues (GBL, 1,4-BD)&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Données cliniques sur l'efficacité du diazépam ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs études rapportent l'administration de benzodiazépines, dont le diazépam, à des doses élevées chez des patients en sevrage sévère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Une revue de cas indique que, sur 57 épisodes de sevrage recensés, la majorité des patients ont reçu des benzodiazépines comme traitement principal. Cependant, des doses très élevées ont été nécessaires pour contrôler l'agitation et les hallucinations. Dans certains cas, le diazépam seul n’a pas suffi, nécessitant l'ajout de barbituriques&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
* Une autre étude décrit des échecs partiels du diazépam dans les formes sévères du sevrage. Un protocole couramment utilisé consiste à administrer des benzodiazépines à haute dose dès l'apparition des premiers symptômes, avec un ajustement en fonction de l'évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;Wood DM, Brailsford AD, Dargan PI. [https://doi.org/10.1002/dta.292 ''Acute toxicity and withdrawal syndromes related to gamma-hydroxybutyrate (GHB) and its analogues'']. Drug Testing and Analysis. 2011.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Résistance au diazépam ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'efficacité du diazépam n'est pas systématique. Plusieurs études signalent des cas où de fortes doses n'ont pas permis de contrôler les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Dans 4 cas recensés, des doses de diazépam supérieures à 100 mg/jour n’ont pas suffi à contrôler le syndrome de sevrage, nécessitant l'utilisation de pentobarbital&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il est suggéré que cette résistance pourrait être liée à l'action dominante du GHB sur les récepteurs GABA-B, alors que le diazépam cible principalement les récepteurs GABA-A. Ainsi, l'utilisation du baclofène, un agoniste GABA-B, est proposée comme alternative dans les cas réfractaires&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Protocoles cliniques documentés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les études recensées ne proposent pas de consensus unique, mais plusieurs approches ont été décrites :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* **Protocole symptomatique** : administration de diazépam en fonction de l’intensité des symptômes, avec un ajustement progressif selon l’évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
* **Protocole de réduction progressive** : introduction du diazépam à haute dose suivie d’une décroissance sur plusieurs jours, similaire aux protocoles de sevrage alcoolique&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Sevrage progressif avec du GHB pharmaceutique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' (Detoxification with Titration and Tapering) est une méthode de sevrage médicalisé du GHB mise en place aux Pays-Bas. Il repose sur une substitution du GHB de rue ou de ses analogues ([[GBL,_effets,_risques,_témoignages|GBL]], [[1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_témoignages|1,4-BDO]], etc) par du GHB pharmaceutique, suivie d’une réduction progressive des doses afin d’éviter un sevrage brutal et potentiellement dangereux. Ce protocole a été testé sur 229 patients et a montré un taux de réussite de 85 %, bien qu’un suivi post-sevrage soit indispensable pour éviter les rechutes&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;&amp;gt;Dijkstra, B.A.G., Kamal, R., van Noorden, M.S., de Haan, H., Loonen, A.J.M., &amp;amp; De Jong, C.A.J. (2016). Detoxification with titration and tapering in gamma-hydroxybutyrate (GHB) dependent patients: The Dutch GHB monitor project. ''Drug and Alcohol Dependence, 170'', 164-173. doi: 10.1016/j.drugalcdep.2016.11.014&lt;br /&gt;
[https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/173/detoxification_with_titration_and_tapering_in_gamm.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;  .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectifs du protocole ==&lt;br /&gt;
* '''Assurer un sevrage sécurisé''' en évitant les complications graves (délirium, convulsions, agitation sévère).&lt;br /&gt;
* '''Réduire progressivement la dose''' pour minimiser les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
* '''Accompagner le patient''' avec un suivi médical et psychologique adapté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Déroulement du protocole ==&lt;br /&gt;
Le protocole se déroule en trois étapes :  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1. Phase de titration (stabilisation) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Remplacer le GHB de rue par une dose équivalente de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Administration de la première dose''' dans les 2,5 heures après la dernière prise de GHB de rue.&lt;br /&gt;
* '''Dosage initial''' : environ 70 % de la dose habituelle de l'usager.&lt;br /&gt;
* '''Ajustements toutes les 2 à 3 heures''' pour stabiliser le patient et éviter les symptômes de sevrage graves.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des signes vitaux''' (pression artérielle, rythme cardiaque, état psychologique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2. Phase de réduction progressive des doses (tapering) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Diminuer progressivement la dose de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Schéma de réduction''' : diminution de 0,3 g par prise par jour.&lt;br /&gt;
* '''Espacement des prises''' : toutes les 2 à 3 heures, y compris la nuit.&lt;br /&gt;
* '''Traitements complémentaires possibles''' en cas de symptômes sévères :&lt;br /&gt;
** '''Hypertension''' → métoprolol (50-100 mg).&lt;br /&gt;
** '''Anxiété et agitation''' → diazépam (5-30 mg).&lt;br /&gt;
** '''Insomnie''' → temazepam 10 mg&lt;br /&gt;
** '''Délirium ou psychose''' → antipsychotiques (halopéridol, olanzapine).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; width:100%;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ '''Exemple de programme de réduction progressive du GHB pharmaceutique (en grammes) avec un intervalle de 3 heures&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;/&amp;gt;'''&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Heure !! Jour 1 !! Jour 2 !! Jour 3 !! Jour 4 !! Jour 5 !! Jour 6 !! Jour 7 !! Jour 8 !! Jour 9 !! Jour 10 !! Jour 11 !! Jour 12 !! Jour 13 !! Jour 14 !! Jour 15&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 08:00 || 4.5 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 11:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 14:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 17:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 20:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 23:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 02:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 05:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! '''Total (g de GHB)''' || 38.1 || 36 || 33.6 || 31.2 || 29 || 26.4 || 24 || 21.6 || 19.2 || 16.8 || 14.4 || 12 || 9.6 || 7.2 || 4.8&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Note :''' Cet exemple est basé sur un patient masculin de 23 ans, avec des antécédents de trouble anxieux social, utilisant du GHB fait maison depuis 4 ans, à raison de '''12 ml toutes les 60 à 90 minutes''' et '''2 prises nocturnes'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3. Phase de récupération (post-sevrage) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Stabiliser le patient après l’arrêt du GHB.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des symptômes résiduels''' (troubles du sommeil, anxiété).&lt;br /&gt;
* '''Suivi psychologique''' indispensable pour prévenir les rechutes.&lt;br /&gt;
* '''Accompagnement vers une prise en charge à long terme''' (thérapie, groupes de soutien, réduction des risques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Résultats et limites ==&lt;br /&gt;
* '''Taux de réussite''' : 85 % des patients ont réussi à arrêter le GHB à l’issue du protocole.&lt;br /&gt;
* '''Durée moyenne''' : 12,5 jours de traitement.&lt;br /&gt;
* '''Complications possibles''' : hypertension, anxiété, délirium dans certains cas.&lt;br /&gt;
* '''Taux de rechute élevé (69 % à 3 mois)''' → nécessité d’un suivi post-sevrage renforcé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' représente une alternative efficace et plus sûre que l'arrêt brutal du GHB ou que l'utilisation de benzodiazépines seules. Cependant, en raison du '''taux élevé de rechute à 3 mois''', il est essentiel d'assurer un '''accompagnement médical et psychologique à long terme'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB = Le GHB pharmaceutique n'est disponible en France que de façon tres encadree (Xyrem) et n'a pas d'AMM pour le sevrage du GHB. La faisabilite de ce protocole n'est donc, malheureusement, pas tres probable en France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Baclofène =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Étude sur l’utilisation du baclofène pour le sevrage au GHB ==&lt;br /&gt;
Une étude de faisabilité a évalué l’efficacité potentielle du baclofène en tant qu’adjuvant au traitement par benzodiazépines dans le cadre du sevrage au GHB (gamma-hydroxybutyrate) et à ses analogues, principalement le GBL (gamma-butyrolactone)&amp;lt;ref name=&amp;quot;lingfordetal2016&amp;quot;&amp;gt;Lingford-Hughes, Anne and Patel, Yash and Bowden-Jones, Owen and Crawford, Mike J. and Dargan, Paul I. and Gordon, Fabiana and Parrott, Steve and Weaver, Trials, 17'', ISSN: 1745-6215, doi: 10.1186/s13063-016-1593-9 [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/lingford-hughes2016.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Voici une citation de l'article (traduction en français avec l'IA) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Lingford et al., 2016&amp;lt;ref name=&amp;quot;lingfordetal2016&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Puisque le GHB/GBL agit comme un agoniste des récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, l'utilisation d'un autre agoniste GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, le baclofène, pour atténuer les symptômes de sevrage présente une validité pharmacologique.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB/GBL, bien que peu utilisé dans la population générale, présente une forte prévalence d’usage chez certains groupes comme les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, et entraîne un syndrome de sevrage pouvant être grave, voire mortel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le protocole de cette étude prospective, randomisée, en double aveugle et contrôlée par placebo, visait à tester la faisabilité d’un essai clinique à grande échelle. Quatre-vingt-huit participants ont été répartis entre sevrage planifié (ambulatoire) et non planifié (hospitalier). En plus de leur traitement standard par benzodiazépines, certains recevaient du baclofène (10 mg trois fois par jour), avec un sous-groupe ambulatoire recevant également un pré-traitement de deux jours avant le début du sevrage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les critères d’évaluation comprenaient la sévérité des symptômes de sevrage (échelles CIWA-Ar et SAT), l’anxiété, la dépression, la qualité du sommeil, les complications (ex. : delirium), et les hospitalisations nécessaires. Des données qualitatives sur l’acceptabilité du traitement ont également été recueillies auprès des patients et des cliniciens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les résultats de cette étude permettront d’orienter un futur essai contrôlé de grande ampleur. L’usage du baclofène comme agoniste GABAB est pharmacologiquement pertinent, car il cible le même système que le GHB, et pourrait réduire les risques liés au sevrage qui ne sont pas toujours bien contrôlés par les benzodiazépines seules.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Articles à citer :&lt;br /&gt;
McDonough et al&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heiko</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11703</id>
		<title>GHB et sevrage : Ce que les soignants et les usagers doivent savoir</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11703"/>
		<updated>2025-06-04T17:09:41Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Heiko : /* Pourquoi est-ce addictif, sur le plan neurobiologique */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;div style=&amp;quot;border: 2px solid orange; background-color: #fff3cd; padding: 10px; text-align: center; font-size: 1.2em;&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
🚧 &amp;lt;b&amp;gt;Page en cours de construction&amp;lt;/b&amp;gt; 🚧  &lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;Cette page est en cours de rédaction. Son contenu peut évoluer. Vous pouvez contribuer à son amélioration.  &lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les soignants :'''&lt;br /&gt;
*⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;L'usager qui a écrit ce wiki n'est pas médecin. Il vous appartient d'exercer votre esprit critique sur son contenu.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️ Votre contribution sera la bienvenue.&lt;br /&gt;
*Ce wiki est un état de l'art sur les connaissances médicales et pharmacologiques actuelles sur le GHB et ses dérivés. Ce ne sont pas des recommendations.&lt;br /&gt;
*Tous les informations citée sont sourcées avec des publications médicales.&lt;br /&gt;
*Toutes ces publications ont été uploadées sur Psychoactif et sont immédiatement consultables via le lien &amp;quot;Lire l'article&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les usagers qui ont une dépendance physique forte :'''&lt;br /&gt;
*'''⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;Ne tentez jamais de faire un sevrage &amp;quot;Cold turkey&amp;quot;. Vous pourriez en crever.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️'''&lt;br /&gt;
*En cas de sevrage forcé, rendez-vous aux urgences.&lt;br /&gt;
*Faites lire ce PsychoWiki par vos soignants.&lt;br /&gt;
*Si vous êtes mis en garde à vue, demandez à être examiné par un médecin. Ce droit est garanti par [https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006575081/2002-03-05 l'article 63-3 du Code de procédure pénale]. Faites-lui lire cet article car c'est lui qui décide si votre état est compatible ou non avec une garde à vue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Propriétés pharmacologiques du GHB =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Origine et métabolisme ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le gamma-hydroxybutyrate (GHB)''' est un composé naturellement présent dans le cerveau des mammifères, dérivé du neurotransmetteur GABA. Il possède à la fois des fonctions physiologiques comme neuromodulateur, et des effets pharmacologiques marqués à fortes doses&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot;&amp;gt;Wong CG, Gibson KM, Snead OC 3rd. From the street to the brain: neurobiology of the recreational drug gamma-hydroxybutyric acid. Trends Pharmacol Sci. 2004 Jan;25(1):29-34. doi: 10.1016/j.tips.2003.11.001. PMID: 14723976. - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wong2004.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce qui en fait une substance à double facette : thérapeutique et potentiellement abusive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB est naturellement synthétisé dans le cerveau à partir de son précurseur principal, le GABA (acide γ-aminobutyrique). Il possède dans le cerveau son propre récepteur : le récepteur au GHB. Le GHB peut être reconverti en en GABA, créant un cycle métabolique dynamique entre GABA et GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Récepteurs cibles ==&lt;br /&gt;
Le GHB agit via deux récepteurs distincts :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le '''récepteur GHB''', Il est activé aux concentrations physiologiques (nanomolaires à micromolaires).&lt;br /&gt;
* Le '''récepteur GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;'''. Dans les concentration physiologiques, le GHB ne se lie pas aux récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;. Cependant, en cas d'apport exogène, sa concentration atteint plusieurs milliers de fois sa valeur physiologique. Dans ces conditions là (concentration millimolaire), le GHB active les récepteur GABA-B. Soit directement, soit indirectement via sa conversion en GABA. Et ça, on le sait parce que lorsqu'on co-administre un antagoniste des GABA-B à des rats en même temps que du GHB, les effets sédatifs du GHB sont bloqués&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Neuromodulation ==&lt;br /&gt;
Le GHB est souvent perçu comme une drogue « sédative », mais ses effets sont en réalité beaucoup plus complexes. Il agit comme un '''neurotransmetteur''', c’est-à-dire qu’il influence en profondeur l'équilibre entre plusieurs substances chimiques du cerveau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Quel est le rôle du GHB dans ses concentrations physiologiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À des concentrations physiologiques, le GHB active principalement un récepteur spécifique qu’on appelle tout simplement le '''récepteur GHB'''. Ce récepteur se trouve dans certaines zones cérébrales sensibles, comme l’hippocampe (mémoire), le cortex (perception) et le thalamus (relais sensoriels)&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand ce récepteur est activé&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt; :&lt;br /&gt;
* Il '''diminue la libération de deux neurotransmetteurs clés''' : le GABA (un inhibiteur) et le glutamate (un excitateur).&lt;br /&gt;
* Il agit au niveau des '''terminaisons présynaptiques''' – c’est un peu comme s’il ajustait le &amp;quot;volume&amp;quot; de la communication neuronale en amont.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Que se passe-t-il en cas de consommation récréative ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand la dose de GHB augmente (dans un cadre récréatif ou abusif), ses effets dépassent la concentration physiologique de plusieurs millier de fois. Ses effets s’étendent à un autre récepteur : le récepteur '''GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le GABA-B est un récepteur plus général, impliqué dans la régulation de l’excitabilité cérébrale.&lt;br /&gt;
* Le GHB peut l’activer de deux façons :&lt;br /&gt;
**1. directement, à haute concentration ;&lt;br /&gt;
**2. indirectement, en étant transformé en GABA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’activation du récepteur GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt; par le GHB entraîne&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt; :&lt;br /&gt;
* une inhibition généralisée de l’activité cérébrale,&lt;br /&gt;
* des effets tels que sédation, perte de mémoire, ralentissement moteur,&lt;br /&gt;
* et, à très haute dose, coma, convulsions, voire arrêt respiratoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pourquoi est-ce addictif, sur le plan neurobiologique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le système dopaminergique joue un rôle central dans les fonctions de '''motivation, plaisir, mouvement, attention et récompense'''. Le GHB, bien qu’il soit souvent classé parmi les dépresseurs, a un impact complexe et biphasique sur ce système. Voici une traduction en français du paragraphe '''GHB and reward''' de Wong et al., 2004&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Wong et al., 2004&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Le mécanisme des propriétés addictives du GHB n’est pas clairement établi. À l’échelle moléculaire, une exposition chronique au GHB entraînerait probablement une désensibilisation des récepteurs au GHB et des récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, comme cela a été démontré in vitro [59,60], réduisant ainsi leur capacité à inhiber la libération de neurotransmetteurs. Ainsi, dans des conditions de consommation chronique de GHB, il est possible que des mécanismes compensatoires se mettent en place pour contrebalancer l’inhibition de la libération de dopamine, ce qui pourrait en réalité entraîner une augmentation de la libération de dopamine, de GABA et/ou de glutamate. Ce scénario pourrait contribuer aux propriétés addictives du GHB.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Que fait le GHB à la dopamine ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'effet du GHB sur la dopamine dépendrait :&lt;br /&gt;
* de la dose,&lt;br /&gt;
* du mode d’administration (aiguë ou chronique),&lt;br /&gt;
* et du temps écoulé après la prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À court terme, lors d'une prise aiguë, le GHB inhibe temporairement la libération de dopamine dans certaines régions cérébrales, comme le striatum&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;. Cela peut expliquer les effets de sédation, de détente, d'anxiolyse, et parfois un sentiment de &amp;quot;lâcher prise&amp;quot; émotionnel juste après la prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À plus long terme, avec des prises répétées ou chroniques, le cerveau s’adapte en augmentant le nombre ou la sensibilité des récepteurs dopaminergiques. Résultat : des effets paradoxaux peuvent apparaître, comme une stimulation ou un état d’euphorie&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce &amp;quot;rebond&amp;quot; dopaminergique pourrait être une piste pour mieux comprendre le potentiel addictif du GHB. Le GHB est parfois perçu comme une drogue « clean » ou « douce », notamment parce qu’il ne stimule pas directement le système de récompense comme la cocaïne. Mais :&lt;br /&gt;
* Son effet inhibiteur n’est que temporaire.&lt;br /&gt;
* L’adaptation du cerveau peut créer une dépendance insidieuse, fondée sur une dysrégulation progressive du système de récompense.&lt;br /&gt;
* Beaucoup d'usagers sur Psychoactif racontent que leurs problèmes de GHB se sont installés très progressivement, parfois sur plusieurs années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des études animales ont montré que les effets moteurs sédatifs du GHB étaient associés à une baisse de dopamine mesurée par un de ses métabolite. Ces effets peuvent être bloqués par des antagonistes GABA-B, ce qui confirme que l’effet dopaminergique passe essentiellement par l’activation de GABA-B, et non directement par les récepteurs dopaminergiques&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais ce sujet reste à ce jour très mal compris, car d'autres agonistes du GABA-B, comme le baclofène, n'ont aucun intérêt récréatif. Aujourd'hui, la science n'a pas encore à cette question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En résumé ===&lt;br /&gt;
* Le GHB déstabilise le système dopamine de manière progressive et silencieuse.&lt;br /&gt;
* Il combine relaxation initiale et recherche de récompense différée.&lt;br /&gt;
* C’est cette dynamique qui fait que la dépendance met du temps à s'installer et en fait une substance piégeuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Syndrome de sevrage au GHB : description et évolution chronologique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Symptômes principaux ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sevrage au [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-hydroxybutyrate] ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GHB]) et à ses dérivés ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-butanediol] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-BD]] et [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-butyrolactone] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GBL]]) peut être sévère et potentiellement mortel&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot;&amp;gt;Dyer, J. E., Roth, B., &amp;amp; Hyma, B. A. (2001). Gamma-hydroxybutyrate withdrawal syndrome. ''Annals of Emergency Medicine'', 37(2), 147-153. doi: 10.1067/mem.2001.112985 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans le cas de la personne décédée, voici une traduction en français de l'article de Dyer et al., 2001&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Dyer et al., 2001&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Un homme de 24 ans, employé comme expert en assurances, s'est présenté dans un centre de crise en se plaignant d'hallucinations auditives et visuelles. Il a admis une consommation massive de GHB sur une période de 10 mois, augmentant progressivement les doses afin de prévenir l'apparition des hallucinations liées au sevrage. Sa dernière prise avait eu lieu juste avant son évaluation. À ce moment-là, aucun signe clinique d’hallucinations n’a été observé et il a été renvoyé avec des instructions pour un suivi en centre de désintoxication.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux mois plus tard, il s’est présenté dans un centre de désintoxication en se plaignant de nausées, vomissements et diarrhées persistants depuis 2 mois. Il décrivait également une grande faiblesse musculaire, un gonflement du corps, une diplopie (vision double), une vision floue, un essoufflement, une fréquence urinaire accrue, une soif intense, des évanouissements et une perte d'appétit. Il consommait du GHB toutes les 30 minutes, sa dernière dose remontant à seulement 20 minutes avant son arrivée. Il niait toute autre consommation de drogue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l'examen, il présentait des pupilles dilatées, un tremblement important et une anxiété marquée. Son électrocardiogramme (ECG) montrait un rythme sinusal normal, mais avec une hypertrophie ventriculaire gauche et une ischémie possible de la paroi inférieure. Il a été hospitalisé et traité au lorazépam pour gérer son agitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours des 24 heures suivantes, son état s'est aggravé : il a développé une tachycardie, une agressivité, des hallucinations visuelles persistantes et des tremblements incontrôlables. Son hospitalisation a été compliquée par une pneumonie lobaire inférieure droite, nécessitant une intubation et une ventilation mécanique pendant 6 jours sous sédation au propofol. Après son extubation, il restait confus et délirant malgré l'administration continue de benzodiazépines et d'antipsychotiques. Son agitation persistante nécessitait l'utilisation de contentions en cuir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 12ᵉ jour d’hospitalisation, son état semblait s’améliorer, et le lorazépam était progressivement réduit. Le 13ᵉ jour, il était toujours délirant mais restait réveillable. Cependant, dans la soirée, il a présenté un épisode soudain de contractions musculaires généralisées avec un regard figé vers le haut. Il a ensuite subi un arrêt cardiaque, précédé d’une bradycardie sévère. Malgré des tentatives agressives de réanimation incluant atropine, épinéphrine et défibrillation, le patient est décédé.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus généralement, une revue de 27 études comportant en tout 57 cas de syndrômes de sevrage a rapporté les statistiques suivantes :&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;Wojtowicz, J. M., Yegles, M., &amp;amp; Wennig, R. (2008). &amp;quot;Withdrawal from gamma-hydroxybutyrate, 1,4-butanediol and gamma-butyrolactone: A case report and systematic review.&amp;quot; ''CJEM'', 10(1), 69-74. doi: 10.1017/S1481803500009851 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wojtowicz_et_al_2008.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Répartition des substances impliquées dans les cas de sevrage :&lt;br /&gt;
*GHB : 36 cas (63 %)&lt;br /&gt;
*GBL : 18 cas (32 %)&lt;br /&gt;
*1,4-BD : 3 cas (5 %)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ Statistiques des complications du syndrome de sevrage au GHB&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Complication !! Fréquence parmi les patients (%)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tremblements''' || 67 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Delirium tremens''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tachycardie''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Insomnie''' || 58 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Convulsions''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Rhabdomyolyse''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Décès''' || 1.75 % (1 seul cas &amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;)&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage présente de nombreuses similitudes avec le syndrome de sevrage alcoolique (tremblements, tachycardie, delirium). Cependant, à la différence avec le syndrome de sevrage alcoolique, '''il se caractérise par la rapidité et la brutalité des symptômes''', en particulier dans les cas graves. Les symptômes apparaissent généralement 1 à 6 heures après la dernière prise de GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais peuvent apparaître dès 30 minutes dans les cas graves. Ils atteignent leur intensité maximale au bout de 24 à 72 heures. Les principaux symptômes incluent :&lt;br /&gt;
* '''Agitation et anxiété'''&lt;br /&gt;
* '''Insomnie sévère'''&lt;br /&gt;
* '''Tremblements'''&lt;br /&gt;
* '''Tachycardie et hypertension'''&lt;br /&gt;
* '''Delirium tremens'''&lt;br /&gt;
* '''Convulsions'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Carai2005&amp;quot;&amp;gt;Carai, M. A. M., Colombo, G., &amp;amp; Gessa, G. L. (2005). &amp;quot;Withdrawal syndrome from gamma-hydroxybutyric acid (GHB) and 1,4-butanediol (1,4-BD) in Sardinian alcohol-preferring rats.&amp;quot; ''Brain Research Protocols'', 15(1), 75-78. doi: 10.1016/j.brainresprot.2005.04.001 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/carai_et_al_2005.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhabdomyolyse'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Évolution temporelle du sevrage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage évolue en plusieurs phases :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase précoce (6-12h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Anxiété, agitation, tremblements, insomnie.&lt;br /&gt;
** Augmentation du rythme cardiaque et de la pression artérielle.&lt;br /&gt;
** Nausées et vomissements possibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase aiguë (24-72h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Apparition des symptômes les plus sévères.&lt;br /&gt;
** Risque de delirium avec hallucinations visuelles et auditives&lt;br /&gt;
** Possibles crises convulsives et complications métaboliques (rhabdomyolyse, troubles électrolytiques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase de résorption (3-7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Réduction progressive des symptômes psychotiques.&lt;br /&gt;
** Fatigue intense, épisodes résiduels d’anxiété et troubles du sommeil persistants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase tardive (&amp;gt;7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Récupération progressive des fonctions cognitives.&lt;br /&gt;
** Anxiété et troubles du sommeil pouvant persister plusieurs semaines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Facteurs influençant la sévérité du sevrage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gravité du syndrome de sevrage dépend de plusieurs facteurs :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Durée et quantité de consommation''' : Plus l'usage est prolongé et à forte dose, plus le sevrage est sévère.&lt;br /&gt;
* '''Fréquence des prises''' : Un usage régulier avec des prises toutes les 2 à 4 heures augmente le risque de dépendance sévère&lt;br /&gt;
* '''Co-intoxication''' : L'association avec d'autres dépresseurs du SNC (alcool, benzodiazépines) peut aggraver le sevrage et compliquer sa gestion&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Benzodiazépine et barbituriques =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'utilisation du diazépam dans le cadre du sevrage au GHB repose sur son action sur les récepteurs GABA-A. Il permet d'atténuer l'hyperexcitabilité du système nerveux central induite par l'arrêt brutal du GHB et de ses analogues (GBL, 1,4-BD)&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Données cliniques sur l'efficacité du diazépam ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs études rapportent l'administration de benzodiazépines, dont le diazépam, à des doses élevées chez des patients en sevrage sévère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Une revue de cas indique que, sur 57 épisodes de sevrage recensés, la majorité des patients ont reçu des benzodiazépines comme traitement principal. Cependant, des doses très élevées ont été nécessaires pour contrôler l'agitation et les hallucinations. Dans certains cas, le diazépam seul n’a pas suffi, nécessitant l'ajout de barbituriques&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
* Une autre étude décrit des échecs partiels du diazépam dans les formes sévères du sevrage. Un protocole couramment utilisé consiste à administrer des benzodiazépines à haute dose dès l'apparition des premiers symptômes, avec un ajustement en fonction de l'évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;Wood DM, Brailsford AD, Dargan PI. [https://doi.org/10.1002/dta.292 ''Acute toxicity and withdrawal syndromes related to gamma-hydroxybutyrate (GHB) and its analogues'']. Drug Testing and Analysis. 2011.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Résistance au diazépam ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'efficacité du diazépam n'est pas systématique. Plusieurs études signalent des cas où de fortes doses n'ont pas permis de contrôler les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Dans 4 cas recensés, des doses de diazépam supérieures à 100 mg/jour n’ont pas suffi à contrôler le syndrome de sevrage, nécessitant l'utilisation de pentobarbital&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il est suggéré que cette résistance pourrait être liée à l'action dominante du GHB sur les récepteurs GABA-B, alors que le diazépam cible principalement les récepteurs GABA-A. Ainsi, l'utilisation du baclofène, un agoniste GABA-B, est proposée comme alternative dans les cas réfractaires&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Protocoles cliniques documentés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les études recensées ne proposent pas de consensus unique, mais plusieurs approches ont été décrites :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* **Protocole symptomatique** : administration de diazépam en fonction de l’intensité des symptômes, avec un ajustement progressif selon l’évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
* **Protocole de réduction progressive** : introduction du diazépam à haute dose suivie d’une décroissance sur plusieurs jours, similaire aux protocoles de sevrage alcoolique&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Sevrage progressif avec du GHB pharmaceutique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' (Detoxification with Titration and Tapering) est une méthode de sevrage médicalisé du GHB mise en place aux Pays-Bas. Il repose sur une substitution du GHB de rue ou de ses analogues ([[GBL,_effets,_risques,_témoignages|GBL]], [[1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_témoignages|1,4-BDO]], etc) par du GHB pharmaceutique, suivie d’une réduction progressive des doses afin d’éviter un sevrage brutal et potentiellement dangereux. Ce protocole a été testé sur 229 patients et a montré un taux de réussite de 85 %, bien qu’un suivi post-sevrage soit indispensable pour éviter les rechutes&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;&amp;gt;Dijkstra, B.A.G., Kamal, R., van Noorden, M.S., de Haan, H., Loonen, A.J.M., &amp;amp; De Jong, C.A.J. (2016). Detoxification with titration and tapering in gamma-hydroxybutyrate (GHB) dependent patients: The Dutch GHB monitor project. ''Drug and Alcohol Dependence, 170'', 164-173. doi: 10.1016/j.drugalcdep.2016.11.014&lt;br /&gt;
[https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/173/detoxification_with_titration_and_tapering_in_gamm.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;  .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectifs du protocole ==&lt;br /&gt;
* '''Assurer un sevrage sécurisé''' en évitant les complications graves (délirium, convulsions, agitation sévère).&lt;br /&gt;
* '''Réduire progressivement la dose''' pour minimiser les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
* '''Accompagner le patient''' avec un suivi médical et psychologique adapté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Déroulement du protocole ==&lt;br /&gt;
Le protocole se déroule en trois étapes :  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1. Phase de titration (stabilisation) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Remplacer le GHB de rue par une dose équivalente de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Administration de la première dose''' dans les 2,5 heures après la dernière prise de GHB de rue.&lt;br /&gt;
* '''Dosage initial''' : environ 70 % de la dose habituelle de l'usager.&lt;br /&gt;
* '''Ajustements toutes les 2 à 3 heures''' pour stabiliser le patient et éviter les symptômes de sevrage graves.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des signes vitaux''' (pression artérielle, rythme cardiaque, état psychologique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2. Phase de réduction progressive des doses (tapering) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Diminuer progressivement la dose de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Schéma de réduction''' : diminution de 0,3 g par prise par jour.&lt;br /&gt;
* '''Espacement des prises''' : toutes les 2 à 3 heures, y compris la nuit.&lt;br /&gt;
* '''Traitements complémentaires possibles''' en cas de symptômes sévères :&lt;br /&gt;
** '''Hypertension''' → métoprolol (50-100 mg).&lt;br /&gt;
** '''Anxiété et agitation''' → diazépam (5-30 mg).&lt;br /&gt;
** '''Insomnie''' → temazepam 10 mg&lt;br /&gt;
** '''Délirium ou psychose''' → antipsychotiques (halopéridol, olanzapine).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; width:100%;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ '''Exemple de programme de réduction progressive du GHB pharmaceutique (en grammes) avec un intervalle de 3 heures&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;/&amp;gt;'''&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Heure !! Jour 1 !! Jour 2 !! Jour 3 !! Jour 4 !! Jour 5 !! Jour 6 !! Jour 7 !! Jour 8 !! Jour 9 !! Jour 10 !! Jour 11 !! Jour 12 !! Jour 13 !! Jour 14 !! Jour 15&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 08:00 || 4.5 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 11:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 14:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 17:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 20:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 23:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 02:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 05:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! '''Total (g de GHB)''' || 38.1 || 36 || 33.6 || 31.2 || 29 || 26.4 || 24 || 21.6 || 19.2 || 16.8 || 14.4 || 12 || 9.6 || 7.2 || 4.8&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Note :''' Cet exemple est basé sur un patient masculin de 23 ans, avec des antécédents de trouble anxieux social, utilisant du GHB fait maison depuis 4 ans, à raison de '''12 ml toutes les 60 à 90 minutes''' et '''2 prises nocturnes'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3. Phase de récupération (post-sevrage) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Stabiliser le patient après l’arrêt du GHB.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des symptômes résiduels''' (troubles du sommeil, anxiété).&lt;br /&gt;
* '''Suivi psychologique''' indispensable pour prévenir les rechutes.&lt;br /&gt;
* '''Accompagnement vers une prise en charge à long terme''' (thérapie, groupes de soutien, réduction des risques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Résultats et limites ==&lt;br /&gt;
* '''Taux de réussite''' : 85 % des patients ont réussi à arrêter le GHB à l’issue du protocole.&lt;br /&gt;
* '''Durée moyenne''' : 12,5 jours de traitement.&lt;br /&gt;
* '''Complications possibles''' : hypertension, anxiété, délirium dans certains cas.&lt;br /&gt;
* '''Taux de rechute élevé (69 % à 3 mois)''' → nécessité d’un suivi post-sevrage renforcé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' représente une alternative efficace et plus sûre que l'arrêt brutal du GHB ou que l'utilisation de benzodiazépines seules. Cependant, en raison du '''taux élevé de rechute à 3 mois''', il est essentiel d'assurer un '''accompagnement médical et psychologique à long terme'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB = Le GHB pharmaceutique n'est disponible en France que de façon tres encadree (Xyrem) et n'a pas d'AMM pour le sevrage du GHB. La faisabilite de ce protocole n'est donc, malheureusement, pas tres probable en France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Baclofène =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Étude sur l’utilisation du baclofène pour le sevrage au GHB ==&lt;br /&gt;
Une étude de faisabilité a évalué l’efficacité potentielle du baclofène en tant qu’adjuvant au traitement par benzodiazépines dans le cadre du sevrage au GHB (gamma-hydroxybutyrate) et à ses analogues, principalement le GBL (gamma-butyrolactone)&amp;lt;ref name=&amp;quot;lingfordetal2016&amp;quot;&amp;gt;Lingford-Hughes, Anne and Patel, Yash and Bowden-Jones, Owen and Crawford, Mike J. and Dargan, Paul I. and Gordon, Fabiana and Parrott, Steve and Weaver, Trials, 17'', ISSN: 1745-6215, doi: 10.1186/s13063-016-1593-9 [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/lingford-hughes2016.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Voici une citation de l'article (traduction en français avec l'IA) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Lingford et al., 2016&amp;lt;ref name=&amp;quot;lingfordetal2016&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Puisque le GHB/GBL agit comme un agoniste des récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, l'utilisation d'un autre agoniste GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, le baclofène, pour atténuer les symptômes de sevrage présente une validité pharmacologique.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB/GBL, bien que peu utilisé dans la population générale, présente une forte prévalence d’usage chez certains groupes comme les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, et entraîne un syndrome de sevrage pouvant être grave, voire mortel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le protocole de cette étude prospective, randomisée, en double aveugle et contrôlée par placebo, visait à tester la faisabilité d’un essai clinique à grande échelle. Quatre-vingt-huit participants ont été répartis entre sevrage planifié (ambulatoire) et non planifié (hospitalier). En plus de leur traitement standard par benzodiazépines, certains recevaient du baclofène (10 mg trois fois par jour), avec un sous-groupe ambulatoire recevant également un pré-traitement de deux jours avant le début du sevrage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les critères d’évaluation comprenaient la sévérité des symptômes de sevrage (échelles CIWA-Ar et SAT), l’anxiété, la dépression, la qualité du sommeil, les complications (ex. : delirium), et les hospitalisations nécessaires. Des données qualitatives sur l’acceptabilité du traitement ont également été recueillies auprès des patients et des cliniciens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les résultats de cette étude permettront d’orienter un futur essai contrôlé de grande ampleur. L’usage du baclofène comme agoniste GABAB est pharmacologiquement pertinent, car il cible le même système que le GHB, et pourrait réduire les risques liés au sevrage qui ne sont pas toujours bien contrôlés par les benzodiazépines seules.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Articles à citer :&lt;br /&gt;
McDonough et al&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heiko</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11702</id>
		<title>GHB et sevrage : Ce que les soignants et les usagers doivent savoir</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11702"/>
		<updated>2025-06-04T17:08:47Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Heiko : /* Que se passe-t-il en cas de consommation récréative */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;div style=&amp;quot;border: 2px solid orange; background-color: #fff3cd; padding: 10px; text-align: center; font-size: 1.2em;&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
🚧 &amp;lt;b&amp;gt;Page en cours de construction&amp;lt;/b&amp;gt; 🚧  &lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;Cette page est en cours de rédaction. Son contenu peut évoluer. Vous pouvez contribuer à son amélioration.  &lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les soignants :'''&lt;br /&gt;
*⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;L'usager qui a écrit ce wiki n'est pas médecin. Il vous appartient d'exercer votre esprit critique sur son contenu.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️ Votre contribution sera la bienvenue.&lt;br /&gt;
*Ce wiki est un état de l'art sur les connaissances médicales et pharmacologiques actuelles sur le GHB et ses dérivés. Ce ne sont pas des recommendations.&lt;br /&gt;
*Tous les informations citée sont sourcées avec des publications médicales.&lt;br /&gt;
*Toutes ces publications ont été uploadées sur Psychoactif et sont immédiatement consultables via le lien &amp;quot;Lire l'article&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les usagers qui ont une dépendance physique forte :'''&lt;br /&gt;
*'''⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;Ne tentez jamais de faire un sevrage &amp;quot;Cold turkey&amp;quot;. Vous pourriez en crever.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️'''&lt;br /&gt;
*En cas de sevrage forcé, rendez-vous aux urgences.&lt;br /&gt;
*Faites lire ce PsychoWiki par vos soignants.&lt;br /&gt;
*Si vous êtes mis en garde à vue, demandez à être examiné par un médecin. Ce droit est garanti par [https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006575081/2002-03-05 l'article 63-3 du Code de procédure pénale]. Faites-lui lire cet article car c'est lui qui décide si votre état est compatible ou non avec une garde à vue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Propriétés pharmacologiques du GHB =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Origine et métabolisme ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le gamma-hydroxybutyrate (GHB)''' est un composé naturellement présent dans le cerveau des mammifères, dérivé du neurotransmetteur GABA. Il possède à la fois des fonctions physiologiques comme neuromodulateur, et des effets pharmacologiques marqués à fortes doses&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot;&amp;gt;Wong CG, Gibson KM, Snead OC 3rd. From the street to the brain: neurobiology of the recreational drug gamma-hydroxybutyric acid. Trends Pharmacol Sci. 2004 Jan;25(1):29-34. doi: 10.1016/j.tips.2003.11.001. PMID: 14723976. - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wong2004.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce qui en fait une substance à double facette : thérapeutique et potentiellement abusive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB est naturellement synthétisé dans le cerveau à partir de son précurseur principal, le GABA (acide γ-aminobutyrique). Il possède dans le cerveau son propre récepteur : le récepteur au GHB. Le GHB peut être reconverti en en GABA, créant un cycle métabolique dynamique entre GABA et GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Récepteurs cibles ==&lt;br /&gt;
Le GHB agit via deux récepteurs distincts :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le '''récepteur GHB''', Il est activé aux concentrations physiologiques (nanomolaires à micromolaires).&lt;br /&gt;
* Le '''récepteur GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;'''. Dans les concentration physiologiques, le GHB ne se lie pas aux récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;. Cependant, en cas d'apport exogène, sa concentration atteint plusieurs milliers de fois sa valeur physiologique. Dans ces conditions là (concentration millimolaire), le GHB active les récepteur GABA-B. Soit directement, soit indirectement via sa conversion en GABA. Et ça, on le sait parce que lorsqu'on co-administre un antagoniste des GABA-B à des rats en même temps que du GHB, les effets sédatifs du GHB sont bloqués&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Neuromodulation ==&lt;br /&gt;
Le GHB est souvent perçu comme une drogue « sédative », mais ses effets sont en réalité beaucoup plus complexes. Il agit comme un '''neurotransmetteur''', c’est-à-dire qu’il influence en profondeur l'équilibre entre plusieurs substances chimiques du cerveau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Quel est le rôle du GHB dans ses concentrations physiologiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À des concentrations physiologiques, le GHB active principalement un récepteur spécifique qu’on appelle tout simplement le '''récepteur GHB'''. Ce récepteur se trouve dans certaines zones cérébrales sensibles, comme l’hippocampe (mémoire), le cortex (perception) et le thalamus (relais sensoriels)&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand ce récepteur est activé&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt; :&lt;br /&gt;
* Il '''diminue la libération de deux neurotransmetteurs clés''' : le GABA (un inhibiteur) et le glutamate (un excitateur).&lt;br /&gt;
* Il agit au niveau des '''terminaisons présynaptiques''' – c’est un peu comme s’il ajustait le &amp;quot;volume&amp;quot; de la communication neuronale en amont.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Que se passe-t-il en cas de consommation récréative ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand la dose de GHB augmente (dans un cadre récréatif ou abusif), ses effets dépassent la concentration physiologique de plusieurs millier de fois. Ses effets s’étendent à un autre récepteur : le récepteur '''GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le GABA-B est un récepteur plus général, impliqué dans la régulation de l’excitabilité cérébrale.&lt;br /&gt;
* Le GHB peut l’activer de deux façons :&lt;br /&gt;
**1. directement, à haute concentration ;&lt;br /&gt;
**2. indirectement, en étant transformé en GABA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’activation du récepteur GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt; par le GHB entraîne&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt; :&lt;br /&gt;
* une inhibition généralisée de l’activité cérébrale,&lt;br /&gt;
* des effets tels que sédation, perte de mémoire, ralentissement moteur,&lt;br /&gt;
* et, à très haute dose, coma, convulsions, voire arrêt respiratoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pourquoi est-ce addictif, sur le plan neurobiologique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le système dopaminergique joue un rôle central dans les fonctions de '''motivation, plaisir, mouvement, attention et récompense'''. Le GHB, bien qu’il soit souvent classé parmi les dépresseurs, a un impact complexe et biphasique sur ce système. Voici une traduction en français du paragraphe '''GHB and reward''' de Wong et al., 2004&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Wong et al., 2004&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Le mécanisme des propriétés addictives du GHB n’est pas clairement établi. À l’échelle moléculaire, une exposition chronique au GHB entraînerait probablement une désensibilisation des récepteurs au GHB et des récepteurs GABA B, comme cela a été démontré in vitro [59,60], réduisant ainsi leur capacité à inhiber la libération de neurotransmetteurs. Ainsi, dans des conditions de consommation chronique de GHB, il est possible que des mécanismes compensatoires se mettent en place pour contrebalancer l’inhibition de la libération de dopamine, ce qui pourrait en réalité entraîner une augmentation de la libération de dopamine, de GABA et/ou de glutamate. Ce scénario pourrait contribuer aux propriétés addictives du GHB.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Que fait le GHB à la dopamine ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'effet du GHB sur la dopamine dépendrait :&lt;br /&gt;
* de la dose,&lt;br /&gt;
* du mode d’administration (aiguë ou chronique),&lt;br /&gt;
* et du temps écoulé après la prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À court terme, lors d'une prise aiguë, le GHB inhibe temporairement la libération de dopamine dans certaines régions cérébrales, comme le striatum&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;. Cela peut expliquer les effets de sédation, de détente, d'anxiolyse, et parfois un sentiment de &amp;quot;lâcher prise&amp;quot; émotionnel juste après la prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À plus long terme, avec des prises répétées ou chroniques, le cerveau s’adapte en augmentant le nombre ou la sensibilité des récepteurs dopaminergiques. Résultat : des effets paradoxaux peuvent apparaître, comme une stimulation ou un état d’euphorie&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce &amp;quot;rebond&amp;quot; dopaminergique pourrait être une piste pour mieux comprendre le potentiel addictif du GHB. Le GHB est parfois perçu comme une drogue « clean » ou « douce », notamment parce qu’il ne stimule pas directement le système de récompense comme la cocaïne. Mais :&lt;br /&gt;
* Son effet inhibiteur n’est que temporaire.&lt;br /&gt;
* L’adaptation du cerveau peut créer une dépendance insidieuse, fondée sur une dysrégulation progressive du système de récompense.&lt;br /&gt;
* Beaucoup d'usagers sur Psychoactif racontent que leurs problèmes de GHB se sont installés très progressivement, parfois sur plusieurs années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des études animales ont montré que les effets moteurs sédatifs du GHB étaient associés à une baisse de dopamine mesurée par un de ses métabolite. Ces effets peuvent être bloqués par des antagonistes GABA-B, ce qui confirme que l’effet dopaminergique passe essentiellement par l’activation de GABA-B, et non directement par les récepteurs dopaminergiques&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais ce sujet reste à ce jour très mal compris, car d'autres agonistes du GABA-B, comme le baclofène, n'ont aucun intérêt récréatif. Aujourd'hui, la science n'a pas encore à cette question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En résumé ===&lt;br /&gt;
* Le GHB déstabilise le système dopamine de manière progressive et silencieuse.&lt;br /&gt;
* Il combine relaxation initiale et recherche de récompense différée.&lt;br /&gt;
* C’est cette dynamique qui fait que la dépendance met du temps à s'installer et en fait une substance piégeuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Syndrome de sevrage au GHB : description et évolution chronologique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Symptômes principaux ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sevrage au [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-hydroxybutyrate] ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GHB]) et à ses dérivés ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-butanediol] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-BD]] et [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-butyrolactone] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GBL]]) peut être sévère et potentiellement mortel&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot;&amp;gt;Dyer, J. E., Roth, B., &amp;amp; Hyma, B. A. (2001). Gamma-hydroxybutyrate withdrawal syndrome. ''Annals of Emergency Medicine'', 37(2), 147-153. doi: 10.1067/mem.2001.112985 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans le cas de la personne décédée, voici une traduction en français de l'article de Dyer et al., 2001&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Dyer et al., 2001&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Un homme de 24 ans, employé comme expert en assurances, s'est présenté dans un centre de crise en se plaignant d'hallucinations auditives et visuelles. Il a admis une consommation massive de GHB sur une période de 10 mois, augmentant progressivement les doses afin de prévenir l'apparition des hallucinations liées au sevrage. Sa dernière prise avait eu lieu juste avant son évaluation. À ce moment-là, aucun signe clinique d’hallucinations n’a été observé et il a été renvoyé avec des instructions pour un suivi en centre de désintoxication.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux mois plus tard, il s’est présenté dans un centre de désintoxication en se plaignant de nausées, vomissements et diarrhées persistants depuis 2 mois. Il décrivait également une grande faiblesse musculaire, un gonflement du corps, une diplopie (vision double), une vision floue, un essoufflement, une fréquence urinaire accrue, une soif intense, des évanouissements et une perte d'appétit. Il consommait du GHB toutes les 30 minutes, sa dernière dose remontant à seulement 20 minutes avant son arrivée. Il niait toute autre consommation de drogue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l'examen, il présentait des pupilles dilatées, un tremblement important et une anxiété marquée. Son électrocardiogramme (ECG) montrait un rythme sinusal normal, mais avec une hypertrophie ventriculaire gauche et une ischémie possible de la paroi inférieure. Il a été hospitalisé et traité au lorazépam pour gérer son agitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours des 24 heures suivantes, son état s'est aggravé : il a développé une tachycardie, une agressivité, des hallucinations visuelles persistantes et des tremblements incontrôlables. Son hospitalisation a été compliquée par une pneumonie lobaire inférieure droite, nécessitant une intubation et une ventilation mécanique pendant 6 jours sous sédation au propofol. Après son extubation, il restait confus et délirant malgré l'administration continue de benzodiazépines et d'antipsychotiques. Son agitation persistante nécessitait l'utilisation de contentions en cuir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 12ᵉ jour d’hospitalisation, son état semblait s’améliorer, et le lorazépam était progressivement réduit. Le 13ᵉ jour, il était toujours délirant mais restait réveillable. Cependant, dans la soirée, il a présenté un épisode soudain de contractions musculaires généralisées avec un regard figé vers le haut. Il a ensuite subi un arrêt cardiaque, précédé d’une bradycardie sévère. Malgré des tentatives agressives de réanimation incluant atropine, épinéphrine et défibrillation, le patient est décédé.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus généralement, une revue de 27 études comportant en tout 57 cas de syndrômes de sevrage a rapporté les statistiques suivantes :&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;Wojtowicz, J. M., Yegles, M., &amp;amp; Wennig, R. (2008). &amp;quot;Withdrawal from gamma-hydroxybutyrate, 1,4-butanediol and gamma-butyrolactone: A case report and systematic review.&amp;quot; ''CJEM'', 10(1), 69-74. doi: 10.1017/S1481803500009851 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wojtowicz_et_al_2008.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Répartition des substances impliquées dans les cas de sevrage :&lt;br /&gt;
*GHB : 36 cas (63 %)&lt;br /&gt;
*GBL : 18 cas (32 %)&lt;br /&gt;
*1,4-BD : 3 cas (5 %)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ Statistiques des complications du syndrome de sevrage au GHB&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Complication !! Fréquence parmi les patients (%)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tremblements''' || 67 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Delirium tremens''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tachycardie''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Insomnie''' || 58 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Convulsions''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Rhabdomyolyse''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Décès''' || 1.75 % (1 seul cas &amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;)&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage présente de nombreuses similitudes avec le syndrome de sevrage alcoolique (tremblements, tachycardie, delirium). Cependant, à la différence avec le syndrome de sevrage alcoolique, '''il se caractérise par la rapidité et la brutalité des symptômes''', en particulier dans les cas graves. Les symptômes apparaissent généralement 1 à 6 heures après la dernière prise de GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais peuvent apparaître dès 30 minutes dans les cas graves. Ils atteignent leur intensité maximale au bout de 24 à 72 heures. Les principaux symptômes incluent :&lt;br /&gt;
* '''Agitation et anxiété'''&lt;br /&gt;
* '''Insomnie sévère'''&lt;br /&gt;
* '''Tremblements'''&lt;br /&gt;
* '''Tachycardie et hypertension'''&lt;br /&gt;
* '''Delirium tremens'''&lt;br /&gt;
* '''Convulsions'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Carai2005&amp;quot;&amp;gt;Carai, M. A. M., Colombo, G., &amp;amp; Gessa, G. L. (2005). &amp;quot;Withdrawal syndrome from gamma-hydroxybutyric acid (GHB) and 1,4-butanediol (1,4-BD) in Sardinian alcohol-preferring rats.&amp;quot; ''Brain Research Protocols'', 15(1), 75-78. doi: 10.1016/j.brainresprot.2005.04.001 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/carai_et_al_2005.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhabdomyolyse'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Évolution temporelle du sevrage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage évolue en plusieurs phases :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase précoce (6-12h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Anxiété, agitation, tremblements, insomnie.&lt;br /&gt;
** Augmentation du rythme cardiaque et de la pression artérielle.&lt;br /&gt;
** Nausées et vomissements possibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase aiguë (24-72h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Apparition des symptômes les plus sévères.&lt;br /&gt;
** Risque de delirium avec hallucinations visuelles et auditives&lt;br /&gt;
** Possibles crises convulsives et complications métaboliques (rhabdomyolyse, troubles électrolytiques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase de résorption (3-7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Réduction progressive des symptômes psychotiques.&lt;br /&gt;
** Fatigue intense, épisodes résiduels d’anxiété et troubles du sommeil persistants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase tardive (&amp;gt;7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Récupération progressive des fonctions cognitives.&lt;br /&gt;
** Anxiété et troubles du sommeil pouvant persister plusieurs semaines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Facteurs influençant la sévérité du sevrage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gravité du syndrome de sevrage dépend de plusieurs facteurs :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Durée et quantité de consommation''' : Plus l'usage est prolongé et à forte dose, plus le sevrage est sévère.&lt;br /&gt;
* '''Fréquence des prises''' : Un usage régulier avec des prises toutes les 2 à 4 heures augmente le risque de dépendance sévère&lt;br /&gt;
* '''Co-intoxication''' : L'association avec d'autres dépresseurs du SNC (alcool, benzodiazépines) peut aggraver le sevrage et compliquer sa gestion&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Benzodiazépine et barbituriques =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'utilisation du diazépam dans le cadre du sevrage au GHB repose sur son action sur les récepteurs GABA-A. Il permet d'atténuer l'hyperexcitabilité du système nerveux central induite par l'arrêt brutal du GHB et de ses analogues (GBL, 1,4-BD)&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Données cliniques sur l'efficacité du diazépam ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs études rapportent l'administration de benzodiazépines, dont le diazépam, à des doses élevées chez des patients en sevrage sévère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Une revue de cas indique que, sur 57 épisodes de sevrage recensés, la majorité des patients ont reçu des benzodiazépines comme traitement principal. Cependant, des doses très élevées ont été nécessaires pour contrôler l'agitation et les hallucinations. Dans certains cas, le diazépam seul n’a pas suffi, nécessitant l'ajout de barbituriques&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
* Une autre étude décrit des échecs partiels du diazépam dans les formes sévères du sevrage. Un protocole couramment utilisé consiste à administrer des benzodiazépines à haute dose dès l'apparition des premiers symptômes, avec un ajustement en fonction de l'évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;Wood DM, Brailsford AD, Dargan PI. [https://doi.org/10.1002/dta.292 ''Acute toxicity and withdrawal syndromes related to gamma-hydroxybutyrate (GHB) and its analogues'']. Drug Testing and Analysis. 2011.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Résistance au diazépam ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'efficacité du diazépam n'est pas systématique. Plusieurs études signalent des cas où de fortes doses n'ont pas permis de contrôler les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Dans 4 cas recensés, des doses de diazépam supérieures à 100 mg/jour n’ont pas suffi à contrôler le syndrome de sevrage, nécessitant l'utilisation de pentobarbital&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il est suggéré que cette résistance pourrait être liée à l'action dominante du GHB sur les récepteurs GABA-B, alors que le diazépam cible principalement les récepteurs GABA-A. Ainsi, l'utilisation du baclofène, un agoniste GABA-B, est proposée comme alternative dans les cas réfractaires&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Protocoles cliniques documentés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les études recensées ne proposent pas de consensus unique, mais plusieurs approches ont été décrites :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* **Protocole symptomatique** : administration de diazépam en fonction de l’intensité des symptômes, avec un ajustement progressif selon l’évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
* **Protocole de réduction progressive** : introduction du diazépam à haute dose suivie d’une décroissance sur plusieurs jours, similaire aux protocoles de sevrage alcoolique&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Sevrage progressif avec du GHB pharmaceutique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' (Detoxification with Titration and Tapering) est une méthode de sevrage médicalisé du GHB mise en place aux Pays-Bas. Il repose sur une substitution du GHB de rue ou de ses analogues ([[GBL,_effets,_risques,_témoignages|GBL]], [[1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_témoignages|1,4-BDO]], etc) par du GHB pharmaceutique, suivie d’une réduction progressive des doses afin d’éviter un sevrage brutal et potentiellement dangereux. Ce protocole a été testé sur 229 patients et a montré un taux de réussite de 85 %, bien qu’un suivi post-sevrage soit indispensable pour éviter les rechutes&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;&amp;gt;Dijkstra, B.A.G., Kamal, R., van Noorden, M.S., de Haan, H., Loonen, A.J.M., &amp;amp; De Jong, C.A.J. (2016). Detoxification with titration and tapering in gamma-hydroxybutyrate (GHB) dependent patients: The Dutch GHB monitor project. ''Drug and Alcohol Dependence, 170'', 164-173. doi: 10.1016/j.drugalcdep.2016.11.014&lt;br /&gt;
[https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/173/detoxification_with_titration_and_tapering_in_gamm.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;  .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectifs du protocole ==&lt;br /&gt;
* '''Assurer un sevrage sécurisé''' en évitant les complications graves (délirium, convulsions, agitation sévère).&lt;br /&gt;
* '''Réduire progressivement la dose''' pour minimiser les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
* '''Accompagner le patient''' avec un suivi médical et psychologique adapté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Déroulement du protocole ==&lt;br /&gt;
Le protocole se déroule en trois étapes :  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1. Phase de titration (stabilisation) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Remplacer le GHB de rue par une dose équivalente de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Administration de la première dose''' dans les 2,5 heures après la dernière prise de GHB de rue.&lt;br /&gt;
* '''Dosage initial''' : environ 70 % de la dose habituelle de l'usager.&lt;br /&gt;
* '''Ajustements toutes les 2 à 3 heures''' pour stabiliser le patient et éviter les symptômes de sevrage graves.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des signes vitaux''' (pression artérielle, rythme cardiaque, état psychologique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2. Phase de réduction progressive des doses (tapering) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Diminuer progressivement la dose de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Schéma de réduction''' : diminution de 0,3 g par prise par jour.&lt;br /&gt;
* '''Espacement des prises''' : toutes les 2 à 3 heures, y compris la nuit.&lt;br /&gt;
* '''Traitements complémentaires possibles''' en cas de symptômes sévères :&lt;br /&gt;
** '''Hypertension''' → métoprolol (50-100 mg).&lt;br /&gt;
** '''Anxiété et agitation''' → diazépam (5-30 mg).&lt;br /&gt;
** '''Insomnie''' → temazepam 10 mg&lt;br /&gt;
** '''Délirium ou psychose''' → antipsychotiques (halopéridol, olanzapine).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; width:100%;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ '''Exemple de programme de réduction progressive du GHB pharmaceutique (en grammes) avec un intervalle de 3 heures&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;/&amp;gt;'''&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Heure !! Jour 1 !! Jour 2 !! Jour 3 !! Jour 4 !! Jour 5 !! Jour 6 !! Jour 7 !! Jour 8 !! Jour 9 !! Jour 10 !! Jour 11 !! Jour 12 !! Jour 13 !! Jour 14 !! Jour 15&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 08:00 || 4.5 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 11:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 14:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 17:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 20:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 23:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 02:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 05:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! '''Total (g de GHB)''' || 38.1 || 36 || 33.6 || 31.2 || 29 || 26.4 || 24 || 21.6 || 19.2 || 16.8 || 14.4 || 12 || 9.6 || 7.2 || 4.8&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Note :''' Cet exemple est basé sur un patient masculin de 23 ans, avec des antécédents de trouble anxieux social, utilisant du GHB fait maison depuis 4 ans, à raison de '''12 ml toutes les 60 à 90 minutes''' et '''2 prises nocturnes'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3. Phase de récupération (post-sevrage) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Stabiliser le patient après l’arrêt du GHB.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des symptômes résiduels''' (troubles du sommeil, anxiété).&lt;br /&gt;
* '''Suivi psychologique''' indispensable pour prévenir les rechutes.&lt;br /&gt;
* '''Accompagnement vers une prise en charge à long terme''' (thérapie, groupes de soutien, réduction des risques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Résultats et limites ==&lt;br /&gt;
* '''Taux de réussite''' : 85 % des patients ont réussi à arrêter le GHB à l’issue du protocole.&lt;br /&gt;
* '''Durée moyenne''' : 12,5 jours de traitement.&lt;br /&gt;
* '''Complications possibles''' : hypertension, anxiété, délirium dans certains cas.&lt;br /&gt;
* '''Taux de rechute élevé (69 % à 3 mois)''' → nécessité d’un suivi post-sevrage renforcé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' représente une alternative efficace et plus sûre que l'arrêt brutal du GHB ou que l'utilisation de benzodiazépines seules. Cependant, en raison du '''taux élevé de rechute à 3 mois''', il est essentiel d'assurer un '''accompagnement médical et psychologique à long terme'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB = Le GHB pharmaceutique n'est disponible en France que de façon tres encadree (Xyrem) et n'a pas d'AMM pour le sevrage du GHB. La faisabilite de ce protocole n'est donc, malheureusement, pas tres probable en France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Baclofène =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Étude sur l’utilisation du baclofène pour le sevrage au GHB ==&lt;br /&gt;
Une étude de faisabilité a évalué l’efficacité potentielle du baclofène en tant qu’adjuvant au traitement par benzodiazépines dans le cadre du sevrage au GHB (gamma-hydroxybutyrate) et à ses analogues, principalement le GBL (gamma-butyrolactone)&amp;lt;ref name=&amp;quot;lingfordetal2016&amp;quot;&amp;gt;Lingford-Hughes, Anne and Patel, Yash and Bowden-Jones, Owen and Crawford, Mike J. and Dargan, Paul I. and Gordon, Fabiana and Parrott, Steve and Weaver, Trials, 17'', ISSN: 1745-6215, doi: 10.1186/s13063-016-1593-9 [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/lingford-hughes2016.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Voici une citation de l'article (traduction en français avec l'IA) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Lingford et al., 2016&amp;lt;ref name=&amp;quot;lingfordetal2016&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Puisque le GHB/GBL agit comme un agoniste des récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, l'utilisation d'un autre agoniste GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, le baclofène, pour atténuer les symptômes de sevrage présente une validité pharmacologique.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB/GBL, bien que peu utilisé dans la population générale, présente une forte prévalence d’usage chez certains groupes comme les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, et entraîne un syndrome de sevrage pouvant être grave, voire mortel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le protocole de cette étude prospective, randomisée, en double aveugle et contrôlée par placebo, visait à tester la faisabilité d’un essai clinique à grande échelle. Quatre-vingt-huit participants ont été répartis entre sevrage planifié (ambulatoire) et non planifié (hospitalier). En plus de leur traitement standard par benzodiazépines, certains recevaient du baclofène (10 mg trois fois par jour), avec un sous-groupe ambulatoire recevant également un pré-traitement de deux jours avant le début du sevrage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les critères d’évaluation comprenaient la sévérité des symptômes de sevrage (échelles CIWA-Ar et SAT), l’anxiété, la dépression, la qualité du sommeil, les complications (ex. : delirium), et les hospitalisations nécessaires. Des données qualitatives sur l’acceptabilité du traitement ont également été recueillies auprès des patients et des cliniciens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les résultats de cette étude permettront d’orienter un futur essai contrôlé de grande ampleur. L’usage du baclofène comme agoniste GABAB est pharmacologiquement pertinent, car il cible le même système que le GHB, et pourrait réduire les risques liés au sevrage qui ne sont pas toujours bien contrôlés par les benzodiazépines seules.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Articles à citer :&lt;br /&gt;
McDonough et al&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heiko</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11701</id>
		<title>GHB et sevrage : Ce que les soignants et les usagers doivent savoir</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11701"/>
		<updated>2025-06-04T17:08:05Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Heiko : /* Récepteurs cibles */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;div style=&amp;quot;border: 2px solid orange; background-color: #fff3cd; padding: 10px; text-align: center; font-size: 1.2em;&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
🚧 &amp;lt;b&amp;gt;Page en cours de construction&amp;lt;/b&amp;gt; 🚧  &lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;Cette page est en cours de rédaction. Son contenu peut évoluer. Vous pouvez contribuer à son amélioration.  &lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les soignants :'''&lt;br /&gt;
*⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;L'usager qui a écrit ce wiki n'est pas médecin. Il vous appartient d'exercer votre esprit critique sur son contenu.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️ Votre contribution sera la bienvenue.&lt;br /&gt;
*Ce wiki est un état de l'art sur les connaissances médicales et pharmacologiques actuelles sur le GHB et ses dérivés. Ce ne sont pas des recommendations.&lt;br /&gt;
*Tous les informations citée sont sourcées avec des publications médicales.&lt;br /&gt;
*Toutes ces publications ont été uploadées sur Psychoactif et sont immédiatement consultables via le lien &amp;quot;Lire l'article&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les usagers qui ont une dépendance physique forte :'''&lt;br /&gt;
*'''⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;Ne tentez jamais de faire un sevrage &amp;quot;Cold turkey&amp;quot;. Vous pourriez en crever.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️'''&lt;br /&gt;
*En cas de sevrage forcé, rendez-vous aux urgences.&lt;br /&gt;
*Faites lire ce PsychoWiki par vos soignants.&lt;br /&gt;
*Si vous êtes mis en garde à vue, demandez à être examiné par un médecin. Ce droit est garanti par [https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006575081/2002-03-05 l'article 63-3 du Code de procédure pénale]. Faites-lui lire cet article car c'est lui qui décide si votre état est compatible ou non avec une garde à vue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Propriétés pharmacologiques du GHB =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Origine et métabolisme ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le gamma-hydroxybutyrate (GHB)''' est un composé naturellement présent dans le cerveau des mammifères, dérivé du neurotransmetteur GABA. Il possède à la fois des fonctions physiologiques comme neuromodulateur, et des effets pharmacologiques marqués à fortes doses&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot;&amp;gt;Wong CG, Gibson KM, Snead OC 3rd. From the street to the brain: neurobiology of the recreational drug gamma-hydroxybutyric acid. Trends Pharmacol Sci. 2004 Jan;25(1):29-34. doi: 10.1016/j.tips.2003.11.001. PMID: 14723976. - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wong2004.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce qui en fait une substance à double facette : thérapeutique et potentiellement abusive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB est naturellement synthétisé dans le cerveau à partir de son précurseur principal, le GABA (acide γ-aminobutyrique). Il possède dans le cerveau son propre récepteur : le récepteur au GHB. Le GHB peut être reconverti en en GABA, créant un cycle métabolique dynamique entre GABA et GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Récepteurs cibles ==&lt;br /&gt;
Le GHB agit via deux récepteurs distincts :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le '''récepteur GHB''', Il est activé aux concentrations physiologiques (nanomolaires à micromolaires).&lt;br /&gt;
* Le '''récepteur GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;'''. Dans les concentration physiologiques, le GHB ne se lie pas aux récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;. Cependant, en cas d'apport exogène, sa concentration atteint plusieurs milliers de fois sa valeur physiologique. Dans ces conditions là (concentration millimolaire), le GHB active les récepteur GABA-B. Soit directement, soit indirectement via sa conversion en GABA. Et ça, on le sait parce que lorsqu'on co-administre un antagoniste des GABA-B à des rats en même temps que du GHB, les effets sédatifs du GHB sont bloqués&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Neuromodulation ==&lt;br /&gt;
Le GHB est souvent perçu comme une drogue « sédative », mais ses effets sont en réalité beaucoup plus complexes. Il agit comme un '''neurotransmetteur''', c’est-à-dire qu’il influence en profondeur l'équilibre entre plusieurs substances chimiques du cerveau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Quel est le rôle du GHB dans ses concentrations physiologiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À des concentrations physiologiques, le GHB active principalement un récepteur spécifique qu’on appelle tout simplement le '''récepteur GHB'''. Ce récepteur se trouve dans certaines zones cérébrales sensibles, comme l’hippocampe (mémoire), le cortex (perception) et le thalamus (relais sensoriels)&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand ce récepteur est activé&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt; :&lt;br /&gt;
* Il '''diminue la libération de deux neurotransmetteurs clés''' : le GABA (un inhibiteur) et le glutamate (un excitateur).&lt;br /&gt;
* Il agit au niveau des '''terminaisons présynaptiques''' – c’est un peu comme s’il ajustait le &amp;quot;volume&amp;quot; de la communication neuronale en amont.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Que se passe-t-il en cas de consommation récréative ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand la dose de GHB augmente (dans un cadre récréatif ou abusif), ses effets dépassent la concentration physiologique de plusieurs millier de fois. Ses effets s’étendent à un autre récepteur : le récepteur '''GABA-B'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le GABA-B est un récepteur plus général, impliqué dans la régulation de l’excitabilité cérébrale.&lt;br /&gt;
* Le GHB peut l’activer de deux façons :&lt;br /&gt;
**1. directement, à haute concentration ;&lt;br /&gt;
**2. indirectement, en étant transformé en GABA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’activation du récepteur GABA-B par le GHB entraîne&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt; :&lt;br /&gt;
* une inhibition généralisée de l’activité cérébrale,&lt;br /&gt;
* des effets tels que sédation, perte de mémoire, ralentissement moteur,&lt;br /&gt;
* et, à très haute dose, coma, convulsions, voire arrêt respiratoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pourquoi est-ce addictif, sur le plan neurobiologique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le système dopaminergique joue un rôle central dans les fonctions de '''motivation, plaisir, mouvement, attention et récompense'''. Le GHB, bien qu’il soit souvent classé parmi les dépresseurs, a un impact complexe et biphasique sur ce système. Voici une traduction en français du paragraphe '''GHB and reward''' de Wong et al., 2004&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Wong et al., 2004&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Le mécanisme des propriétés addictives du GHB n’est pas clairement établi. À l’échelle moléculaire, une exposition chronique au GHB entraînerait probablement une désensibilisation des récepteurs au GHB et des récepteurs GABA B, comme cela a été démontré in vitro [59,60], réduisant ainsi leur capacité à inhiber la libération de neurotransmetteurs. Ainsi, dans des conditions de consommation chronique de GHB, il est possible que des mécanismes compensatoires se mettent en place pour contrebalancer l’inhibition de la libération de dopamine, ce qui pourrait en réalité entraîner une augmentation de la libération de dopamine, de GABA et/ou de glutamate. Ce scénario pourrait contribuer aux propriétés addictives du GHB.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Que fait le GHB à la dopamine ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'effet du GHB sur la dopamine dépendrait :&lt;br /&gt;
* de la dose,&lt;br /&gt;
* du mode d’administration (aiguë ou chronique),&lt;br /&gt;
* et du temps écoulé après la prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À court terme, lors d'une prise aiguë, le GHB inhibe temporairement la libération de dopamine dans certaines régions cérébrales, comme le striatum&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;. Cela peut expliquer les effets de sédation, de détente, d'anxiolyse, et parfois un sentiment de &amp;quot;lâcher prise&amp;quot; émotionnel juste après la prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À plus long terme, avec des prises répétées ou chroniques, le cerveau s’adapte en augmentant le nombre ou la sensibilité des récepteurs dopaminergiques. Résultat : des effets paradoxaux peuvent apparaître, comme une stimulation ou un état d’euphorie&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce &amp;quot;rebond&amp;quot; dopaminergique pourrait être une piste pour mieux comprendre le potentiel addictif du GHB. Le GHB est parfois perçu comme une drogue « clean » ou « douce », notamment parce qu’il ne stimule pas directement le système de récompense comme la cocaïne. Mais :&lt;br /&gt;
* Son effet inhibiteur n’est que temporaire.&lt;br /&gt;
* L’adaptation du cerveau peut créer une dépendance insidieuse, fondée sur une dysrégulation progressive du système de récompense.&lt;br /&gt;
* Beaucoup d'usagers sur Psychoactif racontent que leurs problèmes de GHB se sont installés très progressivement, parfois sur plusieurs années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des études animales ont montré que les effets moteurs sédatifs du GHB étaient associés à une baisse de dopamine mesurée par un de ses métabolite. Ces effets peuvent être bloqués par des antagonistes GABA-B, ce qui confirme que l’effet dopaminergique passe essentiellement par l’activation de GABA-B, et non directement par les récepteurs dopaminergiques&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais ce sujet reste à ce jour très mal compris, car d'autres agonistes du GABA-B, comme le baclofène, n'ont aucun intérêt récréatif. Aujourd'hui, la science n'a pas encore à cette question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En résumé ===&lt;br /&gt;
* Le GHB déstabilise le système dopamine de manière progressive et silencieuse.&lt;br /&gt;
* Il combine relaxation initiale et recherche de récompense différée.&lt;br /&gt;
* C’est cette dynamique qui fait que la dépendance met du temps à s'installer et en fait une substance piégeuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Syndrome de sevrage au GHB : description et évolution chronologique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Symptômes principaux ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sevrage au [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-hydroxybutyrate] ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GHB]) et à ses dérivés ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-butanediol] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-BD]] et [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-butyrolactone] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GBL]]) peut être sévère et potentiellement mortel&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot;&amp;gt;Dyer, J. E., Roth, B., &amp;amp; Hyma, B. A. (2001). Gamma-hydroxybutyrate withdrawal syndrome. ''Annals of Emergency Medicine'', 37(2), 147-153. doi: 10.1067/mem.2001.112985 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans le cas de la personne décédée, voici une traduction en français de l'article de Dyer et al., 2001&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Dyer et al., 2001&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Un homme de 24 ans, employé comme expert en assurances, s'est présenté dans un centre de crise en se plaignant d'hallucinations auditives et visuelles. Il a admis une consommation massive de GHB sur une période de 10 mois, augmentant progressivement les doses afin de prévenir l'apparition des hallucinations liées au sevrage. Sa dernière prise avait eu lieu juste avant son évaluation. À ce moment-là, aucun signe clinique d’hallucinations n’a été observé et il a été renvoyé avec des instructions pour un suivi en centre de désintoxication.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux mois plus tard, il s’est présenté dans un centre de désintoxication en se plaignant de nausées, vomissements et diarrhées persistants depuis 2 mois. Il décrivait également une grande faiblesse musculaire, un gonflement du corps, une diplopie (vision double), une vision floue, un essoufflement, une fréquence urinaire accrue, une soif intense, des évanouissements et une perte d'appétit. Il consommait du GHB toutes les 30 minutes, sa dernière dose remontant à seulement 20 minutes avant son arrivée. Il niait toute autre consommation de drogue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l'examen, il présentait des pupilles dilatées, un tremblement important et une anxiété marquée. Son électrocardiogramme (ECG) montrait un rythme sinusal normal, mais avec une hypertrophie ventriculaire gauche et une ischémie possible de la paroi inférieure. Il a été hospitalisé et traité au lorazépam pour gérer son agitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours des 24 heures suivantes, son état s'est aggravé : il a développé une tachycardie, une agressivité, des hallucinations visuelles persistantes et des tremblements incontrôlables. Son hospitalisation a été compliquée par une pneumonie lobaire inférieure droite, nécessitant une intubation et une ventilation mécanique pendant 6 jours sous sédation au propofol. Après son extubation, il restait confus et délirant malgré l'administration continue de benzodiazépines et d'antipsychotiques. Son agitation persistante nécessitait l'utilisation de contentions en cuir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 12ᵉ jour d’hospitalisation, son état semblait s’améliorer, et le lorazépam était progressivement réduit. Le 13ᵉ jour, il était toujours délirant mais restait réveillable. Cependant, dans la soirée, il a présenté un épisode soudain de contractions musculaires généralisées avec un regard figé vers le haut. Il a ensuite subi un arrêt cardiaque, précédé d’une bradycardie sévère. Malgré des tentatives agressives de réanimation incluant atropine, épinéphrine et défibrillation, le patient est décédé.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus généralement, une revue de 27 études comportant en tout 57 cas de syndrômes de sevrage a rapporté les statistiques suivantes :&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;Wojtowicz, J. M., Yegles, M., &amp;amp; Wennig, R. (2008). &amp;quot;Withdrawal from gamma-hydroxybutyrate, 1,4-butanediol and gamma-butyrolactone: A case report and systematic review.&amp;quot; ''CJEM'', 10(1), 69-74. doi: 10.1017/S1481803500009851 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wojtowicz_et_al_2008.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Répartition des substances impliquées dans les cas de sevrage :&lt;br /&gt;
*GHB : 36 cas (63 %)&lt;br /&gt;
*GBL : 18 cas (32 %)&lt;br /&gt;
*1,4-BD : 3 cas (5 %)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ Statistiques des complications du syndrome de sevrage au GHB&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Complication !! Fréquence parmi les patients (%)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tremblements''' || 67 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Delirium tremens''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tachycardie''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Insomnie''' || 58 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Convulsions''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Rhabdomyolyse''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Décès''' || 1.75 % (1 seul cas &amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;)&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage présente de nombreuses similitudes avec le syndrome de sevrage alcoolique (tremblements, tachycardie, delirium). Cependant, à la différence avec le syndrome de sevrage alcoolique, '''il se caractérise par la rapidité et la brutalité des symptômes''', en particulier dans les cas graves. Les symptômes apparaissent généralement 1 à 6 heures après la dernière prise de GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais peuvent apparaître dès 30 minutes dans les cas graves. Ils atteignent leur intensité maximale au bout de 24 à 72 heures. Les principaux symptômes incluent :&lt;br /&gt;
* '''Agitation et anxiété'''&lt;br /&gt;
* '''Insomnie sévère'''&lt;br /&gt;
* '''Tremblements'''&lt;br /&gt;
* '''Tachycardie et hypertension'''&lt;br /&gt;
* '''Delirium tremens'''&lt;br /&gt;
* '''Convulsions'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Carai2005&amp;quot;&amp;gt;Carai, M. A. M., Colombo, G., &amp;amp; Gessa, G. L. (2005). &amp;quot;Withdrawal syndrome from gamma-hydroxybutyric acid (GHB) and 1,4-butanediol (1,4-BD) in Sardinian alcohol-preferring rats.&amp;quot; ''Brain Research Protocols'', 15(1), 75-78. doi: 10.1016/j.brainresprot.2005.04.001 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/carai_et_al_2005.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhabdomyolyse'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Évolution temporelle du sevrage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage évolue en plusieurs phases :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase précoce (6-12h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Anxiété, agitation, tremblements, insomnie.&lt;br /&gt;
** Augmentation du rythme cardiaque et de la pression artérielle.&lt;br /&gt;
** Nausées et vomissements possibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase aiguë (24-72h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Apparition des symptômes les plus sévères.&lt;br /&gt;
** Risque de delirium avec hallucinations visuelles et auditives&lt;br /&gt;
** Possibles crises convulsives et complications métaboliques (rhabdomyolyse, troubles électrolytiques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase de résorption (3-7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Réduction progressive des symptômes psychotiques.&lt;br /&gt;
** Fatigue intense, épisodes résiduels d’anxiété et troubles du sommeil persistants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase tardive (&amp;gt;7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Récupération progressive des fonctions cognitives.&lt;br /&gt;
** Anxiété et troubles du sommeil pouvant persister plusieurs semaines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Facteurs influençant la sévérité du sevrage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gravité du syndrome de sevrage dépend de plusieurs facteurs :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Durée et quantité de consommation''' : Plus l'usage est prolongé et à forte dose, plus le sevrage est sévère.&lt;br /&gt;
* '''Fréquence des prises''' : Un usage régulier avec des prises toutes les 2 à 4 heures augmente le risque de dépendance sévère&lt;br /&gt;
* '''Co-intoxication''' : L'association avec d'autres dépresseurs du SNC (alcool, benzodiazépines) peut aggraver le sevrage et compliquer sa gestion&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Benzodiazépine et barbituriques =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'utilisation du diazépam dans le cadre du sevrage au GHB repose sur son action sur les récepteurs GABA-A. Il permet d'atténuer l'hyperexcitabilité du système nerveux central induite par l'arrêt brutal du GHB et de ses analogues (GBL, 1,4-BD)&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Données cliniques sur l'efficacité du diazépam ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs études rapportent l'administration de benzodiazépines, dont le diazépam, à des doses élevées chez des patients en sevrage sévère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Une revue de cas indique que, sur 57 épisodes de sevrage recensés, la majorité des patients ont reçu des benzodiazépines comme traitement principal. Cependant, des doses très élevées ont été nécessaires pour contrôler l'agitation et les hallucinations. Dans certains cas, le diazépam seul n’a pas suffi, nécessitant l'ajout de barbituriques&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
* Une autre étude décrit des échecs partiels du diazépam dans les formes sévères du sevrage. Un protocole couramment utilisé consiste à administrer des benzodiazépines à haute dose dès l'apparition des premiers symptômes, avec un ajustement en fonction de l'évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;Wood DM, Brailsford AD, Dargan PI. [https://doi.org/10.1002/dta.292 ''Acute toxicity and withdrawal syndromes related to gamma-hydroxybutyrate (GHB) and its analogues'']. Drug Testing and Analysis. 2011.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Résistance au diazépam ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'efficacité du diazépam n'est pas systématique. Plusieurs études signalent des cas où de fortes doses n'ont pas permis de contrôler les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Dans 4 cas recensés, des doses de diazépam supérieures à 100 mg/jour n’ont pas suffi à contrôler le syndrome de sevrage, nécessitant l'utilisation de pentobarbital&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il est suggéré que cette résistance pourrait être liée à l'action dominante du GHB sur les récepteurs GABA-B, alors que le diazépam cible principalement les récepteurs GABA-A. Ainsi, l'utilisation du baclofène, un agoniste GABA-B, est proposée comme alternative dans les cas réfractaires&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Protocoles cliniques documentés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les études recensées ne proposent pas de consensus unique, mais plusieurs approches ont été décrites :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* **Protocole symptomatique** : administration de diazépam en fonction de l’intensité des symptômes, avec un ajustement progressif selon l’évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
* **Protocole de réduction progressive** : introduction du diazépam à haute dose suivie d’une décroissance sur plusieurs jours, similaire aux protocoles de sevrage alcoolique&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Sevrage progressif avec du GHB pharmaceutique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' (Detoxification with Titration and Tapering) est une méthode de sevrage médicalisé du GHB mise en place aux Pays-Bas. Il repose sur une substitution du GHB de rue ou de ses analogues ([[GBL,_effets,_risques,_témoignages|GBL]], [[1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_témoignages|1,4-BDO]], etc) par du GHB pharmaceutique, suivie d’une réduction progressive des doses afin d’éviter un sevrage brutal et potentiellement dangereux. Ce protocole a été testé sur 229 patients et a montré un taux de réussite de 85 %, bien qu’un suivi post-sevrage soit indispensable pour éviter les rechutes&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;&amp;gt;Dijkstra, B.A.G., Kamal, R., van Noorden, M.S., de Haan, H., Loonen, A.J.M., &amp;amp; De Jong, C.A.J. (2016). Detoxification with titration and tapering in gamma-hydroxybutyrate (GHB) dependent patients: The Dutch GHB monitor project. ''Drug and Alcohol Dependence, 170'', 164-173. doi: 10.1016/j.drugalcdep.2016.11.014&lt;br /&gt;
[https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/173/detoxification_with_titration_and_tapering_in_gamm.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;  .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectifs du protocole ==&lt;br /&gt;
* '''Assurer un sevrage sécurisé''' en évitant les complications graves (délirium, convulsions, agitation sévère).&lt;br /&gt;
* '''Réduire progressivement la dose''' pour minimiser les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
* '''Accompagner le patient''' avec un suivi médical et psychologique adapté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Déroulement du protocole ==&lt;br /&gt;
Le protocole se déroule en trois étapes :  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1. Phase de titration (stabilisation) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Remplacer le GHB de rue par une dose équivalente de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Administration de la première dose''' dans les 2,5 heures après la dernière prise de GHB de rue.&lt;br /&gt;
* '''Dosage initial''' : environ 70 % de la dose habituelle de l'usager.&lt;br /&gt;
* '''Ajustements toutes les 2 à 3 heures''' pour stabiliser le patient et éviter les symptômes de sevrage graves.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des signes vitaux''' (pression artérielle, rythme cardiaque, état psychologique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2. Phase de réduction progressive des doses (tapering) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Diminuer progressivement la dose de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Schéma de réduction''' : diminution de 0,3 g par prise par jour.&lt;br /&gt;
* '''Espacement des prises''' : toutes les 2 à 3 heures, y compris la nuit.&lt;br /&gt;
* '''Traitements complémentaires possibles''' en cas de symptômes sévères :&lt;br /&gt;
** '''Hypertension''' → métoprolol (50-100 mg).&lt;br /&gt;
** '''Anxiété et agitation''' → diazépam (5-30 mg).&lt;br /&gt;
** '''Insomnie''' → temazepam 10 mg&lt;br /&gt;
** '''Délirium ou psychose''' → antipsychotiques (halopéridol, olanzapine).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; width:100%;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ '''Exemple de programme de réduction progressive du GHB pharmaceutique (en grammes) avec un intervalle de 3 heures&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;/&amp;gt;'''&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Heure !! Jour 1 !! Jour 2 !! Jour 3 !! Jour 4 !! Jour 5 !! Jour 6 !! Jour 7 !! Jour 8 !! Jour 9 !! Jour 10 !! Jour 11 !! Jour 12 !! Jour 13 !! Jour 14 !! Jour 15&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 08:00 || 4.5 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 11:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 14:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 17:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 20:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 23:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 02:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 05:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! '''Total (g de GHB)''' || 38.1 || 36 || 33.6 || 31.2 || 29 || 26.4 || 24 || 21.6 || 19.2 || 16.8 || 14.4 || 12 || 9.6 || 7.2 || 4.8&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Note :''' Cet exemple est basé sur un patient masculin de 23 ans, avec des antécédents de trouble anxieux social, utilisant du GHB fait maison depuis 4 ans, à raison de '''12 ml toutes les 60 à 90 minutes''' et '''2 prises nocturnes'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3. Phase de récupération (post-sevrage) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Stabiliser le patient après l’arrêt du GHB.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des symptômes résiduels''' (troubles du sommeil, anxiété).&lt;br /&gt;
* '''Suivi psychologique''' indispensable pour prévenir les rechutes.&lt;br /&gt;
* '''Accompagnement vers une prise en charge à long terme''' (thérapie, groupes de soutien, réduction des risques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Résultats et limites ==&lt;br /&gt;
* '''Taux de réussite''' : 85 % des patients ont réussi à arrêter le GHB à l’issue du protocole.&lt;br /&gt;
* '''Durée moyenne''' : 12,5 jours de traitement.&lt;br /&gt;
* '''Complications possibles''' : hypertension, anxiété, délirium dans certains cas.&lt;br /&gt;
* '''Taux de rechute élevé (69 % à 3 mois)''' → nécessité d’un suivi post-sevrage renforcé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' représente une alternative efficace et plus sûre que l'arrêt brutal du GHB ou que l'utilisation de benzodiazépines seules. Cependant, en raison du '''taux élevé de rechute à 3 mois''', il est essentiel d'assurer un '''accompagnement médical et psychologique à long terme'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB = Le GHB pharmaceutique n'est disponible en France que de façon tres encadree (Xyrem) et n'a pas d'AMM pour le sevrage du GHB. La faisabilite de ce protocole n'est donc, malheureusement, pas tres probable en France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Baclofène =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Étude sur l’utilisation du baclofène pour le sevrage au GHB ==&lt;br /&gt;
Une étude de faisabilité a évalué l’efficacité potentielle du baclofène en tant qu’adjuvant au traitement par benzodiazépines dans le cadre du sevrage au GHB (gamma-hydroxybutyrate) et à ses analogues, principalement le GBL (gamma-butyrolactone)&amp;lt;ref name=&amp;quot;lingfordetal2016&amp;quot;&amp;gt;Lingford-Hughes, Anne and Patel, Yash and Bowden-Jones, Owen and Crawford, Mike J. and Dargan, Paul I. and Gordon, Fabiana and Parrott, Steve and Weaver, Trials, 17'', ISSN: 1745-6215, doi: 10.1186/s13063-016-1593-9 [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/lingford-hughes2016.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Voici une citation de l'article (traduction en français avec l'IA) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Lingford et al., 2016&amp;lt;ref name=&amp;quot;lingfordetal2016&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Puisque le GHB/GBL agit comme un agoniste des récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, l'utilisation d'un autre agoniste GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, le baclofène, pour atténuer les symptômes de sevrage présente une validité pharmacologique.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB/GBL, bien que peu utilisé dans la population générale, présente une forte prévalence d’usage chez certains groupes comme les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, et entraîne un syndrome de sevrage pouvant être grave, voire mortel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le protocole de cette étude prospective, randomisée, en double aveugle et contrôlée par placebo, visait à tester la faisabilité d’un essai clinique à grande échelle. Quatre-vingt-huit participants ont été répartis entre sevrage planifié (ambulatoire) et non planifié (hospitalier). En plus de leur traitement standard par benzodiazépines, certains recevaient du baclofène (10 mg trois fois par jour), avec un sous-groupe ambulatoire recevant également un pré-traitement de deux jours avant le début du sevrage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les critères d’évaluation comprenaient la sévérité des symptômes de sevrage (échelles CIWA-Ar et SAT), l’anxiété, la dépression, la qualité du sommeil, les complications (ex. : delirium), et les hospitalisations nécessaires. Des données qualitatives sur l’acceptabilité du traitement ont également été recueillies auprès des patients et des cliniciens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les résultats de cette étude permettront d’orienter un futur essai contrôlé de grande ampleur. L’usage du baclofène comme agoniste GABAB est pharmacologiquement pertinent, car il cible le même système que le GHB, et pourrait réduire les risques liés au sevrage qui ne sont pas toujours bien contrôlés par les benzodiazépines seules.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Articles à citer :&lt;br /&gt;
McDonough et al&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heiko</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11700</id>
		<title>GHB et sevrage : Ce que les soignants et les usagers doivent savoir</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11700"/>
		<updated>2025-06-04T17:07:10Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Heiko : /* Étude sur l’utilisation du baclofène pour le sevrage au GHB */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;div style=&amp;quot;border: 2px solid orange; background-color: #fff3cd; padding: 10px; text-align: center; font-size: 1.2em;&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
🚧 &amp;lt;b&amp;gt;Page en cours de construction&amp;lt;/b&amp;gt; 🚧  &lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;Cette page est en cours de rédaction. Son contenu peut évoluer. Vous pouvez contribuer à son amélioration.  &lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les soignants :'''&lt;br /&gt;
*⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;L'usager qui a écrit ce wiki n'est pas médecin. Il vous appartient d'exercer votre esprit critique sur son contenu.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️ Votre contribution sera la bienvenue.&lt;br /&gt;
*Ce wiki est un état de l'art sur les connaissances médicales et pharmacologiques actuelles sur le GHB et ses dérivés. Ce ne sont pas des recommendations.&lt;br /&gt;
*Tous les informations citée sont sourcées avec des publications médicales.&lt;br /&gt;
*Toutes ces publications ont été uploadées sur Psychoactif et sont immédiatement consultables via le lien &amp;quot;Lire l'article&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les usagers qui ont une dépendance physique forte :'''&lt;br /&gt;
*'''⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;Ne tentez jamais de faire un sevrage &amp;quot;Cold turkey&amp;quot;. Vous pourriez en crever.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️'''&lt;br /&gt;
*En cas de sevrage forcé, rendez-vous aux urgences.&lt;br /&gt;
*Faites lire ce PsychoWiki par vos soignants.&lt;br /&gt;
*Si vous êtes mis en garde à vue, demandez à être examiné par un médecin. Ce droit est garanti par [https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006575081/2002-03-05 l'article 63-3 du Code de procédure pénale]. Faites-lui lire cet article car c'est lui qui décide si votre état est compatible ou non avec une garde à vue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Propriétés pharmacologiques du GHB =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Origine et métabolisme ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le gamma-hydroxybutyrate (GHB)''' est un composé naturellement présent dans le cerveau des mammifères, dérivé du neurotransmetteur GABA. Il possède à la fois des fonctions physiologiques comme neuromodulateur, et des effets pharmacologiques marqués à fortes doses&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot;&amp;gt;Wong CG, Gibson KM, Snead OC 3rd. From the street to the brain: neurobiology of the recreational drug gamma-hydroxybutyric acid. Trends Pharmacol Sci. 2004 Jan;25(1):29-34. doi: 10.1016/j.tips.2003.11.001. PMID: 14723976. - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wong2004.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce qui en fait une substance à double facette : thérapeutique et potentiellement abusive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB est naturellement synthétisé dans le cerveau à partir de son précurseur principal, le GABA (acide γ-aminobutyrique). Il possède dans le cerveau son propre récepteur : le récepteur au GHB. Le GHB peut être reconverti en en GABA, créant un cycle métabolique dynamique entre GABA et GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Récepteurs cibles ==&lt;br /&gt;
Le GHB agit via deux récepteurs distincts :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le '''récepteur GHB''', Il est activé aux concentrations physiologiques (nanomolaires à micromolaires).&lt;br /&gt;
* Le '''récepteur GABA-B'''. Dans les concentration physiologiques, le GHB ne se lie pas aux récepteurs GABA-B. Cependant, en cas d'apport exogène, sa concentration atteint plusieurs milliers de fois sa valeur physiologique. Dans ces conditions là (concentration millimolaire), le GHB active les récepteur GABA-B. Soit directement, soit indirectement via sa conversion en GABA. Et ça, on le sait parce que lorsqu'on co-administre un antagoniste des GABA-B à des rats en même temps que du GHB, les effets sédatifs du GHB sont bloqués&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Neuromodulation ==&lt;br /&gt;
Le GHB est souvent perçu comme une drogue « sédative », mais ses effets sont en réalité beaucoup plus complexes. Il agit comme un '''neurotransmetteur''', c’est-à-dire qu’il influence en profondeur l'équilibre entre plusieurs substances chimiques du cerveau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Quel est le rôle du GHB dans ses concentrations physiologiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À des concentrations physiologiques, le GHB active principalement un récepteur spécifique qu’on appelle tout simplement le '''récepteur GHB'''. Ce récepteur se trouve dans certaines zones cérébrales sensibles, comme l’hippocampe (mémoire), le cortex (perception) et le thalamus (relais sensoriels)&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand ce récepteur est activé&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt; :&lt;br /&gt;
* Il '''diminue la libération de deux neurotransmetteurs clés''' : le GABA (un inhibiteur) et le glutamate (un excitateur).&lt;br /&gt;
* Il agit au niveau des '''terminaisons présynaptiques''' – c’est un peu comme s’il ajustait le &amp;quot;volume&amp;quot; de la communication neuronale en amont.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Que se passe-t-il en cas de consommation récréative ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand la dose de GHB augmente (dans un cadre récréatif ou abusif), ses effets dépassent la concentration physiologique de plusieurs millier de fois. Ses effets s’étendent à un autre récepteur : le récepteur '''GABA-B'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le GABA-B est un récepteur plus général, impliqué dans la régulation de l’excitabilité cérébrale.&lt;br /&gt;
* Le GHB peut l’activer de deux façons :&lt;br /&gt;
**1. directement, à haute concentration ;&lt;br /&gt;
**2. indirectement, en étant transformé en GABA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’activation du récepteur GABA-B par le GHB entraîne&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt; :&lt;br /&gt;
* une inhibition généralisée de l’activité cérébrale,&lt;br /&gt;
* des effets tels que sédation, perte de mémoire, ralentissement moteur,&lt;br /&gt;
* et, à très haute dose, coma, convulsions, voire arrêt respiratoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pourquoi est-ce addictif, sur le plan neurobiologique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le système dopaminergique joue un rôle central dans les fonctions de '''motivation, plaisir, mouvement, attention et récompense'''. Le GHB, bien qu’il soit souvent classé parmi les dépresseurs, a un impact complexe et biphasique sur ce système. Voici une traduction en français du paragraphe '''GHB and reward''' de Wong et al., 2004&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Wong et al., 2004&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Le mécanisme des propriétés addictives du GHB n’est pas clairement établi. À l’échelle moléculaire, une exposition chronique au GHB entraînerait probablement une désensibilisation des récepteurs au GHB et des récepteurs GABA B, comme cela a été démontré in vitro [59,60], réduisant ainsi leur capacité à inhiber la libération de neurotransmetteurs. Ainsi, dans des conditions de consommation chronique de GHB, il est possible que des mécanismes compensatoires se mettent en place pour contrebalancer l’inhibition de la libération de dopamine, ce qui pourrait en réalité entraîner une augmentation de la libération de dopamine, de GABA et/ou de glutamate. Ce scénario pourrait contribuer aux propriétés addictives du GHB.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Que fait le GHB à la dopamine ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'effet du GHB sur la dopamine dépendrait :&lt;br /&gt;
* de la dose,&lt;br /&gt;
* du mode d’administration (aiguë ou chronique),&lt;br /&gt;
* et du temps écoulé après la prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À court terme, lors d'une prise aiguë, le GHB inhibe temporairement la libération de dopamine dans certaines régions cérébrales, comme le striatum&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;. Cela peut expliquer les effets de sédation, de détente, d'anxiolyse, et parfois un sentiment de &amp;quot;lâcher prise&amp;quot; émotionnel juste après la prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À plus long terme, avec des prises répétées ou chroniques, le cerveau s’adapte en augmentant le nombre ou la sensibilité des récepteurs dopaminergiques. Résultat : des effets paradoxaux peuvent apparaître, comme une stimulation ou un état d’euphorie&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce &amp;quot;rebond&amp;quot; dopaminergique pourrait être une piste pour mieux comprendre le potentiel addictif du GHB. Le GHB est parfois perçu comme une drogue « clean » ou « douce », notamment parce qu’il ne stimule pas directement le système de récompense comme la cocaïne. Mais :&lt;br /&gt;
* Son effet inhibiteur n’est que temporaire.&lt;br /&gt;
* L’adaptation du cerveau peut créer une dépendance insidieuse, fondée sur une dysrégulation progressive du système de récompense.&lt;br /&gt;
* Beaucoup d'usagers sur Psychoactif racontent que leurs problèmes de GHB se sont installés très progressivement, parfois sur plusieurs années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des études animales ont montré que les effets moteurs sédatifs du GHB étaient associés à une baisse de dopamine mesurée par un de ses métabolite. Ces effets peuvent être bloqués par des antagonistes GABA-B, ce qui confirme que l’effet dopaminergique passe essentiellement par l’activation de GABA-B, et non directement par les récepteurs dopaminergiques&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais ce sujet reste à ce jour très mal compris, car d'autres agonistes du GABA-B, comme le baclofène, n'ont aucun intérêt récréatif. Aujourd'hui, la science n'a pas encore à cette question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En résumé ===&lt;br /&gt;
* Le GHB déstabilise le système dopamine de manière progressive et silencieuse.&lt;br /&gt;
* Il combine relaxation initiale et recherche de récompense différée.&lt;br /&gt;
* C’est cette dynamique qui fait que la dépendance met du temps à s'installer et en fait une substance piégeuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Syndrome de sevrage au GHB : description et évolution chronologique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Symptômes principaux ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sevrage au [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-hydroxybutyrate] ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GHB]) et à ses dérivés ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-butanediol] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-BD]] et [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-butyrolactone] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GBL]]) peut être sévère et potentiellement mortel&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot;&amp;gt;Dyer, J. E., Roth, B., &amp;amp; Hyma, B. A. (2001). Gamma-hydroxybutyrate withdrawal syndrome. ''Annals of Emergency Medicine'', 37(2), 147-153. doi: 10.1067/mem.2001.112985 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans le cas de la personne décédée, voici une traduction en français de l'article de Dyer et al., 2001&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Dyer et al., 2001&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Un homme de 24 ans, employé comme expert en assurances, s'est présenté dans un centre de crise en se plaignant d'hallucinations auditives et visuelles. Il a admis une consommation massive de GHB sur une période de 10 mois, augmentant progressivement les doses afin de prévenir l'apparition des hallucinations liées au sevrage. Sa dernière prise avait eu lieu juste avant son évaluation. À ce moment-là, aucun signe clinique d’hallucinations n’a été observé et il a été renvoyé avec des instructions pour un suivi en centre de désintoxication.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux mois plus tard, il s’est présenté dans un centre de désintoxication en se plaignant de nausées, vomissements et diarrhées persistants depuis 2 mois. Il décrivait également une grande faiblesse musculaire, un gonflement du corps, une diplopie (vision double), une vision floue, un essoufflement, une fréquence urinaire accrue, une soif intense, des évanouissements et une perte d'appétit. Il consommait du GHB toutes les 30 minutes, sa dernière dose remontant à seulement 20 minutes avant son arrivée. Il niait toute autre consommation de drogue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l'examen, il présentait des pupilles dilatées, un tremblement important et une anxiété marquée. Son électrocardiogramme (ECG) montrait un rythme sinusal normal, mais avec une hypertrophie ventriculaire gauche et une ischémie possible de la paroi inférieure. Il a été hospitalisé et traité au lorazépam pour gérer son agitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours des 24 heures suivantes, son état s'est aggravé : il a développé une tachycardie, une agressivité, des hallucinations visuelles persistantes et des tremblements incontrôlables. Son hospitalisation a été compliquée par une pneumonie lobaire inférieure droite, nécessitant une intubation et une ventilation mécanique pendant 6 jours sous sédation au propofol. Après son extubation, il restait confus et délirant malgré l'administration continue de benzodiazépines et d'antipsychotiques. Son agitation persistante nécessitait l'utilisation de contentions en cuir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 12ᵉ jour d’hospitalisation, son état semblait s’améliorer, et le lorazépam était progressivement réduit. Le 13ᵉ jour, il était toujours délirant mais restait réveillable. Cependant, dans la soirée, il a présenté un épisode soudain de contractions musculaires généralisées avec un regard figé vers le haut. Il a ensuite subi un arrêt cardiaque, précédé d’une bradycardie sévère. Malgré des tentatives agressives de réanimation incluant atropine, épinéphrine et défibrillation, le patient est décédé.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus généralement, une revue de 27 études comportant en tout 57 cas de syndrômes de sevrage a rapporté les statistiques suivantes :&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;Wojtowicz, J. M., Yegles, M., &amp;amp; Wennig, R. (2008). &amp;quot;Withdrawal from gamma-hydroxybutyrate, 1,4-butanediol and gamma-butyrolactone: A case report and systematic review.&amp;quot; ''CJEM'', 10(1), 69-74. doi: 10.1017/S1481803500009851 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wojtowicz_et_al_2008.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Répartition des substances impliquées dans les cas de sevrage :&lt;br /&gt;
*GHB : 36 cas (63 %)&lt;br /&gt;
*GBL : 18 cas (32 %)&lt;br /&gt;
*1,4-BD : 3 cas (5 %)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ Statistiques des complications du syndrome de sevrage au GHB&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Complication !! Fréquence parmi les patients (%)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tremblements''' || 67 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Delirium tremens''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tachycardie''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Insomnie''' || 58 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Convulsions''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Rhabdomyolyse''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Décès''' || 1.75 % (1 seul cas &amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;)&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage présente de nombreuses similitudes avec le syndrome de sevrage alcoolique (tremblements, tachycardie, delirium). Cependant, à la différence avec le syndrome de sevrage alcoolique, '''il se caractérise par la rapidité et la brutalité des symptômes''', en particulier dans les cas graves. Les symptômes apparaissent généralement 1 à 6 heures après la dernière prise de GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais peuvent apparaître dès 30 minutes dans les cas graves. Ils atteignent leur intensité maximale au bout de 24 à 72 heures. Les principaux symptômes incluent :&lt;br /&gt;
* '''Agitation et anxiété'''&lt;br /&gt;
* '''Insomnie sévère'''&lt;br /&gt;
* '''Tremblements'''&lt;br /&gt;
* '''Tachycardie et hypertension'''&lt;br /&gt;
* '''Delirium tremens'''&lt;br /&gt;
* '''Convulsions'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Carai2005&amp;quot;&amp;gt;Carai, M. A. M., Colombo, G., &amp;amp; Gessa, G. L. (2005). &amp;quot;Withdrawal syndrome from gamma-hydroxybutyric acid (GHB) and 1,4-butanediol (1,4-BD) in Sardinian alcohol-preferring rats.&amp;quot; ''Brain Research Protocols'', 15(1), 75-78. doi: 10.1016/j.brainresprot.2005.04.001 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/carai_et_al_2005.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhabdomyolyse'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Évolution temporelle du sevrage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage évolue en plusieurs phases :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase précoce (6-12h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Anxiété, agitation, tremblements, insomnie.&lt;br /&gt;
** Augmentation du rythme cardiaque et de la pression artérielle.&lt;br /&gt;
** Nausées et vomissements possibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase aiguë (24-72h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Apparition des symptômes les plus sévères.&lt;br /&gt;
** Risque de delirium avec hallucinations visuelles et auditives&lt;br /&gt;
** Possibles crises convulsives et complications métaboliques (rhabdomyolyse, troubles électrolytiques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase de résorption (3-7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Réduction progressive des symptômes psychotiques.&lt;br /&gt;
** Fatigue intense, épisodes résiduels d’anxiété et troubles du sommeil persistants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase tardive (&amp;gt;7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Récupération progressive des fonctions cognitives.&lt;br /&gt;
** Anxiété et troubles du sommeil pouvant persister plusieurs semaines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Facteurs influençant la sévérité du sevrage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gravité du syndrome de sevrage dépend de plusieurs facteurs :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Durée et quantité de consommation''' : Plus l'usage est prolongé et à forte dose, plus le sevrage est sévère.&lt;br /&gt;
* '''Fréquence des prises''' : Un usage régulier avec des prises toutes les 2 à 4 heures augmente le risque de dépendance sévère&lt;br /&gt;
* '''Co-intoxication''' : L'association avec d'autres dépresseurs du SNC (alcool, benzodiazépines) peut aggraver le sevrage et compliquer sa gestion&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Benzodiazépine et barbituriques =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'utilisation du diazépam dans le cadre du sevrage au GHB repose sur son action sur les récepteurs GABA-A. Il permet d'atténuer l'hyperexcitabilité du système nerveux central induite par l'arrêt brutal du GHB et de ses analogues (GBL, 1,4-BD)&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Données cliniques sur l'efficacité du diazépam ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs études rapportent l'administration de benzodiazépines, dont le diazépam, à des doses élevées chez des patients en sevrage sévère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Une revue de cas indique que, sur 57 épisodes de sevrage recensés, la majorité des patients ont reçu des benzodiazépines comme traitement principal. Cependant, des doses très élevées ont été nécessaires pour contrôler l'agitation et les hallucinations. Dans certains cas, le diazépam seul n’a pas suffi, nécessitant l'ajout de barbituriques&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
* Une autre étude décrit des échecs partiels du diazépam dans les formes sévères du sevrage. Un protocole couramment utilisé consiste à administrer des benzodiazépines à haute dose dès l'apparition des premiers symptômes, avec un ajustement en fonction de l'évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;Wood DM, Brailsford AD, Dargan PI. [https://doi.org/10.1002/dta.292 ''Acute toxicity and withdrawal syndromes related to gamma-hydroxybutyrate (GHB) and its analogues'']. Drug Testing and Analysis. 2011.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Résistance au diazépam ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'efficacité du diazépam n'est pas systématique. Plusieurs études signalent des cas où de fortes doses n'ont pas permis de contrôler les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Dans 4 cas recensés, des doses de diazépam supérieures à 100 mg/jour n’ont pas suffi à contrôler le syndrome de sevrage, nécessitant l'utilisation de pentobarbital&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il est suggéré que cette résistance pourrait être liée à l'action dominante du GHB sur les récepteurs GABA-B, alors que le diazépam cible principalement les récepteurs GABA-A. Ainsi, l'utilisation du baclofène, un agoniste GABA-B, est proposée comme alternative dans les cas réfractaires&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Protocoles cliniques documentés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les études recensées ne proposent pas de consensus unique, mais plusieurs approches ont été décrites :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* **Protocole symptomatique** : administration de diazépam en fonction de l’intensité des symptômes, avec un ajustement progressif selon l’évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
* **Protocole de réduction progressive** : introduction du diazépam à haute dose suivie d’une décroissance sur plusieurs jours, similaire aux protocoles de sevrage alcoolique&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Sevrage progressif avec du GHB pharmaceutique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' (Detoxification with Titration and Tapering) est une méthode de sevrage médicalisé du GHB mise en place aux Pays-Bas. Il repose sur une substitution du GHB de rue ou de ses analogues ([[GBL,_effets,_risques,_témoignages|GBL]], [[1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_témoignages|1,4-BDO]], etc) par du GHB pharmaceutique, suivie d’une réduction progressive des doses afin d’éviter un sevrage brutal et potentiellement dangereux. Ce protocole a été testé sur 229 patients et a montré un taux de réussite de 85 %, bien qu’un suivi post-sevrage soit indispensable pour éviter les rechutes&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;&amp;gt;Dijkstra, B.A.G., Kamal, R., van Noorden, M.S., de Haan, H., Loonen, A.J.M., &amp;amp; De Jong, C.A.J. (2016). Detoxification with titration and tapering in gamma-hydroxybutyrate (GHB) dependent patients: The Dutch GHB monitor project. ''Drug and Alcohol Dependence, 170'', 164-173. doi: 10.1016/j.drugalcdep.2016.11.014&lt;br /&gt;
[https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/173/detoxification_with_titration_and_tapering_in_gamm.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;  .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectifs du protocole ==&lt;br /&gt;
* '''Assurer un sevrage sécurisé''' en évitant les complications graves (délirium, convulsions, agitation sévère).&lt;br /&gt;
* '''Réduire progressivement la dose''' pour minimiser les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
* '''Accompagner le patient''' avec un suivi médical et psychologique adapté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Déroulement du protocole ==&lt;br /&gt;
Le protocole se déroule en trois étapes :  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1. Phase de titration (stabilisation) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Remplacer le GHB de rue par une dose équivalente de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Administration de la première dose''' dans les 2,5 heures après la dernière prise de GHB de rue.&lt;br /&gt;
* '''Dosage initial''' : environ 70 % de la dose habituelle de l'usager.&lt;br /&gt;
* '''Ajustements toutes les 2 à 3 heures''' pour stabiliser le patient et éviter les symptômes de sevrage graves.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des signes vitaux''' (pression artérielle, rythme cardiaque, état psychologique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2. Phase de réduction progressive des doses (tapering) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Diminuer progressivement la dose de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Schéma de réduction''' : diminution de 0,3 g par prise par jour.&lt;br /&gt;
* '''Espacement des prises''' : toutes les 2 à 3 heures, y compris la nuit.&lt;br /&gt;
* '''Traitements complémentaires possibles''' en cas de symptômes sévères :&lt;br /&gt;
** '''Hypertension''' → métoprolol (50-100 mg).&lt;br /&gt;
** '''Anxiété et agitation''' → diazépam (5-30 mg).&lt;br /&gt;
** '''Insomnie''' → temazepam 10 mg&lt;br /&gt;
** '''Délirium ou psychose''' → antipsychotiques (halopéridol, olanzapine).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; width:100%;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ '''Exemple de programme de réduction progressive du GHB pharmaceutique (en grammes) avec un intervalle de 3 heures&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;/&amp;gt;'''&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Heure !! Jour 1 !! Jour 2 !! Jour 3 !! Jour 4 !! Jour 5 !! Jour 6 !! Jour 7 !! Jour 8 !! Jour 9 !! Jour 10 !! Jour 11 !! Jour 12 !! Jour 13 !! Jour 14 !! Jour 15&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 08:00 || 4.5 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 11:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 14:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 17:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 20:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 23:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 02:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 05:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! '''Total (g de GHB)''' || 38.1 || 36 || 33.6 || 31.2 || 29 || 26.4 || 24 || 21.6 || 19.2 || 16.8 || 14.4 || 12 || 9.6 || 7.2 || 4.8&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Note :''' Cet exemple est basé sur un patient masculin de 23 ans, avec des antécédents de trouble anxieux social, utilisant du GHB fait maison depuis 4 ans, à raison de '''12 ml toutes les 60 à 90 minutes''' et '''2 prises nocturnes'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3. Phase de récupération (post-sevrage) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Stabiliser le patient après l’arrêt du GHB.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des symptômes résiduels''' (troubles du sommeil, anxiété).&lt;br /&gt;
* '''Suivi psychologique''' indispensable pour prévenir les rechutes.&lt;br /&gt;
* '''Accompagnement vers une prise en charge à long terme''' (thérapie, groupes de soutien, réduction des risques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Résultats et limites ==&lt;br /&gt;
* '''Taux de réussite''' : 85 % des patients ont réussi à arrêter le GHB à l’issue du protocole.&lt;br /&gt;
* '''Durée moyenne''' : 12,5 jours de traitement.&lt;br /&gt;
* '''Complications possibles''' : hypertension, anxiété, délirium dans certains cas.&lt;br /&gt;
* '''Taux de rechute élevé (69 % à 3 mois)''' → nécessité d’un suivi post-sevrage renforcé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' représente une alternative efficace et plus sûre que l'arrêt brutal du GHB ou que l'utilisation de benzodiazépines seules. Cependant, en raison du '''taux élevé de rechute à 3 mois''', il est essentiel d'assurer un '''accompagnement médical et psychologique à long terme'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB = Le GHB pharmaceutique n'est disponible en France que de façon tres encadree (Xyrem) et n'a pas d'AMM pour le sevrage du GHB. La faisabilite de ce protocole n'est donc, malheureusement, pas tres probable en France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Baclofène =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Étude sur l’utilisation du baclofène pour le sevrage au GHB ==&lt;br /&gt;
Une étude de faisabilité a évalué l’efficacité potentielle du baclofène en tant qu’adjuvant au traitement par benzodiazépines dans le cadre du sevrage au GHB (gamma-hydroxybutyrate) et à ses analogues, principalement le GBL (gamma-butyrolactone)&amp;lt;ref name=&amp;quot;lingfordetal2016&amp;quot;&amp;gt;Lingford-Hughes, Anne and Patel, Yash and Bowden-Jones, Owen and Crawford, Mike J. and Dargan, Paul I. and Gordon, Fabiana and Parrott, Steve and Weaver, Trials, 17'', ISSN: 1745-6215, doi: 10.1186/s13063-016-1593-9 [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/lingford-hughes2016.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Voici une citation de l'article (traduction en français avec l'IA) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Lingford et al., 2016&amp;lt;ref name=&amp;quot;lingfordetal2016&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Puisque le GHB/GBL agit comme un agoniste des récepteurs GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, l'utilisation d'un autre agoniste GABA&amp;lt;sub&amp;gt;B&amp;lt;/sub&amp;gt;, le baclofène, pour atténuer les symptômes de sevrage présente une validité pharmacologique.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB/GBL, bien que peu utilisé dans la population générale, présente une forte prévalence d’usage chez certains groupes comme les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, et entraîne un syndrome de sevrage pouvant être grave, voire mortel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le protocole de cette étude prospective, randomisée, en double aveugle et contrôlée par placebo, visait à tester la faisabilité d’un essai clinique à grande échelle. Quatre-vingt-huit participants ont été répartis entre sevrage planifié (ambulatoire) et non planifié (hospitalier). En plus de leur traitement standard par benzodiazépines, certains recevaient du baclofène (10 mg trois fois par jour), avec un sous-groupe ambulatoire recevant également un pré-traitement de deux jours avant le début du sevrage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les critères d’évaluation comprenaient la sévérité des symptômes de sevrage (échelles CIWA-Ar et SAT), l’anxiété, la dépression, la qualité du sommeil, les complications (ex. : delirium), et les hospitalisations nécessaires. Des données qualitatives sur l’acceptabilité du traitement ont également été recueillies auprès des patients et des cliniciens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les résultats de cette étude permettront d’orienter un futur essai contrôlé de grande ampleur. L’usage du baclofène comme agoniste GABAB est pharmacologiquement pertinent, car il cible le même système que le GHB, et pourrait réduire les risques liés au sevrage qui ne sont pas toujours bien contrôlés par les benzodiazépines seules.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Articles à citer :&lt;br /&gt;
McDonough et al&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heiko</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11699</id>
		<title>GHB et sevrage : Ce que les soignants et les usagers doivent savoir</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11699"/>
		<updated>2025-06-04T17:01:41Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Heiko : /* Étude sur l’utilisation du baclofène pour le sevrage au GHB */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;div style=&amp;quot;border: 2px solid orange; background-color: #fff3cd; padding: 10px; text-align: center; font-size: 1.2em;&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
🚧 &amp;lt;b&amp;gt;Page en cours de construction&amp;lt;/b&amp;gt; 🚧  &lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;Cette page est en cours de rédaction. Son contenu peut évoluer. Vous pouvez contribuer à son amélioration.  &lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les soignants :'''&lt;br /&gt;
*⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;L'usager qui a écrit ce wiki n'est pas médecin. Il vous appartient d'exercer votre esprit critique sur son contenu.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️ Votre contribution sera la bienvenue.&lt;br /&gt;
*Ce wiki est un état de l'art sur les connaissances médicales et pharmacologiques actuelles sur le GHB et ses dérivés. Ce ne sont pas des recommendations.&lt;br /&gt;
*Tous les informations citée sont sourcées avec des publications médicales.&lt;br /&gt;
*Toutes ces publications ont été uploadées sur Psychoactif et sont immédiatement consultables via le lien &amp;quot;Lire l'article&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les usagers qui ont une dépendance physique forte :'''&lt;br /&gt;
*'''⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;Ne tentez jamais de faire un sevrage &amp;quot;Cold turkey&amp;quot;. Vous pourriez en crever.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️'''&lt;br /&gt;
*En cas de sevrage forcé, rendez-vous aux urgences.&lt;br /&gt;
*Faites lire ce PsychoWiki par vos soignants.&lt;br /&gt;
*Si vous êtes mis en garde à vue, demandez à être examiné par un médecin. Ce droit est garanti par [https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006575081/2002-03-05 l'article 63-3 du Code de procédure pénale]. Faites-lui lire cet article car c'est lui qui décide si votre état est compatible ou non avec une garde à vue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Propriétés pharmacologiques du GHB =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Origine et métabolisme ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le gamma-hydroxybutyrate (GHB)''' est un composé naturellement présent dans le cerveau des mammifères, dérivé du neurotransmetteur GABA. Il possède à la fois des fonctions physiologiques comme neuromodulateur, et des effets pharmacologiques marqués à fortes doses&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot;&amp;gt;Wong CG, Gibson KM, Snead OC 3rd. From the street to the brain: neurobiology of the recreational drug gamma-hydroxybutyric acid. Trends Pharmacol Sci. 2004 Jan;25(1):29-34. doi: 10.1016/j.tips.2003.11.001. PMID: 14723976. - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wong2004.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce qui en fait une substance à double facette : thérapeutique et potentiellement abusive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB est naturellement synthétisé dans le cerveau à partir de son précurseur principal, le GABA (acide γ-aminobutyrique). Il possède dans le cerveau son propre récepteur : le récepteur au GHB. Le GHB peut être reconverti en en GABA, créant un cycle métabolique dynamique entre GABA et GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Récepteurs cibles ==&lt;br /&gt;
Le GHB agit via deux récepteurs distincts :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le '''récepteur GHB''', Il est activé aux concentrations physiologiques (nanomolaires à micromolaires).&lt;br /&gt;
* Le '''récepteur GABA-B'''. Dans les concentration physiologiques, le GHB ne se lie pas aux récepteurs GABA-B. Cependant, en cas d'apport exogène, sa concentration atteint plusieurs milliers de fois sa valeur physiologique. Dans ces conditions là (concentration millimolaire), le GHB active les récepteur GABA-B. Soit directement, soit indirectement via sa conversion en GABA. Et ça, on le sait parce que lorsqu'on co-administre un antagoniste des GABA-B à des rats en même temps que du GHB, les effets sédatifs du GHB sont bloqués&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Neuromodulation ==&lt;br /&gt;
Le GHB est souvent perçu comme une drogue « sédative », mais ses effets sont en réalité beaucoup plus complexes. Il agit comme un '''neurotransmetteur''', c’est-à-dire qu’il influence en profondeur l'équilibre entre plusieurs substances chimiques du cerveau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Quel est le rôle du GHB dans ses concentrations physiologiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À des concentrations physiologiques, le GHB active principalement un récepteur spécifique qu’on appelle tout simplement le '''récepteur GHB'''. Ce récepteur se trouve dans certaines zones cérébrales sensibles, comme l’hippocampe (mémoire), le cortex (perception) et le thalamus (relais sensoriels)&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand ce récepteur est activé&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt; :&lt;br /&gt;
* Il '''diminue la libération de deux neurotransmetteurs clés''' : le GABA (un inhibiteur) et le glutamate (un excitateur).&lt;br /&gt;
* Il agit au niveau des '''terminaisons présynaptiques''' – c’est un peu comme s’il ajustait le &amp;quot;volume&amp;quot; de la communication neuronale en amont.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Que se passe-t-il en cas de consommation récréative ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand la dose de GHB augmente (dans un cadre récréatif ou abusif), ses effets dépassent la concentration physiologique de plusieurs millier de fois. Ses effets s’étendent à un autre récepteur : le récepteur '''GABA-B'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le GABA-B est un récepteur plus général, impliqué dans la régulation de l’excitabilité cérébrale.&lt;br /&gt;
* Le GHB peut l’activer de deux façons :&lt;br /&gt;
**1. directement, à haute concentration ;&lt;br /&gt;
**2. indirectement, en étant transformé en GABA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’activation du récepteur GABA-B par le GHB entraîne&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt; :&lt;br /&gt;
* une inhibition généralisée de l’activité cérébrale,&lt;br /&gt;
* des effets tels que sédation, perte de mémoire, ralentissement moteur,&lt;br /&gt;
* et, à très haute dose, coma, convulsions, voire arrêt respiratoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pourquoi est-ce addictif, sur le plan neurobiologique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le système dopaminergique joue un rôle central dans les fonctions de '''motivation, plaisir, mouvement, attention et récompense'''. Le GHB, bien qu’il soit souvent classé parmi les dépresseurs, a un impact complexe et biphasique sur ce système. Voici une traduction en français du paragraphe '''GHB and reward''' de Wong et al., 2004&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Wong et al., 2004&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Le mécanisme des propriétés addictives du GHB n’est pas clairement établi. À l’échelle moléculaire, une exposition chronique au GHB entraînerait probablement une désensibilisation des récepteurs au GHB et des récepteurs GABA B, comme cela a été démontré in vitro [59,60], réduisant ainsi leur capacité à inhiber la libération de neurotransmetteurs. Ainsi, dans des conditions de consommation chronique de GHB, il est possible que des mécanismes compensatoires se mettent en place pour contrebalancer l’inhibition de la libération de dopamine, ce qui pourrait en réalité entraîner une augmentation de la libération de dopamine, de GABA et/ou de glutamate. Ce scénario pourrait contribuer aux propriétés addictives du GHB.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Que fait le GHB à la dopamine ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'effet du GHB sur la dopamine dépendrait :&lt;br /&gt;
* de la dose,&lt;br /&gt;
* du mode d’administration (aiguë ou chronique),&lt;br /&gt;
* et du temps écoulé après la prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À court terme, lors d'une prise aiguë, le GHB inhibe temporairement la libération de dopamine dans certaines régions cérébrales, comme le striatum&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;. Cela peut expliquer les effets de sédation, de détente, d'anxiolyse, et parfois un sentiment de &amp;quot;lâcher prise&amp;quot; émotionnel juste après la prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À plus long terme, avec des prises répétées ou chroniques, le cerveau s’adapte en augmentant le nombre ou la sensibilité des récepteurs dopaminergiques. Résultat : des effets paradoxaux peuvent apparaître, comme une stimulation ou un état d’euphorie&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce &amp;quot;rebond&amp;quot; dopaminergique pourrait être une piste pour mieux comprendre le potentiel addictif du GHB. Le GHB est parfois perçu comme une drogue « clean » ou « douce », notamment parce qu’il ne stimule pas directement le système de récompense comme la cocaïne. Mais :&lt;br /&gt;
* Son effet inhibiteur n’est que temporaire.&lt;br /&gt;
* L’adaptation du cerveau peut créer une dépendance insidieuse, fondée sur une dysrégulation progressive du système de récompense.&lt;br /&gt;
* Beaucoup d'usagers sur Psychoactif racontent que leurs problèmes de GHB se sont installés très progressivement, parfois sur plusieurs années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des études animales ont montré que les effets moteurs sédatifs du GHB étaient associés à une baisse de dopamine mesurée par un de ses métabolite. Ces effets peuvent être bloqués par des antagonistes GABA-B, ce qui confirme que l’effet dopaminergique passe essentiellement par l’activation de GABA-B, et non directement par les récepteurs dopaminergiques&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais ce sujet reste à ce jour très mal compris, car d'autres agonistes du GABA-B, comme le baclofène, n'ont aucun intérêt récréatif. Aujourd'hui, la science n'a pas encore à cette question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En résumé ===&lt;br /&gt;
* Le GHB déstabilise le système dopamine de manière progressive et silencieuse.&lt;br /&gt;
* Il combine relaxation initiale et recherche de récompense différée.&lt;br /&gt;
* C’est cette dynamique qui fait que la dépendance met du temps à s'installer et en fait une substance piégeuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Syndrome de sevrage au GHB : description et évolution chronologique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Symptômes principaux ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sevrage au [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-hydroxybutyrate] ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GHB]) et à ses dérivés ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-butanediol] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-BD]] et [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-butyrolactone] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GBL]]) peut être sévère et potentiellement mortel&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot;&amp;gt;Dyer, J. E., Roth, B., &amp;amp; Hyma, B. A. (2001). Gamma-hydroxybutyrate withdrawal syndrome. ''Annals of Emergency Medicine'', 37(2), 147-153. doi: 10.1067/mem.2001.112985 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans le cas de la personne décédée, voici une traduction en français de l'article de Dyer et al., 2001&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Dyer et al., 2001&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Un homme de 24 ans, employé comme expert en assurances, s'est présenté dans un centre de crise en se plaignant d'hallucinations auditives et visuelles. Il a admis une consommation massive de GHB sur une période de 10 mois, augmentant progressivement les doses afin de prévenir l'apparition des hallucinations liées au sevrage. Sa dernière prise avait eu lieu juste avant son évaluation. À ce moment-là, aucun signe clinique d’hallucinations n’a été observé et il a été renvoyé avec des instructions pour un suivi en centre de désintoxication.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux mois plus tard, il s’est présenté dans un centre de désintoxication en se plaignant de nausées, vomissements et diarrhées persistants depuis 2 mois. Il décrivait également une grande faiblesse musculaire, un gonflement du corps, une diplopie (vision double), une vision floue, un essoufflement, une fréquence urinaire accrue, une soif intense, des évanouissements et une perte d'appétit. Il consommait du GHB toutes les 30 minutes, sa dernière dose remontant à seulement 20 minutes avant son arrivée. Il niait toute autre consommation de drogue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l'examen, il présentait des pupilles dilatées, un tremblement important et une anxiété marquée. Son électrocardiogramme (ECG) montrait un rythme sinusal normal, mais avec une hypertrophie ventriculaire gauche et une ischémie possible de la paroi inférieure. Il a été hospitalisé et traité au lorazépam pour gérer son agitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours des 24 heures suivantes, son état s'est aggravé : il a développé une tachycardie, une agressivité, des hallucinations visuelles persistantes et des tremblements incontrôlables. Son hospitalisation a été compliquée par une pneumonie lobaire inférieure droite, nécessitant une intubation et une ventilation mécanique pendant 6 jours sous sédation au propofol. Après son extubation, il restait confus et délirant malgré l'administration continue de benzodiazépines et d'antipsychotiques. Son agitation persistante nécessitait l'utilisation de contentions en cuir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 12ᵉ jour d’hospitalisation, son état semblait s’améliorer, et le lorazépam était progressivement réduit. Le 13ᵉ jour, il était toujours délirant mais restait réveillable. Cependant, dans la soirée, il a présenté un épisode soudain de contractions musculaires généralisées avec un regard figé vers le haut. Il a ensuite subi un arrêt cardiaque, précédé d’une bradycardie sévère. Malgré des tentatives agressives de réanimation incluant atropine, épinéphrine et défibrillation, le patient est décédé.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus généralement, une revue de 27 études comportant en tout 57 cas de syndrômes de sevrage a rapporté les statistiques suivantes :&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;Wojtowicz, J. M., Yegles, M., &amp;amp; Wennig, R. (2008). &amp;quot;Withdrawal from gamma-hydroxybutyrate, 1,4-butanediol and gamma-butyrolactone: A case report and systematic review.&amp;quot; ''CJEM'', 10(1), 69-74. doi: 10.1017/S1481803500009851 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wojtowicz_et_al_2008.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Répartition des substances impliquées dans les cas de sevrage :&lt;br /&gt;
*GHB : 36 cas (63 %)&lt;br /&gt;
*GBL : 18 cas (32 %)&lt;br /&gt;
*1,4-BD : 3 cas (5 %)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ Statistiques des complications du syndrome de sevrage au GHB&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Complication !! Fréquence parmi les patients (%)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tremblements''' || 67 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Delirium tremens''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tachycardie''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Insomnie''' || 58 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Convulsions''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Rhabdomyolyse''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Décès''' || 1.75 % (1 seul cas &amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;)&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage présente de nombreuses similitudes avec le syndrome de sevrage alcoolique (tremblements, tachycardie, delirium). Cependant, à la différence avec le syndrome de sevrage alcoolique, '''il se caractérise par la rapidité et la brutalité des symptômes''', en particulier dans les cas graves. Les symptômes apparaissent généralement 1 à 6 heures après la dernière prise de GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais peuvent apparaître dès 30 minutes dans les cas graves. Ils atteignent leur intensité maximale au bout de 24 à 72 heures. Les principaux symptômes incluent :&lt;br /&gt;
* '''Agitation et anxiété'''&lt;br /&gt;
* '''Insomnie sévère'''&lt;br /&gt;
* '''Tremblements'''&lt;br /&gt;
* '''Tachycardie et hypertension'''&lt;br /&gt;
* '''Delirium tremens'''&lt;br /&gt;
* '''Convulsions'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Carai2005&amp;quot;&amp;gt;Carai, M. A. M., Colombo, G., &amp;amp; Gessa, G. L. (2005). &amp;quot;Withdrawal syndrome from gamma-hydroxybutyric acid (GHB) and 1,4-butanediol (1,4-BD) in Sardinian alcohol-preferring rats.&amp;quot; ''Brain Research Protocols'', 15(1), 75-78. doi: 10.1016/j.brainresprot.2005.04.001 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/carai_et_al_2005.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhabdomyolyse'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Évolution temporelle du sevrage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage évolue en plusieurs phases :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase précoce (6-12h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Anxiété, agitation, tremblements, insomnie.&lt;br /&gt;
** Augmentation du rythme cardiaque et de la pression artérielle.&lt;br /&gt;
** Nausées et vomissements possibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase aiguë (24-72h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Apparition des symptômes les plus sévères.&lt;br /&gt;
** Risque de delirium avec hallucinations visuelles et auditives&lt;br /&gt;
** Possibles crises convulsives et complications métaboliques (rhabdomyolyse, troubles électrolytiques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase de résorption (3-7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Réduction progressive des symptômes psychotiques.&lt;br /&gt;
** Fatigue intense, épisodes résiduels d’anxiété et troubles du sommeil persistants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase tardive (&amp;gt;7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Récupération progressive des fonctions cognitives.&lt;br /&gt;
** Anxiété et troubles du sommeil pouvant persister plusieurs semaines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Facteurs influençant la sévérité du sevrage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gravité du syndrome de sevrage dépend de plusieurs facteurs :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Durée et quantité de consommation''' : Plus l'usage est prolongé et à forte dose, plus le sevrage est sévère.&lt;br /&gt;
* '''Fréquence des prises''' : Un usage régulier avec des prises toutes les 2 à 4 heures augmente le risque de dépendance sévère&lt;br /&gt;
* '''Co-intoxication''' : L'association avec d'autres dépresseurs du SNC (alcool, benzodiazépines) peut aggraver le sevrage et compliquer sa gestion&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Benzodiazépine et barbituriques =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'utilisation du diazépam dans le cadre du sevrage au GHB repose sur son action sur les récepteurs GABA-A. Il permet d'atténuer l'hyperexcitabilité du système nerveux central induite par l'arrêt brutal du GHB et de ses analogues (GBL, 1,4-BD)&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Données cliniques sur l'efficacité du diazépam ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs études rapportent l'administration de benzodiazépines, dont le diazépam, à des doses élevées chez des patients en sevrage sévère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Une revue de cas indique que, sur 57 épisodes de sevrage recensés, la majorité des patients ont reçu des benzodiazépines comme traitement principal. Cependant, des doses très élevées ont été nécessaires pour contrôler l'agitation et les hallucinations. Dans certains cas, le diazépam seul n’a pas suffi, nécessitant l'ajout de barbituriques&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
* Une autre étude décrit des échecs partiels du diazépam dans les formes sévères du sevrage. Un protocole couramment utilisé consiste à administrer des benzodiazépines à haute dose dès l'apparition des premiers symptômes, avec un ajustement en fonction de l'évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;Wood DM, Brailsford AD, Dargan PI. [https://doi.org/10.1002/dta.292 ''Acute toxicity and withdrawal syndromes related to gamma-hydroxybutyrate (GHB) and its analogues'']. Drug Testing and Analysis. 2011.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Résistance au diazépam ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'efficacité du diazépam n'est pas systématique. Plusieurs études signalent des cas où de fortes doses n'ont pas permis de contrôler les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Dans 4 cas recensés, des doses de diazépam supérieures à 100 mg/jour n’ont pas suffi à contrôler le syndrome de sevrage, nécessitant l'utilisation de pentobarbital&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il est suggéré que cette résistance pourrait être liée à l'action dominante du GHB sur les récepteurs GABA-B, alors que le diazépam cible principalement les récepteurs GABA-A. Ainsi, l'utilisation du baclofène, un agoniste GABA-B, est proposée comme alternative dans les cas réfractaires&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Protocoles cliniques documentés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les études recensées ne proposent pas de consensus unique, mais plusieurs approches ont été décrites :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* **Protocole symptomatique** : administration de diazépam en fonction de l’intensité des symptômes, avec un ajustement progressif selon l’évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
* **Protocole de réduction progressive** : introduction du diazépam à haute dose suivie d’une décroissance sur plusieurs jours, similaire aux protocoles de sevrage alcoolique&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Sevrage progressif avec du GHB pharmaceutique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' (Detoxification with Titration and Tapering) est une méthode de sevrage médicalisé du GHB mise en place aux Pays-Bas. Il repose sur une substitution du GHB de rue ou de ses analogues ([[GBL,_effets,_risques,_témoignages|GBL]], [[1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_témoignages|1,4-BDO]], etc) par du GHB pharmaceutique, suivie d’une réduction progressive des doses afin d’éviter un sevrage brutal et potentiellement dangereux. Ce protocole a été testé sur 229 patients et a montré un taux de réussite de 85 %, bien qu’un suivi post-sevrage soit indispensable pour éviter les rechutes&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;&amp;gt;Dijkstra, B.A.G., Kamal, R., van Noorden, M.S., de Haan, H., Loonen, A.J.M., &amp;amp; De Jong, C.A.J. (2016). Detoxification with titration and tapering in gamma-hydroxybutyrate (GHB) dependent patients: The Dutch GHB monitor project. ''Drug and Alcohol Dependence, 170'', 164-173. doi: 10.1016/j.drugalcdep.2016.11.014&lt;br /&gt;
[https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/173/detoxification_with_titration_and_tapering_in_gamm.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;  .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectifs du protocole ==&lt;br /&gt;
* '''Assurer un sevrage sécurisé''' en évitant les complications graves (délirium, convulsions, agitation sévère).&lt;br /&gt;
* '''Réduire progressivement la dose''' pour minimiser les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
* '''Accompagner le patient''' avec un suivi médical et psychologique adapté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Déroulement du protocole ==&lt;br /&gt;
Le protocole se déroule en trois étapes :  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1. Phase de titration (stabilisation) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Remplacer le GHB de rue par une dose équivalente de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Administration de la première dose''' dans les 2,5 heures après la dernière prise de GHB de rue.&lt;br /&gt;
* '''Dosage initial''' : environ 70 % de la dose habituelle de l'usager.&lt;br /&gt;
* '''Ajustements toutes les 2 à 3 heures''' pour stabiliser le patient et éviter les symptômes de sevrage graves.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des signes vitaux''' (pression artérielle, rythme cardiaque, état psychologique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2. Phase de réduction progressive des doses (tapering) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Diminuer progressivement la dose de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Schéma de réduction''' : diminution de 0,3 g par prise par jour.&lt;br /&gt;
* '''Espacement des prises''' : toutes les 2 à 3 heures, y compris la nuit.&lt;br /&gt;
* '''Traitements complémentaires possibles''' en cas de symptômes sévères :&lt;br /&gt;
** '''Hypertension''' → métoprolol (50-100 mg).&lt;br /&gt;
** '''Anxiété et agitation''' → diazépam (5-30 mg).&lt;br /&gt;
** '''Insomnie''' → temazepam 10 mg&lt;br /&gt;
** '''Délirium ou psychose''' → antipsychotiques (halopéridol, olanzapine).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; width:100%;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ '''Exemple de programme de réduction progressive du GHB pharmaceutique (en grammes) avec un intervalle de 3 heures&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;/&amp;gt;'''&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Heure !! Jour 1 !! Jour 2 !! Jour 3 !! Jour 4 !! Jour 5 !! Jour 6 !! Jour 7 !! Jour 8 !! Jour 9 !! Jour 10 !! Jour 11 !! Jour 12 !! Jour 13 !! Jour 14 !! Jour 15&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 08:00 || 4.5 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 11:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 14:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 17:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 20:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 23:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 02:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 05:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! '''Total (g de GHB)''' || 38.1 || 36 || 33.6 || 31.2 || 29 || 26.4 || 24 || 21.6 || 19.2 || 16.8 || 14.4 || 12 || 9.6 || 7.2 || 4.8&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Note :''' Cet exemple est basé sur un patient masculin de 23 ans, avec des antécédents de trouble anxieux social, utilisant du GHB fait maison depuis 4 ans, à raison de '''12 ml toutes les 60 à 90 minutes''' et '''2 prises nocturnes'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3. Phase de récupération (post-sevrage) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Stabiliser le patient après l’arrêt du GHB.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des symptômes résiduels''' (troubles du sommeil, anxiété).&lt;br /&gt;
* '''Suivi psychologique''' indispensable pour prévenir les rechutes.&lt;br /&gt;
* '''Accompagnement vers une prise en charge à long terme''' (thérapie, groupes de soutien, réduction des risques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Résultats et limites ==&lt;br /&gt;
* '''Taux de réussite''' : 85 % des patients ont réussi à arrêter le GHB à l’issue du protocole.&lt;br /&gt;
* '''Durée moyenne''' : 12,5 jours de traitement.&lt;br /&gt;
* '''Complications possibles''' : hypertension, anxiété, délirium dans certains cas.&lt;br /&gt;
* '''Taux de rechute élevé (69 % à 3 mois)''' → nécessité d’un suivi post-sevrage renforcé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' représente une alternative efficace et plus sûre que l'arrêt brutal du GHB ou que l'utilisation de benzodiazépines seules. Cependant, en raison du '''taux élevé de rechute à 3 mois''', il est essentiel d'assurer un '''accompagnement médical et psychologique à long terme'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB = Le GHB pharmaceutique n'est disponible en France que de façon tres encadree (Xyrem) et n'a pas d'AMM pour le sevrage du GHB. La faisabilite de ce protocole n'est donc, malheureusement, pas tres probable en France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Baclofène =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Étude sur l’utilisation du baclofène pour le sevrage au GHB ==&lt;br /&gt;
Une étude de faisabilité a évalué l’efficacité potentielle du baclofène en tant qu’adjuvant au traitement par benzodiazépines dans le cadre du sevrage au GHB (gamma-hydroxybutyrate) et à ses analogues, principalement le GBL (gamma-butyrolactone)&amp;lt;ref name=&amp;quot;lingford&amp;quot;&amp;gt;Lingford-Hughes, Anne and Patel, Yash and Bowden-Jones, Owen and Crawford, Mike J. and Dargan, Paul I. and Gordon, Fabiana and Parrott, Steve and Weaver, Trials, 17'', ISSN: 1745-6215, doi: 10.1186/s13063-016-1593-9 [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/lingford-hughes2016.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Voici une citation de l'article (traduction en français avec l'IA) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Puisque le GHB/GBL agit comme un agoniste des récepteurs GABAB, l'utilisation d'un autre agoniste GABAB, le baclofène, pour atténuer les symptômes de sevrage présente une validité pharmacologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB/GBL, bien que peu utilisé dans la population générale, présente une forte prévalence d’usage chez certains groupes comme les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, et entraîne un syndrome de sevrage pouvant être grave, voire mortel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le protocole de cette étude prospective, randomisée, en double aveugle et contrôlée par placebo, visait à tester la faisabilité d’un essai clinique à grande échelle. Quatre-vingt-huit participants ont été répartis entre sevrage planifié (ambulatoire) et non planifié (hospitalier). En plus de leur traitement standard par benzodiazépines, certains recevaient du baclofène (10 mg trois fois par jour), avec un sous-groupe ambulatoire recevant également un pré-traitement de deux jours avant le début du sevrage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les critères d’évaluation comprenaient la sévérité des symptômes de sevrage (échelles CIWA-Ar et SAT), l’anxiété, la dépression, la qualité du sommeil, les complications (ex. : delirium), et les hospitalisations nécessaires. Des données qualitatives sur l’acceptabilité du traitement ont également été recueillies auprès des patients et des cliniciens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les résultats de cette étude permettront d’orienter un futur essai contrôlé de grande ampleur. L’usage du baclofène comme agoniste GABAB est pharmacologiquement pertinent, car il cible le même système que le GHB, et pourrait réduire les risques liés au sevrage qui ne sont pas toujours bien contrôlés par les benzodiazépines seules.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Articles à citer :&lt;br /&gt;
McDonough et al&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heiko</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11698</id>
		<title>GHB et sevrage : Ce que les soignants et les usagers doivent savoir</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11698"/>
		<updated>2025-06-04T16:59:52Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Heiko : /* Baclofène */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;div style=&amp;quot;border: 2px solid orange; background-color: #fff3cd; padding: 10px; text-align: center; font-size: 1.2em;&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
🚧 &amp;lt;b&amp;gt;Page en cours de construction&amp;lt;/b&amp;gt; 🚧  &lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;Cette page est en cours de rédaction. Son contenu peut évoluer. Vous pouvez contribuer à son amélioration.  &lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les soignants :'''&lt;br /&gt;
*⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;L'usager qui a écrit ce wiki n'est pas médecin. Il vous appartient d'exercer votre esprit critique sur son contenu.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️ Votre contribution sera la bienvenue.&lt;br /&gt;
*Ce wiki est un état de l'art sur les connaissances médicales et pharmacologiques actuelles sur le GHB et ses dérivés. Ce ne sont pas des recommendations.&lt;br /&gt;
*Tous les informations citée sont sourcées avec des publications médicales.&lt;br /&gt;
*Toutes ces publications ont été uploadées sur Psychoactif et sont immédiatement consultables via le lien &amp;quot;Lire l'article&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les usagers qui ont une dépendance physique forte :'''&lt;br /&gt;
*'''⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;Ne tentez jamais de faire un sevrage &amp;quot;Cold turkey&amp;quot;. Vous pourriez en crever.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️'''&lt;br /&gt;
*En cas de sevrage forcé, rendez-vous aux urgences.&lt;br /&gt;
*Faites lire ce PsychoWiki par vos soignants.&lt;br /&gt;
*Si vous êtes mis en garde à vue, demandez à être examiné par un médecin. Ce droit est garanti par [https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006575081/2002-03-05 l'article 63-3 du Code de procédure pénale]. Faites-lui lire cet article car c'est lui qui décide si votre état est compatible ou non avec une garde à vue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Propriétés pharmacologiques du GHB =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Origine et métabolisme ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le gamma-hydroxybutyrate (GHB)''' est un composé naturellement présent dans le cerveau des mammifères, dérivé du neurotransmetteur GABA. Il possède à la fois des fonctions physiologiques comme neuromodulateur, et des effets pharmacologiques marqués à fortes doses&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot;&amp;gt;Wong CG, Gibson KM, Snead OC 3rd. From the street to the brain: neurobiology of the recreational drug gamma-hydroxybutyric acid. Trends Pharmacol Sci. 2004 Jan;25(1):29-34. doi: 10.1016/j.tips.2003.11.001. PMID: 14723976. - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wong2004.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce qui en fait une substance à double facette : thérapeutique et potentiellement abusive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB est naturellement synthétisé dans le cerveau à partir de son précurseur principal, le GABA (acide γ-aminobutyrique). Il possède dans le cerveau son propre récepteur : le récepteur au GHB. Le GHB peut être reconverti en en GABA, créant un cycle métabolique dynamique entre GABA et GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Récepteurs cibles ==&lt;br /&gt;
Le GHB agit via deux récepteurs distincts :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le '''récepteur GHB''', Il est activé aux concentrations physiologiques (nanomolaires à micromolaires).&lt;br /&gt;
* Le '''récepteur GABA-B'''. Dans les concentration physiologiques, le GHB ne se lie pas aux récepteurs GABA-B. Cependant, en cas d'apport exogène, sa concentration atteint plusieurs milliers de fois sa valeur physiologique. Dans ces conditions là (concentration millimolaire), le GHB active les récepteur GABA-B. Soit directement, soit indirectement via sa conversion en GABA. Et ça, on le sait parce que lorsqu'on co-administre un antagoniste des GABA-B à des rats en même temps que du GHB, les effets sédatifs du GHB sont bloqués&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Neuromodulation ==&lt;br /&gt;
Le GHB est souvent perçu comme une drogue « sédative », mais ses effets sont en réalité beaucoup plus complexes. Il agit comme un '''neurotransmetteur''', c’est-à-dire qu’il influence en profondeur l'équilibre entre plusieurs substances chimiques du cerveau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Quel est le rôle du GHB dans ses concentrations physiologiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À des concentrations physiologiques, le GHB active principalement un récepteur spécifique qu’on appelle tout simplement le '''récepteur GHB'''. Ce récepteur se trouve dans certaines zones cérébrales sensibles, comme l’hippocampe (mémoire), le cortex (perception) et le thalamus (relais sensoriels)&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand ce récepteur est activé&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt; :&lt;br /&gt;
* Il '''diminue la libération de deux neurotransmetteurs clés''' : le GABA (un inhibiteur) et le glutamate (un excitateur).&lt;br /&gt;
* Il agit au niveau des '''terminaisons présynaptiques''' – c’est un peu comme s’il ajustait le &amp;quot;volume&amp;quot; de la communication neuronale en amont.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Que se passe-t-il en cas de consommation récréative ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand la dose de GHB augmente (dans un cadre récréatif ou abusif), ses effets dépassent la concentration physiologique de plusieurs millier de fois. Ses effets s’étendent à un autre récepteur : le récepteur '''GABA-B'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le GABA-B est un récepteur plus général, impliqué dans la régulation de l’excitabilité cérébrale.&lt;br /&gt;
* Le GHB peut l’activer de deux façons :&lt;br /&gt;
**1. directement, à haute concentration ;&lt;br /&gt;
**2. indirectement, en étant transformé en GABA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’activation du récepteur GABA-B par le GHB entraîne&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt; :&lt;br /&gt;
* une inhibition généralisée de l’activité cérébrale,&lt;br /&gt;
* des effets tels que sédation, perte de mémoire, ralentissement moteur,&lt;br /&gt;
* et, à très haute dose, coma, convulsions, voire arrêt respiratoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pourquoi est-ce addictif, sur le plan neurobiologique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le système dopaminergique joue un rôle central dans les fonctions de '''motivation, plaisir, mouvement, attention et récompense'''. Le GHB, bien qu’il soit souvent classé parmi les dépresseurs, a un impact complexe et biphasique sur ce système. Voici une traduction en français du paragraphe '''GHB and reward''' de Wong et al., 2004&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Wong et al., 2004&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Le mécanisme des propriétés addictives du GHB n’est pas clairement établi. À l’échelle moléculaire, une exposition chronique au GHB entraînerait probablement une désensibilisation des récepteurs au GHB et des récepteurs GABA B, comme cela a été démontré in vitro [59,60], réduisant ainsi leur capacité à inhiber la libération de neurotransmetteurs. Ainsi, dans des conditions de consommation chronique de GHB, il est possible que des mécanismes compensatoires se mettent en place pour contrebalancer l’inhibition de la libération de dopamine, ce qui pourrait en réalité entraîner une augmentation de la libération de dopamine, de GABA et/ou de glutamate. Ce scénario pourrait contribuer aux propriétés addictives du GHB.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Que fait le GHB à la dopamine ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'effet du GHB sur la dopamine dépendrait :&lt;br /&gt;
* de la dose,&lt;br /&gt;
* du mode d’administration (aiguë ou chronique),&lt;br /&gt;
* et du temps écoulé après la prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À court terme, lors d'une prise aiguë, le GHB inhibe temporairement la libération de dopamine dans certaines régions cérébrales, comme le striatum&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;. Cela peut expliquer les effets de sédation, de détente, d'anxiolyse, et parfois un sentiment de &amp;quot;lâcher prise&amp;quot; émotionnel juste après la prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À plus long terme, avec des prises répétées ou chroniques, le cerveau s’adapte en augmentant le nombre ou la sensibilité des récepteurs dopaminergiques. Résultat : des effets paradoxaux peuvent apparaître, comme une stimulation ou un état d’euphorie&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce &amp;quot;rebond&amp;quot; dopaminergique pourrait être une piste pour mieux comprendre le potentiel addictif du GHB. Le GHB est parfois perçu comme une drogue « clean » ou « douce », notamment parce qu’il ne stimule pas directement le système de récompense comme la cocaïne. Mais :&lt;br /&gt;
* Son effet inhibiteur n’est que temporaire.&lt;br /&gt;
* L’adaptation du cerveau peut créer une dépendance insidieuse, fondée sur une dysrégulation progressive du système de récompense.&lt;br /&gt;
* Beaucoup d'usagers sur Psychoactif racontent que leurs problèmes de GHB se sont installés très progressivement, parfois sur plusieurs années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des études animales ont montré que les effets moteurs sédatifs du GHB étaient associés à une baisse de dopamine mesurée par un de ses métabolite. Ces effets peuvent être bloqués par des antagonistes GABA-B, ce qui confirme que l’effet dopaminergique passe essentiellement par l’activation de GABA-B, et non directement par les récepteurs dopaminergiques&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais ce sujet reste à ce jour très mal compris, car d'autres agonistes du GABA-B, comme le baclofène, n'ont aucun intérêt récréatif. Aujourd'hui, la science n'a pas encore à cette question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En résumé ===&lt;br /&gt;
* Le GHB déstabilise le système dopamine de manière progressive et silencieuse.&lt;br /&gt;
* Il combine relaxation initiale et recherche de récompense différée.&lt;br /&gt;
* C’est cette dynamique qui fait que la dépendance met du temps à s'installer et en fait une substance piégeuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Syndrome de sevrage au GHB : description et évolution chronologique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Symptômes principaux ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sevrage au [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-hydroxybutyrate] ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GHB]) et à ses dérivés ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-butanediol] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-BD]] et [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-butyrolactone] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GBL]]) peut être sévère et potentiellement mortel&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot;&amp;gt;Dyer, J. E., Roth, B., &amp;amp; Hyma, B. A. (2001). Gamma-hydroxybutyrate withdrawal syndrome. ''Annals of Emergency Medicine'', 37(2), 147-153. doi: 10.1067/mem.2001.112985 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans le cas de la personne décédée, voici une traduction en français de l'article de Dyer et al., 2001&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Dyer et al., 2001&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Un homme de 24 ans, employé comme expert en assurances, s'est présenté dans un centre de crise en se plaignant d'hallucinations auditives et visuelles. Il a admis une consommation massive de GHB sur une période de 10 mois, augmentant progressivement les doses afin de prévenir l'apparition des hallucinations liées au sevrage. Sa dernière prise avait eu lieu juste avant son évaluation. À ce moment-là, aucun signe clinique d’hallucinations n’a été observé et il a été renvoyé avec des instructions pour un suivi en centre de désintoxication.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux mois plus tard, il s’est présenté dans un centre de désintoxication en se plaignant de nausées, vomissements et diarrhées persistants depuis 2 mois. Il décrivait également une grande faiblesse musculaire, un gonflement du corps, une diplopie (vision double), une vision floue, un essoufflement, une fréquence urinaire accrue, une soif intense, des évanouissements et une perte d'appétit. Il consommait du GHB toutes les 30 minutes, sa dernière dose remontant à seulement 20 minutes avant son arrivée. Il niait toute autre consommation de drogue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l'examen, il présentait des pupilles dilatées, un tremblement important et une anxiété marquée. Son électrocardiogramme (ECG) montrait un rythme sinusal normal, mais avec une hypertrophie ventriculaire gauche et une ischémie possible de la paroi inférieure. Il a été hospitalisé et traité au lorazépam pour gérer son agitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours des 24 heures suivantes, son état s'est aggravé : il a développé une tachycardie, une agressivité, des hallucinations visuelles persistantes et des tremblements incontrôlables. Son hospitalisation a été compliquée par une pneumonie lobaire inférieure droite, nécessitant une intubation et une ventilation mécanique pendant 6 jours sous sédation au propofol. Après son extubation, il restait confus et délirant malgré l'administration continue de benzodiazépines et d'antipsychotiques. Son agitation persistante nécessitait l'utilisation de contentions en cuir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 12ᵉ jour d’hospitalisation, son état semblait s’améliorer, et le lorazépam était progressivement réduit. Le 13ᵉ jour, il était toujours délirant mais restait réveillable. Cependant, dans la soirée, il a présenté un épisode soudain de contractions musculaires généralisées avec un regard figé vers le haut. Il a ensuite subi un arrêt cardiaque, précédé d’une bradycardie sévère. Malgré des tentatives agressives de réanimation incluant atropine, épinéphrine et défibrillation, le patient est décédé.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus généralement, une revue de 27 études comportant en tout 57 cas de syndrômes de sevrage a rapporté les statistiques suivantes :&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;Wojtowicz, J. M., Yegles, M., &amp;amp; Wennig, R. (2008). &amp;quot;Withdrawal from gamma-hydroxybutyrate, 1,4-butanediol and gamma-butyrolactone: A case report and systematic review.&amp;quot; ''CJEM'', 10(1), 69-74. doi: 10.1017/S1481803500009851 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wojtowicz_et_al_2008.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Répartition des substances impliquées dans les cas de sevrage :&lt;br /&gt;
*GHB : 36 cas (63 %)&lt;br /&gt;
*GBL : 18 cas (32 %)&lt;br /&gt;
*1,4-BD : 3 cas (5 %)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ Statistiques des complications du syndrome de sevrage au GHB&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Complication !! Fréquence parmi les patients (%)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tremblements''' || 67 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Delirium tremens''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tachycardie''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Insomnie''' || 58 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Convulsions''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Rhabdomyolyse''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Décès''' || 1.75 % (1 seul cas &amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;)&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage présente de nombreuses similitudes avec le syndrome de sevrage alcoolique (tremblements, tachycardie, delirium). Cependant, à la différence avec le syndrome de sevrage alcoolique, '''il se caractérise par la rapidité et la brutalité des symptômes''', en particulier dans les cas graves. Les symptômes apparaissent généralement 1 à 6 heures après la dernière prise de GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais peuvent apparaître dès 30 minutes dans les cas graves. Ils atteignent leur intensité maximale au bout de 24 à 72 heures. Les principaux symptômes incluent :&lt;br /&gt;
* '''Agitation et anxiété'''&lt;br /&gt;
* '''Insomnie sévère'''&lt;br /&gt;
* '''Tremblements'''&lt;br /&gt;
* '''Tachycardie et hypertension'''&lt;br /&gt;
* '''Delirium tremens'''&lt;br /&gt;
* '''Convulsions'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Carai2005&amp;quot;&amp;gt;Carai, M. A. M., Colombo, G., &amp;amp; Gessa, G. L. (2005). &amp;quot;Withdrawal syndrome from gamma-hydroxybutyric acid (GHB) and 1,4-butanediol (1,4-BD) in Sardinian alcohol-preferring rats.&amp;quot; ''Brain Research Protocols'', 15(1), 75-78. doi: 10.1016/j.brainresprot.2005.04.001 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/carai_et_al_2005.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhabdomyolyse'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Évolution temporelle du sevrage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage évolue en plusieurs phases :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase précoce (6-12h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Anxiété, agitation, tremblements, insomnie.&lt;br /&gt;
** Augmentation du rythme cardiaque et de la pression artérielle.&lt;br /&gt;
** Nausées et vomissements possibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase aiguë (24-72h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Apparition des symptômes les plus sévères.&lt;br /&gt;
** Risque de delirium avec hallucinations visuelles et auditives&lt;br /&gt;
** Possibles crises convulsives et complications métaboliques (rhabdomyolyse, troubles électrolytiques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase de résorption (3-7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Réduction progressive des symptômes psychotiques.&lt;br /&gt;
** Fatigue intense, épisodes résiduels d’anxiété et troubles du sommeil persistants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase tardive (&amp;gt;7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Récupération progressive des fonctions cognitives.&lt;br /&gt;
** Anxiété et troubles du sommeil pouvant persister plusieurs semaines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Facteurs influençant la sévérité du sevrage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gravité du syndrome de sevrage dépend de plusieurs facteurs :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Durée et quantité de consommation''' : Plus l'usage est prolongé et à forte dose, plus le sevrage est sévère.&lt;br /&gt;
* '''Fréquence des prises''' : Un usage régulier avec des prises toutes les 2 à 4 heures augmente le risque de dépendance sévère&lt;br /&gt;
* '''Co-intoxication''' : L'association avec d'autres dépresseurs du SNC (alcool, benzodiazépines) peut aggraver le sevrage et compliquer sa gestion&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Benzodiazépine et barbituriques =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'utilisation du diazépam dans le cadre du sevrage au GHB repose sur son action sur les récepteurs GABA-A. Il permet d'atténuer l'hyperexcitabilité du système nerveux central induite par l'arrêt brutal du GHB et de ses analogues (GBL, 1,4-BD)&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Données cliniques sur l'efficacité du diazépam ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs études rapportent l'administration de benzodiazépines, dont le diazépam, à des doses élevées chez des patients en sevrage sévère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Une revue de cas indique que, sur 57 épisodes de sevrage recensés, la majorité des patients ont reçu des benzodiazépines comme traitement principal. Cependant, des doses très élevées ont été nécessaires pour contrôler l'agitation et les hallucinations. Dans certains cas, le diazépam seul n’a pas suffi, nécessitant l'ajout de barbituriques&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
* Une autre étude décrit des échecs partiels du diazépam dans les formes sévères du sevrage. Un protocole couramment utilisé consiste à administrer des benzodiazépines à haute dose dès l'apparition des premiers symptômes, avec un ajustement en fonction de l'évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;Wood DM, Brailsford AD, Dargan PI. [https://doi.org/10.1002/dta.292 ''Acute toxicity and withdrawal syndromes related to gamma-hydroxybutyrate (GHB) and its analogues'']. Drug Testing and Analysis. 2011.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Résistance au diazépam ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'efficacité du diazépam n'est pas systématique. Plusieurs études signalent des cas où de fortes doses n'ont pas permis de contrôler les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Dans 4 cas recensés, des doses de diazépam supérieures à 100 mg/jour n’ont pas suffi à contrôler le syndrome de sevrage, nécessitant l'utilisation de pentobarbital&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il est suggéré que cette résistance pourrait être liée à l'action dominante du GHB sur les récepteurs GABA-B, alors que le diazépam cible principalement les récepteurs GABA-A. Ainsi, l'utilisation du baclofène, un agoniste GABA-B, est proposée comme alternative dans les cas réfractaires&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Protocoles cliniques documentés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les études recensées ne proposent pas de consensus unique, mais plusieurs approches ont été décrites :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* **Protocole symptomatique** : administration de diazépam en fonction de l’intensité des symptômes, avec un ajustement progressif selon l’évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
* **Protocole de réduction progressive** : introduction du diazépam à haute dose suivie d’une décroissance sur plusieurs jours, similaire aux protocoles de sevrage alcoolique&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Sevrage progressif avec du GHB pharmaceutique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' (Detoxification with Titration and Tapering) est une méthode de sevrage médicalisé du GHB mise en place aux Pays-Bas. Il repose sur une substitution du GHB de rue ou de ses analogues ([[GBL,_effets,_risques,_témoignages|GBL]], [[1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_témoignages|1,4-BDO]], etc) par du GHB pharmaceutique, suivie d’une réduction progressive des doses afin d’éviter un sevrage brutal et potentiellement dangereux. Ce protocole a été testé sur 229 patients et a montré un taux de réussite de 85 %, bien qu’un suivi post-sevrage soit indispensable pour éviter les rechutes&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;&amp;gt;Dijkstra, B.A.G., Kamal, R., van Noorden, M.S., de Haan, H., Loonen, A.J.M., &amp;amp; De Jong, C.A.J. (2016). Detoxification with titration and tapering in gamma-hydroxybutyrate (GHB) dependent patients: The Dutch GHB monitor project. ''Drug and Alcohol Dependence, 170'', 164-173. doi: 10.1016/j.drugalcdep.2016.11.014&lt;br /&gt;
[https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/173/detoxification_with_titration_and_tapering_in_gamm.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;  .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectifs du protocole ==&lt;br /&gt;
* '''Assurer un sevrage sécurisé''' en évitant les complications graves (délirium, convulsions, agitation sévère).&lt;br /&gt;
* '''Réduire progressivement la dose''' pour minimiser les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
* '''Accompagner le patient''' avec un suivi médical et psychologique adapté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Déroulement du protocole ==&lt;br /&gt;
Le protocole se déroule en trois étapes :  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1. Phase de titration (stabilisation) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Remplacer le GHB de rue par une dose équivalente de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Administration de la première dose''' dans les 2,5 heures après la dernière prise de GHB de rue.&lt;br /&gt;
* '''Dosage initial''' : environ 70 % de la dose habituelle de l'usager.&lt;br /&gt;
* '''Ajustements toutes les 2 à 3 heures''' pour stabiliser le patient et éviter les symptômes de sevrage graves.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des signes vitaux''' (pression artérielle, rythme cardiaque, état psychologique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2. Phase de réduction progressive des doses (tapering) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Diminuer progressivement la dose de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Schéma de réduction''' : diminution de 0,3 g par prise par jour.&lt;br /&gt;
* '''Espacement des prises''' : toutes les 2 à 3 heures, y compris la nuit.&lt;br /&gt;
* '''Traitements complémentaires possibles''' en cas de symptômes sévères :&lt;br /&gt;
** '''Hypertension''' → métoprolol (50-100 mg).&lt;br /&gt;
** '''Anxiété et agitation''' → diazépam (5-30 mg).&lt;br /&gt;
** '''Insomnie''' → temazepam 10 mg&lt;br /&gt;
** '''Délirium ou psychose''' → antipsychotiques (halopéridol, olanzapine).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; width:100%;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ '''Exemple de programme de réduction progressive du GHB pharmaceutique (en grammes) avec un intervalle de 3 heures&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;/&amp;gt;'''&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Heure !! Jour 1 !! Jour 2 !! Jour 3 !! Jour 4 !! Jour 5 !! Jour 6 !! Jour 7 !! Jour 8 !! Jour 9 !! Jour 10 !! Jour 11 !! Jour 12 !! Jour 13 !! Jour 14 !! Jour 15&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 08:00 || 4.5 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 11:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 14:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 17:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 20:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 23:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 02:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 05:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! '''Total (g de GHB)''' || 38.1 || 36 || 33.6 || 31.2 || 29 || 26.4 || 24 || 21.6 || 19.2 || 16.8 || 14.4 || 12 || 9.6 || 7.2 || 4.8&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Note :''' Cet exemple est basé sur un patient masculin de 23 ans, avec des antécédents de trouble anxieux social, utilisant du GHB fait maison depuis 4 ans, à raison de '''12 ml toutes les 60 à 90 minutes''' et '''2 prises nocturnes'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3. Phase de récupération (post-sevrage) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Stabiliser le patient après l’arrêt du GHB.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des symptômes résiduels''' (troubles du sommeil, anxiété).&lt;br /&gt;
* '''Suivi psychologique''' indispensable pour prévenir les rechutes.&lt;br /&gt;
* '''Accompagnement vers une prise en charge à long terme''' (thérapie, groupes de soutien, réduction des risques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Résultats et limites ==&lt;br /&gt;
* '''Taux de réussite''' : 85 % des patients ont réussi à arrêter le GHB à l’issue du protocole.&lt;br /&gt;
* '''Durée moyenne''' : 12,5 jours de traitement.&lt;br /&gt;
* '''Complications possibles''' : hypertension, anxiété, délirium dans certains cas.&lt;br /&gt;
* '''Taux de rechute élevé (69 % à 3 mois)''' → nécessité d’un suivi post-sevrage renforcé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' représente une alternative efficace et plus sûre que l'arrêt brutal du GHB ou que l'utilisation de benzodiazépines seules. Cependant, en raison du '''taux élevé de rechute à 3 mois''', il est essentiel d'assurer un '''accompagnement médical et psychologique à long terme'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB = Le GHB pharmaceutique n'est disponible en France que de façon tres encadree (Xyrem) et n'a pas d'AMM pour le sevrage du GHB. La faisabilite de ce protocole n'est donc, malheureusement, pas tres probable en France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Baclofène =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Étude sur l’utilisation du baclofène pour le sevrage au GHB ==&lt;br /&gt;
Une étude de faisabilité a évalué l’efficacité potentielle du baclofène en tant qu’adjuvant au traitement par benzodiazépines dans le cadre du sevrage au GHB (gamma-hydroxybutyrate) et à ses analogues, principalement le GBL (gamma-butyrolactone)&amp;lt;ref name=&amp;quot;lingford&amp;quot;&amp;gt;Lingford-Hughes, Anne and Patel, Yash and Bowden-Jones, Owen and Crawford, Mike J. and Dargan, Paul I. and Gordon, Fabiana and Parrott, Steve and Weaver, Trials, 17'', ISSN: 1745-6215, doi: 10.1186/s13063-016-1593-9 [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/lingford-hughes2016.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le GHB/GBL, bien que peu utilisé dans la population générale, présente une forte prévalence d’usage chez certains groupes comme les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, et entraîne un syndrome de sevrage pouvant être grave, voire mortel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le protocole de cette étude prospective, randomisée, en double aveugle et contrôlée par placebo, visait à tester la faisabilité d’un essai clinique à grande échelle. Quatre-vingt-huit participants ont été répartis entre sevrage planifié (ambulatoire) et non planifié (hospitalier). En plus de leur traitement standard par benzodiazépines, certains recevaient du baclofène (10 mg trois fois par jour), avec un sous-groupe ambulatoire recevant également un pré-traitement de deux jours avant le début du sevrage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les critères d’évaluation comprenaient la sévérité des symptômes de sevrage (échelles CIWA-Ar et SAT), l’anxiété, la dépression, la qualité du sommeil, les complications (ex. : delirium), et les hospitalisations nécessaires. Des données qualitatives sur l’acceptabilité du traitement ont également été recueillies auprès des patients et des cliniciens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les résultats de cette étude permettront d’orienter un futur essai contrôlé de grande ampleur. L’usage du baclofène comme agoniste GABAB est pharmacologiquement pertinent, car il cible le même système que le GHB, et pourrait réduire les risques liés au sevrage qui ne sont pas toujours bien contrôlés par les benzodiazépines seules.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Articles à citer :&lt;br /&gt;
McDonough et al&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heiko</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11693</id>
		<title>GHB et sevrage : Ce que les soignants et les usagers doivent savoir</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11693"/>
		<updated>2025-03-31T18:07:27Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Heiko : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;div style=&amp;quot;border: 2px solid orange; background-color: #fff3cd; padding: 10px; text-align: center; font-size: 1.2em;&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
🚧 &amp;lt;b&amp;gt;Page en cours de construction&amp;lt;/b&amp;gt; 🚧  &lt;br /&gt;
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&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les soignants :'''&lt;br /&gt;
*⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;L'usager qui a écrit ce wiki n'est pas médecin. Il vous appartient d'exercer votre esprit critique sur son contenu.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️ Votre contribution sera la bienvenue.&lt;br /&gt;
*Ce wiki est un état de l'art sur les connaissances médicales et pharmacologiques actuelles sur le GHB et ses dérivés. Ce ne sont pas des recommendations.&lt;br /&gt;
*Tous les informations citée sont sourcées avec des publications médicales.&lt;br /&gt;
*Toutes ces publications ont été uploadées sur Psychoactif et sont immédiatement consultables via le lien &amp;quot;Lire l'article&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les usagers qui ont une dépendance physique forte :'''&lt;br /&gt;
*'''⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;Ne tentez jamais de faire un sevrage &amp;quot;Cold turkey&amp;quot;. Vous pourriez en crever.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️'''&lt;br /&gt;
*En cas de sevrage forcé, rendez-vous aux urgences.&lt;br /&gt;
*Faites lire ce PsychoWiki par vos soignants.&lt;br /&gt;
*Si vous êtes mis en garde à vue, demandez à être examiné par un médecin. Ce droit est garanti par [https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006575081/2002-03-05 l'article 63-3 du Code de procédure pénale]. Faites-lui lire cet article car c'est lui qui décide si votre état est compatible ou non avec une garde à vue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Propriétés pharmacologiques du GHB =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Origine et métabolisme ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le gamma-hydroxybutyrate (GHB)''' est un composé naturellement présent dans le cerveau des mammifères, dérivé du neurotransmetteur GABA. Il possède à la fois des fonctions physiologiques comme neuromodulateur, et des effets pharmacologiques marqués à fortes doses&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot;&amp;gt;Wong CG, Gibson KM, Snead OC 3rd. From the street to the brain: neurobiology of the recreational drug gamma-hydroxybutyric acid. Trends Pharmacol Sci. 2004 Jan;25(1):29-34. doi: 10.1016/j.tips.2003.11.001. PMID: 14723976. - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wong2004.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce qui en fait une substance à double facette : thérapeutique et potentiellement abusive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB est naturellement synthétisé dans le cerveau à partir de son précurseur principal, le GABA (acide γ-aminobutyrique). Il possède dans le cerveau son propre récepteur : le récepteur au GHB. Le GHB peut être reconverti en en GABA, créant un cycle métabolique dynamique entre GABA et GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Récepteurs cibles ==&lt;br /&gt;
Le GHB agit via deux récepteurs distincts :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le '''récepteur GHB''', Il est activé aux concentrations physiologiques (nanomolaires à micromolaires).&lt;br /&gt;
* Le '''récepteur GABA-B'''. Dans les concentration physiologiques, le GHB ne se lie pas aux récepteurs GABA-B. Cependant, en cas d'apport exogène, sa concentration atteint plusieurs milliers de fois sa valeur physiologique. Dans ces conditions là (concentration millimolaire), le GHB active les récepteur GABA-B. Soit directement, soit indirectement via sa conversion en GABA. Et ça, on le sait parce que lorsqu'on co-administre un antagoniste des GABA-B à des rats en même temps que du GHB, les effets sédatifs du GHB sont bloqués&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Neuromodulation ==&lt;br /&gt;
Le GHB est souvent perçu comme une drogue « sédative », mais ses effets sont en réalité beaucoup plus complexes. Il agit comme un '''neurotransmetteur''', c’est-à-dire qu’il influence en profondeur l'équilibre entre plusieurs substances chimiques du cerveau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Quel est le rôle du GHB dans ses concentrations physiologiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À des concentrations physiologiques, le GHB active principalement un récepteur spécifique qu’on appelle tout simplement le '''récepteur GHB'''. Ce récepteur se trouve dans certaines zones cérébrales sensibles, comme l’hippocampe (mémoire), le cortex (perception) et le thalamus (relais sensoriels)&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand ce récepteur est activé&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt; :&lt;br /&gt;
* Il '''diminue la libération de deux neurotransmetteurs clés''' : le GABA (un inhibiteur) et le glutamate (un excitateur).&lt;br /&gt;
* Il agit au niveau des '''terminaisons présynaptiques''' – c’est un peu comme s’il ajustait le &amp;quot;volume&amp;quot; de la communication neuronale en amont.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Que se passe-t-il en cas de consommation récréative ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand la dose de GHB augmente (dans un cadre récréatif ou abusif), ses effets dépassent la concentration physiologique de plusieurs millier de fois. Ses effets s’étendent à un autre récepteur : le récepteur '''GABA-B'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le GABA-B est un récepteur plus général, impliqué dans la régulation de l’excitabilité cérébrale.&lt;br /&gt;
* Le GHB peut l’activer de deux façons :&lt;br /&gt;
**1. directement, à haute concentration ;&lt;br /&gt;
**2. indirectement, en étant transformé en GABA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’activation du récepteur GABA-B par le GHB entraîne&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt; :&lt;br /&gt;
* une inhibition généralisée de l’activité cérébrale,&lt;br /&gt;
* des effets tels que sédation, perte de mémoire, ralentissement moteur,&lt;br /&gt;
* et, à très haute dose, coma, convulsions, voire arrêt respiratoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pourquoi est-ce addictif, sur le plan neurobiologique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le système dopaminergique joue un rôle central dans les fonctions de '''motivation, plaisir, mouvement, attention et récompense'''. Le GHB, bien qu’il soit souvent classé parmi les dépresseurs, a un impact complexe et biphasique sur ce système. Voici une traduction en français du paragraphe '''GHB and reward''' de Wong et al., 2004&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Wong et al., 2004&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Le mécanisme des propriétés addictives du GHB n’est pas clairement établi. À l’échelle moléculaire, une exposition chronique au GHB entraînerait probablement une désensibilisation des récepteurs au GHB et des récepteurs GABA B, comme cela a été démontré in vitro [59,60], réduisant ainsi leur capacité à inhiber la libération de neurotransmetteurs. Ainsi, dans des conditions de consommation chronique de GHB, il est possible que des mécanismes compensatoires se mettent en place pour contrebalancer l’inhibition de la libération de dopamine, ce qui pourrait en réalité entraîner une augmentation de la libération de dopamine, de GABA et/ou de glutamate. Ce scénario pourrait contribuer aux propriétés addictives du GHB.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Que fait le GHB à la dopamine ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'effet du GHB sur la dopamine dépendrait :&lt;br /&gt;
* de la dose,&lt;br /&gt;
* du mode d’administration (aiguë ou chronique),&lt;br /&gt;
* et du temps écoulé après la prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À court terme, lors d'une prise aiguë, le GHB inhibe temporairement la libération de dopamine dans certaines régions cérébrales, comme le striatum&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;. Cela peut expliquer les effets de sédation, de détente, d'anxiolyse, et parfois un sentiment de &amp;quot;lâcher prise&amp;quot; émotionnel juste après la prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À plus long terme, avec des prises répétées ou chroniques, le cerveau s’adapte en augmentant le nombre ou la sensibilité des récepteurs dopaminergiques. Résultat : des effets paradoxaux peuvent apparaître, comme une stimulation ou un état d’euphorie&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce &amp;quot;rebond&amp;quot; dopaminergique pourrait être une piste pour mieux comprendre le potentiel addictif du GHB. Le GHB est parfois perçu comme une drogue « clean » ou « douce », notamment parce qu’il ne stimule pas directement le système de récompense comme la cocaïne. Mais :&lt;br /&gt;
* Son effet inhibiteur n’est que temporaire.&lt;br /&gt;
* L’adaptation du cerveau peut créer une dépendance insidieuse, fondée sur une dysrégulation progressive du système de récompense.&lt;br /&gt;
* Beaucoup d'usagers sur Psychoactif racontent que leurs problèmes de GHB se sont installés très progressivement, parfois sur plusieurs années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des études animales ont montré que les effets moteurs sédatifs du GHB étaient associés à une baisse de dopamine mesurée par un de ses métabolite. Ces effets peuvent être bloqués par des antagonistes GABA-B, ce qui confirme que l’effet dopaminergique passe essentiellement par l’activation de GABA-B, et non directement par les récepteurs dopaminergiques&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais ce sujet reste à ce jour très mal compris, car d'autres agonistes du GABA-B, comme le baclofène, n'ont aucun intérêt récréatif. Aujourd'hui, la science n'a pas encore à cette question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En résumé ===&lt;br /&gt;
* Le GHB déstabilise le système dopamine de manière progressive et silencieuse.&lt;br /&gt;
* Il combine relaxation initiale et recherche de récompense différée.&lt;br /&gt;
* C’est cette dynamique qui fait que la dépendance met du temps à s'installer et en fait une substance piégeuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Syndrome de sevrage au GHB : description et évolution chronologique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Symptômes principaux ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sevrage au [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-hydroxybutyrate] ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GHB]) et à ses dérivés ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-butanediol] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-BD]] et [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-butyrolactone] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GBL]]) peut être sévère et potentiellement mortel&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot;&amp;gt;Dyer, J. E., Roth, B., &amp;amp; Hyma, B. A. (2001). Gamma-hydroxybutyrate withdrawal syndrome. ''Annals of Emergency Medicine'', 37(2), 147-153. doi: 10.1067/mem.2001.112985 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans le cas de la personne décédée, voici une traduction en français de l'article de Dyer et al., 2001&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Dyer et al., 2001&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Un homme de 24 ans, employé comme expert en assurances, s'est présenté dans un centre de crise en se plaignant d'hallucinations auditives et visuelles. Il a admis une consommation massive de GHB sur une période de 10 mois, augmentant progressivement les doses afin de prévenir l'apparition des hallucinations liées au sevrage. Sa dernière prise avait eu lieu juste avant son évaluation. À ce moment-là, aucun signe clinique d’hallucinations n’a été observé et il a été renvoyé avec des instructions pour un suivi en centre de désintoxication.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux mois plus tard, il s’est présenté dans un centre de désintoxication en se plaignant de nausées, vomissements et diarrhées persistants depuis 2 mois. Il décrivait également une grande faiblesse musculaire, un gonflement du corps, une diplopie (vision double), une vision floue, un essoufflement, une fréquence urinaire accrue, une soif intense, des évanouissements et une perte d'appétit. Il consommait du GHB toutes les 30 minutes, sa dernière dose remontant à seulement 20 minutes avant son arrivée. Il niait toute autre consommation de drogue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l'examen, il présentait des pupilles dilatées, un tremblement important et une anxiété marquée. Son électrocardiogramme (ECG) montrait un rythme sinusal normal, mais avec une hypertrophie ventriculaire gauche et une ischémie possible de la paroi inférieure. Il a été hospitalisé et traité au lorazépam pour gérer son agitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours des 24 heures suivantes, son état s'est aggravé : il a développé une tachycardie, une agressivité, des hallucinations visuelles persistantes et des tremblements incontrôlables. Son hospitalisation a été compliquée par une pneumonie lobaire inférieure droite, nécessitant une intubation et une ventilation mécanique pendant 6 jours sous sédation au propofol. Après son extubation, il restait confus et délirant malgré l'administration continue de benzodiazépines et d'antipsychotiques. Son agitation persistante nécessitait l'utilisation de contentions en cuir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 12ᵉ jour d’hospitalisation, son état semblait s’améliorer, et le lorazépam était progressivement réduit. Le 13ᵉ jour, il était toujours délirant mais restait réveillable. Cependant, dans la soirée, il a présenté un épisode soudain de contractions musculaires généralisées avec un regard figé vers le haut. Il a ensuite subi un arrêt cardiaque, précédé d’une bradycardie sévère. Malgré des tentatives agressives de réanimation incluant atropine, épinéphrine et défibrillation, le patient est décédé.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus généralement, une revue de 27 études comportant en tout 57 cas de syndrômes de sevrage a rapporté les statistiques suivantes :&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;Wojtowicz, J. M., Yegles, M., &amp;amp; Wennig, R. (2008). &amp;quot;Withdrawal from gamma-hydroxybutyrate, 1,4-butanediol and gamma-butyrolactone: A case report and systematic review.&amp;quot; ''CJEM'', 10(1), 69-74. doi: 10.1017/S1481803500009851 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wojtowicz_et_al_2008.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Répartition des substances impliquées dans les cas de sevrage :&lt;br /&gt;
*GHB : 36 cas (63 %)&lt;br /&gt;
*GBL : 18 cas (32 %)&lt;br /&gt;
*1,4-BD : 3 cas (5 %)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ Statistiques des complications du syndrome de sevrage au GHB&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Complication !! Fréquence parmi les patients (%)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tremblements''' || 67 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Delirium tremens''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tachycardie''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Insomnie''' || 58 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Convulsions''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Rhabdomyolyse''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Décès''' || 1.75 % (1 seul cas &amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;)&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage présente de nombreuses similitudes avec le syndrome de sevrage alcoolique (tremblements, tachycardie, delirium). Cependant, à la différence avec le syndrome de sevrage alcoolique, '''il se caractérise par la rapidité et la brutalité des symptômes''', en particulier dans les cas graves. Les symptômes apparaissent généralement 1 à 6 heures après la dernière prise de GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais peuvent apparaître dès 30 minutes dans les cas graves. Ils atteignent leur intensité maximale au bout de 24 à 72 heures. Les principaux symptômes incluent :&lt;br /&gt;
* '''Agitation et anxiété'''&lt;br /&gt;
* '''Insomnie sévère'''&lt;br /&gt;
* '''Tremblements'''&lt;br /&gt;
* '''Tachycardie et hypertension'''&lt;br /&gt;
* '''Delirium tremens'''&lt;br /&gt;
* '''Convulsions'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Carai2005&amp;quot;&amp;gt;Carai, M. A. M., Colombo, G., &amp;amp; Gessa, G. L. (2005). &amp;quot;Withdrawal syndrome from gamma-hydroxybutyric acid (GHB) and 1,4-butanediol (1,4-BD) in Sardinian alcohol-preferring rats.&amp;quot; ''Brain Research Protocols'', 15(1), 75-78. doi: 10.1016/j.brainresprot.2005.04.001 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/carai_et_al_2005.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhabdomyolyse'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Évolution temporelle du sevrage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage évolue en plusieurs phases :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase précoce (6-12h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Anxiété, agitation, tremblements, insomnie.&lt;br /&gt;
** Augmentation du rythme cardiaque et de la pression artérielle.&lt;br /&gt;
** Nausées et vomissements possibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase aiguë (24-72h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Apparition des symptômes les plus sévères.&lt;br /&gt;
** Risque de delirium avec hallucinations visuelles et auditives&lt;br /&gt;
** Possibles crises convulsives et complications métaboliques (rhabdomyolyse, troubles électrolytiques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase de résorption (3-7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Réduction progressive des symptômes psychotiques.&lt;br /&gt;
** Fatigue intense, épisodes résiduels d’anxiété et troubles du sommeil persistants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase tardive (&amp;gt;7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Récupération progressive des fonctions cognitives.&lt;br /&gt;
** Anxiété et troubles du sommeil pouvant persister plusieurs semaines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Facteurs influençant la sévérité du sevrage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gravité du syndrome de sevrage dépend de plusieurs facteurs :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Durée et quantité de consommation''' : Plus l'usage est prolongé et à forte dose, plus le sevrage est sévère.&lt;br /&gt;
* '''Fréquence des prises''' : Un usage régulier avec des prises toutes les 2 à 4 heures augmente le risque de dépendance sévère&lt;br /&gt;
* '''Co-intoxication''' : L'association avec d'autres dépresseurs du SNC (alcool, benzodiazépines) peut aggraver le sevrage et compliquer sa gestion&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Benzodiazépine et barbituriques =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'utilisation du diazépam dans le cadre du sevrage au GHB repose sur son action sur les récepteurs GABA-A. Il permet d'atténuer l'hyperexcitabilité du système nerveux central induite par l'arrêt brutal du GHB et de ses analogues (GBL, 1,4-BD)&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Données cliniques sur l'efficacité du diazépam ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs études rapportent l'administration de benzodiazépines, dont le diazépam, à des doses élevées chez des patients en sevrage sévère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Une revue de cas indique que, sur 57 épisodes de sevrage recensés, la majorité des patients ont reçu des benzodiazépines comme traitement principal. Cependant, des doses très élevées ont été nécessaires pour contrôler l'agitation et les hallucinations. Dans certains cas, le diazépam seul n’a pas suffi, nécessitant l'ajout de barbituriques&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
* Une autre étude décrit des échecs partiels du diazépam dans les formes sévères du sevrage. Un protocole couramment utilisé consiste à administrer des benzodiazépines à haute dose dès l'apparition des premiers symptômes, avec un ajustement en fonction de l'évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;Wood DM, Brailsford AD, Dargan PI. [https://doi.org/10.1002/dta.292 ''Acute toxicity and withdrawal syndromes related to gamma-hydroxybutyrate (GHB) and its analogues'']. Drug Testing and Analysis. 2011.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Résistance au diazépam ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'efficacité du diazépam n'est pas systématique. Plusieurs études signalent des cas où de fortes doses n'ont pas permis de contrôler les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Dans 4 cas recensés, des doses de diazépam supérieures à 100 mg/jour n’ont pas suffi à contrôler le syndrome de sevrage, nécessitant l'utilisation de pentobarbital&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il est suggéré que cette résistance pourrait être liée à l'action dominante du GHB sur les récepteurs GABA-B, alors que le diazépam cible principalement les récepteurs GABA-A. Ainsi, l'utilisation du baclofène, un agoniste GABA-B, est proposée comme alternative dans les cas réfractaires&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Protocoles cliniques documentés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les études recensées ne proposent pas de consensus unique, mais plusieurs approches ont été décrites :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* **Protocole symptomatique** : administration de diazépam en fonction de l’intensité des symptômes, avec un ajustement progressif selon l’évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
* **Protocole de réduction progressive** : introduction du diazépam à haute dose suivie d’une décroissance sur plusieurs jours, similaire aux protocoles de sevrage alcoolique&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Sevrage progressif avec du GHB pharmaceutique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' (Detoxification with Titration and Tapering) est une méthode de sevrage médicalisé du GHB mise en place aux Pays-Bas. Il repose sur une substitution du GHB de rue ou de ses analogues ([[GBL,_effets,_risques,_témoignages|GBL]], [[1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_témoignages|1,4-BDO]], etc) par du GHB pharmaceutique, suivie d’une réduction progressive des doses afin d’éviter un sevrage brutal et potentiellement dangereux. Ce protocole a été testé sur 229 patients et a montré un taux de réussite de 85 %, bien qu’un suivi post-sevrage soit indispensable pour éviter les rechutes&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;&amp;gt;Dijkstra, B.A.G., Kamal, R., van Noorden, M.S., de Haan, H., Loonen, A.J.M., &amp;amp; De Jong, C.A.J. (2016). Detoxification with titration and tapering in gamma-hydroxybutyrate (GHB) dependent patients: The Dutch GHB monitor project. ''Drug and Alcohol Dependence, 170'', 164-173. doi: 10.1016/j.drugalcdep.2016.11.014&lt;br /&gt;
[https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/173/detoxification_with_titration_and_tapering_in_gamm.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;  .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectifs du protocole ==&lt;br /&gt;
* '''Assurer un sevrage sécurisé''' en évitant les complications graves (délirium, convulsions, agitation sévère).&lt;br /&gt;
* '''Réduire progressivement la dose''' pour minimiser les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
* '''Accompagner le patient''' avec un suivi médical et psychologique adapté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Déroulement du protocole ==&lt;br /&gt;
Le protocole se déroule en trois étapes :  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1. Phase de titration (stabilisation) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Remplacer le GHB de rue par une dose équivalente de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Administration de la première dose''' dans les 2,5 heures après la dernière prise de GHB de rue.&lt;br /&gt;
* '''Dosage initial''' : environ 70 % de la dose habituelle de l'usager.&lt;br /&gt;
* '''Ajustements toutes les 2 à 3 heures''' pour stabiliser le patient et éviter les symptômes de sevrage graves.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des signes vitaux''' (pression artérielle, rythme cardiaque, état psychologique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2. Phase de réduction progressive des doses (tapering) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Diminuer progressivement la dose de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Schéma de réduction''' : diminution de 0,3 g par prise par jour.&lt;br /&gt;
* '''Espacement des prises''' : toutes les 2 à 3 heures, y compris la nuit.&lt;br /&gt;
* '''Traitements complémentaires possibles''' en cas de symptômes sévères :&lt;br /&gt;
** '''Hypertension''' → métoprolol (50-100 mg).&lt;br /&gt;
** '''Anxiété et agitation''' → diazépam (5-30 mg).&lt;br /&gt;
** '''Insomnie''' → temazepam 10 mg&lt;br /&gt;
** '''Délirium ou psychose''' → antipsychotiques (halopéridol, olanzapine).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; width:100%;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ '''Exemple de programme de réduction progressive du GHB pharmaceutique (en grammes) avec un intervalle de 3 heures&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;/&amp;gt;'''&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Heure !! Jour 1 !! Jour 2 !! Jour 3 !! Jour 4 !! Jour 5 !! Jour 6 !! Jour 7 !! Jour 8 !! Jour 9 !! Jour 10 !! Jour 11 !! Jour 12 !! Jour 13 !! Jour 14 !! Jour 15&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 08:00 || 4.5 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 11:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 14:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 17:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 20:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 23:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 02:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 05:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! '''Total (g de GHB)''' || 38.1 || 36 || 33.6 || 31.2 || 29 || 26.4 || 24 || 21.6 || 19.2 || 16.8 || 14.4 || 12 || 9.6 || 7.2 || 4.8&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Note :''' Cet exemple est basé sur un patient masculin de 23 ans, avec des antécédents de trouble anxieux social, utilisant du GHB fait maison depuis 4 ans, à raison de '''12 ml toutes les 60 à 90 minutes''' et '''2 prises nocturnes'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3. Phase de récupération (post-sevrage) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Stabiliser le patient après l’arrêt du GHB.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des symptômes résiduels''' (troubles du sommeil, anxiété).&lt;br /&gt;
* '''Suivi psychologique''' indispensable pour prévenir les rechutes.&lt;br /&gt;
* '''Accompagnement vers une prise en charge à long terme''' (thérapie, groupes de soutien, réduction des risques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Résultats et limites ==&lt;br /&gt;
* '''Taux de réussite''' : 85 % des patients ont réussi à arrêter le GHB à l’issue du protocole.&lt;br /&gt;
* '''Durée moyenne''' : 12,5 jours de traitement.&lt;br /&gt;
* '''Complications possibles''' : hypertension, anxiété, délirium dans certains cas.&lt;br /&gt;
* '''Taux de rechute élevé (69 % à 3 mois)''' → nécessité d’un suivi post-sevrage renforcé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' représente une alternative efficace et plus sûre que l'arrêt brutal du GHB ou que l'utilisation de benzodiazépines seules. Cependant, en raison du '''taux élevé de rechute à 3 mois''', il est essentiel d'assurer un '''accompagnement médical et psychologique à long terme'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB = Le GHB pharmaceutique n'est disponible en France que de façon tres encadree (Xyrem) et n'a pas d'AMM pour le sevrage du GHB. La faisabilite de ce protocole n'est donc, malheureusement, pas tres probable en France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Baclofène =&lt;br /&gt;
Articles à citer :&lt;br /&gt;
McDonough et al&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heiko</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11692</id>
		<title>GHB et sevrage : Ce que les soignants et les usagers doivent savoir</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11692"/>
		<updated>2025-03-31T18:01:49Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Heiko : /* Pourquoi est-ce addictif, sur le plan neurobiologique */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;div style=&amp;quot;border: 2px solid orange; background-color: #fff3cd; padding: 10px; text-align: center; font-size: 1.2em;&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
🚧 &amp;lt;b&amp;gt;Page en cours de construction&amp;lt;/b&amp;gt; 🚧  &lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;Cette page est en cours de rédaction. Son contenu peut évoluer. Vous pouvez contribuer à son amélioration.  &lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les soignants :'''&lt;br /&gt;
*⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;L'usager qui a écrit ce wiki n'est pas médecin. Il vous appartient d'exercer votre esprit critique sur son contenu.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️ Votre contribution sera la bienvenue.&lt;br /&gt;
*Ce wiki est un état de l'art sur les connaissances médicales et pharmacologiques actuelles sur le GHB et ses dérivés. Ce ne sont pas des recommendations.&lt;br /&gt;
*Tous les informations citée sont sourcées avec des publications médicales.&lt;br /&gt;
*Toutes ces publications ont été uploadées sur Psychoactif et sont immédiatement consultables via le lien &amp;quot;Lire l'article&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les usagers qui ont une dépendance physique forte :'''&lt;br /&gt;
*'''⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;Ne tentez jamais de faire un sevrage &amp;quot;Cold turkey&amp;quot;. Vous pourriez en crever.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️'''&lt;br /&gt;
*En cas de sevrage forcé, rendez-vous aux urgences.&lt;br /&gt;
*Faites lire ce PsychoWiki par vos soignants.&lt;br /&gt;
*Si vous êtes mis en garde à vue, demandez à être examiné par un médecin. Ce droit est garanti par [https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006575081/2002-03-05 l'article 63-3 du Code de procédure pénale]. Faites-lui lire cet article car c'est lui qui décide si votre état est compatible ou non avec une garde à vue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Propriétés pharmacologiques du GHB =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Origine et métabolisme ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le gamma-hydroxybutyrate (GHB)''' est un composé naturellement présent dans le cerveau des mammifères, dérivé du neurotransmetteur GABA. Il possède à la fois des fonctions physiologiques comme neuromodulateur, et des effets pharmacologiques marqués à fortes doses&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot;&amp;gt;Wong CG, Gibson KM, Snead OC 3rd. From the street to the brain: neurobiology of the recreational drug gamma-hydroxybutyric acid. Trends Pharmacol Sci. 2004 Jan;25(1):29-34. doi: 10.1016/j.tips.2003.11.001. PMID: 14723976. - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wong2004.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce qui en fait une substance à double facette : thérapeutique et potentiellement abusive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB est naturellement synthétisé dans le cerveau à partir de son précurseur principal, le GABA (acide γ-aminobutyrique). Il possède dans le cerveau son propre récepteur : le récepteur au GHB. Le GHB peut être reconverti en en GABA, créant un cycle métabolique dynamique entre GABA et GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Récepteurs cibles ==&lt;br /&gt;
Le GHB agit via deux récepteurs distincts :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le '''récepteur GHB''', Il est activé aux concentrations physiologiques (nanomolaires à micromolaires).&lt;br /&gt;
* Le '''récepteur GABA-B'''. Dans les concentration physiologiques, le GHB ne se lie pas aux récepteurs GABA-B. Cependant, en cas d'apport exogène, sa concentration atteint plusieurs milliers de fois sa valeur physiologique. Dans ces conditions là (concentration millimolaire), le GHB active les récepteur GABA-B. Soit directement, soit indirectement via sa conversion en GABA. Et ça, on le sait parce que lorsqu'on co-administre un antagoniste des GABA-B à des rats en même temps que du GHB, les effets sédatifs du GHB sont bloqués&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Neuromodulation ==&lt;br /&gt;
Le GHB est souvent perçu comme une drogue « sédative », mais ses effets sont en réalité beaucoup plus complexes. Il agit comme un '''neurotransmetteur''', c’est-à-dire qu’il influence en profondeur l'équilibre entre plusieurs substances chimiques du cerveau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Quel est le rôle du GHB dans ses concentrations physiologiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À des concentrations physiologiques, le GHB active principalement un récepteur spécifique qu’on appelle tout simplement le '''récepteur GHB'''. Ce récepteur se trouve dans certaines zones cérébrales sensibles, comme l’hippocampe (mémoire), le cortex (perception) et le thalamus (relais sensoriels)&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand ce récepteur est activé&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt; :&lt;br /&gt;
* Il '''diminue la libération de deux neurotransmetteurs clés''' : le GABA (un inhibiteur) et le glutamate (un excitateur).&lt;br /&gt;
* Il agit au niveau des '''terminaisons présynaptiques''' – c’est un peu comme s’il ajustait le &amp;quot;volume&amp;quot; de la communication neuronale en amont.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Que se passe-t-il en cas de consommation récréative ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand la dose de GHB augmente (dans un cadre récréatif ou abusif), ses effets dépassent la concentration physiologique de plusieurs millier de fois. Ses effets s’étendent à un autre récepteur : le récepteur '''GABA-B'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le GABA-B est un récepteur plus général, impliqué dans la régulation de l’excitabilité cérébrale.&lt;br /&gt;
* Le GHB peut l’activer de deux façons :&lt;br /&gt;
**1. directement, à haute concentration ;&lt;br /&gt;
**2. indirectement, en étant transformé en GABA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’activation du récepteur GABA-B par le GHB entraîne&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt; :&lt;br /&gt;
* une inhibition généralisée de l’activité cérébrale,&lt;br /&gt;
* des effets tels que sédation, perte de mémoire, ralentissement moteur,&lt;br /&gt;
* et, à très haute dose, coma, convulsions, voire arrêt respiratoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Effets sur le système dopaminergique ==&lt;br /&gt;
Le potentiel addictif du GHB semble particulièrement lié à son action sur les récepteurs GABAB, combinée à une désinhibition de la dopamine en cas d’usage prolongé. Cette configuration le distingue d’autres agonistes GABAB comme le baclofène, qui ne présentent pas le même profil de récompense ou de dépendance&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB inhibe la libération de dopamine dans un premier temps, ce qui contribue à ses effets sédatifs. Toutefois, lors d’une consommation répétée, des mécanismes compensatoires peuvent entraîner une désinhibition paradoxale et une augmentation de l’activité dopaminergique, renforçant ainsi les comportements addictifs&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pourquoi est-ce addictif, sur le plan neurobiologique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le système dopaminergique joue un rôle central dans les fonctions de '''motivation, plaisir, mouvement, attention et récompense'''. Le GHB, bien qu’il soit souvent classé parmi les dépresseurs, a un impact complexe et biphasique sur ce système. Voici une traduction en français du paragraphe '''GHB and reward''' de Wong et al., 2004&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Wong et al., 2004&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Le mécanisme des propriétés addictives du GHB n’est pas clairement établi. À l’échelle moléculaire, une exposition chronique au GHB entraînerait probablement une désensibilisation des récepteurs au GHB et des récepteurs GABA B, comme cela a été démontré in vitro [59,60], réduisant ainsi leur capacité à inhiber la libération de neurotransmetteurs. Ainsi, dans des conditions de consommation chronique de GHB, il est possible que des mécanismes compensatoires se mettent en place pour contrebalancer l’inhibition de la libération de dopamine, ce qui pourrait en réalité entraîner une augmentation de la libération de dopamine, de GABA et/ou de glutamate. Ce scénario pourrait contribuer aux propriétés addictives du GHB.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Que fait le GHB à la dopamine ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'effet du GHB sur la dopamine dépendrait :&lt;br /&gt;
* de la dose,&lt;br /&gt;
* du mode d’administration (aiguë ou chronique),&lt;br /&gt;
* et du temps écoulé après la prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À court terme, lors d'une prise aiguë, le GHB inhibe temporairement la libération de dopamine dans certaines régions cérébrales, comme le striatum&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;. Cela peut expliquer les effets de sédation, de détente, d'anxiolyse, et parfois un sentiment de &amp;quot;lâcher prise&amp;quot; émotionnel juste après la prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À plus long terme, avec des prises répétées ou chroniques, le cerveau s’adapte en augmentant le nombre ou la sensibilité des récepteurs dopaminergiques. Résultat : des effets paradoxaux peuvent apparaître, comme une stimulation ou un état d’euphorie&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce &amp;quot;rebond&amp;quot; dopaminergique pourrait être une piste pour mieux comprendre le potentiel addictif du GHB. Le GHB est parfois perçu comme une drogue « clean » ou « douce », notamment parce qu’il ne stimule pas directement le système de récompense comme la cocaïne. Mais :&lt;br /&gt;
* Son effet inhibiteur n’est que temporaire.&lt;br /&gt;
* L’adaptation du cerveau peut créer une dépendance insidieuse, fondée sur une dysrégulation progressive du système de récompense.&lt;br /&gt;
* Beaucoup d'usagers sur Psychoactif racontent que leurs problèmes de GHB se sont installés très progressivement, parfois sur plusieurs années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des études animales ont montré que les effets moteurs sédatifs du GHB étaient associés à une baisse de dopamine mesurée par un de ses métabolite. Ces effets peuvent être bloqués par des antagonistes GABA-B, ce qui confirme que l’effet dopaminergique passe essentiellement par l’activation de GABA-B, et non directement par les récepteurs dopaminergiques&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais ce sujet reste à ce jour très mal compris, car d'autres agonistes du GABA-B, comme le baclofène, n'ont aucun intérêt récréatif. Aujourd'hui, la science n'a pas encore à cette question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En résumé ===&lt;br /&gt;
* Le GHB déstabilise le système dopamine de manière progressive et silencieuse.&lt;br /&gt;
* Il combine relaxation initiale et recherche de récompense différée.&lt;br /&gt;
* C’est cette dynamique qui fait que la dépendance met du temps à s'installer et en fait une substance piégeuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Syndrome de sevrage au GHB : description et évolution chronologique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Symptômes principaux ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sevrage au [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-hydroxybutyrate] ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GHB]) et à ses dérivés ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-butanediol] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-BD]] et [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-butyrolactone] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GBL]]) peut être sévère et potentiellement mortel&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot;&amp;gt;Dyer, J. E., Roth, B., &amp;amp; Hyma, B. A. (2001). Gamma-hydroxybutyrate withdrawal syndrome. ''Annals of Emergency Medicine'', 37(2), 147-153. doi: 10.1067/mem.2001.112985 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans le cas de la personne décédée, voici une traduction en français de l'article de Dyer et al., 2001&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Dyer et al., 2001&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Un homme de 24 ans, employé comme expert en assurances, s'est présenté dans un centre de crise en se plaignant d'hallucinations auditives et visuelles. Il a admis une consommation massive de GHB sur une période de 10 mois, augmentant progressivement les doses afin de prévenir l'apparition des hallucinations liées au sevrage. Sa dernière prise avait eu lieu juste avant son évaluation. À ce moment-là, aucun signe clinique d’hallucinations n’a été observé et il a été renvoyé avec des instructions pour un suivi en centre de désintoxication.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux mois plus tard, il s’est présenté dans un centre de désintoxication en se plaignant de nausées, vomissements et diarrhées persistants depuis 2 mois. Il décrivait également une grande faiblesse musculaire, un gonflement du corps, une diplopie (vision double), une vision floue, un essoufflement, une fréquence urinaire accrue, une soif intense, des évanouissements et une perte d'appétit. Il consommait du GHB toutes les 30 minutes, sa dernière dose remontant à seulement 20 minutes avant son arrivée. Il niait toute autre consommation de drogue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l'examen, il présentait des pupilles dilatées, un tremblement important et une anxiété marquée. Son électrocardiogramme (ECG) montrait un rythme sinusal normal, mais avec une hypertrophie ventriculaire gauche et une ischémie possible de la paroi inférieure. Il a été hospitalisé et traité au lorazépam pour gérer son agitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours des 24 heures suivantes, son état s'est aggravé : il a développé une tachycardie, une agressivité, des hallucinations visuelles persistantes et des tremblements incontrôlables. Son hospitalisation a été compliquée par une pneumonie lobaire inférieure droite, nécessitant une intubation et une ventilation mécanique pendant 6 jours sous sédation au propofol. Après son extubation, il restait confus et délirant malgré l'administration continue de benzodiazépines et d'antipsychotiques. Son agitation persistante nécessitait l'utilisation de contentions en cuir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 12ᵉ jour d’hospitalisation, son état semblait s’améliorer, et le lorazépam était progressivement réduit. Le 13ᵉ jour, il était toujours délirant mais restait réveillable. Cependant, dans la soirée, il a présenté un épisode soudain de contractions musculaires généralisées avec un regard figé vers le haut. Il a ensuite subi un arrêt cardiaque, précédé d’une bradycardie sévère. Malgré des tentatives agressives de réanimation incluant atropine, épinéphrine et défibrillation, le patient est décédé.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus généralement, une revue de 27 études comportant en tout 57 cas de syndrômes de sevrage a rapporté les statistiques suivantes :&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;Wojtowicz, J. M., Yegles, M., &amp;amp; Wennig, R. (2008). &amp;quot;Withdrawal from gamma-hydroxybutyrate, 1,4-butanediol and gamma-butyrolactone: A case report and systematic review.&amp;quot; ''CJEM'', 10(1), 69-74. doi: 10.1017/S1481803500009851 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wojtowicz_et_al_2008.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Répartition des substances impliquées dans les cas de sevrage :&lt;br /&gt;
*GHB : 36 cas (63 %)&lt;br /&gt;
*GBL : 18 cas (32 %)&lt;br /&gt;
*1,4-BD : 3 cas (5 %)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ Statistiques des complications du syndrome de sevrage au GHB&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Complication !! Fréquence parmi les patients (%)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tremblements''' || 67 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Delirium tremens''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tachycardie''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Insomnie''' || 58 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Convulsions''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Rhabdomyolyse''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Décès''' || 1.75 % (1 seul cas &amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;)&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage présente de nombreuses similitudes avec le syndrome de sevrage alcoolique (tremblements, tachycardie, delirium). Cependant, à la différence avec le syndrome de sevrage alcoolique, '''il se caractérise par la rapidité et la brutalité des symptômes''', en particulier dans les cas graves. Les symptômes apparaissent généralement 1 à 6 heures après la dernière prise de GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais peuvent apparaître dès 30 minutes dans les cas graves. Ils atteignent leur intensité maximale au bout de 24 à 72 heures. Les principaux symptômes incluent :&lt;br /&gt;
* '''Agitation et anxiété'''&lt;br /&gt;
* '''Insomnie sévère'''&lt;br /&gt;
* '''Tremblements'''&lt;br /&gt;
* '''Tachycardie et hypertension'''&lt;br /&gt;
* '''Delirium tremens'''&lt;br /&gt;
* '''Convulsions'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Carai2005&amp;quot;&amp;gt;Carai, M. A. M., Colombo, G., &amp;amp; Gessa, G. L. (2005). &amp;quot;Withdrawal syndrome from gamma-hydroxybutyric acid (GHB) and 1,4-butanediol (1,4-BD) in Sardinian alcohol-preferring rats.&amp;quot; ''Brain Research Protocols'', 15(1), 75-78. doi: 10.1016/j.brainresprot.2005.04.001 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/carai_et_al_2005.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhabdomyolyse'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Évolution temporelle du sevrage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage évolue en plusieurs phases :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase précoce (6-12h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Anxiété, agitation, tremblements, insomnie.&lt;br /&gt;
** Augmentation du rythme cardiaque et de la pression artérielle.&lt;br /&gt;
** Nausées et vomissements possibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase aiguë (24-72h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Apparition des symptômes les plus sévères.&lt;br /&gt;
** Risque de delirium avec hallucinations visuelles et auditives&lt;br /&gt;
** Possibles crises convulsives et complications métaboliques (rhabdomyolyse, troubles électrolytiques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase de résorption (3-7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Réduction progressive des symptômes psychotiques.&lt;br /&gt;
** Fatigue intense, épisodes résiduels d’anxiété et troubles du sommeil persistants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase tardive (&amp;gt;7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Récupération progressive des fonctions cognitives.&lt;br /&gt;
** Anxiété et troubles du sommeil pouvant persister plusieurs semaines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Facteurs influençant la sévérité du sevrage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gravité du syndrome de sevrage dépend de plusieurs facteurs :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Durée et quantité de consommation''' : Plus l'usage est prolongé et à forte dose, plus le sevrage est sévère.&lt;br /&gt;
* '''Fréquence des prises''' : Un usage régulier avec des prises toutes les 2 à 4 heures augmente le risque de dépendance sévère&lt;br /&gt;
* '''Co-intoxication''' : L'association avec d'autres dépresseurs du SNC (alcool, benzodiazépines) peut aggraver le sevrage et compliquer sa gestion&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Benzodiazépine et barbituriques =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'utilisation du diazépam dans le cadre du sevrage au GHB repose sur son action sur les récepteurs GABA-A. Il permet d'atténuer l'hyperexcitabilité du système nerveux central induite par l'arrêt brutal du GHB et de ses analogues (GBL, 1,4-BD)&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Données cliniques sur l'efficacité du diazépam ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs études rapportent l'administration de benzodiazépines, dont le diazépam, à des doses élevées chez des patients en sevrage sévère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Une revue de cas indique que, sur 57 épisodes de sevrage recensés, la majorité des patients ont reçu des benzodiazépines comme traitement principal. Cependant, des doses très élevées ont été nécessaires pour contrôler l'agitation et les hallucinations. Dans certains cas, le diazépam seul n’a pas suffi, nécessitant l'ajout de barbituriques&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
* Une autre étude décrit des échecs partiels du diazépam dans les formes sévères du sevrage. Un protocole couramment utilisé consiste à administrer des benzodiazépines à haute dose dès l'apparition des premiers symptômes, avec un ajustement en fonction de l'évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;Wood DM, Brailsford AD, Dargan PI. [https://doi.org/10.1002/dta.292 ''Acute toxicity and withdrawal syndromes related to gamma-hydroxybutyrate (GHB) and its analogues'']. Drug Testing and Analysis. 2011.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Résistance au diazépam ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'efficacité du diazépam n'est pas systématique. Plusieurs études signalent des cas où de fortes doses n'ont pas permis de contrôler les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Dans 4 cas recensés, des doses de diazépam supérieures à 100 mg/jour n’ont pas suffi à contrôler le syndrome de sevrage, nécessitant l'utilisation de pentobarbital&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il est suggéré que cette résistance pourrait être liée à l'action dominante du GHB sur les récepteurs GABA-B, alors que le diazépam cible principalement les récepteurs GABA-A. Ainsi, l'utilisation du baclofène, un agoniste GABA-B, est proposée comme alternative dans les cas réfractaires&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Protocoles cliniques documentés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les études recensées ne proposent pas de consensus unique, mais plusieurs approches ont été décrites :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* **Protocole symptomatique** : administration de diazépam en fonction de l’intensité des symptômes, avec un ajustement progressif selon l’évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
* **Protocole de réduction progressive** : introduction du diazépam à haute dose suivie d’une décroissance sur plusieurs jours, similaire aux protocoles de sevrage alcoolique&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Sevrage progressif avec du GHB pharmaceutique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' (Detoxification with Titration and Tapering) est une méthode de sevrage médicalisé du GHB mise en place aux Pays-Bas. Il repose sur une substitution du GHB de rue ou de ses analogues ([[GBL,_effets,_risques,_témoignages|GBL]], [[1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_témoignages|1,4-BDO]], etc) par du GHB pharmaceutique, suivie d’une réduction progressive des doses afin d’éviter un sevrage brutal et potentiellement dangereux. Ce protocole a été testé sur 229 patients et a montré un taux de réussite de 85 %, bien qu’un suivi post-sevrage soit indispensable pour éviter les rechutes&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;&amp;gt;Dijkstra, B.A.G., Kamal, R., van Noorden, M.S., de Haan, H., Loonen, A.J.M., &amp;amp; De Jong, C.A.J. (2016). Detoxification with titration and tapering in gamma-hydroxybutyrate (GHB) dependent patients: The Dutch GHB monitor project. ''Drug and Alcohol Dependence, 170'', 164-173. doi: 10.1016/j.drugalcdep.2016.11.014&lt;br /&gt;
[https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/173/detoxification_with_titration_and_tapering_in_gamm.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;  .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectifs du protocole ==&lt;br /&gt;
* '''Assurer un sevrage sécurisé''' en évitant les complications graves (délirium, convulsions, agitation sévère).&lt;br /&gt;
* '''Réduire progressivement la dose''' pour minimiser les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
* '''Accompagner le patient''' avec un suivi médical et psychologique adapté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Déroulement du protocole ==&lt;br /&gt;
Le protocole se déroule en trois étapes :  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1. Phase de titration (stabilisation) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Remplacer le GHB de rue par une dose équivalente de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Administration de la première dose''' dans les 2,5 heures après la dernière prise de GHB de rue.&lt;br /&gt;
* '''Dosage initial''' : environ 70 % de la dose habituelle de l'usager.&lt;br /&gt;
* '''Ajustements toutes les 2 à 3 heures''' pour stabiliser le patient et éviter les symptômes de sevrage graves.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des signes vitaux''' (pression artérielle, rythme cardiaque, état psychologique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2. Phase de réduction progressive des doses (tapering) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Diminuer progressivement la dose de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Schéma de réduction''' : diminution de 0,3 g par prise par jour.&lt;br /&gt;
* '''Espacement des prises''' : toutes les 2 à 3 heures, y compris la nuit.&lt;br /&gt;
* '''Traitements complémentaires possibles''' en cas de symptômes sévères :&lt;br /&gt;
** '''Hypertension''' → métoprolol (50-100 mg).&lt;br /&gt;
** '''Anxiété et agitation''' → diazépam (5-30 mg).&lt;br /&gt;
** '''Insomnie''' → temazepam 10 mg&lt;br /&gt;
** '''Délirium ou psychose''' → antipsychotiques (halopéridol, olanzapine).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; width:100%;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ '''Exemple de programme de réduction progressive du GHB pharmaceutique (en grammes) avec un intervalle de 3 heures&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;/&amp;gt;'''&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Heure !! Jour 1 !! Jour 2 !! Jour 3 !! Jour 4 !! Jour 5 !! Jour 6 !! Jour 7 !! Jour 8 !! Jour 9 !! Jour 10 !! Jour 11 !! Jour 12 !! Jour 13 !! Jour 14 !! Jour 15&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 08:00 || 4.5 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 11:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 14:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 17:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 20:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 23:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 02:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 05:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! '''Total (g de GHB)''' || 38.1 || 36 || 33.6 || 31.2 || 29 || 26.4 || 24 || 21.6 || 19.2 || 16.8 || 14.4 || 12 || 9.6 || 7.2 || 4.8&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Note :''' Cet exemple est basé sur un patient masculin de 23 ans, avec des antécédents de trouble anxieux social, utilisant du GHB fait maison depuis 4 ans, à raison de '''12 ml toutes les 60 à 90 minutes''' et '''2 prises nocturnes'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3. Phase de récupération (post-sevrage) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Stabiliser le patient après l’arrêt du GHB.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des symptômes résiduels''' (troubles du sommeil, anxiété).&lt;br /&gt;
* '''Suivi psychologique''' indispensable pour prévenir les rechutes.&lt;br /&gt;
* '''Accompagnement vers une prise en charge à long terme''' (thérapie, groupes de soutien, réduction des risques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Résultats et limites ==&lt;br /&gt;
* '''Taux de réussite''' : 85 % des patients ont réussi à arrêter le GHB à l’issue du protocole.&lt;br /&gt;
* '''Durée moyenne''' : 12,5 jours de traitement.&lt;br /&gt;
* '''Complications possibles''' : hypertension, anxiété, délirium dans certains cas.&lt;br /&gt;
* '''Taux de rechute élevé (69 % à 3 mois)''' → nécessité d’un suivi post-sevrage renforcé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' représente une alternative efficace et plus sûre que l'arrêt brutal du GHB ou que l'utilisation de benzodiazépines seules. Cependant, en raison du '''taux élevé de rechute à 3 mois''', il est essentiel d'assurer un '''accompagnement médical et psychologique à long terme'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB = Le GHB pharmaceutique n'est disponible en France que de façon tres encadree (Xyrem) et n'a pas d'AMM pour le sevrage du GHB. La faisabilite de ce protocole n'est donc, malheureusement, pas tres probable en France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Baclofène =&lt;br /&gt;
Articles à citer :&lt;br /&gt;
McDonough et al&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heiko</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11691</id>
		<title>GHB et sevrage : Ce que les soignants et les usagers doivent savoir</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11691"/>
		<updated>2025-03-31T17:58:40Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Heiko : /* Que se passe-t-il en cas de consommation récréative */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;div style=&amp;quot;border: 2px solid orange; background-color: #fff3cd; padding: 10px; text-align: center; font-size: 1.2em;&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
🚧 &amp;lt;b&amp;gt;Page en cours de construction&amp;lt;/b&amp;gt; 🚧  &lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;Cette page est en cours de rédaction. Son contenu peut évoluer. Vous pouvez contribuer à son amélioration.  &lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les soignants :'''&lt;br /&gt;
*⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;L'usager qui a écrit ce wiki n'est pas médecin. Il vous appartient d'exercer votre esprit critique sur son contenu.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️ Votre contribution sera la bienvenue.&lt;br /&gt;
*Ce wiki est un état de l'art sur les connaissances médicales et pharmacologiques actuelles sur le GHB et ses dérivés. Ce ne sont pas des recommendations.&lt;br /&gt;
*Tous les informations citée sont sourcées avec des publications médicales.&lt;br /&gt;
*Toutes ces publications ont été uploadées sur Psychoactif et sont immédiatement consultables via le lien &amp;quot;Lire l'article&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les usagers qui ont une dépendance physique forte :'''&lt;br /&gt;
*'''⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;Ne tentez jamais de faire un sevrage &amp;quot;Cold turkey&amp;quot;. Vous pourriez en crever.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️'''&lt;br /&gt;
*En cas de sevrage forcé, rendez-vous aux urgences.&lt;br /&gt;
*Faites lire ce PsychoWiki par vos soignants.&lt;br /&gt;
*Si vous êtes mis en garde à vue, demandez à être examiné par un médecin. Ce droit est garanti par [https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006575081/2002-03-05 l'article 63-3 du Code de procédure pénale]. Faites-lui lire cet article car c'est lui qui décide si votre état est compatible ou non avec une garde à vue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Propriétés pharmacologiques du GHB =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Origine et métabolisme ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le gamma-hydroxybutyrate (GHB)''' est un composé naturellement présent dans le cerveau des mammifères, dérivé du neurotransmetteur GABA. Il possède à la fois des fonctions physiologiques comme neuromodulateur, et des effets pharmacologiques marqués à fortes doses&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot;&amp;gt;Wong CG, Gibson KM, Snead OC 3rd. From the street to the brain: neurobiology of the recreational drug gamma-hydroxybutyric acid. Trends Pharmacol Sci. 2004 Jan;25(1):29-34. doi: 10.1016/j.tips.2003.11.001. PMID: 14723976. - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wong2004.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce qui en fait une substance à double facette : thérapeutique et potentiellement abusive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB est naturellement synthétisé dans le cerveau à partir de son précurseur principal, le GABA (acide γ-aminobutyrique). Il possède dans le cerveau son propre récepteur : le récepteur au GHB. Le GHB peut être reconverti en en GABA, créant un cycle métabolique dynamique entre GABA et GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Récepteurs cibles ==&lt;br /&gt;
Le GHB agit via deux récepteurs distincts :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le '''récepteur GHB''', Il est activé aux concentrations physiologiques (nanomolaires à micromolaires).&lt;br /&gt;
* Le '''récepteur GABA-B'''. Dans les concentration physiologiques, le GHB ne se lie pas aux récepteurs GABA-B. Cependant, en cas d'apport exogène, sa concentration atteint plusieurs milliers de fois sa valeur physiologique. Dans ces conditions là (concentration millimolaire), le GHB active les récepteur GABA-B. Soit directement, soit indirectement via sa conversion en GABA. Et ça, on le sait parce que lorsqu'on co-administre un antagoniste des GABA-B à des rats en même temps que du GHB, les effets sédatifs du GHB sont bloqués&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Neuromodulation ==&lt;br /&gt;
Le GHB est souvent perçu comme une drogue « sédative », mais ses effets sont en réalité beaucoup plus complexes. Il agit comme un '''neurotransmetteur''', c’est-à-dire qu’il influence en profondeur l'équilibre entre plusieurs substances chimiques du cerveau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Quel est le rôle du GHB dans ses concentrations physiologiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À des concentrations physiologiques, le GHB active principalement un récepteur spécifique qu’on appelle tout simplement le '''récepteur GHB'''. Ce récepteur se trouve dans certaines zones cérébrales sensibles, comme l’hippocampe (mémoire), le cortex (perception) et le thalamus (relais sensoriels)&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand ce récepteur est activé&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt; :&lt;br /&gt;
* Il '''diminue la libération de deux neurotransmetteurs clés''' : le GABA (un inhibiteur) et le glutamate (un excitateur).&lt;br /&gt;
* Il agit au niveau des '''terminaisons présynaptiques''' – c’est un peu comme s’il ajustait le &amp;quot;volume&amp;quot; de la communication neuronale en amont.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Que se passe-t-il en cas de consommation récréative ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand la dose de GHB augmente (dans un cadre récréatif ou abusif), ses effets dépassent la concentration physiologique de plusieurs millier de fois. Ses effets s’étendent à un autre récepteur : le récepteur '''GABA-B'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le GABA-B est un récepteur plus général, impliqué dans la régulation de l’excitabilité cérébrale.&lt;br /&gt;
* Le GHB peut l’activer de deux façons :&lt;br /&gt;
**1. directement, à haute concentration ;&lt;br /&gt;
**2. indirectement, en étant transformé en GABA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’activation du récepteur GABA-B par le GHB entraîne&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt; :&lt;br /&gt;
* une inhibition généralisée de l’activité cérébrale,&lt;br /&gt;
* des effets tels que sédation, perte de mémoire, ralentissement moteur,&lt;br /&gt;
* et, à très haute dose, coma, convulsions, voire arrêt respiratoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Effets sur le système dopaminergique ==&lt;br /&gt;
Le potentiel addictif du GHB semble particulièrement lié à son action sur les récepteurs GABAB, combinée à une désinhibition de la dopamine en cas d’usage prolongé. Cette configuration le distingue d’autres agonistes GABAB comme le baclofène, qui ne présentent pas le même profil de récompense ou de dépendance&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB inhibe la libération de dopamine dans un premier temps, ce qui contribue à ses effets sédatifs. Toutefois, lors d’une consommation répétée, des mécanismes compensatoires peuvent entraîner une désinhibition paradoxale et une augmentation de l’activité dopaminergique, renforçant ainsi les comportements addictifs&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pourquoi est-ce addictif, sur le plan neurobiologique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le système dopaminergique joue un rôle central dans les fonctions de '''motivation, plaisir, mouvement, attention et récompense'''. Le GHB, bien qu’il soit souvent classé parmi les dépresseurs, a un impact complexe et biphasique sur ce système. Voici une traduction en français du paragraphe '''GHB and reward'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Wong et al., 2004&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Le mécanisme des propriétés addictives du GHB n’est pas clairement établi. À l’échelle moléculaire, une exposition chronique au GHB entraînerait probablement une désensibilisation des récepteurs au GHB et des récepteurs GABA B, comme cela a été démontré in vitro [59,60], réduisant ainsi leur capacité à inhiber la libération de neurotransmetteurs. Ainsi, dans des conditions de consommation chronique de GHB, il est possible que des mécanismes compensatoires se mettent en place pour contrebalancer l’inhibition de la libération de dopamine, ce qui pourrait en réalité entraîner une augmentation de la libération de dopamine, de GABA et/ou de glutamate. Ce scénario pourrait contribuer aux propriétés addictives du GHB.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Que fait le GHB à la dopamine ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'effet du GHB sur la dopamine dépendrait :&lt;br /&gt;
* de la dose,&lt;br /&gt;
* du mode d’administration (aiguë ou chronique),&lt;br /&gt;
* et du temps écoulé après la prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À court terme, lors d'une prise aiguë, le GHB inhibe temporairement la libération de dopamine dans certaines régions cérébrales, comme le striatum&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;. Cela peut expliquer les effets de sédation, de détente, d'anxiolyse, et parfois un sentiment de &amp;quot;lâcher prise&amp;quot; émotionnel juste après la prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À plus long terme, avec des prises répétées ou chroniques, le cerveau s’adapte en augmentant le nombre ou la sensibilité des récepteurs dopaminergiques. Résultat : des effets paradoxaux peuvent apparaître, comme une stimulation ou un état d’euphorie&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce &amp;quot;rebond&amp;quot; dopaminergique pourrait être une piste pour mieux comprendre le potentiel addictif du GHB. Le GHB est parfois perçu comme une drogue « clean » ou « douce », notamment parce qu’il ne stimule pas directement le système de récompense comme la cocaïne. Mais :&lt;br /&gt;
* Son effet inhibiteur n’est que temporaire.&lt;br /&gt;
* L’adaptation du cerveau peut créer une dépendance insidieuse, fondée sur une dysrégulation progressive du système de récompense.&lt;br /&gt;
* Beaucoup d'usagers sur Psychoactif racontent que leurs problèmes de GHB se sont installés très progressivement, parfois sur plusieurs années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des études animales ont montré que les effets moteurs sédatifs du GHB étaient associés à une baisse de dopamine mesurée par un de ses métabolite. Ces effets peuvent être bloqués par des antagonistes GABA-B, ce qui confirme que l’effet dopaminergique passe essentiellement par l’activation de GABA-B, et non directement par les récepteurs dopaminergiques&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais ce sujet reste à ce jour très mal compris, car d'autres agonistes du GABA-B, comme le baclofène, n'ont aucun intérêt récréatif. Aujourd'hui, la science n'a pas encore à cette question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En résumé ===&lt;br /&gt;
* Le GHB déstabilise le système dopamine de manière progressive et silencieuse.&lt;br /&gt;
* Il combine relaxation initiale et recherche de récompense différée.&lt;br /&gt;
* C’est cette dynamique qui fait que la dépendance met du temps à s'installer et en fait une substance piégeuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Syndrome de sevrage au GHB : description et évolution chronologique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Symptômes principaux ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sevrage au [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-hydroxybutyrate] ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GHB]) et à ses dérivés ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-butanediol] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-BD]] et [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-butyrolactone] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GBL]]) peut être sévère et potentiellement mortel&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot;&amp;gt;Dyer, J. E., Roth, B., &amp;amp; Hyma, B. A. (2001). Gamma-hydroxybutyrate withdrawal syndrome. ''Annals of Emergency Medicine'', 37(2), 147-153. doi: 10.1067/mem.2001.112985 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans le cas de la personne décédée, voici une traduction en français de l'article de Dyer et al., 2001&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Dyer et al., 2001&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Un homme de 24 ans, employé comme expert en assurances, s'est présenté dans un centre de crise en se plaignant d'hallucinations auditives et visuelles. Il a admis une consommation massive de GHB sur une période de 10 mois, augmentant progressivement les doses afin de prévenir l'apparition des hallucinations liées au sevrage. Sa dernière prise avait eu lieu juste avant son évaluation. À ce moment-là, aucun signe clinique d’hallucinations n’a été observé et il a été renvoyé avec des instructions pour un suivi en centre de désintoxication.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux mois plus tard, il s’est présenté dans un centre de désintoxication en se plaignant de nausées, vomissements et diarrhées persistants depuis 2 mois. Il décrivait également une grande faiblesse musculaire, un gonflement du corps, une diplopie (vision double), une vision floue, un essoufflement, une fréquence urinaire accrue, une soif intense, des évanouissements et une perte d'appétit. Il consommait du GHB toutes les 30 minutes, sa dernière dose remontant à seulement 20 minutes avant son arrivée. Il niait toute autre consommation de drogue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l'examen, il présentait des pupilles dilatées, un tremblement important et une anxiété marquée. Son électrocardiogramme (ECG) montrait un rythme sinusal normal, mais avec une hypertrophie ventriculaire gauche et une ischémie possible de la paroi inférieure. Il a été hospitalisé et traité au lorazépam pour gérer son agitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours des 24 heures suivantes, son état s'est aggravé : il a développé une tachycardie, une agressivité, des hallucinations visuelles persistantes et des tremblements incontrôlables. Son hospitalisation a été compliquée par une pneumonie lobaire inférieure droite, nécessitant une intubation et une ventilation mécanique pendant 6 jours sous sédation au propofol. Après son extubation, il restait confus et délirant malgré l'administration continue de benzodiazépines et d'antipsychotiques. Son agitation persistante nécessitait l'utilisation de contentions en cuir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 12ᵉ jour d’hospitalisation, son état semblait s’améliorer, et le lorazépam était progressivement réduit. Le 13ᵉ jour, il était toujours délirant mais restait réveillable. Cependant, dans la soirée, il a présenté un épisode soudain de contractions musculaires généralisées avec un regard figé vers le haut. Il a ensuite subi un arrêt cardiaque, précédé d’une bradycardie sévère. Malgré des tentatives agressives de réanimation incluant atropine, épinéphrine et défibrillation, le patient est décédé.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus généralement, une revue de 27 études comportant en tout 57 cas de syndrômes de sevrage a rapporté les statistiques suivantes :&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;Wojtowicz, J. M., Yegles, M., &amp;amp; Wennig, R. (2008). &amp;quot;Withdrawal from gamma-hydroxybutyrate, 1,4-butanediol and gamma-butyrolactone: A case report and systematic review.&amp;quot; ''CJEM'', 10(1), 69-74. doi: 10.1017/S1481803500009851 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wojtowicz_et_al_2008.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Répartition des substances impliquées dans les cas de sevrage :&lt;br /&gt;
*GHB : 36 cas (63 %)&lt;br /&gt;
*GBL : 18 cas (32 %)&lt;br /&gt;
*1,4-BD : 3 cas (5 %)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ Statistiques des complications du syndrome de sevrage au GHB&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Complication !! Fréquence parmi les patients (%)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tremblements''' || 67 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Delirium tremens''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tachycardie''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Insomnie''' || 58 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Convulsions''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Rhabdomyolyse''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Décès''' || 1.75 % (1 seul cas &amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;)&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage présente de nombreuses similitudes avec le syndrome de sevrage alcoolique (tremblements, tachycardie, delirium). Cependant, à la différence avec le syndrome de sevrage alcoolique, '''il se caractérise par la rapidité et la brutalité des symptômes''', en particulier dans les cas graves. Les symptômes apparaissent généralement 1 à 6 heures après la dernière prise de GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais peuvent apparaître dès 30 minutes dans les cas graves. Ils atteignent leur intensité maximale au bout de 24 à 72 heures. Les principaux symptômes incluent :&lt;br /&gt;
* '''Agitation et anxiété'''&lt;br /&gt;
* '''Insomnie sévère'''&lt;br /&gt;
* '''Tremblements'''&lt;br /&gt;
* '''Tachycardie et hypertension'''&lt;br /&gt;
* '''Delirium tremens'''&lt;br /&gt;
* '''Convulsions'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Carai2005&amp;quot;&amp;gt;Carai, M. A. M., Colombo, G., &amp;amp; Gessa, G. L. (2005). &amp;quot;Withdrawal syndrome from gamma-hydroxybutyric acid (GHB) and 1,4-butanediol (1,4-BD) in Sardinian alcohol-preferring rats.&amp;quot; ''Brain Research Protocols'', 15(1), 75-78. doi: 10.1016/j.brainresprot.2005.04.001 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/carai_et_al_2005.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhabdomyolyse'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Évolution temporelle du sevrage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage évolue en plusieurs phases :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase précoce (6-12h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Anxiété, agitation, tremblements, insomnie.&lt;br /&gt;
** Augmentation du rythme cardiaque et de la pression artérielle.&lt;br /&gt;
** Nausées et vomissements possibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase aiguë (24-72h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Apparition des symptômes les plus sévères.&lt;br /&gt;
** Risque de delirium avec hallucinations visuelles et auditives&lt;br /&gt;
** Possibles crises convulsives et complications métaboliques (rhabdomyolyse, troubles électrolytiques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase de résorption (3-7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Réduction progressive des symptômes psychotiques.&lt;br /&gt;
** Fatigue intense, épisodes résiduels d’anxiété et troubles du sommeil persistants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase tardive (&amp;gt;7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Récupération progressive des fonctions cognitives.&lt;br /&gt;
** Anxiété et troubles du sommeil pouvant persister plusieurs semaines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Facteurs influençant la sévérité du sevrage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gravité du syndrome de sevrage dépend de plusieurs facteurs :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Durée et quantité de consommation''' : Plus l'usage est prolongé et à forte dose, plus le sevrage est sévère.&lt;br /&gt;
* '''Fréquence des prises''' : Un usage régulier avec des prises toutes les 2 à 4 heures augmente le risque de dépendance sévère&lt;br /&gt;
* '''Co-intoxication''' : L'association avec d'autres dépresseurs du SNC (alcool, benzodiazépines) peut aggraver le sevrage et compliquer sa gestion&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Benzodiazépine et barbituriques =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'utilisation du diazépam dans le cadre du sevrage au GHB repose sur son action sur les récepteurs GABA-A. Il permet d'atténuer l'hyperexcitabilité du système nerveux central induite par l'arrêt brutal du GHB et de ses analogues (GBL, 1,4-BD)&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Données cliniques sur l'efficacité du diazépam ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs études rapportent l'administration de benzodiazépines, dont le diazépam, à des doses élevées chez des patients en sevrage sévère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Une revue de cas indique que, sur 57 épisodes de sevrage recensés, la majorité des patients ont reçu des benzodiazépines comme traitement principal. Cependant, des doses très élevées ont été nécessaires pour contrôler l'agitation et les hallucinations. Dans certains cas, le diazépam seul n’a pas suffi, nécessitant l'ajout de barbituriques&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
* Une autre étude décrit des échecs partiels du diazépam dans les formes sévères du sevrage. Un protocole couramment utilisé consiste à administrer des benzodiazépines à haute dose dès l'apparition des premiers symptômes, avec un ajustement en fonction de l'évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;Wood DM, Brailsford AD, Dargan PI. [https://doi.org/10.1002/dta.292 ''Acute toxicity and withdrawal syndromes related to gamma-hydroxybutyrate (GHB) and its analogues'']. Drug Testing and Analysis. 2011.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Résistance au diazépam ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'efficacité du diazépam n'est pas systématique. Plusieurs études signalent des cas où de fortes doses n'ont pas permis de contrôler les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Dans 4 cas recensés, des doses de diazépam supérieures à 100 mg/jour n’ont pas suffi à contrôler le syndrome de sevrage, nécessitant l'utilisation de pentobarbital&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il est suggéré que cette résistance pourrait être liée à l'action dominante du GHB sur les récepteurs GABA-B, alors que le diazépam cible principalement les récepteurs GABA-A. Ainsi, l'utilisation du baclofène, un agoniste GABA-B, est proposée comme alternative dans les cas réfractaires&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Protocoles cliniques documentés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les études recensées ne proposent pas de consensus unique, mais plusieurs approches ont été décrites :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* **Protocole symptomatique** : administration de diazépam en fonction de l’intensité des symptômes, avec un ajustement progressif selon l’évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
* **Protocole de réduction progressive** : introduction du diazépam à haute dose suivie d’une décroissance sur plusieurs jours, similaire aux protocoles de sevrage alcoolique&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Sevrage progressif avec du GHB pharmaceutique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' (Detoxification with Titration and Tapering) est une méthode de sevrage médicalisé du GHB mise en place aux Pays-Bas. Il repose sur une substitution du GHB de rue ou de ses analogues ([[GBL,_effets,_risques,_témoignages|GBL]], [[1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_témoignages|1,4-BDO]], etc) par du GHB pharmaceutique, suivie d’une réduction progressive des doses afin d’éviter un sevrage brutal et potentiellement dangereux. Ce protocole a été testé sur 229 patients et a montré un taux de réussite de 85 %, bien qu’un suivi post-sevrage soit indispensable pour éviter les rechutes&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;&amp;gt;Dijkstra, B.A.G., Kamal, R., van Noorden, M.S., de Haan, H., Loonen, A.J.M., &amp;amp; De Jong, C.A.J. (2016). Detoxification with titration and tapering in gamma-hydroxybutyrate (GHB) dependent patients: The Dutch GHB monitor project. ''Drug and Alcohol Dependence, 170'', 164-173. doi: 10.1016/j.drugalcdep.2016.11.014&lt;br /&gt;
[https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/173/detoxification_with_titration_and_tapering_in_gamm.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;  .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectifs du protocole ==&lt;br /&gt;
* '''Assurer un sevrage sécurisé''' en évitant les complications graves (délirium, convulsions, agitation sévère).&lt;br /&gt;
* '''Réduire progressivement la dose''' pour minimiser les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
* '''Accompagner le patient''' avec un suivi médical et psychologique adapté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Déroulement du protocole ==&lt;br /&gt;
Le protocole se déroule en trois étapes :  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1. Phase de titration (stabilisation) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Remplacer le GHB de rue par une dose équivalente de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Administration de la première dose''' dans les 2,5 heures après la dernière prise de GHB de rue.&lt;br /&gt;
* '''Dosage initial''' : environ 70 % de la dose habituelle de l'usager.&lt;br /&gt;
* '''Ajustements toutes les 2 à 3 heures''' pour stabiliser le patient et éviter les symptômes de sevrage graves.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des signes vitaux''' (pression artérielle, rythme cardiaque, état psychologique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2. Phase de réduction progressive des doses (tapering) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Diminuer progressivement la dose de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Schéma de réduction''' : diminution de 0,3 g par prise par jour.&lt;br /&gt;
* '''Espacement des prises''' : toutes les 2 à 3 heures, y compris la nuit.&lt;br /&gt;
* '''Traitements complémentaires possibles''' en cas de symptômes sévères :&lt;br /&gt;
** '''Hypertension''' → métoprolol (50-100 mg).&lt;br /&gt;
** '''Anxiété et agitation''' → diazépam (5-30 mg).&lt;br /&gt;
** '''Insomnie''' → temazepam 10 mg&lt;br /&gt;
** '''Délirium ou psychose''' → antipsychotiques (halopéridol, olanzapine).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; width:100%;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ '''Exemple de programme de réduction progressive du GHB pharmaceutique (en grammes) avec un intervalle de 3 heures&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;/&amp;gt;'''&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Heure !! Jour 1 !! Jour 2 !! Jour 3 !! Jour 4 !! Jour 5 !! Jour 6 !! Jour 7 !! Jour 8 !! Jour 9 !! Jour 10 !! Jour 11 !! Jour 12 !! Jour 13 !! Jour 14 !! Jour 15&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 08:00 || 4.5 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 11:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 14:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 17:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 20:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 23:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 02:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 05:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! '''Total (g de GHB)''' || 38.1 || 36 || 33.6 || 31.2 || 29 || 26.4 || 24 || 21.6 || 19.2 || 16.8 || 14.4 || 12 || 9.6 || 7.2 || 4.8&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Note :''' Cet exemple est basé sur un patient masculin de 23 ans, avec des antécédents de trouble anxieux social, utilisant du GHB fait maison depuis 4 ans, à raison de '''12 ml toutes les 60 à 90 minutes''' et '''2 prises nocturnes'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3. Phase de récupération (post-sevrage) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Stabiliser le patient après l’arrêt du GHB.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des symptômes résiduels''' (troubles du sommeil, anxiété).&lt;br /&gt;
* '''Suivi psychologique''' indispensable pour prévenir les rechutes.&lt;br /&gt;
* '''Accompagnement vers une prise en charge à long terme''' (thérapie, groupes de soutien, réduction des risques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Résultats et limites ==&lt;br /&gt;
* '''Taux de réussite''' : 85 % des patients ont réussi à arrêter le GHB à l’issue du protocole.&lt;br /&gt;
* '''Durée moyenne''' : 12,5 jours de traitement.&lt;br /&gt;
* '''Complications possibles''' : hypertension, anxiété, délirium dans certains cas.&lt;br /&gt;
* '''Taux de rechute élevé (69 % à 3 mois)''' → nécessité d’un suivi post-sevrage renforcé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' représente une alternative efficace et plus sûre que l'arrêt brutal du GHB ou que l'utilisation de benzodiazépines seules. Cependant, en raison du '''taux élevé de rechute à 3 mois''', il est essentiel d'assurer un '''accompagnement médical et psychologique à long terme'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB = Le GHB pharmaceutique n'est disponible en France que de façon tres encadree (Xyrem) et n'a pas d'AMM pour le sevrage du GHB. La faisabilite de ce protocole n'est donc, malheureusement, pas tres probable en France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Baclofène =&lt;br /&gt;
Articles à citer :&lt;br /&gt;
McDonough et al&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heiko</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11690</id>
		<title>GHB et sevrage : Ce que les soignants et les usagers doivent savoir</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11690"/>
		<updated>2025-03-31T17:54:29Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Heiko : /* Récepteurs cibles */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;div style=&amp;quot;border: 2px solid orange; background-color: #fff3cd; padding: 10px; text-align: center; font-size: 1.2em;&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
🚧 &amp;lt;b&amp;gt;Page en cours de construction&amp;lt;/b&amp;gt; 🚧  &lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;Cette page est en cours de rédaction. Son contenu peut évoluer. Vous pouvez contribuer à son amélioration.  &lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les soignants :'''&lt;br /&gt;
*⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;L'usager qui a écrit ce wiki n'est pas médecin. Il vous appartient d'exercer votre esprit critique sur son contenu.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️ Votre contribution sera la bienvenue.&lt;br /&gt;
*Ce wiki est un état de l'art sur les connaissances médicales et pharmacologiques actuelles sur le GHB et ses dérivés. Ce ne sont pas des recommendations.&lt;br /&gt;
*Tous les informations citée sont sourcées avec des publications médicales.&lt;br /&gt;
*Toutes ces publications ont été uploadées sur Psychoactif et sont immédiatement consultables via le lien &amp;quot;Lire l'article&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les usagers qui ont une dépendance physique forte :'''&lt;br /&gt;
*'''⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;Ne tentez jamais de faire un sevrage &amp;quot;Cold turkey&amp;quot;. Vous pourriez en crever.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️'''&lt;br /&gt;
*En cas de sevrage forcé, rendez-vous aux urgences.&lt;br /&gt;
*Faites lire ce PsychoWiki par vos soignants.&lt;br /&gt;
*Si vous êtes mis en garde à vue, demandez à être examiné par un médecin. Ce droit est garanti par [https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006575081/2002-03-05 l'article 63-3 du Code de procédure pénale]. Faites-lui lire cet article car c'est lui qui décide si votre état est compatible ou non avec une garde à vue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Propriétés pharmacologiques du GHB =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Origine et métabolisme ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le gamma-hydroxybutyrate (GHB)''' est un composé naturellement présent dans le cerveau des mammifères, dérivé du neurotransmetteur GABA. Il possède à la fois des fonctions physiologiques comme neuromodulateur, et des effets pharmacologiques marqués à fortes doses&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot;&amp;gt;Wong CG, Gibson KM, Snead OC 3rd. From the street to the brain: neurobiology of the recreational drug gamma-hydroxybutyric acid. Trends Pharmacol Sci. 2004 Jan;25(1):29-34. doi: 10.1016/j.tips.2003.11.001. PMID: 14723976. - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wong2004.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce qui en fait une substance à double facette : thérapeutique et potentiellement abusive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB est naturellement synthétisé dans le cerveau à partir de son précurseur principal, le GABA (acide γ-aminobutyrique). Il possède dans le cerveau son propre récepteur : le récepteur au GHB. Le GHB peut être reconverti en en GABA, créant un cycle métabolique dynamique entre GABA et GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Récepteurs cibles ==&lt;br /&gt;
Le GHB agit via deux récepteurs distincts :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le '''récepteur GHB''', Il est activé aux concentrations physiologiques (nanomolaires à micromolaires).&lt;br /&gt;
* Le '''récepteur GABA-B'''. Dans les concentration physiologiques, le GHB ne se lie pas aux récepteurs GABA-B. Cependant, en cas d'apport exogène, sa concentration atteint plusieurs milliers de fois sa valeur physiologique. Dans ces conditions là (concentration millimolaire), le GHB active les récepteur GABA-B. Soit directement, soit indirectement via sa conversion en GABA. Et ça, on le sait parce que lorsqu'on co-administre un antagoniste des GABA-B à des rats en même temps que du GHB, les effets sédatifs du GHB sont bloqués&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Neuromodulation ==&lt;br /&gt;
Le GHB est souvent perçu comme une drogue « sédative », mais ses effets sont en réalité beaucoup plus complexes. Il agit comme un '''neurotransmetteur''', c’est-à-dire qu’il influence en profondeur l'équilibre entre plusieurs substances chimiques du cerveau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Quel est le rôle du GHB dans ses concentrations physiologiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À des concentrations physiologiques, le GHB active principalement un récepteur spécifique qu’on appelle tout simplement le '''récepteur GHB'''. Ce récepteur se trouve dans certaines zones cérébrales sensibles, comme l’hippocampe (mémoire), le cortex (perception) et le thalamus (relais sensoriels)&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand ce récepteur est activé&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt; :&lt;br /&gt;
* Il '''diminue la libération de deux neurotransmetteurs clés''' : le GABA (un inhibiteur) et le glutamate (un excitateur).&lt;br /&gt;
* Il agit au niveau des '''terminaisons présynaptiques''' – c’est un peu comme s’il ajustait le &amp;quot;volume&amp;quot; de la communication neuronale en amont.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Que se passe-t-il en cas de consommation récréative ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand la dose de GHB augmente (dans un cadre récréatif ou abusif), ses effets dépassent la concentration physiologique de 100 à 1000 fois, et s’étendent à un autre récepteur : le récepteur '''GABA-B'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le GABA-B est un récepteur plus général, impliqué dans la régulation de l’excitabilité cérébrale.&lt;br /&gt;
* Le GHB peut l’activer de deux façons :&lt;br /&gt;
**1.** directement, à haute concentration ;&lt;br /&gt;
**2.** indirectement, en étant transformé en GABA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’activation du récepteur GABAB par le GHB entraîne&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt; :&lt;br /&gt;
* une **inhibition généralisée de l’activité cérébrale**,&lt;br /&gt;
* des effets tels que **sédation**, **perte de mémoire**, **ralentissement moteur**,&lt;br /&gt;
* et, à très haute dose, **coma, convulsions, voire arrêt respiratoire**.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Effets sur le système dopaminergique ==&lt;br /&gt;
Le potentiel addictif du GHB semble particulièrement lié à son action sur les récepteurs GABAB, combinée à une désinhibition de la dopamine en cas d’usage prolongé. Cette configuration le distingue d’autres agonistes GABAB comme le baclofène, qui ne présentent pas le même profil de récompense ou de dépendance&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB inhibe la libération de dopamine dans un premier temps, ce qui contribue à ses effets sédatifs. Toutefois, lors d’une consommation répétée, des mécanismes compensatoires peuvent entraîner une désinhibition paradoxale et une augmentation de l’activité dopaminergique, renforçant ainsi les comportements addictifs&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pourquoi est-ce addictif, sur le plan neurobiologique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le système dopaminergique joue un rôle central dans les fonctions de '''motivation, plaisir, mouvement, attention et récompense'''. Le GHB, bien qu’il soit souvent classé parmi les dépresseurs, a un impact complexe et biphasique sur ce système. Voici une traduction en français du paragraphe '''GHB and reward'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Wong et al., 2004&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Le mécanisme des propriétés addictives du GHB n’est pas clairement établi. À l’échelle moléculaire, une exposition chronique au GHB entraînerait probablement une désensibilisation des récepteurs au GHB et des récepteurs GABA B, comme cela a été démontré in vitro [59,60], réduisant ainsi leur capacité à inhiber la libération de neurotransmetteurs. Ainsi, dans des conditions de consommation chronique de GHB, il est possible que des mécanismes compensatoires se mettent en place pour contrebalancer l’inhibition de la libération de dopamine, ce qui pourrait en réalité entraîner une augmentation de la libération de dopamine, de GABA et/ou de glutamate. Ce scénario pourrait contribuer aux propriétés addictives du GHB.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Que fait le GHB à la dopamine ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'effet du GHB sur la dopamine dépendrait :&lt;br /&gt;
* de la dose,&lt;br /&gt;
* du mode d’administration (aiguë ou chronique),&lt;br /&gt;
* et du temps écoulé après la prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À court terme, lors d'une prise aiguë, le GHB inhibe temporairement la libération de dopamine dans certaines régions cérébrales, comme le striatum&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;. Cela peut expliquer les effets de sédation, de détente, d'anxiolyse, et parfois un sentiment de &amp;quot;lâcher prise&amp;quot; émotionnel juste après la prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À plus long terme, avec des prises répétées ou chroniques, le cerveau s’adapte en augmentant le nombre ou la sensibilité des récepteurs dopaminergiques. Résultat : des effets paradoxaux peuvent apparaître, comme une stimulation ou un état d’euphorie&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce &amp;quot;rebond&amp;quot; dopaminergique pourrait être une piste pour mieux comprendre le potentiel addictif du GHB. Le GHB est parfois perçu comme une drogue « clean » ou « douce », notamment parce qu’il ne stimule pas directement le système de récompense comme la cocaïne. Mais :&lt;br /&gt;
* Son effet inhibiteur n’est que temporaire.&lt;br /&gt;
* L’adaptation du cerveau peut créer une dépendance insidieuse, fondée sur une dysrégulation progressive du système de récompense.&lt;br /&gt;
* Beaucoup d'usagers sur Psychoactif racontent que leurs problèmes de GHB se sont installés très progressivement, parfois sur plusieurs années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des études animales ont montré que les effets moteurs sédatifs du GHB étaient associés à une baisse de dopamine mesurée par un de ses métabolite. Ces effets peuvent être bloqués par des antagonistes GABA-B, ce qui confirme que l’effet dopaminergique passe essentiellement par l’activation de GABA-B, et non directement par les récepteurs dopaminergiques&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais ce sujet reste à ce jour très mal compris, car d'autres agonistes du GABA-B, comme le baclofène, n'ont aucun intérêt récréatif. Aujourd'hui, la science n'a pas encore à cette question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En résumé ===&lt;br /&gt;
* Le GHB déstabilise le système dopamine de manière progressive et silencieuse.&lt;br /&gt;
* Il combine relaxation initiale et recherche de récompense différée.&lt;br /&gt;
* C’est cette dynamique qui fait que la dépendance met du temps à s'installer et en fait une substance piégeuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Syndrome de sevrage au GHB : description et évolution chronologique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Symptômes principaux ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sevrage au [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-hydroxybutyrate] ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GHB]) et à ses dérivés ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-butanediol] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-BD]] et [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-butyrolactone] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GBL]]) peut être sévère et potentiellement mortel&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot;&amp;gt;Dyer, J. E., Roth, B., &amp;amp; Hyma, B. A. (2001). Gamma-hydroxybutyrate withdrawal syndrome. ''Annals of Emergency Medicine'', 37(2), 147-153. doi: 10.1067/mem.2001.112985 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans le cas de la personne décédée, voici une traduction en français de l'article de Dyer et al., 2001&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Dyer et al., 2001&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Un homme de 24 ans, employé comme expert en assurances, s'est présenté dans un centre de crise en se plaignant d'hallucinations auditives et visuelles. Il a admis une consommation massive de GHB sur une période de 10 mois, augmentant progressivement les doses afin de prévenir l'apparition des hallucinations liées au sevrage. Sa dernière prise avait eu lieu juste avant son évaluation. À ce moment-là, aucun signe clinique d’hallucinations n’a été observé et il a été renvoyé avec des instructions pour un suivi en centre de désintoxication.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux mois plus tard, il s’est présenté dans un centre de désintoxication en se plaignant de nausées, vomissements et diarrhées persistants depuis 2 mois. Il décrivait également une grande faiblesse musculaire, un gonflement du corps, une diplopie (vision double), une vision floue, un essoufflement, une fréquence urinaire accrue, une soif intense, des évanouissements et une perte d'appétit. Il consommait du GHB toutes les 30 minutes, sa dernière dose remontant à seulement 20 minutes avant son arrivée. Il niait toute autre consommation de drogue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l'examen, il présentait des pupilles dilatées, un tremblement important et une anxiété marquée. Son électrocardiogramme (ECG) montrait un rythme sinusal normal, mais avec une hypertrophie ventriculaire gauche et une ischémie possible de la paroi inférieure. Il a été hospitalisé et traité au lorazépam pour gérer son agitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours des 24 heures suivantes, son état s'est aggravé : il a développé une tachycardie, une agressivité, des hallucinations visuelles persistantes et des tremblements incontrôlables. Son hospitalisation a été compliquée par une pneumonie lobaire inférieure droite, nécessitant une intubation et une ventilation mécanique pendant 6 jours sous sédation au propofol. Après son extubation, il restait confus et délirant malgré l'administration continue de benzodiazépines et d'antipsychotiques. Son agitation persistante nécessitait l'utilisation de contentions en cuir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 12ᵉ jour d’hospitalisation, son état semblait s’améliorer, et le lorazépam était progressivement réduit. Le 13ᵉ jour, il était toujours délirant mais restait réveillable. Cependant, dans la soirée, il a présenté un épisode soudain de contractions musculaires généralisées avec un regard figé vers le haut. Il a ensuite subi un arrêt cardiaque, précédé d’une bradycardie sévère. Malgré des tentatives agressives de réanimation incluant atropine, épinéphrine et défibrillation, le patient est décédé.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus généralement, une revue de 27 études comportant en tout 57 cas de syndrômes de sevrage a rapporté les statistiques suivantes :&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;Wojtowicz, J. M., Yegles, M., &amp;amp; Wennig, R. (2008). &amp;quot;Withdrawal from gamma-hydroxybutyrate, 1,4-butanediol and gamma-butyrolactone: A case report and systematic review.&amp;quot; ''CJEM'', 10(1), 69-74. doi: 10.1017/S1481803500009851 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wojtowicz_et_al_2008.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Répartition des substances impliquées dans les cas de sevrage :&lt;br /&gt;
*GHB : 36 cas (63 %)&lt;br /&gt;
*GBL : 18 cas (32 %)&lt;br /&gt;
*1,4-BD : 3 cas (5 %)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ Statistiques des complications du syndrome de sevrage au GHB&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Complication !! Fréquence parmi les patients (%)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tremblements''' || 67 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Delirium tremens''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tachycardie''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Insomnie''' || 58 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Convulsions''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Rhabdomyolyse''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Décès''' || 1.75 % (1 seul cas &amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;)&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage présente de nombreuses similitudes avec le syndrome de sevrage alcoolique (tremblements, tachycardie, delirium). Cependant, à la différence avec le syndrome de sevrage alcoolique, '''il se caractérise par la rapidité et la brutalité des symptômes''', en particulier dans les cas graves. Les symptômes apparaissent généralement 1 à 6 heures après la dernière prise de GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais peuvent apparaître dès 30 minutes dans les cas graves. Ils atteignent leur intensité maximale au bout de 24 à 72 heures. Les principaux symptômes incluent :&lt;br /&gt;
* '''Agitation et anxiété'''&lt;br /&gt;
* '''Insomnie sévère'''&lt;br /&gt;
* '''Tremblements'''&lt;br /&gt;
* '''Tachycardie et hypertension'''&lt;br /&gt;
* '''Delirium tremens'''&lt;br /&gt;
* '''Convulsions'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Carai2005&amp;quot;&amp;gt;Carai, M. A. M., Colombo, G., &amp;amp; Gessa, G. L. (2005). &amp;quot;Withdrawal syndrome from gamma-hydroxybutyric acid (GHB) and 1,4-butanediol (1,4-BD) in Sardinian alcohol-preferring rats.&amp;quot; ''Brain Research Protocols'', 15(1), 75-78. doi: 10.1016/j.brainresprot.2005.04.001 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/carai_et_al_2005.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhabdomyolyse'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Évolution temporelle du sevrage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage évolue en plusieurs phases :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase précoce (6-12h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Anxiété, agitation, tremblements, insomnie.&lt;br /&gt;
** Augmentation du rythme cardiaque et de la pression artérielle.&lt;br /&gt;
** Nausées et vomissements possibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase aiguë (24-72h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Apparition des symptômes les plus sévères.&lt;br /&gt;
** Risque de delirium avec hallucinations visuelles et auditives&lt;br /&gt;
** Possibles crises convulsives et complications métaboliques (rhabdomyolyse, troubles électrolytiques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase de résorption (3-7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Réduction progressive des symptômes psychotiques.&lt;br /&gt;
** Fatigue intense, épisodes résiduels d’anxiété et troubles du sommeil persistants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase tardive (&amp;gt;7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Récupération progressive des fonctions cognitives.&lt;br /&gt;
** Anxiété et troubles du sommeil pouvant persister plusieurs semaines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Facteurs influençant la sévérité du sevrage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gravité du syndrome de sevrage dépend de plusieurs facteurs :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Durée et quantité de consommation''' : Plus l'usage est prolongé et à forte dose, plus le sevrage est sévère.&lt;br /&gt;
* '''Fréquence des prises''' : Un usage régulier avec des prises toutes les 2 à 4 heures augmente le risque de dépendance sévère&lt;br /&gt;
* '''Co-intoxication''' : L'association avec d'autres dépresseurs du SNC (alcool, benzodiazépines) peut aggraver le sevrage et compliquer sa gestion&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Benzodiazépine et barbituriques =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'utilisation du diazépam dans le cadre du sevrage au GHB repose sur son action sur les récepteurs GABA-A. Il permet d'atténuer l'hyperexcitabilité du système nerveux central induite par l'arrêt brutal du GHB et de ses analogues (GBL, 1,4-BD)&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Données cliniques sur l'efficacité du diazépam ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs études rapportent l'administration de benzodiazépines, dont le diazépam, à des doses élevées chez des patients en sevrage sévère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Une revue de cas indique que, sur 57 épisodes de sevrage recensés, la majorité des patients ont reçu des benzodiazépines comme traitement principal. Cependant, des doses très élevées ont été nécessaires pour contrôler l'agitation et les hallucinations. Dans certains cas, le diazépam seul n’a pas suffi, nécessitant l'ajout de barbituriques&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
* Une autre étude décrit des échecs partiels du diazépam dans les formes sévères du sevrage. Un protocole couramment utilisé consiste à administrer des benzodiazépines à haute dose dès l'apparition des premiers symptômes, avec un ajustement en fonction de l'évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;Wood DM, Brailsford AD, Dargan PI. [https://doi.org/10.1002/dta.292 ''Acute toxicity and withdrawal syndromes related to gamma-hydroxybutyrate (GHB) and its analogues'']. Drug Testing and Analysis. 2011.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Résistance au diazépam ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'efficacité du diazépam n'est pas systématique. Plusieurs études signalent des cas où de fortes doses n'ont pas permis de contrôler les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Dans 4 cas recensés, des doses de diazépam supérieures à 100 mg/jour n’ont pas suffi à contrôler le syndrome de sevrage, nécessitant l'utilisation de pentobarbital&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il est suggéré que cette résistance pourrait être liée à l'action dominante du GHB sur les récepteurs GABA-B, alors que le diazépam cible principalement les récepteurs GABA-A. Ainsi, l'utilisation du baclofène, un agoniste GABA-B, est proposée comme alternative dans les cas réfractaires&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Protocoles cliniques documentés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les études recensées ne proposent pas de consensus unique, mais plusieurs approches ont été décrites :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* **Protocole symptomatique** : administration de diazépam en fonction de l’intensité des symptômes, avec un ajustement progressif selon l’évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
* **Protocole de réduction progressive** : introduction du diazépam à haute dose suivie d’une décroissance sur plusieurs jours, similaire aux protocoles de sevrage alcoolique&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Sevrage progressif avec du GHB pharmaceutique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' (Detoxification with Titration and Tapering) est une méthode de sevrage médicalisé du GHB mise en place aux Pays-Bas. Il repose sur une substitution du GHB de rue ou de ses analogues ([[GBL,_effets,_risques,_témoignages|GBL]], [[1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_témoignages|1,4-BDO]], etc) par du GHB pharmaceutique, suivie d’une réduction progressive des doses afin d’éviter un sevrage brutal et potentiellement dangereux. Ce protocole a été testé sur 229 patients et a montré un taux de réussite de 85 %, bien qu’un suivi post-sevrage soit indispensable pour éviter les rechutes&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;&amp;gt;Dijkstra, B.A.G., Kamal, R., van Noorden, M.S., de Haan, H., Loonen, A.J.M., &amp;amp; De Jong, C.A.J. (2016). Detoxification with titration and tapering in gamma-hydroxybutyrate (GHB) dependent patients: The Dutch GHB monitor project. ''Drug and Alcohol Dependence, 170'', 164-173. doi: 10.1016/j.drugalcdep.2016.11.014&lt;br /&gt;
[https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/173/detoxification_with_titration_and_tapering_in_gamm.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;  .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectifs du protocole ==&lt;br /&gt;
* '''Assurer un sevrage sécurisé''' en évitant les complications graves (délirium, convulsions, agitation sévère).&lt;br /&gt;
* '''Réduire progressivement la dose''' pour minimiser les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
* '''Accompagner le patient''' avec un suivi médical et psychologique adapté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Déroulement du protocole ==&lt;br /&gt;
Le protocole se déroule en trois étapes :  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1. Phase de titration (stabilisation) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Remplacer le GHB de rue par une dose équivalente de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Administration de la première dose''' dans les 2,5 heures après la dernière prise de GHB de rue.&lt;br /&gt;
* '''Dosage initial''' : environ 70 % de la dose habituelle de l'usager.&lt;br /&gt;
* '''Ajustements toutes les 2 à 3 heures''' pour stabiliser le patient et éviter les symptômes de sevrage graves.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des signes vitaux''' (pression artérielle, rythme cardiaque, état psychologique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2. Phase de réduction progressive des doses (tapering) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Diminuer progressivement la dose de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Schéma de réduction''' : diminution de 0,3 g par prise par jour.&lt;br /&gt;
* '''Espacement des prises''' : toutes les 2 à 3 heures, y compris la nuit.&lt;br /&gt;
* '''Traitements complémentaires possibles''' en cas de symptômes sévères :&lt;br /&gt;
** '''Hypertension''' → métoprolol (50-100 mg).&lt;br /&gt;
** '''Anxiété et agitation''' → diazépam (5-30 mg).&lt;br /&gt;
** '''Insomnie''' → temazepam 10 mg&lt;br /&gt;
** '''Délirium ou psychose''' → antipsychotiques (halopéridol, olanzapine).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; width:100%;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ '''Exemple de programme de réduction progressive du GHB pharmaceutique (en grammes) avec un intervalle de 3 heures&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;/&amp;gt;'''&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Heure !! Jour 1 !! Jour 2 !! Jour 3 !! Jour 4 !! Jour 5 !! Jour 6 !! Jour 7 !! Jour 8 !! Jour 9 !! Jour 10 !! Jour 11 !! Jour 12 !! Jour 13 !! Jour 14 !! Jour 15&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 08:00 || 4.5 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 11:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 14:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 17:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 20:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 23:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 02:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 05:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! '''Total (g de GHB)''' || 38.1 || 36 || 33.6 || 31.2 || 29 || 26.4 || 24 || 21.6 || 19.2 || 16.8 || 14.4 || 12 || 9.6 || 7.2 || 4.8&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Note :''' Cet exemple est basé sur un patient masculin de 23 ans, avec des antécédents de trouble anxieux social, utilisant du GHB fait maison depuis 4 ans, à raison de '''12 ml toutes les 60 à 90 minutes''' et '''2 prises nocturnes'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3. Phase de récupération (post-sevrage) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Stabiliser le patient après l’arrêt du GHB.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des symptômes résiduels''' (troubles du sommeil, anxiété).&lt;br /&gt;
* '''Suivi psychologique''' indispensable pour prévenir les rechutes.&lt;br /&gt;
* '''Accompagnement vers une prise en charge à long terme''' (thérapie, groupes de soutien, réduction des risques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Résultats et limites ==&lt;br /&gt;
* '''Taux de réussite''' : 85 % des patients ont réussi à arrêter le GHB à l’issue du protocole.&lt;br /&gt;
* '''Durée moyenne''' : 12,5 jours de traitement.&lt;br /&gt;
* '''Complications possibles''' : hypertension, anxiété, délirium dans certains cas.&lt;br /&gt;
* '''Taux de rechute élevé (69 % à 3 mois)''' → nécessité d’un suivi post-sevrage renforcé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' représente une alternative efficace et plus sûre que l'arrêt brutal du GHB ou que l'utilisation de benzodiazépines seules. Cependant, en raison du '''taux élevé de rechute à 3 mois''', il est essentiel d'assurer un '''accompagnement médical et psychologique à long terme'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB = Le GHB pharmaceutique n'est disponible en France que de façon tres encadree (Xyrem) et n'a pas d'AMM pour le sevrage du GHB. La faisabilite de ce protocole n'est donc, malheureusement, pas tres probable en France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Baclofène =&lt;br /&gt;
Articles à citer :&lt;br /&gt;
McDonough et al&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heiko</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11689</id>
		<title>GHB et sevrage : Ce que les soignants et les usagers doivent savoir</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11689"/>
		<updated>2025-03-31T17:52:43Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Heiko : /* Récepteurs cibles */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;div style=&amp;quot;border: 2px solid orange; background-color: #fff3cd; padding: 10px; text-align: center; font-size: 1.2em;&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
🚧 &amp;lt;b&amp;gt;Page en cours de construction&amp;lt;/b&amp;gt; 🚧  &lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;Cette page est en cours de rédaction. Son contenu peut évoluer. Vous pouvez contribuer à son amélioration.  &lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les soignants :'''&lt;br /&gt;
*⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;L'usager qui a écrit ce wiki n'est pas médecin. Il vous appartient d'exercer votre esprit critique sur son contenu.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️ Votre contribution sera la bienvenue.&lt;br /&gt;
*Ce wiki est un état de l'art sur les connaissances médicales et pharmacologiques actuelles sur le GHB et ses dérivés. Ce ne sont pas des recommendations.&lt;br /&gt;
*Tous les informations citée sont sourcées avec des publications médicales.&lt;br /&gt;
*Toutes ces publications ont été uploadées sur Psychoactif et sont immédiatement consultables via le lien &amp;quot;Lire l'article&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les usagers qui ont une dépendance physique forte :'''&lt;br /&gt;
*'''⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;Ne tentez jamais de faire un sevrage &amp;quot;Cold turkey&amp;quot;. Vous pourriez en crever.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️'''&lt;br /&gt;
*En cas de sevrage forcé, rendez-vous aux urgences.&lt;br /&gt;
*Faites lire ce PsychoWiki par vos soignants.&lt;br /&gt;
*Si vous êtes mis en garde à vue, demandez à être examiné par un médecin. Ce droit est garanti par [https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006575081/2002-03-05 l'article 63-3 du Code de procédure pénale]. Faites-lui lire cet article car c'est lui qui décide si votre état est compatible ou non avec une garde à vue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Propriétés pharmacologiques du GHB =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Origine et métabolisme ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le gamma-hydroxybutyrate (GHB)''' est un composé naturellement présent dans le cerveau des mammifères, dérivé du neurotransmetteur GABA. Il possède à la fois des fonctions physiologiques comme neuromodulateur, et des effets pharmacologiques marqués à fortes doses&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot;&amp;gt;Wong CG, Gibson KM, Snead OC 3rd. From the street to the brain: neurobiology of the recreational drug gamma-hydroxybutyric acid. Trends Pharmacol Sci. 2004 Jan;25(1):29-34. doi: 10.1016/j.tips.2003.11.001. PMID: 14723976. - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wong2004.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce qui en fait une substance à double facette : thérapeutique et potentiellement abusive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB est naturellement synthétisé dans le cerveau à partir de son précurseur principal, le GABA (acide γ-aminobutyrique). Il possède dans le cerveau son propre récepteur : le récepteur au GHB. Le GHB peut être reconverti en en GABA, créant un cycle métabolique dynamique entre GABA et GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Récepteurs cibles ==&lt;br /&gt;
Le GHB agit via deux récepteurs distincts :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le '''récepteur GHB''', Il est activé aux concentrations physiologiques (nanomolaires à micromolaires).&lt;br /&gt;
* Le '''récepteur GABA-B'''. Dans les concentration physiologiques, le GHB ne se lie pas aux récepteurs GABA-B. Cependant, en cas d'apport exogène, sa concentration atteint plusieurs milliers de fois sa valeur physiologique. Dans ces conditions là (concentration millimolaire), le GHB active les récepteur GABA-B. Soit directement, soit indirectement via sa conversion en GABA. Et ça, on le sait parce que lorsqu'on co-administre un antagoniste des GABA-B à des rats en même temps que du GHB, les effets sédatifs du GHB sont bloqués.&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Neuromodulation ==&lt;br /&gt;
Le GHB est souvent perçu comme une drogue « sédative », mais ses effets sont en réalité beaucoup plus complexes. Il agit comme un '''neurotransmetteur''', c’est-à-dire qu’il influence en profondeur l'équilibre entre plusieurs substances chimiques du cerveau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Quel est le rôle du GHB dans ses concentrations physiologiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À des concentrations physiologiques, le GHB active principalement un récepteur spécifique qu’on appelle tout simplement le '''récepteur GHB'''. Ce récepteur se trouve dans certaines zones cérébrales sensibles, comme l’hippocampe (mémoire), le cortex (perception) et le thalamus (relais sensoriels)&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand ce récepteur est activé&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt; :&lt;br /&gt;
* Il '''diminue la libération de deux neurotransmetteurs clés''' : le GABA (un inhibiteur) et le glutamate (un excitateur).&lt;br /&gt;
* Il agit au niveau des '''terminaisons présynaptiques''' – c’est un peu comme s’il ajustait le &amp;quot;volume&amp;quot; de la communication neuronale en amont.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Que se passe-t-il en cas de consommation récréative ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand la dose de GHB augmente (dans un cadre récréatif ou abusif), ses effets dépassent la concentration physiologique de 100 à 1000 fois, et s’étendent à un autre récepteur : le récepteur '''GABA-B'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le GABA-B est un récepteur plus général, impliqué dans la régulation de l’excitabilité cérébrale.&lt;br /&gt;
* Le GHB peut l’activer de deux façons :&lt;br /&gt;
**1.** directement, à haute concentration ;&lt;br /&gt;
**2.** indirectement, en étant transformé en GABA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’activation du récepteur GABAB par le GHB entraîne&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt; :&lt;br /&gt;
* une **inhibition généralisée de l’activité cérébrale**,&lt;br /&gt;
* des effets tels que **sédation**, **perte de mémoire**, **ralentissement moteur**,&lt;br /&gt;
* et, à très haute dose, **coma, convulsions, voire arrêt respiratoire**.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Effets sur le système dopaminergique ==&lt;br /&gt;
Le potentiel addictif du GHB semble particulièrement lié à son action sur les récepteurs GABAB, combinée à une désinhibition de la dopamine en cas d’usage prolongé. Cette configuration le distingue d’autres agonistes GABAB comme le baclofène, qui ne présentent pas le même profil de récompense ou de dépendance&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB inhibe la libération de dopamine dans un premier temps, ce qui contribue à ses effets sédatifs. Toutefois, lors d’une consommation répétée, des mécanismes compensatoires peuvent entraîner une désinhibition paradoxale et une augmentation de l’activité dopaminergique, renforçant ainsi les comportements addictifs&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pourquoi est-ce addictif, sur le plan neurobiologique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le système dopaminergique joue un rôle central dans les fonctions de '''motivation, plaisir, mouvement, attention et récompense'''. Le GHB, bien qu’il soit souvent classé parmi les dépresseurs, a un impact complexe et biphasique sur ce système. Voici une traduction en français du paragraphe '''GHB and reward'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Wong et al., 2004&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Le mécanisme des propriétés addictives du GHB n’est pas clairement établi. À l’échelle moléculaire, une exposition chronique au GHB entraînerait probablement une désensibilisation des récepteurs au GHB et des récepteurs GABA B, comme cela a été démontré in vitro [59,60], réduisant ainsi leur capacité à inhiber la libération de neurotransmetteurs. Ainsi, dans des conditions de consommation chronique de GHB, il est possible que des mécanismes compensatoires se mettent en place pour contrebalancer l’inhibition de la libération de dopamine, ce qui pourrait en réalité entraîner une augmentation de la libération de dopamine, de GABA et/ou de glutamate. Ce scénario pourrait contribuer aux propriétés addictives du GHB.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Que fait le GHB à la dopamine ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'effet du GHB sur la dopamine dépendrait :&lt;br /&gt;
* de la dose,&lt;br /&gt;
* du mode d’administration (aiguë ou chronique),&lt;br /&gt;
* et du temps écoulé après la prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À court terme, lors d'une prise aiguë, le GHB inhibe temporairement la libération de dopamine dans certaines régions cérébrales, comme le striatum&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;. Cela peut expliquer les effets de sédation, de détente, d'anxiolyse, et parfois un sentiment de &amp;quot;lâcher prise&amp;quot; émotionnel juste après la prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À plus long terme, avec des prises répétées ou chroniques, le cerveau s’adapte en augmentant le nombre ou la sensibilité des récepteurs dopaminergiques. Résultat : des effets paradoxaux peuvent apparaître, comme une stimulation ou un état d’euphorie&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce &amp;quot;rebond&amp;quot; dopaminergique pourrait être une piste pour mieux comprendre le potentiel addictif du GHB. Le GHB est parfois perçu comme une drogue « clean » ou « douce », notamment parce qu’il ne stimule pas directement le système de récompense comme la cocaïne. Mais :&lt;br /&gt;
* Son effet inhibiteur n’est que temporaire.&lt;br /&gt;
* L’adaptation du cerveau peut créer une dépendance insidieuse, fondée sur une dysrégulation progressive du système de récompense.&lt;br /&gt;
* Beaucoup d'usagers sur Psychoactif racontent que leurs problèmes de GHB se sont installés très progressivement, parfois sur plusieurs années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des études animales ont montré que les effets moteurs sédatifs du GHB étaient associés à une baisse de dopamine mesurée par un de ses métabolite. Ces effets peuvent être bloqués par des antagonistes GABA-B, ce qui confirme que l’effet dopaminergique passe essentiellement par l’activation de GABA-B, et non directement par les récepteurs dopaminergiques&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais ce sujet reste à ce jour très mal compris, car d'autres agonistes du GABA-B, comme le baclofène, n'ont aucun intérêt récréatif. Aujourd'hui, la science n'a pas encore à cette question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En résumé ===&lt;br /&gt;
* Le GHB déstabilise le système dopamine de manière progressive et silencieuse.&lt;br /&gt;
* Il combine relaxation initiale et recherche de récompense différée.&lt;br /&gt;
* C’est cette dynamique qui fait que la dépendance met du temps à s'installer et en fait une substance piégeuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Syndrome de sevrage au GHB : description et évolution chronologique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Symptômes principaux ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sevrage au [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-hydroxybutyrate] ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GHB]) et à ses dérivés ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-butanediol] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-BD]] et [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-butyrolactone] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GBL]]) peut être sévère et potentiellement mortel&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot;&amp;gt;Dyer, J. E., Roth, B., &amp;amp; Hyma, B. A. (2001). Gamma-hydroxybutyrate withdrawal syndrome. ''Annals of Emergency Medicine'', 37(2), 147-153. doi: 10.1067/mem.2001.112985 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans le cas de la personne décédée, voici une traduction en français de l'article de Dyer et al., 2001&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Dyer et al., 2001&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Un homme de 24 ans, employé comme expert en assurances, s'est présenté dans un centre de crise en se plaignant d'hallucinations auditives et visuelles. Il a admis une consommation massive de GHB sur une période de 10 mois, augmentant progressivement les doses afin de prévenir l'apparition des hallucinations liées au sevrage. Sa dernière prise avait eu lieu juste avant son évaluation. À ce moment-là, aucun signe clinique d’hallucinations n’a été observé et il a été renvoyé avec des instructions pour un suivi en centre de désintoxication.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux mois plus tard, il s’est présenté dans un centre de désintoxication en se plaignant de nausées, vomissements et diarrhées persistants depuis 2 mois. Il décrivait également une grande faiblesse musculaire, un gonflement du corps, une diplopie (vision double), une vision floue, un essoufflement, une fréquence urinaire accrue, une soif intense, des évanouissements et une perte d'appétit. Il consommait du GHB toutes les 30 minutes, sa dernière dose remontant à seulement 20 minutes avant son arrivée. Il niait toute autre consommation de drogue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l'examen, il présentait des pupilles dilatées, un tremblement important et une anxiété marquée. Son électrocardiogramme (ECG) montrait un rythme sinusal normal, mais avec une hypertrophie ventriculaire gauche et une ischémie possible de la paroi inférieure. Il a été hospitalisé et traité au lorazépam pour gérer son agitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours des 24 heures suivantes, son état s'est aggravé : il a développé une tachycardie, une agressivité, des hallucinations visuelles persistantes et des tremblements incontrôlables. Son hospitalisation a été compliquée par une pneumonie lobaire inférieure droite, nécessitant une intubation et une ventilation mécanique pendant 6 jours sous sédation au propofol. Après son extubation, il restait confus et délirant malgré l'administration continue de benzodiazépines et d'antipsychotiques. Son agitation persistante nécessitait l'utilisation de contentions en cuir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 12ᵉ jour d’hospitalisation, son état semblait s’améliorer, et le lorazépam était progressivement réduit. Le 13ᵉ jour, il était toujours délirant mais restait réveillable. Cependant, dans la soirée, il a présenté un épisode soudain de contractions musculaires généralisées avec un regard figé vers le haut. Il a ensuite subi un arrêt cardiaque, précédé d’une bradycardie sévère. Malgré des tentatives agressives de réanimation incluant atropine, épinéphrine et défibrillation, le patient est décédé.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus généralement, une revue de 27 études comportant en tout 57 cas de syndrômes de sevrage a rapporté les statistiques suivantes :&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;Wojtowicz, J. M., Yegles, M., &amp;amp; Wennig, R. (2008). &amp;quot;Withdrawal from gamma-hydroxybutyrate, 1,4-butanediol and gamma-butyrolactone: A case report and systematic review.&amp;quot; ''CJEM'', 10(1), 69-74. doi: 10.1017/S1481803500009851 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wojtowicz_et_al_2008.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Répartition des substances impliquées dans les cas de sevrage :&lt;br /&gt;
*GHB : 36 cas (63 %)&lt;br /&gt;
*GBL : 18 cas (32 %)&lt;br /&gt;
*1,4-BD : 3 cas (5 %)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ Statistiques des complications du syndrome de sevrage au GHB&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Complication !! Fréquence parmi les patients (%)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tremblements''' || 67 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Delirium tremens''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tachycardie''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Insomnie''' || 58 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Convulsions''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Rhabdomyolyse''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Décès''' || 1.75 % (1 seul cas &amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;)&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage présente de nombreuses similitudes avec le syndrome de sevrage alcoolique (tremblements, tachycardie, delirium). Cependant, à la différence avec le syndrome de sevrage alcoolique, '''il se caractérise par la rapidité et la brutalité des symptômes''', en particulier dans les cas graves. Les symptômes apparaissent généralement 1 à 6 heures après la dernière prise de GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais peuvent apparaître dès 30 minutes dans les cas graves. Ils atteignent leur intensité maximale au bout de 24 à 72 heures. Les principaux symptômes incluent :&lt;br /&gt;
* '''Agitation et anxiété'''&lt;br /&gt;
* '''Insomnie sévère'''&lt;br /&gt;
* '''Tremblements'''&lt;br /&gt;
* '''Tachycardie et hypertension'''&lt;br /&gt;
* '''Delirium tremens'''&lt;br /&gt;
* '''Convulsions'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Carai2005&amp;quot;&amp;gt;Carai, M. A. M., Colombo, G., &amp;amp; Gessa, G. L. (2005). &amp;quot;Withdrawal syndrome from gamma-hydroxybutyric acid (GHB) and 1,4-butanediol (1,4-BD) in Sardinian alcohol-preferring rats.&amp;quot; ''Brain Research Protocols'', 15(1), 75-78. doi: 10.1016/j.brainresprot.2005.04.001 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/carai_et_al_2005.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhabdomyolyse'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Évolution temporelle du sevrage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage évolue en plusieurs phases :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase précoce (6-12h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Anxiété, agitation, tremblements, insomnie.&lt;br /&gt;
** Augmentation du rythme cardiaque et de la pression artérielle.&lt;br /&gt;
** Nausées et vomissements possibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase aiguë (24-72h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Apparition des symptômes les plus sévères.&lt;br /&gt;
** Risque de delirium avec hallucinations visuelles et auditives&lt;br /&gt;
** Possibles crises convulsives et complications métaboliques (rhabdomyolyse, troubles électrolytiques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase de résorption (3-7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Réduction progressive des symptômes psychotiques.&lt;br /&gt;
** Fatigue intense, épisodes résiduels d’anxiété et troubles du sommeil persistants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase tardive (&amp;gt;7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Récupération progressive des fonctions cognitives.&lt;br /&gt;
** Anxiété et troubles du sommeil pouvant persister plusieurs semaines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Facteurs influençant la sévérité du sevrage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gravité du syndrome de sevrage dépend de plusieurs facteurs :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Durée et quantité de consommation''' : Plus l'usage est prolongé et à forte dose, plus le sevrage est sévère.&lt;br /&gt;
* '''Fréquence des prises''' : Un usage régulier avec des prises toutes les 2 à 4 heures augmente le risque de dépendance sévère&lt;br /&gt;
* '''Co-intoxication''' : L'association avec d'autres dépresseurs du SNC (alcool, benzodiazépines) peut aggraver le sevrage et compliquer sa gestion&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Benzodiazépine et barbituriques =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'utilisation du diazépam dans le cadre du sevrage au GHB repose sur son action sur les récepteurs GABA-A. Il permet d'atténuer l'hyperexcitabilité du système nerveux central induite par l'arrêt brutal du GHB et de ses analogues (GBL, 1,4-BD)&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Données cliniques sur l'efficacité du diazépam ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs études rapportent l'administration de benzodiazépines, dont le diazépam, à des doses élevées chez des patients en sevrage sévère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Une revue de cas indique que, sur 57 épisodes de sevrage recensés, la majorité des patients ont reçu des benzodiazépines comme traitement principal. Cependant, des doses très élevées ont été nécessaires pour contrôler l'agitation et les hallucinations. Dans certains cas, le diazépam seul n’a pas suffi, nécessitant l'ajout de barbituriques&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
* Une autre étude décrit des échecs partiels du diazépam dans les formes sévères du sevrage. Un protocole couramment utilisé consiste à administrer des benzodiazépines à haute dose dès l'apparition des premiers symptômes, avec un ajustement en fonction de l'évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;Wood DM, Brailsford AD, Dargan PI. [https://doi.org/10.1002/dta.292 ''Acute toxicity and withdrawal syndromes related to gamma-hydroxybutyrate (GHB) and its analogues'']. Drug Testing and Analysis. 2011.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Résistance au diazépam ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'efficacité du diazépam n'est pas systématique. Plusieurs études signalent des cas où de fortes doses n'ont pas permis de contrôler les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Dans 4 cas recensés, des doses de diazépam supérieures à 100 mg/jour n’ont pas suffi à contrôler le syndrome de sevrage, nécessitant l'utilisation de pentobarbital&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il est suggéré que cette résistance pourrait être liée à l'action dominante du GHB sur les récepteurs GABA-B, alors que le diazépam cible principalement les récepteurs GABA-A. Ainsi, l'utilisation du baclofène, un agoniste GABA-B, est proposée comme alternative dans les cas réfractaires&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Protocoles cliniques documentés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les études recensées ne proposent pas de consensus unique, mais plusieurs approches ont été décrites :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* **Protocole symptomatique** : administration de diazépam en fonction de l’intensité des symptômes, avec un ajustement progressif selon l’évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
* **Protocole de réduction progressive** : introduction du diazépam à haute dose suivie d’une décroissance sur plusieurs jours, similaire aux protocoles de sevrage alcoolique&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Sevrage progressif avec du GHB pharmaceutique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' (Detoxification with Titration and Tapering) est une méthode de sevrage médicalisé du GHB mise en place aux Pays-Bas. Il repose sur une substitution du GHB de rue ou de ses analogues ([[GBL,_effets,_risques,_témoignages|GBL]], [[1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_témoignages|1,4-BDO]], etc) par du GHB pharmaceutique, suivie d’une réduction progressive des doses afin d’éviter un sevrage brutal et potentiellement dangereux. Ce protocole a été testé sur 229 patients et a montré un taux de réussite de 85 %, bien qu’un suivi post-sevrage soit indispensable pour éviter les rechutes&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;&amp;gt;Dijkstra, B.A.G., Kamal, R., van Noorden, M.S., de Haan, H., Loonen, A.J.M., &amp;amp; De Jong, C.A.J. (2016). Detoxification with titration and tapering in gamma-hydroxybutyrate (GHB) dependent patients: The Dutch GHB monitor project. ''Drug and Alcohol Dependence, 170'', 164-173. doi: 10.1016/j.drugalcdep.2016.11.014&lt;br /&gt;
[https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/173/detoxification_with_titration_and_tapering_in_gamm.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;  .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectifs du protocole ==&lt;br /&gt;
* '''Assurer un sevrage sécurisé''' en évitant les complications graves (délirium, convulsions, agitation sévère).&lt;br /&gt;
* '''Réduire progressivement la dose''' pour minimiser les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
* '''Accompagner le patient''' avec un suivi médical et psychologique adapté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Déroulement du protocole ==&lt;br /&gt;
Le protocole se déroule en trois étapes :  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1. Phase de titration (stabilisation) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Remplacer le GHB de rue par une dose équivalente de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Administration de la première dose''' dans les 2,5 heures après la dernière prise de GHB de rue.&lt;br /&gt;
* '''Dosage initial''' : environ 70 % de la dose habituelle de l'usager.&lt;br /&gt;
* '''Ajustements toutes les 2 à 3 heures''' pour stabiliser le patient et éviter les symptômes de sevrage graves.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des signes vitaux''' (pression artérielle, rythme cardiaque, état psychologique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2. Phase de réduction progressive des doses (tapering) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Diminuer progressivement la dose de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Schéma de réduction''' : diminution de 0,3 g par prise par jour.&lt;br /&gt;
* '''Espacement des prises''' : toutes les 2 à 3 heures, y compris la nuit.&lt;br /&gt;
* '''Traitements complémentaires possibles''' en cas de symptômes sévères :&lt;br /&gt;
** '''Hypertension''' → métoprolol (50-100 mg).&lt;br /&gt;
** '''Anxiété et agitation''' → diazépam (5-30 mg).&lt;br /&gt;
** '''Insomnie''' → temazepam 10 mg&lt;br /&gt;
** '''Délirium ou psychose''' → antipsychotiques (halopéridol, olanzapine).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; width:100%;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ '''Exemple de programme de réduction progressive du GHB pharmaceutique (en grammes) avec un intervalle de 3 heures&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;/&amp;gt;'''&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Heure !! Jour 1 !! Jour 2 !! Jour 3 !! Jour 4 !! Jour 5 !! Jour 6 !! Jour 7 !! Jour 8 !! Jour 9 !! Jour 10 !! Jour 11 !! Jour 12 !! Jour 13 !! Jour 14 !! Jour 15&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 08:00 || 4.5 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 11:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 14:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 17:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 20:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 23:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 02:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 05:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! '''Total (g de GHB)''' || 38.1 || 36 || 33.6 || 31.2 || 29 || 26.4 || 24 || 21.6 || 19.2 || 16.8 || 14.4 || 12 || 9.6 || 7.2 || 4.8&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Note :''' Cet exemple est basé sur un patient masculin de 23 ans, avec des antécédents de trouble anxieux social, utilisant du GHB fait maison depuis 4 ans, à raison de '''12 ml toutes les 60 à 90 minutes''' et '''2 prises nocturnes'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3. Phase de récupération (post-sevrage) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Stabiliser le patient après l’arrêt du GHB.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des symptômes résiduels''' (troubles du sommeil, anxiété).&lt;br /&gt;
* '''Suivi psychologique''' indispensable pour prévenir les rechutes.&lt;br /&gt;
* '''Accompagnement vers une prise en charge à long terme''' (thérapie, groupes de soutien, réduction des risques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Résultats et limites ==&lt;br /&gt;
* '''Taux de réussite''' : 85 % des patients ont réussi à arrêter le GHB à l’issue du protocole.&lt;br /&gt;
* '''Durée moyenne''' : 12,5 jours de traitement.&lt;br /&gt;
* '''Complications possibles''' : hypertension, anxiété, délirium dans certains cas.&lt;br /&gt;
* '''Taux de rechute élevé (69 % à 3 mois)''' → nécessité d’un suivi post-sevrage renforcé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' représente une alternative efficace et plus sûre que l'arrêt brutal du GHB ou que l'utilisation de benzodiazépines seules. Cependant, en raison du '''taux élevé de rechute à 3 mois''', il est essentiel d'assurer un '''accompagnement médical et psychologique à long terme'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB = Le GHB pharmaceutique n'est disponible en France que de façon tres encadree (Xyrem) et n'a pas d'AMM pour le sevrage du GHB. La faisabilite de ce protocole n'est donc, malheureusement, pas tres probable en France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Baclofène =&lt;br /&gt;
Articles à citer :&lt;br /&gt;
McDonough et al&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heiko</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11688</id>
		<title>GHB et sevrage : Ce que les soignants et les usagers doivent savoir</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11688"/>
		<updated>2025-03-31T17:52:23Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Heiko : /* Récepteurs cibles */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;div style=&amp;quot;border: 2px solid orange; background-color: #fff3cd; padding: 10px; text-align: center; font-size: 1.2em;&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
🚧 &amp;lt;b&amp;gt;Page en cours de construction&amp;lt;/b&amp;gt; 🚧  &lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;Cette page est en cours de rédaction. Son contenu peut évoluer. Vous pouvez contribuer à son amélioration.  &lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les soignants :'''&lt;br /&gt;
*⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;L'usager qui a écrit ce wiki n'est pas médecin. Il vous appartient d'exercer votre esprit critique sur son contenu.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️ Votre contribution sera la bienvenue.&lt;br /&gt;
*Ce wiki est un état de l'art sur les connaissances médicales et pharmacologiques actuelles sur le GHB et ses dérivés. Ce ne sont pas des recommendations.&lt;br /&gt;
*Tous les informations citée sont sourcées avec des publications médicales.&lt;br /&gt;
*Toutes ces publications ont été uploadées sur Psychoactif et sont immédiatement consultables via le lien &amp;quot;Lire l'article&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les usagers qui ont une dépendance physique forte :'''&lt;br /&gt;
*'''⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;Ne tentez jamais de faire un sevrage &amp;quot;Cold turkey&amp;quot;. Vous pourriez en crever.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️'''&lt;br /&gt;
*En cas de sevrage forcé, rendez-vous aux urgences.&lt;br /&gt;
*Faites lire ce PsychoWiki par vos soignants.&lt;br /&gt;
*Si vous êtes mis en garde à vue, demandez à être examiné par un médecin. Ce droit est garanti par [https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006575081/2002-03-05 l'article 63-3 du Code de procédure pénale]. Faites-lui lire cet article car c'est lui qui décide si votre état est compatible ou non avec une garde à vue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Propriétés pharmacologiques du GHB =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Origine et métabolisme ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le gamma-hydroxybutyrate (GHB)''' est un composé naturellement présent dans le cerveau des mammifères, dérivé du neurotransmetteur GABA. Il possède à la fois des fonctions physiologiques comme neuromodulateur, et des effets pharmacologiques marqués à fortes doses&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot;&amp;gt;Wong CG, Gibson KM, Snead OC 3rd. From the street to the brain: neurobiology of the recreational drug gamma-hydroxybutyric acid. Trends Pharmacol Sci. 2004 Jan;25(1):29-34. doi: 10.1016/j.tips.2003.11.001. PMID: 14723976. - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wong2004.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce qui en fait une substance à double facette : thérapeutique et potentiellement abusive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB est naturellement synthétisé dans le cerveau à partir de son précurseur principal, le GABA (acide γ-aminobutyrique). Il possède dans le cerveau son propre récepteur : le récepteur au GHB. Le GHB peut être reconverti en en GABA, créant un cycle métabolique dynamique entre GABA et GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Récepteurs cibles ==&lt;br /&gt;
Le GHB agit via deux systèmes récepteurs distincts :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le '''récepteur GHB''', Il est activé aux concentrations physiologiques (nanomolaires à micromolaires).&lt;br /&gt;
* Le '''récepteur GABA-B'''. Dans les concentration physiologiques, le GHB ne se lie pas aux récepteurs GABA-B. Cependant, en cas d'apport exogène, sa concentration atteint plusieurs milliers de fois sa valeur physiologique. Dans ces conditions là (concentration millimolaire), le GHB active les récepteur GABA-B. Soit directement, soit indirectement via sa conversion en GABA. Et ça, on le sait parce que lorsqu'on co-administre un antagoniste des GABA-B à des rats en même temps que du GHB, les effets sédatifs du GHB sont bloqués.&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Neuromodulation ==&lt;br /&gt;
Le GHB est souvent perçu comme une drogue « sédative », mais ses effets sont en réalité beaucoup plus complexes. Il agit comme un '''neurotransmetteur''', c’est-à-dire qu’il influence en profondeur l'équilibre entre plusieurs substances chimiques du cerveau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Quel est le rôle du GHB dans ses concentrations physiologiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À des concentrations physiologiques, le GHB active principalement un récepteur spécifique qu’on appelle tout simplement le '''récepteur GHB'''. Ce récepteur se trouve dans certaines zones cérébrales sensibles, comme l’hippocampe (mémoire), le cortex (perception) et le thalamus (relais sensoriels)&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand ce récepteur est activé&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt; :&lt;br /&gt;
* Il '''diminue la libération de deux neurotransmetteurs clés''' : le GABA (un inhibiteur) et le glutamate (un excitateur).&lt;br /&gt;
* Il agit au niveau des '''terminaisons présynaptiques''' – c’est un peu comme s’il ajustait le &amp;quot;volume&amp;quot; de la communication neuronale en amont.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Que se passe-t-il en cas de consommation récréative ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand la dose de GHB augmente (dans un cadre récréatif ou abusif), ses effets dépassent la concentration physiologique de 100 à 1000 fois, et s’étendent à un autre récepteur : le récepteur '''GABA-B'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le GABA-B est un récepteur plus général, impliqué dans la régulation de l’excitabilité cérébrale.&lt;br /&gt;
* Le GHB peut l’activer de deux façons :&lt;br /&gt;
**1.** directement, à haute concentration ;&lt;br /&gt;
**2.** indirectement, en étant transformé en GABA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’activation du récepteur GABAB par le GHB entraîne&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt; :&lt;br /&gt;
* une **inhibition généralisée de l’activité cérébrale**,&lt;br /&gt;
* des effets tels que **sédation**, **perte de mémoire**, **ralentissement moteur**,&lt;br /&gt;
* et, à très haute dose, **coma, convulsions, voire arrêt respiratoire**.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Effets sur le système dopaminergique ==&lt;br /&gt;
Le potentiel addictif du GHB semble particulièrement lié à son action sur les récepteurs GABAB, combinée à une désinhibition de la dopamine en cas d’usage prolongé. Cette configuration le distingue d’autres agonistes GABAB comme le baclofène, qui ne présentent pas le même profil de récompense ou de dépendance&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB inhibe la libération de dopamine dans un premier temps, ce qui contribue à ses effets sédatifs. Toutefois, lors d’une consommation répétée, des mécanismes compensatoires peuvent entraîner une désinhibition paradoxale et une augmentation de l’activité dopaminergique, renforçant ainsi les comportements addictifs&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pourquoi est-ce addictif, sur le plan neurobiologique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le système dopaminergique joue un rôle central dans les fonctions de '''motivation, plaisir, mouvement, attention et récompense'''. Le GHB, bien qu’il soit souvent classé parmi les dépresseurs, a un impact complexe et biphasique sur ce système. Voici une traduction en français du paragraphe '''GHB and reward'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Wong et al., 2004&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Le mécanisme des propriétés addictives du GHB n’est pas clairement établi. À l’échelle moléculaire, une exposition chronique au GHB entraînerait probablement une désensibilisation des récepteurs au GHB et des récepteurs GABA B, comme cela a été démontré in vitro [59,60], réduisant ainsi leur capacité à inhiber la libération de neurotransmetteurs. Ainsi, dans des conditions de consommation chronique de GHB, il est possible que des mécanismes compensatoires se mettent en place pour contrebalancer l’inhibition de la libération de dopamine, ce qui pourrait en réalité entraîner une augmentation de la libération de dopamine, de GABA et/ou de glutamate. Ce scénario pourrait contribuer aux propriétés addictives du GHB.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Que fait le GHB à la dopamine ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'effet du GHB sur la dopamine dépendrait :&lt;br /&gt;
* de la dose,&lt;br /&gt;
* du mode d’administration (aiguë ou chronique),&lt;br /&gt;
* et du temps écoulé après la prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À court terme, lors d'une prise aiguë, le GHB inhibe temporairement la libération de dopamine dans certaines régions cérébrales, comme le striatum&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;. Cela peut expliquer les effets de sédation, de détente, d'anxiolyse, et parfois un sentiment de &amp;quot;lâcher prise&amp;quot; émotionnel juste après la prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À plus long terme, avec des prises répétées ou chroniques, le cerveau s’adapte en augmentant le nombre ou la sensibilité des récepteurs dopaminergiques. Résultat : des effets paradoxaux peuvent apparaître, comme une stimulation ou un état d’euphorie&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce &amp;quot;rebond&amp;quot; dopaminergique pourrait être une piste pour mieux comprendre le potentiel addictif du GHB. Le GHB est parfois perçu comme une drogue « clean » ou « douce », notamment parce qu’il ne stimule pas directement le système de récompense comme la cocaïne. Mais :&lt;br /&gt;
* Son effet inhibiteur n’est que temporaire.&lt;br /&gt;
* L’adaptation du cerveau peut créer une dépendance insidieuse, fondée sur une dysrégulation progressive du système de récompense.&lt;br /&gt;
* Beaucoup d'usagers sur Psychoactif racontent que leurs problèmes de GHB se sont installés très progressivement, parfois sur plusieurs années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des études animales ont montré que les effets moteurs sédatifs du GHB étaient associés à une baisse de dopamine mesurée par un de ses métabolite. Ces effets peuvent être bloqués par des antagonistes GABA-B, ce qui confirme que l’effet dopaminergique passe essentiellement par l’activation de GABA-B, et non directement par les récepteurs dopaminergiques&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais ce sujet reste à ce jour très mal compris, car d'autres agonistes du GABA-B, comme le baclofène, n'ont aucun intérêt récréatif. Aujourd'hui, la science n'a pas encore à cette question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En résumé ===&lt;br /&gt;
* Le GHB déstabilise le système dopamine de manière progressive et silencieuse.&lt;br /&gt;
* Il combine relaxation initiale et recherche de récompense différée.&lt;br /&gt;
* C’est cette dynamique qui fait que la dépendance met du temps à s'installer et en fait une substance piégeuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Syndrome de sevrage au GHB : description et évolution chronologique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Symptômes principaux ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sevrage au [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-hydroxybutyrate] ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GHB]) et à ses dérivés ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-butanediol] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-BD]] et [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-butyrolactone] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GBL]]) peut être sévère et potentiellement mortel&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot;&amp;gt;Dyer, J. E., Roth, B., &amp;amp; Hyma, B. A. (2001). Gamma-hydroxybutyrate withdrawal syndrome. ''Annals of Emergency Medicine'', 37(2), 147-153. doi: 10.1067/mem.2001.112985 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans le cas de la personne décédée, voici une traduction en français de l'article de Dyer et al., 2001&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Dyer et al., 2001&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Un homme de 24 ans, employé comme expert en assurances, s'est présenté dans un centre de crise en se plaignant d'hallucinations auditives et visuelles. Il a admis une consommation massive de GHB sur une période de 10 mois, augmentant progressivement les doses afin de prévenir l'apparition des hallucinations liées au sevrage. Sa dernière prise avait eu lieu juste avant son évaluation. À ce moment-là, aucun signe clinique d’hallucinations n’a été observé et il a été renvoyé avec des instructions pour un suivi en centre de désintoxication.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux mois plus tard, il s’est présenté dans un centre de désintoxication en se plaignant de nausées, vomissements et diarrhées persistants depuis 2 mois. Il décrivait également une grande faiblesse musculaire, un gonflement du corps, une diplopie (vision double), une vision floue, un essoufflement, une fréquence urinaire accrue, une soif intense, des évanouissements et une perte d'appétit. Il consommait du GHB toutes les 30 minutes, sa dernière dose remontant à seulement 20 minutes avant son arrivée. Il niait toute autre consommation de drogue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l'examen, il présentait des pupilles dilatées, un tremblement important et une anxiété marquée. Son électrocardiogramme (ECG) montrait un rythme sinusal normal, mais avec une hypertrophie ventriculaire gauche et une ischémie possible de la paroi inférieure. Il a été hospitalisé et traité au lorazépam pour gérer son agitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours des 24 heures suivantes, son état s'est aggravé : il a développé une tachycardie, une agressivité, des hallucinations visuelles persistantes et des tremblements incontrôlables. Son hospitalisation a été compliquée par une pneumonie lobaire inférieure droite, nécessitant une intubation et une ventilation mécanique pendant 6 jours sous sédation au propofol. Après son extubation, il restait confus et délirant malgré l'administration continue de benzodiazépines et d'antipsychotiques. Son agitation persistante nécessitait l'utilisation de contentions en cuir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 12ᵉ jour d’hospitalisation, son état semblait s’améliorer, et le lorazépam était progressivement réduit. Le 13ᵉ jour, il était toujours délirant mais restait réveillable. Cependant, dans la soirée, il a présenté un épisode soudain de contractions musculaires généralisées avec un regard figé vers le haut. Il a ensuite subi un arrêt cardiaque, précédé d’une bradycardie sévère. Malgré des tentatives agressives de réanimation incluant atropine, épinéphrine et défibrillation, le patient est décédé.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus généralement, une revue de 27 études comportant en tout 57 cas de syndrômes de sevrage a rapporté les statistiques suivantes :&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;Wojtowicz, J. M., Yegles, M., &amp;amp; Wennig, R. (2008). &amp;quot;Withdrawal from gamma-hydroxybutyrate, 1,4-butanediol and gamma-butyrolactone: A case report and systematic review.&amp;quot; ''CJEM'', 10(1), 69-74. doi: 10.1017/S1481803500009851 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wojtowicz_et_al_2008.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Répartition des substances impliquées dans les cas de sevrage :&lt;br /&gt;
*GHB : 36 cas (63 %)&lt;br /&gt;
*GBL : 18 cas (32 %)&lt;br /&gt;
*1,4-BD : 3 cas (5 %)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ Statistiques des complications du syndrome de sevrage au GHB&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Complication !! Fréquence parmi les patients (%)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tremblements''' || 67 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Delirium tremens''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tachycardie''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Insomnie''' || 58 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Convulsions''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Rhabdomyolyse''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Décès''' || 1.75 % (1 seul cas &amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;)&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage présente de nombreuses similitudes avec le syndrome de sevrage alcoolique (tremblements, tachycardie, delirium). Cependant, à la différence avec le syndrome de sevrage alcoolique, '''il se caractérise par la rapidité et la brutalité des symptômes''', en particulier dans les cas graves. Les symptômes apparaissent généralement 1 à 6 heures après la dernière prise de GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais peuvent apparaître dès 30 minutes dans les cas graves. Ils atteignent leur intensité maximale au bout de 24 à 72 heures. Les principaux symptômes incluent :&lt;br /&gt;
* '''Agitation et anxiété'''&lt;br /&gt;
* '''Insomnie sévère'''&lt;br /&gt;
* '''Tremblements'''&lt;br /&gt;
* '''Tachycardie et hypertension'''&lt;br /&gt;
* '''Delirium tremens'''&lt;br /&gt;
* '''Convulsions'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Carai2005&amp;quot;&amp;gt;Carai, M. A. M., Colombo, G., &amp;amp; Gessa, G. L. (2005). &amp;quot;Withdrawal syndrome from gamma-hydroxybutyric acid (GHB) and 1,4-butanediol (1,4-BD) in Sardinian alcohol-preferring rats.&amp;quot; ''Brain Research Protocols'', 15(1), 75-78. doi: 10.1016/j.brainresprot.2005.04.001 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/carai_et_al_2005.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhabdomyolyse'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Évolution temporelle du sevrage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage évolue en plusieurs phases :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase précoce (6-12h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Anxiété, agitation, tremblements, insomnie.&lt;br /&gt;
** Augmentation du rythme cardiaque et de la pression artérielle.&lt;br /&gt;
** Nausées et vomissements possibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase aiguë (24-72h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Apparition des symptômes les plus sévères.&lt;br /&gt;
** Risque de delirium avec hallucinations visuelles et auditives&lt;br /&gt;
** Possibles crises convulsives et complications métaboliques (rhabdomyolyse, troubles électrolytiques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase de résorption (3-7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Réduction progressive des symptômes psychotiques.&lt;br /&gt;
** Fatigue intense, épisodes résiduels d’anxiété et troubles du sommeil persistants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase tardive (&amp;gt;7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Récupération progressive des fonctions cognitives.&lt;br /&gt;
** Anxiété et troubles du sommeil pouvant persister plusieurs semaines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Facteurs influençant la sévérité du sevrage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gravité du syndrome de sevrage dépend de plusieurs facteurs :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Durée et quantité de consommation''' : Plus l'usage est prolongé et à forte dose, plus le sevrage est sévère.&lt;br /&gt;
* '''Fréquence des prises''' : Un usage régulier avec des prises toutes les 2 à 4 heures augmente le risque de dépendance sévère&lt;br /&gt;
* '''Co-intoxication''' : L'association avec d'autres dépresseurs du SNC (alcool, benzodiazépines) peut aggraver le sevrage et compliquer sa gestion&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Benzodiazépine et barbituriques =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'utilisation du diazépam dans le cadre du sevrage au GHB repose sur son action sur les récepteurs GABA-A. Il permet d'atténuer l'hyperexcitabilité du système nerveux central induite par l'arrêt brutal du GHB et de ses analogues (GBL, 1,4-BD)&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Données cliniques sur l'efficacité du diazépam ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs études rapportent l'administration de benzodiazépines, dont le diazépam, à des doses élevées chez des patients en sevrage sévère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Une revue de cas indique que, sur 57 épisodes de sevrage recensés, la majorité des patients ont reçu des benzodiazépines comme traitement principal. Cependant, des doses très élevées ont été nécessaires pour contrôler l'agitation et les hallucinations. Dans certains cas, le diazépam seul n’a pas suffi, nécessitant l'ajout de barbituriques&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
* Une autre étude décrit des échecs partiels du diazépam dans les formes sévères du sevrage. Un protocole couramment utilisé consiste à administrer des benzodiazépines à haute dose dès l'apparition des premiers symptômes, avec un ajustement en fonction de l'évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;Wood DM, Brailsford AD, Dargan PI. [https://doi.org/10.1002/dta.292 ''Acute toxicity and withdrawal syndromes related to gamma-hydroxybutyrate (GHB) and its analogues'']. Drug Testing and Analysis. 2011.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Résistance au diazépam ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'efficacité du diazépam n'est pas systématique. Plusieurs études signalent des cas où de fortes doses n'ont pas permis de contrôler les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Dans 4 cas recensés, des doses de diazépam supérieures à 100 mg/jour n’ont pas suffi à contrôler le syndrome de sevrage, nécessitant l'utilisation de pentobarbital&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il est suggéré que cette résistance pourrait être liée à l'action dominante du GHB sur les récepteurs GABA-B, alors que le diazépam cible principalement les récepteurs GABA-A. Ainsi, l'utilisation du baclofène, un agoniste GABA-B, est proposée comme alternative dans les cas réfractaires&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Protocoles cliniques documentés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les études recensées ne proposent pas de consensus unique, mais plusieurs approches ont été décrites :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* **Protocole symptomatique** : administration de diazépam en fonction de l’intensité des symptômes, avec un ajustement progressif selon l’évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
* **Protocole de réduction progressive** : introduction du diazépam à haute dose suivie d’une décroissance sur plusieurs jours, similaire aux protocoles de sevrage alcoolique&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Sevrage progressif avec du GHB pharmaceutique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' (Detoxification with Titration and Tapering) est une méthode de sevrage médicalisé du GHB mise en place aux Pays-Bas. Il repose sur une substitution du GHB de rue ou de ses analogues ([[GBL,_effets,_risques,_témoignages|GBL]], [[1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_témoignages|1,4-BDO]], etc) par du GHB pharmaceutique, suivie d’une réduction progressive des doses afin d’éviter un sevrage brutal et potentiellement dangereux. Ce protocole a été testé sur 229 patients et a montré un taux de réussite de 85 %, bien qu’un suivi post-sevrage soit indispensable pour éviter les rechutes&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;&amp;gt;Dijkstra, B.A.G., Kamal, R., van Noorden, M.S., de Haan, H., Loonen, A.J.M., &amp;amp; De Jong, C.A.J. (2016). Detoxification with titration and tapering in gamma-hydroxybutyrate (GHB) dependent patients: The Dutch GHB monitor project. ''Drug and Alcohol Dependence, 170'', 164-173. doi: 10.1016/j.drugalcdep.2016.11.014&lt;br /&gt;
[https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/173/detoxification_with_titration_and_tapering_in_gamm.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;  .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectifs du protocole ==&lt;br /&gt;
* '''Assurer un sevrage sécurisé''' en évitant les complications graves (délirium, convulsions, agitation sévère).&lt;br /&gt;
* '''Réduire progressivement la dose''' pour minimiser les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
* '''Accompagner le patient''' avec un suivi médical et psychologique adapté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Déroulement du protocole ==&lt;br /&gt;
Le protocole se déroule en trois étapes :  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1. Phase de titration (stabilisation) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Remplacer le GHB de rue par une dose équivalente de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Administration de la première dose''' dans les 2,5 heures après la dernière prise de GHB de rue.&lt;br /&gt;
* '''Dosage initial''' : environ 70 % de la dose habituelle de l'usager.&lt;br /&gt;
* '''Ajustements toutes les 2 à 3 heures''' pour stabiliser le patient et éviter les symptômes de sevrage graves.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des signes vitaux''' (pression artérielle, rythme cardiaque, état psychologique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2. Phase de réduction progressive des doses (tapering) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Diminuer progressivement la dose de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Schéma de réduction''' : diminution de 0,3 g par prise par jour.&lt;br /&gt;
* '''Espacement des prises''' : toutes les 2 à 3 heures, y compris la nuit.&lt;br /&gt;
* '''Traitements complémentaires possibles''' en cas de symptômes sévères :&lt;br /&gt;
** '''Hypertension''' → métoprolol (50-100 mg).&lt;br /&gt;
** '''Anxiété et agitation''' → diazépam (5-30 mg).&lt;br /&gt;
** '''Insomnie''' → temazepam 10 mg&lt;br /&gt;
** '''Délirium ou psychose''' → antipsychotiques (halopéridol, olanzapine).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; width:100%;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ '''Exemple de programme de réduction progressive du GHB pharmaceutique (en grammes) avec un intervalle de 3 heures&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;/&amp;gt;'''&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Heure !! Jour 1 !! Jour 2 !! Jour 3 !! Jour 4 !! Jour 5 !! Jour 6 !! Jour 7 !! Jour 8 !! Jour 9 !! Jour 10 !! Jour 11 !! Jour 12 !! Jour 13 !! Jour 14 !! Jour 15&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 08:00 || 4.5 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 11:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 14:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 17:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 20:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 23:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 02:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 05:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! '''Total (g de GHB)''' || 38.1 || 36 || 33.6 || 31.2 || 29 || 26.4 || 24 || 21.6 || 19.2 || 16.8 || 14.4 || 12 || 9.6 || 7.2 || 4.8&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Note :''' Cet exemple est basé sur un patient masculin de 23 ans, avec des antécédents de trouble anxieux social, utilisant du GHB fait maison depuis 4 ans, à raison de '''12 ml toutes les 60 à 90 minutes''' et '''2 prises nocturnes'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3. Phase de récupération (post-sevrage) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Stabiliser le patient après l’arrêt du GHB.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des symptômes résiduels''' (troubles du sommeil, anxiété).&lt;br /&gt;
* '''Suivi psychologique''' indispensable pour prévenir les rechutes.&lt;br /&gt;
* '''Accompagnement vers une prise en charge à long terme''' (thérapie, groupes de soutien, réduction des risques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Résultats et limites ==&lt;br /&gt;
* '''Taux de réussite''' : 85 % des patients ont réussi à arrêter le GHB à l’issue du protocole.&lt;br /&gt;
* '''Durée moyenne''' : 12,5 jours de traitement.&lt;br /&gt;
* '''Complications possibles''' : hypertension, anxiété, délirium dans certains cas.&lt;br /&gt;
* '''Taux de rechute élevé (69 % à 3 mois)''' → nécessité d’un suivi post-sevrage renforcé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' représente une alternative efficace et plus sûre que l'arrêt brutal du GHB ou que l'utilisation de benzodiazépines seules. Cependant, en raison du '''taux élevé de rechute à 3 mois''', il est essentiel d'assurer un '''accompagnement médical et psychologique à long terme'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB = Le GHB pharmaceutique n'est disponible en France que de façon tres encadree (Xyrem) et n'a pas d'AMM pour le sevrage du GHB. La faisabilite de ce protocole n'est donc, malheureusement, pas tres probable en France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Baclofène =&lt;br /&gt;
Articles à citer :&lt;br /&gt;
McDonough et al&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heiko</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11687</id>
		<title>GHB et sevrage : Ce que les soignants et les usagers doivent savoir</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11687"/>
		<updated>2025-03-31T17:48:15Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Heiko : /* Récepteurs cibles */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;div style=&amp;quot;border: 2px solid orange; background-color: #fff3cd; padding: 10px; text-align: center; font-size: 1.2em;&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
🚧 &amp;lt;b&amp;gt;Page en cours de construction&amp;lt;/b&amp;gt; 🚧  &lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;Cette page est en cours de rédaction. Son contenu peut évoluer. Vous pouvez contribuer à son amélioration.  &lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les soignants :'''&lt;br /&gt;
*⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;L'usager qui a écrit ce wiki n'est pas médecin. Il vous appartient d'exercer votre esprit critique sur son contenu.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️ Votre contribution sera la bienvenue.&lt;br /&gt;
*Ce wiki est un état de l'art sur les connaissances médicales et pharmacologiques actuelles sur le GHB et ses dérivés. Ce ne sont pas des recommendations.&lt;br /&gt;
*Tous les informations citée sont sourcées avec des publications médicales.&lt;br /&gt;
*Toutes ces publications ont été uploadées sur Psychoactif et sont immédiatement consultables via le lien &amp;quot;Lire l'article&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les usagers qui ont une dépendance physique forte :'''&lt;br /&gt;
*'''⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;Ne tentez jamais de faire un sevrage &amp;quot;Cold turkey&amp;quot;. Vous pourriez en crever.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️'''&lt;br /&gt;
*En cas de sevrage forcé, rendez-vous aux urgences.&lt;br /&gt;
*Faites lire ce PsychoWiki par vos soignants.&lt;br /&gt;
*Si vous êtes mis en garde à vue, demandez à être examiné par un médecin. Ce droit est garanti par [https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006575081/2002-03-05 l'article 63-3 du Code de procédure pénale]. Faites-lui lire cet article car c'est lui qui décide si votre état est compatible ou non avec une garde à vue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Propriétés pharmacologiques du GHB =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Origine et métabolisme ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le gamma-hydroxybutyrate (GHB)''' est un composé naturellement présent dans le cerveau des mammifères, dérivé du neurotransmetteur GABA. Il possède à la fois des fonctions physiologiques comme neuromodulateur, et des effets pharmacologiques marqués à fortes doses&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot;&amp;gt;Wong CG, Gibson KM, Snead OC 3rd. From the street to the brain: neurobiology of the recreational drug gamma-hydroxybutyric acid. Trends Pharmacol Sci. 2004 Jan;25(1):29-34. doi: 10.1016/j.tips.2003.11.001. PMID: 14723976. - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wong2004.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce qui en fait une substance à double facette : thérapeutique et potentiellement abusive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB est naturellement synthétisé dans le cerveau à partir de son précurseur principal, le GABA (acide γ-aminobutyrique). Il possède dans le cerveau son propre récepteur : le récepteur au GHB. Le GHB peut être reconverti en en GABA, créant un cycle métabolique dynamique entre GABA et GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Récepteurs cibles ==&lt;br /&gt;
Le GHB agit via deux systèmes récepteurs distincts :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le '''récepteur GHB''', Il est activé aux concentrations physiologiques (nanomolaires à micromolaires).&lt;br /&gt;
* Le '''récepteur GABA-B'''. Dans les concentration physiologiques, le GHB ne se lie pas aux récepteurs GABA-B. Cependant, en cas d'apport exogène, sa concentration atteint 100 à 1000 fois sa valeur physiologique. Dans ces conditions, auquel le GHB se lie faiblement à haute dose (millimolaire), ou indirectement via sa conversion en GABA. Et ça, on le sait parce qe lorsqu'on co-administre un antagoniste des GABA-B à des rats en même temps que du GHB, les effets sédatifs du GHB sont bloqués.&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Neuromodulation ==&lt;br /&gt;
Le GHB est souvent perçu comme une drogue « sédative », mais ses effets sont en réalité beaucoup plus complexes. Il agit comme un '''neurotransmetteur''', c’est-à-dire qu’il influence en profondeur l'équilibre entre plusieurs substances chimiques du cerveau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Quel est le rôle du GHB dans ses concentrations physiologiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À des concentrations physiologiques, le GHB active principalement un récepteur spécifique qu’on appelle tout simplement le '''récepteur GHB'''. Ce récepteur se trouve dans certaines zones cérébrales sensibles, comme l’hippocampe (mémoire), le cortex (perception) et le thalamus (relais sensoriels)&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand ce récepteur est activé&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt; :&lt;br /&gt;
* Il '''diminue la libération de deux neurotransmetteurs clés''' : le GABA (un inhibiteur) et le glutamate (un excitateur).&lt;br /&gt;
* Il agit au niveau des '''terminaisons présynaptiques''' – c’est un peu comme s’il ajustait le &amp;quot;volume&amp;quot; de la communication neuronale en amont.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Que se passe-t-il en cas de consommation récréative ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand la dose de GHB augmente (dans un cadre récréatif ou abusif), ses effets dépassent la concentration physiologique de 100 à 1000 fois, et s’étendent à un autre récepteur : le récepteur '''GABA-B'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le GABA-B est un récepteur plus général, impliqué dans la régulation de l’excitabilité cérébrale.&lt;br /&gt;
* Le GHB peut l’activer de deux façons :&lt;br /&gt;
**1.** directement, à haute concentration ;&lt;br /&gt;
**2.** indirectement, en étant transformé en GABA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’activation du récepteur GABAB par le GHB entraîne&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt; :&lt;br /&gt;
* une **inhibition généralisée de l’activité cérébrale**,&lt;br /&gt;
* des effets tels que **sédation**, **perte de mémoire**, **ralentissement moteur**,&lt;br /&gt;
* et, à très haute dose, **coma, convulsions, voire arrêt respiratoire**.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Effets sur le système dopaminergique ==&lt;br /&gt;
Le potentiel addictif du GHB semble particulièrement lié à son action sur les récepteurs GABAB, combinée à une désinhibition de la dopamine en cas d’usage prolongé. Cette configuration le distingue d’autres agonistes GABAB comme le baclofène, qui ne présentent pas le même profil de récompense ou de dépendance&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB inhibe la libération de dopamine dans un premier temps, ce qui contribue à ses effets sédatifs. Toutefois, lors d’une consommation répétée, des mécanismes compensatoires peuvent entraîner une désinhibition paradoxale et une augmentation de l’activité dopaminergique, renforçant ainsi les comportements addictifs&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pourquoi est-ce addictif, sur le plan neurobiologique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le système dopaminergique joue un rôle central dans les fonctions de '''motivation, plaisir, mouvement, attention et récompense'''. Le GHB, bien qu’il soit souvent classé parmi les dépresseurs, a un impact complexe et biphasique sur ce système. Voici une traduction en français du paragraphe '''GHB and reward'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Wong et al., 2004&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Le mécanisme des propriétés addictives du GHB n’est pas clairement établi. À l’échelle moléculaire, une exposition chronique au GHB entraînerait probablement une désensibilisation des récepteurs au GHB et des récepteurs GABA B, comme cela a été démontré in vitro [59,60], réduisant ainsi leur capacité à inhiber la libération de neurotransmetteurs. Ainsi, dans des conditions de consommation chronique de GHB, il est possible que des mécanismes compensatoires se mettent en place pour contrebalancer l’inhibition de la libération de dopamine, ce qui pourrait en réalité entraîner une augmentation de la libération de dopamine, de GABA et/ou de glutamate. Ce scénario pourrait contribuer aux propriétés addictives du GHB.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Que fait le GHB à la dopamine ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'effet du GHB sur la dopamine dépendrait :&lt;br /&gt;
* de la dose,&lt;br /&gt;
* du mode d’administration (aiguë ou chronique),&lt;br /&gt;
* et du temps écoulé après la prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À court terme, lors d'une prise aiguë, le GHB inhibe temporairement la libération de dopamine dans certaines régions cérébrales, comme le striatum&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;. Cela peut expliquer les effets de sédation, de détente, d'anxiolyse, et parfois un sentiment de &amp;quot;lâcher prise&amp;quot; émotionnel juste après la prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À plus long terme, avec des prises répétées ou chroniques, le cerveau s’adapte en augmentant le nombre ou la sensibilité des récepteurs dopaminergiques. Résultat : des effets paradoxaux peuvent apparaître, comme une stimulation ou un état d’euphorie&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce &amp;quot;rebond&amp;quot; dopaminergique pourrait être une piste pour mieux comprendre le potentiel addictif du GHB. Le GHB est parfois perçu comme une drogue « clean » ou « douce », notamment parce qu’il ne stimule pas directement le système de récompense comme la cocaïne. Mais :&lt;br /&gt;
* Son effet inhibiteur n’est que temporaire.&lt;br /&gt;
* L’adaptation du cerveau peut créer une dépendance insidieuse, fondée sur une dysrégulation progressive du système de récompense.&lt;br /&gt;
* Beaucoup d'usagers sur Psychoactif racontent que leurs problèmes de GHB se sont installés très progressivement, parfois sur plusieurs années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des études animales ont montré que les effets moteurs sédatifs du GHB étaient associés à une baisse de dopamine mesurée par un de ses métabolite. Ces effets peuvent être bloqués par des antagonistes GABA-B, ce qui confirme que l’effet dopaminergique passe essentiellement par l’activation de GABA-B, et non directement par les récepteurs dopaminergiques&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais ce sujet reste à ce jour très mal compris, car d'autres agonistes du GABA-B, comme le baclofène, n'ont aucun intérêt récréatif. Aujourd'hui, la science n'a pas encore à cette question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En résumé ===&lt;br /&gt;
* Le GHB déstabilise le système dopamine de manière progressive et silencieuse.&lt;br /&gt;
* Il combine relaxation initiale et recherche de récompense différée.&lt;br /&gt;
* C’est cette dynamique qui fait que la dépendance met du temps à s'installer et en fait une substance piégeuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Syndrome de sevrage au GHB : description et évolution chronologique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Symptômes principaux ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sevrage au [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-hydroxybutyrate] ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GHB]) et à ses dérivés ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-butanediol] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-BD]] et [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-butyrolactone] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GBL]]) peut être sévère et potentiellement mortel&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot;&amp;gt;Dyer, J. E., Roth, B., &amp;amp; Hyma, B. A. (2001). Gamma-hydroxybutyrate withdrawal syndrome. ''Annals of Emergency Medicine'', 37(2), 147-153. doi: 10.1067/mem.2001.112985 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans le cas de la personne décédée, voici une traduction en français de l'article de Dyer et al., 2001&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Dyer et al., 2001&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Un homme de 24 ans, employé comme expert en assurances, s'est présenté dans un centre de crise en se plaignant d'hallucinations auditives et visuelles. Il a admis une consommation massive de GHB sur une période de 10 mois, augmentant progressivement les doses afin de prévenir l'apparition des hallucinations liées au sevrage. Sa dernière prise avait eu lieu juste avant son évaluation. À ce moment-là, aucun signe clinique d’hallucinations n’a été observé et il a été renvoyé avec des instructions pour un suivi en centre de désintoxication.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux mois plus tard, il s’est présenté dans un centre de désintoxication en se plaignant de nausées, vomissements et diarrhées persistants depuis 2 mois. Il décrivait également une grande faiblesse musculaire, un gonflement du corps, une diplopie (vision double), une vision floue, un essoufflement, une fréquence urinaire accrue, une soif intense, des évanouissements et une perte d'appétit. Il consommait du GHB toutes les 30 minutes, sa dernière dose remontant à seulement 20 minutes avant son arrivée. Il niait toute autre consommation de drogue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l'examen, il présentait des pupilles dilatées, un tremblement important et une anxiété marquée. Son électrocardiogramme (ECG) montrait un rythme sinusal normal, mais avec une hypertrophie ventriculaire gauche et une ischémie possible de la paroi inférieure. Il a été hospitalisé et traité au lorazépam pour gérer son agitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours des 24 heures suivantes, son état s'est aggravé : il a développé une tachycardie, une agressivité, des hallucinations visuelles persistantes et des tremblements incontrôlables. Son hospitalisation a été compliquée par une pneumonie lobaire inférieure droite, nécessitant une intubation et une ventilation mécanique pendant 6 jours sous sédation au propofol. Après son extubation, il restait confus et délirant malgré l'administration continue de benzodiazépines et d'antipsychotiques. Son agitation persistante nécessitait l'utilisation de contentions en cuir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 12ᵉ jour d’hospitalisation, son état semblait s’améliorer, et le lorazépam était progressivement réduit. Le 13ᵉ jour, il était toujours délirant mais restait réveillable. Cependant, dans la soirée, il a présenté un épisode soudain de contractions musculaires généralisées avec un regard figé vers le haut. Il a ensuite subi un arrêt cardiaque, précédé d’une bradycardie sévère. Malgré des tentatives agressives de réanimation incluant atropine, épinéphrine et défibrillation, le patient est décédé.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus généralement, une revue de 27 études comportant en tout 57 cas de syndrômes de sevrage a rapporté les statistiques suivantes :&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;Wojtowicz, J. M., Yegles, M., &amp;amp; Wennig, R. (2008). &amp;quot;Withdrawal from gamma-hydroxybutyrate, 1,4-butanediol and gamma-butyrolactone: A case report and systematic review.&amp;quot; ''CJEM'', 10(1), 69-74. doi: 10.1017/S1481803500009851 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wojtowicz_et_al_2008.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Répartition des substances impliquées dans les cas de sevrage :&lt;br /&gt;
*GHB : 36 cas (63 %)&lt;br /&gt;
*GBL : 18 cas (32 %)&lt;br /&gt;
*1,4-BD : 3 cas (5 %)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ Statistiques des complications du syndrome de sevrage au GHB&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Complication !! Fréquence parmi les patients (%)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tremblements''' || 67 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Delirium tremens''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tachycardie''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Insomnie''' || 58 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Convulsions''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Rhabdomyolyse''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Décès''' || 1.75 % (1 seul cas &amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;)&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage présente de nombreuses similitudes avec le syndrome de sevrage alcoolique (tremblements, tachycardie, delirium). Cependant, à la différence avec le syndrome de sevrage alcoolique, '''il se caractérise par la rapidité et la brutalité des symptômes''', en particulier dans les cas graves. Les symptômes apparaissent généralement 1 à 6 heures après la dernière prise de GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais peuvent apparaître dès 30 minutes dans les cas graves. Ils atteignent leur intensité maximale au bout de 24 à 72 heures. Les principaux symptômes incluent :&lt;br /&gt;
* '''Agitation et anxiété'''&lt;br /&gt;
* '''Insomnie sévère'''&lt;br /&gt;
* '''Tremblements'''&lt;br /&gt;
* '''Tachycardie et hypertension'''&lt;br /&gt;
* '''Delirium tremens'''&lt;br /&gt;
* '''Convulsions'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Carai2005&amp;quot;&amp;gt;Carai, M. A. M., Colombo, G., &amp;amp; Gessa, G. L. (2005). &amp;quot;Withdrawal syndrome from gamma-hydroxybutyric acid (GHB) and 1,4-butanediol (1,4-BD) in Sardinian alcohol-preferring rats.&amp;quot; ''Brain Research Protocols'', 15(1), 75-78. doi: 10.1016/j.brainresprot.2005.04.001 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/carai_et_al_2005.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhabdomyolyse'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Évolution temporelle du sevrage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage évolue en plusieurs phases :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase précoce (6-12h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Anxiété, agitation, tremblements, insomnie.&lt;br /&gt;
** Augmentation du rythme cardiaque et de la pression artérielle.&lt;br /&gt;
** Nausées et vomissements possibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase aiguë (24-72h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Apparition des symptômes les plus sévères.&lt;br /&gt;
** Risque de delirium avec hallucinations visuelles et auditives&lt;br /&gt;
** Possibles crises convulsives et complications métaboliques (rhabdomyolyse, troubles électrolytiques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase de résorption (3-7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Réduction progressive des symptômes psychotiques.&lt;br /&gt;
** Fatigue intense, épisodes résiduels d’anxiété et troubles du sommeil persistants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase tardive (&amp;gt;7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Récupération progressive des fonctions cognitives.&lt;br /&gt;
** Anxiété et troubles du sommeil pouvant persister plusieurs semaines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Facteurs influençant la sévérité du sevrage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gravité du syndrome de sevrage dépend de plusieurs facteurs :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Durée et quantité de consommation''' : Plus l'usage est prolongé et à forte dose, plus le sevrage est sévère.&lt;br /&gt;
* '''Fréquence des prises''' : Un usage régulier avec des prises toutes les 2 à 4 heures augmente le risque de dépendance sévère&lt;br /&gt;
* '''Co-intoxication''' : L'association avec d'autres dépresseurs du SNC (alcool, benzodiazépines) peut aggraver le sevrage et compliquer sa gestion&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Benzodiazépine et barbituriques =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'utilisation du diazépam dans le cadre du sevrage au GHB repose sur son action sur les récepteurs GABA-A. Il permet d'atténuer l'hyperexcitabilité du système nerveux central induite par l'arrêt brutal du GHB et de ses analogues (GBL, 1,4-BD)&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Données cliniques sur l'efficacité du diazépam ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs études rapportent l'administration de benzodiazépines, dont le diazépam, à des doses élevées chez des patients en sevrage sévère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Une revue de cas indique que, sur 57 épisodes de sevrage recensés, la majorité des patients ont reçu des benzodiazépines comme traitement principal. Cependant, des doses très élevées ont été nécessaires pour contrôler l'agitation et les hallucinations. Dans certains cas, le diazépam seul n’a pas suffi, nécessitant l'ajout de barbituriques&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
* Une autre étude décrit des échecs partiels du diazépam dans les formes sévères du sevrage. Un protocole couramment utilisé consiste à administrer des benzodiazépines à haute dose dès l'apparition des premiers symptômes, avec un ajustement en fonction de l'évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;Wood DM, Brailsford AD, Dargan PI. [https://doi.org/10.1002/dta.292 ''Acute toxicity and withdrawal syndromes related to gamma-hydroxybutyrate (GHB) and its analogues'']. Drug Testing and Analysis. 2011.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Résistance au diazépam ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'efficacité du diazépam n'est pas systématique. Plusieurs études signalent des cas où de fortes doses n'ont pas permis de contrôler les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Dans 4 cas recensés, des doses de diazépam supérieures à 100 mg/jour n’ont pas suffi à contrôler le syndrome de sevrage, nécessitant l'utilisation de pentobarbital&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il est suggéré que cette résistance pourrait être liée à l'action dominante du GHB sur les récepteurs GABA-B, alors que le diazépam cible principalement les récepteurs GABA-A. Ainsi, l'utilisation du baclofène, un agoniste GABA-B, est proposée comme alternative dans les cas réfractaires&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Protocoles cliniques documentés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les études recensées ne proposent pas de consensus unique, mais plusieurs approches ont été décrites :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* **Protocole symptomatique** : administration de diazépam en fonction de l’intensité des symptômes, avec un ajustement progressif selon l’évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
* **Protocole de réduction progressive** : introduction du diazépam à haute dose suivie d’une décroissance sur plusieurs jours, similaire aux protocoles de sevrage alcoolique&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Sevrage progressif avec du GHB pharmaceutique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' (Detoxification with Titration and Tapering) est une méthode de sevrage médicalisé du GHB mise en place aux Pays-Bas. Il repose sur une substitution du GHB de rue ou de ses analogues ([[GBL,_effets,_risques,_témoignages|GBL]], [[1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_témoignages|1,4-BDO]], etc) par du GHB pharmaceutique, suivie d’une réduction progressive des doses afin d’éviter un sevrage brutal et potentiellement dangereux. Ce protocole a été testé sur 229 patients et a montré un taux de réussite de 85 %, bien qu’un suivi post-sevrage soit indispensable pour éviter les rechutes&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;&amp;gt;Dijkstra, B.A.G., Kamal, R., van Noorden, M.S., de Haan, H., Loonen, A.J.M., &amp;amp; De Jong, C.A.J. (2016). Detoxification with titration and tapering in gamma-hydroxybutyrate (GHB) dependent patients: The Dutch GHB monitor project. ''Drug and Alcohol Dependence, 170'', 164-173. doi: 10.1016/j.drugalcdep.2016.11.014&lt;br /&gt;
[https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/173/detoxification_with_titration_and_tapering_in_gamm.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;  .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectifs du protocole ==&lt;br /&gt;
* '''Assurer un sevrage sécurisé''' en évitant les complications graves (délirium, convulsions, agitation sévère).&lt;br /&gt;
* '''Réduire progressivement la dose''' pour minimiser les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
* '''Accompagner le patient''' avec un suivi médical et psychologique adapté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Déroulement du protocole ==&lt;br /&gt;
Le protocole se déroule en trois étapes :  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1. Phase de titration (stabilisation) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Remplacer le GHB de rue par une dose équivalente de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Administration de la première dose''' dans les 2,5 heures après la dernière prise de GHB de rue.&lt;br /&gt;
* '''Dosage initial''' : environ 70 % de la dose habituelle de l'usager.&lt;br /&gt;
* '''Ajustements toutes les 2 à 3 heures''' pour stabiliser le patient et éviter les symptômes de sevrage graves.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des signes vitaux''' (pression artérielle, rythme cardiaque, état psychologique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2. Phase de réduction progressive des doses (tapering) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Diminuer progressivement la dose de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Schéma de réduction''' : diminution de 0,3 g par prise par jour.&lt;br /&gt;
* '''Espacement des prises''' : toutes les 2 à 3 heures, y compris la nuit.&lt;br /&gt;
* '''Traitements complémentaires possibles''' en cas de symptômes sévères :&lt;br /&gt;
** '''Hypertension''' → métoprolol (50-100 mg).&lt;br /&gt;
** '''Anxiété et agitation''' → diazépam (5-30 mg).&lt;br /&gt;
** '''Insomnie''' → temazepam 10 mg&lt;br /&gt;
** '''Délirium ou psychose''' → antipsychotiques (halopéridol, olanzapine).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; width:100%;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ '''Exemple de programme de réduction progressive du GHB pharmaceutique (en grammes) avec un intervalle de 3 heures&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;/&amp;gt;'''&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Heure !! Jour 1 !! Jour 2 !! Jour 3 !! Jour 4 !! Jour 5 !! Jour 6 !! Jour 7 !! Jour 8 !! Jour 9 !! Jour 10 !! Jour 11 !! Jour 12 !! Jour 13 !! Jour 14 !! Jour 15&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 08:00 || 4.5 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 11:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 14:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 17:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 20:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 23:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 02:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 05:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! '''Total (g de GHB)''' || 38.1 || 36 || 33.6 || 31.2 || 29 || 26.4 || 24 || 21.6 || 19.2 || 16.8 || 14.4 || 12 || 9.6 || 7.2 || 4.8&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Note :''' Cet exemple est basé sur un patient masculin de 23 ans, avec des antécédents de trouble anxieux social, utilisant du GHB fait maison depuis 4 ans, à raison de '''12 ml toutes les 60 à 90 minutes''' et '''2 prises nocturnes'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3. Phase de récupération (post-sevrage) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Stabiliser le patient après l’arrêt du GHB.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des symptômes résiduels''' (troubles du sommeil, anxiété).&lt;br /&gt;
* '''Suivi psychologique''' indispensable pour prévenir les rechutes.&lt;br /&gt;
* '''Accompagnement vers une prise en charge à long terme''' (thérapie, groupes de soutien, réduction des risques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Résultats et limites ==&lt;br /&gt;
* '''Taux de réussite''' : 85 % des patients ont réussi à arrêter le GHB à l’issue du protocole.&lt;br /&gt;
* '''Durée moyenne''' : 12,5 jours de traitement.&lt;br /&gt;
* '''Complications possibles''' : hypertension, anxiété, délirium dans certains cas.&lt;br /&gt;
* '''Taux de rechute élevé (69 % à 3 mois)''' → nécessité d’un suivi post-sevrage renforcé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' représente une alternative efficace et plus sûre que l'arrêt brutal du GHB ou que l'utilisation de benzodiazépines seules. Cependant, en raison du '''taux élevé de rechute à 3 mois''', il est essentiel d'assurer un '''accompagnement médical et psychologique à long terme'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB = Le GHB pharmaceutique n'est disponible en France que de façon tres encadree (Xyrem) et n'a pas d'AMM pour le sevrage du GHB. La faisabilite de ce protocole n'est donc, malheureusement, pas tres probable en France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Baclofène =&lt;br /&gt;
Articles à citer :&lt;br /&gt;
McDonough et al&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heiko</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11686</id>
		<title>GHB et sevrage : Ce que les soignants et les usagers doivent savoir</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11686"/>
		<updated>2025-03-31T17:47:40Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Heiko : /* Récepteurs cibles */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;div style=&amp;quot;border: 2px solid orange; background-color: #fff3cd; padding: 10px; text-align: center; font-size: 1.2em;&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
🚧 &amp;lt;b&amp;gt;Page en cours de construction&amp;lt;/b&amp;gt; 🚧  &lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;Cette page est en cours de rédaction. Son contenu peut évoluer. Vous pouvez contribuer à son amélioration.  &lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les soignants :'''&lt;br /&gt;
*⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;L'usager qui a écrit ce wiki n'est pas médecin. Il vous appartient d'exercer votre esprit critique sur son contenu.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️ Votre contribution sera la bienvenue.&lt;br /&gt;
*Ce wiki est un état de l'art sur les connaissances médicales et pharmacologiques actuelles sur le GHB et ses dérivés. Ce ne sont pas des recommendations.&lt;br /&gt;
*Tous les informations citée sont sourcées avec des publications médicales.&lt;br /&gt;
*Toutes ces publications ont été uploadées sur Psychoactif et sont immédiatement consultables via le lien &amp;quot;Lire l'article&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les usagers qui ont une dépendance physique forte :'''&lt;br /&gt;
*'''⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;Ne tentez jamais de faire un sevrage &amp;quot;Cold turkey&amp;quot;. Vous pourriez en crever.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️'''&lt;br /&gt;
*En cas de sevrage forcé, rendez-vous aux urgences.&lt;br /&gt;
*Faites lire ce PsychoWiki par vos soignants.&lt;br /&gt;
*Si vous êtes mis en garde à vue, demandez à être examiné par un médecin. Ce droit est garanti par [https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006575081/2002-03-05 l'article 63-3 du Code de procédure pénale]. Faites-lui lire cet article car c'est lui qui décide si votre état est compatible ou non avec une garde à vue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Propriétés pharmacologiques du GHB =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Origine et métabolisme ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le gamma-hydroxybutyrate (GHB)''' est un composé naturellement présent dans le cerveau des mammifères, dérivé du neurotransmetteur GABA. Il possède à la fois des fonctions physiologiques comme neuromodulateur, et des effets pharmacologiques marqués à fortes doses&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot;&amp;gt;Wong CG, Gibson KM, Snead OC 3rd. From the street to the brain: neurobiology of the recreational drug gamma-hydroxybutyric acid. Trends Pharmacol Sci. 2004 Jan;25(1):29-34. doi: 10.1016/j.tips.2003.11.001. PMID: 14723976. - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wong2004.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce qui en fait une substance à double facette : thérapeutique et potentiellement abusive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB est naturellement synthétisé dans le cerveau à partir de son précurseur principal, le GABA (acide γ-aminobutyrique). Il possède dans le cerveau son propre récepteur : le récepteur au GHB. Le GHB peut être reconverti en en GABA, créant un cycle métabolique dynamique entre GABA et GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Récepteurs cibles ==&lt;br /&gt;
Le GHB agit via deux systèmes récepteurs distincts :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le '''récepteur GHB''', Il est activé aux concentrations physiologiques (nanomolaires à micromolaires).&lt;br /&gt;
* Le '''récepteur GABA-B'''. Dans les concentration physiologiques, le GHB ne se lie pas aux récepteurs GABA-B. Cependant, ,n cas d'apport exogène, sa concentration atteint 100 à 1000 fois sa valeur physiologique. Dans ces conditions, auquel le GHB se lie faiblement à haute dose (millimolaire), ou indirectement via sa conversion en GABA. Et ça, on le sait parce qe lorsqu'on co-administre un antagoniste des GABA-B à des rats en même temps que du GHB, les effets sédatifs du GHB sont bloqués.&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Neuromodulation ==&lt;br /&gt;
Le GHB est souvent perçu comme une drogue « sédative », mais ses effets sont en réalité beaucoup plus complexes. Il agit comme un '''neurotransmetteur''', c’est-à-dire qu’il influence en profondeur l'équilibre entre plusieurs substances chimiques du cerveau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Quel est le rôle du GHB dans ses concentrations physiologiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À des concentrations physiologiques, le GHB active principalement un récepteur spécifique qu’on appelle tout simplement le '''récepteur GHB'''. Ce récepteur se trouve dans certaines zones cérébrales sensibles, comme l’hippocampe (mémoire), le cortex (perception) et le thalamus (relais sensoriels)&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand ce récepteur est activé&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt; :&lt;br /&gt;
* Il '''diminue la libération de deux neurotransmetteurs clés''' : le GABA (un inhibiteur) et le glutamate (un excitateur).&lt;br /&gt;
* Il agit au niveau des '''terminaisons présynaptiques''' – c’est un peu comme s’il ajustait le &amp;quot;volume&amp;quot; de la communication neuronale en amont.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Que se passe-t-il en cas de consommation récréative ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand la dose de GHB augmente (dans un cadre récréatif ou abusif), ses effets dépassent la concentration physiologique de 100 à 1000 fois, et s’étendent à un autre récepteur : le récepteur '''GABA-B'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le GABA-B est un récepteur plus général, impliqué dans la régulation de l’excitabilité cérébrale.&lt;br /&gt;
* Le GHB peut l’activer de deux façons :&lt;br /&gt;
**1.** directement, à haute concentration ;&lt;br /&gt;
**2.** indirectement, en étant transformé en GABA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’activation du récepteur GABAB par le GHB entraîne&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt; :&lt;br /&gt;
* une **inhibition généralisée de l’activité cérébrale**,&lt;br /&gt;
* des effets tels que **sédation**, **perte de mémoire**, **ralentissement moteur**,&lt;br /&gt;
* et, à très haute dose, **coma, convulsions, voire arrêt respiratoire**.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Effets sur le système dopaminergique ==&lt;br /&gt;
Le potentiel addictif du GHB semble particulièrement lié à son action sur les récepteurs GABAB, combinée à une désinhibition de la dopamine en cas d’usage prolongé. Cette configuration le distingue d’autres agonistes GABAB comme le baclofène, qui ne présentent pas le même profil de récompense ou de dépendance&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB inhibe la libération de dopamine dans un premier temps, ce qui contribue à ses effets sédatifs. Toutefois, lors d’une consommation répétée, des mécanismes compensatoires peuvent entraîner une désinhibition paradoxale et une augmentation de l’activité dopaminergique, renforçant ainsi les comportements addictifs&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pourquoi est-ce addictif, sur le plan neurobiologique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le système dopaminergique joue un rôle central dans les fonctions de '''motivation, plaisir, mouvement, attention et récompense'''. Le GHB, bien qu’il soit souvent classé parmi les dépresseurs, a un impact complexe et biphasique sur ce système. Voici une traduction en français du paragraphe '''GHB and reward'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Wong et al., 2004&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Le mécanisme des propriétés addictives du GHB n’est pas clairement établi. À l’échelle moléculaire, une exposition chronique au GHB entraînerait probablement une désensibilisation des récepteurs au GHB et des récepteurs GABA B, comme cela a été démontré in vitro [59,60], réduisant ainsi leur capacité à inhiber la libération de neurotransmetteurs. Ainsi, dans des conditions de consommation chronique de GHB, il est possible que des mécanismes compensatoires se mettent en place pour contrebalancer l’inhibition de la libération de dopamine, ce qui pourrait en réalité entraîner une augmentation de la libération de dopamine, de GABA et/ou de glutamate. Ce scénario pourrait contribuer aux propriétés addictives du GHB.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Que fait le GHB à la dopamine ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'effet du GHB sur la dopamine dépendrait :&lt;br /&gt;
* de la dose,&lt;br /&gt;
* du mode d’administration (aiguë ou chronique),&lt;br /&gt;
* et du temps écoulé après la prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À court terme, lors d'une prise aiguë, le GHB inhibe temporairement la libération de dopamine dans certaines régions cérébrales, comme le striatum&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;. Cela peut expliquer les effets de sédation, de détente, d'anxiolyse, et parfois un sentiment de &amp;quot;lâcher prise&amp;quot; émotionnel juste après la prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À plus long terme, avec des prises répétées ou chroniques, le cerveau s’adapte en augmentant le nombre ou la sensibilité des récepteurs dopaminergiques. Résultat : des effets paradoxaux peuvent apparaître, comme une stimulation ou un état d’euphorie&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce &amp;quot;rebond&amp;quot; dopaminergique pourrait être une piste pour mieux comprendre le potentiel addictif du GHB. Le GHB est parfois perçu comme une drogue « clean » ou « douce », notamment parce qu’il ne stimule pas directement le système de récompense comme la cocaïne. Mais :&lt;br /&gt;
* Son effet inhibiteur n’est que temporaire.&lt;br /&gt;
* L’adaptation du cerveau peut créer une dépendance insidieuse, fondée sur une dysrégulation progressive du système de récompense.&lt;br /&gt;
* Beaucoup d'usagers sur Psychoactif racontent que leurs problèmes de GHB se sont installés très progressivement, parfois sur plusieurs années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des études animales ont montré que les effets moteurs sédatifs du GHB étaient associés à une baisse de dopamine mesurée par un de ses métabolite. Ces effets peuvent être bloqués par des antagonistes GABA-B, ce qui confirme que l’effet dopaminergique passe essentiellement par l’activation de GABA-B, et non directement par les récepteurs dopaminergiques&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais ce sujet reste à ce jour très mal compris, car d'autres agonistes du GABA-B, comme le baclofène, n'ont aucun intérêt récréatif. Aujourd'hui, la science n'a pas encore à cette question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En résumé ===&lt;br /&gt;
* Le GHB déstabilise le système dopamine de manière progressive et silencieuse.&lt;br /&gt;
* Il combine relaxation initiale et recherche de récompense différée.&lt;br /&gt;
* C’est cette dynamique qui fait que la dépendance met du temps à s'installer et en fait une substance piégeuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Syndrome de sevrage au GHB : description et évolution chronologique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Symptômes principaux ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sevrage au [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-hydroxybutyrate] ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GHB]) et à ses dérivés ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-butanediol] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-BD]] et [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-butyrolactone] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GBL]]) peut être sévère et potentiellement mortel&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot;&amp;gt;Dyer, J. E., Roth, B., &amp;amp; Hyma, B. A. (2001). Gamma-hydroxybutyrate withdrawal syndrome. ''Annals of Emergency Medicine'', 37(2), 147-153. doi: 10.1067/mem.2001.112985 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans le cas de la personne décédée, voici une traduction en français de l'article de Dyer et al., 2001&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Dyer et al., 2001&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Un homme de 24 ans, employé comme expert en assurances, s'est présenté dans un centre de crise en se plaignant d'hallucinations auditives et visuelles. Il a admis une consommation massive de GHB sur une période de 10 mois, augmentant progressivement les doses afin de prévenir l'apparition des hallucinations liées au sevrage. Sa dernière prise avait eu lieu juste avant son évaluation. À ce moment-là, aucun signe clinique d’hallucinations n’a été observé et il a été renvoyé avec des instructions pour un suivi en centre de désintoxication.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux mois plus tard, il s’est présenté dans un centre de désintoxication en se plaignant de nausées, vomissements et diarrhées persistants depuis 2 mois. Il décrivait également une grande faiblesse musculaire, un gonflement du corps, une diplopie (vision double), une vision floue, un essoufflement, une fréquence urinaire accrue, une soif intense, des évanouissements et une perte d'appétit. Il consommait du GHB toutes les 30 minutes, sa dernière dose remontant à seulement 20 minutes avant son arrivée. Il niait toute autre consommation de drogue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l'examen, il présentait des pupilles dilatées, un tremblement important et une anxiété marquée. Son électrocardiogramme (ECG) montrait un rythme sinusal normal, mais avec une hypertrophie ventriculaire gauche et une ischémie possible de la paroi inférieure. Il a été hospitalisé et traité au lorazépam pour gérer son agitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours des 24 heures suivantes, son état s'est aggravé : il a développé une tachycardie, une agressivité, des hallucinations visuelles persistantes et des tremblements incontrôlables. Son hospitalisation a été compliquée par une pneumonie lobaire inférieure droite, nécessitant une intubation et une ventilation mécanique pendant 6 jours sous sédation au propofol. Après son extubation, il restait confus et délirant malgré l'administration continue de benzodiazépines et d'antipsychotiques. Son agitation persistante nécessitait l'utilisation de contentions en cuir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 12ᵉ jour d’hospitalisation, son état semblait s’améliorer, et le lorazépam était progressivement réduit. Le 13ᵉ jour, il était toujours délirant mais restait réveillable. Cependant, dans la soirée, il a présenté un épisode soudain de contractions musculaires généralisées avec un regard figé vers le haut. Il a ensuite subi un arrêt cardiaque, précédé d’une bradycardie sévère. Malgré des tentatives agressives de réanimation incluant atropine, épinéphrine et défibrillation, le patient est décédé.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus généralement, une revue de 27 études comportant en tout 57 cas de syndrômes de sevrage a rapporté les statistiques suivantes :&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;Wojtowicz, J. M., Yegles, M., &amp;amp; Wennig, R. (2008). &amp;quot;Withdrawal from gamma-hydroxybutyrate, 1,4-butanediol and gamma-butyrolactone: A case report and systematic review.&amp;quot; ''CJEM'', 10(1), 69-74. doi: 10.1017/S1481803500009851 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wojtowicz_et_al_2008.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Répartition des substances impliquées dans les cas de sevrage :&lt;br /&gt;
*GHB : 36 cas (63 %)&lt;br /&gt;
*GBL : 18 cas (32 %)&lt;br /&gt;
*1,4-BD : 3 cas (5 %)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ Statistiques des complications du syndrome de sevrage au GHB&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Complication !! Fréquence parmi les patients (%)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tremblements''' || 67 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Delirium tremens''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tachycardie''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Insomnie''' || 58 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Convulsions''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Rhabdomyolyse''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Décès''' || 1.75 % (1 seul cas &amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;)&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage présente de nombreuses similitudes avec le syndrome de sevrage alcoolique (tremblements, tachycardie, delirium). Cependant, à la différence avec le syndrome de sevrage alcoolique, '''il se caractérise par la rapidité et la brutalité des symptômes''', en particulier dans les cas graves. Les symptômes apparaissent généralement 1 à 6 heures après la dernière prise de GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais peuvent apparaître dès 30 minutes dans les cas graves. Ils atteignent leur intensité maximale au bout de 24 à 72 heures. Les principaux symptômes incluent :&lt;br /&gt;
* '''Agitation et anxiété'''&lt;br /&gt;
* '''Insomnie sévère'''&lt;br /&gt;
* '''Tremblements'''&lt;br /&gt;
* '''Tachycardie et hypertension'''&lt;br /&gt;
* '''Delirium tremens'''&lt;br /&gt;
* '''Convulsions'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Carai2005&amp;quot;&amp;gt;Carai, M. A. M., Colombo, G., &amp;amp; Gessa, G. L. (2005). &amp;quot;Withdrawal syndrome from gamma-hydroxybutyric acid (GHB) and 1,4-butanediol (1,4-BD) in Sardinian alcohol-preferring rats.&amp;quot; ''Brain Research Protocols'', 15(1), 75-78. doi: 10.1016/j.brainresprot.2005.04.001 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/carai_et_al_2005.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhabdomyolyse'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Évolution temporelle du sevrage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage évolue en plusieurs phases :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase précoce (6-12h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Anxiété, agitation, tremblements, insomnie.&lt;br /&gt;
** Augmentation du rythme cardiaque et de la pression artérielle.&lt;br /&gt;
** Nausées et vomissements possibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase aiguë (24-72h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Apparition des symptômes les plus sévères.&lt;br /&gt;
** Risque de delirium avec hallucinations visuelles et auditives&lt;br /&gt;
** Possibles crises convulsives et complications métaboliques (rhabdomyolyse, troubles électrolytiques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase de résorption (3-7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Réduction progressive des symptômes psychotiques.&lt;br /&gt;
** Fatigue intense, épisodes résiduels d’anxiété et troubles du sommeil persistants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase tardive (&amp;gt;7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Récupération progressive des fonctions cognitives.&lt;br /&gt;
** Anxiété et troubles du sommeil pouvant persister plusieurs semaines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Facteurs influençant la sévérité du sevrage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gravité du syndrome de sevrage dépend de plusieurs facteurs :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Durée et quantité de consommation''' : Plus l'usage est prolongé et à forte dose, plus le sevrage est sévère.&lt;br /&gt;
* '''Fréquence des prises''' : Un usage régulier avec des prises toutes les 2 à 4 heures augmente le risque de dépendance sévère&lt;br /&gt;
* '''Co-intoxication''' : L'association avec d'autres dépresseurs du SNC (alcool, benzodiazépines) peut aggraver le sevrage et compliquer sa gestion&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Benzodiazépine et barbituriques =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'utilisation du diazépam dans le cadre du sevrage au GHB repose sur son action sur les récepteurs GABA-A. Il permet d'atténuer l'hyperexcitabilité du système nerveux central induite par l'arrêt brutal du GHB et de ses analogues (GBL, 1,4-BD)&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Données cliniques sur l'efficacité du diazépam ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs études rapportent l'administration de benzodiazépines, dont le diazépam, à des doses élevées chez des patients en sevrage sévère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Une revue de cas indique que, sur 57 épisodes de sevrage recensés, la majorité des patients ont reçu des benzodiazépines comme traitement principal. Cependant, des doses très élevées ont été nécessaires pour contrôler l'agitation et les hallucinations. Dans certains cas, le diazépam seul n’a pas suffi, nécessitant l'ajout de barbituriques&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
* Une autre étude décrit des échecs partiels du diazépam dans les formes sévères du sevrage. Un protocole couramment utilisé consiste à administrer des benzodiazépines à haute dose dès l'apparition des premiers symptômes, avec un ajustement en fonction de l'évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;Wood DM, Brailsford AD, Dargan PI. [https://doi.org/10.1002/dta.292 ''Acute toxicity and withdrawal syndromes related to gamma-hydroxybutyrate (GHB) and its analogues'']. Drug Testing and Analysis. 2011.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Résistance au diazépam ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'efficacité du diazépam n'est pas systématique. Plusieurs études signalent des cas où de fortes doses n'ont pas permis de contrôler les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Dans 4 cas recensés, des doses de diazépam supérieures à 100 mg/jour n’ont pas suffi à contrôler le syndrome de sevrage, nécessitant l'utilisation de pentobarbital&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il est suggéré que cette résistance pourrait être liée à l'action dominante du GHB sur les récepteurs GABA-B, alors que le diazépam cible principalement les récepteurs GABA-A. Ainsi, l'utilisation du baclofène, un agoniste GABA-B, est proposée comme alternative dans les cas réfractaires&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Protocoles cliniques documentés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les études recensées ne proposent pas de consensus unique, mais plusieurs approches ont été décrites :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* **Protocole symptomatique** : administration de diazépam en fonction de l’intensité des symptômes, avec un ajustement progressif selon l’évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
* **Protocole de réduction progressive** : introduction du diazépam à haute dose suivie d’une décroissance sur plusieurs jours, similaire aux protocoles de sevrage alcoolique&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Sevrage progressif avec du GHB pharmaceutique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' (Detoxification with Titration and Tapering) est une méthode de sevrage médicalisé du GHB mise en place aux Pays-Bas. Il repose sur une substitution du GHB de rue ou de ses analogues ([[GBL,_effets,_risques,_témoignages|GBL]], [[1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_témoignages|1,4-BDO]], etc) par du GHB pharmaceutique, suivie d’une réduction progressive des doses afin d’éviter un sevrage brutal et potentiellement dangereux. Ce protocole a été testé sur 229 patients et a montré un taux de réussite de 85 %, bien qu’un suivi post-sevrage soit indispensable pour éviter les rechutes&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;&amp;gt;Dijkstra, B.A.G., Kamal, R., van Noorden, M.S., de Haan, H., Loonen, A.J.M., &amp;amp; De Jong, C.A.J. (2016). Detoxification with titration and tapering in gamma-hydroxybutyrate (GHB) dependent patients: The Dutch GHB monitor project. ''Drug and Alcohol Dependence, 170'', 164-173. doi: 10.1016/j.drugalcdep.2016.11.014&lt;br /&gt;
[https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/173/detoxification_with_titration_and_tapering_in_gamm.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;  .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectifs du protocole ==&lt;br /&gt;
* '''Assurer un sevrage sécurisé''' en évitant les complications graves (délirium, convulsions, agitation sévère).&lt;br /&gt;
* '''Réduire progressivement la dose''' pour minimiser les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
* '''Accompagner le patient''' avec un suivi médical et psychologique adapté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Déroulement du protocole ==&lt;br /&gt;
Le protocole se déroule en trois étapes :  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1. Phase de titration (stabilisation) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Remplacer le GHB de rue par une dose équivalente de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Administration de la première dose''' dans les 2,5 heures après la dernière prise de GHB de rue.&lt;br /&gt;
* '''Dosage initial''' : environ 70 % de la dose habituelle de l'usager.&lt;br /&gt;
* '''Ajustements toutes les 2 à 3 heures''' pour stabiliser le patient et éviter les symptômes de sevrage graves.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des signes vitaux''' (pression artérielle, rythme cardiaque, état psychologique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2. Phase de réduction progressive des doses (tapering) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Diminuer progressivement la dose de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Schéma de réduction''' : diminution de 0,3 g par prise par jour.&lt;br /&gt;
* '''Espacement des prises''' : toutes les 2 à 3 heures, y compris la nuit.&lt;br /&gt;
* '''Traitements complémentaires possibles''' en cas de symptômes sévères :&lt;br /&gt;
** '''Hypertension''' → métoprolol (50-100 mg).&lt;br /&gt;
** '''Anxiété et agitation''' → diazépam (5-30 mg).&lt;br /&gt;
** '''Insomnie''' → temazepam 10 mg&lt;br /&gt;
** '''Délirium ou psychose''' → antipsychotiques (halopéridol, olanzapine).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; width:100%;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ '''Exemple de programme de réduction progressive du GHB pharmaceutique (en grammes) avec un intervalle de 3 heures&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;/&amp;gt;'''&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Heure !! Jour 1 !! Jour 2 !! Jour 3 !! Jour 4 !! Jour 5 !! Jour 6 !! Jour 7 !! Jour 8 !! Jour 9 !! Jour 10 !! Jour 11 !! Jour 12 !! Jour 13 !! Jour 14 !! Jour 15&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 08:00 || 4.5 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 11:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 14:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 17:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 20:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 23:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 02:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 05:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! '''Total (g de GHB)''' || 38.1 || 36 || 33.6 || 31.2 || 29 || 26.4 || 24 || 21.6 || 19.2 || 16.8 || 14.4 || 12 || 9.6 || 7.2 || 4.8&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Note :''' Cet exemple est basé sur un patient masculin de 23 ans, avec des antécédents de trouble anxieux social, utilisant du GHB fait maison depuis 4 ans, à raison de '''12 ml toutes les 60 à 90 minutes''' et '''2 prises nocturnes'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3. Phase de récupération (post-sevrage) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Stabiliser le patient après l’arrêt du GHB.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des symptômes résiduels''' (troubles du sommeil, anxiété).&lt;br /&gt;
* '''Suivi psychologique''' indispensable pour prévenir les rechutes.&lt;br /&gt;
* '''Accompagnement vers une prise en charge à long terme''' (thérapie, groupes de soutien, réduction des risques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Résultats et limites ==&lt;br /&gt;
* '''Taux de réussite''' : 85 % des patients ont réussi à arrêter le GHB à l’issue du protocole.&lt;br /&gt;
* '''Durée moyenne''' : 12,5 jours de traitement.&lt;br /&gt;
* '''Complications possibles''' : hypertension, anxiété, délirium dans certains cas.&lt;br /&gt;
* '''Taux de rechute élevé (69 % à 3 mois)''' → nécessité d’un suivi post-sevrage renforcé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' représente une alternative efficace et plus sûre que l'arrêt brutal du GHB ou que l'utilisation de benzodiazépines seules. Cependant, en raison du '''taux élevé de rechute à 3 mois''', il est essentiel d'assurer un '''accompagnement médical et psychologique à long terme'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB = Le GHB pharmaceutique n'est disponible en France que de façon tres encadree (Xyrem) et n'a pas d'AMM pour le sevrage du GHB. La faisabilite de ce protocole n'est donc, malheureusement, pas tres probable en France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Baclofène =&lt;br /&gt;
Articles à citer :&lt;br /&gt;
McDonough et al&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heiko</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11685</id>
		<title>GHB et sevrage : Ce que les soignants et les usagers doivent savoir</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11685"/>
		<updated>2025-03-31T17:41:48Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Heiko : /* Pourquoi est-ce addictif, sur le plan neurobiologique */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;div style=&amp;quot;border: 2px solid orange; background-color: #fff3cd; padding: 10px; text-align: center; font-size: 1.2em;&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
🚧 &amp;lt;b&amp;gt;Page en cours de construction&amp;lt;/b&amp;gt; 🚧  &lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;Cette page est en cours de rédaction. Son contenu peut évoluer. Vous pouvez contribuer à son amélioration.  &lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les soignants :'''&lt;br /&gt;
*⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;L'usager qui a écrit ce wiki n'est pas médecin. Il vous appartient d'exercer votre esprit critique sur son contenu.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️ Votre contribution sera la bienvenue.&lt;br /&gt;
*Ce wiki est un état de l'art sur les connaissances médicales et pharmacologiques actuelles sur le GHB et ses dérivés. Ce ne sont pas des recommendations.&lt;br /&gt;
*Tous les informations citée sont sourcées avec des publications médicales.&lt;br /&gt;
*Toutes ces publications ont été uploadées sur Psychoactif et sont immédiatement consultables via le lien &amp;quot;Lire l'article&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les usagers qui ont une dépendance physique forte :'''&lt;br /&gt;
*'''⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;Ne tentez jamais de faire un sevrage &amp;quot;Cold turkey&amp;quot;. Vous pourriez en crever.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️'''&lt;br /&gt;
*En cas de sevrage forcé, rendez-vous aux urgences.&lt;br /&gt;
*Faites lire ce PsychoWiki par vos soignants.&lt;br /&gt;
*Si vous êtes mis en garde à vue, demandez à être examiné par un médecin. Ce droit est garanti par [https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006575081/2002-03-05 l'article 63-3 du Code de procédure pénale]. Faites-lui lire cet article car c'est lui qui décide si votre état est compatible ou non avec une garde à vue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Propriétés pharmacologiques du GHB =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Origine et métabolisme ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le gamma-hydroxybutyrate (GHB)''' est un composé naturellement présent dans le cerveau des mammifères, dérivé du neurotransmetteur GABA. Il possède à la fois des fonctions physiologiques comme neuromodulateur, et des effets pharmacologiques marqués à fortes doses&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot;&amp;gt;Wong CG, Gibson KM, Snead OC 3rd. From the street to the brain: neurobiology of the recreational drug gamma-hydroxybutyric acid. Trends Pharmacol Sci. 2004 Jan;25(1):29-34. doi: 10.1016/j.tips.2003.11.001. PMID: 14723976. - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wong2004.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce qui en fait une substance à double facette : thérapeutique et potentiellement abusive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB est naturellement synthétisé dans le cerveau à partir de son précurseur principal, le GABA (acide γ-aminobutyrique). Il possède dans le cerveau son propre récepteur : le récepteur au GHB. Le GHB peut être reconverti en en GABA, créant un cycle métabolique dynamique entre GABA et GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Récepteurs cibles ==&lt;br /&gt;
Le GHB agit via deux systèmes récepteurs distincts :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le '''récepteur GHB''', Il est activé à de faibles concentrations physiologiques (nanomolaires à micromolaires).&lt;br /&gt;
* Le '''récepteur GABA-B'''. Dans les concentration physiologiques, le GHB ne se lie pas aux récepteurs GABA-B. Cependant, ,n cas d'apport exogène, sa concentration atteint 100 à 1000 fois sa valeur physiologique. Dans ces conditions, auquel le GHB se lie faiblement à haute dose (millimolaire), ou indirectement via sa conversion en GABA. Et ça, on le sait parce qe lorsqu'on co-administre un antagoniste des GABA-B à des rats en même temps que du GHB, les effets sédatifs du GHB sont bloqués.&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Neuromodulation ==&lt;br /&gt;
Le GHB est souvent perçu comme une drogue « sédative », mais ses effets sont en réalité beaucoup plus complexes. Il agit comme un '''neurotransmetteur''', c’est-à-dire qu’il influence en profondeur l'équilibre entre plusieurs substances chimiques du cerveau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Quel est le rôle du GHB dans ses concentrations physiologiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À des concentrations physiologiques, le GHB active principalement un récepteur spécifique qu’on appelle tout simplement le '''récepteur GHB'''. Ce récepteur se trouve dans certaines zones cérébrales sensibles, comme l’hippocampe (mémoire), le cortex (perception) et le thalamus (relais sensoriels)&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand ce récepteur est activé&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt; :&lt;br /&gt;
* Il '''diminue la libération de deux neurotransmetteurs clés''' : le GABA (un inhibiteur) et le glutamate (un excitateur).&lt;br /&gt;
* Il agit au niveau des '''terminaisons présynaptiques''' – c’est un peu comme s’il ajustait le &amp;quot;volume&amp;quot; de la communication neuronale en amont.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Que se passe-t-il en cas de consommation récréative ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand la dose de GHB augmente (dans un cadre récréatif ou abusif), ses effets dépassent la concentration physiologique de 100 à 1000 fois, et s’étendent à un autre récepteur : le récepteur '''GABA-B'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le GABA-B est un récepteur plus général, impliqué dans la régulation de l’excitabilité cérébrale.&lt;br /&gt;
* Le GHB peut l’activer de deux façons :&lt;br /&gt;
**1.** directement, à haute concentration ;&lt;br /&gt;
**2.** indirectement, en étant transformé en GABA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’activation du récepteur GABAB par le GHB entraîne&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt; :&lt;br /&gt;
* une **inhibition généralisée de l’activité cérébrale**,&lt;br /&gt;
* des effets tels que **sédation**, **perte de mémoire**, **ralentissement moteur**,&lt;br /&gt;
* et, à très haute dose, **coma, convulsions, voire arrêt respiratoire**.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Effets sur le système dopaminergique ==&lt;br /&gt;
Le potentiel addictif du GHB semble particulièrement lié à son action sur les récepteurs GABAB, combinée à une désinhibition de la dopamine en cas d’usage prolongé. Cette configuration le distingue d’autres agonistes GABAB comme le baclofène, qui ne présentent pas le même profil de récompense ou de dépendance&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB inhibe la libération de dopamine dans un premier temps, ce qui contribue à ses effets sédatifs. Toutefois, lors d’une consommation répétée, des mécanismes compensatoires peuvent entraîner une désinhibition paradoxale et une augmentation de l’activité dopaminergique, renforçant ainsi les comportements addictifs&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pourquoi est-ce addictif, sur le plan neurobiologique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le système dopaminergique joue un rôle central dans les fonctions de '''motivation, plaisir, mouvement, attention et récompense'''. Le GHB, bien qu’il soit souvent classé parmi les dépresseurs, a un impact complexe et biphasique sur ce système. Voici une traduction en français du paragraphe '''GHB and reward'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Wong et al., 2004&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Le mécanisme des propriétés addictives du GHB n’est pas clairement établi. À l’échelle moléculaire, une exposition chronique au GHB entraînerait probablement une désensibilisation des récepteurs au GHB et des récepteurs GABA B, comme cela a été démontré in vitro [59,60], réduisant ainsi leur capacité à inhiber la libération de neurotransmetteurs. Ainsi, dans des conditions de consommation chronique de GHB, il est possible que des mécanismes compensatoires se mettent en place pour contrebalancer l’inhibition de la libération de dopamine, ce qui pourrait en réalité entraîner une augmentation de la libération de dopamine, de GABA et/ou de glutamate. Ce scénario pourrait contribuer aux propriétés addictives du GHB.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Que fait le GHB à la dopamine ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'effet du GHB sur la dopamine dépendrait :&lt;br /&gt;
* de la dose,&lt;br /&gt;
* du mode d’administration (aiguë ou chronique),&lt;br /&gt;
* et du temps écoulé après la prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À court terme, lors d'une prise aiguë, le GHB inhibe temporairement la libération de dopamine dans certaines régions cérébrales, comme le striatum&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;. Cela peut expliquer les effets de sédation, de détente, d'anxiolyse, et parfois un sentiment de &amp;quot;lâcher prise&amp;quot; émotionnel juste après la prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À plus long terme, avec des prises répétées ou chroniques, le cerveau s’adapte en augmentant le nombre ou la sensibilité des récepteurs dopaminergiques. Résultat : des effets paradoxaux peuvent apparaître, comme une stimulation ou un état d’euphorie&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce &amp;quot;rebond&amp;quot; dopaminergique pourrait être une piste pour mieux comprendre le potentiel addictif du GHB. Le GHB est parfois perçu comme une drogue « clean » ou « douce », notamment parce qu’il ne stimule pas directement le système de récompense comme la cocaïne. Mais :&lt;br /&gt;
* Son effet inhibiteur n’est que temporaire.&lt;br /&gt;
* L’adaptation du cerveau peut créer une dépendance insidieuse, fondée sur une dysrégulation progressive du système de récompense.&lt;br /&gt;
* Beaucoup d'usagers sur Psychoactif racontent que leurs problèmes de GHB se sont installés très progressivement, parfois sur plusieurs années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des études animales ont montré que les effets moteurs sédatifs du GHB étaient associés à une baisse de dopamine mesurée par un de ses métabolite. Ces effets peuvent être bloqués par des antagonistes GABA-B, ce qui confirme que l’effet dopaminergique passe essentiellement par l’activation de GABA-B, et non directement par les récepteurs dopaminergiques&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais ce sujet reste à ce jour très mal compris, car d'autres agonistes du GABA-B, comme le baclofène, n'ont aucun intérêt récréatif. Aujourd'hui, la science n'a pas encore à cette question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En résumé ===&lt;br /&gt;
* Le GHB déstabilise le système dopamine de manière progressive et silencieuse.&lt;br /&gt;
* Il combine relaxation initiale et recherche de récompense différée.&lt;br /&gt;
* C’est cette dynamique qui fait que la dépendance met du temps à s'installer et en fait une substance piégeuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Syndrome de sevrage au GHB : description et évolution chronologique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Symptômes principaux ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sevrage au [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-hydroxybutyrate] ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GHB]) et à ses dérivés ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-butanediol] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-BD]] et [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-butyrolactone] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GBL]]) peut être sévère et potentiellement mortel&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot;&amp;gt;Dyer, J. E., Roth, B., &amp;amp; Hyma, B. A. (2001). Gamma-hydroxybutyrate withdrawal syndrome. ''Annals of Emergency Medicine'', 37(2), 147-153. doi: 10.1067/mem.2001.112985 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans le cas de la personne décédée, voici une traduction en français de l'article de Dyer et al., 2001&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Dyer et al., 2001&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Un homme de 24 ans, employé comme expert en assurances, s'est présenté dans un centre de crise en se plaignant d'hallucinations auditives et visuelles. Il a admis une consommation massive de GHB sur une période de 10 mois, augmentant progressivement les doses afin de prévenir l'apparition des hallucinations liées au sevrage. Sa dernière prise avait eu lieu juste avant son évaluation. À ce moment-là, aucun signe clinique d’hallucinations n’a été observé et il a été renvoyé avec des instructions pour un suivi en centre de désintoxication.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux mois plus tard, il s’est présenté dans un centre de désintoxication en se plaignant de nausées, vomissements et diarrhées persistants depuis 2 mois. Il décrivait également une grande faiblesse musculaire, un gonflement du corps, une diplopie (vision double), une vision floue, un essoufflement, une fréquence urinaire accrue, une soif intense, des évanouissements et une perte d'appétit. Il consommait du GHB toutes les 30 minutes, sa dernière dose remontant à seulement 20 minutes avant son arrivée. Il niait toute autre consommation de drogue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l'examen, il présentait des pupilles dilatées, un tremblement important et une anxiété marquée. Son électrocardiogramme (ECG) montrait un rythme sinusal normal, mais avec une hypertrophie ventriculaire gauche et une ischémie possible de la paroi inférieure. Il a été hospitalisé et traité au lorazépam pour gérer son agitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours des 24 heures suivantes, son état s'est aggravé : il a développé une tachycardie, une agressivité, des hallucinations visuelles persistantes et des tremblements incontrôlables. Son hospitalisation a été compliquée par une pneumonie lobaire inférieure droite, nécessitant une intubation et une ventilation mécanique pendant 6 jours sous sédation au propofol. Après son extubation, il restait confus et délirant malgré l'administration continue de benzodiazépines et d'antipsychotiques. Son agitation persistante nécessitait l'utilisation de contentions en cuir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 12ᵉ jour d’hospitalisation, son état semblait s’améliorer, et le lorazépam était progressivement réduit. Le 13ᵉ jour, il était toujours délirant mais restait réveillable. Cependant, dans la soirée, il a présenté un épisode soudain de contractions musculaires généralisées avec un regard figé vers le haut. Il a ensuite subi un arrêt cardiaque, précédé d’une bradycardie sévère. Malgré des tentatives agressives de réanimation incluant atropine, épinéphrine et défibrillation, le patient est décédé.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus généralement, une revue de 27 études comportant en tout 57 cas de syndrômes de sevrage a rapporté les statistiques suivantes :&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;Wojtowicz, J. M., Yegles, M., &amp;amp; Wennig, R. (2008). &amp;quot;Withdrawal from gamma-hydroxybutyrate, 1,4-butanediol and gamma-butyrolactone: A case report and systematic review.&amp;quot; ''CJEM'', 10(1), 69-74. doi: 10.1017/S1481803500009851 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wojtowicz_et_al_2008.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Répartition des substances impliquées dans les cas de sevrage :&lt;br /&gt;
*GHB : 36 cas (63 %)&lt;br /&gt;
*GBL : 18 cas (32 %)&lt;br /&gt;
*1,4-BD : 3 cas (5 %)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ Statistiques des complications du syndrome de sevrage au GHB&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Complication !! Fréquence parmi les patients (%)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tremblements''' || 67 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Delirium tremens''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tachycardie''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Insomnie''' || 58 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Convulsions''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Rhabdomyolyse''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Décès''' || 1.75 % (1 seul cas &amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;)&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage présente de nombreuses similitudes avec le syndrome de sevrage alcoolique (tremblements, tachycardie, delirium). Cependant, à la différence avec le syndrome de sevrage alcoolique, '''il se caractérise par la rapidité et la brutalité des symptômes''', en particulier dans les cas graves. Les symptômes apparaissent généralement 1 à 6 heures après la dernière prise de GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais peuvent apparaître dès 30 minutes dans les cas graves. Ils atteignent leur intensité maximale au bout de 24 à 72 heures. Les principaux symptômes incluent :&lt;br /&gt;
* '''Agitation et anxiété'''&lt;br /&gt;
* '''Insomnie sévère'''&lt;br /&gt;
* '''Tremblements'''&lt;br /&gt;
* '''Tachycardie et hypertension'''&lt;br /&gt;
* '''Delirium tremens'''&lt;br /&gt;
* '''Convulsions'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Carai2005&amp;quot;&amp;gt;Carai, M. A. M., Colombo, G., &amp;amp; Gessa, G. L. (2005). &amp;quot;Withdrawal syndrome from gamma-hydroxybutyric acid (GHB) and 1,4-butanediol (1,4-BD) in Sardinian alcohol-preferring rats.&amp;quot; ''Brain Research Protocols'', 15(1), 75-78. doi: 10.1016/j.brainresprot.2005.04.001 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/carai_et_al_2005.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhabdomyolyse'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Évolution temporelle du sevrage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage évolue en plusieurs phases :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase précoce (6-12h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Anxiété, agitation, tremblements, insomnie.&lt;br /&gt;
** Augmentation du rythme cardiaque et de la pression artérielle.&lt;br /&gt;
** Nausées et vomissements possibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase aiguë (24-72h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Apparition des symptômes les plus sévères.&lt;br /&gt;
** Risque de delirium avec hallucinations visuelles et auditives&lt;br /&gt;
** Possibles crises convulsives et complications métaboliques (rhabdomyolyse, troubles électrolytiques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase de résorption (3-7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Réduction progressive des symptômes psychotiques.&lt;br /&gt;
** Fatigue intense, épisodes résiduels d’anxiété et troubles du sommeil persistants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase tardive (&amp;gt;7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Récupération progressive des fonctions cognitives.&lt;br /&gt;
** Anxiété et troubles du sommeil pouvant persister plusieurs semaines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Facteurs influençant la sévérité du sevrage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gravité du syndrome de sevrage dépend de plusieurs facteurs :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Durée et quantité de consommation''' : Plus l'usage est prolongé et à forte dose, plus le sevrage est sévère.&lt;br /&gt;
* '''Fréquence des prises''' : Un usage régulier avec des prises toutes les 2 à 4 heures augmente le risque de dépendance sévère&lt;br /&gt;
* '''Co-intoxication''' : L'association avec d'autres dépresseurs du SNC (alcool, benzodiazépines) peut aggraver le sevrage et compliquer sa gestion&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Benzodiazépine et barbituriques =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'utilisation du diazépam dans le cadre du sevrage au GHB repose sur son action sur les récepteurs GABA-A. Il permet d'atténuer l'hyperexcitabilité du système nerveux central induite par l'arrêt brutal du GHB et de ses analogues (GBL, 1,4-BD)&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Données cliniques sur l'efficacité du diazépam ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs études rapportent l'administration de benzodiazépines, dont le diazépam, à des doses élevées chez des patients en sevrage sévère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Une revue de cas indique que, sur 57 épisodes de sevrage recensés, la majorité des patients ont reçu des benzodiazépines comme traitement principal. Cependant, des doses très élevées ont été nécessaires pour contrôler l'agitation et les hallucinations. Dans certains cas, le diazépam seul n’a pas suffi, nécessitant l'ajout de barbituriques&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
* Une autre étude décrit des échecs partiels du diazépam dans les formes sévères du sevrage. Un protocole couramment utilisé consiste à administrer des benzodiazépines à haute dose dès l'apparition des premiers symptômes, avec un ajustement en fonction de l'évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;Wood DM, Brailsford AD, Dargan PI. [https://doi.org/10.1002/dta.292 ''Acute toxicity and withdrawal syndromes related to gamma-hydroxybutyrate (GHB) and its analogues'']. Drug Testing and Analysis. 2011.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Résistance au diazépam ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'efficacité du diazépam n'est pas systématique. Plusieurs études signalent des cas où de fortes doses n'ont pas permis de contrôler les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Dans 4 cas recensés, des doses de diazépam supérieures à 100 mg/jour n’ont pas suffi à contrôler le syndrome de sevrage, nécessitant l'utilisation de pentobarbital&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il est suggéré que cette résistance pourrait être liée à l'action dominante du GHB sur les récepteurs GABA-B, alors que le diazépam cible principalement les récepteurs GABA-A. Ainsi, l'utilisation du baclofène, un agoniste GABA-B, est proposée comme alternative dans les cas réfractaires&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Protocoles cliniques documentés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les études recensées ne proposent pas de consensus unique, mais plusieurs approches ont été décrites :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* **Protocole symptomatique** : administration de diazépam en fonction de l’intensité des symptômes, avec un ajustement progressif selon l’évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
* **Protocole de réduction progressive** : introduction du diazépam à haute dose suivie d’une décroissance sur plusieurs jours, similaire aux protocoles de sevrage alcoolique&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Sevrage progressif avec du GHB pharmaceutique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' (Detoxification with Titration and Tapering) est une méthode de sevrage médicalisé du GHB mise en place aux Pays-Bas. Il repose sur une substitution du GHB de rue ou de ses analogues ([[GBL,_effets,_risques,_témoignages|GBL]], [[1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_témoignages|1,4-BDO]], etc) par du GHB pharmaceutique, suivie d’une réduction progressive des doses afin d’éviter un sevrage brutal et potentiellement dangereux. Ce protocole a été testé sur 229 patients et a montré un taux de réussite de 85 %, bien qu’un suivi post-sevrage soit indispensable pour éviter les rechutes&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;&amp;gt;Dijkstra, B.A.G., Kamal, R., van Noorden, M.S., de Haan, H., Loonen, A.J.M., &amp;amp; De Jong, C.A.J. (2016). Detoxification with titration and tapering in gamma-hydroxybutyrate (GHB) dependent patients: The Dutch GHB monitor project. ''Drug and Alcohol Dependence, 170'', 164-173. doi: 10.1016/j.drugalcdep.2016.11.014&lt;br /&gt;
[https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/173/detoxification_with_titration_and_tapering_in_gamm.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;  .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectifs du protocole ==&lt;br /&gt;
* '''Assurer un sevrage sécurisé''' en évitant les complications graves (délirium, convulsions, agitation sévère).&lt;br /&gt;
* '''Réduire progressivement la dose''' pour minimiser les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
* '''Accompagner le patient''' avec un suivi médical et psychologique adapté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Déroulement du protocole ==&lt;br /&gt;
Le protocole se déroule en trois étapes :  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1. Phase de titration (stabilisation) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Remplacer le GHB de rue par une dose équivalente de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Administration de la première dose''' dans les 2,5 heures après la dernière prise de GHB de rue.&lt;br /&gt;
* '''Dosage initial''' : environ 70 % de la dose habituelle de l'usager.&lt;br /&gt;
* '''Ajustements toutes les 2 à 3 heures''' pour stabiliser le patient et éviter les symptômes de sevrage graves.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des signes vitaux''' (pression artérielle, rythme cardiaque, état psychologique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2. Phase de réduction progressive des doses (tapering) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Diminuer progressivement la dose de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Schéma de réduction''' : diminution de 0,3 g par prise par jour.&lt;br /&gt;
* '''Espacement des prises''' : toutes les 2 à 3 heures, y compris la nuit.&lt;br /&gt;
* '''Traitements complémentaires possibles''' en cas de symptômes sévères :&lt;br /&gt;
** '''Hypertension''' → métoprolol (50-100 mg).&lt;br /&gt;
** '''Anxiété et agitation''' → diazépam (5-30 mg).&lt;br /&gt;
** '''Insomnie''' → temazepam 10 mg&lt;br /&gt;
** '''Délirium ou psychose''' → antipsychotiques (halopéridol, olanzapine).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; width:100%;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ '''Exemple de programme de réduction progressive du GHB pharmaceutique (en grammes) avec un intervalle de 3 heures&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;/&amp;gt;'''&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Heure !! Jour 1 !! Jour 2 !! Jour 3 !! Jour 4 !! Jour 5 !! Jour 6 !! Jour 7 !! Jour 8 !! Jour 9 !! Jour 10 !! Jour 11 !! Jour 12 !! Jour 13 !! Jour 14 !! Jour 15&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 08:00 || 4.5 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 11:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 14:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 17:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 20:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 23:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 02:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 05:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! '''Total (g de GHB)''' || 38.1 || 36 || 33.6 || 31.2 || 29 || 26.4 || 24 || 21.6 || 19.2 || 16.8 || 14.4 || 12 || 9.6 || 7.2 || 4.8&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Note :''' Cet exemple est basé sur un patient masculin de 23 ans, avec des antécédents de trouble anxieux social, utilisant du GHB fait maison depuis 4 ans, à raison de '''12 ml toutes les 60 à 90 minutes''' et '''2 prises nocturnes'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3. Phase de récupération (post-sevrage) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Stabiliser le patient après l’arrêt du GHB.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des symptômes résiduels''' (troubles du sommeil, anxiété).&lt;br /&gt;
* '''Suivi psychologique''' indispensable pour prévenir les rechutes.&lt;br /&gt;
* '''Accompagnement vers une prise en charge à long terme''' (thérapie, groupes de soutien, réduction des risques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Résultats et limites ==&lt;br /&gt;
* '''Taux de réussite''' : 85 % des patients ont réussi à arrêter le GHB à l’issue du protocole.&lt;br /&gt;
* '''Durée moyenne''' : 12,5 jours de traitement.&lt;br /&gt;
* '''Complications possibles''' : hypertension, anxiété, délirium dans certains cas.&lt;br /&gt;
* '''Taux de rechute élevé (69 % à 3 mois)''' → nécessité d’un suivi post-sevrage renforcé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' représente une alternative efficace et plus sûre que l'arrêt brutal du GHB ou que l'utilisation de benzodiazépines seules. Cependant, en raison du '''taux élevé de rechute à 3 mois''', il est essentiel d'assurer un '''accompagnement médical et psychologique à long terme'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB = Le GHB pharmaceutique n'est disponible en France que de façon tres encadree (Xyrem) et n'a pas d'AMM pour le sevrage du GHB. La faisabilite de ce protocole n'est donc, malheureusement, pas tres probable en France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Baclofène =&lt;br /&gt;
Articles à citer :&lt;br /&gt;
McDonough et al&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heiko</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11684</id>
		<title>GHB et sevrage : Ce que les soignants et les usagers doivent savoir</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11684"/>
		<updated>2025-03-31T17:41:15Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Heiko : /* Pourquoi est-ce addictif, sur le plan neurobiologique */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;div style=&amp;quot;border: 2px solid orange; background-color: #fff3cd; padding: 10px; text-align: center; font-size: 1.2em;&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
🚧 &amp;lt;b&amp;gt;Page en cours de construction&amp;lt;/b&amp;gt; 🚧  &lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;Cette page est en cours de rédaction. Son contenu peut évoluer. Vous pouvez contribuer à son amélioration.  &lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les soignants :'''&lt;br /&gt;
*⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;L'usager qui a écrit ce wiki n'est pas médecin. Il vous appartient d'exercer votre esprit critique sur son contenu.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️ Votre contribution sera la bienvenue.&lt;br /&gt;
*Ce wiki est un état de l'art sur les connaissances médicales et pharmacologiques actuelles sur le GHB et ses dérivés. Ce ne sont pas des recommendations.&lt;br /&gt;
*Tous les informations citée sont sourcées avec des publications médicales.&lt;br /&gt;
*Toutes ces publications ont été uploadées sur Psychoactif et sont immédiatement consultables via le lien &amp;quot;Lire l'article&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les usagers qui ont une dépendance physique forte :'''&lt;br /&gt;
*'''⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;Ne tentez jamais de faire un sevrage &amp;quot;Cold turkey&amp;quot;. Vous pourriez en crever.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️'''&lt;br /&gt;
*En cas de sevrage forcé, rendez-vous aux urgences.&lt;br /&gt;
*Faites lire ce PsychoWiki par vos soignants.&lt;br /&gt;
*Si vous êtes mis en garde à vue, demandez à être examiné par un médecin. Ce droit est garanti par [https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006575081/2002-03-05 l'article 63-3 du Code de procédure pénale]. Faites-lui lire cet article car c'est lui qui décide si votre état est compatible ou non avec une garde à vue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Propriétés pharmacologiques du GHB =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Origine et métabolisme ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le gamma-hydroxybutyrate (GHB)''' est un composé naturellement présent dans le cerveau des mammifères, dérivé du neurotransmetteur GABA. Il possède à la fois des fonctions physiologiques comme neuromodulateur, et des effets pharmacologiques marqués à fortes doses&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot;&amp;gt;Wong CG, Gibson KM, Snead OC 3rd. From the street to the brain: neurobiology of the recreational drug gamma-hydroxybutyric acid. Trends Pharmacol Sci. 2004 Jan;25(1):29-34. doi: 10.1016/j.tips.2003.11.001. PMID: 14723976. - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wong2004.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce qui en fait une substance à double facette : thérapeutique et potentiellement abusive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB est naturellement synthétisé dans le cerveau à partir de son précurseur principal, le GABA (acide γ-aminobutyrique). Il possède dans le cerveau son propre récepteur : le récepteur au GHB. Le GHB peut être reconverti en en GABA, créant un cycle métabolique dynamique entre GABA et GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Récepteurs cibles ==&lt;br /&gt;
Le GHB agit via deux systèmes récepteurs distincts :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le '''récepteur GHB''', Il est activé à de faibles concentrations physiologiques (nanomolaires à micromolaires).&lt;br /&gt;
* Le '''récepteur GABA-B'''. Dans les concentration physiologiques, le GHB ne se lie pas aux récepteurs GABA-B. Cependant, ,n cas d'apport exogène, sa concentration atteint 100 à 1000 fois sa valeur physiologique. Dans ces conditions, auquel le GHB se lie faiblement à haute dose (millimolaire), ou indirectement via sa conversion en GABA. Et ça, on le sait parce qe lorsqu'on co-administre un antagoniste des GABA-B à des rats en même temps que du GHB, les effets sédatifs du GHB sont bloqués.&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Neuromodulation ==&lt;br /&gt;
Le GHB est souvent perçu comme une drogue « sédative », mais ses effets sont en réalité beaucoup plus complexes. Il agit comme un '''neurotransmetteur''', c’est-à-dire qu’il influence en profondeur l'équilibre entre plusieurs substances chimiques du cerveau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Quel est le rôle du GHB dans ses concentrations physiologiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À des concentrations physiologiques, le GHB active principalement un récepteur spécifique qu’on appelle tout simplement le '''récepteur GHB'''. Ce récepteur se trouve dans certaines zones cérébrales sensibles, comme l’hippocampe (mémoire), le cortex (perception) et le thalamus (relais sensoriels)&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand ce récepteur est activé&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt; :&lt;br /&gt;
* Il '''diminue la libération de deux neurotransmetteurs clés''' : le GABA (un inhibiteur) et le glutamate (un excitateur).&lt;br /&gt;
* Il agit au niveau des '''terminaisons présynaptiques''' – c’est un peu comme s’il ajustait le &amp;quot;volume&amp;quot; de la communication neuronale en amont.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Que se passe-t-il en cas de consommation récréative ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand la dose de GHB augmente (dans un cadre récréatif ou abusif), ses effets dépassent la concentration physiologique de 100 à 1000 fois, et s’étendent à un autre récepteur : le récepteur '''GABA-B'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le GABA-B est un récepteur plus général, impliqué dans la régulation de l’excitabilité cérébrale.&lt;br /&gt;
* Le GHB peut l’activer de deux façons :&lt;br /&gt;
**1.** directement, à haute concentration ;&lt;br /&gt;
**2.** indirectement, en étant transformé en GABA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’activation du récepteur GABAB par le GHB entraîne&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt; :&lt;br /&gt;
* une **inhibition généralisée de l’activité cérébrale**,&lt;br /&gt;
* des effets tels que **sédation**, **perte de mémoire**, **ralentissement moteur**,&lt;br /&gt;
* et, à très haute dose, **coma, convulsions, voire arrêt respiratoire**.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Effets sur le système dopaminergique ==&lt;br /&gt;
Le potentiel addictif du GHB semble particulièrement lié à son action sur les récepteurs GABAB, combinée à une désinhibition de la dopamine en cas d’usage prolongé. Cette configuration le distingue d’autres agonistes GABAB comme le baclofène, qui ne présentent pas le même profil de récompense ou de dépendance&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB inhibe la libération de dopamine dans un premier temps, ce qui contribue à ses effets sédatifs. Toutefois, lors d’une consommation répétée, des mécanismes compensatoires peuvent entraîner une désinhibition paradoxale et une augmentation de l’activité dopaminergique, renforçant ainsi les comportements addictifs&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pourquoi est-ce addictif, sur le plan neurobiologique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le système dopaminergique joue un rôle central dans les fonctions de '''motivation, plaisir, mouvement, attention et récompense'''. Le GHB, bien qu’il soit souvent classé parmi les dépresseurs, a un impact complexe et biphasique sur ce système. Voici une traduction en français du paragraphe ```GHB and reward```&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Wong et al., 2004&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Le mécanisme des propriétés addictives du GHB n’est pas clairement établi. À l’échelle moléculaire, une exposition chronique au GHB entraînerait probablement une désensibilisation des récepteurs au GHB et des récepteurs GABA B, comme cela a été démontré in vitro [59,60], réduisant ainsi leur capacité à inhiber la libération de neurotransmetteurs. Ainsi, dans des conditions de consommation chronique de GHB, il est possible que des mécanismes compensatoires se mettent en place pour contrebalancer l’inhibition de la libération de dopamine, ce qui pourrait en réalité entraîner une augmentation de la libération de dopamine, de GABA et/ou de glutamate. Ce scénario pourrait contribuer aux propriétés addictives du GHB.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Que fait le GHB à la dopamine ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'effet du GHB sur la dopamine dépendrait :&lt;br /&gt;
* de la dose,&lt;br /&gt;
* du mode d’administration (aiguë ou chronique),&lt;br /&gt;
* et du temps écoulé après la prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À court terme, lors d'une prise aiguë, le GHB inhibe temporairement la libération de dopamine dans certaines régions cérébrales, comme le striatum&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;. Cela peut expliquer les effets de sédation, de détente, d'anxiolyse, et parfois un sentiment de &amp;quot;lâcher prise&amp;quot; émotionnel juste après la prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À plus long terme, avec des prises répétées ou chroniques, le cerveau s’adapte en augmentant le nombre ou la sensibilité des récepteurs dopaminergiques. Résultat : des effets paradoxaux peuvent apparaître, comme une stimulation ou un état d’euphorie&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce &amp;quot;rebond&amp;quot; dopaminergique pourrait être une piste pour mieux comprendre le potentiel addictif du GHB. Le GHB est parfois perçu comme une drogue « clean » ou « douce », notamment parce qu’il ne stimule pas directement le système de récompense comme la cocaïne. Mais :&lt;br /&gt;
* Son effet inhibiteur n’est que temporaire.&lt;br /&gt;
* L’adaptation du cerveau peut créer une dépendance insidieuse, fondée sur une dysrégulation progressive du système de récompense.&lt;br /&gt;
* Beaucoup d'usagers sur Psychoactif racontent que leurs problèmes de GHB se sont installés très progressivement, parfois sur plusieurs années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des études animales ont montré que les effets moteurs sédatifs du GHB étaient associés à une baisse de dopamine mesurée par un de ses métabolite. Ces effets peuvent être bloqués par des antagonistes GABA-B, ce qui confirme que l’effet dopaminergique passe essentiellement par l’activation de GABA-B, et non directement par les récepteurs dopaminergiques&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais ce sujet reste à ce jour très mal compris, car d'autres agonistes du GABA-B, comme le baclofène, n'ont aucun intérêt récréatif. Aujourd'hui, la science n'a pas encore à cette question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En résumé ===&lt;br /&gt;
* Le GHB déstabilise le système dopamine de manière progressive et silencieuse.&lt;br /&gt;
* Il combine relaxation initiale et recherche de récompense différée.&lt;br /&gt;
* C’est cette dynamique qui fait que la dépendance met du temps à s'installer et en fait une substance piégeuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Syndrome de sevrage au GHB : description et évolution chronologique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Symptômes principaux ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sevrage au [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-hydroxybutyrate] ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GHB]) et à ses dérivés ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-butanediol] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-BD]] et [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-butyrolactone] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GBL]]) peut être sévère et potentiellement mortel&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot;&amp;gt;Dyer, J. E., Roth, B., &amp;amp; Hyma, B. A. (2001). Gamma-hydroxybutyrate withdrawal syndrome. ''Annals of Emergency Medicine'', 37(2), 147-153. doi: 10.1067/mem.2001.112985 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans le cas de la personne décédée, voici une traduction en français de l'article de Dyer et al., 2001&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Dyer et al., 2001&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Un homme de 24 ans, employé comme expert en assurances, s'est présenté dans un centre de crise en se plaignant d'hallucinations auditives et visuelles. Il a admis une consommation massive de GHB sur une période de 10 mois, augmentant progressivement les doses afin de prévenir l'apparition des hallucinations liées au sevrage. Sa dernière prise avait eu lieu juste avant son évaluation. À ce moment-là, aucun signe clinique d’hallucinations n’a été observé et il a été renvoyé avec des instructions pour un suivi en centre de désintoxication.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux mois plus tard, il s’est présenté dans un centre de désintoxication en se plaignant de nausées, vomissements et diarrhées persistants depuis 2 mois. Il décrivait également une grande faiblesse musculaire, un gonflement du corps, une diplopie (vision double), une vision floue, un essoufflement, une fréquence urinaire accrue, une soif intense, des évanouissements et une perte d'appétit. Il consommait du GHB toutes les 30 minutes, sa dernière dose remontant à seulement 20 minutes avant son arrivée. Il niait toute autre consommation de drogue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l'examen, il présentait des pupilles dilatées, un tremblement important et une anxiété marquée. Son électrocardiogramme (ECG) montrait un rythme sinusal normal, mais avec une hypertrophie ventriculaire gauche et une ischémie possible de la paroi inférieure. Il a été hospitalisé et traité au lorazépam pour gérer son agitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours des 24 heures suivantes, son état s'est aggravé : il a développé une tachycardie, une agressivité, des hallucinations visuelles persistantes et des tremblements incontrôlables. Son hospitalisation a été compliquée par une pneumonie lobaire inférieure droite, nécessitant une intubation et une ventilation mécanique pendant 6 jours sous sédation au propofol. Après son extubation, il restait confus et délirant malgré l'administration continue de benzodiazépines et d'antipsychotiques. Son agitation persistante nécessitait l'utilisation de contentions en cuir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 12ᵉ jour d’hospitalisation, son état semblait s’améliorer, et le lorazépam était progressivement réduit. Le 13ᵉ jour, il était toujours délirant mais restait réveillable. Cependant, dans la soirée, il a présenté un épisode soudain de contractions musculaires généralisées avec un regard figé vers le haut. Il a ensuite subi un arrêt cardiaque, précédé d’une bradycardie sévère. Malgré des tentatives agressives de réanimation incluant atropine, épinéphrine et défibrillation, le patient est décédé.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus généralement, une revue de 27 études comportant en tout 57 cas de syndrômes de sevrage a rapporté les statistiques suivantes :&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;Wojtowicz, J. M., Yegles, M., &amp;amp; Wennig, R. (2008). &amp;quot;Withdrawal from gamma-hydroxybutyrate, 1,4-butanediol and gamma-butyrolactone: A case report and systematic review.&amp;quot; ''CJEM'', 10(1), 69-74. doi: 10.1017/S1481803500009851 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wojtowicz_et_al_2008.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Répartition des substances impliquées dans les cas de sevrage :&lt;br /&gt;
*GHB : 36 cas (63 %)&lt;br /&gt;
*GBL : 18 cas (32 %)&lt;br /&gt;
*1,4-BD : 3 cas (5 %)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ Statistiques des complications du syndrome de sevrage au GHB&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Complication !! Fréquence parmi les patients (%)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tremblements''' || 67 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Delirium tremens''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tachycardie''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Insomnie''' || 58 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Convulsions''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Rhabdomyolyse''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Décès''' || 1.75 % (1 seul cas &amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;)&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage présente de nombreuses similitudes avec le syndrome de sevrage alcoolique (tremblements, tachycardie, delirium). Cependant, à la différence avec le syndrome de sevrage alcoolique, '''il se caractérise par la rapidité et la brutalité des symptômes''', en particulier dans les cas graves. Les symptômes apparaissent généralement 1 à 6 heures après la dernière prise de GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais peuvent apparaître dès 30 minutes dans les cas graves. Ils atteignent leur intensité maximale au bout de 24 à 72 heures. Les principaux symptômes incluent :&lt;br /&gt;
* '''Agitation et anxiété'''&lt;br /&gt;
* '''Insomnie sévère'''&lt;br /&gt;
* '''Tremblements'''&lt;br /&gt;
* '''Tachycardie et hypertension'''&lt;br /&gt;
* '''Delirium tremens'''&lt;br /&gt;
* '''Convulsions'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Carai2005&amp;quot;&amp;gt;Carai, M. A. M., Colombo, G., &amp;amp; Gessa, G. L. (2005). &amp;quot;Withdrawal syndrome from gamma-hydroxybutyric acid (GHB) and 1,4-butanediol (1,4-BD) in Sardinian alcohol-preferring rats.&amp;quot; ''Brain Research Protocols'', 15(1), 75-78. doi: 10.1016/j.brainresprot.2005.04.001 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/carai_et_al_2005.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhabdomyolyse'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Évolution temporelle du sevrage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage évolue en plusieurs phases :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase précoce (6-12h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Anxiété, agitation, tremblements, insomnie.&lt;br /&gt;
** Augmentation du rythme cardiaque et de la pression artérielle.&lt;br /&gt;
** Nausées et vomissements possibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase aiguë (24-72h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Apparition des symptômes les plus sévères.&lt;br /&gt;
** Risque de delirium avec hallucinations visuelles et auditives&lt;br /&gt;
** Possibles crises convulsives et complications métaboliques (rhabdomyolyse, troubles électrolytiques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase de résorption (3-7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Réduction progressive des symptômes psychotiques.&lt;br /&gt;
** Fatigue intense, épisodes résiduels d’anxiété et troubles du sommeil persistants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase tardive (&amp;gt;7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Récupération progressive des fonctions cognitives.&lt;br /&gt;
** Anxiété et troubles du sommeil pouvant persister plusieurs semaines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Facteurs influençant la sévérité du sevrage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gravité du syndrome de sevrage dépend de plusieurs facteurs :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Durée et quantité de consommation''' : Plus l'usage est prolongé et à forte dose, plus le sevrage est sévère.&lt;br /&gt;
* '''Fréquence des prises''' : Un usage régulier avec des prises toutes les 2 à 4 heures augmente le risque de dépendance sévère&lt;br /&gt;
* '''Co-intoxication''' : L'association avec d'autres dépresseurs du SNC (alcool, benzodiazépines) peut aggraver le sevrage et compliquer sa gestion&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Benzodiazépine et barbituriques =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'utilisation du diazépam dans le cadre du sevrage au GHB repose sur son action sur les récepteurs GABA-A. Il permet d'atténuer l'hyperexcitabilité du système nerveux central induite par l'arrêt brutal du GHB et de ses analogues (GBL, 1,4-BD)&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Données cliniques sur l'efficacité du diazépam ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs études rapportent l'administration de benzodiazépines, dont le diazépam, à des doses élevées chez des patients en sevrage sévère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Une revue de cas indique que, sur 57 épisodes de sevrage recensés, la majorité des patients ont reçu des benzodiazépines comme traitement principal. Cependant, des doses très élevées ont été nécessaires pour contrôler l'agitation et les hallucinations. Dans certains cas, le diazépam seul n’a pas suffi, nécessitant l'ajout de barbituriques&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
* Une autre étude décrit des échecs partiels du diazépam dans les formes sévères du sevrage. Un protocole couramment utilisé consiste à administrer des benzodiazépines à haute dose dès l'apparition des premiers symptômes, avec un ajustement en fonction de l'évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;Wood DM, Brailsford AD, Dargan PI. [https://doi.org/10.1002/dta.292 ''Acute toxicity and withdrawal syndromes related to gamma-hydroxybutyrate (GHB) and its analogues'']. Drug Testing and Analysis. 2011.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Résistance au diazépam ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'efficacité du diazépam n'est pas systématique. Plusieurs études signalent des cas où de fortes doses n'ont pas permis de contrôler les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Dans 4 cas recensés, des doses de diazépam supérieures à 100 mg/jour n’ont pas suffi à contrôler le syndrome de sevrage, nécessitant l'utilisation de pentobarbital&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il est suggéré que cette résistance pourrait être liée à l'action dominante du GHB sur les récepteurs GABA-B, alors que le diazépam cible principalement les récepteurs GABA-A. Ainsi, l'utilisation du baclofène, un agoniste GABA-B, est proposée comme alternative dans les cas réfractaires&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Protocoles cliniques documentés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les études recensées ne proposent pas de consensus unique, mais plusieurs approches ont été décrites :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* **Protocole symptomatique** : administration de diazépam en fonction de l’intensité des symptômes, avec un ajustement progressif selon l’évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
* **Protocole de réduction progressive** : introduction du diazépam à haute dose suivie d’une décroissance sur plusieurs jours, similaire aux protocoles de sevrage alcoolique&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Sevrage progressif avec du GHB pharmaceutique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' (Detoxification with Titration and Tapering) est une méthode de sevrage médicalisé du GHB mise en place aux Pays-Bas. Il repose sur une substitution du GHB de rue ou de ses analogues ([[GBL,_effets,_risques,_témoignages|GBL]], [[1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_témoignages|1,4-BDO]], etc) par du GHB pharmaceutique, suivie d’une réduction progressive des doses afin d’éviter un sevrage brutal et potentiellement dangereux. Ce protocole a été testé sur 229 patients et a montré un taux de réussite de 85 %, bien qu’un suivi post-sevrage soit indispensable pour éviter les rechutes&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;&amp;gt;Dijkstra, B.A.G., Kamal, R., van Noorden, M.S., de Haan, H., Loonen, A.J.M., &amp;amp; De Jong, C.A.J. (2016). Detoxification with titration and tapering in gamma-hydroxybutyrate (GHB) dependent patients: The Dutch GHB monitor project. ''Drug and Alcohol Dependence, 170'', 164-173. doi: 10.1016/j.drugalcdep.2016.11.014&lt;br /&gt;
[https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/173/detoxification_with_titration_and_tapering_in_gamm.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;  .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectifs du protocole ==&lt;br /&gt;
* '''Assurer un sevrage sécurisé''' en évitant les complications graves (délirium, convulsions, agitation sévère).&lt;br /&gt;
* '''Réduire progressivement la dose''' pour minimiser les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
* '''Accompagner le patient''' avec un suivi médical et psychologique adapté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Déroulement du protocole ==&lt;br /&gt;
Le protocole se déroule en trois étapes :  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1. Phase de titration (stabilisation) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Remplacer le GHB de rue par une dose équivalente de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Administration de la première dose''' dans les 2,5 heures après la dernière prise de GHB de rue.&lt;br /&gt;
* '''Dosage initial''' : environ 70 % de la dose habituelle de l'usager.&lt;br /&gt;
* '''Ajustements toutes les 2 à 3 heures''' pour stabiliser le patient et éviter les symptômes de sevrage graves.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des signes vitaux''' (pression artérielle, rythme cardiaque, état psychologique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2. Phase de réduction progressive des doses (tapering) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Diminuer progressivement la dose de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Schéma de réduction''' : diminution de 0,3 g par prise par jour.&lt;br /&gt;
* '''Espacement des prises''' : toutes les 2 à 3 heures, y compris la nuit.&lt;br /&gt;
* '''Traitements complémentaires possibles''' en cas de symptômes sévères :&lt;br /&gt;
** '''Hypertension''' → métoprolol (50-100 mg).&lt;br /&gt;
** '''Anxiété et agitation''' → diazépam (5-30 mg).&lt;br /&gt;
** '''Insomnie''' → temazepam 10 mg&lt;br /&gt;
** '''Délirium ou psychose''' → antipsychotiques (halopéridol, olanzapine).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; width:100%;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ '''Exemple de programme de réduction progressive du GHB pharmaceutique (en grammes) avec un intervalle de 3 heures&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;/&amp;gt;'''&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Heure !! Jour 1 !! Jour 2 !! Jour 3 !! Jour 4 !! Jour 5 !! Jour 6 !! Jour 7 !! Jour 8 !! Jour 9 !! Jour 10 !! Jour 11 !! Jour 12 !! Jour 13 !! Jour 14 !! Jour 15&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 08:00 || 4.5 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 11:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 14:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 17:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 20:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 23:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 02:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 05:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! '''Total (g de GHB)''' || 38.1 || 36 || 33.6 || 31.2 || 29 || 26.4 || 24 || 21.6 || 19.2 || 16.8 || 14.4 || 12 || 9.6 || 7.2 || 4.8&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Note :''' Cet exemple est basé sur un patient masculin de 23 ans, avec des antécédents de trouble anxieux social, utilisant du GHB fait maison depuis 4 ans, à raison de '''12 ml toutes les 60 à 90 minutes''' et '''2 prises nocturnes'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3. Phase de récupération (post-sevrage) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Stabiliser le patient après l’arrêt du GHB.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des symptômes résiduels''' (troubles du sommeil, anxiété).&lt;br /&gt;
* '''Suivi psychologique''' indispensable pour prévenir les rechutes.&lt;br /&gt;
* '''Accompagnement vers une prise en charge à long terme''' (thérapie, groupes de soutien, réduction des risques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Résultats et limites ==&lt;br /&gt;
* '''Taux de réussite''' : 85 % des patients ont réussi à arrêter le GHB à l’issue du protocole.&lt;br /&gt;
* '''Durée moyenne''' : 12,5 jours de traitement.&lt;br /&gt;
* '''Complications possibles''' : hypertension, anxiété, délirium dans certains cas.&lt;br /&gt;
* '''Taux de rechute élevé (69 % à 3 mois)''' → nécessité d’un suivi post-sevrage renforcé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' représente une alternative efficace et plus sûre que l'arrêt brutal du GHB ou que l'utilisation de benzodiazépines seules. Cependant, en raison du '''taux élevé de rechute à 3 mois''', il est essentiel d'assurer un '''accompagnement médical et psychologique à long terme'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB = Le GHB pharmaceutique n'est disponible en France que de façon tres encadree (Xyrem) et n'a pas d'AMM pour le sevrage du GHB. La faisabilite de ce protocole n'est donc, malheureusement, pas tres probable en France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Baclofène =&lt;br /&gt;
Articles à citer :&lt;br /&gt;
McDonough et al&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heiko</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11683</id>
		<title>GHB et sevrage : Ce que les soignants et les usagers doivent savoir</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11683"/>
		<updated>2025-03-31T17:28:19Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Heiko : /* Pourquoi est-ce addictif, sur le plan neurobiologique */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;div style=&amp;quot;border: 2px solid orange; background-color: #fff3cd; padding: 10px; text-align: center; font-size: 1.2em;&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
🚧 &amp;lt;b&amp;gt;Page en cours de construction&amp;lt;/b&amp;gt; 🚧  &lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;Cette page est en cours de rédaction. Son contenu peut évoluer. Vous pouvez contribuer à son amélioration.  &lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les soignants :'''&lt;br /&gt;
*⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;L'usager qui a écrit ce wiki n'est pas médecin. Il vous appartient d'exercer votre esprit critique sur son contenu.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️ Votre contribution sera la bienvenue.&lt;br /&gt;
*Ce wiki est un état de l'art sur les connaissances médicales et pharmacologiques actuelles sur le GHB et ses dérivés. Ce ne sont pas des recommendations.&lt;br /&gt;
*Tous les informations citée sont sourcées avec des publications médicales.&lt;br /&gt;
*Toutes ces publications ont été uploadées sur Psychoactif et sont immédiatement consultables via le lien &amp;quot;Lire l'article&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les usagers qui ont une dépendance physique forte :'''&lt;br /&gt;
*'''⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;Ne tentez jamais de faire un sevrage &amp;quot;Cold turkey&amp;quot;. Vous pourriez en crever.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️'''&lt;br /&gt;
*En cas de sevrage forcé, rendez-vous aux urgences.&lt;br /&gt;
*Faites lire ce PsychoWiki par vos soignants.&lt;br /&gt;
*Si vous êtes mis en garde à vue, demandez à être examiné par un médecin. Ce droit est garanti par [https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006575081/2002-03-05 l'article 63-3 du Code de procédure pénale]. Faites-lui lire cet article car c'est lui qui décide si votre état est compatible ou non avec une garde à vue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Propriétés pharmacologiques du GHB =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Origine et métabolisme ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le gamma-hydroxybutyrate (GHB)''' est un composé naturellement présent dans le cerveau des mammifères, dérivé du neurotransmetteur GABA. Il possède à la fois des fonctions physiologiques comme neuromodulateur, et des effets pharmacologiques marqués à fortes doses&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot;&amp;gt;Wong CG, Gibson KM, Snead OC 3rd. From the street to the brain: neurobiology of the recreational drug gamma-hydroxybutyric acid. Trends Pharmacol Sci. 2004 Jan;25(1):29-34. doi: 10.1016/j.tips.2003.11.001. PMID: 14723976. - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wong2004.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce qui en fait une substance à double facette : thérapeutique et potentiellement abusive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB est naturellement synthétisé dans le cerveau à partir de son précurseur principal, le GABA (acide γ-aminobutyrique). Il possède dans le cerveau son propre récepteur : le récepteur au GHB. Le GHB peut être reconverti en en GABA, créant un cycle métabolique dynamique entre GABA et GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Récepteurs cibles ==&lt;br /&gt;
Le GHB agit via deux systèmes récepteurs distincts :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le '''récepteur GHB''', Il est activé à de faibles concentrations physiologiques (nanomolaires à micromolaires).&lt;br /&gt;
* Le '''récepteur GABA-B'''. Dans les concentration physiologiques, le GHB ne se lie pas aux récepteurs GABA-B. Cependant, ,n cas d'apport exogène, sa concentration atteint 100 à 1000 fois sa valeur physiologique. Dans ces conditions, auquel le GHB se lie faiblement à haute dose (millimolaire), ou indirectement via sa conversion en GABA. Et ça, on le sait parce qe lorsqu'on co-administre un antagoniste des GABA-B à des rats en même temps que du GHB, les effets sédatifs du GHB sont bloqués.&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Neuromodulation ==&lt;br /&gt;
Le GHB est souvent perçu comme une drogue « sédative », mais ses effets sont en réalité beaucoup plus complexes. Il agit comme un '''neurotransmetteur''', c’est-à-dire qu’il influence en profondeur l'équilibre entre plusieurs substances chimiques du cerveau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Quel est le rôle du GHB dans ses concentrations physiologiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À des concentrations physiologiques, le GHB active principalement un récepteur spécifique qu’on appelle tout simplement le '''récepteur GHB'''. Ce récepteur se trouve dans certaines zones cérébrales sensibles, comme l’hippocampe (mémoire), le cortex (perception) et le thalamus (relais sensoriels)&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand ce récepteur est activé&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt; :&lt;br /&gt;
* Il '''diminue la libération de deux neurotransmetteurs clés''' : le GABA (un inhibiteur) et le glutamate (un excitateur).&lt;br /&gt;
* Il agit au niveau des '''terminaisons présynaptiques''' – c’est un peu comme s’il ajustait le &amp;quot;volume&amp;quot; de la communication neuronale en amont.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Que se passe-t-il en cas de consommation récréative ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand la dose de GHB augmente (dans un cadre récréatif ou abusif), ses effets dépassent la concentration physiologique de 100 à 1000 fois, et s’étendent à un autre récepteur : le récepteur '''GABA-B'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le GABA-B est un récepteur plus général, impliqué dans la régulation de l’excitabilité cérébrale.&lt;br /&gt;
* Le GHB peut l’activer de deux façons :&lt;br /&gt;
**1.** directement, à haute concentration ;&lt;br /&gt;
**2.** indirectement, en étant transformé en GABA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’activation du récepteur GABAB par le GHB entraîne&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt; :&lt;br /&gt;
* une **inhibition généralisée de l’activité cérébrale**,&lt;br /&gt;
* des effets tels que **sédation**, **perte de mémoire**, **ralentissement moteur**,&lt;br /&gt;
* et, à très haute dose, **coma, convulsions, voire arrêt respiratoire**.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Effets sur le système dopaminergique ==&lt;br /&gt;
Le potentiel addictif du GHB semble particulièrement lié à son action sur les récepteurs GABAB, combinée à une désinhibition de la dopamine en cas d’usage prolongé. Cette configuration le distingue d’autres agonistes GABAB comme le baclofène, qui ne présentent pas le même profil de récompense ou de dépendance&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB inhibe la libération de dopamine dans un premier temps, ce qui contribue à ses effets sédatifs. Toutefois, lors d’une consommation répétée, des mécanismes compensatoires peuvent entraîner une désinhibition paradoxale et une augmentation de l’activité dopaminergique, renforçant ainsi les comportements addictifs&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pourquoi est-ce addictif, sur le plan neurobiologique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le système dopaminergique joue un rôle central dans les fonctions de '''motivation, plaisir, mouvement, attention et récompense'''. Le GHB, bien qu’il soit souvent classé parmi les dépresseurs, a un impact complexe et biphasique sur ce système.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Que fait le GHB à la dopamine ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'effet du GHB sur la dopamine dépend :&lt;br /&gt;
* de la dose,&lt;br /&gt;
* du mode d’administration (aiguë ou chronique),&lt;br /&gt;
* et du temps écoulé après la prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À court terme, lors d'une prise aiguë, le GHB inhibe temporairement la libération de dopamine dans certaines régions cérébrales, comme le striatum&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;. Cela peut expliquer les effets de sédation, de détente, d'anxiolyse, et parfois un sentiment de &amp;quot;lâcher prise&amp;quot; émotionnel juste après la prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À plus long terme, avec des prises répétées ou chroniques, le cerveau s’adapte en augmentant le nombre ou la sensibilité des récepteurs dopaminergiques. Résultat : des effets paradoxaux peuvent apparaître, comme une stimulation ou un état d’euphorie&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce &amp;quot;rebond&amp;quot; dopaminergique pourrait être une piste pour mieux comprendre le potentiel addictif du GHB. Le GHB est parfois perçu comme une drogue « clean » ou « douce », notamment parce qu’il ne stimule pas directement le système de récompense comme la cocaïne. Mais :&lt;br /&gt;
* Son effet inhibiteur n’est que temporaire.&lt;br /&gt;
* L’adaptation du cerveau peut créer une dépendance insidieuse, fondée sur une dysrégulation progressive du système de récompense.&lt;br /&gt;
* Beaucoup d'usagers sur Psychoactif racontent que leurs problèmes de GHB se sont installés très progressivement, parfois sur plusieurs années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des études animales ont montré que les effets moteurs sédatifs du GHB étaient associés à une baisse de dopamine mesurée par un de ses métabolite. Ces effets peuvent être bloqués par des antagonistes GABA-B, ce qui confirme que l’effet dopaminergique passe essentiellement par l’activation de GABA-B, et non directement par les récepteurs dopaminergiques&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais ce sujet reste à ce jour très mal compris, car d'autres agonistes du GABA-B, comme le baclofène, n'ont aucun intérêt récréatif. Aujourd'hui, la science n'a pas encore à cette question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En résumé ===&lt;br /&gt;
* Le GHB déstabilise le système dopamine de manière progressive et silencieuse.&lt;br /&gt;
* Il combine relaxation initiale et recherche de récompense différée.&lt;br /&gt;
* C’est cette dynamique qui fait que la dépendance met du temps à s'installer et en fait une substance piégeuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Syndrome de sevrage au GHB : description et évolution chronologique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Symptômes principaux ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sevrage au [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-hydroxybutyrate] ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GHB]) et à ses dérivés ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-butanediol] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-BD]] et [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-butyrolactone] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GBL]]) peut être sévère et potentiellement mortel&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot;&amp;gt;Dyer, J. E., Roth, B., &amp;amp; Hyma, B. A. (2001). Gamma-hydroxybutyrate withdrawal syndrome. ''Annals of Emergency Medicine'', 37(2), 147-153. doi: 10.1067/mem.2001.112985 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans le cas de la personne décédée, voici une traduction en français de l'article de Dyer et al., 2001&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Dyer et al., 2001&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Un homme de 24 ans, employé comme expert en assurances, s'est présenté dans un centre de crise en se plaignant d'hallucinations auditives et visuelles. Il a admis une consommation massive de GHB sur une période de 10 mois, augmentant progressivement les doses afin de prévenir l'apparition des hallucinations liées au sevrage. Sa dernière prise avait eu lieu juste avant son évaluation. À ce moment-là, aucun signe clinique d’hallucinations n’a été observé et il a été renvoyé avec des instructions pour un suivi en centre de désintoxication.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux mois plus tard, il s’est présenté dans un centre de désintoxication en se plaignant de nausées, vomissements et diarrhées persistants depuis 2 mois. Il décrivait également une grande faiblesse musculaire, un gonflement du corps, une diplopie (vision double), une vision floue, un essoufflement, une fréquence urinaire accrue, une soif intense, des évanouissements et une perte d'appétit. Il consommait du GHB toutes les 30 minutes, sa dernière dose remontant à seulement 20 minutes avant son arrivée. Il niait toute autre consommation de drogue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l'examen, il présentait des pupilles dilatées, un tremblement important et une anxiété marquée. Son électrocardiogramme (ECG) montrait un rythme sinusal normal, mais avec une hypertrophie ventriculaire gauche et une ischémie possible de la paroi inférieure. Il a été hospitalisé et traité au lorazépam pour gérer son agitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours des 24 heures suivantes, son état s'est aggravé : il a développé une tachycardie, une agressivité, des hallucinations visuelles persistantes et des tremblements incontrôlables. Son hospitalisation a été compliquée par une pneumonie lobaire inférieure droite, nécessitant une intubation et une ventilation mécanique pendant 6 jours sous sédation au propofol. Après son extubation, il restait confus et délirant malgré l'administration continue de benzodiazépines et d'antipsychotiques. Son agitation persistante nécessitait l'utilisation de contentions en cuir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 12ᵉ jour d’hospitalisation, son état semblait s’améliorer, et le lorazépam était progressivement réduit. Le 13ᵉ jour, il était toujours délirant mais restait réveillable. Cependant, dans la soirée, il a présenté un épisode soudain de contractions musculaires généralisées avec un regard figé vers le haut. Il a ensuite subi un arrêt cardiaque, précédé d’une bradycardie sévère. Malgré des tentatives agressives de réanimation incluant atropine, épinéphrine et défibrillation, le patient est décédé.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus généralement, une revue de 27 études comportant en tout 57 cas de syndrômes de sevrage a rapporté les statistiques suivantes :&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;Wojtowicz, J. M., Yegles, M., &amp;amp; Wennig, R. (2008). &amp;quot;Withdrawal from gamma-hydroxybutyrate, 1,4-butanediol and gamma-butyrolactone: A case report and systematic review.&amp;quot; ''CJEM'', 10(1), 69-74. doi: 10.1017/S1481803500009851 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wojtowicz_et_al_2008.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Répartition des substances impliquées dans les cas de sevrage :&lt;br /&gt;
*GHB : 36 cas (63 %)&lt;br /&gt;
*GBL : 18 cas (32 %)&lt;br /&gt;
*1,4-BD : 3 cas (5 %)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ Statistiques des complications du syndrome de sevrage au GHB&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Complication !! Fréquence parmi les patients (%)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tremblements''' || 67 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Delirium tremens''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tachycardie''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Insomnie''' || 58 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Convulsions''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Rhabdomyolyse''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Décès''' || 1.75 % (1 seul cas &amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;)&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage présente de nombreuses similitudes avec le syndrome de sevrage alcoolique (tremblements, tachycardie, delirium). Cependant, à la différence avec le syndrome de sevrage alcoolique, '''il se caractérise par la rapidité et la brutalité des symptômes''', en particulier dans les cas graves. Les symptômes apparaissent généralement 1 à 6 heures après la dernière prise de GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais peuvent apparaître dès 30 minutes dans les cas graves. Ils atteignent leur intensité maximale au bout de 24 à 72 heures. Les principaux symptômes incluent :&lt;br /&gt;
* '''Agitation et anxiété'''&lt;br /&gt;
* '''Insomnie sévère'''&lt;br /&gt;
* '''Tremblements'''&lt;br /&gt;
* '''Tachycardie et hypertension'''&lt;br /&gt;
* '''Delirium tremens'''&lt;br /&gt;
* '''Convulsions'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Carai2005&amp;quot;&amp;gt;Carai, M. A. M., Colombo, G., &amp;amp; Gessa, G. L. (2005). &amp;quot;Withdrawal syndrome from gamma-hydroxybutyric acid (GHB) and 1,4-butanediol (1,4-BD) in Sardinian alcohol-preferring rats.&amp;quot; ''Brain Research Protocols'', 15(1), 75-78. doi: 10.1016/j.brainresprot.2005.04.001 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/carai_et_al_2005.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhabdomyolyse'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Évolution temporelle du sevrage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage évolue en plusieurs phases :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase précoce (6-12h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Anxiété, agitation, tremblements, insomnie.&lt;br /&gt;
** Augmentation du rythme cardiaque et de la pression artérielle.&lt;br /&gt;
** Nausées et vomissements possibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase aiguë (24-72h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Apparition des symptômes les plus sévères.&lt;br /&gt;
** Risque de delirium avec hallucinations visuelles et auditives&lt;br /&gt;
** Possibles crises convulsives et complications métaboliques (rhabdomyolyse, troubles électrolytiques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase de résorption (3-7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Réduction progressive des symptômes psychotiques.&lt;br /&gt;
** Fatigue intense, épisodes résiduels d’anxiété et troubles du sommeil persistants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase tardive (&amp;gt;7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Récupération progressive des fonctions cognitives.&lt;br /&gt;
** Anxiété et troubles du sommeil pouvant persister plusieurs semaines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Facteurs influençant la sévérité du sevrage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gravité du syndrome de sevrage dépend de plusieurs facteurs :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Durée et quantité de consommation''' : Plus l'usage est prolongé et à forte dose, plus le sevrage est sévère.&lt;br /&gt;
* '''Fréquence des prises''' : Un usage régulier avec des prises toutes les 2 à 4 heures augmente le risque de dépendance sévère&lt;br /&gt;
* '''Co-intoxication''' : L'association avec d'autres dépresseurs du SNC (alcool, benzodiazépines) peut aggraver le sevrage et compliquer sa gestion&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Benzodiazépine et barbituriques =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'utilisation du diazépam dans le cadre du sevrage au GHB repose sur son action sur les récepteurs GABA-A. Il permet d'atténuer l'hyperexcitabilité du système nerveux central induite par l'arrêt brutal du GHB et de ses analogues (GBL, 1,4-BD)&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Données cliniques sur l'efficacité du diazépam ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs études rapportent l'administration de benzodiazépines, dont le diazépam, à des doses élevées chez des patients en sevrage sévère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Une revue de cas indique que, sur 57 épisodes de sevrage recensés, la majorité des patients ont reçu des benzodiazépines comme traitement principal. Cependant, des doses très élevées ont été nécessaires pour contrôler l'agitation et les hallucinations. Dans certains cas, le diazépam seul n’a pas suffi, nécessitant l'ajout de barbituriques&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
* Une autre étude décrit des échecs partiels du diazépam dans les formes sévères du sevrage. Un protocole couramment utilisé consiste à administrer des benzodiazépines à haute dose dès l'apparition des premiers symptômes, avec un ajustement en fonction de l'évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;Wood DM, Brailsford AD, Dargan PI. [https://doi.org/10.1002/dta.292 ''Acute toxicity and withdrawal syndromes related to gamma-hydroxybutyrate (GHB) and its analogues'']. Drug Testing and Analysis. 2011.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Résistance au diazépam ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'efficacité du diazépam n'est pas systématique. Plusieurs études signalent des cas où de fortes doses n'ont pas permis de contrôler les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Dans 4 cas recensés, des doses de diazépam supérieures à 100 mg/jour n’ont pas suffi à contrôler le syndrome de sevrage, nécessitant l'utilisation de pentobarbital&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il est suggéré que cette résistance pourrait être liée à l'action dominante du GHB sur les récepteurs GABA-B, alors que le diazépam cible principalement les récepteurs GABA-A. Ainsi, l'utilisation du baclofène, un agoniste GABA-B, est proposée comme alternative dans les cas réfractaires&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Protocoles cliniques documentés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les études recensées ne proposent pas de consensus unique, mais plusieurs approches ont été décrites :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* **Protocole symptomatique** : administration de diazépam en fonction de l’intensité des symptômes, avec un ajustement progressif selon l’évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
* **Protocole de réduction progressive** : introduction du diazépam à haute dose suivie d’une décroissance sur plusieurs jours, similaire aux protocoles de sevrage alcoolique&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Sevrage progressif avec du GHB pharmaceutique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' (Detoxification with Titration and Tapering) est une méthode de sevrage médicalisé du GHB mise en place aux Pays-Bas. Il repose sur une substitution du GHB de rue ou de ses analogues ([[GBL,_effets,_risques,_témoignages|GBL]], [[1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_témoignages|1,4-BDO]], etc) par du GHB pharmaceutique, suivie d’une réduction progressive des doses afin d’éviter un sevrage brutal et potentiellement dangereux. Ce protocole a été testé sur 229 patients et a montré un taux de réussite de 85 %, bien qu’un suivi post-sevrage soit indispensable pour éviter les rechutes&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;&amp;gt;Dijkstra, B.A.G., Kamal, R., van Noorden, M.S., de Haan, H., Loonen, A.J.M., &amp;amp; De Jong, C.A.J. (2016). Detoxification with titration and tapering in gamma-hydroxybutyrate (GHB) dependent patients: The Dutch GHB monitor project. ''Drug and Alcohol Dependence, 170'', 164-173. doi: 10.1016/j.drugalcdep.2016.11.014&lt;br /&gt;
[https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/173/detoxification_with_titration_and_tapering_in_gamm.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;  .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectifs du protocole ==&lt;br /&gt;
* '''Assurer un sevrage sécurisé''' en évitant les complications graves (délirium, convulsions, agitation sévère).&lt;br /&gt;
* '''Réduire progressivement la dose''' pour minimiser les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
* '''Accompagner le patient''' avec un suivi médical et psychologique adapté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Déroulement du protocole ==&lt;br /&gt;
Le protocole se déroule en trois étapes :  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1. Phase de titration (stabilisation) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Remplacer le GHB de rue par une dose équivalente de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Administration de la première dose''' dans les 2,5 heures après la dernière prise de GHB de rue.&lt;br /&gt;
* '''Dosage initial''' : environ 70 % de la dose habituelle de l'usager.&lt;br /&gt;
* '''Ajustements toutes les 2 à 3 heures''' pour stabiliser le patient et éviter les symptômes de sevrage graves.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des signes vitaux''' (pression artérielle, rythme cardiaque, état psychologique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2. Phase de réduction progressive des doses (tapering) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Diminuer progressivement la dose de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Schéma de réduction''' : diminution de 0,3 g par prise par jour.&lt;br /&gt;
* '''Espacement des prises''' : toutes les 2 à 3 heures, y compris la nuit.&lt;br /&gt;
* '''Traitements complémentaires possibles''' en cas de symptômes sévères :&lt;br /&gt;
** '''Hypertension''' → métoprolol (50-100 mg).&lt;br /&gt;
** '''Anxiété et agitation''' → diazépam (5-30 mg).&lt;br /&gt;
** '''Insomnie''' → temazepam 10 mg&lt;br /&gt;
** '''Délirium ou psychose''' → antipsychotiques (halopéridol, olanzapine).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; width:100%;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ '''Exemple de programme de réduction progressive du GHB pharmaceutique (en grammes) avec un intervalle de 3 heures&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;/&amp;gt;'''&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Heure !! Jour 1 !! Jour 2 !! Jour 3 !! Jour 4 !! Jour 5 !! Jour 6 !! Jour 7 !! Jour 8 !! Jour 9 !! Jour 10 !! Jour 11 !! Jour 12 !! Jour 13 !! Jour 14 !! Jour 15&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 08:00 || 4.5 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 11:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 14:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 17:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 20:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 23:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 02:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 05:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! '''Total (g de GHB)''' || 38.1 || 36 || 33.6 || 31.2 || 29 || 26.4 || 24 || 21.6 || 19.2 || 16.8 || 14.4 || 12 || 9.6 || 7.2 || 4.8&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Note :''' Cet exemple est basé sur un patient masculin de 23 ans, avec des antécédents de trouble anxieux social, utilisant du GHB fait maison depuis 4 ans, à raison de '''12 ml toutes les 60 à 90 minutes''' et '''2 prises nocturnes'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3. Phase de récupération (post-sevrage) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Stabiliser le patient après l’arrêt du GHB.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des symptômes résiduels''' (troubles du sommeil, anxiété).&lt;br /&gt;
* '''Suivi psychologique''' indispensable pour prévenir les rechutes.&lt;br /&gt;
* '''Accompagnement vers une prise en charge à long terme''' (thérapie, groupes de soutien, réduction des risques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Résultats et limites ==&lt;br /&gt;
* '''Taux de réussite''' : 85 % des patients ont réussi à arrêter le GHB à l’issue du protocole.&lt;br /&gt;
* '''Durée moyenne''' : 12,5 jours de traitement.&lt;br /&gt;
* '''Complications possibles''' : hypertension, anxiété, délirium dans certains cas.&lt;br /&gt;
* '''Taux de rechute élevé (69 % à 3 mois)''' → nécessité d’un suivi post-sevrage renforcé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' représente une alternative efficace et plus sûre que l'arrêt brutal du GHB ou que l'utilisation de benzodiazépines seules. Cependant, en raison du '''taux élevé de rechute à 3 mois''', il est essentiel d'assurer un '''accompagnement médical et psychologique à long terme'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB = Le GHB pharmaceutique n'est disponible en France que de façon tres encadree (Xyrem) et n'a pas d'AMM pour le sevrage du GHB. La faisabilite de ce protocole n'est donc, malheureusement, pas tres probable en France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Baclofène =&lt;br /&gt;
Articles à citer :&lt;br /&gt;
McDonough et al&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heiko</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11682</id>
		<title>GHB et sevrage : Ce que les soignants et les usagers doivent savoir</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11682"/>
		<updated>2025-03-31T17:27:51Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Heiko : /* Que fait le GHB à la dopamine ? */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;div style=&amp;quot;border: 2px solid orange; background-color: #fff3cd; padding: 10px; text-align: center; font-size: 1.2em;&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
🚧 &amp;lt;b&amp;gt;Page en cours de construction&amp;lt;/b&amp;gt; 🚧  &lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;Cette page est en cours de rédaction. Son contenu peut évoluer. Vous pouvez contribuer à son amélioration.  &lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les soignants :'''&lt;br /&gt;
*⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;L'usager qui a écrit ce wiki n'est pas médecin. Il vous appartient d'exercer votre esprit critique sur son contenu.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️ Votre contribution sera la bienvenue.&lt;br /&gt;
*Ce wiki est un état de l'art sur les connaissances médicales et pharmacologiques actuelles sur le GHB et ses dérivés. Ce ne sont pas des recommendations.&lt;br /&gt;
*Tous les informations citée sont sourcées avec des publications médicales.&lt;br /&gt;
*Toutes ces publications ont été uploadées sur Psychoactif et sont immédiatement consultables via le lien &amp;quot;Lire l'article&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les usagers qui ont une dépendance physique forte :'''&lt;br /&gt;
*'''⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;Ne tentez jamais de faire un sevrage &amp;quot;Cold turkey&amp;quot;. Vous pourriez en crever.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️'''&lt;br /&gt;
*En cas de sevrage forcé, rendez-vous aux urgences.&lt;br /&gt;
*Faites lire ce PsychoWiki par vos soignants.&lt;br /&gt;
*Si vous êtes mis en garde à vue, demandez à être examiné par un médecin. Ce droit est garanti par [https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006575081/2002-03-05 l'article 63-3 du Code de procédure pénale]. Faites-lui lire cet article car c'est lui qui décide si votre état est compatible ou non avec une garde à vue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Propriétés pharmacologiques du GHB =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Origine et métabolisme ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le gamma-hydroxybutyrate (GHB)''' est un composé naturellement présent dans le cerveau des mammifères, dérivé du neurotransmetteur GABA. Il possède à la fois des fonctions physiologiques comme neuromodulateur, et des effets pharmacologiques marqués à fortes doses&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot;&amp;gt;Wong CG, Gibson KM, Snead OC 3rd. From the street to the brain: neurobiology of the recreational drug gamma-hydroxybutyric acid. Trends Pharmacol Sci. 2004 Jan;25(1):29-34. doi: 10.1016/j.tips.2003.11.001. PMID: 14723976. - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wong2004.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce qui en fait une substance à double facette : thérapeutique et potentiellement abusive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB est naturellement synthétisé dans le cerveau à partir de son précurseur principal, le GABA (acide γ-aminobutyrique). Il possède dans le cerveau son propre récepteur : le récepteur au GHB. Le GHB peut être reconverti en en GABA, créant un cycle métabolique dynamique entre GABA et GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Récepteurs cibles ==&lt;br /&gt;
Le GHB agit via deux systèmes récepteurs distincts :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le '''récepteur GHB''', Il est activé à de faibles concentrations physiologiques (nanomolaires à micromolaires).&lt;br /&gt;
* Le '''récepteur GABA-B'''. Dans les concentration physiologiques, le GHB ne se lie pas aux récepteurs GABA-B. Cependant, ,n cas d'apport exogène, sa concentration atteint 100 à 1000 fois sa valeur physiologique. Dans ces conditions, auquel le GHB se lie faiblement à haute dose (millimolaire), ou indirectement via sa conversion en GABA. Et ça, on le sait parce qe lorsqu'on co-administre un antagoniste des GABA-B à des rats en même temps que du GHB, les effets sédatifs du GHB sont bloqués.&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Neuromodulation ==&lt;br /&gt;
Le GHB est souvent perçu comme une drogue « sédative », mais ses effets sont en réalité beaucoup plus complexes. Il agit comme un '''neurotransmetteur''', c’est-à-dire qu’il influence en profondeur l'équilibre entre plusieurs substances chimiques du cerveau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Quel est le rôle du GHB dans ses concentrations physiologiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À des concentrations physiologiques, le GHB active principalement un récepteur spécifique qu’on appelle tout simplement le '''récepteur GHB'''. Ce récepteur se trouve dans certaines zones cérébrales sensibles, comme l’hippocampe (mémoire), le cortex (perception) et le thalamus (relais sensoriels)&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand ce récepteur est activé&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt; :&lt;br /&gt;
* Il '''diminue la libération de deux neurotransmetteurs clés''' : le GABA (un inhibiteur) et le glutamate (un excitateur).&lt;br /&gt;
* Il agit au niveau des '''terminaisons présynaptiques''' – c’est un peu comme s’il ajustait le &amp;quot;volume&amp;quot; de la communication neuronale en amont.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Que se passe-t-il en cas de consommation récréative ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand la dose de GHB augmente (dans un cadre récréatif ou abusif), ses effets dépassent la concentration physiologique de 100 à 1000 fois, et s’étendent à un autre récepteur : le récepteur '''GABA-B'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le GABA-B est un récepteur plus général, impliqué dans la régulation de l’excitabilité cérébrale.&lt;br /&gt;
* Le GHB peut l’activer de deux façons :&lt;br /&gt;
**1.** directement, à haute concentration ;&lt;br /&gt;
**2.** indirectement, en étant transformé en GABA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’activation du récepteur GABAB par le GHB entraîne&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt; :&lt;br /&gt;
* une **inhibition généralisée de l’activité cérébrale**,&lt;br /&gt;
* des effets tels que **sédation**, **perte de mémoire**, **ralentissement moteur**,&lt;br /&gt;
* et, à très haute dose, **coma, convulsions, voire arrêt respiratoire**.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Effets sur le système dopaminergique ==&lt;br /&gt;
Le potentiel addictif du GHB semble particulièrement lié à son action sur les récepteurs GABAB, combinée à une désinhibition de la dopamine en cas d’usage prolongé. Cette configuration le distingue d’autres agonistes GABAB comme le baclofène, qui ne présentent pas le même profil de récompense ou de dépendance&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB inhibe la libération de dopamine dans un premier temps, ce qui contribue à ses effets sédatifs. Toutefois, lors d’une consommation répétée, des mécanismes compensatoires peuvent entraîner une désinhibition paradoxale et une augmentation de l’activité dopaminergique, renforçant ainsi les comportements addictifs&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pourquoi est-ce addictif, sur le plan neurobiologique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le système dopaminergique joue un rôle central dans les fonctions de '''motivation, plaisir, mouvement, attention et récompense'''. Le GHB, bien qu’il soit souvent classé parmi les dépresseurs, a un **impact complexe et biphasique** sur ce système.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Que fait le GHB à la dopamine ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'effet du GHB sur la dopamine dépend :&lt;br /&gt;
* de la dose,&lt;br /&gt;
* du mode d’administration (aiguë ou chronique),&lt;br /&gt;
* et du temps écoulé après la prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À court terme, lors d'une prise aiguë, le GHB inhibe temporairement la libération de dopamine dans certaines régions cérébrales, comme le striatum&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;. Cela peut expliquer les effets de sédation, de détente, d'anxiolyse, et parfois un sentiment de &amp;quot;lâcher prise&amp;quot; émotionnel juste après la prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À plus long terme, avec des prises répétées ou chroniques, le cerveau s’adapte en augmentant le nombre ou la sensibilité des récepteurs dopaminergiques. Résultat : des effets paradoxaux peuvent apparaître, comme une stimulation ou un état d’euphorie&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce &amp;quot;rebond&amp;quot; dopaminergique pourrait être une piste pour mieux comprendre le potentiel addictif du GHB. Le GHB est parfois perçu comme une drogue « clean » ou « douce », notamment parce qu’il ne stimule pas directement le système de récompense comme la cocaïne. Mais :&lt;br /&gt;
* Son effet inhibiteur n’est que temporaire.&lt;br /&gt;
* L’adaptation du cerveau peut créer une dépendance insidieuse, fondée sur une dysrégulation progressive du système de récompense.&lt;br /&gt;
* Beaucoup d'usagers sur Psychoactif racontent que leurs problèmes de GHB se sont installés très progressivement, parfois sur plusieurs années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des études animales ont montré que les effets moteurs sédatifs du GHB étaient associés à une baisse de dopamine mesurée par un de ses métabolite. Ces effets peuvent être bloqués par des antagonistes GABA-B, ce qui confirme que l’effet dopaminergique passe essentiellement par l’activation de GABA-B, et non directement par les récepteurs dopaminergiques&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais ce sujet reste à ce jour très mal compris, car d'autres agonistes du GABA-B, comme le baclofène, n'ont aucun intérêt récréatif. Aujourd'hui, la science n'a pas encore à cette question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En résumé ===&lt;br /&gt;
* Le GHB déstabilise le système dopamine de manière progressive et silencieuse.&lt;br /&gt;
* Il combine relaxation initiale et recherche de récompense différée.&lt;br /&gt;
* C’est cette dynamique qui fait que la dépendance met du temps à s'installer et en fait une substance piégeuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Syndrome de sevrage au GHB : description et évolution chronologique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Symptômes principaux ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sevrage au [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-hydroxybutyrate] ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GHB]) et à ses dérivés ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-butanediol] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-BD]] et [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-butyrolactone] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GBL]]) peut être sévère et potentiellement mortel&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot;&amp;gt;Dyer, J. E., Roth, B., &amp;amp; Hyma, B. A. (2001). Gamma-hydroxybutyrate withdrawal syndrome. ''Annals of Emergency Medicine'', 37(2), 147-153. doi: 10.1067/mem.2001.112985 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans le cas de la personne décédée, voici une traduction en français de l'article de Dyer et al., 2001&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Dyer et al., 2001&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Un homme de 24 ans, employé comme expert en assurances, s'est présenté dans un centre de crise en se plaignant d'hallucinations auditives et visuelles. Il a admis une consommation massive de GHB sur une période de 10 mois, augmentant progressivement les doses afin de prévenir l'apparition des hallucinations liées au sevrage. Sa dernière prise avait eu lieu juste avant son évaluation. À ce moment-là, aucun signe clinique d’hallucinations n’a été observé et il a été renvoyé avec des instructions pour un suivi en centre de désintoxication.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux mois plus tard, il s’est présenté dans un centre de désintoxication en se plaignant de nausées, vomissements et diarrhées persistants depuis 2 mois. Il décrivait également une grande faiblesse musculaire, un gonflement du corps, une diplopie (vision double), une vision floue, un essoufflement, une fréquence urinaire accrue, une soif intense, des évanouissements et une perte d'appétit. Il consommait du GHB toutes les 30 minutes, sa dernière dose remontant à seulement 20 minutes avant son arrivée. Il niait toute autre consommation de drogue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l'examen, il présentait des pupilles dilatées, un tremblement important et une anxiété marquée. Son électrocardiogramme (ECG) montrait un rythme sinusal normal, mais avec une hypertrophie ventriculaire gauche et une ischémie possible de la paroi inférieure. Il a été hospitalisé et traité au lorazépam pour gérer son agitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours des 24 heures suivantes, son état s'est aggravé : il a développé une tachycardie, une agressivité, des hallucinations visuelles persistantes et des tremblements incontrôlables. Son hospitalisation a été compliquée par une pneumonie lobaire inférieure droite, nécessitant une intubation et une ventilation mécanique pendant 6 jours sous sédation au propofol. Après son extubation, il restait confus et délirant malgré l'administration continue de benzodiazépines et d'antipsychotiques. Son agitation persistante nécessitait l'utilisation de contentions en cuir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 12ᵉ jour d’hospitalisation, son état semblait s’améliorer, et le lorazépam était progressivement réduit. Le 13ᵉ jour, il était toujours délirant mais restait réveillable. Cependant, dans la soirée, il a présenté un épisode soudain de contractions musculaires généralisées avec un regard figé vers le haut. Il a ensuite subi un arrêt cardiaque, précédé d’une bradycardie sévère. Malgré des tentatives agressives de réanimation incluant atropine, épinéphrine et défibrillation, le patient est décédé.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus généralement, une revue de 27 études comportant en tout 57 cas de syndrômes de sevrage a rapporté les statistiques suivantes :&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;Wojtowicz, J. M., Yegles, M., &amp;amp; Wennig, R. (2008). &amp;quot;Withdrawal from gamma-hydroxybutyrate, 1,4-butanediol and gamma-butyrolactone: A case report and systematic review.&amp;quot; ''CJEM'', 10(1), 69-74. doi: 10.1017/S1481803500009851 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wojtowicz_et_al_2008.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Répartition des substances impliquées dans les cas de sevrage :&lt;br /&gt;
*GHB : 36 cas (63 %)&lt;br /&gt;
*GBL : 18 cas (32 %)&lt;br /&gt;
*1,4-BD : 3 cas (5 %)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ Statistiques des complications du syndrome de sevrage au GHB&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Complication !! Fréquence parmi les patients (%)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tremblements''' || 67 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Delirium tremens''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tachycardie''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Insomnie''' || 58 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Convulsions''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Rhabdomyolyse''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Décès''' || 1.75 % (1 seul cas &amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;)&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage présente de nombreuses similitudes avec le syndrome de sevrage alcoolique (tremblements, tachycardie, delirium). Cependant, à la différence avec le syndrome de sevrage alcoolique, '''il se caractérise par la rapidité et la brutalité des symptômes''', en particulier dans les cas graves. Les symptômes apparaissent généralement 1 à 6 heures après la dernière prise de GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais peuvent apparaître dès 30 minutes dans les cas graves. Ils atteignent leur intensité maximale au bout de 24 à 72 heures. Les principaux symptômes incluent :&lt;br /&gt;
* '''Agitation et anxiété'''&lt;br /&gt;
* '''Insomnie sévère'''&lt;br /&gt;
* '''Tremblements'''&lt;br /&gt;
* '''Tachycardie et hypertension'''&lt;br /&gt;
* '''Delirium tremens'''&lt;br /&gt;
* '''Convulsions'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Carai2005&amp;quot;&amp;gt;Carai, M. A. M., Colombo, G., &amp;amp; Gessa, G. L. (2005). &amp;quot;Withdrawal syndrome from gamma-hydroxybutyric acid (GHB) and 1,4-butanediol (1,4-BD) in Sardinian alcohol-preferring rats.&amp;quot; ''Brain Research Protocols'', 15(1), 75-78. doi: 10.1016/j.brainresprot.2005.04.001 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/carai_et_al_2005.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhabdomyolyse'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Évolution temporelle du sevrage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage évolue en plusieurs phases :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase précoce (6-12h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Anxiété, agitation, tremblements, insomnie.&lt;br /&gt;
** Augmentation du rythme cardiaque et de la pression artérielle.&lt;br /&gt;
** Nausées et vomissements possibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase aiguë (24-72h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Apparition des symptômes les plus sévères.&lt;br /&gt;
** Risque de delirium avec hallucinations visuelles et auditives&lt;br /&gt;
** Possibles crises convulsives et complications métaboliques (rhabdomyolyse, troubles électrolytiques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase de résorption (3-7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Réduction progressive des symptômes psychotiques.&lt;br /&gt;
** Fatigue intense, épisodes résiduels d’anxiété et troubles du sommeil persistants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase tardive (&amp;gt;7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Récupération progressive des fonctions cognitives.&lt;br /&gt;
** Anxiété et troubles du sommeil pouvant persister plusieurs semaines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Facteurs influençant la sévérité du sevrage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gravité du syndrome de sevrage dépend de plusieurs facteurs :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Durée et quantité de consommation''' : Plus l'usage est prolongé et à forte dose, plus le sevrage est sévère.&lt;br /&gt;
* '''Fréquence des prises''' : Un usage régulier avec des prises toutes les 2 à 4 heures augmente le risque de dépendance sévère&lt;br /&gt;
* '''Co-intoxication''' : L'association avec d'autres dépresseurs du SNC (alcool, benzodiazépines) peut aggraver le sevrage et compliquer sa gestion&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Benzodiazépine et barbituriques =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'utilisation du diazépam dans le cadre du sevrage au GHB repose sur son action sur les récepteurs GABA-A. Il permet d'atténuer l'hyperexcitabilité du système nerveux central induite par l'arrêt brutal du GHB et de ses analogues (GBL, 1,4-BD)&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Données cliniques sur l'efficacité du diazépam ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs études rapportent l'administration de benzodiazépines, dont le diazépam, à des doses élevées chez des patients en sevrage sévère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Une revue de cas indique que, sur 57 épisodes de sevrage recensés, la majorité des patients ont reçu des benzodiazépines comme traitement principal. Cependant, des doses très élevées ont été nécessaires pour contrôler l'agitation et les hallucinations. Dans certains cas, le diazépam seul n’a pas suffi, nécessitant l'ajout de barbituriques&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
* Une autre étude décrit des échecs partiels du diazépam dans les formes sévères du sevrage. Un protocole couramment utilisé consiste à administrer des benzodiazépines à haute dose dès l'apparition des premiers symptômes, avec un ajustement en fonction de l'évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;Wood DM, Brailsford AD, Dargan PI. [https://doi.org/10.1002/dta.292 ''Acute toxicity and withdrawal syndromes related to gamma-hydroxybutyrate (GHB) and its analogues'']. Drug Testing and Analysis. 2011.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Résistance au diazépam ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'efficacité du diazépam n'est pas systématique. Plusieurs études signalent des cas où de fortes doses n'ont pas permis de contrôler les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Dans 4 cas recensés, des doses de diazépam supérieures à 100 mg/jour n’ont pas suffi à contrôler le syndrome de sevrage, nécessitant l'utilisation de pentobarbital&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il est suggéré que cette résistance pourrait être liée à l'action dominante du GHB sur les récepteurs GABA-B, alors que le diazépam cible principalement les récepteurs GABA-A. Ainsi, l'utilisation du baclofène, un agoniste GABA-B, est proposée comme alternative dans les cas réfractaires&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Protocoles cliniques documentés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les études recensées ne proposent pas de consensus unique, mais plusieurs approches ont été décrites :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* **Protocole symptomatique** : administration de diazépam en fonction de l’intensité des symptômes, avec un ajustement progressif selon l’évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
* **Protocole de réduction progressive** : introduction du diazépam à haute dose suivie d’une décroissance sur plusieurs jours, similaire aux protocoles de sevrage alcoolique&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Sevrage progressif avec du GHB pharmaceutique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' (Detoxification with Titration and Tapering) est une méthode de sevrage médicalisé du GHB mise en place aux Pays-Bas. Il repose sur une substitution du GHB de rue ou de ses analogues ([[GBL,_effets,_risques,_témoignages|GBL]], [[1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_témoignages|1,4-BDO]], etc) par du GHB pharmaceutique, suivie d’une réduction progressive des doses afin d’éviter un sevrage brutal et potentiellement dangereux. Ce protocole a été testé sur 229 patients et a montré un taux de réussite de 85 %, bien qu’un suivi post-sevrage soit indispensable pour éviter les rechutes&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;&amp;gt;Dijkstra, B.A.G., Kamal, R., van Noorden, M.S., de Haan, H., Loonen, A.J.M., &amp;amp; De Jong, C.A.J. (2016). Detoxification with titration and tapering in gamma-hydroxybutyrate (GHB) dependent patients: The Dutch GHB monitor project. ''Drug and Alcohol Dependence, 170'', 164-173. doi: 10.1016/j.drugalcdep.2016.11.014&lt;br /&gt;
[https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/173/detoxification_with_titration_and_tapering_in_gamm.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;  .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectifs du protocole ==&lt;br /&gt;
* '''Assurer un sevrage sécurisé''' en évitant les complications graves (délirium, convulsions, agitation sévère).&lt;br /&gt;
* '''Réduire progressivement la dose''' pour minimiser les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
* '''Accompagner le patient''' avec un suivi médical et psychologique adapté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Déroulement du protocole ==&lt;br /&gt;
Le protocole se déroule en trois étapes :  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1. Phase de titration (stabilisation) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Remplacer le GHB de rue par une dose équivalente de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Administration de la première dose''' dans les 2,5 heures après la dernière prise de GHB de rue.&lt;br /&gt;
* '''Dosage initial''' : environ 70 % de la dose habituelle de l'usager.&lt;br /&gt;
* '''Ajustements toutes les 2 à 3 heures''' pour stabiliser le patient et éviter les symptômes de sevrage graves.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des signes vitaux''' (pression artérielle, rythme cardiaque, état psychologique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2. Phase de réduction progressive des doses (tapering) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Diminuer progressivement la dose de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Schéma de réduction''' : diminution de 0,3 g par prise par jour.&lt;br /&gt;
* '''Espacement des prises''' : toutes les 2 à 3 heures, y compris la nuit.&lt;br /&gt;
* '''Traitements complémentaires possibles''' en cas de symptômes sévères :&lt;br /&gt;
** '''Hypertension''' → métoprolol (50-100 mg).&lt;br /&gt;
** '''Anxiété et agitation''' → diazépam (5-30 mg).&lt;br /&gt;
** '''Insomnie''' → temazepam 10 mg&lt;br /&gt;
** '''Délirium ou psychose''' → antipsychotiques (halopéridol, olanzapine).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; width:100%;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ '''Exemple de programme de réduction progressive du GHB pharmaceutique (en grammes) avec un intervalle de 3 heures&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;/&amp;gt;'''&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Heure !! Jour 1 !! Jour 2 !! Jour 3 !! Jour 4 !! Jour 5 !! Jour 6 !! Jour 7 !! Jour 8 !! Jour 9 !! Jour 10 !! Jour 11 !! Jour 12 !! Jour 13 !! Jour 14 !! Jour 15&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 08:00 || 4.5 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 11:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 14:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 17:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 20:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 23:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 02:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 05:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! '''Total (g de GHB)''' || 38.1 || 36 || 33.6 || 31.2 || 29 || 26.4 || 24 || 21.6 || 19.2 || 16.8 || 14.4 || 12 || 9.6 || 7.2 || 4.8&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Note :''' Cet exemple est basé sur un patient masculin de 23 ans, avec des antécédents de trouble anxieux social, utilisant du GHB fait maison depuis 4 ans, à raison de '''12 ml toutes les 60 à 90 minutes''' et '''2 prises nocturnes'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3. Phase de récupération (post-sevrage) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Stabiliser le patient après l’arrêt du GHB.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des symptômes résiduels''' (troubles du sommeil, anxiété).&lt;br /&gt;
* '''Suivi psychologique''' indispensable pour prévenir les rechutes.&lt;br /&gt;
* '''Accompagnement vers une prise en charge à long terme''' (thérapie, groupes de soutien, réduction des risques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Résultats et limites ==&lt;br /&gt;
* '''Taux de réussite''' : 85 % des patients ont réussi à arrêter le GHB à l’issue du protocole.&lt;br /&gt;
* '''Durée moyenne''' : 12,5 jours de traitement.&lt;br /&gt;
* '''Complications possibles''' : hypertension, anxiété, délirium dans certains cas.&lt;br /&gt;
* '''Taux de rechute élevé (69 % à 3 mois)''' → nécessité d’un suivi post-sevrage renforcé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' représente une alternative efficace et plus sûre que l'arrêt brutal du GHB ou que l'utilisation de benzodiazépines seules. Cependant, en raison du '''taux élevé de rechute à 3 mois''', il est essentiel d'assurer un '''accompagnement médical et psychologique à long terme'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB = Le GHB pharmaceutique n'est disponible en France que de façon tres encadree (Xyrem) et n'a pas d'AMM pour le sevrage du GHB. La faisabilite de ce protocole n'est donc, malheureusement, pas tres probable en France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Baclofène =&lt;br /&gt;
Articles à citer :&lt;br /&gt;
McDonough et al&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heiko</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11681</id>
		<title>GHB et sevrage : Ce que les soignants et les usagers doivent savoir</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11681"/>
		<updated>2025-03-31T17:12:46Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Heiko : /* En résumé */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;div style=&amp;quot;border: 2px solid orange; background-color: #fff3cd; padding: 10px; text-align: center; font-size: 1.2em;&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
🚧 &amp;lt;b&amp;gt;Page en cours de construction&amp;lt;/b&amp;gt; 🚧  &lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;Cette page est en cours de rédaction. Son contenu peut évoluer. Vous pouvez contribuer à son amélioration.  &lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les soignants :'''&lt;br /&gt;
*⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;L'usager qui a écrit ce wiki n'est pas médecin. Il vous appartient d'exercer votre esprit critique sur son contenu.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️ Votre contribution sera la bienvenue.&lt;br /&gt;
*Ce wiki est un état de l'art sur les connaissances médicales et pharmacologiques actuelles sur le GHB et ses dérivés. Ce ne sont pas des recommendations.&lt;br /&gt;
*Tous les informations citée sont sourcées avec des publications médicales.&lt;br /&gt;
*Toutes ces publications ont été uploadées sur Psychoactif et sont immédiatement consultables via le lien &amp;quot;Lire l'article&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les usagers qui ont une dépendance physique forte :'''&lt;br /&gt;
*'''⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;Ne tentez jamais de faire un sevrage &amp;quot;Cold turkey&amp;quot;. Vous pourriez en crever.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️'''&lt;br /&gt;
*En cas de sevrage forcé, rendez-vous aux urgences.&lt;br /&gt;
*Faites lire ce PsychoWiki par vos soignants.&lt;br /&gt;
*Si vous êtes mis en garde à vue, demandez à être examiné par un médecin. Ce droit est garanti par [https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006575081/2002-03-05 l'article 63-3 du Code de procédure pénale]. Faites-lui lire cet article car c'est lui qui décide si votre état est compatible ou non avec une garde à vue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Propriétés pharmacologiques du GHB =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Origine et métabolisme ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le gamma-hydroxybutyrate (GHB)''' est un composé naturellement présent dans le cerveau des mammifères, dérivé du neurotransmetteur GABA. Il possède à la fois des fonctions physiologiques comme neuromodulateur, et des effets pharmacologiques marqués à fortes doses&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot;&amp;gt;Wong CG, Gibson KM, Snead OC 3rd. From the street to the brain: neurobiology of the recreational drug gamma-hydroxybutyric acid. Trends Pharmacol Sci. 2004 Jan;25(1):29-34. doi: 10.1016/j.tips.2003.11.001. PMID: 14723976. - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wong2004.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce qui en fait une substance à double facette : thérapeutique et potentiellement abusive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB est naturellement synthétisé dans le cerveau à partir de son précurseur principal, le GABA (acide γ-aminobutyrique). Il possède dans le cerveau son propre récepteur : le récepteur au GHB. Le GHB peut être reconverti en en GABA, créant un cycle métabolique dynamique entre GABA et GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Récepteurs cibles ==&lt;br /&gt;
Le GHB agit via deux systèmes récepteurs distincts :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le '''récepteur GHB''', Il est activé à de faibles concentrations physiologiques (nanomolaires à micromolaires).&lt;br /&gt;
* Le '''récepteur GABA-B'''. Dans les concentration physiologiques, le GHB ne se lie pas aux récepteurs GABA-B. Cependant, ,n cas d'apport exogène, sa concentration atteint 100 à 1000 fois sa valeur physiologique. Dans ces conditions, auquel le GHB se lie faiblement à haute dose (millimolaire), ou indirectement via sa conversion en GABA. Et ça, on le sait parce qe lorsqu'on co-administre un antagoniste des GABA-B à des rats en même temps que du GHB, les effets sédatifs du GHB sont bloqués.&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Neuromodulation ==&lt;br /&gt;
Le GHB est souvent perçu comme une drogue « sédative », mais ses effets sont en réalité beaucoup plus complexes. Il agit comme un '''neurotransmetteur''', c’est-à-dire qu’il influence en profondeur l'équilibre entre plusieurs substances chimiques du cerveau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Quel est le rôle du GHB dans ses concentrations physiologiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À des concentrations physiologiques, le GHB active principalement un récepteur spécifique qu’on appelle tout simplement le '''récepteur GHB'''. Ce récepteur se trouve dans certaines zones cérébrales sensibles, comme l’hippocampe (mémoire), le cortex (perception) et le thalamus (relais sensoriels)&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand ce récepteur est activé&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt; :&lt;br /&gt;
* Il '''diminue la libération de deux neurotransmetteurs clés''' : le GABA (un inhibiteur) et le glutamate (un excitateur).&lt;br /&gt;
* Il agit au niveau des '''terminaisons présynaptiques''' – c’est un peu comme s’il ajustait le &amp;quot;volume&amp;quot; de la communication neuronale en amont.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Que se passe-t-il en cas de consommation récréative ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand la dose de GHB augmente (dans un cadre récréatif ou abusif), ses effets dépassent la concentration physiologique de 100 à 1000 fois, et s’étendent à un autre récepteur : le récepteur '''GABA-B'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le GABA-B est un récepteur plus général, impliqué dans la régulation de l’excitabilité cérébrale.&lt;br /&gt;
* Le GHB peut l’activer de deux façons :&lt;br /&gt;
**1.** directement, à haute concentration ;&lt;br /&gt;
**2.** indirectement, en étant transformé en GABA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’activation du récepteur GABAB par le GHB entraîne&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt; :&lt;br /&gt;
* une **inhibition généralisée de l’activité cérébrale**,&lt;br /&gt;
* des effets tels que **sédation**, **perte de mémoire**, **ralentissement moteur**,&lt;br /&gt;
* et, à très haute dose, **coma, convulsions, voire arrêt respiratoire**.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Effets sur le système dopaminergique ==&lt;br /&gt;
Le potentiel addictif du GHB semble particulièrement lié à son action sur les récepteurs GABAB, combinée à une désinhibition de la dopamine en cas d’usage prolongé. Cette configuration le distingue d’autres agonistes GABAB comme le baclofène, qui ne présentent pas le même profil de récompense ou de dépendance&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB inhibe la libération de dopamine dans un premier temps, ce qui contribue à ses effets sédatifs. Toutefois, lors d’une consommation répétée, des mécanismes compensatoires peuvent entraîner une désinhibition paradoxale et une augmentation de l’activité dopaminergique, renforçant ainsi les comportements addictifs&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pourquoi est-ce addictif, sur le plan neurobiologique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le système dopaminergique joue un rôle central dans les fonctions de '''motivation, plaisir, mouvement, attention et récompense'''. Le GHB, bien qu’il soit souvent classé parmi les dépresseurs, a un **impact complexe et biphasique** sur ce système.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Que fait le GHB à la dopamine ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'effet du GHB sur la dopamine dépend :&lt;br /&gt;
* de la **dose**,&lt;br /&gt;
* du **mode d’administration** (aiguë ou chronique),&lt;br /&gt;
* et du **temps écoulé après la prise**.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À court terme, lors d'une prise **aiguë**, le GHB inhibe temporairement la libération de dopamine dans certaines régions cérébrales, comme le striatum&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;. Cela peut expliquer les effets de **sédation**, de **détente**, et parfois un sentiment de **&amp;quot;lâcher prise&amp;quot; émotionnel** juste après la prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À plus long terme, avec des prises répétées ou chroniques, le cerveau s’adapte en **augmentant le nombre ou la sensibilité des récepteurs dopaminergiques**. Résultat : des effets paradoxaux peuvent apparaître, comme une **stimulation**, un **état d’euphorie**, ou une **recherche compulsive de la substance**&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce **&amp;quot;rebond&amp;quot; dopaminergique** pourrait être une des clés du **potentiel addictif** du GHB. Le GHB est parfois perçu comme une drogue « clean » ou « douce », notamment parce qu’il ne stimule pas directement la dopamine comme la cocaïne. Mais :&lt;br /&gt;
* Son effet inhibiteur **n’est que temporaire**.&lt;br /&gt;
* L’adaptation du cerveau peut créer une **dépendance insidieuse**, fondée sur une **dysrégulation progressive du système de récompense**.&lt;br /&gt;
* Beaucoup d'usagers sur Psychoactif racontent que leurs problèmes de GHB se sont installés très progressivement, parfois sur plusieurs années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des études animales ont montré que les effets moteurs sédatifs du GHB étaient associés à une baisse de dopamine mesurée par les niveaux de **3-méthoxytyramine (3-MT)**, un métabolite de la dopamine. Ces effets peuvent être bloqués par des **antagonistes GABA-B**, ce qui confirme que l’effet dopaminergique passe **essentiellement par l’activation de GABA-B**, et non directement par les récepteurs dopaminergiques&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En résumé ===&lt;br /&gt;
* Le GHB déstabilise le système dopamine de manière progressive et silencieuse.&lt;br /&gt;
* Il combine relaxation initiale et recherche de récompense différée.&lt;br /&gt;
* C’est cette dynamique qui fait que la dépendance met du temps à s'installer et en fait une substance piégeuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Syndrome de sevrage au GHB : description et évolution chronologique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Symptômes principaux ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sevrage au [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-hydroxybutyrate] ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GHB]) et à ses dérivés ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-butanediol] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-BD]] et [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-butyrolactone] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GBL]]) peut être sévère et potentiellement mortel&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot;&amp;gt;Dyer, J. E., Roth, B., &amp;amp; Hyma, B. A. (2001). Gamma-hydroxybutyrate withdrawal syndrome. ''Annals of Emergency Medicine'', 37(2), 147-153. doi: 10.1067/mem.2001.112985 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans le cas de la personne décédée, voici une traduction en français de l'article de Dyer et al., 2001&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Dyer et al., 2001&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Un homme de 24 ans, employé comme expert en assurances, s'est présenté dans un centre de crise en se plaignant d'hallucinations auditives et visuelles. Il a admis une consommation massive de GHB sur une période de 10 mois, augmentant progressivement les doses afin de prévenir l'apparition des hallucinations liées au sevrage. Sa dernière prise avait eu lieu juste avant son évaluation. À ce moment-là, aucun signe clinique d’hallucinations n’a été observé et il a été renvoyé avec des instructions pour un suivi en centre de désintoxication.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux mois plus tard, il s’est présenté dans un centre de désintoxication en se plaignant de nausées, vomissements et diarrhées persistants depuis 2 mois. Il décrivait également une grande faiblesse musculaire, un gonflement du corps, une diplopie (vision double), une vision floue, un essoufflement, une fréquence urinaire accrue, une soif intense, des évanouissements et une perte d'appétit. Il consommait du GHB toutes les 30 minutes, sa dernière dose remontant à seulement 20 minutes avant son arrivée. Il niait toute autre consommation de drogue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l'examen, il présentait des pupilles dilatées, un tremblement important et une anxiété marquée. Son électrocardiogramme (ECG) montrait un rythme sinusal normal, mais avec une hypertrophie ventriculaire gauche et une ischémie possible de la paroi inférieure. Il a été hospitalisé et traité au lorazépam pour gérer son agitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours des 24 heures suivantes, son état s'est aggravé : il a développé une tachycardie, une agressivité, des hallucinations visuelles persistantes et des tremblements incontrôlables. Son hospitalisation a été compliquée par une pneumonie lobaire inférieure droite, nécessitant une intubation et une ventilation mécanique pendant 6 jours sous sédation au propofol. Après son extubation, il restait confus et délirant malgré l'administration continue de benzodiazépines et d'antipsychotiques. Son agitation persistante nécessitait l'utilisation de contentions en cuir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 12ᵉ jour d’hospitalisation, son état semblait s’améliorer, et le lorazépam était progressivement réduit. Le 13ᵉ jour, il était toujours délirant mais restait réveillable. Cependant, dans la soirée, il a présenté un épisode soudain de contractions musculaires généralisées avec un regard figé vers le haut. Il a ensuite subi un arrêt cardiaque, précédé d’une bradycardie sévère. Malgré des tentatives agressives de réanimation incluant atropine, épinéphrine et défibrillation, le patient est décédé.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus généralement, une revue de 27 études comportant en tout 57 cas de syndrômes de sevrage a rapporté les statistiques suivantes :&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;Wojtowicz, J. M., Yegles, M., &amp;amp; Wennig, R. (2008). &amp;quot;Withdrawal from gamma-hydroxybutyrate, 1,4-butanediol and gamma-butyrolactone: A case report and systematic review.&amp;quot; ''CJEM'', 10(1), 69-74. doi: 10.1017/S1481803500009851 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wojtowicz_et_al_2008.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Répartition des substances impliquées dans les cas de sevrage :&lt;br /&gt;
*GHB : 36 cas (63 %)&lt;br /&gt;
*GBL : 18 cas (32 %)&lt;br /&gt;
*1,4-BD : 3 cas (5 %)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ Statistiques des complications du syndrome de sevrage au GHB&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Complication !! Fréquence parmi les patients (%)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tremblements''' || 67 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Delirium tremens''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tachycardie''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Insomnie''' || 58 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Convulsions''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Rhabdomyolyse''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Décès''' || 1.75 % (1 seul cas &amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;)&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage présente de nombreuses similitudes avec le syndrome de sevrage alcoolique (tremblements, tachycardie, delirium). Cependant, à la différence avec le syndrome de sevrage alcoolique, '''il se caractérise par la rapidité et la brutalité des symptômes''', en particulier dans les cas graves. Les symptômes apparaissent généralement 1 à 6 heures après la dernière prise de GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais peuvent apparaître dès 30 minutes dans les cas graves. Ils atteignent leur intensité maximale au bout de 24 à 72 heures. Les principaux symptômes incluent :&lt;br /&gt;
* '''Agitation et anxiété'''&lt;br /&gt;
* '''Insomnie sévère'''&lt;br /&gt;
* '''Tremblements'''&lt;br /&gt;
* '''Tachycardie et hypertension'''&lt;br /&gt;
* '''Delirium tremens'''&lt;br /&gt;
* '''Convulsions'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Carai2005&amp;quot;&amp;gt;Carai, M. A. M., Colombo, G., &amp;amp; Gessa, G. L. (2005). &amp;quot;Withdrawal syndrome from gamma-hydroxybutyric acid (GHB) and 1,4-butanediol (1,4-BD) in Sardinian alcohol-preferring rats.&amp;quot; ''Brain Research Protocols'', 15(1), 75-78. doi: 10.1016/j.brainresprot.2005.04.001 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/carai_et_al_2005.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhabdomyolyse'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Évolution temporelle du sevrage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage évolue en plusieurs phases :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase précoce (6-12h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Anxiété, agitation, tremblements, insomnie.&lt;br /&gt;
** Augmentation du rythme cardiaque et de la pression artérielle.&lt;br /&gt;
** Nausées et vomissements possibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase aiguë (24-72h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Apparition des symptômes les plus sévères.&lt;br /&gt;
** Risque de delirium avec hallucinations visuelles et auditives&lt;br /&gt;
** Possibles crises convulsives et complications métaboliques (rhabdomyolyse, troubles électrolytiques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase de résorption (3-7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Réduction progressive des symptômes psychotiques.&lt;br /&gt;
** Fatigue intense, épisodes résiduels d’anxiété et troubles du sommeil persistants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase tardive (&amp;gt;7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Récupération progressive des fonctions cognitives.&lt;br /&gt;
** Anxiété et troubles du sommeil pouvant persister plusieurs semaines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Facteurs influençant la sévérité du sevrage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gravité du syndrome de sevrage dépend de plusieurs facteurs :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Durée et quantité de consommation''' : Plus l'usage est prolongé et à forte dose, plus le sevrage est sévère.&lt;br /&gt;
* '''Fréquence des prises''' : Un usage régulier avec des prises toutes les 2 à 4 heures augmente le risque de dépendance sévère&lt;br /&gt;
* '''Co-intoxication''' : L'association avec d'autres dépresseurs du SNC (alcool, benzodiazépines) peut aggraver le sevrage et compliquer sa gestion&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Benzodiazépine et barbituriques =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'utilisation du diazépam dans le cadre du sevrage au GHB repose sur son action sur les récepteurs GABA-A. Il permet d'atténuer l'hyperexcitabilité du système nerveux central induite par l'arrêt brutal du GHB et de ses analogues (GBL, 1,4-BD)&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Données cliniques sur l'efficacité du diazépam ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs études rapportent l'administration de benzodiazépines, dont le diazépam, à des doses élevées chez des patients en sevrage sévère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Une revue de cas indique que, sur 57 épisodes de sevrage recensés, la majorité des patients ont reçu des benzodiazépines comme traitement principal. Cependant, des doses très élevées ont été nécessaires pour contrôler l'agitation et les hallucinations. Dans certains cas, le diazépam seul n’a pas suffi, nécessitant l'ajout de barbituriques&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
* Une autre étude décrit des échecs partiels du diazépam dans les formes sévères du sevrage. Un protocole couramment utilisé consiste à administrer des benzodiazépines à haute dose dès l'apparition des premiers symptômes, avec un ajustement en fonction de l'évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;Wood DM, Brailsford AD, Dargan PI. [https://doi.org/10.1002/dta.292 ''Acute toxicity and withdrawal syndromes related to gamma-hydroxybutyrate (GHB) and its analogues'']. Drug Testing and Analysis. 2011.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Résistance au diazépam ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'efficacité du diazépam n'est pas systématique. Plusieurs études signalent des cas où de fortes doses n'ont pas permis de contrôler les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Dans 4 cas recensés, des doses de diazépam supérieures à 100 mg/jour n’ont pas suffi à contrôler le syndrome de sevrage, nécessitant l'utilisation de pentobarbital&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il est suggéré que cette résistance pourrait être liée à l'action dominante du GHB sur les récepteurs GABA-B, alors que le diazépam cible principalement les récepteurs GABA-A. Ainsi, l'utilisation du baclofène, un agoniste GABA-B, est proposée comme alternative dans les cas réfractaires&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Protocoles cliniques documentés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les études recensées ne proposent pas de consensus unique, mais plusieurs approches ont été décrites :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* **Protocole symptomatique** : administration de diazépam en fonction de l’intensité des symptômes, avec un ajustement progressif selon l’évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
* **Protocole de réduction progressive** : introduction du diazépam à haute dose suivie d’une décroissance sur plusieurs jours, similaire aux protocoles de sevrage alcoolique&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Sevrage progressif avec du GHB pharmaceutique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' (Detoxification with Titration and Tapering) est une méthode de sevrage médicalisé du GHB mise en place aux Pays-Bas. Il repose sur une substitution du GHB de rue ou de ses analogues ([[GBL,_effets,_risques,_témoignages|GBL]], [[1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_témoignages|1,4-BDO]], etc) par du GHB pharmaceutique, suivie d’une réduction progressive des doses afin d’éviter un sevrage brutal et potentiellement dangereux. Ce protocole a été testé sur 229 patients et a montré un taux de réussite de 85 %, bien qu’un suivi post-sevrage soit indispensable pour éviter les rechutes&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;&amp;gt;Dijkstra, B.A.G., Kamal, R., van Noorden, M.S., de Haan, H., Loonen, A.J.M., &amp;amp; De Jong, C.A.J. (2016). Detoxification with titration and tapering in gamma-hydroxybutyrate (GHB) dependent patients: The Dutch GHB monitor project. ''Drug and Alcohol Dependence, 170'', 164-173. doi: 10.1016/j.drugalcdep.2016.11.014&lt;br /&gt;
[https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/173/detoxification_with_titration_and_tapering_in_gamm.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;  .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectifs du protocole ==&lt;br /&gt;
* '''Assurer un sevrage sécurisé''' en évitant les complications graves (délirium, convulsions, agitation sévère).&lt;br /&gt;
* '''Réduire progressivement la dose''' pour minimiser les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
* '''Accompagner le patient''' avec un suivi médical et psychologique adapté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Déroulement du protocole ==&lt;br /&gt;
Le protocole se déroule en trois étapes :  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1. Phase de titration (stabilisation) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Remplacer le GHB de rue par une dose équivalente de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Administration de la première dose''' dans les 2,5 heures après la dernière prise de GHB de rue.&lt;br /&gt;
* '''Dosage initial''' : environ 70 % de la dose habituelle de l'usager.&lt;br /&gt;
* '''Ajustements toutes les 2 à 3 heures''' pour stabiliser le patient et éviter les symptômes de sevrage graves.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des signes vitaux''' (pression artérielle, rythme cardiaque, état psychologique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2. Phase de réduction progressive des doses (tapering) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Diminuer progressivement la dose de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Schéma de réduction''' : diminution de 0,3 g par prise par jour.&lt;br /&gt;
* '''Espacement des prises''' : toutes les 2 à 3 heures, y compris la nuit.&lt;br /&gt;
* '''Traitements complémentaires possibles''' en cas de symptômes sévères :&lt;br /&gt;
** '''Hypertension''' → métoprolol (50-100 mg).&lt;br /&gt;
** '''Anxiété et agitation''' → diazépam (5-30 mg).&lt;br /&gt;
** '''Insomnie''' → temazepam 10 mg&lt;br /&gt;
** '''Délirium ou psychose''' → antipsychotiques (halopéridol, olanzapine).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; width:100%;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ '''Exemple de programme de réduction progressive du GHB pharmaceutique (en grammes) avec un intervalle de 3 heures&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;/&amp;gt;'''&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Heure !! Jour 1 !! Jour 2 !! Jour 3 !! Jour 4 !! Jour 5 !! Jour 6 !! Jour 7 !! Jour 8 !! Jour 9 !! Jour 10 !! Jour 11 !! Jour 12 !! Jour 13 !! Jour 14 !! Jour 15&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 08:00 || 4.5 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 11:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 14:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 17:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 20:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 23:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 02:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 05:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! '''Total (g de GHB)''' || 38.1 || 36 || 33.6 || 31.2 || 29 || 26.4 || 24 || 21.6 || 19.2 || 16.8 || 14.4 || 12 || 9.6 || 7.2 || 4.8&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Note :''' Cet exemple est basé sur un patient masculin de 23 ans, avec des antécédents de trouble anxieux social, utilisant du GHB fait maison depuis 4 ans, à raison de '''12 ml toutes les 60 à 90 minutes''' et '''2 prises nocturnes'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3. Phase de récupération (post-sevrage) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Stabiliser le patient après l’arrêt du GHB.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des symptômes résiduels''' (troubles du sommeil, anxiété).&lt;br /&gt;
* '''Suivi psychologique''' indispensable pour prévenir les rechutes.&lt;br /&gt;
* '''Accompagnement vers une prise en charge à long terme''' (thérapie, groupes de soutien, réduction des risques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Résultats et limites ==&lt;br /&gt;
* '''Taux de réussite''' : 85 % des patients ont réussi à arrêter le GHB à l’issue du protocole.&lt;br /&gt;
* '''Durée moyenne''' : 12,5 jours de traitement.&lt;br /&gt;
* '''Complications possibles''' : hypertension, anxiété, délirium dans certains cas.&lt;br /&gt;
* '''Taux de rechute élevé (69 % à 3 mois)''' → nécessité d’un suivi post-sevrage renforcé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' représente une alternative efficace et plus sûre que l'arrêt brutal du GHB ou que l'utilisation de benzodiazépines seules. Cependant, en raison du '''taux élevé de rechute à 3 mois''', il est essentiel d'assurer un '''accompagnement médical et psychologique à long terme'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB = Le GHB pharmaceutique n'est disponible en France que de façon tres encadree (Xyrem) et n'a pas d'AMM pour le sevrage du GHB. La faisabilite de ce protocole n'est donc, malheureusement, pas tres probable en France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Baclofène =&lt;br /&gt;
Articles à citer :&lt;br /&gt;
McDonough et al&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heiko</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11680</id>
		<title>GHB et sevrage : Ce que les soignants et les usagers doivent savoir</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11680"/>
		<updated>2025-03-31T17:10:38Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Heiko : /* Effets sur le système dopaminergique */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;div style=&amp;quot;border: 2px solid orange; background-color: #fff3cd; padding: 10px; text-align: center; font-size: 1.2em;&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
🚧 &amp;lt;b&amp;gt;Page en cours de construction&amp;lt;/b&amp;gt; 🚧  &lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;Cette page est en cours de rédaction. Son contenu peut évoluer. Vous pouvez contribuer à son amélioration.  &lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les soignants :'''&lt;br /&gt;
*⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;L'usager qui a écrit ce wiki n'est pas médecin. Il vous appartient d'exercer votre esprit critique sur son contenu.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️ Votre contribution sera la bienvenue.&lt;br /&gt;
*Ce wiki est un état de l'art sur les connaissances médicales et pharmacologiques actuelles sur le GHB et ses dérivés. Ce ne sont pas des recommendations.&lt;br /&gt;
*Tous les informations citée sont sourcées avec des publications médicales.&lt;br /&gt;
*Toutes ces publications ont été uploadées sur Psychoactif et sont immédiatement consultables via le lien &amp;quot;Lire l'article&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les usagers qui ont une dépendance physique forte :'''&lt;br /&gt;
*'''⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;Ne tentez jamais de faire un sevrage &amp;quot;Cold turkey&amp;quot;. Vous pourriez en crever.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️'''&lt;br /&gt;
*En cas de sevrage forcé, rendez-vous aux urgences.&lt;br /&gt;
*Faites lire ce PsychoWiki par vos soignants.&lt;br /&gt;
*Si vous êtes mis en garde à vue, demandez à être examiné par un médecin. Ce droit est garanti par [https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006575081/2002-03-05 l'article 63-3 du Code de procédure pénale]. Faites-lui lire cet article car c'est lui qui décide si votre état est compatible ou non avec une garde à vue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Propriétés pharmacologiques du GHB =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Origine et métabolisme ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le gamma-hydroxybutyrate (GHB)''' est un composé naturellement présent dans le cerveau des mammifères, dérivé du neurotransmetteur GABA. Il possède à la fois des fonctions physiologiques comme neuromodulateur, et des effets pharmacologiques marqués à fortes doses&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot;&amp;gt;Wong CG, Gibson KM, Snead OC 3rd. From the street to the brain: neurobiology of the recreational drug gamma-hydroxybutyric acid. Trends Pharmacol Sci. 2004 Jan;25(1):29-34. doi: 10.1016/j.tips.2003.11.001. PMID: 14723976. - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wong2004.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce qui en fait une substance à double facette : thérapeutique et potentiellement abusive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB est naturellement synthétisé dans le cerveau à partir de son précurseur principal, le GABA (acide γ-aminobutyrique). Il possède dans le cerveau son propre récepteur : le récepteur au GHB. Le GHB peut être reconverti en en GABA, créant un cycle métabolique dynamique entre GABA et GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Récepteurs cibles ==&lt;br /&gt;
Le GHB agit via deux systèmes récepteurs distincts :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le '''récepteur GHB''', Il est activé à de faibles concentrations physiologiques (nanomolaires à micromolaires).&lt;br /&gt;
* Le '''récepteur GABA-B'''. Dans les concentration physiologiques, le GHB ne se lie pas aux récepteurs GABA-B. Cependant, ,n cas d'apport exogène, sa concentration atteint 100 à 1000 fois sa valeur physiologique. Dans ces conditions, auquel le GHB se lie faiblement à haute dose (millimolaire), ou indirectement via sa conversion en GABA. Et ça, on le sait parce qe lorsqu'on co-administre un antagoniste des GABA-B à des rats en même temps que du GHB, les effets sédatifs du GHB sont bloqués.&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Neuromodulation ==&lt;br /&gt;
Le GHB est souvent perçu comme une drogue « sédative », mais ses effets sont en réalité beaucoup plus complexes. Il agit comme un '''neurotransmetteur''', c’est-à-dire qu’il influence en profondeur l'équilibre entre plusieurs substances chimiques du cerveau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Quel est le rôle du GHB dans ses concentrations physiologiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À des concentrations physiologiques, le GHB active principalement un récepteur spécifique qu’on appelle tout simplement le '''récepteur GHB'''. Ce récepteur se trouve dans certaines zones cérébrales sensibles, comme l’hippocampe (mémoire), le cortex (perception) et le thalamus (relais sensoriels)&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand ce récepteur est activé&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt; :&lt;br /&gt;
* Il '''diminue la libération de deux neurotransmetteurs clés''' : le GABA (un inhibiteur) et le glutamate (un excitateur).&lt;br /&gt;
* Il agit au niveau des '''terminaisons présynaptiques''' – c’est un peu comme s’il ajustait le &amp;quot;volume&amp;quot; de la communication neuronale en amont.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Que se passe-t-il en cas de consommation récréative ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand la dose de GHB augmente (dans un cadre récréatif ou abusif), ses effets dépassent la concentration physiologique de 100 à 1000 fois, et s’étendent à un autre récepteur : le récepteur '''GABA-B'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le GABA-B est un récepteur plus général, impliqué dans la régulation de l’excitabilité cérébrale.&lt;br /&gt;
* Le GHB peut l’activer de deux façons :&lt;br /&gt;
**1.** directement, à haute concentration ;&lt;br /&gt;
**2.** indirectement, en étant transformé en GABA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’activation du récepteur GABAB par le GHB entraîne&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt; :&lt;br /&gt;
* une **inhibition généralisée de l’activité cérébrale**,&lt;br /&gt;
* des effets tels que **sédation**, **perte de mémoire**, **ralentissement moteur**,&lt;br /&gt;
* et, à très haute dose, **coma, convulsions, voire arrêt respiratoire**.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Effets sur le système dopaminergique ==&lt;br /&gt;
Le potentiel addictif du GHB semble particulièrement lié à son action sur les récepteurs GABAB, combinée à une désinhibition de la dopamine en cas d’usage prolongé. Cette configuration le distingue d’autres agonistes GABAB comme le baclofène, qui ne présentent pas le même profil de récompense ou de dépendance&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB inhibe la libération de dopamine dans un premier temps, ce qui contribue à ses effets sédatifs. Toutefois, lors d’une consommation répétée, des mécanismes compensatoires peuvent entraîner une désinhibition paradoxale et une augmentation de l’activité dopaminergique, renforçant ainsi les comportements addictifs&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pourquoi est-ce addictif, sur le plan neurobiologique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le système dopaminergique joue un rôle central dans les fonctions de '''motivation, plaisir, mouvement, attention et récompense'''. Le GHB, bien qu’il soit souvent classé parmi les dépresseurs, a un **impact complexe et biphasique** sur ce système.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Que fait le GHB à la dopamine ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'effet du GHB sur la dopamine dépend :&lt;br /&gt;
* de la **dose**,&lt;br /&gt;
* du **mode d’administration** (aiguë ou chronique),&lt;br /&gt;
* et du **temps écoulé après la prise**.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À court terme, lors d'une prise **aiguë**, le GHB inhibe temporairement la libération de dopamine dans certaines régions cérébrales, comme le striatum&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;. Cela peut expliquer les effets de **sédation**, de **détente**, et parfois un sentiment de **&amp;quot;lâcher prise&amp;quot; émotionnel** juste après la prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À plus long terme, avec des prises répétées ou chroniques, le cerveau s’adapte en **augmentant le nombre ou la sensibilité des récepteurs dopaminergiques**. Résultat : des effets paradoxaux peuvent apparaître, comme une **stimulation**, un **état d’euphorie**, ou une **recherche compulsive de la substance**&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce **&amp;quot;rebond&amp;quot; dopaminergique** pourrait être une des clés du **potentiel addictif** du GHB. Le GHB est parfois perçu comme une drogue « clean » ou « douce », notamment parce qu’il ne stimule pas directement la dopamine comme la cocaïne. Mais :&lt;br /&gt;
* Son effet inhibiteur **n’est que temporaire**.&lt;br /&gt;
* L’adaptation du cerveau peut créer une **dépendance insidieuse**, fondée sur une **dysrégulation progressive du système de récompense**.&lt;br /&gt;
* Beaucoup d'usagers sur Psychoactif racontent que leurs problèmes de GHB se sont installés très progressivement, parfois sur plusieurs années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des études animales ont montré que les effets moteurs sédatifs du GHB étaient associés à une baisse de dopamine mesurée par les niveaux de **3-méthoxytyramine (3-MT)**, un métabolite de la dopamine. Ces effets peuvent être bloqués par des **antagonistes GABA-B**, ce qui confirme que l’effet dopaminergique passe **essentiellement par l’activation de GABA-B**, et non directement par les récepteurs dopaminergiques&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En résumé ===&lt;br /&gt;
* Le GHB **déstabilise** le système dopamine de manière **progressive et silencieuse**.&lt;br /&gt;
* Il combine **relaxation initiale** et **recherche de récompense différée**.&lt;br /&gt;
* C’est cette dynamique qui en fait une substance **piégeuse**.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Syndrome de sevrage au GHB : description et évolution chronologique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Symptômes principaux ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sevrage au [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-hydroxybutyrate] ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GHB]) et à ses dérivés ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-butanediol] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-BD]] et [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-butyrolactone] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GBL]]) peut être sévère et potentiellement mortel&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot;&amp;gt;Dyer, J. E., Roth, B., &amp;amp; Hyma, B. A. (2001). Gamma-hydroxybutyrate withdrawal syndrome. ''Annals of Emergency Medicine'', 37(2), 147-153. doi: 10.1067/mem.2001.112985 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans le cas de la personne décédée, voici une traduction en français de l'article de Dyer et al., 2001&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Dyer et al., 2001&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Un homme de 24 ans, employé comme expert en assurances, s'est présenté dans un centre de crise en se plaignant d'hallucinations auditives et visuelles. Il a admis une consommation massive de GHB sur une période de 10 mois, augmentant progressivement les doses afin de prévenir l'apparition des hallucinations liées au sevrage. Sa dernière prise avait eu lieu juste avant son évaluation. À ce moment-là, aucun signe clinique d’hallucinations n’a été observé et il a été renvoyé avec des instructions pour un suivi en centre de désintoxication.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux mois plus tard, il s’est présenté dans un centre de désintoxication en se plaignant de nausées, vomissements et diarrhées persistants depuis 2 mois. Il décrivait également une grande faiblesse musculaire, un gonflement du corps, une diplopie (vision double), une vision floue, un essoufflement, une fréquence urinaire accrue, une soif intense, des évanouissements et une perte d'appétit. Il consommait du GHB toutes les 30 minutes, sa dernière dose remontant à seulement 20 minutes avant son arrivée. Il niait toute autre consommation de drogue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l'examen, il présentait des pupilles dilatées, un tremblement important et une anxiété marquée. Son électrocardiogramme (ECG) montrait un rythme sinusal normal, mais avec une hypertrophie ventriculaire gauche et une ischémie possible de la paroi inférieure. Il a été hospitalisé et traité au lorazépam pour gérer son agitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours des 24 heures suivantes, son état s'est aggravé : il a développé une tachycardie, une agressivité, des hallucinations visuelles persistantes et des tremblements incontrôlables. Son hospitalisation a été compliquée par une pneumonie lobaire inférieure droite, nécessitant une intubation et une ventilation mécanique pendant 6 jours sous sédation au propofol. Après son extubation, il restait confus et délirant malgré l'administration continue de benzodiazépines et d'antipsychotiques. Son agitation persistante nécessitait l'utilisation de contentions en cuir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 12ᵉ jour d’hospitalisation, son état semblait s’améliorer, et le lorazépam était progressivement réduit. Le 13ᵉ jour, il était toujours délirant mais restait réveillable. Cependant, dans la soirée, il a présenté un épisode soudain de contractions musculaires généralisées avec un regard figé vers le haut. Il a ensuite subi un arrêt cardiaque, précédé d’une bradycardie sévère. Malgré des tentatives agressives de réanimation incluant atropine, épinéphrine et défibrillation, le patient est décédé.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus généralement, une revue de 27 études comportant en tout 57 cas de syndrômes de sevrage a rapporté les statistiques suivantes :&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;Wojtowicz, J. M., Yegles, M., &amp;amp; Wennig, R. (2008). &amp;quot;Withdrawal from gamma-hydroxybutyrate, 1,4-butanediol and gamma-butyrolactone: A case report and systematic review.&amp;quot; ''CJEM'', 10(1), 69-74. doi: 10.1017/S1481803500009851 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wojtowicz_et_al_2008.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Répartition des substances impliquées dans les cas de sevrage :&lt;br /&gt;
*GHB : 36 cas (63 %)&lt;br /&gt;
*GBL : 18 cas (32 %)&lt;br /&gt;
*1,4-BD : 3 cas (5 %)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ Statistiques des complications du syndrome de sevrage au GHB&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Complication !! Fréquence parmi les patients (%)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tremblements''' || 67 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Delirium tremens''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tachycardie''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Insomnie''' || 58 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Convulsions''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Rhabdomyolyse''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Décès''' || 1.75 % (1 seul cas &amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;)&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage présente de nombreuses similitudes avec le syndrome de sevrage alcoolique (tremblements, tachycardie, delirium). Cependant, à la différence avec le syndrome de sevrage alcoolique, '''il se caractérise par la rapidité et la brutalité des symptômes''', en particulier dans les cas graves. Les symptômes apparaissent généralement 1 à 6 heures après la dernière prise de GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais peuvent apparaître dès 30 minutes dans les cas graves. Ils atteignent leur intensité maximale au bout de 24 à 72 heures. Les principaux symptômes incluent :&lt;br /&gt;
* '''Agitation et anxiété'''&lt;br /&gt;
* '''Insomnie sévère'''&lt;br /&gt;
* '''Tremblements'''&lt;br /&gt;
* '''Tachycardie et hypertension'''&lt;br /&gt;
* '''Delirium tremens'''&lt;br /&gt;
* '''Convulsions'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Carai2005&amp;quot;&amp;gt;Carai, M. A. M., Colombo, G., &amp;amp; Gessa, G. L. (2005). &amp;quot;Withdrawal syndrome from gamma-hydroxybutyric acid (GHB) and 1,4-butanediol (1,4-BD) in Sardinian alcohol-preferring rats.&amp;quot; ''Brain Research Protocols'', 15(1), 75-78. doi: 10.1016/j.brainresprot.2005.04.001 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/carai_et_al_2005.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhabdomyolyse'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Évolution temporelle du sevrage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage évolue en plusieurs phases :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase précoce (6-12h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Anxiété, agitation, tremblements, insomnie.&lt;br /&gt;
** Augmentation du rythme cardiaque et de la pression artérielle.&lt;br /&gt;
** Nausées et vomissements possibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase aiguë (24-72h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Apparition des symptômes les plus sévères.&lt;br /&gt;
** Risque de delirium avec hallucinations visuelles et auditives&lt;br /&gt;
** Possibles crises convulsives et complications métaboliques (rhabdomyolyse, troubles électrolytiques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase de résorption (3-7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Réduction progressive des symptômes psychotiques.&lt;br /&gt;
** Fatigue intense, épisodes résiduels d’anxiété et troubles du sommeil persistants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase tardive (&amp;gt;7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Récupération progressive des fonctions cognitives.&lt;br /&gt;
** Anxiété et troubles du sommeil pouvant persister plusieurs semaines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Facteurs influençant la sévérité du sevrage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gravité du syndrome de sevrage dépend de plusieurs facteurs :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Durée et quantité de consommation''' : Plus l'usage est prolongé et à forte dose, plus le sevrage est sévère.&lt;br /&gt;
* '''Fréquence des prises''' : Un usage régulier avec des prises toutes les 2 à 4 heures augmente le risque de dépendance sévère&lt;br /&gt;
* '''Co-intoxication''' : L'association avec d'autres dépresseurs du SNC (alcool, benzodiazépines) peut aggraver le sevrage et compliquer sa gestion&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Benzodiazépine et barbituriques =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'utilisation du diazépam dans le cadre du sevrage au GHB repose sur son action sur les récepteurs GABA-A. Il permet d'atténuer l'hyperexcitabilité du système nerveux central induite par l'arrêt brutal du GHB et de ses analogues (GBL, 1,4-BD)&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Données cliniques sur l'efficacité du diazépam ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs études rapportent l'administration de benzodiazépines, dont le diazépam, à des doses élevées chez des patients en sevrage sévère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Une revue de cas indique que, sur 57 épisodes de sevrage recensés, la majorité des patients ont reçu des benzodiazépines comme traitement principal. Cependant, des doses très élevées ont été nécessaires pour contrôler l'agitation et les hallucinations. Dans certains cas, le diazépam seul n’a pas suffi, nécessitant l'ajout de barbituriques&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
* Une autre étude décrit des échecs partiels du diazépam dans les formes sévères du sevrage. Un protocole couramment utilisé consiste à administrer des benzodiazépines à haute dose dès l'apparition des premiers symptômes, avec un ajustement en fonction de l'évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;Wood DM, Brailsford AD, Dargan PI. [https://doi.org/10.1002/dta.292 ''Acute toxicity and withdrawal syndromes related to gamma-hydroxybutyrate (GHB) and its analogues'']. Drug Testing and Analysis. 2011.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Résistance au diazépam ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'efficacité du diazépam n'est pas systématique. Plusieurs études signalent des cas où de fortes doses n'ont pas permis de contrôler les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Dans 4 cas recensés, des doses de diazépam supérieures à 100 mg/jour n’ont pas suffi à contrôler le syndrome de sevrage, nécessitant l'utilisation de pentobarbital&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il est suggéré que cette résistance pourrait être liée à l'action dominante du GHB sur les récepteurs GABA-B, alors que le diazépam cible principalement les récepteurs GABA-A. Ainsi, l'utilisation du baclofène, un agoniste GABA-B, est proposée comme alternative dans les cas réfractaires&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Protocoles cliniques documentés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les études recensées ne proposent pas de consensus unique, mais plusieurs approches ont été décrites :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* **Protocole symptomatique** : administration de diazépam en fonction de l’intensité des symptômes, avec un ajustement progressif selon l’évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
* **Protocole de réduction progressive** : introduction du diazépam à haute dose suivie d’une décroissance sur plusieurs jours, similaire aux protocoles de sevrage alcoolique&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Sevrage progressif avec du GHB pharmaceutique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' (Detoxification with Titration and Tapering) est une méthode de sevrage médicalisé du GHB mise en place aux Pays-Bas. Il repose sur une substitution du GHB de rue ou de ses analogues ([[GBL,_effets,_risques,_témoignages|GBL]], [[1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_témoignages|1,4-BDO]], etc) par du GHB pharmaceutique, suivie d’une réduction progressive des doses afin d’éviter un sevrage brutal et potentiellement dangereux. Ce protocole a été testé sur 229 patients et a montré un taux de réussite de 85 %, bien qu’un suivi post-sevrage soit indispensable pour éviter les rechutes&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;&amp;gt;Dijkstra, B.A.G., Kamal, R., van Noorden, M.S., de Haan, H., Loonen, A.J.M., &amp;amp; De Jong, C.A.J. (2016). Detoxification with titration and tapering in gamma-hydroxybutyrate (GHB) dependent patients: The Dutch GHB monitor project. ''Drug and Alcohol Dependence, 170'', 164-173. doi: 10.1016/j.drugalcdep.2016.11.014&lt;br /&gt;
[https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/173/detoxification_with_titration_and_tapering_in_gamm.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;  .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectifs du protocole ==&lt;br /&gt;
* '''Assurer un sevrage sécurisé''' en évitant les complications graves (délirium, convulsions, agitation sévère).&lt;br /&gt;
* '''Réduire progressivement la dose''' pour minimiser les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
* '''Accompagner le patient''' avec un suivi médical et psychologique adapté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Déroulement du protocole ==&lt;br /&gt;
Le protocole se déroule en trois étapes :  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1. Phase de titration (stabilisation) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Remplacer le GHB de rue par une dose équivalente de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Administration de la première dose''' dans les 2,5 heures après la dernière prise de GHB de rue.&lt;br /&gt;
* '''Dosage initial''' : environ 70 % de la dose habituelle de l'usager.&lt;br /&gt;
* '''Ajustements toutes les 2 à 3 heures''' pour stabiliser le patient et éviter les symptômes de sevrage graves.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des signes vitaux''' (pression artérielle, rythme cardiaque, état psychologique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2. Phase de réduction progressive des doses (tapering) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Diminuer progressivement la dose de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Schéma de réduction''' : diminution de 0,3 g par prise par jour.&lt;br /&gt;
* '''Espacement des prises''' : toutes les 2 à 3 heures, y compris la nuit.&lt;br /&gt;
* '''Traitements complémentaires possibles''' en cas de symptômes sévères :&lt;br /&gt;
** '''Hypertension''' → métoprolol (50-100 mg).&lt;br /&gt;
** '''Anxiété et agitation''' → diazépam (5-30 mg).&lt;br /&gt;
** '''Insomnie''' → temazepam 10 mg&lt;br /&gt;
** '''Délirium ou psychose''' → antipsychotiques (halopéridol, olanzapine).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; width:100%;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ '''Exemple de programme de réduction progressive du GHB pharmaceutique (en grammes) avec un intervalle de 3 heures&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;/&amp;gt;'''&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Heure !! Jour 1 !! Jour 2 !! Jour 3 !! Jour 4 !! Jour 5 !! Jour 6 !! Jour 7 !! Jour 8 !! Jour 9 !! Jour 10 !! Jour 11 !! Jour 12 !! Jour 13 !! Jour 14 !! Jour 15&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 08:00 || 4.5 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 11:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 14:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 17:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 20:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 23:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 02:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 05:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! '''Total (g de GHB)''' || 38.1 || 36 || 33.6 || 31.2 || 29 || 26.4 || 24 || 21.6 || 19.2 || 16.8 || 14.4 || 12 || 9.6 || 7.2 || 4.8&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Note :''' Cet exemple est basé sur un patient masculin de 23 ans, avec des antécédents de trouble anxieux social, utilisant du GHB fait maison depuis 4 ans, à raison de '''12 ml toutes les 60 à 90 minutes''' et '''2 prises nocturnes'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3. Phase de récupération (post-sevrage) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Stabiliser le patient après l’arrêt du GHB.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des symptômes résiduels''' (troubles du sommeil, anxiété).&lt;br /&gt;
* '''Suivi psychologique''' indispensable pour prévenir les rechutes.&lt;br /&gt;
* '''Accompagnement vers une prise en charge à long terme''' (thérapie, groupes de soutien, réduction des risques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Résultats et limites ==&lt;br /&gt;
* '''Taux de réussite''' : 85 % des patients ont réussi à arrêter le GHB à l’issue du protocole.&lt;br /&gt;
* '''Durée moyenne''' : 12,5 jours de traitement.&lt;br /&gt;
* '''Complications possibles''' : hypertension, anxiété, délirium dans certains cas.&lt;br /&gt;
* '''Taux de rechute élevé (69 % à 3 mois)''' → nécessité d’un suivi post-sevrage renforcé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' représente une alternative efficace et plus sûre que l'arrêt brutal du GHB ou que l'utilisation de benzodiazépines seules. Cependant, en raison du '''taux élevé de rechute à 3 mois''', il est essentiel d'assurer un '''accompagnement médical et psychologique à long terme'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB = Le GHB pharmaceutique n'est disponible en France que de façon tres encadree (Xyrem) et n'a pas d'AMM pour le sevrage du GHB. La faisabilite de ce protocole n'est donc, malheureusement, pas tres probable en France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Baclofène =&lt;br /&gt;
Articles à citer :&lt;br /&gt;
McDonough et al&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heiko</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11679</id>
		<title>GHB et sevrage : Ce que les soignants et les usagers doivent savoir</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11679"/>
		<updated>2025-03-31T16:56:43Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Heiko : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;div style=&amp;quot;border: 2px solid orange; background-color: #fff3cd; padding: 10px; text-align: center; font-size: 1.2em;&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
🚧 &amp;lt;b&amp;gt;Page en cours de construction&amp;lt;/b&amp;gt; 🚧  &lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;Cette page est en cours de rédaction. Son contenu peut évoluer. Vous pouvez contribuer à son amélioration.  &lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les soignants :'''&lt;br /&gt;
*⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;L'usager qui a écrit ce wiki n'est pas médecin. Il vous appartient d'exercer votre esprit critique sur son contenu.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️ Votre contribution sera la bienvenue.&lt;br /&gt;
*Ce wiki est un état de l'art sur les connaissances médicales et pharmacologiques actuelles sur le GHB et ses dérivés. Ce ne sont pas des recommendations.&lt;br /&gt;
*Tous les informations citée sont sourcées avec des publications médicales.&lt;br /&gt;
*Toutes ces publications ont été uploadées sur Psychoactif et sont immédiatement consultables via le lien &amp;quot;Lire l'article&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les usagers qui ont une dépendance physique forte :'''&lt;br /&gt;
*'''⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;Ne tentez jamais de faire un sevrage &amp;quot;Cold turkey&amp;quot;. Vous pourriez en crever.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️'''&lt;br /&gt;
*En cas de sevrage forcé, rendez-vous aux urgences.&lt;br /&gt;
*Faites lire ce PsychoWiki par vos soignants.&lt;br /&gt;
*Si vous êtes mis en garde à vue, demandez à être examiné par un médecin. Ce droit est garanti par [https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006575081/2002-03-05 l'article 63-3 du Code de procédure pénale]. Faites-lui lire cet article car c'est lui qui décide si votre état est compatible ou non avec une garde à vue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Propriétés pharmacologiques du GHB =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Origine et métabolisme ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le gamma-hydroxybutyrate (GHB)''' est un composé naturellement présent dans le cerveau des mammifères, dérivé du neurotransmetteur GABA. Il possède à la fois des fonctions physiologiques comme neuromodulateur, et des effets pharmacologiques marqués à fortes doses&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot;&amp;gt;Wong CG, Gibson KM, Snead OC 3rd. From the street to the brain: neurobiology of the recreational drug gamma-hydroxybutyric acid. Trends Pharmacol Sci. 2004 Jan;25(1):29-34. doi: 10.1016/j.tips.2003.11.001. PMID: 14723976. - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wong2004.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce qui en fait une substance à double facette : thérapeutique et potentiellement abusive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB est naturellement synthétisé dans le cerveau à partir de son précurseur principal, le GABA (acide γ-aminobutyrique). Il possède dans le cerveau son propre récepteur : le récepteur au GHB. Le GHB peut être reconverti en en GABA, créant un cycle métabolique dynamique entre GABA et GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Récepteurs cibles ==&lt;br /&gt;
Le GHB agit via deux systèmes récepteurs distincts :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le '''récepteur GHB''', Il est activé à de faibles concentrations physiologiques (nanomolaires à micromolaires).&lt;br /&gt;
* Le '''récepteur GABA-B'''. Dans les concentration physiologiques, le GHB ne se lie pas aux récepteurs GABA-B. Cependant, ,n cas d'apport exogène, sa concentration atteint 100 à 1000 fois sa valeur physiologique. Dans ces conditions, auquel le GHB se lie faiblement à haute dose (millimolaire), ou indirectement via sa conversion en GABA. Et ça, on le sait parce qe lorsqu'on co-administre un antagoniste des GABA-B à des rats en même temps que du GHB, les effets sédatifs du GHB sont bloqués.&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Neuromodulation ==&lt;br /&gt;
Le GHB est souvent perçu comme une drogue « sédative », mais ses effets sont en réalité beaucoup plus complexes. Il agit comme un '''neurotransmetteur''', c’est-à-dire qu’il influence en profondeur l'équilibre entre plusieurs substances chimiques du cerveau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Quel est le rôle du GHB dans ses concentrations physiologiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À des concentrations physiologiques, le GHB active principalement un récepteur spécifique qu’on appelle tout simplement le '''récepteur GHB'''. Ce récepteur se trouve dans certaines zones cérébrales sensibles, comme l’hippocampe (mémoire), le cortex (perception) et le thalamus (relais sensoriels)&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand ce récepteur est activé&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt; :&lt;br /&gt;
* Il '''diminue la libération de deux neurotransmetteurs clés''' : le GABA (un inhibiteur) et le glutamate (un excitateur).&lt;br /&gt;
* Il agit au niveau des '''terminaisons présynaptiques''' – c’est un peu comme s’il ajustait le &amp;quot;volume&amp;quot; de la communication neuronale en amont.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Que se passe-t-il en cas de consommation récréative ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand la dose de GHB augmente (dans un cadre récréatif ou abusif), ses effets dépassent la concentration physiologique de 100 à 1000 fois, et s’étendent à un autre récepteur : le récepteur '''GABA-B'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le GABA-B est un récepteur plus général, impliqué dans la régulation de l’excitabilité cérébrale.&lt;br /&gt;
* Le GHB peut l’activer de deux façons :&lt;br /&gt;
**1.** directement, à haute concentration ;&lt;br /&gt;
**2.** indirectement, en étant transformé en GABA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’activation du récepteur GABAB par le GHB entraîne&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt; :&lt;br /&gt;
* une **inhibition généralisée de l’activité cérébrale**,&lt;br /&gt;
* des effets tels que **sédation**, **perte de mémoire**, **ralentissement moteur**,&lt;br /&gt;
* et, à très haute dose, **coma, convulsions, voire arrêt respiratoire**.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Effets sur le système dopaminergique ==&lt;br /&gt;
Le potentiel addictif du GHB semble particulièrement lié à son action sur les récepteurs GABAB, combinée à une désinhibition de la dopamine en cas d’usage prolongé. Cette configuration le distingue d’autres agonistes GABAB comme le baclofène, qui ne présentent pas le même profil de récompense ou de dépendance&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB inhibe la libération de dopamine dans un premier temps, ce qui contribue à ses effets sédatifs. Toutefois, lors d’une consommation répétée, des mécanismes compensatoires peuvent entraîner une désinhibition paradoxale et une augmentation de l’activité dopaminergique, renforçant ainsi les comportements addictifs&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Syndrome de sevrage au GHB : description et évolution chronologique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Symptômes principaux ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sevrage au [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-hydroxybutyrate] ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GHB]) et à ses dérivés ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-butanediol] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-BD]] et [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-butyrolactone] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GBL]]) peut être sévère et potentiellement mortel&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot;&amp;gt;Dyer, J. E., Roth, B., &amp;amp; Hyma, B. A. (2001). Gamma-hydroxybutyrate withdrawal syndrome. ''Annals of Emergency Medicine'', 37(2), 147-153. doi: 10.1067/mem.2001.112985 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans le cas de la personne décédée, voici une traduction en français de l'article de Dyer et al., 2001&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Dyer et al., 2001&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Un homme de 24 ans, employé comme expert en assurances, s'est présenté dans un centre de crise en se plaignant d'hallucinations auditives et visuelles. Il a admis une consommation massive de GHB sur une période de 10 mois, augmentant progressivement les doses afin de prévenir l'apparition des hallucinations liées au sevrage. Sa dernière prise avait eu lieu juste avant son évaluation. À ce moment-là, aucun signe clinique d’hallucinations n’a été observé et il a été renvoyé avec des instructions pour un suivi en centre de désintoxication.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux mois plus tard, il s’est présenté dans un centre de désintoxication en se plaignant de nausées, vomissements et diarrhées persistants depuis 2 mois. Il décrivait également une grande faiblesse musculaire, un gonflement du corps, une diplopie (vision double), une vision floue, un essoufflement, une fréquence urinaire accrue, une soif intense, des évanouissements et une perte d'appétit. Il consommait du GHB toutes les 30 minutes, sa dernière dose remontant à seulement 20 minutes avant son arrivée. Il niait toute autre consommation de drogue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l'examen, il présentait des pupilles dilatées, un tremblement important et une anxiété marquée. Son électrocardiogramme (ECG) montrait un rythme sinusal normal, mais avec une hypertrophie ventriculaire gauche et une ischémie possible de la paroi inférieure. Il a été hospitalisé et traité au lorazépam pour gérer son agitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours des 24 heures suivantes, son état s'est aggravé : il a développé une tachycardie, une agressivité, des hallucinations visuelles persistantes et des tremblements incontrôlables. Son hospitalisation a été compliquée par une pneumonie lobaire inférieure droite, nécessitant une intubation et une ventilation mécanique pendant 6 jours sous sédation au propofol. Après son extubation, il restait confus et délirant malgré l'administration continue de benzodiazépines et d'antipsychotiques. Son agitation persistante nécessitait l'utilisation de contentions en cuir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 12ᵉ jour d’hospitalisation, son état semblait s’améliorer, et le lorazépam était progressivement réduit. Le 13ᵉ jour, il était toujours délirant mais restait réveillable. Cependant, dans la soirée, il a présenté un épisode soudain de contractions musculaires généralisées avec un regard figé vers le haut. Il a ensuite subi un arrêt cardiaque, précédé d’une bradycardie sévère. Malgré des tentatives agressives de réanimation incluant atropine, épinéphrine et défibrillation, le patient est décédé.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus généralement, une revue de 27 études comportant en tout 57 cas de syndrômes de sevrage a rapporté les statistiques suivantes :&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;Wojtowicz, J. M., Yegles, M., &amp;amp; Wennig, R. (2008). &amp;quot;Withdrawal from gamma-hydroxybutyrate, 1,4-butanediol and gamma-butyrolactone: A case report and systematic review.&amp;quot; ''CJEM'', 10(1), 69-74. doi: 10.1017/S1481803500009851 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wojtowicz_et_al_2008.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Répartition des substances impliquées dans les cas de sevrage :&lt;br /&gt;
*GHB : 36 cas (63 %)&lt;br /&gt;
*GBL : 18 cas (32 %)&lt;br /&gt;
*1,4-BD : 3 cas (5 %)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ Statistiques des complications du syndrome de sevrage au GHB&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Complication !! Fréquence parmi les patients (%)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tremblements''' || 67 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Delirium tremens''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tachycardie''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Insomnie''' || 58 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Convulsions''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Rhabdomyolyse''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Décès''' || 1.75 % (1 seul cas &amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;)&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage présente de nombreuses similitudes avec le syndrome de sevrage alcoolique (tremblements, tachycardie, delirium). Cependant, à la différence avec le syndrome de sevrage alcoolique, '''il se caractérise par la rapidité et la brutalité des symptômes''', en particulier dans les cas graves. Les symptômes apparaissent généralement 1 à 6 heures après la dernière prise de GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais peuvent apparaître dès 30 minutes dans les cas graves. Ils atteignent leur intensité maximale au bout de 24 à 72 heures. Les principaux symptômes incluent :&lt;br /&gt;
* '''Agitation et anxiété'''&lt;br /&gt;
* '''Insomnie sévère'''&lt;br /&gt;
* '''Tremblements'''&lt;br /&gt;
* '''Tachycardie et hypertension'''&lt;br /&gt;
* '''Delirium tremens'''&lt;br /&gt;
* '''Convulsions'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Carai2005&amp;quot;&amp;gt;Carai, M. A. M., Colombo, G., &amp;amp; Gessa, G. L. (2005). &amp;quot;Withdrawal syndrome from gamma-hydroxybutyric acid (GHB) and 1,4-butanediol (1,4-BD) in Sardinian alcohol-preferring rats.&amp;quot; ''Brain Research Protocols'', 15(1), 75-78. doi: 10.1016/j.brainresprot.2005.04.001 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/carai_et_al_2005.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhabdomyolyse'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Évolution temporelle du sevrage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage évolue en plusieurs phases :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase précoce (6-12h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Anxiété, agitation, tremblements, insomnie.&lt;br /&gt;
** Augmentation du rythme cardiaque et de la pression artérielle.&lt;br /&gt;
** Nausées et vomissements possibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase aiguë (24-72h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Apparition des symptômes les plus sévères.&lt;br /&gt;
** Risque de delirium avec hallucinations visuelles et auditives&lt;br /&gt;
** Possibles crises convulsives et complications métaboliques (rhabdomyolyse, troubles électrolytiques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase de résorption (3-7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Réduction progressive des symptômes psychotiques.&lt;br /&gt;
** Fatigue intense, épisodes résiduels d’anxiété et troubles du sommeil persistants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase tardive (&amp;gt;7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Récupération progressive des fonctions cognitives.&lt;br /&gt;
** Anxiété et troubles du sommeil pouvant persister plusieurs semaines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Facteurs influençant la sévérité du sevrage ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gravité du syndrome de sevrage dépend de plusieurs facteurs :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Durée et quantité de consommation''' : Plus l'usage est prolongé et à forte dose, plus le sevrage est sévère.&lt;br /&gt;
* '''Fréquence des prises''' : Un usage régulier avec des prises toutes les 2 à 4 heures augmente le risque de dépendance sévère&lt;br /&gt;
* '''Co-intoxication''' : L'association avec d'autres dépresseurs du SNC (alcool, benzodiazépines) peut aggraver le sevrage et compliquer sa gestion&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Benzodiazépine et barbituriques =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'utilisation du diazépam dans le cadre du sevrage au GHB repose sur son action sur les récepteurs GABA-A. Il permet d'atténuer l'hyperexcitabilité du système nerveux central induite par l'arrêt brutal du GHB et de ses analogues (GBL, 1,4-BD)&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Données cliniques sur l'efficacité du diazépam ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs études rapportent l'administration de benzodiazépines, dont le diazépam, à des doses élevées chez des patients en sevrage sévère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Une revue de cas indique que, sur 57 épisodes de sevrage recensés, la majorité des patients ont reçu des benzodiazépines comme traitement principal. Cependant, des doses très élevées ont été nécessaires pour contrôler l'agitation et les hallucinations. Dans certains cas, le diazépam seul n’a pas suffi, nécessitant l'ajout de barbituriques&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
* Une autre étude décrit des échecs partiels du diazépam dans les formes sévères du sevrage. Un protocole couramment utilisé consiste à administrer des benzodiazépines à haute dose dès l'apparition des premiers symptômes, avec un ajustement en fonction de l'évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;Wood DM, Brailsford AD, Dargan PI. [https://doi.org/10.1002/dta.292 ''Acute toxicity and withdrawal syndromes related to gamma-hydroxybutyrate (GHB) and its analogues'']. Drug Testing and Analysis. 2011.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Résistance au diazépam ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'efficacité du diazépam n'est pas systématique. Plusieurs études signalent des cas où de fortes doses n'ont pas permis de contrôler les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Dans 4 cas recensés, des doses de diazépam supérieures à 100 mg/jour n’ont pas suffi à contrôler le syndrome de sevrage, nécessitant l'utilisation de pentobarbital&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il est suggéré que cette résistance pourrait être liée à l'action dominante du GHB sur les récepteurs GABA-B, alors que le diazépam cible principalement les récepteurs GABA-A. Ainsi, l'utilisation du baclofène, un agoniste GABA-B, est proposée comme alternative dans les cas réfractaires&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Protocoles cliniques documentés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les études recensées ne proposent pas de consensus unique, mais plusieurs approches ont été décrites :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* **Protocole symptomatique** : administration de diazépam en fonction de l’intensité des symptômes, avec un ajustement progressif selon l’évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
* **Protocole de réduction progressive** : introduction du diazépam à haute dose suivie d’une décroissance sur plusieurs jours, similaire aux protocoles de sevrage alcoolique&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Sevrage progressif avec du GHB pharmaceutique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' (Detoxification with Titration and Tapering) est une méthode de sevrage médicalisé du GHB mise en place aux Pays-Bas. Il repose sur une substitution du GHB de rue ou de ses analogues ([[GBL,_effets,_risques,_témoignages|GBL]], [[1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_témoignages|1,4-BDO]], etc) par du GHB pharmaceutique, suivie d’une réduction progressive des doses afin d’éviter un sevrage brutal et potentiellement dangereux. Ce protocole a été testé sur 229 patients et a montré un taux de réussite de 85 %, bien qu’un suivi post-sevrage soit indispensable pour éviter les rechutes&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;&amp;gt;Dijkstra, B.A.G., Kamal, R., van Noorden, M.S., de Haan, H., Loonen, A.J.M., &amp;amp; De Jong, C.A.J. (2016). Detoxification with titration and tapering in gamma-hydroxybutyrate (GHB) dependent patients: The Dutch GHB monitor project. ''Drug and Alcohol Dependence, 170'', 164-173. doi: 10.1016/j.drugalcdep.2016.11.014&lt;br /&gt;
[https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/173/detoxification_with_titration_and_tapering_in_gamm.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;  .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Objectifs du protocole ==&lt;br /&gt;
* '''Assurer un sevrage sécurisé''' en évitant les complications graves (délirium, convulsions, agitation sévère).&lt;br /&gt;
* '''Réduire progressivement la dose''' pour minimiser les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
* '''Accompagner le patient''' avec un suivi médical et psychologique adapté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Déroulement du protocole ==&lt;br /&gt;
Le protocole se déroule en trois étapes :  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1. Phase de titration (stabilisation) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Remplacer le GHB de rue par une dose équivalente de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Administration de la première dose''' dans les 2,5 heures après la dernière prise de GHB de rue.&lt;br /&gt;
* '''Dosage initial''' : environ 70 % de la dose habituelle de l'usager.&lt;br /&gt;
* '''Ajustements toutes les 2 à 3 heures''' pour stabiliser le patient et éviter les symptômes de sevrage graves.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des signes vitaux''' (pression artérielle, rythme cardiaque, état psychologique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2. Phase de réduction progressive des doses (tapering) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Diminuer progressivement la dose de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Schéma de réduction''' : diminution de 0,3 g par prise par jour.&lt;br /&gt;
* '''Espacement des prises''' : toutes les 2 à 3 heures, y compris la nuit.&lt;br /&gt;
* '''Traitements complémentaires possibles''' en cas de symptômes sévères :&lt;br /&gt;
** '''Hypertension''' → métoprolol (50-100 mg).&lt;br /&gt;
** '''Anxiété et agitation''' → diazépam (5-30 mg).&lt;br /&gt;
** '''Insomnie''' → temazepam 10 mg&lt;br /&gt;
** '''Délirium ou psychose''' → antipsychotiques (halopéridol, olanzapine).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; width:100%;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ '''Exemple de programme de réduction progressive du GHB pharmaceutique (en grammes) avec un intervalle de 3 heures&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;/&amp;gt;'''&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Heure !! Jour 1 !! Jour 2 !! Jour 3 !! Jour 4 !! Jour 5 !! Jour 6 !! Jour 7 !! Jour 8 !! Jour 9 !! Jour 10 !! Jour 11 !! Jour 12 !! Jour 13 !! Jour 14 !! Jour 15&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 08:00 || 4.5 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 11:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 14:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 17:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 20:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 23:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 02:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 05:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! '''Total (g de GHB)''' || 38.1 || 36 || 33.6 || 31.2 || 29 || 26.4 || 24 || 21.6 || 19.2 || 16.8 || 14.4 || 12 || 9.6 || 7.2 || 4.8&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Note :''' Cet exemple est basé sur un patient masculin de 23 ans, avec des antécédents de trouble anxieux social, utilisant du GHB fait maison depuis 4 ans, à raison de '''12 ml toutes les 60 à 90 minutes''' et '''2 prises nocturnes'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3. Phase de récupération (post-sevrage) ===&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Stabiliser le patient après l’arrêt du GHB.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des symptômes résiduels''' (troubles du sommeil, anxiété).&lt;br /&gt;
* '''Suivi psychologique''' indispensable pour prévenir les rechutes.&lt;br /&gt;
* '''Accompagnement vers une prise en charge à long terme''' (thérapie, groupes de soutien, réduction des risques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Résultats et limites ==&lt;br /&gt;
* '''Taux de réussite''' : 85 % des patients ont réussi à arrêter le GHB à l’issue du protocole.&lt;br /&gt;
* '''Durée moyenne''' : 12,5 jours de traitement.&lt;br /&gt;
* '''Complications possibles''' : hypertension, anxiété, délirium dans certains cas.&lt;br /&gt;
* '''Taux de rechute élevé (69 % à 3 mois)''' → nécessité d’un suivi post-sevrage renforcé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' représente une alternative efficace et plus sûre que l'arrêt brutal du GHB ou que l'utilisation de benzodiazépines seules. Cependant, en raison du '''taux élevé de rechute à 3 mois''', il est essentiel d'assurer un '''accompagnement médical et psychologique à long terme'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB = Le GHB pharmaceutique n'est disponible en France que de façon tres encadree (Xyrem) et n'a pas d'AMM pour le sevrage du GHB. La faisabilite de ce protocole n'est donc, malheureusement, pas tres probable en France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Baclofène =&lt;br /&gt;
Articles à citer :&lt;br /&gt;
McDonough et al&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heiko</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11678</id>
		<title>GHB et sevrage : Ce que les soignants et les usagers doivent savoir</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11678"/>
		<updated>2025-03-31T16:19:02Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Heiko : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;div style=&amp;quot;border: 2px solid orange; background-color: #fff3cd; padding: 10px; text-align: center; font-size: 1.2em;&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
🚧 &amp;lt;b&amp;gt;Page en cours de construction&amp;lt;/b&amp;gt; 🚧  &lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;Cette page est en cours de rédaction. Son contenu peut évoluer. Vous pouvez contribuer à son amélioration.  &lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les soignants :'''&lt;br /&gt;
*⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;L'usager qui a écrit ce wiki n'est pas médecin. Il vous appartient d'exercer votre esprit critique sur son contenu.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️ Votre contribution sera la bienvenue.&lt;br /&gt;
*Ce wiki est un état de l'art sur les connaissances médicales et pharmacologiques actuelles sur le GHB et ses dérivés. Ce ne sont pas des recommendations.&lt;br /&gt;
*Tous les informations citée sont sourcées avec des publications médicales.&lt;br /&gt;
*Toutes ces publications ont été uploadées sur Psychoactif et sont immédiatement consultables via le lien &amp;quot;Lire l'article&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les usagers qui ont une dépendance physique forte :'''&lt;br /&gt;
*'''⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;Ne tentez jamais de faire un sevrage &amp;quot;Cold turkey&amp;quot;. Vous pourriez en crever.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️'''&lt;br /&gt;
*En cas de sevrage forcé, rendez-vous aux urgences.&lt;br /&gt;
*Faites lire ce PsychoWiki par vos soignants.&lt;br /&gt;
*Si vous êtes mis en garde à vue, demandez à être examiné par un médecin. Ce droit est garanti par [https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006575081/2002-03-05 l'article 63-3 du Code de procédure pénale]. Faites-lui lire cet article car c'est lui qui décide si votre état est compatible ou non avec une garde à vue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Propriétés pharmacologiques du GHB =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le gamma-hydroxybutyrate (GHB)''' est un composé naturellement présent dans le cerveau des mammifères, dérivé du neurotransmetteur GABA. Il possède à la fois des fonctions physiologiques comme neuromodulateur, et des effets pharmacologiques marqués à fortes doses, ce qui en fait une substance à double facette : thérapeutique et potentiellement abusive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Origine et métabolisme ==&lt;br /&gt;
Le GHB est synthétisé dans le cerveau à partir de son précurseur principal, le GABA (acide γ-aminobutyrique). Il possède dans le cerveau son propre récepteur : le récepteur au GHB. Le GHB peut être reconverti en en GABA, créant un cycle métabolique dynamique entre GABA et GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot;&amp;gt;Wong CG, Gibson KM, Snead OC 3rd. From the street to the brain: neurobiology of the recreational drug gamma-hydroxybutyric acid. Trends Pharmacol Sci. 2004 Jan;25(1):29-34. doi: 10.1016/j.tips.2003.11.001. PMID: 14723976. - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wong2004.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Récepteurs cibles ==&lt;br /&gt;
Le GHB agit via deux systèmes récepteurs distincts :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le '''récepteur GHB''', Il est activé à de faibles concentrations physiologiques (nanomolaires à micromolaires).&lt;br /&gt;
* Le '''récepteur GABAB''', auquel le GHB se lie faiblement à haute dose (millimolaire), ou indirectement via sa conversion en GABA. Ce récepteur est impliqué dans la régulation de l’excitabilité neuronale, la libération des neurotransmetteurs et plusieurs effets comportementaux&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Effets pharmacologiques ==&lt;br /&gt;
Les effets du GHB varient selon la dose :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* À faibles doses (10–50 mg/kg chez l’humain), on observe : relaxation, anxiolyse, amnésie antérograde.&lt;br /&gt;
* À doses modérées (20–30 mg/kg) : sédation, induction du sommeil.&lt;br /&gt;
* À fortes doses (50+ mg/kg) : coma, dépression cardio-respiratoire, convulsions, voire décès.&lt;br /&gt;
* À très fortes doses (&amp;gt;300 mg/kg) : effets électroencéphalographiques profonds, burst suppression, coma profond&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Neuromodulation ==&lt;br /&gt;
Le GHB régule la libération de neurotransmetteurs (notamment le GABA et le glutamate) en agissant sur la signalisation de l’AMPc dans les terminaisons présynaptiques. Des effets opposés sont observés selon que le GHB agit à des concentrations physiologiques (via les récepteurs GHB) ou supraphysiologiques (via GABAB)&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Addiction et syndrome de sevrage ==&lt;br /&gt;
Malgré ses usages thérapeutiques (ex. narcolepsie, sevrage alcoolique), le GHB est fortement addictif. Son usage récréatif peut entraîner :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Une '''tolérance rapide'''.&lt;br /&gt;
* Un '''syndrome de sevrage sévère''', similaire à celui de l’alcool, comprenant anxiété, insomnie, hallucinations, convulsions&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot;&amp;gt;Dyer, J. E., Roth, B., &amp;amp; Hyma, B. A. (2001). Gamma-hydroxybutyrate withdrawal syndrome. ''Annals of Emergency Medicine'', 37(2), 147–153. doi: 10.1067/mem.2001.112985 – [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
* Un effet de '''renforcement comportemental''' via une action sur le système dopaminergique.&lt;br /&gt;
* Une modification de l'expression des récepteurs dopaminergiques D1/D2 en cas d’usage chronique&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le potentiel addictif du GHB semble particulièrement lié à son action sur les récepteurs GABAB, combinée à une désinhibition de la dopamine en cas d’usage prolongé. Cette configuration le distingue d’autres agonistes GABAB comme le baclofène, qui ne présentent pas le même profil de récompense ou de dépendance&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Effets sur le système dopaminergique ==&lt;br /&gt;
Le GHB inhibe la libération de dopamine dans un premier temps, ce qui contribue à ses effets sédatifs. Toutefois, lors d’une consommation répétée, des mécanismes compensatoires peuvent entraîner une désinhibition paradoxale et une augmentation de l’activité dopaminergique, renforçant ainsi les comportements addictifs&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Usage thérapeutique et risques ==&lt;br /&gt;
Le GHB a été utilisé dans le traitement de la narcolepsie (sous la forme de sodium oxybate) et dans le sevrage alcoolique. Cependant, son utilisation est strictement encadrée, car le risque de transition vers une dépendance au GHB lui-même est bien documenté&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n’existe actuellement '''aucun antidote spécifique''' pour l’intoxication aiguë au GHB. Les antagonistes des récepteurs GABAB (ex. CGP35348) peuvent partiellement renverser les effets toxiques. Des données expérimentales suggèrent qu’un traitement combiné bloquant à la fois les récepteurs GHB et GABAB pourrait être plus efficace&amp;lt;ref name=&amp;quot;Wong2004&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Syndrome de sevrage au GHB : description et évolution chronologique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Symptômes principaux ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sevrage au [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-hydroxybutyrate] ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GHB]) et à ses dérivés ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-butanediol] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-BD]] et [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-butyrolactone] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GBL]]) peut être sévère et potentiellement mortel&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot;&amp;gt;Dyer, J. E., Roth, B., &amp;amp; Hyma, B. A. (2001). Gamma-hydroxybutyrate withdrawal syndrome. ''Annals of Emergency Medicine'', 37(2), 147-153. doi: 10.1067/mem.2001.112985 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans le cas de la personne décédée, voici une traduction en français de l'article de Dyer et al., 2001&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Dyer et al., 2001&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Un homme de 24 ans, employé comme expert en assurances, s'est présenté dans un centre de crise en se plaignant d'hallucinations auditives et visuelles. Il a admis une consommation massive de GHB sur une période de 10 mois, augmentant progressivement les doses afin de prévenir l'apparition des hallucinations liées au sevrage. Sa dernière prise avait eu lieu juste avant son évaluation. À ce moment-là, aucun signe clinique d’hallucinations n’a été observé et il a été renvoyé avec des instructions pour un suivi en centre de désintoxication.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux mois plus tard, il s’est présenté dans un centre de désintoxication en se plaignant de nausées, vomissements et diarrhées persistants depuis 2 mois. Il décrivait également une grande faiblesse musculaire, un gonflement du corps, une diplopie (vision double), une vision floue, un essoufflement, une fréquence urinaire accrue, une soif intense, des évanouissements et une perte d'appétit. Il consommait du GHB toutes les 30 minutes, sa dernière dose remontant à seulement 20 minutes avant son arrivée. Il niait toute autre consommation de drogue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l'examen, il présentait des pupilles dilatées, un tremblement important et une anxiété marquée. Son électrocardiogramme (ECG) montrait un rythme sinusal normal, mais avec une hypertrophie ventriculaire gauche et une ischémie possible de la paroi inférieure. Il a été hospitalisé et traité au lorazépam pour gérer son agitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours des 24 heures suivantes, son état s'est aggravé : il a développé une tachycardie, une agressivité, des hallucinations visuelles persistantes et des tremblements incontrôlables. Son hospitalisation a été compliquée par une pneumonie lobaire inférieure droite, nécessitant une intubation et une ventilation mécanique pendant 6 jours sous sédation au propofol. Après son extubation, il restait confus et délirant malgré l'administration continue de benzodiazépines et d'antipsychotiques. Son agitation persistante nécessitait l'utilisation de contentions en cuir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 12ᵉ jour d’hospitalisation, son état semblait s’améliorer, et le lorazépam était progressivement réduit. Le 13ᵉ jour, il était toujours délirant mais restait réveillable. Cependant, dans la soirée, il a présenté un épisode soudain de contractions musculaires généralisées avec un regard figé vers le haut. Il a ensuite subi un arrêt cardiaque, précédé d’une bradycardie sévère. Malgré des tentatives agressives de réanimation incluant atropine, épinéphrine et défibrillation, le patient est décédé.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus généralement, une revue de 27 études comportant en tout 57 cas de syndrômes de sevrage a rapporté les statistiques suivantes :&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;Wojtowicz, J. M., Yegles, M., &amp;amp; Wennig, R. (2008). &amp;quot;Withdrawal from gamma-hydroxybutyrate, 1,4-butanediol and gamma-butyrolactone: A case report and systematic review.&amp;quot; ''CJEM'', 10(1), 69-74. doi: 10.1017/S1481803500009851 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wojtowicz_et_al_2008.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Répartition des substances impliquées dans les cas de sevrage :&lt;br /&gt;
*GHB : 36 cas (63 %)&lt;br /&gt;
*GBL : 18 cas (32 %)&lt;br /&gt;
*1,4-BD : 3 cas (5 %)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ Statistiques des complications du syndrome de sevrage au GHB&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Complication !! Fréquence parmi les patients (%)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tremblements''' || 67 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Delirium tremens''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tachycardie''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Insomnie''' || 58 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Convulsions''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Rhabdomyolyse''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Décès''' || 1.75 % (1 seul cas &amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;)&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage présente de nombreuses similitudes avec le syndrome de sevrage alcoolique (tremblements, tachycardie, delirium). Cependant, à la différence avec le syndrome de sevrage alcoolique, '''il se caractérise par la rapidité et la brutalité des symptômes''', en particulier dans les cas graves. Les symptômes apparaissent généralement 1 à 6 heures après la dernière prise de GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais peuvent apparaître dès 30 minutes dans les cas graves. Ils atteignent leur intensité maximale au bout de 24 à 72 heures. Les principaux symptômes incluent :&lt;br /&gt;
* '''Agitation et anxiété'''&lt;br /&gt;
* '''Insomnie sévère'''&lt;br /&gt;
* '''Tremblements'''&lt;br /&gt;
* '''Tachycardie et hypertension'''&lt;br /&gt;
* '''Delirium tremens'''&lt;br /&gt;
* '''Convulsions'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Carai2005&amp;quot;&amp;gt;Carai, M. A. M., Colombo, G., &amp;amp; Gessa, G. L. (2005). &amp;quot;Withdrawal syndrome from gamma-hydroxybutyric acid (GHB) and 1,4-butanediol (1,4-BD) in Sardinian alcohol-preferring rats.&amp;quot; ''Brain Research Protocols'', 15(1), 75-78. doi: 10.1016/j.brainresprot.2005.04.001 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/carai_et_al_2005.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhabdomyolyse'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Évolution temporelle du sevrage ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage évolue en plusieurs phases :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase précoce (6-12h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Anxiété, agitation, tremblements, insomnie.&lt;br /&gt;
** Augmentation du rythme cardiaque et de la pression artérielle.&lt;br /&gt;
** Nausées et vomissements possibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase aiguë (24-72h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Apparition des symptômes les plus sévères.&lt;br /&gt;
** Risque de delirium avec hallucinations visuelles et auditives&lt;br /&gt;
** Possibles crises convulsives et complications métaboliques (rhabdomyolyse, troubles électrolytiques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase de résorption (3-7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Réduction progressive des symptômes psychotiques.&lt;br /&gt;
** Fatigue intense, épisodes résiduels d’anxiété et troubles du sommeil persistants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase tardive (&amp;gt;7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Récupération progressive des fonctions cognitives.&lt;br /&gt;
** Anxiété et troubles du sommeil pouvant persister plusieurs semaines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Facteurs influençant la sévérité du sevrage ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gravité du syndrome de sevrage dépend de plusieurs facteurs :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Durée et quantité de consommation''' : Plus l'usage est prolongé et à forte dose, plus le sevrage est sévère.&lt;br /&gt;
* '''Fréquence des prises''' : Un usage régulier avec des prises toutes les 2 à 4 heures augmente le risque de dépendance sévère&lt;br /&gt;
* '''Co-intoxication''' : L'association avec d'autres dépresseurs du SNC (alcool, benzodiazépines) peut aggraver le sevrage et compliquer sa gestion&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Benzodiazépine et barbituriques ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'utilisation du diazépam dans le cadre du sevrage au GHB repose sur son action sur les récepteurs GABA-A. Il permet d'atténuer l'hyperexcitabilité du système nerveux central induite par l'arrêt brutal du GHB et de ses analogues (GBL, 1,4-BD)&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Données cliniques sur l'efficacité du diazépam ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs études rapportent l'administration de benzodiazépines, dont le diazépam, à des doses élevées chez des patients en sevrage sévère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Une revue de cas indique que, sur 57 épisodes de sevrage recensés, la majorité des patients ont reçu des benzodiazépines comme traitement principal. Cependant, des doses très élevées ont été nécessaires pour contrôler l'agitation et les hallucinations. Dans certains cas, le diazépam seul n’a pas suffi, nécessitant l'ajout de barbituriques&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
* Une autre étude décrit des échecs partiels du diazépam dans les formes sévères du sevrage. Un protocole couramment utilisé consiste à administrer des benzodiazépines à haute dose dès l'apparition des premiers symptômes, avec un ajustement en fonction de l'évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;Wood DM, Brailsford AD, Dargan PI. [https://doi.org/10.1002/dta.292 ''Acute toxicity and withdrawal syndromes related to gamma-hydroxybutyrate (GHB) and its analogues'']. Drug Testing and Analysis. 2011.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Résistance au diazépam ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'efficacité du diazépam n'est pas systématique. Plusieurs études signalent des cas où de fortes doses n'ont pas permis de contrôler les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Dans 4 cas recensés, des doses de diazépam supérieures à 100 mg/jour n’ont pas suffi à contrôler le syndrome de sevrage, nécessitant l'utilisation de pentobarbital&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il est suggéré que cette résistance pourrait être liée à l'action dominante du GHB sur les récepteurs GABA-B, alors que le diazépam cible principalement les récepteurs GABA-A. Ainsi, l'utilisation du baclofène, un agoniste GABA-B, est proposée comme alternative dans les cas réfractaires&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Protocoles cliniques documentés ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les études recensées ne proposent pas de consensus unique, mais plusieurs approches ont été décrites :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* **Protocole symptomatique** : administration de diazépam en fonction de l’intensité des symptômes, avec un ajustement progressif selon l’évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
* **Protocole de réduction progressive** : introduction du diazépam à haute dose suivie d’une décroissance sur plusieurs jours, similaire aux protocoles de sevrage alcoolique&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sevrage progressif avec du GHB pharmaceutique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' (Detoxification with Titration and Tapering) est une méthode de sevrage médicalisé du GHB mise en place aux Pays-Bas. Il repose sur une substitution du GHB de rue ou de ses analogues ([[GBL,_effets,_risques,_témoignages|GBL]], [[1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_témoignages|1,4-BDO]], etc) par du GHB pharmaceutique, suivie d’une réduction progressive des doses afin d’éviter un sevrage brutal et potentiellement dangereux. Ce protocole a été testé sur 229 patients et a montré un taux de réussite de 85 %, bien qu’un suivi post-sevrage soit indispensable pour éviter les rechutes&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;&amp;gt;Dijkstra, B.A.G., Kamal, R., van Noorden, M.S., de Haan, H., Loonen, A.J.M., &amp;amp; De Jong, C.A.J. (2016). Detoxification with titration and tapering in gamma-hydroxybutyrate (GHB) dependent patients: The Dutch GHB monitor project. ''Drug and Alcohol Dependence, 170'', 164-173. doi: 10.1016/j.drugalcdep.2016.11.014&lt;br /&gt;
[https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/173/detoxification_with_titration_and_tapering_in_gamm.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;  .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Objectifs du protocole ===&lt;br /&gt;
* '''Assurer un sevrage sécurisé''' en évitant les complications graves (délirium, convulsions, agitation sévère).&lt;br /&gt;
* '''Réduire progressivement la dose''' pour minimiser les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
* '''Accompagner le patient''' avec un suivi médical et psychologique adapté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Déroulement du protocole ===&lt;br /&gt;
Le protocole se déroule en trois étapes :  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 1. Phase de titration (stabilisation) ====&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Remplacer le GHB de rue par une dose équivalente de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Administration de la première dose''' dans les 2,5 heures après la dernière prise de GHB de rue.&lt;br /&gt;
* '''Dosage initial''' : environ 70 % de la dose habituelle de l'usager.&lt;br /&gt;
* '''Ajustements toutes les 2 à 3 heures''' pour stabiliser le patient et éviter les symptômes de sevrage graves.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des signes vitaux''' (pression artérielle, rythme cardiaque, état psychologique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 2. Phase de réduction progressive des doses (tapering) ====&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Diminuer progressivement la dose de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Schéma de réduction''' : diminution de 0,3 g par prise par jour.&lt;br /&gt;
* '''Espacement des prises''' : toutes les 2 à 3 heures, y compris la nuit.&lt;br /&gt;
* '''Traitements complémentaires possibles''' en cas de symptômes sévères :&lt;br /&gt;
** '''Hypertension''' → métoprolol (50-100 mg).&lt;br /&gt;
** '''Anxiété et agitation''' → diazépam (5-30 mg).&lt;br /&gt;
** '''Insomnie''' → temazepam 10 mg&lt;br /&gt;
** '''Délirium ou psychose''' → antipsychotiques (halopéridol, olanzapine).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; width:100%;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ '''Exemple de programme de réduction progressive du GHB pharmaceutique (en grammes) avec un intervalle de 3 heures&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;/&amp;gt;'''&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Heure !! Jour 1 !! Jour 2 !! Jour 3 !! Jour 4 !! Jour 5 !! Jour 6 !! Jour 7 !! Jour 8 !! Jour 9 !! Jour 10 !! Jour 11 !! Jour 12 !! Jour 13 !! Jour 14 !! Jour 15&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 08:00 || 4.5 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 11:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 14:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 17:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 20:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 23:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 02:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 05:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! '''Total (g de GHB)''' || 38.1 || 36 || 33.6 || 31.2 || 29 || 26.4 || 24 || 21.6 || 19.2 || 16.8 || 14.4 || 12 || 9.6 || 7.2 || 4.8&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Note :''' Cet exemple est basé sur un patient masculin de 23 ans, avec des antécédents de trouble anxieux social, utilisant du GHB fait maison depuis 4 ans, à raison de '''12 ml toutes les 60 à 90 minutes''' et '''2 prises nocturnes'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 3. Phase de récupération (post-sevrage) ====&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Stabiliser le patient après l’arrêt du GHB.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des symptômes résiduels''' (troubles du sommeil, anxiété).&lt;br /&gt;
* '''Suivi psychologique''' indispensable pour prévenir les rechutes.&lt;br /&gt;
* '''Accompagnement vers une prise en charge à long terme''' (thérapie, groupes de soutien, réduction des risques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Résultats et limites ===&lt;br /&gt;
* '''Taux de réussite''' : 85 % des patients ont réussi à arrêter le GHB à l’issue du protocole.&lt;br /&gt;
* '''Durée moyenne''' : 12,5 jours de traitement.&lt;br /&gt;
* '''Complications possibles''' : hypertension, anxiété, délirium dans certains cas.&lt;br /&gt;
* '''Taux de rechute élevé (69 % à 3 mois)''' → nécessité d’un suivi post-sevrage renforcé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Conclusion ===&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' représente une alternative efficace et plus sûre que l'arrêt brutal du GHB ou que l'utilisation de benzodiazépines seules. Cependant, en raison du '''taux élevé de rechute à 3 mois''', il est essentiel d'assurer un '''accompagnement médical et psychologique à long terme'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB = Le GHB pharmaceutique n'est disponible en France que de façon tres encadree (Xyrem) et n'a pas d'AMM pour le sevrage du GHB. La faisabilite de ce protocole n'est donc, malheureusement, pas tres probable en France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Baclofène ==&lt;br /&gt;
Articles à citer :&lt;br /&gt;
McDonough et al&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heiko</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages&amp;diff=11672</id>
		<title>GBL, effets, risques, témoignages</title>
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		<updated>2025-03-20T10:29:11Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Heiko : /* Discussion */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;La '''GBL ou Gamma-butyrolactone, est un précurseur mais aussi une pro-drug du GHB'''. Sa formule chimique est C4H6O2. La GBL est rapidement hydrolysé en GHB in vivo par une enzyme, la 1,4-lactonase (gamma-lactonase) qui est présente dans le sang et le foie. Les effets des deux substances sont légèrement différents, la GBL pénètre plus rapidement dans le plasma ce qui provoque une puissance plus forte, des effets secondaires mais aussi récréatifs plus marqués ainsi que des symptômes de manque plus marqués.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB et ses dérivés sont des analogues du GABA (acide gamma-aminobutyrique, le principal neurotransmetteur inhibiteur du système nerveux central) comme l’alcool et les benzodiazépines. Le GHB est utilisé en médecine comme anesthésique et pour que les patients atteints de narcolepsie (cataplexie) ou d'autres troubles du sommeil, ces derniers consomment deux doses par nuit pour avoir 4H de sommeil à chaque prise. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’usage du GHB est resté un '''phénomène spécifique lié au milieu du clubbing homosexuel''', notamment à Paris et Marseille, mais aussi à Toulouse, Bordeaux, Montpellier, par une population masculine, bien insérée, appartenant à des catégories socioprofessionnelles plutôt élevées.&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.ofdt.fr/BDD/publications/docs/eisxacp5.pdf Usages de GHB et GBL - Données issues du dispositif TREND - OFDT]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
La GBL est très peu expérimenté en population générale : la prévalence d’expérimentation du GHB mesurée à 17 ans s’élevait à 0,27 % en 2005 et à 0,44 % en 2008.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Histoire brève==&lt;br /&gt;
L'histoire de '''l'ascension du GBL en tant que drogue est liée à l'histoire d'un autre composé appelé gamma-hydroxybutyrate ou le GHB.''' Le GHB se trouve en très petites quantités dans le corps humain et agit comme un neurotransmetteur dans le cerveau. Dans les années 1960, il a d'abord été synthétisée dans un laboratoire pour une utilisation comme anesthésique. '''Dans les années 1980, le GHB est devenu populaire parmi les body-builder''', qui croyaient qu'il pourrait libérer une hormone stimulant la croissance musculaire. En Novembre 1990, après avoir enquêté sur près de soixante rapports de maladie liées au GHB, la Food and Drug Administration américaine (FDA) a ordonné la fin de la vente de ces produits contenant du GHB. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque des produits contenant du GHB sont devenus indisponibles, les utilisateurs ont cherché un remplaçant. Ils l'ont trouvé dans les suppléments au GBL. '''Une fois que la GBL est ingéré, il se transforme rapidement en GHB'''. La GBL a été vendu dans les centres de fitness et les magasins d'aliments-santé comme un compléments alimentaires. Les compléments alimentaires n'ont pas à subir les  tests rigoureux nécessaires pour les médicaments en vente libre et les médicaments sur ordonnance. . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout au long des années 1990, des publicités pour des suppléments au GBL sont apparu dans les magazines de culturisme sous des noms tels que Blue Nitro, Firewater, GH Revitaliseur, Dynamiser, Jolt, réactive, REMForce, RenewTrient, Revivarant, et Verve. (depuis  retirés du marché.) Les fabricants de suppléments au GBL affirmaient que leurs produits servaient à renforcer les muscles, améliorer les performances physiques et sexuelles, à combattre la dépression, réduire le stress, et à soulager l'insomnie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le même temps, le bruit a couru que la GBL était une &amp;quot;drogue festive&amp;quot;, parce qu'il aidait à libérer des inhibitions. Parallèlement cependant, des risques d'effets secondaires nocifs sont apparus :  des difficultés respiratoires, des vomissements et des convulsions. De plus son utilisation peut conduire à un coma, un état ​​d'inconscience à partir de laquelle une personne ne peut pas être éveillé par le bruit ou autre stimuli.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En France, suite l'augmentation significative de sa consommation à des fins récréatives et à des comas suivi de réanimation liés à la prise de GBL, la vente et la cession au public de GBL et de butanediol (BD) (substance analogue) ont été interdites, par arrêté du 2 septembre 2011. Ces substances ne font cependant pas partie de la liste des stupéfiants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Qu'est ce que c'est ?==&lt;br /&gt;
[[Image:GBL.jpg|thumb|Bouteille de 250ml de GBL achetée sur internet]]&lt;br /&gt;
====Aspect, à quoi ça ressemble ?====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La GBL est un liquide incolore, avec une odeur chimique faible et acide (ph 4.5 à 10% de solution aqueuse)''' et relativement dangereux à l’état pur, donc à ne pas mettre en contact avec la peau et les muqueuses mais aussi de tous vos biens de valeurs en plastiques et/ou peints(ordinateurs, tv, véhicules par exemple).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La GBL est un produit industriel utilisé dans les vernis à ongle et pour décaper la peinture ou la colle. Pour la consommation récréative, le produit est généralement acheté sur internet sur des sites dédiés, en bouteilles en plastique HPDE contenant un liquide prétendument à l’état pur (clearweb). On le dose généralement avec une pipette pasteur de 2ml , ou idéalement en verre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|IPU|https://www.psychoactif.org/forum/t5280-p1-GHB-concentrations-effets.html|Le GHB a un gout de sel horrible, avec souvent un petit gout de diluant lier a son précurseur, la GBL. '''La GBL (qui produit lui même les mêmes effets que le GHB) est encore plus horrible en gout'''. Imaginez qu'on verse 2g dans le verre de quelqu'un sans qu'il s'en rende compte me semble impossible (1g a fais pas grand chose, mais bon mettons qu'on soit déjà bien bourré même 1g ça se sent)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|jeanpaul|https://www.psychoactif.org/forum/t21909-p1-1ere-commande-GBL-sur-internet-pense-etre-fait-arnaquer.html|On peut nettoyer facilement un peu de GBL. Il suffi de faire sa dilution avec de l'eau, et de le passer dans une carafe avec du charbon actif (carafe purificatrice d'eau)! Ca vire une grande partie du gout de merde caractéristique de certains GBL. Théoriquement, ça doit virer les contaminants néfastes étant donné que le charbon actif attire les composés lipophiles mais moins les hydrophiles (la GBL et le GHB sont plutôt hydrophiles).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est quand même mieux de le faire avec du GHB, car suivant le plastique de la carafe, il pourrai s'en retrouver dans votre verre. Utiliser du plastique PP (polypropylène) ou du HDPE (High Density Polyéthylène), ou du verre, pour vos verres de GBL.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Le prix====&lt;br /&gt;
Le prix moyen d'une dose de 1 gramme de GBL achetée en gros en ligne oscille entre 0,09 et 2 euros&amp;lt;ref&amp;gt;Rapport annuel 2008 - Observatoire Européen des Drogues et des Toxicomanies (OEDT)&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br clear='both' /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2017 il est possible de trouver du GBL à des prix se situant entre 80 et 150€ le litre (soit entre 500 et 800 doses environ). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Aspect Juridique====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La production et la vente de ce solvant est limité en terme de pureté au sein du territoire français (70%max).&lt;br /&gt;
Cependant l'importation de GBL pure est, pour les usagers français, autorisé au sein de l'union Européenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Qualité des GBL trouvées sur internet==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Protocole expérimental===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La pureté d'un échantillon de GBL peut facilement être déterminée à l'aide de tests simples et rapides. Le sulfate de cuivre anhydre permet de détecter la présence d'eau en devenant bleu (Disponible sur Amazon). De plus, la masse volumique de la GBL est d'environ 1,13 g/ml. Voici plus précisément les valeurs de la masse volumique qu'on peut trouver dans la littérature scientifique :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable sortable centre&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ &amp;lt;caption&amp;gt;&amp;lt;strong&amp;gt;Masse volumique de la GBL en fonction de la température&amp;lt;/strong&amp;gt;&amp;lt;/caption&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;col&amp;quot; | Température (°C)&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;col&amp;quot; | Masse volumique (g/ml)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| scope=&amp;quot;row&amp;quot; | 0&lt;br /&gt;
| 1.1441 &amp;lt;ref name=&amp;quot;ONeil&amp;quot;&amp;gt;O'Neil, M.J. (ed.). The Merck Index - An Encyclopedia of Chemicals, Drugs, and Biologicals. Whitehouse Station, NJ: Merck and Co., Inc., 2006., p. 259&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| scope=&amp;quot;row&amp;quot; | 15&lt;br /&gt;
| 1.1286 &amp;lt;ref name=&amp;quot;ONeil&amp;quot;/&amp;gt; &amp;lt;ref name=&amp;quot;NTP&amp;quot;&amp;gt;National Toxicology Program, Institute of Environmental Health Sciences, National Institutes of Health (NTP). 1992. National Toxicology Program Chemical Repository Database. Research Triangle Park, North Carolina.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| scope=&amp;quot;row&amp;quot; | 20&lt;br /&gt;
| 1.1296 &amp;lt;ref name=&amp;quot;Lide&amp;quot;&amp;gt;Lide, D.R. CRC Handbook of Chemistry and Physics 86TH Edition 2005-2006. CRC Press, Taylor &amp;amp; Francis, Boca Raton, FL 2005, p. 3-84&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces données sont représentées dans le graphique suivant :&lt;br /&gt;
[[Fichier:Densite_gbl.png|thumb|center|400px|Graphique de la masse volumique de la GBL en fonction de la température.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir de ces données, un modèle prédictif polynomial de la densité en fonction de la température d = f(T) peut être calculé :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;math&amp;gt;d(T) = 0.00006167 T^2 - 0.0019583 T + 1.1441&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Partant de là, des bouteilles de GBL ont été commandées sur le site dont le hash SHA1 du nom de domaine est &amp;lt;code&amp;gt;b89a21912ccc078da06e639fbc2c37b9f215da76&amp;lt;/code&amp;gt; (Juste le nom de domaine, sans le &amp;quot;https://&amp;quot;). Ce site propose deux qualités de GBL. Les bouteilles bleues (les moins chères) et les bouteilles rouges, plus chères, prétendument &amp;quot;pharma grade&amp;quot;. La masse volumique de ces échantillons a été mesurée avec des instruments de laboratoire en mesurant la masse de 1 ml. Voici les résultats (- = négatif, + = faiblement positif, ++ = modérément positif, +++ = clairement positif) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable sortable&amp;quot; style=&amp;quot;width: 100%;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ **Analyse des échantillons de GBL**&lt;br /&gt;
! Date de commande&lt;br /&gt;
! Couleur&lt;br /&gt;
! Quantité (ml)&lt;br /&gt;
! Volume mesuré&lt;br /&gt;
! Incertitude pipette (ml)&lt;br /&gt;
! Température (°C)&lt;br /&gt;
! Incertitude température (°C)&lt;br /&gt;
! Densité attendue (g/ml)&lt;br /&gt;
! Densité mesurée (g/ml)&lt;br /&gt;
! Incertitude masse (g)&lt;br /&gt;
! Écart / Attendu (%)&lt;br /&gt;
! CuSO₄ t+0&lt;br /&gt;
! CuSO₄ t+30min&lt;br /&gt;
! CuSO₄ t+60min&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Février 2024 || Rouge || 500 || 1 || ± 0.007 || || || || 1.121 || ± 0.005 || || || || &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Juin 2024 || Rouge || 1000 || 1 || ± 0.007 || || || || 1.130 || ± 0.005 || || || || &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Juillet 2024 || Rouge || 1000 || 1 || ± 0.007 || 26.0 || ± 0.1 || 1.135 || 1.115 || ± 0.005 || +1.751 || - || - || + &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Juillet 2024 || Bleu || 250 || 1 || ± 0.007 || 26.0 || ± 0.1 || 1.135 || 1.110 || ± 0.005 || +2.191 || - || - || + &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Janvier 2025 || Bleu || 10000 || 10 || ± 0.02 || 21.9 || ± 0.1 || 1.130 || 1.128 || ± 0.0005 || +0.159 || - || - || + &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Discussion===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreux magasins proposent deux types de GBL (le premier est prétendument &amp;quot;BASF&amp;quot; qui est un groupe chimique Allemand et une alternative dite 'standard'). Comme semblent le montrer ces résultats, c'est parfois un argument marketing pour vendre son produit plus cher, en promettant une plus grande pureté, qui n'est pas systématiquement au rendez-vous. Au moins pour ce site là en tout cas.  Les vendeurs de GBL affirment que les deux types de produits sont purs or certains usagers ont observés plus d'euphorie avec certains types de GBL (qui ne sont pas systématiquement les plus chers). De plus, les consommateurs n'ont aucune garantie que les analyses de puretés ou les prétendus certificats sont vrais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En général un usager peut constater plus facilement la qualité de sa GBL en en pesant 1, puis 10 ml. La balance devrait être calibrée au préalable pour éviter les erreurs de mesure. La balance est censée afficher respectivement 1,13 et 11,30 g. Pourquoi les deux ?&lt;br /&gt;
* L'incertitude de la balance reste fixe. Si votre balance est précise à 0,01 mg, elle le restera, que vous pesiez 1 ou 10 ml. Donc vous aurez une mesure plus fiable avec 10 qu'avec 1.&lt;br /&gt;
* L'incertitude de la balance est néanmoins compensée par l'incertitude d'une seringue de 1cc, qui est bien plus précise qu'une seringue de 10cc&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la balance affiche moins, le plus probable est qu'elle est coupée avec de l'eau. Pour rappel, la masse volumique de l'eau est de 1 g/ml donc couper la GBL avec de l'eau fait baisser sa masse volumique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si elle affiche plus, ça peut s'expliquer par le fait qu'elle aie dissous du plastique, ou qu'elle est coupée '''avec autre chose que de l'eau. Dans tous les cas, il n'est alors pas garanti qu'elle soit consommable.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet, la GBL étant un solvant commun dans l'industrie, le besoin de le produire sous sa forme la plus pure n'est pas toujours garantie pour des entreprises souhaitant avoir un décapant bon marché. Les grands contenants (&amp;gt;1L) sont parfois produits par d'autres types d'entreprises et la qualité peut être nettement inférieur. Un usager a tout intérêt d'acheter de petites quantités pour éviter ce type de scam.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La GBL est disponible sous différents types de puretés (grades), qui dépendent de la production et de la purification. Exemple : &lt;br /&gt;
* Les spécifications pour la GBL &amp;quot;US GRADE&amp;quot; étaient de : pureté 99.0% minimum avec un maximum de 0.1% de GHB, 0.3% d'eau et des traces de 1,4-butanediol et 1-butanol.&lt;br /&gt;
* Un échantillon &amp;quot;electronic grade&amp;quot; de GBL à 99.9% pure contenaient des traces de chlore, sulfate, nitrate, fer, cuivre, zinc, plomb, sel, potassium.&lt;br /&gt;
* La GBL BASF a une pureté standard à 99.7% avec un maximum d'eau 0.05%, 0.10% de 1,4-butanediol et 0.03% d'acide butanoïque. &amp;lt;ref&amp;gt;http://www.inchem.org/documents/kemi/kemi/ah2004_07.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Dosage==&lt;br /&gt;
L'équivalent entre di GBL liquide et du NaGHB solide est de x1,6 c'est à dire qu'une dose de 1ml de gbl équivaut à 1,6g de NaGHB environ. &lt;br /&gt;
En général un usager consomme entre 0,6ml et 1,7ml sans tolérance, la réaction enzymatique n'est pas garantie dès la première ingestion est il est possible de ne ressentir des effets qu'à la deuxième prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|groovie|https://www.psychoactif.org/forum/t7492-p1-GBL-grosse-discussion.html|Pour te situer les doses que mes amis et moi on prenaient varient de 0,8 pour une personne de 30-40kg à 1,7 pour les gourmands (qui piquaient souvent du nez) , le 1,3-1,5 est probablement un safe spot. Je parle de gbl pur et de doses fortes pour personnes non tolérantes. Même si ton vendeur certifie qu'il est à 99% ,cela n'est pas forcément le cas. Mais 0,6ml c'est une dose de débutant et c'est bien que tu passes par là.}}&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il faut le '''diluer correctement, cinquante à cent fois sa dose''' voire plus dans un liquide (eau, jus de fruit). Il reste un fort goût que certains ne supportent pas.&lt;br /&gt;
La consommation de GBL est délicate à manier. Il faut trouver sa dose personnelle. Le mieux est d'aller à la pharmacie acheter des pipettes ou seringues de 2ml. Commencer par mettre 0.5ml dans la pipette et le mélanger dans 25cl d’eau avec à du sirop. Puis augmenter la dose chaque jour, doucement, 0.8ml, 1ml, 1.2ml ....'''jusqu’à trouver sa dose effective''' (ce que les anglais appellent le &amp;quot;soft spot&amp;quot;) et ne plus en bouger.&lt;br /&gt;
La dose effective peut être 1ml, 1.6ml, ou 2,4ml. Si vous prenez quelques dixièmes de millilitre de moins, vous ne sentirez rien, et si vous prenez quelques uns de trop, vous risquez d'être dans un sommeil éveillé, à ne plus pouvoir bouger.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|loulou reed|https://www.psychoactif.org|Je dose 0.5ml dans la pipette et le mets dans 25cl d’eau mélangée à du sirop. Rien. Aucun effet. Et puis j’augmente la dose chaque jour, doucement, 0.8ml, 1ml, 1.2ml – rien. '''Arrivé à 1.8ml, ça y est je ressens quelque chose, un effet similaire à l’alcool mais en plus propre (sans gueule de bois le lendemain), une vague d’euphorie, une empathie prononcée comme dans l’ecstasy'''. J’ai trouvé ce que les anglais appellent leur « soft spot », ma dose effective....'''Quand j'ai dépassé la dose de 1.8ml, je me suis retrouvé à m’endormir à moitié devant mon ordinateur, dans un état proche du « rêve lucide »''', parfois plaisant et parfois non, pris par la « paralysie du sommeil »: à la fois conscient et dans l’incapacité totale de bouger le moindre membre de mon corps....Et puis vient le jour où mon bidon est vide et je passe trois jours épouvantables d’insomnie fiévreuse et de vomissements réguliers....}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Viegroo Senior du turfu |https://www.psychoactif.org/forum/t18882-p1-Perte-controle-niveau-sexuel-avec-Ghb.html|Dans mon groupe on était une trentaine à prendre du ghb, pendant 3-5ans environ; il faut généralement une demi douzaine de prise pour déterminer les dosages idéaux alors ne compte pas sur un succès du premier coup.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Yog|https://www.psychoactif.org/forum/t29304-p1-Comment-redrop-GHB.html#divx|Déjà, je consomme du GBL (précurseur du GHB). Le rapport pour convertir les mg de GBL en mg de GHB, c'est 1,6, c'est à dire que 1ml de GBL égale 1,66 g de GHB (Groo, corrige moi si je me trompe).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Personnellement, '''mon soft point est de 1,2 ml de GBL et j'ai constaté que je pouvais redrop 1,2 ml au bout de deux heures pour obtenir des effets identiques.''' Donc ça veut dire que mon corps élimine 1,2ml en 2 heures, ce qui nous fait 0,1 ml d'éliminé toutes les 10 minutes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc quand je prend du GBL, je retiens soigneusement l'heure, et si je dois redropper, je redroppe en adaptant le dosage en fonction du temps écoulé. S'il s'est écoulé 30 minutes, je redrop 0,3 ml. S'il s'est écoulé 1 heure, je redrop 0,6ml.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Encore une fois, c'est une règle que j'ai découverte par l'expérience et qui marche très bien sur moi. Je ne me porte pas garant que ça fonctionne chez les autres.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Mode de consommation==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Attention, la GBL ne se dilue pas toujours très bien dans l'eau.  Il s'accumule en bas du verre dans certains cas. Il vaut mieux bien le mélanger avant de le consommer, sous peine d'avoir la dernière gorgée qui contient toute la substance. Ne jamais partager un verre pour deux personnes et diluer au maximum votre GBL. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|GüBeL|https://www.psychoactif.org/forum/t10191-p1-Gbl-entre-paradis-enfer.html|la GBL ne se dilue que mal, effectivement, il faut le boire à une dilution de en tout caa 1/100 mais surtout mélanger le verre juste avant. En effet ma copine en a fait les frais en buvant la fin de verre-&amp;gt; coma dans les toilette... Que de la gloire}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Attention la GBL est corrosif===&lt;br /&gt;
Que ce soit pour le doser avec des pipettes ou le boire dans des verres, il faut soit utiliser du verre soit du plastique HPDE de symbole &amp;quot;Triangle avec un deux a l'intérieur&amp;quot;.&lt;br /&gt;
[https://www.psychoactif.org/psychowiki/images/thumb/a/a9/HPDE2.jpeg/85px-HPDE2.jpeg]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est du polyéthylène à haute densité , le N°2 est très résistant à la corrosion. Pour de très longues conservations, privilégier des contenants en verre non teintés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|ff4life|https://www.psychoactif.org/forum/t27639-p1-GBL-substitut-alcool.html|Aussitôt dit, aussitôt fait. Petit flacon de 100 ml commandé chez les Lituaniens qui le vendent sous forme de détergent pour les jantes de caisse (Not for human consumption, of course). Commande reçue la semaine suivante en parfait état. Test allergique effectué (quel goût dégueulasse). Matériel connexes acquis : seringue en plastique pour mesurer les doses et petit récipient compte-goutte en verre pour stocker le liquide (la GBL dégrade le plastique).}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les effets recherchés==&lt;br /&gt;
La GBL est une drogue liquide de synthèse agissant sur le système  GABA-èregique (Neurotransmetteur GABA-b et c'est le seul connu, toutes les autres benzodiazépines agissent sur les GABA-A) après sa transformation en GHB par le foie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand la gbl est ingérée, L’effet met entre '''5 à 30 minutes à arriver, et dure environ une heure à deux heures''' &lt;br /&gt;
Quand il est utilisé de manière récréative, la GBL améliore la confiance en soi et la sociabilité, et réduit les inhibitions sexuelles. Il déclenche une vague d’euphorie, une empathie prononcée comme dans l’ecstasy. A plus haute dose, il induit le sommeil. Sa '''puissance fait qu'il est très facile de faire une overdose.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|GüBeL|https://www.psychoactif.org/forum/t10191-p1-Gbl-entre-paradis-enfer.html|Les effets sont similaires à l'alcool: en partie mais la gamme d'effet est beaucoup plus large. Les effets dans sa dose de fonctionnement sont: euphorisants (1-2ml SANS ALCOOL), anxiolitiques, désinhibants, aphrodisiaque, augmente toute les perceptions sensorielles et émotives positive, hypnotique (c'est la seule substance produisant un sommeil &amp;quot;médicalement&amp;quot; normal (au niveau des paramètres électro physiologiques)),  anesthésiant, anabolisant (favorise la sécrétion endogène d'hormone de croissance)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|kaparka|https://www.psychoactif.org/forum/t21110-p1-Mon-experience-j-ai-decrocher-injection-cocaine-apres.html|pour moi le ghb était vraiment la drogue adapté en toute circonstance, elle autant festive que adapté pour être posé ou faire du sport. Si je devais décrire les effets, je la comparerais plutôt à une ivresse alcoolique mais sans la fatigue que déclencher l'alcool. Selon le dosage tu as un effet stimulant ou hypnotique, d'où sa mauvaise reputation. Si tu prends une dose l'effet dure deux heures puis il s'arrete net sans descente. Le problème de dépendance avec le ghb c'est pour moi le même que celui de la clope, quand tu en as tu consomme. Après en prendre une fois en passant n'a rien de grave mais si tu as un litre de GBL à dispo tu résisteras toutes les deux heures. J'avais toujours ma bouteille d'eau avec des dose dedans. }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|ff4life|https://www.psychoactif.org/forum/t27639-p1-GBL-substitut-alcool.html|Effectivement, l'effet est très proche de l'alcool et euphorique. Je suis resté quand même prudent dans mes doses pour pas dépasser le seuil au-delà duquel ça peut se compliquer. Pas de tête qui tourne, pas d'incoordination motrice, mais juste un bon buzz accompagné d'une légère déshinibition et d'une meilleure appréciation musicale. Plus de tchatche également. J'aurais encore pu augmenter les doses, mais la soirée se terminait alors je suis rentré chez moi tranquillement. Je m'endormirai quelques heures après en passant une excellente nuit. L'effet se dissipe au fur et à mesure pour revenir à la baseline sans descente comme avec l'alcool. Le lendemain, réveil complètement normal. }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Effets comparés du GBL et du GHB===&lt;br /&gt;
La GBL se transformant en GHB dans le corps, on pourrait croire que la GBL a les mêmes effets que le GHB ou alors que cette molécule est moins rapide ou procure moins d'effets car le GHB est une substance endogène. Or ce n'est pas le cas, car la différence d'assimilation, les concentrations soudainement élevées dans le plasma et enfin sa rapidité d'élimination donne l'impression que le GHB est plus subtil voir doux et sédatif. Les usagers essayant la gbl en premier puis le GHB décrivent cette dernière substance comme une sorte de GBL à &amp;quot;libération prolongée&amp;quot;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gbl est rapidement converti en GHB par des enzymes &amp;quot;lactonases&amp;quot; qui se trouvent dans le sang. La gbl est plus lipophile (fond mieux dans les graisses) que le ghb et donc est plus rapidement absorbé / a une meilleure biodisponibilité.  Le paradoxe est que la gbl est plus rapide a générer des effets que le ghb , alors que c'est une pro-drug.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|groovie|https://www.psychoactif.org/forum/t16514-p1-synthese-GHB.html#divx|A mon avis la gbl est saponifié invivo , l'effet est beaucoup plus fort &amp;quot;mentalement&amp;quot; le &amp;quot; 'High' est plus euphorique&amp;quot; que le GHB et donc plus dangereux niveau addiction/sevrage. On s'endort plus souvent car plus dur à doser / redoser même si le ghb est plus sédatif, moins énergique à dose moyenne-faible.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|groovie|https://www.psychoactif.org/forum/t7492-p1-GBL-grosse-discussion.html|Transformer son gbl en ghb permet d'éviter touts les symptômes de descentes (ou d'en réduire à +80% voir plus)&lt;br /&gt;
c'est pour ça que la synthèse est primordiale avec ce produit :&lt;br /&gt;
- effets moins rush , plus smooth&lt;br /&gt;
- moins d'effets secondaires désagréables&lt;br /&gt;
- moins de cravings (manque, sevrages difficiles)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les risques liés à la consommation de GHB/GBL==&lt;br /&gt;
===Dangerosité et dommages du produit selon différents classements===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Rational_scale_to_assess_the_harm_of_drugs_(mean_physical_harm_and_mean_dependence)_fr.png‎|left|thumb|276px|Echelle de classment des dommages créés par différentes drogues.2007 &amp;lt;ref&amp;gt;Source:Article de Nutt, David, Leslie A King, William Saulsbury, Colin Blakemore du 24 mrs 2007 &amp;quot;Development of a rational scale to assess the harm of drugs of potential misuse&amp;quot; The Lancet 2007; 369:1047-1053. (PMID 17382831; doi:10.1016/S0140-6736(07)60464-4)&amp;lt;/ref&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br clear=both/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Effets secondaires à court terme , risques à moyen et long terme.===&lt;br /&gt;
L'usage du GBL peut produire des vertiges, une hypersalivation, une hypotonie, une amnésie, des vomissements, une somnolence, des hallucinations, des vertiges, des tremblements, des myoclonies, des convulsions, perte de connaissance, coma, bradycardie, hypotension, depréssion respiratoire&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|groovie|https://www.psychoactif.org/forum/t25045-p1-GHB-GBL-alcool-fenetre-interaction.html|En cas d’utilisation chaotique et trop importante , la gbl entraine plusieurs problématiques :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1- L'acidose éventuelle, si vous êtes un grand consommateur il vaut mieux faire une prise de sang pour savoir où vous en êtes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2- Epuisement du potassium : limiter les prises, éviter d'en prendre plusieurs fois en moins de 6h est un grand minimum. Il faut laisser le corps se rééquilibrer. Du chloride de potassium peut aider. ou de la nourriture en contenant comme des bananes, haricots blancs, épinards, abricots secs etc)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3- Accumulation de la dopamine:  pour éviter les soucis liés à la dopamine, deux jours de break par semaine est un minimum et une semaine par mois aussi. Avec 0 conso.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors des périodes de sevrages, l'éventuel déséquilibre entre le glutamate/gaba peut provoquer une neurotoxicité. L'arrêt soudain de gbl/ghb est potentiellement mortel. Le manque apparaît de une à 6 heures après l'arrêt d'une consommation massive, il se manifeste par de l'anxiété, des tremblements, insomnies, psychoses et conduit à des traitements sédatifs.&lt;br /&gt;
L'utilisation quotidienne de doses massives pourrait mener éventuellement à un syndrome Wernicke-Korsakoff (Friedman et al. 1996), il est donc capital d'espacer les doses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Overdose / G-hole===&lt;br /&gt;
Les GBL est difficile à manié. Il peut provoquer des overdoses (appelées g-hole), si on va au dessus de sa dose effective, d'autant plus si il est associé à l'alcool, benzodiazépine ou opiacés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Trystant|https://www.psychoactif.org/forum/t7061-p1-GBL-Coma.html|Deux minutes après la prise de GBL, le mec devient un peu fébrile, s'allonge, bouge beaucoup, fait des sons avec sa bouche, incompréhensibles. Je suis là à le regarder, genre, what the f***.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et là, crac, il s'endort, d'un coup. Je me dis que ça sent le roussi. Je tire vite une ligne et je le mets en position latérale de sécurité, au cas où il vomirait. Je tourne un peu en rond, histoire de mettre en place mes idées. Je vais vite sur le net avec mon iPhone et je tape GBL overdose sur Google. Et là je me rends compte que c'est la cata. En plus sa respiration devient irrégulière, avec des arrêts plus ou moins prolongés. Je bouge sa tête, y'a du vomi qui bloque. Je fais tout pour dégager les voies respiratoires, je stresse un peu. La respiration reprend. Je le stabilise, couché sur le coté, il a tendance à bouger dans son &amp;quot;sommeil&amp;quot;. J'appelle les urgences mais je parle pas flamand. J'essaie de me faire comprendre de l'opérateur qui ne parle que néerlandais (!), en anglais, et en français. J'ai l'impression que ça dure une plombe, et avec une main j'essaie toujours de faire en sorte que l'autre respire. Je compte les secondes d'arrêt respiratoire, je me dis qu'en dessous de 30 secondes c'est pas trop grave. Et je pense a son vomi si je dois lui faire du bouche à bouche... Je stresse un peu plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour finir, les urgences sonnent en bas de l'immeuble. J'appuie sur l'interphone pour ouvrir, je tire la dernière ligne de mon paquet, j'ouvre la porte. Ils sont 5, ils le prennent en main tout de suite. Je raconte tout ce qu'il a pris. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et voilà que derrière les ambulanciers, y'a deux flics qui rentrent. Je me sens fondre sur place. Je pense à mon boulot, à mes parents, à mes potes. Je fais bonne figure, je coopère, ils sont très sympas. Ils voient les seringues, le sachet vide, la paille. Mon pote est mal en point, il est placé sous assistance respiratoire sur place.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand ils s'en vont à l'hosto avec lui, les flics m'embarquent pour prendre ma déposition. Ils finiront par me mettre en garde à vue pendant 12 heures, jusqu'à ce qu'ils soient certains que mon pote s'en sort vivant (j'apprendrai qu'il est resté dans le coma plus de 8 heures, et qu'il serait mort si j'avais pas réagi). }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Alainbeta9|https://www.psychoactif.org/forum/t33881-p1-Avez-vous-experimente-GBL-ou-GHB.html|J’ai pris 3 fois du GBL en un mois, fin 2017.&lt;br /&gt;
La deuxième fois j’ai fait un petit g-hole.&lt;br /&gt;
La troisième un très très gros, j’ai fini aux urgences. &lt;br /&gt;
J’avais pas pris autre chose ni d’alcool ce soir là. Juste des prises certainement trop importantes et pas assez espacées. &lt;br /&gt;
Et vu que c’est degueulasse en plus, je n’en ai pas repris depuis.&lt;br /&gt;
Trop aléatoire et risqué pour moi vu que je suis du genre compulsif.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Dépendance===&lt;br /&gt;
La GBL '''peut créer un forte dépendance''' en quelques mois, voire en quelques semaines, et le manque de GBL peut mettre la vie en danger&amp;lt;ref name=&amp;quot;GBL addiction&amp;quot;&amp;gt;Addiction Journal : [http://www.addictionjournal.org/viewpressrelease.asp?pr=145 Research shows GBL addiction can be life threatening]&amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Gébéèl|https://www.psychoactif.org/forum/t5679-p1-Sevrage-GBL.html|Cela fait déjà pas mal de temps qu'il m'arrive de temps en temps de prendre du gbl à certaines occasions... Bien que je connaisse particulièrement bien ce produit (effets, dosage, risque de dépendance, etc...), suite à une épreuve difficile dans ma vie dernièrement je me suis lâché sur ma consommation... Cela fait une semaine que je me suis rendu compte que '''j'ai développé une dépendance''' : Une prise toutes les deux heures le jour, et la nuit des prises un peu plus grosses afin de pouvoir dormir par deux tranches de 4h et une de deux heures. Ces derniers jours, j'ai essayé de stopper net ma consommation qui fut un échec : tremblement, irritable, ayant perdu ma joie de vivre naturelle, impossible de dormir, angoisses, etc...Du coup, '''j'essaie progressivement de réduire les doses'''...Sinon, en cas d’échec, je ne sais pas quoi faire... }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|GüBeL|https://www.psychoactif.org/forum/t10191-p1-Gbl-entre-paradis-enfer.html|Après une année de consommation &amp;quot;récréative&amp;quot; (la GBL a remplacé ma consommation d'alcool), uniquement le weekend ou en soirée, suite à une période de stress, je me suis mis à consommer H24, c'est à dire une dose tout les 2-3 heures et ce 24h sur 24h et 7j sur 7j ET CECI PENDAN 2ANS. Très vite une forte dépendance physique m'a fait renoncé à tout sevrage, d'autant plus que la vie avec devenait incroyablement magnifique. Affectivement, professionnellement, socialement la première année fut une réussite complète, j'avais ma potion magique! Puis les dernier 6 mois devinrent progressivement un cauchemar, plus de sommeil, l'impression de devenir fou, les doses qui augmentent (a noter que contrarairement à d'autre drogue alcool, cannabis, MDMA, et autre l’accoutumance (augmentation des dose) est très faible. La consommation simultanée de benzodiazépine, et ensuite: un sevrage,qui m'a amené à un coma de 1 mois avec 2 % de chance de survie. Ensuite réapprendre à vivre, sans les lunette rose du GBL, apprendre à déguster les instants sans saveur de la vie abstinente, et pour finir plonger dans l'alcoolisme le plus violent avant de commencer à ré-émerger, de me mettre à consommer de l'héro etc.. le seul médicament efficace pour autant de ne pas l'avoir consommé avec la GBL est Diazépam à dose de cheval (min 80 mg) Pour exemple dans mon coma sous assistance respiratoire , j'ai reçu 15mg de midozalam /h, oui oui et finalement 50mg/h de diazépam qui a enfin réussi à me faire arrêter de convulser. J'étais sous intubé, sous assistance respiratoire.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Sevrage du GBL===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors du '''sevrage de GBL''', beaucoup d'usagers reportent de l'anxiété, des crise de panique et de l'insomnie, de la Tachycardie, des hallucinations auditives et visuelles. Dans la plupart des cas, cela prend généralement entre semaines pour ne plus ressentir les signes de manque.&amp;lt;ref name=&amp;quot;GBL addiction&amp;quot;&amp;gt;Addiction Journal : [http://www.addictionjournal.org/viewpressrelease.asp?pr=145 Research shows GBL addiction can be life threatening]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sevrage du GBL peut se faire en ambulatoire dans la plupart des cas. Une étude anglaise&amp;lt;ref&amp;gt;[http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/j.1360-0443.2010.03145.x/abstract Gamma-butyrolactone (GBL) dependence and withdrawal]&amp;lt;/ref&amp;gt; rapporte que les patients en sevrage ont été traité avec des hautes doses de diazepam et de baclofène durant les 4 première heures, puis des doses de diazepam comprise entre 40mg et 110 mg durant les 24 heures suivantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|GüBeL|https://www.psychoactif.org/forum/t10191-p1-Gbl-entre-paradis-enfer.html|J'ai été faire un sevrage spécialisé dans une clinique suisse réputée pour cela. Ils ont complètement sous évalué ma consommation, et pourtant je n'ai rien minimisé, j'avais conscience de la gravité de mon état. Ils ne se sont absolument pas renseigné sur le produit et m'ont proposé quelques anxiolit tm pour  compensé (je prenait déjà des benzo à haute dose en simultané de mes environs 70ml de GBL par jour. Bref il ne m'ont pas surveillé et retrouvé dans ma chambre, 6h plus tard en train de convulsé (la notion avec l'épilepsie fait, malgré tout ce que l'on dit, débat). Du coup j'ai été transféré au urgence et ils ont commencé à m'administré du midozalam (un des moins anti-convulsivement). après deux semaine d'intubation du propofol et tout les complication possible (hépatite médicamenteuse, étrangement la gbl épargne le foie), disfonction rénale, pneumonie sur le poumon g, multiple infection, une ambolie pulmonaire massive sur le poumon droit qui m'a donné 2% de chance de survie. Ils ont voulu me transféré en hélicoptère, mais ils n'y avait pas assez de place pour les pousse seringue, tellement il me fallait de substance pour me maintenir en vie. Bref dans ce grand centre ils m'ont lysé (liquéfié le sang) mon pronostique vitale c'est amélioré et surtout il m’ont passé au Diazépam. J'ai du réapprendre à marché, parler et autres. Bref je n'ai aucune séquelle, ma puissance supérieur était avec moi.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Richard Horpe|https://www.psychoactif.org/forum/t16514-p1-synthese-GHB.html| Lors du sevrage, il y a surtout l'excitotoxicité, un dysfonctionnement des récepteurs NMDA, au niveau du glutamate (aggravé par l'excès de sodium si on le prend sous la forme GHB). C'est assez horrible lorsqu'on tombe dans l'escarcelle, personnellement je pouvais boire une bouteille de vodka ou prendre dix Lexomil en assez peu de temps pour que ça se calme, lorsqu'il m'arrivait de mal calculer mes commandes et d'être en rade un ou deux jours. }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|LeBonty|https://www.psychoactif.org/forum/t22145-p1-Grosse-Experience-Gbl.html|Ayant consommer le G il y a 2 ans a des doses minime, j'ai vite aimé ça.&lt;br /&gt;
ensuite est venu une période de consommation de 1mois dite h 24 de +-20ml avec comme effet secondaire des hallucination audio visuel sensitive assez flippante, j'ai fait un premier sevrage a l'aide bière et benzo(diazepam).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
très vite après 6mois j'ai recommencé a une autre épisode de 1mois avec une conso similaire sans effet secondaire. un peu comme ci mon corps s'était habitué a la molécule.. même genre de sevrage, sauf que la c'était en été et donc la sudation était plus prononcé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ensuite après 6mois +- est venu une autre période, suite à des problèmes socio - familiaux, une consommation excessive, + de 40ml par jours h24 pendant 2mois avec des combinaisons de stimulants genre la meth coco etc ( que je déconseille vivement c'est l'enfer littéralement surtout la meth, je posterai un autre post sur ce dernier), j'ai vite poussé les limites et a eu des effets super hard genre insomnie, des éclairs visuel, des nausées, plus envie de manger, paranoïa, délire, mouvement involontaire et incontrôlé, anxiété, etc. la meth y est pour grand chose aussi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
j'en suis arrivé a un stade ou je redosais toute les 45m des doses de 1.8ml..hmmj'ai du ingéré + de 3l. déjà de g.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
j'ai vite combiné les benzos pour me calmer et c'est le diazepam qui ma été utile.&lt;br /&gt;
j'ai essayè le sevrage avec du baclofèn qui est utile mais le sevrage de celui ci est une autre étape flippante aussi. ne jamais prendre des doses élevé qui sont très dangereuse. ne regardè pas les post de certains qui prennent des doses hallucinantes. parlé en avec votre psychiatre qui se doit de vous aider. }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Interaction avec le GBL==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====GBL et dépresseurs du système nerveux central====&lt;br /&gt;
L'effet du GBL est potentialisé de façon sevère en cas d'association à l'alcool ou d'autres dépresseurs du système nerveux central (benzo, opiacés...)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|LeBonty|https://www.psychoactif.org/forum/t22145-p1-Grosse-Experience-Gbl.html|a éviter la prise d'alcool littéralement pendant au moins 2h après la dernière prise et ce pour la bière, pour les alcool forte je dirais + de 3.heures , pour la dernière prise d'alcool attendre au moins 6heures pour prendre du g.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====GBL et antirétroviraux inhibiteurs des protéases====&lt;br /&gt;
Les antirétroviraux inhibiteurs des protéases inhibent le metabolisme du GBL provoquant une augmentation significative de sa concentration sanguine et ainsi une augmentation du risque de surdosage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Comment réduire les risques==&lt;br /&gt;
*Acheter sur le net sur un site réputé, diluer correctement, trouver sa dose précise et ne plus en bouger. Si quelqu'un vous en vend un flacon en boîte ou en soirée, impossible de savoir à quelle dose il l’a dilué, la quantité que vous allez ingérer.&lt;br /&gt;
*'''Il faut espacer les doses'''. N'acheter que des bidons de petite contenances (125ml est le minimum en général), pour ne pas être tenté d'en reprendre. La GBL créé un forte dépendance  !&lt;br /&gt;
*'''Eviter impérativement tout mélange avec l’alcool, les benzodiazépines, les opiacés''' et tout sédatif, qui potentialise les effets et renforce la probabilité d'une overdose.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|LeBonty|https://www.psychoactif.org/forum/t22145-p1-Grosse-Experience-Gbl.html|les consommateur privilégié la consommation avec de l'eau et bien mélanger, faut savoir que le G est un bruleur de lipide et de certains vitamines, il est dés lors vitale de se réapprovisionner en complément sans pour autant en excéder, je parle du zinc, vitamine B, protéine, lipide (oméga 3,6,9). j'ai du en manqué des choses j’essayerai de mettre à jours ce post.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Liens==&lt;br /&gt;
* [https://www.psychoactif.org/forum/f41-p1-GBL-GHB-1-4-BD.html Le forum GBL sur Psychoactif]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{#related:1,4-BD (1,4-Butanediol), effets, risques, témoignages}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Drogues]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heiko</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages&amp;diff=11671</id>
		<title>GBL, effets, risques, témoignages</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages&amp;diff=11671"/>
		<updated>2025-03-20T10:15:12Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Heiko : /* Protocole expérimental */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;La '''GBL ou Gamma-butyrolactone, est un précurseur mais aussi une pro-drug du GHB'''. Sa formule chimique est C4H6O2. La GBL est rapidement hydrolysé en GHB in vivo par une enzyme, la 1,4-lactonase (gamma-lactonase) qui est présente dans le sang et le foie. Les effets des deux substances sont légèrement différents, la GBL pénètre plus rapidement dans le plasma ce qui provoque une puissance plus forte, des effets secondaires mais aussi récréatifs plus marqués ainsi que des symptômes de manque plus marqués.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB et ses dérivés sont des analogues du GABA (acide gamma-aminobutyrique, le principal neurotransmetteur inhibiteur du système nerveux central) comme l’alcool et les benzodiazépines. Le GHB est utilisé en médecine comme anesthésique et pour que les patients atteints de narcolepsie (cataplexie) ou d'autres troubles du sommeil, ces derniers consomment deux doses par nuit pour avoir 4H de sommeil à chaque prise. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’usage du GHB est resté un '''phénomène spécifique lié au milieu du clubbing homosexuel''', notamment à Paris et Marseille, mais aussi à Toulouse, Bordeaux, Montpellier, par une population masculine, bien insérée, appartenant à des catégories socioprofessionnelles plutôt élevées.&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.ofdt.fr/BDD/publications/docs/eisxacp5.pdf Usages de GHB et GBL - Données issues du dispositif TREND - OFDT]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
La GBL est très peu expérimenté en population générale : la prévalence d’expérimentation du GHB mesurée à 17 ans s’élevait à 0,27 % en 2005 et à 0,44 % en 2008.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Histoire brève==&lt;br /&gt;
L'histoire de '''l'ascension du GBL en tant que drogue est liée à l'histoire d'un autre composé appelé gamma-hydroxybutyrate ou le GHB.''' Le GHB se trouve en très petites quantités dans le corps humain et agit comme un neurotransmetteur dans le cerveau. Dans les années 1960, il a d'abord été synthétisée dans un laboratoire pour une utilisation comme anesthésique. '''Dans les années 1980, le GHB est devenu populaire parmi les body-builder''', qui croyaient qu'il pourrait libérer une hormone stimulant la croissance musculaire. En Novembre 1990, après avoir enquêté sur près de soixante rapports de maladie liées au GHB, la Food and Drug Administration américaine (FDA) a ordonné la fin de la vente de ces produits contenant du GHB. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque des produits contenant du GHB sont devenus indisponibles, les utilisateurs ont cherché un remplaçant. Ils l'ont trouvé dans les suppléments au GBL. '''Une fois que la GBL est ingéré, il se transforme rapidement en GHB'''. La GBL a été vendu dans les centres de fitness et les magasins d'aliments-santé comme un compléments alimentaires. Les compléments alimentaires n'ont pas à subir les  tests rigoureux nécessaires pour les médicaments en vente libre et les médicaments sur ordonnance. . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout au long des années 1990, des publicités pour des suppléments au GBL sont apparu dans les magazines de culturisme sous des noms tels que Blue Nitro, Firewater, GH Revitaliseur, Dynamiser, Jolt, réactive, REMForce, RenewTrient, Revivarant, et Verve. (depuis  retirés du marché.) Les fabricants de suppléments au GBL affirmaient que leurs produits servaient à renforcer les muscles, améliorer les performances physiques et sexuelles, à combattre la dépression, réduire le stress, et à soulager l'insomnie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le même temps, le bruit a couru que la GBL était une &amp;quot;drogue festive&amp;quot;, parce qu'il aidait à libérer des inhibitions. Parallèlement cependant, des risques d'effets secondaires nocifs sont apparus :  des difficultés respiratoires, des vomissements et des convulsions. De plus son utilisation peut conduire à un coma, un état ​​d'inconscience à partir de laquelle une personne ne peut pas être éveillé par le bruit ou autre stimuli.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En France, suite l'augmentation significative de sa consommation à des fins récréatives et à des comas suivi de réanimation liés à la prise de GBL, la vente et la cession au public de GBL et de butanediol (BD) (substance analogue) ont été interdites, par arrêté du 2 septembre 2011. Ces substances ne font cependant pas partie de la liste des stupéfiants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Qu'est ce que c'est ?==&lt;br /&gt;
[[Image:GBL.jpg|thumb|Bouteille de 250ml de GBL achetée sur internet]]&lt;br /&gt;
====Aspect, à quoi ça ressemble ?====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La GBL est un liquide incolore, avec une odeur chimique faible et acide (ph 4.5 à 10% de solution aqueuse)''' et relativement dangereux à l’état pur, donc à ne pas mettre en contact avec la peau et les muqueuses mais aussi de tous vos biens de valeurs en plastiques et/ou peints(ordinateurs, tv, véhicules par exemple).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La GBL est un produit industriel utilisé dans les vernis à ongle et pour décaper la peinture ou la colle. Pour la consommation récréative, le produit est généralement acheté sur internet sur des sites dédiés, en bouteilles en plastique HPDE contenant un liquide prétendument à l’état pur (clearweb). On le dose généralement avec une pipette pasteur de 2ml , ou idéalement en verre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|IPU|https://www.psychoactif.org/forum/t5280-p1-GHB-concentrations-effets.html|Le GHB a un gout de sel horrible, avec souvent un petit gout de diluant lier a son précurseur, la GBL. '''La GBL (qui produit lui même les mêmes effets que le GHB) est encore plus horrible en gout'''. Imaginez qu'on verse 2g dans le verre de quelqu'un sans qu'il s'en rende compte me semble impossible (1g a fais pas grand chose, mais bon mettons qu'on soit déjà bien bourré même 1g ça se sent)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|jeanpaul|https://www.psychoactif.org/forum/t21909-p1-1ere-commande-GBL-sur-internet-pense-etre-fait-arnaquer.html|On peut nettoyer facilement un peu de GBL. Il suffi de faire sa dilution avec de l'eau, et de le passer dans une carafe avec du charbon actif (carafe purificatrice d'eau)! Ca vire une grande partie du gout de merde caractéristique de certains GBL. Théoriquement, ça doit virer les contaminants néfastes étant donné que le charbon actif attire les composés lipophiles mais moins les hydrophiles (la GBL et le GHB sont plutôt hydrophiles).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est quand même mieux de le faire avec du GHB, car suivant le plastique de la carafe, il pourrai s'en retrouver dans votre verre. Utiliser du plastique PP (polypropylène) ou du HDPE (High Density Polyéthylène), ou du verre, pour vos verres de GBL.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Le prix====&lt;br /&gt;
Le prix moyen d'une dose de 1 gramme de GBL achetée en gros en ligne oscille entre 0,09 et 2 euros&amp;lt;ref&amp;gt;Rapport annuel 2008 - Observatoire Européen des Drogues et des Toxicomanies (OEDT)&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br clear='both' /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2017 il est possible de trouver du GBL à des prix se situant entre 80 et 150€ le litre (soit entre 500 et 800 doses environ). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Aspect Juridique====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La production et la vente de ce solvant est limité en terme de pureté au sein du territoire français (70%max).&lt;br /&gt;
Cependant l'importation de GBL pure est, pour les usagers français, autorisé au sein de l'union Européenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Qualité des GBL trouvées sur internet==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Protocole expérimental===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La pureté d'un échantillon de GBL peut facilement être déterminée à l'aide de tests simples et rapides. Le sulfate de cuivre anhydre permet de détecter la présence d'eau en devenant bleu (Disponible sur Amazon). De plus, la masse volumique de la GBL est d'environ 1,13 g/ml. Voici plus précisément les valeurs de la masse volumique qu'on peut trouver dans la littérature scientifique :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable sortable centre&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ &amp;lt;caption&amp;gt;&amp;lt;strong&amp;gt;Masse volumique de la GBL en fonction de la température&amp;lt;/strong&amp;gt;&amp;lt;/caption&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;col&amp;quot; | Température (°C)&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;col&amp;quot; | Masse volumique (g/ml)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| scope=&amp;quot;row&amp;quot; | 0&lt;br /&gt;
| 1.1441 &amp;lt;ref name=&amp;quot;ONeil&amp;quot;&amp;gt;O'Neil, M.J. (ed.). The Merck Index - An Encyclopedia of Chemicals, Drugs, and Biologicals. Whitehouse Station, NJ: Merck and Co., Inc., 2006., p. 259&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| scope=&amp;quot;row&amp;quot; | 15&lt;br /&gt;
| 1.1286 &amp;lt;ref name=&amp;quot;ONeil&amp;quot;/&amp;gt; &amp;lt;ref name=&amp;quot;NTP&amp;quot;&amp;gt;National Toxicology Program, Institute of Environmental Health Sciences, National Institutes of Health (NTP). 1992. National Toxicology Program Chemical Repository Database. Research Triangle Park, North Carolina.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| scope=&amp;quot;row&amp;quot; | 20&lt;br /&gt;
| 1.1296 &amp;lt;ref name=&amp;quot;Lide&amp;quot;&amp;gt;Lide, D.R. CRC Handbook of Chemistry and Physics 86TH Edition 2005-2006. CRC Press, Taylor &amp;amp; Francis, Boca Raton, FL 2005, p. 3-84&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces données sont représentées dans le graphique suivant :&lt;br /&gt;
[[Fichier:Densite_gbl.png|thumb|center|400px|Graphique de la masse volumique de la GBL en fonction de la température.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir de ces données, un modèle prédictif polynomial de la densité en fonction de la température d = f(T) peut être calculé :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;math&amp;gt;d(T) = 0.00006167 T^2 - 0.0019583 T + 1.1441&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Partant de là, des bouteilles de GBL ont été commandées sur le site dont le hash SHA1 du nom de domaine est &amp;lt;code&amp;gt;b89a21912ccc078da06e639fbc2c37b9f215da76&amp;lt;/code&amp;gt; (Juste le nom de domaine, sans le &amp;quot;https://&amp;quot;). Ce site propose deux qualités de GBL. Les bouteilles bleues (les moins chères) et les bouteilles rouges, plus chères, prétendument &amp;quot;pharma grade&amp;quot;. La masse volumique de ces échantillons a été mesurée avec des instruments de laboratoire en mesurant la masse de 1 ml. Voici les résultats (- = négatif, + = faiblement positif, ++ = modérément positif, +++ = clairement positif) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable sortable&amp;quot; style=&amp;quot;width: 100%;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ **Analyse des échantillons de GBL**&lt;br /&gt;
! Date de commande&lt;br /&gt;
! Couleur&lt;br /&gt;
! Quantité (ml)&lt;br /&gt;
! Volume mesuré&lt;br /&gt;
! Incertitude pipette (ml)&lt;br /&gt;
! Température (°C)&lt;br /&gt;
! Incertitude température (°C)&lt;br /&gt;
! Densité attendue (g/ml)&lt;br /&gt;
! Densité mesurée (g/ml)&lt;br /&gt;
! Incertitude masse (g)&lt;br /&gt;
! Écart / Attendu (%)&lt;br /&gt;
! CuSO₄ t+0&lt;br /&gt;
! CuSO₄ t+30min&lt;br /&gt;
! CuSO₄ t+60min&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Février 2024 || Rouge || 500 || 1 || ± 0.007 || || || || 1.121 || ± 0.005 || || || || &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Juin 2024 || Rouge || 1000 || 1 || ± 0.007 || || || || 1.130 || ± 0.005 || || || || &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Juillet 2024 || Rouge || 1000 || 1 || ± 0.007 || 26.0 || ± 0.1 || 1.135 || 1.115 || ± 0.005 || +1.751 || - || - || + &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Juillet 2024 || Bleu || 250 || 1 || ± 0.007 || 26.0 || ± 0.1 || 1.135 || 1.110 || ± 0.005 || +2.191 || - || - || + &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Janvier 2025 || Bleu || 10000 || 10 || ± 0.02 || 21.9 || ± 0.1 || 1.130 || 1.128 || ± 0.0005 || +0.159 || - || - || + &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Discussion===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreux magasins proposent deux types de GBL (le premier est prétendument &amp;quot;BASF&amp;quot; qui est un groupe chimique Allemand et une alternative dite 'standard'). Comme semblent le montrer ces résultats, c'est parfois un argument marketing pour vendre son produit plus cher, en promettant une plus grande pureté, qui n'est pas systématiquement au rendez-vous. Au moins pour ce site là en tout cas.  Les vendeurs de GBL affirment que les deux types de produits sont purs or certains usagers ont observés plus d'euphorie avec certains types de GBL (qui ne sont pas systématiquement les plus chers). De plus, les consommateurs n'ont aucune garantie que les analyses de puretés ou les prétendus certificats sont vrais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En général un usager peut constater plus facilement la qualité de sa GBL en en pesant 1 ml avec une seringue de 1cc. La balance devrait être calibrée au préalable pour éviter les erreurs de mesure. La balance est censée afficher 1,13 g. Si la balance affiche moins, le plus probable est qu'elle est coupée avec de l'eau. Pour rappel, la masse volumique de l'eau est de 1 g/ml donc couper la GBL avec de l'eau fait baisser sa masse volumique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si elle affiche plus, ça peut s'expliquer par le fait qu'elle aie dissous du plastique, ou qu'elle est coupée '''avec autre chose que de l'eau. Dans tous les cas, il n'est alors pas garanti qu'elle soit consommable.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet, la GBL étant un solvant commun dans l'industrie, le besoin de le produire sous sa forme la plus pure n'est pas toujours garantie pour des entreprises souhaitant avoir un décapant bon marché. Les grands contenants (&amp;gt;1L) sont parfois produits par d'autres types d'entreprises et la qualité peut être nettement inférieur. Un usager a tout intérêt d'acheter de petites quantités pour éviter ce type de scam.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La GBL est disponible sous différents types de puretés (grades), qui dépendent de la production et de la purification. Exemple : &lt;br /&gt;
* Les spécifications pour la GBL &amp;quot;US GRADE&amp;quot; étaient de : pureté 99.0% minimum avec un maximum de 0.1% de GHB, 0.3% d'eau et des traces de 1,4-butanediol et 1-butanol.&lt;br /&gt;
* Un échantillon &amp;quot;electronic grade&amp;quot; de GBL à 99.9% pure contenaient des traces de chlore, sulfate, nitrate, fer, cuivre, zinc, plomb, sel, potassium.&lt;br /&gt;
* La GBL BASF a une pureté standard à 99.7% avec un maximum d'eau 0.05%, 0.10% de 1,4-butanediol et 0.03% d'acide butanoïque. &amp;lt;ref&amp;gt;http://www.inchem.org/documents/kemi/kemi/ah2004_07.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Dosage==&lt;br /&gt;
L'équivalent entre di GBL liquide et du NaGHB solide est de x1,6 c'est à dire qu'une dose de 1ml de gbl équivaut à 1,6g de NaGHB environ. &lt;br /&gt;
En général un usager consomme entre 0,6ml et 1,7ml sans tolérance, la réaction enzymatique n'est pas garantie dès la première ingestion est il est possible de ne ressentir des effets qu'à la deuxième prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|groovie|https://www.psychoactif.org/forum/t7492-p1-GBL-grosse-discussion.html|Pour te situer les doses que mes amis et moi on prenaient varient de 0,8 pour une personne de 30-40kg à 1,7 pour les gourmands (qui piquaient souvent du nez) , le 1,3-1,5 est probablement un safe spot. Je parle de gbl pur et de doses fortes pour personnes non tolérantes. Même si ton vendeur certifie qu'il est à 99% ,cela n'est pas forcément le cas. Mais 0,6ml c'est une dose de débutant et c'est bien que tu passes par là.}}&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il faut le '''diluer correctement, cinquante à cent fois sa dose''' voire plus dans un liquide (eau, jus de fruit). Il reste un fort goût que certains ne supportent pas.&lt;br /&gt;
La consommation de GBL est délicate à manier. Il faut trouver sa dose personnelle. Le mieux est d'aller à la pharmacie acheter des pipettes ou seringues de 2ml. Commencer par mettre 0.5ml dans la pipette et le mélanger dans 25cl d’eau avec à du sirop. Puis augmenter la dose chaque jour, doucement, 0.8ml, 1ml, 1.2ml ....'''jusqu’à trouver sa dose effective''' (ce que les anglais appellent le &amp;quot;soft spot&amp;quot;) et ne plus en bouger.&lt;br /&gt;
La dose effective peut être 1ml, 1.6ml, ou 2,4ml. Si vous prenez quelques dixièmes de millilitre de moins, vous ne sentirez rien, et si vous prenez quelques uns de trop, vous risquez d'être dans un sommeil éveillé, à ne plus pouvoir bouger.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|loulou reed|https://www.psychoactif.org|Je dose 0.5ml dans la pipette et le mets dans 25cl d’eau mélangée à du sirop. Rien. Aucun effet. Et puis j’augmente la dose chaque jour, doucement, 0.8ml, 1ml, 1.2ml – rien. '''Arrivé à 1.8ml, ça y est je ressens quelque chose, un effet similaire à l’alcool mais en plus propre (sans gueule de bois le lendemain), une vague d’euphorie, une empathie prononcée comme dans l’ecstasy'''. J’ai trouvé ce que les anglais appellent leur « soft spot », ma dose effective....'''Quand j'ai dépassé la dose de 1.8ml, je me suis retrouvé à m’endormir à moitié devant mon ordinateur, dans un état proche du « rêve lucide »''', parfois plaisant et parfois non, pris par la « paralysie du sommeil »: à la fois conscient et dans l’incapacité totale de bouger le moindre membre de mon corps....Et puis vient le jour où mon bidon est vide et je passe trois jours épouvantables d’insomnie fiévreuse et de vomissements réguliers....}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Viegroo Senior du turfu |https://www.psychoactif.org/forum/t18882-p1-Perte-controle-niveau-sexuel-avec-Ghb.html|Dans mon groupe on était une trentaine à prendre du ghb, pendant 3-5ans environ; il faut généralement une demi douzaine de prise pour déterminer les dosages idéaux alors ne compte pas sur un succès du premier coup.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Yog|https://www.psychoactif.org/forum/t29304-p1-Comment-redrop-GHB.html#divx|Déjà, je consomme du GBL (précurseur du GHB). Le rapport pour convertir les mg de GBL en mg de GHB, c'est 1,6, c'est à dire que 1ml de GBL égale 1,66 g de GHB (Groo, corrige moi si je me trompe).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Personnellement, '''mon soft point est de 1,2 ml de GBL et j'ai constaté que je pouvais redrop 1,2 ml au bout de deux heures pour obtenir des effets identiques.''' Donc ça veut dire que mon corps élimine 1,2ml en 2 heures, ce qui nous fait 0,1 ml d'éliminé toutes les 10 minutes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc quand je prend du GBL, je retiens soigneusement l'heure, et si je dois redropper, je redroppe en adaptant le dosage en fonction du temps écoulé. S'il s'est écoulé 30 minutes, je redrop 0,3 ml. S'il s'est écoulé 1 heure, je redrop 0,6ml.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Encore une fois, c'est une règle que j'ai découverte par l'expérience et qui marche très bien sur moi. Je ne me porte pas garant que ça fonctionne chez les autres.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Mode de consommation==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Attention, la GBL ne se dilue pas toujours très bien dans l'eau.  Il s'accumule en bas du verre dans certains cas. Il vaut mieux bien le mélanger avant de le consommer, sous peine d'avoir la dernière gorgée qui contient toute la substance. Ne jamais partager un verre pour deux personnes et diluer au maximum votre GBL. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|GüBeL|https://www.psychoactif.org/forum/t10191-p1-Gbl-entre-paradis-enfer.html|la GBL ne se dilue que mal, effectivement, il faut le boire à une dilution de en tout caa 1/100 mais surtout mélanger le verre juste avant. En effet ma copine en a fait les frais en buvant la fin de verre-&amp;gt; coma dans les toilette... Que de la gloire}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Attention la GBL est corrosif===&lt;br /&gt;
Que ce soit pour le doser avec des pipettes ou le boire dans des verres, il faut soit utiliser du verre soit du plastique HPDE de symbole &amp;quot;Triangle avec un deux a l'intérieur&amp;quot;.&lt;br /&gt;
[https://www.psychoactif.org/psychowiki/images/thumb/a/a9/HPDE2.jpeg/85px-HPDE2.jpeg]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est du polyéthylène à haute densité , le N°2 est très résistant à la corrosion. Pour de très longues conservations, privilégier des contenants en verre non teintés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|ff4life|https://www.psychoactif.org/forum/t27639-p1-GBL-substitut-alcool.html|Aussitôt dit, aussitôt fait. Petit flacon de 100 ml commandé chez les Lituaniens qui le vendent sous forme de détergent pour les jantes de caisse (Not for human consumption, of course). Commande reçue la semaine suivante en parfait état. Test allergique effectué (quel goût dégueulasse). Matériel connexes acquis : seringue en plastique pour mesurer les doses et petit récipient compte-goutte en verre pour stocker le liquide (la GBL dégrade le plastique).}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les effets recherchés==&lt;br /&gt;
La GBL est une drogue liquide de synthèse agissant sur le système  GABA-èregique (Neurotransmetteur GABA-b et c'est le seul connu, toutes les autres benzodiazépines agissent sur les GABA-A) après sa transformation en GHB par le foie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand la gbl est ingérée, L’effet met entre '''5 à 30 minutes à arriver, et dure environ une heure à deux heures''' &lt;br /&gt;
Quand il est utilisé de manière récréative, la GBL améliore la confiance en soi et la sociabilité, et réduit les inhibitions sexuelles. Il déclenche une vague d’euphorie, une empathie prononcée comme dans l’ecstasy. A plus haute dose, il induit le sommeil. Sa '''puissance fait qu'il est très facile de faire une overdose.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|GüBeL|https://www.psychoactif.org/forum/t10191-p1-Gbl-entre-paradis-enfer.html|Les effets sont similaires à l'alcool: en partie mais la gamme d'effet est beaucoup plus large. Les effets dans sa dose de fonctionnement sont: euphorisants (1-2ml SANS ALCOOL), anxiolitiques, désinhibants, aphrodisiaque, augmente toute les perceptions sensorielles et émotives positive, hypnotique (c'est la seule substance produisant un sommeil &amp;quot;médicalement&amp;quot; normal (au niveau des paramètres électro physiologiques)),  anesthésiant, anabolisant (favorise la sécrétion endogène d'hormone de croissance)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|kaparka|https://www.psychoactif.org/forum/t21110-p1-Mon-experience-j-ai-decrocher-injection-cocaine-apres.html|pour moi le ghb était vraiment la drogue adapté en toute circonstance, elle autant festive que adapté pour être posé ou faire du sport. Si je devais décrire les effets, je la comparerais plutôt à une ivresse alcoolique mais sans la fatigue que déclencher l'alcool. Selon le dosage tu as un effet stimulant ou hypnotique, d'où sa mauvaise reputation. Si tu prends une dose l'effet dure deux heures puis il s'arrete net sans descente. Le problème de dépendance avec le ghb c'est pour moi le même que celui de la clope, quand tu en as tu consomme. Après en prendre une fois en passant n'a rien de grave mais si tu as un litre de GBL à dispo tu résisteras toutes les deux heures. J'avais toujours ma bouteille d'eau avec des dose dedans. }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|ff4life|https://www.psychoactif.org/forum/t27639-p1-GBL-substitut-alcool.html|Effectivement, l'effet est très proche de l'alcool et euphorique. Je suis resté quand même prudent dans mes doses pour pas dépasser le seuil au-delà duquel ça peut se compliquer. Pas de tête qui tourne, pas d'incoordination motrice, mais juste un bon buzz accompagné d'une légère déshinibition et d'une meilleure appréciation musicale. Plus de tchatche également. J'aurais encore pu augmenter les doses, mais la soirée se terminait alors je suis rentré chez moi tranquillement. Je m'endormirai quelques heures après en passant une excellente nuit. L'effet se dissipe au fur et à mesure pour revenir à la baseline sans descente comme avec l'alcool. Le lendemain, réveil complètement normal. }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Effets comparés du GBL et du GHB===&lt;br /&gt;
La GBL se transformant en GHB dans le corps, on pourrait croire que la GBL a les mêmes effets que le GHB ou alors que cette molécule est moins rapide ou procure moins d'effets car le GHB est une substance endogène. Or ce n'est pas le cas, car la différence d'assimilation, les concentrations soudainement élevées dans le plasma et enfin sa rapidité d'élimination donne l'impression que le GHB est plus subtil voir doux et sédatif. Les usagers essayant la gbl en premier puis le GHB décrivent cette dernière substance comme une sorte de GBL à &amp;quot;libération prolongée&amp;quot;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gbl est rapidement converti en GHB par des enzymes &amp;quot;lactonases&amp;quot; qui se trouvent dans le sang. La gbl est plus lipophile (fond mieux dans les graisses) que le ghb et donc est plus rapidement absorbé / a une meilleure biodisponibilité.  Le paradoxe est que la gbl est plus rapide a générer des effets que le ghb , alors que c'est une pro-drug.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|groovie|https://www.psychoactif.org/forum/t16514-p1-synthese-GHB.html#divx|A mon avis la gbl est saponifié invivo , l'effet est beaucoup plus fort &amp;quot;mentalement&amp;quot; le &amp;quot; 'High' est plus euphorique&amp;quot; que le GHB et donc plus dangereux niveau addiction/sevrage. On s'endort plus souvent car plus dur à doser / redoser même si le ghb est plus sédatif, moins énergique à dose moyenne-faible.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|groovie|https://www.psychoactif.org/forum/t7492-p1-GBL-grosse-discussion.html|Transformer son gbl en ghb permet d'éviter touts les symptômes de descentes (ou d'en réduire à +80% voir plus)&lt;br /&gt;
c'est pour ça que la synthèse est primordiale avec ce produit :&lt;br /&gt;
- effets moins rush , plus smooth&lt;br /&gt;
- moins d'effets secondaires désagréables&lt;br /&gt;
- moins de cravings (manque, sevrages difficiles)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les risques liés à la consommation de GHB/GBL==&lt;br /&gt;
===Dangerosité et dommages du produit selon différents classements===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Rational_scale_to_assess_the_harm_of_drugs_(mean_physical_harm_and_mean_dependence)_fr.png‎|left|thumb|276px|Echelle de classment des dommages créés par différentes drogues.2007 &amp;lt;ref&amp;gt;Source:Article de Nutt, David, Leslie A King, William Saulsbury, Colin Blakemore du 24 mrs 2007 &amp;quot;Development of a rational scale to assess the harm of drugs of potential misuse&amp;quot; The Lancet 2007; 369:1047-1053. (PMID 17382831; doi:10.1016/S0140-6736(07)60464-4)&amp;lt;/ref&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br clear=both/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Effets secondaires à court terme , risques à moyen et long terme.===&lt;br /&gt;
L'usage du GBL peut produire des vertiges, une hypersalivation, une hypotonie, une amnésie, des vomissements, une somnolence, des hallucinations, des vertiges, des tremblements, des myoclonies, des convulsions, perte de connaissance, coma, bradycardie, hypotension, depréssion respiratoire&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|groovie|https://www.psychoactif.org/forum/t25045-p1-GHB-GBL-alcool-fenetre-interaction.html|En cas d’utilisation chaotique et trop importante , la gbl entraine plusieurs problématiques :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1- L'acidose éventuelle, si vous êtes un grand consommateur il vaut mieux faire une prise de sang pour savoir où vous en êtes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2- Epuisement du potassium : limiter les prises, éviter d'en prendre plusieurs fois en moins de 6h est un grand minimum. Il faut laisser le corps se rééquilibrer. Du chloride de potassium peut aider. ou de la nourriture en contenant comme des bananes, haricots blancs, épinards, abricots secs etc)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3- Accumulation de la dopamine:  pour éviter les soucis liés à la dopamine, deux jours de break par semaine est un minimum et une semaine par mois aussi. Avec 0 conso.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors des périodes de sevrages, l'éventuel déséquilibre entre le glutamate/gaba peut provoquer une neurotoxicité. L'arrêt soudain de gbl/ghb est potentiellement mortel. Le manque apparaît de une à 6 heures après l'arrêt d'une consommation massive, il se manifeste par de l'anxiété, des tremblements, insomnies, psychoses et conduit à des traitements sédatifs.&lt;br /&gt;
L'utilisation quotidienne de doses massives pourrait mener éventuellement à un syndrome Wernicke-Korsakoff (Friedman et al. 1996), il est donc capital d'espacer les doses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Overdose / G-hole===&lt;br /&gt;
Les GBL est difficile à manié. Il peut provoquer des overdoses (appelées g-hole), si on va au dessus de sa dose effective, d'autant plus si il est associé à l'alcool, benzodiazépine ou opiacés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Trystant|https://www.psychoactif.org/forum/t7061-p1-GBL-Coma.html|Deux minutes après la prise de GBL, le mec devient un peu fébrile, s'allonge, bouge beaucoup, fait des sons avec sa bouche, incompréhensibles. Je suis là à le regarder, genre, what the f***.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et là, crac, il s'endort, d'un coup. Je me dis que ça sent le roussi. Je tire vite une ligne et je le mets en position latérale de sécurité, au cas où il vomirait. Je tourne un peu en rond, histoire de mettre en place mes idées. Je vais vite sur le net avec mon iPhone et je tape GBL overdose sur Google. Et là je me rends compte que c'est la cata. En plus sa respiration devient irrégulière, avec des arrêts plus ou moins prolongés. Je bouge sa tête, y'a du vomi qui bloque. Je fais tout pour dégager les voies respiratoires, je stresse un peu. La respiration reprend. Je le stabilise, couché sur le coté, il a tendance à bouger dans son &amp;quot;sommeil&amp;quot;. J'appelle les urgences mais je parle pas flamand. J'essaie de me faire comprendre de l'opérateur qui ne parle que néerlandais (!), en anglais, et en français. J'ai l'impression que ça dure une plombe, et avec une main j'essaie toujours de faire en sorte que l'autre respire. Je compte les secondes d'arrêt respiratoire, je me dis qu'en dessous de 30 secondes c'est pas trop grave. Et je pense a son vomi si je dois lui faire du bouche à bouche... Je stresse un peu plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour finir, les urgences sonnent en bas de l'immeuble. J'appuie sur l'interphone pour ouvrir, je tire la dernière ligne de mon paquet, j'ouvre la porte. Ils sont 5, ils le prennent en main tout de suite. Je raconte tout ce qu'il a pris. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et voilà que derrière les ambulanciers, y'a deux flics qui rentrent. Je me sens fondre sur place. Je pense à mon boulot, à mes parents, à mes potes. Je fais bonne figure, je coopère, ils sont très sympas. Ils voient les seringues, le sachet vide, la paille. Mon pote est mal en point, il est placé sous assistance respiratoire sur place.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand ils s'en vont à l'hosto avec lui, les flics m'embarquent pour prendre ma déposition. Ils finiront par me mettre en garde à vue pendant 12 heures, jusqu'à ce qu'ils soient certains que mon pote s'en sort vivant (j'apprendrai qu'il est resté dans le coma plus de 8 heures, et qu'il serait mort si j'avais pas réagi). }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Alainbeta9|https://www.psychoactif.org/forum/t33881-p1-Avez-vous-experimente-GBL-ou-GHB.html|J’ai pris 3 fois du GBL en un mois, fin 2017.&lt;br /&gt;
La deuxième fois j’ai fait un petit g-hole.&lt;br /&gt;
La troisième un très très gros, j’ai fini aux urgences. &lt;br /&gt;
J’avais pas pris autre chose ni d’alcool ce soir là. Juste des prises certainement trop importantes et pas assez espacées. &lt;br /&gt;
Et vu que c’est degueulasse en plus, je n’en ai pas repris depuis.&lt;br /&gt;
Trop aléatoire et risqué pour moi vu que je suis du genre compulsif.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Dépendance===&lt;br /&gt;
La GBL '''peut créer un forte dépendance''' en quelques mois, voire en quelques semaines, et le manque de GBL peut mettre la vie en danger&amp;lt;ref name=&amp;quot;GBL addiction&amp;quot;&amp;gt;Addiction Journal : [http://www.addictionjournal.org/viewpressrelease.asp?pr=145 Research shows GBL addiction can be life threatening]&amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Gébéèl|https://www.psychoactif.org/forum/t5679-p1-Sevrage-GBL.html|Cela fait déjà pas mal de temps qu'il m'arrive de temps en temps de prendre du gbl à certaines occasions... Bien que je connaisse particulièrement bien ce produit (effets, dosage, risque de dépendance, etc...), suite à une épreuve difficile dans ma vie dernièrement je me suis lâché sur ma consommation... Cela fait une semaine que je me suis rendu compte que '''j'ai développé une dépendance''' : Une prise toutes les deux heures le jour, et la nuit des prises un peu plus grosses afin de pouvoir dormir par deux tranches de 4h et une de deux heures. Ces derniers jours, j'ai essayé de stopper net ma consommation qui fut un échec : tremblement, irritable, ayant perdu ma joie de vivre naturelle, impossible de dormir, angoisses, etc...Du coup, '''j'essaie progressivement de réduire les doses'''...Sinon, en cas d’échec, je ne sais pas quoi faire... }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|GüBeL|https://www.psychoactif.org/forum/t10191-p1-Gbl-entre-paradis-enfer.html|Après une année de consommation &amp;quot;récréative&amp;quot; (la GBL a remplacé ma consommation d'alcool), uniquement le weekend ou en soirée, suite à une période de stress, je me suis mis à consommer H24, c'est à dire une dose tout les 2-3 heures et ce 24h sur 24h et 7j sur 7j ET CECI PENDAN 2ANS. Très vite une forte dépendance physique m'a fait renoncé à tout sevrage, d'autant plus que la vie avec devenait incroyablement magnifique. Affectivement, professionnellement, socialement la première année fut une réussite complète, j'avais ma potion magique! Puis les dernier 6 mois devinrent progressivement un cauchemar, plus de sommeil, l'impression de devenir fou, les doses qui augmentent (a noter que contrarairement à d'autre drogue alcool, cannabis, MDMA, et autre l’accoutumance (augmentation des dose) est très faible. La consommation simultanée de benzodiazépine, et ensuite: un sevrage,qui m'a amené à un coma de 1 mois avec 2 % de chance de survie. Ensuite réapprendre à vivre, sans les lunette rose du GBL, apprendre à déguster les instants sans saveur de la vie abstinente, et pour finir plonger dans l'alcoolisme le plus violent avant de commencer à ré-émerger, de me mettre à consommer de l'héro etc.. le seul médicament efficace pour autant de ne pas l'avoir consommé avec la GBL est Diazépam à dose de cheval (min 80 mg) Pour exemple dans mon coma sous assistance respiratoire , j'ai reçu 15mg de midozalam /h, oui oui et finalement 50mg/h de diazépam qui a enfin réussi à me faire arrêter de convulser. J'étais sous intubé, sous assistance respiratoire.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Sevrage du GBL===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors du '''sevrage de GBL''', beaucoup d'usagers reportent de l'anxiété, des crise de panique et de l'insomnie, de la Tachycardie, des hallucinations auditives et visuelles. Dans la plupart des cas, cela prend généralement entre semaines pour ne plus ressentir les signes de manque.&amp;lt;ref name=&amp;quot;GBL addiction&amp;quot;&amp;gt;Addiction Journal : [http://www.addictionjournal.org/viewpressrelease.asp?pr=145 Research shows GBL addiction can be life threatening]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sevrage du GBL peut se faire en ambulatoire dans la plupart des cas. Une étude anglaise&amp;lt;ref&amp;gt;[http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/j.1360-0443.2010.03145.x/abstract Gamma-butyrolactone (GBL) dependence and withdrawal]&amp;lt;/ref&amp;gt; rapporte que les patients en sevrage ont été traité avec des hautes doses de diazepam et de baclofène durant les 4 première heures, puis des doses de diazepam comprise entre 40mg et 110 mg durant les 24 heures suivantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|GüBeL|https://www.psychoactif.org/forum/t10191-p1-Gbl-entre-paradis-enfer.html|J'ai été faire un sevrage spécialisé dans une clinique suisse réputée pour cela. Ils ont complètement sous évalué ma consommation, et pourtant je n'ai rien minimisé, j'avais conscience de la gravité de mon état. Ils ne se sont absolument pas renseigné sur le produit et m'ont proposé quelques anxiolit tm pour  compensé (je prenait déjà des benzo à haute dose en simultané de mes environs 70ml de GBL par jour. Bref il ne m'ont pas surveillé et retrouvé dans ma chambre, 6h plus tard en train de convulsé (la notion avec l'épilepsie fait, malgré tout ce que l'on dit, débat). Du coup j'ai été transféré au urgence et ils ont commencé à m'administré du midozalam (un des moins anti-convulsivement). après deux semaine d'intubation du propofol et tout les complication possible (hépatite médicamenteuse, étrangement la gbl épargne le foie), disfonction rénale, pneumonie sur le poumon g, multiple infection, une ambolie pulmonaire massive sur le poumon droit qui m'a donné 2% de chance de survie. Ils ont voulu me transféré en hélicoptère, mais ils n'y avait pas assez de place pour les pousse seringue, tellement il me fallait de substance pour me maintenir en vie. Bref dans ce grand centre ils m'ont lysé (liquéfié le sang) mon pronostique vitale c'est amélioré et surtout il m’ont passé au Diazépam. J'ai du réapprendre à marché, parler et autres. Bref je n'ai aucune séquelle, ma puissance supérieur était avec moi.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Richard Horpe|https://www.psychoactif.org/forum/t16514-p1-synthese-GHB.html| Lors du sevrage, il y a surtout l'excitotoxicité, un dysfonctionnement des récepteurs NMDA, au niveau du glutamate (aggravé par l'excès de sodium si on le prend sous la forme GHB). C'est assez horrible lorsqu'on tombe dans l'escarcelle, personnellement je pouvais boire une bouteille de vodka ou prendre dix Lexomil en assez peu de temps pour que ça se calme, lorsqu'il m'arrivait de mal calculer mes commandes et d'être en rade un ou deux jours. }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|LeBonty|https://www.psychoactif.org/forum/t22145-p1-Grosse-Experience-Gbl.html|Ayant consommer le G il y a 2 ans a des doses minime, j'ai vite aimé ça.&lt;br /&gt;
ensuite est venu une période de consommation de 1mois dite h 24 de +-20ml avec comme effet secondaire des hallucination audio visuel sensitive assez flippante, j'ai fait un premier sevrage a l'aide bière et benzo(diazepam).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
très vite après 6mois j'ai recommencé a une autre épisode de 1mois avec une conso similaire sans effet secondaire. un peu comme ci mon corps s'était habitué a la molécule.. même genre de sevrage, sauf que la c'était en été et donc la sudation était plus prononcé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ensuite après 6mois +- est venu une autre période, suite à des problèmes socio - familiaux, une consommation excessive, + de 40ml par jours h24 pendant 2mois avec des combinaisons de stimulants genre la meth coco etc ( que je déconseille vivement c'est l'enfer littéralement surtout la meth, je posterai un autre post sur ce dernier), j'ai vite poussé les limites et a eu des effets super hard genre insomnie, des éclairs visuel, des nausées, plus envie de manger, paranoïa, délire, mouvement involontaire et incontrôlé, anxiété, etc. la meth y est pour grand chose aussi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
j'en suis arrivé a un stade ou je redosais toute les 45m des doses de 1.8ml..hmmj'ai du ingéré + de 3l. déjà de g.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
j'ai vite combiné les benzos pour me calmer et c'est le diazepam qui ma été utile.&lt;br /&gt;
j'ai essayè le sevrage avec du baclofèn qui est utile mais le sevrage de celui ci est une autre étape flippante aussi. ne jamais prendre des doses élevé qui sont très dangereuse. ne regardè pas les post de certains qui prennent des doses hallucinantes. parlé en avec votre psychiatre qui se doit de vous aider. }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Interaction avec le GBL==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====GBL et dépresseurs du système nerveux central====&lt;br /&gt;
L'effet du GBL est potentialisé de façon sevère en cas d'association à l'alcool ou d'autres dépresseurs du système nerveux central (benzo, opiacés...)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|LeBonty|https://www.psychoactif.org/forum/t22145-p1-Grosse-Experience-Gbl.html|a éviter la prise d'alcool littéralement pendant au moins 2h après la dernière prise et ce pour la bière, pour les alcool forte je dirais + de 3.heures , pour la dernière prise d'alcool attendre au moins 6heures pour prendre du g.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====GBL et antirétroviraux inhibiteurs des protéases====&lt;br /&gt;
Les antirétroviraux inhibiteurs des protéases inhibent le metabolisme du GBL provoquant une augmentation significative de sa concentration sanguine et ainsi une augmentation du risque de surdosage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Comment réduire les risques==&lt;br /&gt;
*Acheter sur le net sur un site réputé, diluer correctement, trouver sa dose précise et ne plus en bouger. Si quelqu'un vous en vend un flacon en boîte ou en soirée, impossible de savoir à quelle dose il l’a dilué, la quantité que vous allez ingérer.&lt;br /&gt;
*'''Il faut espacer les doses'''. N'acheter que des bidons de petite contenances (125ml est le minimum en général), pour ne pas être tenté d'en reprendre. La GBL créé un forte dépendance  !&lt;br /&gt;
*'''Eviter impérativement tout mélange avec l’alcool, les benzodiazépines, les opiacés''' et tout sédatif, qui potentialise les effets et renforce la probabilité d'une overdose.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|LeBonty|https://www.psychoactif.org/forum/t22145-p1-Grosse-Experience-Gbl.html|les consommateur privilégié la consommation avec de l'eau et bien mélanger, faut savoir que le G est un bruleur de lipide et de certains vitamines, il est dés lors vitale de se réapprovisionner en complément sans pour autant en excéder, je parle du zinc, vitamine B, protéine, lipide (oméga 3,6,9). j'ai du en manqué des choses j’essayerai de mettre à jours ce post.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Liens==&lt;br /&gt;
* [https://www.psychoactif.org/forum/f41-p1-GBL-GHB-1-4-BD.html Le forum GBL sur Psychoactif]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{#related:1,4-BD (1,4-Butanediol), effets, risques, témoignages}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Drogues]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heiko</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11670</id>
		<title>GHB et sevrage : Ce que les soignants et les usagers doivent savoir</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11670"/>
		<updated>2025-03-05T10:37:15Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Heiko : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;div style=&amp;quot;border: 2px solid orange; background-color: #fff3cd; padding: 10px; text-align: center; font-size: 1.2em;&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
🚧 &amp;lt;b&amp;gt;Page en cours de construction&amp;lt;/b&amp;gt; 🚧  &lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;Cette page est en cours de rédaction. Son contenu peut évoluer. Vous pouvez contribuer à son amélioration.  &lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les soignants :'''&lt;br /&gt;
*⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;L'usager qui a écrit ce wiki n'est pas médecin. Il vous appartient d'exercer votre esprit critique sur son contenu.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️ Votre contribution sera la bienvenue.&lt;br /&gt;
*Ce wiki est un état de l'art sur les connaissances médicales et pharmacologiques actuelles sur le GHB et ses dérivés. Ce ne sont pas des recommendations.&lt;br /&gt;
*Tous les informations citée sont sourcées avec des publications médicales.&lt;br /&gt;
*Toutes ces publications ont été uploadées sur Psychoactif et sont immédiatement consultables via le lien &amp;quot;Lire l'article&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les usagers qui ont une dépendance physique forte :'''&lt;br /&gt;
*'''⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;Ne tentez jamais de faire un sevrage &amp;quot;Cold turkey&amp;quot;. Vous pourriez en crever.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️'''&lt;br /&gt;
*En cas de sevrage forcé, rendez-vous aux urgences.&lt;br /&gt;
*Faites lire ce PsychoWiki par vos soignants.&lt;br /&gt;
*Si vous êtes mis en garde à vue, demandez à être examiné par un médecin. Ce droit est garanti par [https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006575081/2002-03-05 l'article 63-3 du Code de procédure pénale]. Faites-lui lire cet article car c'est lui qui décide si votre état est compatible ou non avec une garde à vue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Syndrome de sevrage au GHB : description et évolution chronologique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Symptômes principaux ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sevrage au [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-hydroxybutyrate] ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GHB]) et à ses dérivés ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-butanediol] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-BD]] et [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-butyrolactone] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GBL]]) peut être sévère et potentiellement mortel&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot;&amp;gt;Dyer, J. E., Roth, B., &amp;amp; Hyma, B. A. (2001). Gamma-hydroxybutyrate withdrawal syndrome. ''Annals of Emergency Medicine'', 37(2), 147-153. doi: 10.1067/mem.2001.112985 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans le cas de la personne décédée, voici une traduction en français de l'article de Dyer et al., 2001&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Dyer et al., 2001&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Un homme de 24 ans, employé comme expert en assurances, s'est présenté dans un centre de crise en se plaignant d'hallucinations auditives et visuelles. Il a admis une consommation massive de GHB sur une période de 10 mois, augmentant progressivement les doses afin de prévenir l'apparition des hallucinations liées au sevrage. Sa dernière prise avait eu lieu juste avant son évaluation. À ce moment-là, aucun signe clinique d’hallucinations n’a été observé et il a été renvoyé avec des instructions pour un suivi en centre de désintoxication.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux mois plus tard, il s’est présenté dans un centre de désintoxication en se plaignant de nausées, vomissements et diarrhées persistants depuis 2 mois. Il décrivait également une grande faiblesse musculaire, un gonflement du corps, une diplopie (vision double), une vision floue, un essoufflement, une fréquence urinaire accrue, une soif intense, des évanouissements et une perte d'appétit. Il consommait du GHB toutes les 30 minutes, sa dernière dose remontant à seulement 20 minutes avant son arrivée. Il niait toute autre consommation de drogue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l'examen, il présentait des pupilles dilatées, un tremblement important et une anxiété marquée. Son électrocardiogramme (ECG) montrait un rythme sinusal normal, mais avec une hypertrophie ventriculaire gauche et une ischémie possible de la paroi inférieure. Il a été hospitalisé et traité au lorazépam pour gérer son agitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours des 24 heures suivantes, son état s'est aggravé : il a développé une tachycardie, une agressivité, des hallucinations visuelles persistantes et des tremblements incontrôlables. Son hospitalisation a été compliquée par une pneumonie lobaire inférieure droite, nécessitant une intubation et une ventilation mécanique pendant 6 jours sous sédation au propofol. Après son extubation, il restait confus et délirant malgré l'administration continue de benzodiazépines et d'antipsychotiques. Son agitation persistante nécessitait l'utilisation de contentions en cuir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 12ᵉ jour d’hospitalisation, son état semblait s’améliorer, et le lorazépam était progressivement réduit. Le 13ᵉ jour, il était toujours délirant mais restait réveillable. Cependant, dans la soirée, il a présenté un épisode soudain de contractions musculaires généralisées avec un regard figé vers le haut. Il a ensuite subi un arrêt cardiaque, précédé d’une bradycardie sévère. Malgré des tentatives agressives de réanimation incluant atropine, épinéphrine et défibrillation, le patient est décédé.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus généralement, une revue de 27 études comportant en tout 57 cas de syndrômes de sevrage a rapporté les statistiques suivantes :&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;Wojtowicz, J. M., Yegles, M., &amp;amp; Wennig, R. (2008). &amp;quot;Withdrawal from gamma-hydroxybutyrate, 1,4-butanediol and gamma-butyrolactone: A case report and systematic review.&amp;quot; ''CJEM'', 10(1), 69-74. doi: 10.1017/S1481803500009851 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wojtowicz_et_al_2008.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Répartition des substances impliquées dans les cas de sevrage :&lt;br /&gt;
*GHB : 36 cas (63 %)&lt;br /&gt;
*GBL : 18 cas (32 %)&lt;br /&gt;
*1,4-BD : 3 cas (5 %)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ Statistiques des complications du syndrome de sevrage au GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Complication !! Fréquence parmi les patients (%)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tremblements''' || 67 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Delirium tremens''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tachycardie''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Insomnie''' || 58 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Convulsions''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Rhabdomyolyse''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Décès''' || 1.75 % (1 seul cas &amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;)&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage présente de nombreuses similitudes avec le syndrome de sevrage alcoolique (tremblements, tachycardie, delirium). Cependant, à la différence avec le syndrome de sevrage alcoolique, '''il se caractérise par la rapidité et la brutalité des symptômes''', en particulier dans les cas graves. Les symptômes apparaissent généralement 1 à 6 heures après la dernière prise de GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;Wood, D. M., Brailsford, A. D., &amp;amp; Dargan, P. I. (2011). &amp;quot;Acute toxicity and withdrawal syndromes related to gamma-hydroxybutyrate (GHB) and its analogues gamma-butyrolactone (GBL) and 1,4-butanediol (1,4-BD).&amp;quot; ''Drug Testing and Analysis'', 3(7), 417-425. doi: 10.1002/dta.292 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wood_et_al_2011.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais peuvent apparaître dès 30 minutes dans les cas graves&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;. Ils atteignent leur intensité maximale au bout de 24 à 72 heures&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;. Les principaux symptômes incluent :&lt;br /&gt;
* '''Agitation et anxiété'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* '''Insomnie sévère'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* '''Tremblements'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* '''Tachycardie et hypertension'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* '''Delirium tremens'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* '''Convulsions'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;Carai2005&amp;quot;&amp;gt;Carai, M. A. M., Colombo, G., &amp;amp; Gessa, G. L. (2005). &amp;quot;Withdrawal syndrome from gamma-hydroxybutyric acid (GHB) and 1,4-butanediol (1,4-BD) in Sardinian alcohol-preferring rats.&amp;quot; ''Brain Research Protocols'', 15(1), 75-78. doi: 10.1016/j.brainresprot.2005.04.001 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/carai_et_al_2005.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhabdomyolyse'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Évolution temporelle du sevrage ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage évolue en plusieurs phases :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase précoce (6-12h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Anxiété, agitation, tremblements, insomnie.&lt;br /&gt;
** Augmentation du rythme cardiaque et de la pression artérielle.&lt;br /&gt;
** Nausées et vomissements possibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase aiguë (24-72h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Apparition des symptômes les plus sévères.&lt;br /&gt;
** Risque de delirium avec hallucinations visuelles et auditives&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
** Possibles crises convulsives et complications métaboliques (rhabdomyolyse, troubles électrolytiques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase de résorption (3-7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Réduction progressive des symptômes psychotiques.&lt;br /&gt;
** Fatigue intense, épisodes résiduels d’anxiété et troubles du sommeil persistants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase tardive (&amp;gt;7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Récupération progressive des fonctions cognitives.&lt;br /&gt;
** Anxiété et troubles du sommeil pouvant persister plusieurs semaines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Facteurs influençant la sévérité du sevrage ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gravité du syndrome de sevrage dépend de plusieurs facteurs :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Durée et quantité de consommation''' : Plus l'usage est prolongé et à forte dose, plus le sevrage est sévère.&lt;br /&gt;
* '''Fréquence des prises''' : Un usage régulier avec des prises toutes les 2 à 4 heures augmente le risque de dépendance sévère&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
* '''Co-intoxication''' : L'association avec d'autres dépresseurs du SNC (alcool, benzodiazépines) peut aggraver le sevrage et compliquer sa gestion&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Benzodiazépine et barbituriques ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'utilisation du diazépam dans le cadre du sevrage au GHB repose sur son action sur les récepteurs GABA-A. Il permet d'atténuer l'hyperexcitabilité du système nerveux central induite par l'arrêt brutal du GHB et de ses analogues (GBL, 1,4-BD)&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;Wojtowicz JM, Yarema MC, Wax PM. [https://doi.org/10.1017/S1481803500010034 ''Withdrawal from gamma-hydroxybutyrate, 1,4-butanediol and gamma-butyrolactone: a case report and systematic review'']. CJEM. 2008.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Données cliniques sur l'efficacité du diazépam ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs études rapportent l'administration de benzodiazépines, dont le diazépam, à des doses élevées chez des patients en sevrage sévère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Une revue de cas indique que, sur 57 épisodes de sevrage recensés, la majorité des patients ont reçu des benzodiazépines comme traitement principal. Cependant, des doses très élevées ont été nécessaires pour contrôler l'agitation et les hallucinations. Dans certains cas, le diazépam seul n’a pas suffi, nécessitant l'ajout de barbituriques&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
* Une autre étude décrit des échecs partiels du diazépam dans les formes sévères du sevrage. Un protocole couramment utilisé consiste à administrer des benzodiazépines à haute dose dès l'apparition des premiers symptômes, avec un ajustement en fonction de l'évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;Wood DM, Brailsford AD, Dargan PI. [https://doi.org/10.1002/dta.292 ''Acute toxicity and withdrawal syndromes related to gamma-hydroxybutyrate (GHB) and its analogues'']. Drug Testing and Analysis. 2011.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Résistance au diazépam ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'efficacité du diazépam n'est pas systématique. Plusieurs études signalent des cas où de fortes doses n'ont pas permis de contrôler les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Dans 4 cas recensés, des doses de diazépam supérieures à 100 mg/jour n’ont pas suffi à contrôler le syndrome de sevrage, nécessitant l'utilisation de pentobarbital&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il est suggéré que cette résistance pourrait être liée à l'action dominante du GHB sur les récepteurs GABA-B, alors que le diazépam cible principalement les récepteurs GABA-A. Ainsi, l'utilisation du baclofène, un agoniste GABA-B, est proposée comme alternative dans les cas réfractaires&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Protocoles cliniques documentés ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les études recensées ne proposent pas de consensus unique, mais plusieurs approches ont été décrites :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* **Protocole symptomatique** : administration de diazépam en fonction de l’intensité des symptômes, avec un ajustement progressif selon l’évolution du patient&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
* **Protocole de réduction progressive** : introduction du diazépam à haute dose suivie d’une décroissance sur plusieurs jours, similaire aux protocoles de sevrage alcoolique&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sevrage progressif avec du GHB pharmaceutique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' (Detoxification with Titration and Tapering) est une méthode de sevrage médicalisé du GHB mise en place aux Pays-Bas. Il repose sur une substitution du GHB de rue ou de ses analogues ([[GBL,_effets,_risques,_témoignages|GBL]], [[1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_témoignages|1,4-BDO]], etc) par du GHB pharmaceutique, suivie d’une réduction progressive des doses afin d’éviter un sevrage brutal et potentiellement dangereux. Ce protocole a été testé sur 229 patients et a montré un taux de réussite de 85 %, bien qu’un suivi post-sevrage soit indispensable pour éviter les rechutes&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;&amp;gt;Dijkstra, B.A.G., Kamal, R., van Noorden, M.S., de Haan, H., Loonen, A.J.M., &amp;amp; De Jong, C.A.J. (2016). Detoxification with titration and tapering in gamma-hydroxybutyrate (GHB) dependent patients: The Dutch GHB monitor project. ''Drug and Alcohol Dependence, 170'', 164-173. doi: 10.1016/j.drugalcdep.2016.11.014&lt;br /&gt;
[https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/173/detoxification_with_titration_and_tapering_in_gamm.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;  .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Objectifs du protocole ===&lt;br /&gt;
* '''Assurer un sevrage sécurisé''' en évitant les complications graves (délirium, convulsions, agitation sévère).&lt;br /&gt;
* '''Réduire progressivement la dose''' pour minimiser les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
* '''Accompagner le patient''' avec un suivi médical et psychologique adapté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Déroulement du protocole ===&lt;br /&gt;
Le protocole se déroule en trois étapes :  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 1. Phase de titration (stabilisation) ====&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Remplacer le GHB de rue par une dose équivalente de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Administration de la première dose''' dans les 2,5 heures après la dernière prise de GHB de rue.&lt;br /&gt;
* '''Dosage initial''' : environ 70 % de la dose habituelle de l'usager.&lt;br /&gt;
* '''Ajustements toutes les 2 à 3 heures''' pour stabiliser le patient et éviter les symptômes de sevrage graves.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des signes vitaux''' (pression artérielle, rythme cardiaque, état psychologique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 2. Phase de réduction progressive des doses (tapering) ====&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Diminuer progressivement la dose de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Schéma de réduction''' : diminution de 0,3 g par prise par jour.&lt;br /&gt;
* '''Espacement des prises''' : toutes les 2 à 3 heures, y compris la nuit.&lt;br /&gt;
* '''Traitements complémentaires possibles''' en cas de symptômes sévères :&lt;br /&gt;
** '''Hypertension''' → métoprolol (50-100 mg).&lt;br /&gt;
** '''Anxiété et agitation''' → diazépam (5-30 mg).&lt;br /&gt;
** '''Insomnie''' → temazepam 10 mg&lt;br /&gt;
** '''Délirium ou psychose''' → antipsychotiques (halopéridol, olanzapine).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; width:100%;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ '''Exemple de programme de réduction progressive du GHB pharmaceutique (en grammes) avec un intervalle de 3 heures&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;/&amp;gt;'''&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Heure !! Jour 1 !! Jour 2 !! Jour 3 !! Jour 4 !! Jour 5 !! Jour 6 !! Jour 7 !! Jour 8 !! Jour 9 !! Jour 10 !! Jour 11 !! Jour 12 !! Jour 13 !! Jour 14 !! Jour 15&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 08:00 || 4.5 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 11:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 14:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 17:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 20:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 23:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 02:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 05:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! '''Total (g de GHB)''' || 38.1 || 36 || 33.6 || 31.2 || 29 || 26.4 || 24 || 21.6 || 19.2 || 16.8 || 14.4 || 12 || 9.6 || 7.2 || 4.8&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Note :''' Cet exemple est basé sur un patient masculin de 23 ans, avec des antécédents de trouble anxieux social, utilisant du GHB fait maison depuis 4 ans, à raison de '''12 ml toutes les 60 à 90 minutes''' et '''2 prises nocturnes'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 3. Phase de récupération (post-sevrage) ====&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Stabiliser le patient après l’arrêt du GHB.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des symptômes résiduels''' (troubles du sommeil, anxiété).&lt;br /&gt;
* '''Suivi psychologique''' indispensable pour prévenir les rechutes.&lt;br /&gt;
* '''Accompagnement vers une prise en charge à long terme''' (thérapie, groupes de soutien, réduction des risques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Résultats et limites ===&lt;br /&gt;
* '''Taux de réussite''' : 85 % des patients ont réussi à arrêter le GHB à l’issue du protocole.&lt;br /&gt;
* '''Durée moyenne''' : 12,5 jours de traitement.&lt;br /&gt;
* '''Complications possibles''' : hypertension, anxiété, délirium dans certains cas.&lt;br /&gt;
* '''Taux de rechute élevé (69 % à 3 mois)''' → nécessité d’un suivi post-sevrage renforcé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Conclusion ===&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' représente une alternative efficace et plus sûre que l'arrêt brutal du GHB ou que l'utilisation de benzodiazépines seules. Cependant, en raison du '''taux élevé de rechute à 3 mois''', il est essentiel d'assurer un '''accompagnement médical et psychologique à long terme'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB = Le GHB pharmaceutique n'est disponible en France que de façon tres encadree (Xyrem) et n'a pas d'AMM pour le sevrage du GHB. La faisabilite de ce protocole n'est donc, malheureusement, pas tres probable en France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Baclofène ==&lt;br /&gt;
Articles à citer :&lt;br /&gt;
McDonough et al&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heiko</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11668</id>
		<title>GHB et sevrage : Ce que les soignants et les usagers doivent savoir</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11668"/>
		<updated>2025-02-26T19:52:02Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Heiko : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;div style=&amp;quot;border: 2px solid orange; background-color: #fff3cd; padding: 10px; text-align: center; font-size: 1.2em;&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
🚧 &amp;lt;b&amp;gt;Page en cours de construction&amp;lt;/b&amp;gt; 🚧  &lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;Cette page est en cours de rédaction. Son contenu peut évoluer. Vous pouvez contribuer à son amélioration.  &lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les soignants :'''&lt;br /&gt;
*⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;L'usager qui a écrit ce wiki n'est pas médecin. Il vous appartient d'exercer votre esprit critique sur son contenu.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️ Votre contribution sera la bienvenue.&lt;br /&gt;
*Tous les informations citée sont sourcées avec des publications médicales.&lt;br /&gt;
*Toutes ces publications ont été uploadées sur Psychoactif et sont immédiatement consultables via le lien &amp;quot;Lire l'article&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les usagers qui ont une dépendance physique forte :'''&lt;br /&gt;
*'''⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;Ne tentez jamais de faire un sevrage &amp;quot;Cold turkey&amp;quot;. Vous pourriez en crever.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️'''&lt;br /&gt;
*En cas de sevrage forcé, rendez-vous aux urgences.&lt;br /&gt;
*Faites lire ce PsychoWiki par vos soignants.&lt;br /&gt;
*Si vous êtes mis en garde à vue, demandez à être examiné par un médecin. Vous en avez le droit en vertu de [https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006575081/2002-03-05 l'article 63-3 du Code de procédure pénale]. Faites-lui lire cet article car c'est lui qui décide si votre état est compatible ou non avec une garde à vue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Syndrome de sevrage au GHB : description et évolution chronologique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Symptômes principaux ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sevrage au [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-hydroxybutyrate] ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GHB]) et à ses dérivés ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-butanediol] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-BD]] et [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-butyrolactone] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GBL]]) peut être sévère et potentiellement mortel&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot;&amp;gt;Dyer, J. E., Roth, B., &amp;amp; Hyma, B. A. (2001). Gamma-hydroxybutyrate withdrawal syndrome. ''Annals of Emergency Medicine'', 37(2), 147-153. doi: 10.1067/mem.2001.112985 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans le cas de la personne décédée, voici une traduction en français de l'article de Dyer et al., 2001&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Dyer et al., 2001&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Un homme de 24 ans, employé comme expert en assurances, s'est présenté dans un centre de crise en se plaignant d'hallucinations auditives et visuelles. Il a admis une consommation massive de GHB sur une période de 10 mois, augmentant progressivement les doses afin de prévenir l'apparition des hallucinations liées au sevrage. Sa dernière prise avait eu lieu juste avant son évaluation. À ce moment-là, aucun signe clinique d’hallucinations n’a été observé et il a été renvoyé avec des instructions pour un suivi en centre de désintoxication.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux mois plus tard, il s’est présenté dans un centre de désintoxication en se plaignant de nausées, vomissements et diarrhées persistants depuis 2 mois. Il décrivait également une grande faiblesse musculaire, un gonflement du corps, une diplopie (vision double), une vision floue, un essoufflement, une fréquence urinaire accrue, une soif intense, des évanouissements et une perte d'appétit. Il consommait du GHB toutes les 30 minutes, sa dernière dose remontant à seulement 20 minutes avant son arrivée. Il niait toute autre consommation de drogue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l'examen, il présentait des pupilles dilatées, un tremblement important et une anxiété marquée. Son électrocardiogramme (ECG) montrait un rythme sinusal normal, mais avec une hypertrophie ventriculaire gauche et une ischémie possible de la paroi inférieure. Il a été hospitalisé et traité au lorazépam pour gérer son agitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours des 24 heures suivantes, son état s'est aggravé : il a développé une tachycardie, une agressivité, des hallucinations visuelles persistantes et des tremblements incontrôlables. Son hospitalisation a été compliquée par une pneumonie lobaire inférieure droite, nécessitant une intubation et une ventilation mécanique pendant 6 jours sous sédation au propofol. Après son extubation, il restait confus et délirant malgré l'administration continue de benzodiazépines et d'antipsychotiques. Son agitation persistante nécessitait l'utilisation de contentions en cuir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 12ᵉ jour d’hospitalisation, son état semblait s’améliorer, et le lorazépam était progressivement réduit. Le 13ᵉ jour, il était toujours délirant mais restait réveillable. Cependant, dans la soirée, il a présenté un épisode soudain de contractions musculaires généralisées avec un regard figé vers le haut. Il a ensuite subi un arrêt cardiaque, précédé d’une bradycardie sévère. Malgré des tentatives agressives de réanimation incluant atropine, épinéphrine et défibrillation, le patient est décédé.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus généralement, une revue de 27 études comportant en tout 57 cas de syndrômes de sevrage a rapporté les statistiques suivantes :&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;Wojtowicz, J. M., Yegles, M., &amp;amp; Wennig, R. (2008). &amp;quot;Withdrawal from gamma-hydroxybutyrate, 1,4-butanediol and gamma-butyrolactone: A case report and systematic review.&amp;quot; ''CJEM'', 10(1), 69-74. doi: 10.1017/S1481803500009851 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wojtowicz_et_al_2008.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Répartition des substances impliquées dans les cas de sevrage :&lt;br /&gt;
*GHB : 36 cas (63 %)&lt;br /&gt;
*GBL : 18 cas (32 %)&lt;br /&gt;
*1,4-BD : 3 cas (5 %)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ Statistiques des complications du syndrome de sevrage au GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Complication !! Fréquence parmi les patients (%)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tremblements''' || 67 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Delirium tremens''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tachycardie''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Insomnie''' || 58 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Convulsions''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Rhabdomyolyse''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Décès''' || 1.75 % (1 seul cas &amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;)&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage présente de nombreuses similitudes avec le syndrome de sevrage alcoolique (tremblements, tachycardie, delirium). Cependant, à la différence avec le syndrome de sevrage alcoolique, '''il se caractérise par la rapidité et la brutalité des symptômes''', en particulier dans les cas graves. Les symptômes apparaissent généralement 1 à 6 heures après la dernière prise de GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;Wood, D. M., Brailsford, A. D., &amp;amp; Dargan, P. I. (2011). &amp;quot;Acute toxicity and withdrawal syndromes related to gamma-hydroxybutyrate (GHB) and its analogues gamma-butyrolactone (GBL) and 1,4-butanediol (1,4-BD).&amp;quot; ''Drug Testing and Analysis'', 3(7), 417-425. doi: 10.1002/dta.292 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wood_et_al_2011.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais peuvent apparaître dès 30 minutes dans les cas graves&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;. Ils atteignent leur intensité maximale au bout de 24 à 72 heures&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;. Les principaux symptômes incluent :&lt;br /&gt;
* '''Agitation et anxiété'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* '''Insomnie sévère'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* '''Tremblements'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* '''Tachycardie et hypertension'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* '''Delirium tremens'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* '''Convulsions'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;Carai2005&amp;quot;&amp;gt;Carai, M. A. M., Colombo, G., &amp;amp; Gessa, G. L. (2005). &amp;quot;Withdrawal syndrome from gamma-hydroxybutyric acid (GHB) and 1,4-butanediol (1,4-BD) in Sardinian alcohol-preferring rats.&amp;quot; ''Brain Research Protocols'', 15(1), 75-78. doi: 10.1016/j.brainresprot.2005.04.001 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/carai_et_al_2005.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhabdomyolyse'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Évolution temporelle du sevrage ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage évolue en plusieurs phases :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase précoce (6-12h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Anxiété, agitation, tremblements, insomnie.&lt;br /&gt;
** Augmentation du rythme cardiaque et de la pression artérielle.&lt;br /&gt;
** Nausées et vomissements possibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase aiguë (24-72h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Apparition des symptômes les plus sévères.&lt;br /&gt;
** Risque de delirium avec hallucinations visuelles et auditives&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
** Possibles crises convulsives et complications métaboliques (rhabdomyolyse, troubles électrolytiques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase de résorption (3-7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Réduction progressive des symptômes psychotiques.&lt;br /&gt;
** Fatigue intense, épisodes résiduels d’anxiété et troubles du sommeil persistants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase tardive (&amp;gt;7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Récupération progressive des fonctions cognitives.&lt;br /&gt;
** Anxiété et troubles du sommeil pouvant persister plusieurs semaines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Facteurs influençant la sévérité du sevrage ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gravité du syndrome de sevrage dépend de plusieurs facteurs :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Durée et quantité de consommation''' : Plus l'usage est prolongé et à forte dose, plus le sevrage est sévère.&lt;br /&gt;
* '''Fréquence des prises''' : Un usage régulier avec des prises toutes les 2 à 4 heures augmente le risque de dépendance sévère&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
* '''Co-intoxication''' : L'association avec d'autres dépresseurs du SNC (alcool, benzodiazépines) peut aggraver le sevrage et compliquer sa gestion&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sevrage progressif avec du GHB pharmaceutique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' (Detoxification with Titration and Tapering) est une méthode de sevrage médicalisé du GHB mise en place aux Pays-Bas. Il repose sur une substitution du GHB de rue ou de ses analogues ([[GBL,_effets,_risques,_témoignages|GBL]], [[1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_témoignages|1,4-BDO]], etc) par du GHB pharmaceutique, suivie d’une réduction progressive des doses afin d’éviter un sevrage brutal et potentiellement dangereux. Ce protocole a été testé sur 229 patients et a montré un taux de réussite de 85 %, bien qu’un suivi post-sevrage soit indispensable pour éviter les rechutes&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;&amp;gt;Dijkstra, B.A.G., Kamal, R., van Noorden, M.S., de Haan, H., Loonen, A.J.M., &amp;amp; De Jong, C.A.J. (2016). Detoxification with titration and tapering in gamma-hydroxybutyrate (GHB) dependent patients: The Dutch GHB monitor project. ''Drug and Alcohol Dependence, 170'', 164-173. doi: 10.1016/j.drugalcdep.2016.11.014&lt;br /&gt;
[https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/173/detoxification_with_titration_and_tapering_in_gamm.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;  .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Objectifs du protocole ===&lt;br /&gt;
* '''Assurer un sevrage sécurisé''' en évitant les complications graves (délirium, convulsions, agitation sévère).&lt;br /&gt;
* '''Réduire progressivement la dose''' pour minimiser les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
* '''Accompagner le patient''' avec un suivi médical et psychologique adapté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Déroulement du protocole ===&lt;br /&gt;
Le protocole se déroule en trois étapes :  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 1. Phase de titration (stabilisation) ====&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Remplacer le GHB de rue par une dose équivalente de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Administration de la première dose''' dans les 2,5 heures après la dernière prise de GHB de rue.&lt;br /&gt;
* '''Dosage initial''' : environ 70 % de la dose habituelle de l'usager.&lt;br /&gt;
* '''Ajustements toutes les 2 à 3 heures''' pour stabiliser le patient et éviter les symptômes de sevrage graves.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des signes vitaux''' (pression artérielle, rythme cardiaque, état psychologique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 2. Phase de réduction progressive des doses (tapering) ====&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Diminuer progressivement la dose de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Schéma de réduction''' : diminution de 0,3 g par prise par jour.&lt;br /&gt;
* '''Espacement des prises''' : toutes les 2 à 3 heures, y compris la nuit.&lt;br /&gt;
* '''Traitements complémentaires possibles''' en cas de symptômes sévères :&lt;br /&gt;
** '''Hypertension''' → métoprolol (50-100 mg).&lt;br /&gt;
** '''Anxiété et agitation''' → diazépam (5-30 mg).&lt;br /&gt;
** '''Insomnie''' → temazepam 10 mg&lt;br /&gt;
** '''Délirium ou psychose''' → antipsychotiques (halopéridol, olanzapine).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; width:100%;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ '''Exemple de programme de réduction progressive du GHB pharmaceutique (en grammes) avec un intervalle de 3 heures&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;/&amp;gt;'''&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Heure !! Jour 1 !! Jour 2 !! Jour 3 !! Jour 4 !! Jour 5 !! Jour 6 !! Jour 7 !! Jour 8 !! Jour 9 !! Jour 10 !! Jour 11 !! Jour 12 !! Jour 13 !! Jour 14 !! Jour 15&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 08:00 || 4.5 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 11:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 14:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 17:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 20:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 23:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 02:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 05:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! '''Total (g de GHB)''' || 38.1 || 36 || 33.6 || 31.2 || 29 || 26.4 || 24 || 21.6 || 19.2 || 16.8 || 14.4 || 12 || 9.6 || 7.2 || 4.8&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Note :''' Cet exemple est basé sur un patient masculin de 23 ans, avec des antécédents de trouble anxieux social, utilisant du GHB fait maison depuis 4 ans, à raison de '''12 ml toutes les 60 à 90 minutes''' et '''2 prises nocturnes'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 3. Phase de récupération (post-sevrage) ====&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Stabiliser le patient après l’arrêt du GHB.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des symptômes résiduels''' (troubles du sommeil, anxiété).&lt;br /&gt;
* '''Suivi psychologique''' indispensable pour prévenir les rechutes.&lt;br /&gt;
* '''Accompagnement vers une prise en charge à long terme''' (thérapie, groupes de soutien, réduction des risques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Résultats et limites ===&lt;br /&gt;
* '''Taux de réussite''' : 85 % des patients ont réussi à arrêter le GHB à l’issue du protocole.&lt;br /&gt;
* '''Durée moyenne''' : 12,5 jours de traitement.&lt;br /&gt;
* '''Complications possibles''' : hypertension, anxiété, délirium dans certains cas.&lt;br /&gt;
* '''Taux de rechute élevé (69 % à 3 mois)''' → nécessité d’un suivi post-sevrage renforcé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Conclusion ===&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' représente une alternative efficace et plus sûre que l'arrêt brutal du GHB ou que l'utilisation de benzodiazépines seules. Cependant, en raison du '''taux élevé de rechute à 3 mois''', il est essentiel d'assurer un '''accompagnement médical et psychologique à long terme'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heiko</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11667</id>
		<title>GHB et sevrage : Ce que les soignants et les usagers doivent savoir</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11667"/>
		<updated>2025-02-26T19:51:23Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Heiko : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;div style=&amp;quot;border: 2px solid orange; background-color: #fff3cd; padding: 10px; text-align: center; font-size: 1.2em;&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
🚧 &amp;lt;b&amp;gt;Page en cours de construction&amp;lt;/b&amp;gt; 🚧  &lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;Cette page est en cours de rédaction. Son contenu peut évoluer. Vous pouvez contribuer à son amélioration.  &lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les soignants :'''&lt;br /&gt;
*⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;L'usager qui a écrit ce wiki n'est pas médecin. Il vous appartient d'exercer votre esprit critique sur son contenu.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️ Votre contribution sera la bienvenue&lt;br /&gt;
*Tous les informations citée sont sourcées avec des publications médicales.&lt;br /&gt;
*Toutes ces publications ont été uploadées sur Psychoactif et sont immédiatement consultables via le lien &amp;quot;Lire l'article&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les usagers qui ont une dépendance physique forte :'''&lt;br /&gt;
*'''⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;Ne tentez jamais de faire un sevrage &amp;quot;Cold turkey&amp;quot;. Vous pourriez en crever.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️'''&lt;br /&gt;
*En cas de sevrage forcé, rendez-vous aux urgences.&lt;br /&gt;
*Faites lire ce PsychoWiki par vos soignants.&lt;br /&gt;
*Si vous êtes mis en garde à vue, demandez à être examiné par un médecin. Vous en avez le droit en vertu de [https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006575081/2002-03-05 l'article 63-3 du Code de procédure pénale]. Faites-lui lire cet article car c'est lui qui décide si votre état est compatible ou non avec une garde à vue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Syndrome de sevrage au GHB : description et évolution chronologique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Symptômes principaux ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sevrage au [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-hydroxybutyrate] ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GHB]) et à ses dérivés ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-butanediol] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-BD]] et [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-butyrolactone] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GBL]]) peut être sévère et potentiellement mortel&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot;&amp;gt;Dyer, J. E., Roth, B., &amp;amp; Hyma, B. A. (2001). Gamma-hydroxybutyrate withdrawal syndrome. ''Annals of Emergency Medicine'', 37(2), 147-153. doi: 10.1067/mem.2001.112985 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans le cas de la personne décédée, voici une traduction en français de l'article de Dyer et al., 2001&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Dyer et al., 2001&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Un homme de 24 ans, employé comme expert en assurances, s'est présenté dans un centre de crise en se plaignant d'hallucinations auditives et visuelles. Il a admis une consommation massive de GHB sur une période de 10 mois, augmentant progressivement les doses afin de prévenir l'apparition des hallucinations liées au sevrage. Sa dernière prise avait eu lieu juste avant son évaluation. À ce moment-là, aucun signe clinique d’hallucinations n’a été observé et il a été renvoyé avec des instructions pour un suivi en centre de désintoxication.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux mois plus tard, il s’est présenté dans un centre de désintoxication en se plaignant de nausées, vomissements et diarrhées persistants depuis 2 mois. Il décrivait également une grande faiblesse musculaire, un gonflement du corps, une diplopie (vision double), une vision floue, un essoufflement, une fréquence urinaire accrue, une soif intense, des évanouissements et une perte d'appétit. Il consommait du GHB toutes les 30 minutes, sa dernière dose remontant à seulement 20 minutes avant son arrivée. Il niait toute autre consommation de drogue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l'examen, il présentait des pupilles dilatées, un tremblement important et une anxiété marquée. Son électrocardiogramme (ECG) montrait un rythme sinusal normal, mais avec une hypertrophie ventriculaire gauche et une ischémie possible de la paroi inférieure. Il a été hospitalisé et traité au lorazépam pour gérer son agitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours des 24 heures suivantes, son état s'est aggravé : il a développé une tachycardie, une agressivité, des hallucinations visuelles persistantes et des tremblements incontrôlables. Son hospitalisation a été compliquée par une pneumonie lobaire inférieure droite, nécessitant une intubation et une ventilation mécanique pendant 6 jours sous sédation au propofol. Après son extubation, il restait confus et délirant malgré l'administration continue de benzodiazépines et d'antipsychotiques. Son agitation persistante nécessitait l'utilisation de contentions en cuir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 12ᵉ jour d’hospitalisation, son état semblait s’améliorer, et le lorazépam était progressivement réduit. Le 13ᵉ jour, il était toujours délirant mais restait réveillable. Cependant, dans la soirée, il a présenté un épisode soudain de contractions musculaires généralisées avec un regard figé vers le haut. Il a ensuite subi un arrêt cardiaque, précédé d’une bradycardie sévère. Malgré des tentatives agressives de réanimation incluant atropine, épinéphrine et défibrillation, le patient est décédé.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus généralement, une revue de 27 études comportant en tout 57 cas de syndrômes de sevrage a rapporté les statistiques suivantes :&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;Wojtowicz, J. M., Yegles, M., &amp;amp; Wennig, R. (2008). &amp;quot;Withdrawal from gamma-hydroxybutyrate, 1,4-butanediol and gamma-butyrolactone: A case report and systematic review.&amp;quot; ''CJEM'', 10(1), 69-74. doi: 10.1017/S1481803500009851 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wojtowicz_et_al_2008.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Répartition des substances impliquées dans les cas de sevrage :&lt;br /&gt;
*GHB : 36 cas (63 %)&lt;br /&gt;
*GBL : 18 cas (32 %)&lt;br /&gt;
*1,4-BD : 3 cas (5 %)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ Statistiques des complications du syndrome de sevrage au GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Complication !! Fréquence parmi les patients (%)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tremblements''' || 67 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Delirium tremens''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tachycardie''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Insomnie''' || 58 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Convulsions''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Rhabdomyolyse''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Décès''' || 1.75 % (1 seul cas &amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;)&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage présente de nombreuses similitudes avec le syndrome de sevrage alcoolique (tremblements, tachycardie, delirium). Cependant, à la différence avec le syndrome de sevrage alcoolique, '''il se caractérise par la rapidité et la brutalité des symptômes''', en particulier dans les cas graves. Les symptômes apparaissent généralement 1 à 6 heures après la dernière prise de GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;Wood, D. M., Brailsford, A. D., &amp;amp; Dargan, P. I. (2011). &amp;quot;Acute toxicity and withdrawal syndromes related to gamma-hydroxybutyrate (GHB) and its analogues gamma-butyrolactone (GBL) and 1,4-butanediol (1,4-BD).&amp;quot; ''Drug Testing and Analysis'', 3(7), 417-425. doi: 10.1002/dta.292 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wood_et_al_2011.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais peuvent apparaître dès 30 minutes dans les cas graves&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;. Ils atteignent leur intensité maximale au bout de 24 à 72 heures&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;. Les principaux symptômes incluent :&lt;br /&gt;
* '''Agitation et anxiété'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* '''Insomnie sévère'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* '''Tremblements'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* '''Tachycardie et hypertension'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* '''Delirium tremens'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* '''Convulsions'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;Carai2005&amp;quot;&amp;gt;Carai, M. A. M., Colombo, G., &amp;amp; Gessa, G. L. (2005). &amp;quot;Withdrawal syndrome from gamma-hydroxybutyric acid (GHB) and 1,4-butanediol (1,4-BD) in Sardinian alcohol-preferring rats.&amp;quot; ''Brain Research Protocols'', 15(1), 75-78. doi: 10.1016/j.brainresprot.2005.04.001 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/carai_et_al_2005.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhabdomyolyse'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Évolution temporelle du sevrage ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage évolue en plusieurs phases :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase précoce (6-12h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Anxiété, agitation, tremblements, insomnie.&lt;br /&gt;
** Augmentation du rythme cardiaque et de la pression artérielle.&lt;br /&gt;
** Nausées et vomissements possibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase aiguë (24-72h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Apparition des symptômes les plus sévères.&lt;br /&gt;
** Risque de delirium avec hallucinations visuelles et auditives&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
** Possibles crises convulsives et complications métaboliques (rhabdomyolyse, troubles électrolytiques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase de résorption (3-7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Réduction progressive des symptômes psychotiques.&lt;br /&gt;
** Fatigue intense, épisodes résiduels d’anxiété et troubles du sommeil persistants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase tardive (&amp;gt;7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Récupération progressive des fonctions cognitives.&lt;br /&gt;
** Anxiété et troubles du sommeil pouvant persister plusieurs semaines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Facteurs influençant la sévérité du sevrage ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gravité du syndrome de sevrage dépend de plusieurs facteurs :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Durée et quantité de consommation''' : Plus l'usage est prolongé et à forte dose, plus le sevrage est sévère.&lt;br /&gt;
* '''Fréquence des prises''' : Un usage régulier avec des prises toutes les 2 à 4 heures augmente le risque de dépendance sévère&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
* '''Co-intoxication''' : L'association avec d'autres dépresseurs du SNC (alcool, benzodiazépines) peut aggraver le sevrage et compliquer sa gestion&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sevrage progressif avec du GHB pharmaceutique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' (Detoxification with Titration and Tapering) est une méthode de sevrage médicalisé du GHB mise en place aux Pays-Bas. Il repose sur une substitution du GHB de rue ou de ses analogues ([[GBL,_effets,_risques,_témoignages|GBL]], [[1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_témoignages|1,4-BDO]], etc) par du GHB pharmaceutique, suivie d’une réduction progressive des doses afin d’éviter un sevrage brutal et potentiellement dangereux. Ce protocole a été testé sur 229 patients et a montré un taux de réussite de 85 %, bien qu’un suivi post-sevrage soit indispensable pour éviter les rechutes&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;&amp;gt;Dijkstra, B.A.G., Kamal, R., van Noorden, M.S., de Haan, H., Loonen, A.J.M., &amp;amp; De Jong, C.A.J. (2016). Detoxification with titration and tapering in gamma-hydroxybutyrate (GHB) dependent patients: The Dutch GHB monitor project. ''Drug and Alcohol Dependence, 170'', 164-173. doi: 10.1016/j.drugalcdep.2016.11.014&lt;br /&gt;
[https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/173/detoxification_with_titration_and_tapering_in_gamm.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;  .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Objectifs du protocole ===&lt;br /&gt;
* '''Assurer un sevrage sécurisé''' en évitant les complications graves (délirium, convulsions, agitation sévère).&lt;br /&gt;
* '''Réduire progressivement la dose''' pour minimiser les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
* '''Accompagner le patient''' avec un suivi médical et psychologique adapté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Déroulement du protocole ===&lt;br /&gt;
Le protocole se déroule en trois étapes :  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 1. Phase de titration (stabilisation) ====&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Remplacer le GHB de rue par une dose équivalente de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Administration de la première dose''' dans les 2,5 heures après la dernière prise de GHB de rue.&lt;br /&gt;
* '''Dosage initial''' : environ 70 % de la dose habituelle de l'usager.&lt;br /&gt;
* '''Ajustements toutes les 2 à 3 heures''' pour stabiliser le patient et éviter les symptômes de sevrage graves.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des signes vitaux''' (pression artérielle, rythme cardiaque, état psychologique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 2. Phase de réduction progressive des doses (tapering) ====&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Diminuer progressivement la dose de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Schéma de réduction''' : diminution de 0,3 g par prise par jour.&lt;br /&gt;
* '''Espacement des prises''' : toutes les 2 à 3 heures, y compris la nuit.&lt;br /&gt;
* '''Traitements complémentaires possibles''' en cas de symptômes sévères :&lt;br /&gt;
** '''Hypertension''' → métoprolol (50-100 mg).&lt;br /&gt;
** '''Anxiété et agitation''' → diazépam (5-30 mg).&lt;br /&gt;
** '''Insomnie''' → temazepam 10 mg&lt;br /&gt;
** '''Délirium ou psychose''' → antipsychotiques (halopéridol, olanzapine).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; width:100%;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ '''Exemple de programme de réduction progressive du GHB pharmaceutique (en grammes) avec un intervalle de 3 heures&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;/&amp;gt;'''&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Heure !! Jour 1 !! Jour 2 !! Jour 3 !! Jour 4 !! Jour 5 !! Jour 6 !! Jour 7 !! Jour 8 !! Jour 9 !! Jour 10 !! Jour 11 !! Jour 12 !! Jour 13 !! Jour 14 !! Jour 15&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 08:00 || 4.5 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 11:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 14:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 17:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 20:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 23:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 02:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 05:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! '''Total (g de GHB)''' || 38.1 || 36 || 33.6 || 31.2 || 29 || 26.4 || 24 || 21.6 || 19.2 || 16.8 || 14.4 || 12 || 9.6 || 7.2 || 4.8&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Note :''' Cet exemple est basé sur un patient masculin de 23 ans, avec des antécédents de trouble anxieux social, utilisant du GHB fait maison depuis 4 ans, à raison de '''12 ml toutes les 60 à 90 minutes''' et '''2 prises nocturnes'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 3. Phase de récupération (post-sevrage) ====&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Stabiliser le patient après l’arrêt du GHB.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des symptômes résiduels''' (troubles du sommeil, anxiété).&lt;br /&gt;
* '''Suivi psychologique''' indispensable pour prévenir les rechutes.&lt;br /&gt;
* '''Accompagnement vers une prise en charge à long terme''' (thérapie, groupes de soutien, réduction des risques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Résultats et limites ===&lt;br /&gt;
* '''Taux de réussite''' : 85 % des patients ont réussi à arrêter le GHB à l’issue du protocole.&lt;br /&gt;
* '''Durée moyenne''' : 12,5 jours de traitement.&lt;br /&gt;
* '''Complications possibles''' : hypertension, anxiété, délirium dans certains cas.&lt;br /&gt;
* '''Taux de rechute élevé (69 % à 3 mois)''' → nécessité d’un suivi post-sevrage renforcé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Conclusion ===&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' représente une alternative efficace et plus sûre que l'arrêt brutal du GHB ou que l'utilisation de benzodiazépines seules. Cependant, en raison du '''taux élevé de rechute à 3 mois''', il est essentiel d'assurer un '''accompagnement médical et psychologique à long terme'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heiko</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11666</id>
		<title>GHB et sevrage : Ce que les soignants et les usagers doivent savoir</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11666"/>
		<updated>2025-02-26T16:59:44Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Heiko : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;div style=&amp;quot;border: 2px solid orange; background-color: #fff3cd; padding: 10px; text-align: center; font-size: 1.2em;&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
🚧 &amp;lt;b&amp;gt;Page en cours de construction&amp;lt;/b&amp;gt; 🚧  &lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;Cette page est en cours de rédaction. Son contenu peut évoluer. Vous pouvez contribuer à son amélioration.  &lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les soignants :'''&lt;br /&gt;
*Tous les informations citée sont sourcées avec des publications médicales.&lt;br /&gt;
*Toutes ces publications ont été uploadées sur Psychoactif et sont immédiatement consultables via le lien &amp;quot;Lire l'article&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les usagers qui ont une dépendance physique forte :'''&lt;br /&gt;
*'''⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;Ne tentez jamais de faire un sevrage &amp;quot;Cold turkey&amp;quot;. Vous pourriez en crever.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️'''&lt;br /&gt;
*En cas de sevrage forcé, rendez-vous aux urgences.&lt;br /&gt;
*Faites lire ce PsychoWiki par vos soignants.&lt;br /&gt;
*Si vous êtes mis en garde à vue, demandez à être examiné par un médecin. Vous en avez le droit en vertu de [https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006575081/2002-03-05 l'article 63-3 du Code de procédure pénale]. Faites-lui lire cet article car c'est lui qui décide si votre état est compatible ou non avec une garde à vue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Syndrome de sevrage au GHB : description et évolution chronologique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Symptômes principaux ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sevrage au [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-hydroxybutyrate] ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_(gamma-hydroxybutyrate),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GHB]) et à ses dérivés ([https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-butanediol] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_t%C3%A9moignages 1,4-BD]] et [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages gamma-butyrolactone] [[https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages GBL]]) peut être sévère et potentiellement mortel&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot;&amp;gt;Dyer, J. E., Roth, B., &amp;amp; Hyma, B. A. (2001). Gamma-hydroxybutyrate withdrawal syndrome. ''Annals of Emergency Medicine'', 37(2), 147-153. doi: 10.1067/mem.2001.112985 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans le cas de la personne décédée, voici une traduction en français de l'article de Dyer et al., 2001&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Dyer et al., 2001&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Un homme de 24 ans, employé comme expert en assurances, s'est présenté dans un centre de crise en se plaignant d'hallucinations auditives et visuelles. Il a admis une consommation massive de GHB sur une période de 10 mois, augmentant progressivement les doses afin de prévenir l'apparition des hallucinations liées au sevrage. Sa dernière prise avait eu lieu juste avant son évaluation. À ce moment-là, aucun signe clinique d’hallucinations n’a été observé et il a été renvoyé avec des instructions pour un suivi en centre de désintoxication.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux mois plus tard, il s’est présenté dans un centre de désintoxication en se plaignant de nausées, vomissements et diarrhées persistants depuis 2 mois. Il décrivait également une grande faiblesse musculaire, un gonflement du corps, une diplopie (vision double), une vision floue, un essoufflement, une fréquence urinaire accrue, une soif intense, des évanouissements et une perte d'appétit. Il consommait du GHB toutes les 30 minutes, sa dernière dose remontant à seulement 20 minutes avant son arrivée. Il niait toute autre consommation de drogue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l'examen, il présentait des pupilles dilatées, un tremblement important et une anxiété marquée. Son électrocardiogramme (ECG) montrait un rythme sinusal normal, mais avec une hypertrophie ventriculaire gauche et une ischémie possible de la paroi inférieure. Il a été hospitalisé et traité au lorazépam pour gérer son agitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours des 24 heures suivantes, son état s'est aggravé : il a développé une tachycardie, une agressivité, des hallucinations visuelles persistantes et des tremblements incontrôlables. Son hospitalisation a été compliquée par une pneumonie lobaire inférieure droite, nécessitant une intubation et une ventilation mécanique pendant 6 jours sous sédation au propofol. Après son extubation, il restait confus et délirant malgré l'administration continue de benzodiazépines et d'antipsychotiques. Son agitation persistante nécessitait l'utilisation de contentions en cuir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 12ᵉ jour d’hospitalisation, son état semblait s’améliorer, et le lorazépam était progressivement réduit. Le 13ᵉ jour, il était toujours délirant mais restait réveillable. Cependant, dans la soirée, il a présenté un épisode soudain de contractions musculaires généralisées avec un regard figé vers le haut. Il a ensuite subi un arrêt cardiaque, précédé d’une bradycardie sévère. Malgré des tentatives agressives de réanimation incluant atropine, épinéphrine et défibrillation, le patient est décédé.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus généralement, une revue de 27 études comportant en tout 57 cas de syndrômes de sevrage a rapporté les statistiques suivantes :&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;Wojtowicz, J. M., Yegles, M., &amp;amp; Wennig, R. (2008). &amp;quot;Withdrawal from gamma-hydroxybutyrate, 1,4-butanediol and gamma-butyrolactone: A case report and systematic review.&amp;quot; ''CJEM'', 10(1), 69-74. doi: 10.1017/S1481803500009851 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wojtowicz_et_al_2008.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Répartition des substances impliquées dans les cas de sevrage :&lt;br /&gt;
*GHB : 36 cas (63 %)&lt;br /&gt;
*GBL : 18 cas (32 %)&lt;br /&gt;
*1,4-BD : 3 cas (5 %)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ Statistiques des complications du syndrome de sevrage au GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Complication !! Fréquence parmi les patients (%)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tremblements''' || 67 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Delirium tremens''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tachycardie''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Insomnie''' || 58 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Convulsions''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Rhabdomyolyse''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Décès''' || 1.75 % (1 seul cas &amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;)&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage présente de nombreuses similitudes avec le syndrome de sevrage alcoolique (tremblements, tachycardie, delirium). Cependant, à la différence avec le syndrome de sevrage alcoolique, '''il se caractérise par la rapidité et la brutalité des symptômes''', en particulier dans les cas graves. Les symptômes apparaissent généralement 1 à 6 heures après la dernière prise de GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;Wood, D. M., Brailsford, A. D., &amp;amp; Dargan, P. I. (2011). &amp;quot;Acute toxicity and withdrawal syndromes related to gamma-hydroxybutyrate (GHB) and its analogues gamma-butyrolactone (GBL) and 1,4-butanediol (1,4-BD).&amp;quot; ''Drug Testing and Analysis'', 3(7), 417-425. doi: 10.1002/dta.292 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wood_et_al_2011.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais peuvent apparaître dès 30 minutes dans les cas graves&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;. Ils atteignent leur intensité maximale au bout de 24 à 72 heures&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;. Les principaux symptômes incluent :&lt;br /&gt;
* '''Agitation et anxiété'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* '''Insomnie sévère'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* '''Tremblements'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* '''Tachycardie et hypertension'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* '''Delirium tremens'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* '''Convulsions'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;Carai2005&amp;quot;&amp;gt;Carai, M. A. M., Colombo, G., &amp;amp; Gessa, G. L. (2005). &amp;quot;Withdrawal syndrome from gamma-hydroxybutyric acid (GHB) and 1,4-butanediol (1,4-BD) in Sardinian alcohol-preferring rats.&amp;quot; ''Brain Research Protocols'', 15(1), 75-78. doi: 10.1016/j.brainresprot.2005.04.001 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/carai_et_al_2005.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhabdomyolyse'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Évolution temporelle du sevrage ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage évolue en plusieurs phases :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase précoce (6-12h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Anxiété, agitation, tremblements, insomnie.&lt;br /&gt;
** Augmentation du rythme cardiaque et de la pression artérielle.&lt;br /&gt;
** Nausées et vomissements possibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase aiguë (24-72h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Apparition des symptômes les plus sévères.&lt;br /&gt;
** Risque de delirium avec hallucinations visuelles et auditives&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
** Possibles crises convulsives et complications métaboliques (rhabdomyolyse, troubles électrolytiques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase de résorption (3-7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Réduction progressive des symptômes psychotiques.&lt;br /&gt;
** Fatigue intense, épisodes résiduels d’anxiété et troubles du sommeil persistants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase tardive (&amp;gt;7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Récupération progressive des fonctions cognitives.&lt;br /&gt;
** Anxiété et troubles du sommeil pouvant persister plusieurs semaines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Facteurs influençant la sévérité du sevrage ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gravité du syndrome de sevrage dépend de plusieurs facteurs :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Durée et quantité de consommation''' : Plus l'usage est prolongé et à forte dose, plus le sevrage est sévère.&lt;br /&gt;
* '''Fréquence des prises''' : Un usage régulier avec des prises toutes les 2 à 4 heures augmente le risque de dépendance sévère&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
* '''Co-intoxication''' : L'association avec d'autres dépresseurs du SNC (alcool, benzodiazépines) peut aggraver le sevrage et compliquer sa gestion&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sevrage progressif avec du GHB pharmaceutique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' (Detoxification with Titration and Tapering) est une méthode de sevrage médicalisé du GHB mise en place aux Pays-Bas. Il repose sur une substitution du GHB de rue ou de ses analogues ([[GBL,_effets,_risques,_témoignages|GBL]], [[1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_témoignages|1,4-BDO]], etc) par du GHB pharmaceutique, suivie d’une réduction progressive des doses afin d’éviter un sevrage brutal et potentiellement dangereux. Ce protocole a été testé sur 229 patients et a montré un taux de réussite de 85 %, bien qu’un suivi post-sevrage soit indispensable pour éviter les rechutes&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;&amp;gt;Dijkstra, B.A.G., Kamal, R., van Noorden, M.S., de Haan, H., Loonen, A.J.M., &amp;amp; De Jong, C.A.J. (2016). Detoxification with titration and tapering in gamma-hydroxybutyrate (GHB) dependent patients: The Dutch GHB monitor project. ''Drug and Alcohol Dependence, 170'', 164-173. doi: 10.1016/j.drugalcdep.2016.11.014&lt;br /&gt;
[https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/173/detoxification_with_titration_and_tapering_in_gamm.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;  .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Objectifs du protocole ===&lt;br /&gt;
* '''Assurer un sevrage sécurisé''' en évitant les complications graves (délirium, convulsions, agitation sévère).&lt;br /&gt;
* '''Réduire progressivement la dose''' pour minimiser les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
* '''Accompagner le patient''' avec un suivi médical et psychologique adapté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Déroulement du protocole ===&lt;br /&gt;
Le protocole se déroule en trois étapes :  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 1. Phase de titration (stabilisation) ====&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Remplacer le GHB de rue par une dose équivalente de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Administration de la première dose''' dans les 2,5 heures après la dernière prise de GHB de rue.&lt;br /&gt;
* '''Dosage initial''' : environ 70 % de la dose habituelle de l'usager.&lt;br /&gt;
* '''Ajustements toutes les 2 à 3 heures''' pour stabiliser le patient et éviter les symptômes de sevrage graves.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des signes vitaux''' (pression artérielle, rythme cardiaque, état psychologique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 2. Phase de réduction progressive des doses (tapering) ====&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Diminuer progressivement la dose de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Schéma de réduction''' : diminution de 0,3 g par prise par jour.&lt;br /&gt;
* '''Espacement des prises''' : toutes les 2 à 3 heures, y compris la nuit.&lt;br /&gt;
* '''Traitements complémentaires possibles''' en cas de symptômes sévères :&lt;br /&gt;
** '''Hypertension''' → métoprolol (50-100 mg).&lt;br /&gt;
** '''Anxiété et agitation''' → diazépam (5-30 mg).&lt;br /&gt;
** '''Insomnie''' → temazepam 10 mg&lt;br /&gt;
** '''Délirium ou psychose''' → antipsychotiques (halopéridol, olanzapine).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; width:100%;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ '''Exemple de programme de réduction progressive du GHB pharmaceutique (en grammes) avec un intervalle de 3 heures&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;/&amp;gt;'''&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Heure !! Jour 1 !! Jour 2 !! Jour 3 !! Jour 4 !! Jour 5 !! Jour 6 !! Jour 7 !! Jour 8 !! Jour 9 !! Jour 10 !! Jour 11 !! Jour 12 !! Jour 13 !! Jour 14 !! Jour 15&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 08:00 || 4.5 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 11:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 14:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 17:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 20:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 23:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 02:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 05:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! '''Total (g de GHB)''' || 38.1 || 36 || 33.6 || 31.2 || 29 || 26.4 || 24 || 21.6 || 19.2 || 16.8 || 14.4 || 12 || 9.6 || 7.2 || 4.8&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Note :''' Cet exemple est basé sur un patient masculin de 23 ans, avec des antécédents de trouble anxieux social, utilisant du GHB fait maison depuis 4 ans, à raison de '''12 ml toutes les 60 à 90 minutes''' et '''2 prises nocturnes'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 3. Phase de récupération (post-sevrage) ====&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Stabiliser le patient après l’arrêt du GHB.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des symptômes résiduels''' (troubles du sommeil, anxiété).&lt;br /&gt;
* '''Suivi psychologique''' indispensable pour prévenir les rechutes.&lt;br /&gt;
* '''Accompagnement vers une prise en charge à long terme''' (thérapie, groupes de soutien, réduction des risques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Résultats et limites ===&lt;br /&gt;
* '''Taux de réussite''' : 85 % des patients ont réussi à arrêter le GHB à l’issue du protocole.&lt;br /&gt;
* '''Durée moyenne''' : 12,5 jours de traitement.&lt;br /&gt;
* '''Complications possibles''' : hypertension, anxiété, délirium dans certains cas.&lt;br /&gt;
* '''Taux de rechute élevé (69 % à 3 mois)''' → nécessité d’un suivi post-sevrage renforcé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Conclusion ===&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' représente une alternative efficace et plus sûre que l'arrêt brutal du GHB ou que l'utilisation de benzodiazépines seules. Cependant, en raison du '''taux élevé de rechute à 3 mois''', il est essentiel d'assurer un '''accompagnement médical et psychologique à long terme'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heiko</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11665</id>
		<title>GHB et sevrage : Ce que les soignants et les usagers doivent savoir</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11665"/>
		<updated>2025-02-26T16:31:15Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Heiko : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;div style=&amp;quot;border: 2px solid orange; background-color: #fff3cd; padding: 10px; text-align: center; font-size: 1.2em;&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
🚧 &amp;lt;b&amp;gt;Page en cours de construction&amp;lt;/b&amp;gt; 🚧  &lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;Cette page est en cours de rédaction. Son contenu peut évoluer. Vous pouvez contribuer à son amélioration.  &lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les soignants :'''&lt;br /&gt;
*Tous les informations citée sont sourcées avec des publications médicales&lt;br /&gt;
*Toutes ces publications ont été uploadées sur Psychoactif et sont immédiatement consultables via le lien &amp;quot;Lire l'article&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les usagers qui ont une dépendance physique forte :'''&lt;br /&gt;
*'''⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;Ne tentez jamais de faire un sevrage &amp;quot;Cold turkey&amp;quot;. Vous pourriez en crever.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️'''&lt;br /&gt;
*En cas de sevrage forcé, rendez-vous aux urgences&lt;br /&gt;
*Faites lire ce PsychoWiki par vos soignants&lt;br /&gt;
*Si vous êtes mis en garde à vue, demandez à être examiné par un médecin. Vous en avez le droit en vertu de [https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006575081/2002-03-05 l'article 63-3 du Code de procédure pénale]. Faites-lui lire cet article car c'est lui qui décide si votre état est compatible ou non avec une garde à vue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Syndrome de sevrage au GHB : Description et Évolution Chronologique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Symptômes principaux ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sevrage au gamma-hydroxybutyrate (GHB) et à ses dérivés (1,4-butanediol [1,4-BD] et gamma-butyrolactone [GBL]) peut être sévère et potentiellement mortel. &amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot;&amp;gt;Dyer, J. E., Roth, B., &amp;amp; Hyma, B. A. (2001). Gamma-hydroxybutyrate withdrawal syndrome. ''Annals of Emergency Medicine'', 37(2), 147-153. doi: 10.1067/mem.2001.112985 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans le cas de la personne décédée, voici une traduction en français de l'article de Dyer et al., 2001&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Dyer et al., 2001&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Un homme de 24 ans, employé comme expert en assurances, s'est présenté dans un centre de crise en se plaignant d'hallucinations auditives et visuelles. Il a admis une consommation massive de GHB sur une période de 10 mois, augmentant progressivement les doses afin de prévenir l'apparition des hallucinations liées au sevrage. Sa dernière prise avait eu lieu juste avant son évaluation. À ce moment-là, aucun signe clinique d’hallucinations n’a été observé et il a été renvoyé avec des instructions pour un suivi en centre de désintoxication.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux mois plus tard, il s’est présenté dans un centre de désintoxication en se plaignant de nausées, vomissements et diarrhées persistants depuis 2 mois. Il décrivait également une grande faiblesse musculaire, un gonflement du corps, une diplopie (vision double), une vision floue, un essoufflement, une fréquence urinaire accrue, une soif intense, des évanouissements et une perte d'appétit. Il consommait du GHB toutes les 30 minutes, sa dernière dose remontant à seulement 20 minutes avant son arrivée. Il niait toute autre consommation de drogue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l'examen, il présentait des pupilles dilatées, un tremblement important et une anxiété marquée. Son électrocardiogramme (ECG) montrait un rythme sinusal normal, mais avec une hypertrophie ventriculaire gauche et une ischémie possible de la paroi inférieure. Il a été hospitalisé et traité au lorazépam pour gérer son agitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours des 24 heures suivantes, son état s'est aggravé : il a développé une tachycardie, une agressivité, des hallucinations visuelles persistantes et des tremblements incontrôlables. Son hospitalisation a été compliquée par une pneumonie lobaire inférieure droite, nécessitant une intubation et une ventilation mécanique pendant 6 jours sous sédation au propofol. Après son extubation, il restait confus et délirant malgré l'administration continue de benzodiazépines et d'antipsychotiques. Son agitation persistante nécessitait l'utilisation de contentions en cuir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 12ᵉ jour d’hospitalisation, son état semblait s’améliorer, et le lorazépam était progressivement réduit. Le 13ᵉ jour, il était toujours délirant mais restait réveillable. Cependant, dans la soirée, il a présenté un épisode soudain de contractions musculaires généralisées avec un regard figé vers le haut. Il a ensuite subi un arrêt cardiaque, précédé d’une bradycardie sévère. Malgré des tentatives agressives de réanimation incluant atropine, épinéphrine et défibrillation, le patient est décédé.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus généralement, une revue de 27 études comportant en tout 57 cas de syndrômes de sevrage a rapporté les statistiques suivantes :&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;Wojtowicz, J. M., Yegles, M., &amp;amp; Wennig, R. (2008). &amp;quot;Withdrawal from gamma-hydroxybutyrate, 1,4-butanediol and gamma-butyrolactone: A case report and systematic review.&amp;quot; ''CJEM'', 10(1), 69-74. doi: 10.1017/S1481803500009851 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wojtowicz_et_al_2008.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Répartition des substances impliquées dans les cas de sevrage :&lt;br /&gt;
*GHB : 36 cas (63 %)&lt;br /&gt;
*GBL : 18 cas (32 %)&lt;br /&gt;
*1,4-BD : 3 cas (5 %)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ Statistiques des complications du syndrome de sevrage au GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Complication !! Fréquence parmi les patients (%)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tremblements''' || 67 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Delirium tremens''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tachycardie''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Insomnie''' || 58 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Convulsions''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Rhabdomyolyse''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Décès''' || 1.75 (1 seul cas'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;)&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage présente de nombreuses similitudes avec le syndrome de sevrage alcoolique (tremblements, tachycardie, delirium tremens). Cependant, à la différence avec le syndrome de sevrage alcoolique, '''il se caractérise par la rapidité et la brutalité des symptômes''', en particulier dans les cas graves. Les symptômes apparaissent généralement 1 à 6 heures après la dernière prise de GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;Wood, D. M., Brailsford, A. D., &amp;amp; Dargan, P. I. (2011). &amp;quot;Acute toxicity and withdrawal syndromes related to gamma-hydroxybutyrate (GHB) and its analogues gamma-butyrolactone (GBL) and 1,4-butanediol (1,4-BD).&amp;quot; ''Drug Testing and Analysis'', 3(7), 417-425. doi: 10.1002/dta.292 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wood_et_al_2011.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais peuvent apparaître dès 30 minutes dans les cas graves&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;. Ils atteignent leur intensité maximale au bout de 24 à 72 heures&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
. Les principaux symptômes incluent :&lt;br /&gt;
* '''Agitation et anxiété'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* '''Insomnie sévère'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* '''Tremblements'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* '''Tachycardie et hypertension'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* '''Delirium tremens'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* '''Convulsions'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;Carai2005&amp;quot;&amp;gt;Carai, M. A. M., Colombo, G., &amp;amp; Gessa, G. L. (2005). &amp;quot;Withdrawal syndrome from gamma-hydroxybutyric acid (GHB) and 1,4-butanediol (1,4-BD) in Sardinian alcohol-preferring rats.&amp;quot; ''Brain Research Protocols'', 15(1), 75-78. doi: 10.1016/j.brainresprot.2005.04.001 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/carai_et_al_2005.pdf]carai_et_al_2005.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhabdomyolyse'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Évolution temporelle du sevrage ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage évolue en plusieurs phases :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase précoce (6-12h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Anxiété, agitation, tremblements, insomnie.&lt;br /&gt;
** Augmentation du rythme cardiaque et de la pression artérielle.&lt;br /&gt;
** Nausées et vomissements possibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase aiguë (24-72h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Apparition des symptômes les plus sévères.&lt;br /&gt;
** Risque de delirium avec hallucinations visuelles et auditives&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
** Possibles crises convulsives et complications métaboliques (rhabdomyolyse, troubles électrolytiques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase de résorption (3-7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Réduction progressive des symptômes psychotiques.&lt;br /&gt;
** Fatigue intense, épisodes résiduels d’anxiété et troubles du sommeil persistants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase tardive (&amp;gt;7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Récupération progressive des fonctions cognitives.&lt;br /&gt;
** Anxiété et troubles du sommeil pouvant persister plusieurs semaines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Facteurs influençant la sévérité du sevrage ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gravité du syndrome de sevrage dépend de plusieurs facteurs :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Durée et quantité de consommation''' : Plus l'usage est prolongé et à forte dose, plus le sevrage est sévère.&lt;br /&gt;
* '''Fréquence des prises''' : Un usage régulier avec des prises toutes les 2 à 4 heures augmente le risque de dépendance sévère&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
* '''Co-intoxication''' : L'association avec d'autres dépresseurs du SNC (alcool, benzodiazépines) peut aggraver le sevrage et compliquer sa gestion&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sevrage progressif avec du GHB pharmaceutique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' (Detoxification with Titration and Tapering) est une méthode de sevrage médicalisé du GHB mise en place aux Pays-Bas. Il repose sur une substitution du GHB de rue ou de ses analogues ([[GBL,_effets,_risques,_témoignages|GBL]], [[1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_témoignages|1,4-BDO]], etc) par du GHB pharmaceutique, suivie d’une réduction progressive des doses afin d’éviter un sevrage brutal et potentiellement dangereux. Ce protocole a été testé sur 229 patients et a montré un taux de réussite de 85 %, bien qu’un suivi post-sevrage soit indispensable pour éviter les rechutes.&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;&amp;gt;Dijkstra, B.A.G., Kamal, R., van Noorden, M.S., de Haan, H., Loonen, A.J.M., &amp;amp; De Jong, C.A.J. (2016). Detoxification with titration and tapering in gamma-hydroxybutyrate (GHB) dependent patients: The Dutch GHB monitor project. ''Drug and Alcohol Dependence, 170'', 164-173. doi: 10.1016/j.drugalcdep.2016.11.014&lt;br /&gt;
[https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/173/detoxification_with_titration_and_tapering_in_gamm.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Objectifs du protocole ===&lt;br /&gt;
* '''Assurer un sevrage sécurisé''' en évitant les complications graves (délirium, convulsions, agitation sévère).&lt;br /&gt;
* '''Réduire progressivement la dose''' pour minimiser les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
* '''Accompagner le patient''' avec un suivi médical et psychologique adapté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Déroulement du protocole ===&lt;br /&gt;
Le protocole se déroule en trois étapes :  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 1. Phase de titration (stabilisation) ====&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Remplacer le GHB de rue par une dose équivalente de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Administration de la première dose''' dans les 2,5 heures après la dernière prise de GHB de rue.&lt;br /&gt;
* '''Dosage initial''' : environ 70 % de la dose habituelle de l'usager.&lt;br /&gt;
* '''Ajustements toutes les 2 à 3 heures''' pour stabiliser le patient et éviter les symptômes de sevrage graves.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des signes vitaux''' (pression artérielle, rythme cardiaque, état psychologique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 2. Phase de réduction progressive des doses (tapering) ====&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Diminuer progressivement la dose de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Schéma de réduction''' : diminution de 0,3 g par prise par jour.&lt;br /&gt;
* '''Espacement des prises''' : toutes les 2 à 3 heures, y compris la nuit.&lt;br /&gt;
* '''Traitements complémentaires possibles''' en cas de symptômes sévères :&lt;br /&gt;
** '''Hypertension''' → métoprolol (50-100 mg).&lt;br /&gt;
** '''Anxiété et agitation''' → diazépam (5-30 mg).&lt;br /&gt;
** '''Insomnie''' → temazepam 10 mg&lt;br /&gt;
** '''Délirium ou psychose''' → antipsychotiques (halopéridol, olanzapine).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; width:100%;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ '''Exemple de programme de réduction progressive du GHB pharmaceutique (en grammes) avec un intervalle de 3 heures&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;/&amp;gt;'''&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Heure !! Jour 1 !! Jour 2 !! Jour 3 !! Jour 4 !! Jour 5 !! Jour 6 !! Jour 7 !! Jour 8 !! Jour 9 !! Jour 10 !! Jour 11 !! Jour 12 !! Jour 13 !! Jour 14 !! Jour 15&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 08:00 || 4.5 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 11:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 14:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 17:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 20:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 23:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 02:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 05:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! '''Total (g de GHB)''' || 38.1 || 36 || 33.6 || 31.2 || 29 || 26.4 || 24 || 21.6 || 19.2 || 16.8 || 14.4 || 12 || 9.6 || 7.2 || 4.8&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Note :''' Cet exemple est basé sur un patient masculin de 23 ans, avec des antécédents de trouble anxieux social, utilisant du GHB fait maison depuis 4 ans, à raison de '''12 ml toutes les 60 à 90 minutes''' et '''2 prises nocturnes'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 3. Phase de récupération (post-sevrage) ====&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Stabiliser le patient après l’arrêt du GHB.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des symptômes résiduels''' (troubles du sommeil, anxiété).&lt;br /&gt;
* '''Suivi psychologique''' indispensable pour prévenir les rechutes.&lt;br /&gt;
* '''Accompagnement vers une prise en charge à long terme''' (thérapie, groupes de soutien, réduction des risques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Résultats et limites ===&lt;br /&gt;
* '''Taux de réussite''' : 85 % des patients ont réussi à arrêter le GHB à l’issue du protocole.&lt;br /&gt;
* '''Durée moyenne''' : 12,5 jours de traitement.&lt;br /&gt;
* '''Complications possibles''' : hypertension, anxiété, délirium dans certains cas.&lt;br /&gt;
* '''Taux de rechute élevé (69 % à 3 mois)''' → nécessité d’un suivi post-sevrage renforcé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Conclusion ===&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' représente une alternative efficace et plus sûre que l'arrêt brutal du GHB ou que l'utilisation de benzodiazépines seules. Cependant, en raison du '''taux élevé de rechute à 3 mois''', il est essentiel d'assurer un '''accompagnement médical et psychologique à long terme'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heiko</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11664</id>
		<title>GHB et sevrage : Ce que les soignants et les usagers doivent savoir</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11664"/>
		<updated>2025-02-26T16:20:27Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Heiko : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;div style=&amp;quot;border: 2px solid orange; background-color: #fff3cd; padding: 10px; text-align: center; font-size: 1.2em;&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
🚧 &amp;lt;b&amp;gt;Page en cours de construction&amp;lt;/b&amp;gt; 🚧  &lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;Cette page est en cours de rédaction. Son contenu peut évoluer. Vous pouvez contribuer à son amélioration.  &lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les soignants'''&lt;br /&gt;
*Tous les informations citée sont sourcées avec des publications médicales&lt;br /&gt;
*Toutes ces publications ont été uploadées sur Psychoactif et sont immédiatement consultables via le lien &amp;quot;Lire l'article&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les usagers'''&lt;br /&gt;
*'''⚠️ &amp;lt;span style=&amp;quot;color: red; font-weight: bold;&amp;quot;&amp;gt;Si une dépendance physique forte est installée, ne tentez jamais de faire un sevrage &amp;quot;Cold turkey&amp;quot;. Vous pourriez en crever.&amp;lt;/span&amp;gt; ⚠️'''&lt;br /&gt;
*En cas de sevrage forcé, rendez-vous aux urgences&lt;br /&gt;
*Faites lire ce PsychoWiki par vos soignants&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Syndrome de sevrage au GHB : Description et Évolution Chronologique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Symptômes principaux ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sevrage au gamma-hydroxybutyrate (GHB) et à ses dérivés (1,4-butanediol [1,4-BD] et gamma-butyrolactone [GBL]) peut être sévère et potentiellement mortel. &amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot;&amp;gt;Dyer, J. E., Roth, B., &amp;amp; Hyma, B. A. (2001). Gamma-hydroxybutyrate withdrawal syndrome. ''Annals of Emergency Medicine'', 37(2), 147-153. doi: 10.1067/mem.2001.112985 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans le cas de la personne décédée, voici une traduction en français de l'article de Dyer et al., 2001&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Dyer et al., 2001&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Un homme de 24 ans, employé comme expert en assurances, s'est présenté dans un centre de crise en se plaignant d'hallucinations auditives et visuelles. Il a admis une consommation massive de GHB sur une période de 10 mois, augmentant progressivement les doses afin de prévenir l'apparition des hallucinations liées au sevrage. Sa dernière prise avait eu lieu juste avant son évaluation. À ce moment-là, aucun signe clinique d’hallucinations n’a été observé et il a été renvoyé avec des instructions pour un suivi en centre de désintoxication.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux mois plus tard, il s’est présenté dans un centre de désintoxication en se plaignant de nausées, vomissements et diarrhées persistants depuis 2 mois. Il décrivait également une grande faiblesse musculaire, un gonflement du corps, une diplopie (vision double), une vision floue, un essoufflement, une fréquence urinaire accrue, une soif intense, des évanouissements et une perte d'appétit. Il consommait du GHB toutes les 30 minutes, sa dernière dose remontant à seulement 20 minutes avant son arrivée. Il niait toute autre consommation de drogue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l'examen, il présentait des pupilles dilatées, un tremblement important et une anxiété marquée. Son électrocardiogramme (ECG) montrait un rythme sinusal normal, mais avec une hypertrophie ventriculaire gauche et une ischémie possible de la paroi inférieure. Il a été hospitalisé et traité au lorazépam pour gérer son agitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours des 24 heures suivantes, son état s'est aggravé : il a développé une tachycardie, une agressivité, des hallucinations visuelles persistantes et des tremblements incontrôlables. Son hospitalisation a été compliquée par une pneumonie lobaire inférieure droite, nécessitant une intubation et une ventilation mécanique pendant 6 jours sous sédation au propofol. Après son extubation, il restait confus et délirant malgré l'administration continue de benzodiazépines et d'antipsychotiques. Son agitation persistante nécessitait l'utilisation de contentions en cuir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 12ᵉ jour d’hospitalisation, son état semblait s’améliorer, et le lorazépam était progressivement réduit. Le 13ᵉ jour, il était toujours délirant mais restait réveillable. Cependant, dans la soirée, il a présenté un épisode soudain de contractions musculaires généralisées avec un regard figé vers le haut. Il a ensuite subi un arrêt cardiaque, précédé d’une bradycardie sévère. Malgré des tentatives agressives de réanimation incluant atropine, épinéphrine et défibrillation, le patient est décédé.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus généralement, une revue de 27 études comportant en tout 57 cas de syndrômes de sevrage a rapporté les statistiques suivantes :&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;Wojtowicz, J. M., Yegles, M., &amp;amp; Wennig, R. (2008). &amp;quot;Withdrawal from gamma-hydroxybutyrate, 1,4-butanediol and gamma-butyrolactone: A case report and systematic review.&amp;quot; ''CJEM'', 10(1), 69-74. doi: 10.1017/S1481803500009851 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wojtowicz_et_al_2008.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Répartition des substances impliquées dans les cas de sevrage :&lt;br /&gt;
*GHB : 36 cas (63 %)&lt;br /&gt;
*GBL : 18 cas (32 %)&lt;br /&gt;
*1,4-BD : 3 cas (5 %)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ Statistiques des complications du syndrome de sevrage au GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Complication !! Fréquence parmi les patients (%)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tremblements''' || 67 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Delirium tremens''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tachycardie''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Insomnie''' || 58 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Convulsions''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Rhabdomyolyse''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Décès''' || 1.75 (1 seul cas'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;)&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage présente de nombreuses similitudes avec le syndrome de sevrage alcoolique (tremblements, tachycardie, delirium tremens). Cependant, à la différence avec le syndrome de sevrage alcoolique, '''il se caractérise par la rapidité et la brutalité des symptômes''', en particulier dans les cas graves. Les symptômes apparaissent généralement 1 à 6 heures après la dernière prise de GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;Wood, D. M., Brailsford, A. D., &amp;amp; Dargan, P. I. (2011). &amp;quot;Acute toxicity and withdrawal syndromes related to gamma-hydroxybutyrate (GHB) and its analogues gamma-butyrolactone (GBL) and 1,4-butanediol (1,4-BD).&amp;quot; ''Drug Testing and Analysis'', 3(7), 417-425. doi: 10.1002/dta.292 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wood_et_al_2011.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais peuvent apparaître dès 30 minutes dans les cas graves&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;. Ils atteignent leur intensité maximale au bout de 24 à 72 heures&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
. Les principaux symptômes incluent :&lt;br /&gt;
* '''Agitation et anxiété'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* '''Insomnie sévère'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* '''Tremblements'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* '''Tachycardie et hypertension'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* '''Delirium tremens'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* '''Convulsions'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;Carai2005&amp;quot;&amp;gt;Carai, M. A. M., Colombo, G., &amp;amp; Gessa, G. L. (2005). &amp;quot;Withdrawal syndrome from gamma-hydroxybutyric acid (GHB) and 1,4-butanediol (1,4-BD) in Sardinian alcohol-preferring rats.&amp;quot; ''Brain Research Protocols'', 15(1), 75-78. doi: 10.1016/j.brainresprot.2005.04.001 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/carai_et_al_2005.pdf]carai_et_al_2005.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhabdomyolyse'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Évolution temporelle du sevrage ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage évolue en plusieurs phases :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase précoce (6-12h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Anxiété, agitation, tremblements, insomnie.&lt;br /&gt;
** Augmentation du rythme cardiaque et de la pression artérielle.&lt;br /&gt;
** Nausées et vomissements possibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase aiguë (24-72h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Apparition des symptômes les plus sévères.&lt;br /&gt;
** Risque de delirium avec hallucinations visuelles et auditives&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
** Possibles crises convulsives et complications métaboliques (rhabdomyolyse, troubles électrolytiques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase de résorption (3-7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Réduction progressive des symptômes psychotiques.&lt;br /&gt;
** Fatigue intense, épisodes résiduels d’anxiété et troubles du sommeil persistants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase tardive (&amp;gt;7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Récupération progressive des fonctions cognitives.&lt;br /&gt;
** Anxiété et troubles du sommeil pouvant persister plusieurs semaines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Facteurs influençant la sévérité du sevrage ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gravité du syndrome de sevrage dépend de plusieurs facteurs :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Durée et quantité de consommation''' : Plus l'usage est prolongé et à forte dose, plus le sevrage est sévère.&lt;br /&gt;
* '''Fréquence des prises''' : Un usage régulier avec des prises toutes les 2 à 4 heures augmente le risque de dépendance sévère&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
* '''Co-intoxication''' : L'association avec d'autres dépresseurs du SNC (alcool, benzodiazépines) peut aggraver le sevrage et compliquer sa gestion&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sevrage progressif avec du GHB pharmaceutique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' (Detoxification with Titration and Tapering) est une méthode de sevrage médicalisé du GHB mise en place aux Pays-Bas. Il repose sur une substitution du GHB de rue ou de ses analogues ([[GBL,_effets,_risques,_témoignages|GBL]], [[1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_témoignages|1,4-BDO]], etc) par du GHB pharmaceutique, suivie d’une réduction progressive des doses afin d’éviter un sevrage brutal et potentiellement dangereux. Ce protocole a été testé sur 229 patients et a montré un taux de réussite de 85 %, bien qu’un suivi post-sevrage soit indispensable pour éviter les rechutes.&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;&amp;gt;Dijkstra, B.A.G., Kamal, R., van Noorden, M.S., de Haan, H., Loonen, A.J.M., &amp;amp; De Jong, C.A.J. (2016). Detoxification with titration and tapering in gamma-hydroxybutyrate (GHB) dependent patients: The Dutch GHB monitor project. ''Drug and Alcohol Dependence, 170'', 164-173. doi: 10.1016/j.drugalcdep.2016.11.014&lt;br /&gt;
[https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/173/detoxification_with_titration_and_tapering_in_gamm.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Objectifs du protocole ===&lt;br /&gt;
* '''Assurer un sevrage sécurisé''' en évitant les complications graves (délirium, convulsions, agitation sévère).&lt;br /&gt;
* '''Réduire progressivement la dose''' pour minimiser les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
* '''Accompagner le patient''' avec un suivi médical et psychologique adapté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Déroulement du protocole ===&lt;br /&gt;
Le protocole se déroule en trois étapes :  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 1. Phase de titration (stabilisation) ====&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Remplacer le GHB de rue par une dose équivalente de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Administration de la première dose''' dans les 2,5 heures après la dernière prise de GHB de rue.&lt;br /&gt;
* '''Dosage initial''' : environ 70 % de la dose habituelle de l'usager.&lt;br /&gt;
* '''Ajustements toutes les 2 à 3 heures''' pour stabiliser le patient et éviter les symptômes de sevrage graves.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des signes vitaux''' (pression artérielle, rythme cardiaque, état psychologique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 2. Phase de réduction progressive des doses (tapering) ====&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Diminuer progressivement la dose de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Schéma de réduction''' : diminution de 0,3 g par prise par jour.&lt;br /&gt;
* '''Espacement des prises''' : toutes les 2 à 3 heures, y compris la nuit.&lt;br /&gt;
* '''Traitements complémentaires possibles''' en cas de symptômes sévères :&lt;br /&gt;
** '''Hypertension''' → métoprolol (50-100 mg).&lt;br /&gt;
** '''Anxiété et agitation''' → diazépam (5-30 mg).&lt;br /&gt;
** '''Insomnie''' → temazepam 10 mg&lt;br /&gt;
** '''Délirium ou psychose''' → antipsychotiques (halopéridol, olanzapine).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; width:100%;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ '''Exemple de programme de réduction progressive du GHB pharmaceutique (en grammes) avec un intervalle de 3 heures&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;/&amp;gt;'''&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Heure !! Jour 1 !! Jour 2 !! Jour 3 !! Jour 4 !! Jour 5 !! Jour 6 !! Jour 7 !! Jour 8 !! Jour 9 !! Jour 10 !! Jour 11 !! Jour 12 !! Jour 13 !! Jour 14 !! Jour 15&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 08:00 || 4.5 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 11:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 14:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 17:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 20:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 23:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 02:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 05:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! '''Total (g de GHB)''' || 38.1 || 36 || 33.6 || 31.2 || 29 || 26.4 || 24 || 21.6 || 19.2 || 16.8 || 14.4 || 12 || 9.6 || 7.2 || 4.8&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Note :''' Cet exemple est basé sur un patient masculin de 23 ans, avec des antécédents de trouble anxieux social, utilisant du GHB fait maison depuis 4 ans, à raison de '''12 ml toutes les 60 à 90 minutes''' et '''2 prises nocturnes'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 3. Phase de récupération (post-sevrage) ====&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Stabiliser le patient après l’arrêt du GHB.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des symptômes résiduels''' (troubles du sommeil, anxiété).&lt;br /&gt;
* '''Suivi psychologique''' indispensable pour prévenir les rechutes.&lt;br /&gt;
* '''Accompagnement vers une prise en charge à long terme''' (thérapie, groupes de soutien, réduction des risques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Résultats et limites ===&lt;br /&gt;
* '''Taux de réussite''' : 85 % des patients ont réussi à arrêter le GHB à l’issue du protocole.&lt;br /&gt;
* '''Durée moyenne''' : 12,5 jours de traitement.&lt;br /&gt;
* '''Complications possibles''' : hypertension, anxiété, délirium dans certains cas.&lt;br /&gt;
* '''Taux de rechute élevé (69 % à 3 mois)''' → nécessité d’un suivi post-sevrage renforcé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Conclusion ===&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' représente une alternative efficace et plus sûre que l'arrêt brutal du GHB ou que l'utilisation de benzodiazépines seules. Cependant, en raison du '''taux élevé de rechute à 3 mois''', il est essentiel d'assurer un '''accompagnement médical et psychologique à long terme'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heiko</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11663</id>
		<title>GHB et sevrage : Ce que les soignants et les usagers doivent savoir</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11663"/>
		<updated>2025-02-26T16:18:11Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Heiko : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;div style=&amp;quot;border: 2px solid orange; background-color: #fff3cd; padding: 10px; text-align: center; font-size: 1.2em;&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
🚧 &amp;lt;b&amp;gt;Page en cours de construction&amp;lt;/b&amp;gt; 🚧  &lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;Cette page est en cours de rédaction. Son contenu peut évoluer. Vous pouvez contribuer à son amélioration.  &lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les soignants'''&lt;br /&gt;
*Tous les informations citée sont sourcées avec des publications médicales&lt;br /&gt;
*Toutes ces publications ont été uploadées sur Psychoactif et sont immédiatement consultables via le lien &amp;quot;Lire l'article&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pour les usagers'''&lt;br /&gt;
*'''⚠️ {{Rouge|Si une dépendance physique forte est installée, ne tentez jamais de faire un sevrage &amp;quot;Cold turkey&amp;quot;. Vous pourriez en crever.}} ⚠️'''&lt;br /&gt;
*En cas de sevrage forcé, rendez-vous aux urgences&lt;br /&gt;
*Faites lire ce PsychoWiki par vos soignants&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Syndrome de sevrage au GHB : Description et Évolution Chronologique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Symptômes principaux ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sevrage au gamma-hydroxybutyrate (GHB) et à ses dérivés (1,4-butanediol [1,4-BD] et gamma-butyrolactone [GBL]) peut être sévère et potentiellement mortel. &amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot;&amp;gt;Dyer, J. E., Roth, B., &amp;amp; Hyma, B. A. (2001). Gamma-hydroxybutyrate withdrawal syndrome. ''Annals of Emergency Medicine'', 37(2), 147-153. doi: 10.1067/mem.2001.112985 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans le cas de la personne décédée, voici une traduction en français de l'article de Dyer et al., 2001&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Dyer et al., 2001&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/dyer2001.pdf|Un homme de 24 ans, employé comme expert en assurances, s'est présenté dans un centre de crise en se plaignant d'hallucinations auditives et visuelles. Il a admis une consommation massive de GHB sur une période de 10 mois, augmentant progressivement les doses afin de prévenir l'apparition des hallucinations liées au sevrage. Sa dernière prise avait eu lieu juste avant son évaluation. À ce moment-là, aucun signe clinique d’hallucinations n’a été observé et il a été renvoyé avec des instructions pour un suivi en centre de désintoxication.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux mois plus tard, il s’est présenté dans un centre de désintoxication en se plaignant de nausées, vomissements et diarrhées persistants depuis 2 mois. Il décrivait également une grande faiblesse musculaire, un gonflement du corps, une diplopie (vision double), une vision floue, un essoufflement, une fréquence urinaire accrue, une soif intense, des évanouissements et une perte d'appétit. Il consommait du GHB toutes les 30 minutes, sa dernière dose remontant à seulement 20 minutes avant son arrivée. Il niait toute autre consommation de drogue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l'examen, il présentait des pupilles dilatées, un tremblement important et une anxiété marquée. Son électrocardiogramme (ECG) montrait un rythme sinusal normal, mais avec une hypertrophie ventriculaire gauche et une ischémie possible de la paroi inférieure. Il a été hospitalisé et traité au lorazépam pour gérer son agitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours des 24 heures suivantes, son état s'est aggravé : il a développé une tachycardie, une agressivité, des hallucinations visuelles persistantes et des tremblements incontrôlables. Son hospitalisation a été compliquée par une pneumonie lobaire inférieure droite, nécessitant une intubation et une ventilation mécanique pendant 6 jours sous sédation au propofol. Après son extubation, il restait confus et délirant malgré l'administration continue de benzodiazépines et d'antipsychotiques. Son agitation persistante nécessitait l'utilisation de contentions en cuir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 12ᵉ jour d’hospitalisation, son état semblait s’améliorer, et le lorazépam était progressivement réduit. Le 13ᵉ jour, il était toujours délirant mais restait réveillable. Cependant, dans la soirée, il a présenté un épisode soudain de contractions musculaires généralisées avec un regard figé vers le haut. Il a ensuite subi un arrêt cardiaque, précédé d’une bradycardie sévère. Malgré des tentatives agressives de réanimation incluant atropine, épinéphrine et défibrillation, le patient est décédé.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus généralement, une revue de 27 études comportant en tout 57 cas de syndrômes de sevrage a rapporté les statistiques suivantes :&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot;&amp;gt;Wojtowicz, J. M., Yegles, M., &amp;amp; Wennig, R. (2008). &amp;quot;Withdrawal from gamma-hydroxybutyrate, 1,4-butanediol and gamma-butyrolactone: A case report and systematic review.&amp;quot; ''CJEM'', 10(1), 69-74. doi: 10.1017/S1481803500009851 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wojtowicz_et_al_2008.pdf  Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Répartition des substances impliquées dans les cas de sevrage :&lt;br /&gt;
*GHB : 36 cas (63 %)&lt;br /&gt;
*GBL : 18 cas (32 %)&lt;br /&gt;
*1,4-BD : 3 cas (5 %)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ Statistiques des complications du syndrome de sevrage au GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Complication !! Fréquence parmi les patients (%)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tremblements''' || 67 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Delirium tremens''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Tachycardie''' || 63 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Insomnie''' || 58 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Convulsions''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Rhabdomyolyse''' || 7 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Décès''' || 1.75 (1 seul cas'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;)&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage présente de nombreuses similitudes avec le syndrome de sevrage alcoolique (tremblements, tachycardie, delirium tremens). Cependant, à la différence avec le syndrome de sevrage alcoolique, '''il se caractérise par la rapidité et la brutalité des symptômes''', en particulier dans les cas graves. Les symptômes apparaissent généralement 1 à 6 heures après la dernière prise de GHB&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot;&amp;gt;Wood, D. M., Brailsford, A. D., &amp;amp; Dargan, P. I. (2011). &amp;quot;Acute toxicity and withdrawal syndromes related to gamma-hydroxybutyrate (GHB) and its analogues gamma-butyrolactone (GBL) and 1,4-butanediol (1,4-BD).&amp;quot; ''Drug Testing and Analysis'', 3(7), 417-425. doi: 10.1002/dta.292 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/wood_et_al_2011.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais peuvent apparaître dès 30 minutes dans les cas graves&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;. Ils atteignent leur intensité maximale au bout de 24 à 72 heures&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
. Les principaux symptômes incluent :&lt;br /&gt;
* '''Agitation et anxiété'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* '''Insomnie sévère'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* '''Tremblements'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* '''Tachycardie et hypertension'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* '''Delirium tremens'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dyer2001&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* '''Convulsions'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;Carai2005&amp;quot;&amp;gt;Carai, M. A. M., Colombo, G., &amp;amp; Gessa, G. L. (2005). &amp;quot;Withdrawal syndrome from gamma-hydroxybutyric acid (GHB) and 1,4-butanediol (1,4-BD) in Sardinian alcohol-preferring rats.&amp;quot; ''Brain Research Protocols'', 15(1), 75-78. doi: 10.1016/j.brainresprot.2005.04.001 - [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/174/carai_et_al_2005.pdf]carai_et_al_2005.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Rhabdomyolyse'''&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Évolution temporelle du sevrage ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage évolue en plusieurs phases :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase précoce (6-12h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Anxiété, agitation, tremblements, insomnie.&lt;br /&gt;
** Augmentation du rythme cardiaque et de la pression artérielle.&lt;br /&gt;
** Nausées et vomissements possibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase aiguë (24-72h après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Apparition des symptômes les plus sévères.&lt;br /&gt;
** Risque de delirium avec hallucinations visuelles et auditives&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
** Possibles crises convulsives et complications métaboliques (rhabdomyolyse, troubles électrolytiques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase de résorption (3-7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Réduction progressive des symptômes psychotiques.&lt;br /&gt;
** Fatigue intense, épisodes résiduels d’anxiété et troubles du sommeil persistants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Phase tardive (&amp;gt;7 jours après la dernière prise)''' :&lt;br /&gt;
** Récupération progressive des fonctions cognitives.&lt;br /&gt;
** Anxiété et troubles du sommeil pouvant persister plusieurs semaines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Facteurs influençant la sévérité du sevrage ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gravité du syndrome de sevrage dépend de plusieurs facteurs :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Durée et quantité de consommation''' : Plus l'usage est prolongé et à forte dose, plus le sevrage est sévère.&lt;br /&gt;
* '''Fréquence des prises''' : Un usage régulier avec des prises toutes les 2 à 4 heures augmente le risque de dépendance sévère&amp;lt;ref name=&amp;quot;wojtowicz2008&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
* '''Co-intoxication''' : L'association avec d'autres dépresseurs du SNC (alcool, benzodiazépines) peut aggraver le sevrage et compliquer sa gestion&amp;lt;ref name=&amp;quot;wood2011&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sevrage progressif avec du GHB pharmaceutique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' (Detoxification with Titration and Tapering) est une méthode de sevrage médicalisé du GHB mise en place aux Pays-Bas. Il repose sur une substitution du GHB de rue ou de ses analogues ([[GBL,_effets,_risques,_témoignages|GBL]], [[1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_témoignages|1,4-BDO]], etc) par du GHB pharmaceutique, suivie d’une réduction progressive des doses afin d’éviter un sevrage brutal et potentiellement dangereux. Ce protocole a été testé sur 229 patients et a montré un taux de réussite de 85 %, bien qu’un suivi post-sevrage soit indispensable pour éviter les rechutes.&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;&amp;gt;Dijkstra, B.A.G., Kamal, R., van Noorden, M.S., de Haan, H., Loonen, A.J.M., &amp;amp; De Jong, C.A.J. (2016). Detoxification with titration and tapering in gamma-hydroxybutyrate (GHB) dependent patients: The Dutch GHB monitor project. ''Drug and Alcohol Dependence, 170'', 164-173. doi: 10.1016/j.drugalcdep.2016.11.014&lt;br /&gt;
[https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/173/detoxification_with_titration_and_tapering_in_gamm.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Objectifs du protocole ===&lt;br /&gt;
* '''Assurer un sevrage sécurisé''' en évitant les complications graves (délirium, convulsions, agitation sévère).&lt;br /&gt;
* '''Réduire progressivement la dose''' pour minimiser les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
* '''Accompagner le patient''' avec un suivi médical et psychologique adapté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Déroulement du protocole ===&lt;br /&gt;
Le protocole se déroule en trois étapes :  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 1. Phase de titration (stabilisation) ====&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Remplacer le GHB de rue par une dose équivalente de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Administration de la première dose''' dans les 2,5 heures après la dernière prise de GHB de rue.&lt;br /&gt;
* '''Dosage initial''' : environ 70 % de la dose habituelle de l'usager.&lt;br /&gt;
* '''Ajustements toutes les 2 à 3 heures''' pour stabiliser le patient et éviter les symptômes de sevrage graves.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des signes vitaux''' (pression artérielle, rythme cardiaque, état psychologique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 2. Phase de réduction progressive des doses (tapering) ====&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Diminuer progressivement la dose de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Schéma de réduction''' : diminution de 0,3 g par prise par jour.&lt;br /&gt;
* '''Espacement des prises''' : toutes les 2 à 3 heures, y compris la nuit.&lt;br /&gt;
* '''Traitements complémentaires possibles''' en cas de symptômes sévères :&lt;br /&gt;
** '''Hypertension''' → métoprolol (50-100 mg).&lt;br /&gt;
** '''Anxiété et agitation''' → diazépam (5-30 mg).&lt;br /&gt;
** '''Insomnie''' → temazepam 10 mg&lt;br /&gt;
** '''Délirium ou psychose''' → antipsychotiques (halopéridol, olanzapine).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; width:100%;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ '''Exemple de programme de réduction progressive du GHB pharmaceutique (en grammes) avec un intervalle de 3 heures&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;/&amp;gt;'''&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Heure !! Jour 1 !! Jour 2 !! Jour 3 !! Jour 4 !! Jour 5 !! Jour 6 !! Jour 7 !! Jour 8 !! Jour 9 !! Jour 10 !! Jour 11 !! Jour 12 !! Jour 13 !! Jour 14 !! Jour 15&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 08:00 || 4.5 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 11:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 14:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 17:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 20:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 23:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 02:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 05:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! '''Total (g de GHB)''' || 38.1 || 36 || 33.6 || 31.2 || 29 || 26.4 || 24 || 21.6 || 19.2 || 16.8 || 14.4 || 12 || 9.6 || 7.2 || 4.8&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Note :''' Cet exemple est basé sur un patient masculin de 23 ans, avec des antécédents de trouble anxieux social, utilisant du GHB fait maison depuis 4 ans, à raison de '''12 ml toutes les 60 à 90 minutes''' et '''2 prises nocturnes'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 3. Phase de récupération (post-sevrage) ====&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Stabiliser le patient après l’arrêt du GHB.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des symptômes résiduels''' (troubles du sommeil, anxiété).&lt;br /&gt;
* '''Suivi psychologique''' indispensable pour prévenir les rechutes.&lt;br /&gt;
* '''Accompagnement vers une prise en charge à long terme''' (thérapie, groupes de soutien, réduction des risques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Résultats et limites ===&lt;br /&gt;
* '''Taux de réussite''' : 85 % des patients ont réussi à arrêter le GHB à l’issue du protocole.&lt;br /&gt;
* '''Durée moyenne''' : 12,5 jours de traitement.&lt;br /&gt;
* '''Complications possibles''' : hypertension, anxiété, délirium dans certains cas.&lt;br /&gt;
* '''Taux de rechute élevé (69 % à 3 mois)''' → nécessité d’un suivi post-sevrage renforcé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Conclusion ===&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' représente une alternative efficace et plus sûre que l'arrêt brutal du GHB ou que l'utilisation de benzodiazépines seules. Cependant, en raison du '''taux élevé de rechute à 3 mois''', il est essentiel d'assurer un '''accompagnement médical et psychologique à long terme'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heiko</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11651</id>
		<title>GHB et sevrage : Ce que les soignants et les usagers doivent savoir</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GHB_et_sevrage_:_Ce_que_les_soignants_et_les_usagers_doivent_savoir&amp;diff=11651"/>
		<updated>2025-02-09T14:22:40Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Heiko : Page créée avec « &amp;lt;div style=&amp;quot;border: 2px solid orange; background-color: #fff3cd; padding: 10px; text-align: center; font-size: 1.2em;&amp;quot;&amp;gt; 🚧 &amp;lt;b&amp;gt;Page en cours de construction&amp;lt;/b&amp;gt; 🚧   &amp;lt;br&amp;gt;Cette page est en cours de rédaction. Son contenu peut évoluer. Vous pouvez contribuer à son amélioration.   &amp;lt;/div&amp;gt;   == Sevrage progressif avec du GHB pharmaceutique ==  Le protocole '''DeTiTap''' (Detoxification with Titration and Tapering) est une méthode de sevrage médicalisé du GHB... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;div style=&amp;quot;border: 2px solid orange; background-color: #fff3cd; padding: 10px; text-align: center; font-size: 1.2em;&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
🚧 &amp;lt;b&amp;gt;Page en cours de construction&amp;lt;/b&amp;gt; 🚧  &lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;Cette page est en cours de rédaction. Son contenu peut évoluer. Vous pouvez contribuer à son amélioration.  &lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sevrage progressif avec du GHB pharmaceutique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' (Detoxification with Titration and Tapering) est une méthode de sevrage médicalisé du GHB mise en place aux Pays-Bas. Il repose sur une substitution du GHB de rue ou de ses analogues ([[GBL,_effets,_risques,_témoignages|GBL]], [[1,4-BD_(1,4-Butanediol),_effets,_risques,_témoignages|1,4-BDO]], etc) par du GHB pharmaceutique, suivie d’une réduction progressive des doses afin d’éviter un sevrage brutal et potentiellement dangereux. Ce protocole a été testé sur 229 patients et a montré un taux de réussite de 85 %, bien qu’un suivi post-sevrage soit indispensable pour éviter les rechutes.&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;&amp;gt;Dijkstra, B.A.G., Kamal, R., van Noorden, M.S., de Haan, H., Loonen, A.J.M., &amp;amp; De Jong, C.A.J. (2016). Detoxification with titration and tapering in gamma-hydroxybutyrate (GHB) dependent patients: The Dutch GHB monitor project. ''Drug and Alcohol Dependence, 170'', 164-173. [https://www.psychoactif.org/forum/uploads/documents/173/detoxification_with_titration_and_tapering_in_gamm.pdf Lire l'étude]&amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Objectifs du protocole ===&lt;br /&gt;
* '''Assurer un sevrage sécurisé''' en évitant les complications graves (délirium, convulsions, agitation sévère).&lt;br /&gt;
* '''Réduire progressivement la dose''' pour minimiser les symptômes de sevrage.&lt;br /&gt;
* '''Accompagner le patient''' avec un suivi médical et psychologique adapté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Déroulement du protocole ===&lt;br /&gt;
Le protocole se déroule en trois étapes :  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 1. Phase de titration (stabilisation) ====&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Remplacer le GHB de rue par une dose équivalente de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Administration de la première dose''' dans les 2,5 heures après la dernière prise de GHB de rue.&lt;br /&gt;
* '''Dosage initial''' : environ 70 % de la dose habituelle de l'usager.&lt;br /&gt;
* '''Ajustements toutes les 2 à 3 heures''' pour stabiliser le patient et éviter les symptômes de sevrage graves.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des signes vitaux''' (pression artérielle, rythme cardiaque, état psychologique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 2. Phase de réduction progressive des doses (tapering) ====&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Diminuer progressivement la dose de GHB pharmaceutique.&lt;br /&gt;
* '''Schéma de réduction''' : diminution de 0,3 g par prise par jour.&lt;br /&gt;
* '''Espacement des prises''' : toutes les 2 à 3 heures, y compris la nuit.&lt;br /&gt;
* '''Traitements complémentaires possibles''' en cas de symptômes sévères :&lt;br /&gt;
** '''Hypertension''' → métoprolol (50-100 mg).&lt;br /&gt;
** '''Anxiété et agitation''' → diazépam (5-30 mg).&lt;br /&gt;
** '''Insomnie''' → temazepam 10 mg&lt;br /&gt;
** '''Délirium ou psychose''' → antipsychotiques (halopéridol, olanzapine).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:center; width:100%;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ '''Exemple de programme de réduction progressive du GHB pharmaceutique (en grammes) avec un intervalle de 3 heures&amp;lt;ref name=&amp;quot;Dijkstra&amp;quot;/&amp;gt;'''&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Heure !! Jour 1 !! Jour 2 !! Jour 3 !! Jour 4 !! Jour 5 !! Jour 6 !! Jour 7 !! Jour 8 !! Jour 9 !! Jour 10 !! Jour 11 !! Jour 12 !! Jour 13 !! Jour 14 !! Jour 15&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 08:00 || 4.5 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 11:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 14:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 17:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 20:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 23:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 02:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 05:00 || 4.8 || 4.5 || 4.2 || 3.9 || 3.6 || 3.3 || 3.0 || 2.7 || 2.4 || 2.1 || 1.8 || 1.5 || 1.2 || 0.9 || 0.6&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! '''Total (g de GHB)''' || 38.1 || 36 || 33.6 || 31.2 || 29 || 26.4 || 24 || 21.6 || 19.2 || 16.8 || 14.4 || 12 || 9.6 || 7.2 || 4.8&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Note :''' Cet exemple est basé sur un patient masculin de 23 ans, avec des antécédents de trouble anxieux social, utilisant du GHB fait maison depuis 4 ans, à raison de '''12 ml toutes les 60 à 90 minutes''' et '''2 prises nocturnes'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 3. Phase de récupération (post-sevrage) ====&lt;br /&gt;
* '''Objectif''' : Stabiliser le patient après l’arrêt du GHB.&lt;br /&gt;
* '''Surveillance des symptômes résiduels''' (troubles du sommeil, anxiété).&lt;br /&gt;
* '''Suivi psychologique''' indispensable pour prévenir les rechutes.&lt;br /&gt;
* '''Accompagnement vers une prise en charge à long terme''' (thérapie, groupes de soutien, réduction des risques).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Résultats et limites ===&lt;br /&gt;
* '''Taux de réussite''' : 85 % des patients ont réussi à arrêter le GHB à l’issue du protocole.&lt;br /&gt;
* '''Durée moyenne''' : 12,5 jours de traitement.&lt;br /&gt;
* '''Complications possibles''' : hypertension, anxiété, délirium dans certains cas.&lt;br /&gt;
* '''Taux de rechute élevé (69 % à 3 mois)''' → nécessité d’un suivi post-sevrage renforcé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Conclusion ===&lt;br /&gt;
Le protocole '''DeTiTap''' représente une alternative efficace et plus sûre que l'arrêt brutal du GHB ou que l'utilisation de benzodiazépines seules. Cependant, en raison du '''taux élevé de rechute à 3 mois''', il est essentiel d'assurer un '''accompagnement médical et psychologique à long terme'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heiko</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages&amp;diff=11644</id>
		<title>GBL, effets, risques, témoignages</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages&amp;diff=11644"/>
		<updated>2025-01-31T22:14:12Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Heiko : /* Discussion */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;La '''GBL ou Gamma-butyrolactone, est un précurseur mais aussi une pro-drug du GHB'''. Sa formule chimique est C4H6O2. La GBL est rapidement hydrolysé en GHB in vivo par une enzyme, la 1,4-lactonase (gamma-lactonase) qui est présente dans le sang et le foie. Les effets des deux substances sont légèrement différents, la GBL pénètre plus rapidement dans le plasma ce qui provoque une puissance plus forte, des effets secondaires mais aussi récréatifs plus marqués ainsi que des symptômes de manque plus marqués.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB et ses dérivés sont des analogues du GABA (acide gamma-aminobutyrique, le principal neurotransmetteur inhibiteur du système nerveux central) comme l’alcool et les benzodiazépines. Le GHB est utilisé en médecine comme anesthésique et pour que les patients atteints de narcolepsie (cataplexie) ou d'autres troubles du sommeil, ces derniers consomment deux doses par nuit pour avoir 4H de sommeil à chaque prise. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’usage du GHB est resté un '''phénomène spécifique lié au milieu du clubbing homosexuel''', notamment à Paris et Marseille, mais aussi à Toulouse, Bordeaux, Montpellier, par une population masculine, bien insérée, appartenant à des catégories socioprofessionnelles plutôt élevées.&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.ofdt.fr/BDD/publications/docs/eisxacp5.pdf Usages de GHB et GBL - Données issues du dispositif TREND - OFDT]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
La GBL est très peu expérimenté en population générale : la prévalence d’expérimentation du GHB mesurée à 17 ans s’élevait à 0,27 % en 2005 et à 0,44 % en 2008.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Histoire brève==&lt;br /&gt;
L'histoire de '''l'ascension du GBL en tant que drogue est liée à l'histoire d'un autre composé appelé gamma-hydroxybutyrate ou le GHB.''' Le GHB se trouve en très petites quantités dans le corps humain et agit comme un neurotransmetteur dans le cerveau. Dans les années 1960, il a d'abord été synthétisée dans un laboratoire pour une utilisation comme anesthésique. '''Dans les années 1980, le GHB est devenu populaire parmi les body-builder''', qui croyaient qu'il pourrait libérer une hormone stimulant la croissance musculaire. En Novembre 1990, après avoir enquêté sur près de soixante rapports de maladie liées au GHB, la Food and Drug Administration américaine (FDA) a ordonné la fin de la vente de ces produits contenant du GHB. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque des produits contenant du GHB sont devenus indisponibles, les utilisateurs ont cherché un remplaçant. Ils l'ont trouvé dans les suppléments au GBL. '''Une fois que la GBL est ingéré, il se transforme rapidement en GHB'''. La GBL a été vendu dans les centres de fitness et les magasins d'aliments-santé comme un compléments alimentaires. Les compléments alimentaires n'ont pas à subir les  tests rigoureux nécessaires pour les médicaments en vente libre et les médicaments sur ordonnance. . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout au long des années 1990, des publicités pour des suppléments au GBL sont apparu dans les magazines de culturisme sous des noms tels que Blue Nitro, Firewater, GH Revitaliseur, Dynamiser, Jolt, réactive, REMForce, RenewTrient, Revivarant, et Verve. (depuis  retirés du marché.) Les fabricants de suppléments au GBL affirmaient que leurs produits servaient à renforcer les muscles, améliorer les performances physiques et sexuelles, à combattre la dépression, réduire le stress, et à soulager l'insomnie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le même temps, le bruit a couru que la GBL était une &amp;quot;drogue festive&amp;quot;, parce qu'il aidait à libérer des inhibitions. Parallèlement cependant, des risques d'effets secondaires nocifs sont apparus :  des difficultés respiratoires, des vomissements et des convulsions. De plus son utilisation peut conduire à un coma, un état ​​d'inconscience à partir de laquelle une personne ne peut pas être éveillé par le bruit ou autre stimuli.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En France, suite l'augmentation significative de sa consommation à des fins récréatives et à des comas suivi de réanimation liés à la prise de GBL, la vente et la cession au public de GBL et de butanediol (BD) (substance analogue) ont été interdites, par arrêté du 2 septembre 2011. Ces substances ne font cependant pas partie de la liste des stupéfiants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Qu'est ce que c'est ?==&lt;br /&gt;
[[Image:GBL.jpg|thumb|Bouteille de 250ml de GBL achetée sur internet]]&lt;br /&gt;
====Aspect, à quoi ça ressemble ?====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La GBL est un liquide incolore, avec une odeur chimique faible et acide (ph 4.5 à 10% de solution aqueuse)''' et relativement dangereux à l’état pur, donc à ne pas mettre en contact avec la peau et les muqueuses mais aussi de tous vos biens de valeurs en plastiques et/ou peints(ordinateurs, tv, véhicules par exemple).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La GBL est un produit industriel utilisé dans les vernis à ongle et pour décaper la peinture ou la colle. Pour la consommation récréative, le produit est généralement acheté sur internet sur des sites dédiés, en bouteilles en plastique HPDE contenant un liquide prétendument à l’état pur (clearweb). On le dose généralement avec une pipette pasteur de 2ml , ou idéalement en verre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|IPU|https://www.psychoactif.org/forum/t5280-p1-GHB-concentrations-effets.html|Le GHB a un gout de sel horrible, avec souvent un petit gout de diluant lier a son précurseur, la GBL. '''La GBL (qui produit lui même les mêmes effets que le GHB) est encore plus horrible en gout'''. Imaginez qu'on verse 2g dans le verre de quelqu'un sans qu'il s'en rende compte me semble impossible (1g a fais pas grand chose, mais bon mettons qu'on soit déjà bien bourré même 1g ça se sent)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|jeanpaul|https://www.psychoactif.org/forum/t21909-p1-1ere-commande-GBL-sur-internet-pense-etre-fait-arnaquer.html|On peut nettoyer facilement un peu de GBL. Il suffi de faire sa dilution avec de l'eau, et de le passer dans une carafe avec du charbon actif (carafe purificatrice d'eau)! Ca vire une grande partie du gout de merde caractéristique de certains GBL. Théoriquement, ça doit virer les contaminants néfastes étant donné que le charbon actif attire les composés lipophiles mais moins les hydrophiles (la GBL et le GHB sont plutôt hydrophiles).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est quand même mieux de le faire avec du GHB, car suivant le plastique de la carafe, il pourrai s'en retrouver dans votre verre. Utiliser du plastique PP (polypropylène) ou du HDPE (High Density Polyéthylène), ou du verre, pour vos verres de GBL.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Le prix====&lt;br /&gt;
Le prix moyen d'une dose de 1 gramme de GBL achetée en gros en ligne oscille entre 0,09 et 2 euros&amp;lt;ref&amp;gt;Rapport annuel 2008 - Observatoire Européen des Drogues et des Toxicomanies (OEDT)&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br clear='both' /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2017 il est possible de trouver du GBL à des prix se situant entre 80 et 150€ le litre (soit entre 500 et 800 doses environ). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Aspect Juridique====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La production et la vente de ce solvant est limité en terme de pureté au sein du territoire français (70%max).&lt;br /&gt;
Cependant l'importation de GBL pure est, pour les usagers français, autorisé au sein de l'union Européenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Qualité des GBL trouvées sur internet==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Protocole expérimental===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La pureté d'un échantillon de GBL peut facilement être déterminée à l'aide de tests simples et rapides. Le sulfate de cuivre anhydre permet de détecter la présence d'eau en devenant bleu (Disponible sur Amazon). De plus, la masse volumique de la GBL est d'environ 1,13 g/ml. Voici plus précisément les valeurs de la masse volumique qu'on peut trouver dans la littérature scientifique :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable sortable centre&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ &amp;lt;caption&amp;gt;&amp;lt;strong&amp;gt;Masse volumique de la GBL en fonction de la température&amp;lt;/strong&amp;gt;&amp;lt;/caption&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;col&amp;quot; | Température (°C)&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;col&amp;quot; | Masse volumique (g/ml)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| scope=&amp;quot;row&amp;quot; | 0&lt;br /&gt;
| 1.1441 &amp;lt;ref name=&amp;quot;ONeil&amp;quot;&amp;gt;O'Neil, M.J. (ed.). The Merck Index - An Encyclopedia of Chemicals, Drugs, and Biologicals. Whitehouse Station, NJ: Merck and Co., Inc., 2006., p. 259&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| scope=&amp;quot;row&amp;quot; | 15&lt;br /&gt;
| 1.1286 &amp;lt;ref name=&amp;quot;ONeil&amp;quot;/&amp;gt; &amp;lt;ref name=&amp;quot;NTP&amp;quot;&amp;gt;National Toxicology Program, Institute of Environmental Health Sciences, National Institutes of Health (NTP). 1992. National Toxicology Program Chemical Repository Database. Research Triangle Park, North Carolina.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| scope=&amp;quot;row&amp;quot; | 20&lt;br /&gt;
| 1.1296 &amp;lt;ref name=&amp;quot;Lide&amp;quot;&amp;gt;Lide, D.R. CRC Handbook of Chemistry and Physics 86TH Edition 2005-2006. CRC Press, Taylor &amp;amp; Francis, Boca Raton, FL 2005, p. 3-84&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces données sont représentées dans le graphique suivant :&lt;br /&gt;
[[Fichier:Densite_gbl.png|thumb|center|400px|Graphique de la masse volumique de la GBL en fonction de la température.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir de ces données, un modèle prédictif polynomial de la densité en fonction de la température d = f(T) peut être calculé :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;math&amp;gt;d(T) = 0.00006167 T^2 - 0.0019583 T + 1.1441&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Partant de là, des bouteilles de GBL ont été commandées sur le site dont le hash SHA1 du nom de domaine est &amp;lt;code&amp;gt;b89a21912ccc078da06e639fbc2c37b9f215da76&amp;lt;/code&amp;gt; (Juste le nom de domaine, sans le &amp;quot;https://&amp;quot;). Ce site propose deux qualités de GBL. Les bouteilles bleues (les moins chères) et les bouteilles rouges, plus chères, prétendument &amp;quot;pharma grade&amp;quot;. La masse volumique de ces échantillons a été mesurée avec des instruments de laboratoire en mesurant la masse de 1 ml. Voici les résultats (- = négatif, + = faiblement positif, ++ = modérément positif, +++ = clairement positif) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable sortable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ **Analyse des échantillons de GBL**&lt;br /&gt;
! Date de commande&lt;br /&gt;
! Couleur&lt;br /&gt;
! Quantité (ml)&lt;br /&gt;
! Température (°C)&lt;br /&gt;
! Incertitude température (°C)&lt;br /&gt;
! Densité attendue (g/ml)&lt;br /&gt;
! Densité mesurée (g/ml)&lt;br /&gt;
! Incertitude balance (g)&lt;br /&gt;
! Incertitude pipette (ml)&lt;br /&gt;
! Écart / Attendu (%)&lt;br /&gt;
! CuSO₄ t+0&lt;br /&gt;
! CuSO₄ t+30min&lt;br /&gt;
! CuSO₄ t+60min&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Février 2024 || Rouge || 500 || || || || 1.121 || ± 0.005 || ± 0.007 || || || || &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Juin 2024 || Rouge || 1000 || || || || 1.130 || ± 0.005 || ± 0.007 || || || || &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Juillet 2024 || Rouge || 1000 || 26.0 || ± 0.1 || 1.135 || 1.115 || ± 0.005 || ± 0.007 || 1.751 || - || - || + &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Juillet 2024 || Bleu || 250 || 26.0 || ± 0.1 || 1.135 || 1.110 || ± 0.005 || ± 0.007 || 2.191 || - || - || + &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Janvier 2025 || Bleu || 10000 || 21.1 || ± 0.1 || 1.130 || 1.133 || ± 0.005 || ± 0.007 || -0.201 || - || - || + &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Discussion===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreux magasins proposent deux types de GBL (le premier est prétendument &amp;quot;BASF&amp;quot; qui est un groupe chimique Allemand et une alternative dite 'standard'). Comme semblent le montrer ces résultats, c'est parfois un argument marketing pour vendre son produit plus cher, en promettant une plus grande pureté, qui n'est pas systématiquement au rendez-vous. Au moins pour ce site là en tout cas.  Les vendeurs de GBL affirment que les deux types de produits sont purs or certains usagers ont observés plus d'euphorie avec certains types de GBL (qui ne sont pas systématiquement les plus chers). De plus, les consommateurs n'ont aucune garantie que les analyses de puretés ou les prétendus certificats sont vrais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En général un usager peut constater plus facilement la qualité de sa GBL en en pesant 1 ml avec une seringue de 1cc. La balance devrait être calibrée au préalable pour éviter les erreurs de mesure. La balance est censée afficher 1,13 g. Si la balance affiche moins, le plus probable est qu'elle est coupée avec de l'eau. Pour rappel, la masse volumique de l'eau est de 1 g/ml donc couper la GBL avec de l'eau fait baisser sa masse volumique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si elle affiche plus, ça peut s'expliquer par le fait qu'elle aie dissous du plastique, ou qu'elle est coupée '''avec autre chose que de l'eau. Dans tous les cas, il n'est alors pas garanti qu'elle soit consommable.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet, la GBL étant un solvant commun dans l'industrie, le besoin de le produire sous sa forme la plus pure n'est pas toujours garantie pour des entreprises souhaitant avoir un décapant bon marché. Les grands contenants (&amp;gt;1L) sont parfois produits par d'autres types d'entreprises et la qualité peut être nettement inférieur. Un usager a tout intérêt d'acheter de petites quantités pour éviter ce type de scam.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La GBL est disponible sous différents types de puretés (grades), qui dépendent de la production et de la purification. Exemple : &lt;br /&gt;
* Les spécifications pour la GBL &amp;quot;US GRADE&amp;quot; étaient de : pureté 99.0% minimum avec un maximum de 0.1% de GHB, 0.3% d'eau et des traces de 1,4-butanediol et 1-butanol.&lt;br /&gt;
* Un échantillon &amp;quot;electronic grade&amp;quot; de GBL à 99.9% pure contenaient des traces de chlore, sulfate, nitrate, fer, cuivre, zinc, plomb, sel, potassium.&lt;br /&gt;
* La GBL BASF a une pureté standard à 99.7% avec un maximum d'eau 0.05%, 0.10% de 1,4-butanediol et 0.03% d'acide butanoïque. &amp;lt;ref&amp;gt;http://www.inchem.org/documents/kemi/kemi/ah2004_07.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Dosage==&lt;br /&gt;
L'équivalent entre di GBL liquide et du NaGHB solide est de x1,6 c'est à dire qu'une dose de 1ml de gbl équivaut à 1,6g de NaGHB environ. &lt;br /&gt;
En général un usager consomme entre 0,6ml et 1,7ml sans tolérance, la réaction enzymatique n'est pas garantie dès la première ingestion est il est possible de ne ressentir des effets qu'à la deuxième prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|groovie|https://www.psychoactif.org/forum/t7492-p1-GBL-grosse-discussion.html|Pour te situer les doses que mes amis et moi on prenaient varient de 0,8 pour une personne de 30-40kg à 1,7 pour les gourmands (qui piquaient souvent du nez) , le 1,3-1,5 est probablement un safe spot. Je parle de gbl pur et de doses fortes pour personnes non tolérantes. Même si ton vendeur certifie qu'il est à 99% ,cela n'est pas forcément le cas. Mais 0,6ml c'est une dose de débutant et c'est bien que tu passes par là.}}&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il faut le '''diluer correctement, cinquante à cent fois sa dose''' voire plus dans un liquide (eau, jus de fruit). Il reste un fort goût que certains ne supportent pas.&lt;br /&gt;
La consommation de GBL est délicate à manier. Il faut trouver sa dose personnelle. Le mieux est d'aller à la pharmacie acheter des pipettes ou seringues de 2ml. Commencer par mettre 0.5ml dans la pipette et le mélanger dans 25cl d’eau avec à du sirop. Puis augmenter la dose chaque jour, doucement, 0.8ml, 1ml, 1.2ml ....'''jusqu’à trouver sa dose effective''' (ce que les anglais appellent le &amp;quot;soft spot&amp;quot;) et ne plus en bouger.&lt;br /&gt;
La dose effective peut être 1ml, 1.6ml, ou 2,4ml. Si vous prenez quelques dixièmes de millilitre de moins, vous ne sentirez rien, et si vous prenez quelques uns de trop, vous risquez d'être dans un sommeil éveillé, à ne plus pouvoir bouger.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|loulou reed|https://www.psychoactif.org|Je dose 0.5ml dans la pipette et le mets dans 25cl d’eau mélangée à du sirop. Rien. Aucun effet. Et puis j’augmente la dose chaque jour, doucement, 0.8ml, 1ml, 1.2ml – rien. '''Arrivé à 1.8ml, ça y est je ressens quelque chose, un effet similaire à l’alcool mais en plus propre (sans gueule de bois le lendemain), une vague d’euphorie, une empathie prononcée comme dans l’ecstasy'''. J’ai trouvé ce que les anglais appellent leur « soft spot », ma dose effective....'''Quand j'ai dépassé la dose de 1.8ml, je me suis retrouvé à m’endormir à moitié devant mon ordinateur, dans un état proche du « rêve lucide »''', parfois plaisant et parfois non, pris par la « paralysie du sommeil »: à la fois conscient et dans l’incapacité totale de bouger le moindre membre de mon corps....Et puis vient le jour où mon bidon est vide et je passe trois jours épouvantables d’insomnie fiévreuse et de vomissements réguliers....}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Viegroo Senior du turfu |https://www.psychoactif.org/forum/t18882-p1-Perte-controle-niveau-sexuel-avec-Ghb.html|Dans mon groupe on était une trentaine à prendre du ghb, pendant 3-5ans environ; il faut généralement une demi douzaine de prise pour déterminer les dosages idéaux alors ne compte pas sur un succès du premier coup.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Yog|https://www.psychoactif.org/forum/t29304-p1-Comment-redrop-GHB.html#divx|Déjà, je consomme du GBL (précurseur du GHB). Le rapport pour convertir les mg de GBL en mg de GHB, c'est 1,6, c'est à dire que 1ml de GBL égale 1,66 g de GHB (Groo, corrige moi si je me trompe).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Personnellement, '''mon soft point est de 1,2 ml de GBL et j'ai constaté que je pouvais redrop 1,2 ml au bout de deux heures pour obtenir des effets identiques.''' Donc ça veut dire que mon corps élimine 1,2ml en 2 heures, ce qui nous fait 0,1 ml d'éliminé toutes les 10 minutes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc quand je prend du GBL, je retiens soigneusement l'heure, et si je dois redropper, je redroppe en adaptant le dosage en fonction du temps écoulé. S'il s'est écoulé 30 minutes, je redrop 0,3 ml. S'il s'est écoulé 1 heure, je redrop 0,6ml.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Encore une fois, c'est une règle que j'ai découverte par l'expérience et qui marche très bien sur moi. Je ne me porte pas garant que ça fonctionne chez les autres.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Mode de consommation==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Attention, la GBL ne se dilue pas toujours très bien dans l'eau.  Il s'accumule en bas du verre dans certains cas. Il vaut mieux bien le mélanger avant de le consommer, sous peine d'avoir la dernière gorgée qui contient toute la substance. Ne jamais partager un verre pour deux personnes et diluer au maximum votre GBL. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|GüBeL|https://www.psychoactif.org/forum/t10191-p1-Gbl-entre-paradis-enfer.html|la GBL ne se dilue que mal, effectivement, il faut le boire à une dilution de en tout caa 1/100 mais surtout mélanger le verre juste avant. En effet ma copine en a fait les frais en buvant la fin de verre-&amp;gt; coma dans les toilette... Que de la gloire}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Attention la GBL est corrosif===&lt;br /&gt;
Que ce soit pour le doser avec des pipettes ou le boire dans des verres, il faut soit utiliser du verre soit du plastique HPDE de symbole &amp;quot;Triangle avec un deux a l'intérieur&amp;quot;.&lt;br /&gt;
[https://www.psychoactif.org/psychowiki/images/thumb/a/a9/HPDE2.jpeg/85px-HPDE2.jpeg]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est du polyéthylène à haute densité , le N°2 est très résistant à la corrosion. Pour de très longues conservations, privilégier des contenants en verre non teintés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|ff4life|https://www.psychoactif.org/forum/t27639-p1-GBL-substitut-alcool.html|Aussitôt dit, aussitôt fait. Petit flacon de 100 ml commandé chez les Lituaniens qui le vendent sous forme de détergent pour les jantes de caisse (Not for human consumption, of course). Commande reçue la semaine suivante en parfait état. Test allergique effectué (quel goût dégueulasse). Matériel connexes acquis : seringue en plastique pour mesurer les doses et petit récipient compte-goutte en verre pour stocker le liquide (la GBL dégrade le plastique).}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les effets recherchés==&lt;br /&gt;
La GBL est une drogue liquide de synthèse agissant sur le système  GABA-èregique (Neurotransmetteur GABA-b et c'est le seul connu, toutes les autres benzodiazépines agissent sur les GABA-A) après sa transformation en GHB par le foie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand la gbl est ingérée, L’effet met entre '''5 à 30 minutes à arriver, et dure environ une heure à deux heures''' &lt;br /&gt;
Quand il est utilisé de manière récréative, la GBL améliore la confiance en soi et la sociabilité, et réduit les inhibitions sexuelles. Il déclenche une vague d’euphorie, une empathie prononcée comme dans l’ecstasy. A plus haute dose, il induit le sommeil. Sa '''puissance fait qu'il est très facile de faire une overdose.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|GüBeL|https://www.psychoactif.org/forum/t10191-p1-Gbl-entre-paradis-enfer.html|Les effets sont similaires à l'alcool: en partie mais la gamme d'effet est beaucoup plus large. Les effets dans sa dose de fonctionnement sont: euphorisants (1-2ml SANS ALCOOL), anxiolitiques, désinhibants, aphrodisiaque, augmente toute les perceptions sensorielles et émotives positive, hypnotique (c'est la seule substance produisant un sommeil &amp;quot;médicalement&amp;quot; normal (au niveau des paramètres électro physiologiques)),  anesthésiant, anabolisant (favorise la sécrétion endogène d'hormone de croissance)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|kaparka|https://www.psychoactif.org/forum/t21110-p1-Mon-experience-j-ai-decrocher-injection-cocaine-apres.html|pour moi le ghb était vraiment la drogue adapté en toute circonstance, elle autant festive que adapté pour être posé ou faire du sport. Si je devais décrire les effets, je la comparerais plutôt à une ivresse alcoolique mais sans la fatigue que déclencher l'alcool. Selon le dosage tu as un effet stimulant ou hypnotique, d'où sa mauvaise reputation. Si tu prends une dose l'effet dure deux heures puis il s'arrete net sans descente. Le problème de dépendance avec le ghb c'est pour moi le même que celui de la clope, quand tu en as tu consomme. Après en prendre une fois en passant n'a rien de grave mais si tu as un litre de GBL à dispo tu résisteras toutes les deux heures. J'avais toujours ma bouteille d'eau avec des dose dedans. }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|ff4life|https://www.psychoactif.org/forum/t27639-p1-GBL-substitut-alcool.html|Effectivement, l'effet est très proche de l'alcool et euphorique. Je suis resté quand même prudent dans mes doses pour pas dépasser le seuil au-delà duquel ça peut se compliquer. Pas de tête qui tourne, pas d'incoordination motrice, mais juste un bon buzz accompagné d'une légère déshinibition et d'une meilleure appréciation musicale. Plus de tchatche également. J'aurais encore pu augmenter les doses, mais la soirée se terminait alors je suis rentré chez moi tranquillement. Je m'endormirai quelques heures après en passant une excellente nuit. L'effet se dissipe au fur et à mesure pour revenir à la baseline sans descente comme avec l'alcool. Le lendemain, réveil complètement normal. }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Effets comparés du GBL et du GHB===&lt;br /&gt;
La GBL se transformant en GHB dans le corps, on pourrait croire que la GBL a les mêmes effets que le GHB ou alors que cette molécule est moins rapide ou procure moins d'effets car le GHB est une substance endogène. Or ce n'est pas le cas, car la différence d'assimilation, les concentrations soudainement élevées dans le plasma et enfin sa rapidité d'élimination donne l'impression que le GHB est plus subtil voir doux et sédatif. Les usagers essayant la gbl en premier puis le GHB décrivent cette dernière substance comme une sorte de GBL à &amp;quot;libération prolongée&amp;quot;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gbl est rapidement converti en GHB par des enzymes &amp;quot;lactonases&amp;quot; qui se trouvent dans le sang. La gbl est plus lipophile (fond mieux dans les graisses) que le ghb et donc est plus rapidement absorbé / a une meilleure biodisponibilité.  Le paradoxe est que la gbl est plus rapide a générer des effets que le ghb , alors que c'est une pro-drug.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|groovie|https://www.psychoactif.org/forum/t16514-p1-synthese-GHB.html#divx|A mon avis la gbl est saponifié invivo , l'effet est beaucoup plus fort &amp;quot;mentalement&amp;quot; le &amp;quot; 'High' est plus euphorique&amp;quot; que le GHB et donc plus dangereux niveau addiction/sevrage. On s'endort plus souvent car plus dur à doser / redoser même si le ghb est plus sédatif, moins énergique à dose moyenne-faible.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|groovie|https://www.psychoactif.org/forum/t7492-p1-GBL-grosse-discussion.html|Transformer son gbl en ghb permet d'éviter touts les symptômes de descentes (ou d'en réduire à +80% voir plus)&lt;br /&gt;
c'est pour ça que la synthèse est primordiale avec ce produit :&lt;br /&gt;
- effets moins rush , plus smooth&lt;br /&gt;
- moins d'effets secondaires désagréables&lt;br /&gt;
- moins de cravings (manque, sevrages difficiles)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les risques liés à la consommation de GHB/GBL==&lt;br /&gt;
===Dangerosité et dommages du produit selon différents classements===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Rational_scale_to_assess_the_harm_of_drugs_(mean_physical_harm_and_mean_dependence)_fr.png‎|left|thumb|276px|Echelle de classment des dommages créés par différentes drogues.2007 &amp;lt;ref&amp;gt;Source:Article de Nutt, David, Leslie A King, William Saulsbury, Colin Blakemore du 24 mrs 2007 &amp;quot;Development of a rational scale to assess the harm of drugs of potential misuse&amp;quot; The Lancet 2007; 369:1047-1053. (PMID 17382831; doi:10.1016/S0140-6736(07)60464-4)&amp;lt;/ref&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br clear=both/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Effets secondaires à court terme , risques à moyen et long terme.===&lt;br /&gt;
L'usage du GBL peut produire des vertiges, une hypersalivation, une hypotonie, une amnésie, des vomissements, une somnolence, des hallucinations, des vertiges, des tremblements, des myoclonies, des convulsions, perte de connaissance, coma, bradycardie, hypotension, depréssion respiratoire&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|groovie|https://www.psychoactif.org/forum/t25045-p1-GHB-GBL-alcool-fenetre-interaction.html|En cas d’utilisation chaotique et trop importante , la gbl entraine plusieurs problématiques :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1- L'acidose éventuelle, si vous êtes un grand consommateur il vaut mieux faire une prise de sang pour savoir où vous en êtes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2- Epuisement du potassium : limiter les prises, éviter d'en prendre plusieurs fois en moins de 6h est un grand minimum. Il faut laisser le corps se rééquilibrer. Du chloride de potassium peut aider. ou de la nourriture en contenant comme des bananes, haricots blancs, épinards, abricots secs etc)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3- Accumulation de la dopamine:  pour éviter les soucis liés à la dopamine, deux jours de break par semaine est un minimum et une semaine par mois aussi. Avec 0 conso.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors des périodes de sevrages, l'éventuel déséquilibre entre le glutamate/gaba peut provoquer une neurotoxicité. L'arrêt soudain de gbl/ghb est potentiellement mortel. Le manque apparaît de une à 6 heures après l'arrêt d'une consommation massive, il se manifeste par de l'anxiété, des tremblements, insomnies, psychoses et conduit à des traitements sédatifs.&lt;br /&gt;
L'utilisation quotidienne de doses massives pourrait mener éventuellement à un syndrome Wernicke-Korsakoff (Friedman et al. 1996), il est donc capital d'espacer les doses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Overdose / G-hole===&lt;br /&gt;
Les GBL est difficile à manié. Il peut provoquer des overdoses (appelées g-hole), si on va au dessus de sa dose effective, d'autant plus si il est associé à l'alcool, benzodiazépine ou opiacés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Trystant|https://www.psychoactif.org/forum/t7061-p1-GBL-Coma.html|Deux minutes après la prise de GBL, le mec devient un peu fébrile, s'allonge, bouge beaucoup, fait des sons avec sa bouche, incompréhensibles. Je suis là à le regarder, genre, what the f***.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et là, crac, il s'endort, d'un coup. Je me dis que ça sent le roussi. Je tire vite une ligne et je le mets en position latérale de sécurité, au cas où il vomirait. Je tourne un peu en rond, histoire de mettre en place mes idées. Je vais vite sur le net avec mon iPhone et je tape GBL overdose sur Google. Et là je me rends compte que c'est la cata. En plus sa respiration devient irrégulière, avec des arrêts plus ou moins prolongés. Je bouge sa tête, y'a du vomi qui bloque. Je fais tout pour dégager les voies respiratoires, je stresse un peu. La respiration reprend. Je le stabilise, couché sur le coté, il a tendance à bouger dans son &amp;quot;sommeil&amp;quot;. J'appelle les urgences mais je parle pas flamand. J'essaie de me faire comprendre de l'opérateur qui ne parle que néerlandais (!), en anglais, et en français. J'ai l'impression que ça dure une plombe, et avec une main j'essaie toujours de faire en sorte que l'autre respire. Je compte les secondes d'arrêt respiratoire, je me dis qu'en dessous de 30 secondes c'est pas trop grave. Et je pense a son vomi si je dois lui faire du bouche à bouche... Je stresse un peu plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour finir, les urgences sonnent en bas de l'immeuble. J'appuie sur l'interphone pour ouvrir, je tire la dernière ligne de mon paquet, j'ouvre la porte. Ils sont 5, ils le prennent en main tout de suite. Je raconte tout ce qu'il a pris. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et voilà que derrière les ambulanciers, y'a deux flics qui rentrent. Je me sens fondre sur place. Je pense à mon boulot, à mes parents, à mes potes. Je fais bonne figure, je coopère, ils sont très sympas. Ils voient les seringues, le sachet vide, la paille. Mon pote est mal en point, il est placé sous assistance respiratoire sur place.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand ils s'en vont à l'hosto avec lui, les flics m'embarquent pour prendre ma déposition. Ils finiront par me mettre en garde à vue pendant 12 heures, jusqu'à ce qu'ils soient certains que mon pote s'en sort vivant (j'apprendrai qu'il est resté dans le coma plus de 8 heures, et qu'il serait mort si j'avais pas réagi). }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Alainbeta9|https://www.psychoactif.org/forum/t33881-p1-Avez-vous-experimente-GBL-ou-GHB.html|J’ai pris 3 fois du GBL en un mois, fin 2017.&lt;br /&gt;
La deuxième fois j’ai fait un petit g-hole.&lt;br /&gt;
La troisième un très très gros, j’ai fini aux urgences. &lt;br /&gt;
J’avais pas pris autre chose ni d’alcool ce soir là. Juste des prises certainement trop importantes et pas assez espacées. &lt;br /&gt;
Et vu que c’est degueulasse en plus, je n’en ai pas repris depuis.&lt;br /&gt;
Trop aléatoire et risqué pour moi vu que je suis du genre compulsif.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Dépendance===&lt;br /&gt;
La GBL '''peut créer un forte dépendance''' en quelques mois, voire en quelques semaines, et le manque de GBL peut mettre la vie en danger&amp;lt;ref name=&amp;quot;GBL addiction&amp;quot;&amp;gt;Addiction Journal : [http://www.addictionjournal.org/viewpressrelease.asp?pr=145 Research shows GBL addiction can be life threatening]&amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Gébéèl|https://www.psychoactif.org/forum/t5679-p1-Sevrage-GBL.html|Cela fait déjà pas mal de temps qu'il m'arrive de temps en temps de prendre du gbl à certaines occasions... Bien que je connaisse particulièrement bien ce produit (effets, dosage, risque de dépendance, etc...), suite à une épreuve difficile dans ma vie dernièrement je me suis lâché sur ma consommation... Cela fait une semaine que je me suis rendu compte que '''j'ai développé une dépendance''' : Une prise toutes les deux heures le jour, et la nuit des prises un peu plus grosses afin de pouvoir dormir par deux tranches de 4h et une de deux heures. Ces derniers jours, j'ai essayé de stopper net ma consommation qui fut un échec : tremblement, irritable, ayant perdu ma joie de vivre naturelle, impossible de dormir, angoisses, etc...Du coup, '''j'essaie progressivement de réduire les doses'''...Sinon, en cas d’échec, je ne sais pas quoi faire... }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|GüBeL|https://www.psychoactif.org/forum/t10191-p1-Gbl-entre-paradis-enfer.html|Après une année de consommation &amp;quot;récréative&amp;quot; (la GBL a remplacé ma consommation d'alcool), uniquement le weekend ou en soirée, suite à une période de stress, je me suis mis à consommer H24, c'est à dire une dose tout les 2-3 heures et ce 24h sur 24h et 7j sur 7j ET CECI PENDAN 2ANS. Très vite une forte dépendance physique m'a fait renoncé à tout sevrage, d'autant plus que la vie avec devenait incroyablement magnifique. Affectivement, professionnellement, socialement la première année fut une réussite complète, j'avais ma potion magique! Puis les dernier 6 mois devinrent progressivement un cauchemar, plus de sommeil, l'impression de devenir fou, les doses qui augmentent (a noter que contrarairement à d'autre drogue alcool, cannabis, MDMA, et autre l’accoutumance (augmentation des dose) est très faible. La consommation simultanée de benzodiazépine, et ensuite: un sevrage,qui m'a amené à un coma de 1 mois avec 2 % de chance de survie. Ensuite réapprendre à vivre, sans les lunette rose du GBL, apprendre à déguster les instants sans saveur de la vie abstinente, et pour finir plonger dans l'alcoolisme le plus violent avant de commencer à ré-émerger, de me mettre à consommer de l'héro etc.. le seul médicament efficace pour autant de ne pas l'avoir consommé avec la GBL est Diazépam à dose de cheval (min 80 mg) Pour exemple dans mon coma sous assistance respiratoire , j'ai reçu 15mg de midozalam /h, oui oui et finalement 50mg/h de diazépam qui a enfin réussi à me faire arrêter de convulser. J'étais sous intubé, sous assistance respiratoire.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Sevrage du GBL===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors du '''sevrage de GBL''', beaucoup d'usagers reportent de l'anxiété, des crise de panique et de l'insomnie, de la Tachycardie, des hallucinations auditives et visuelles. Dans la plupart des cas, cela prend généralement entre semaines pour ne plus ressentir les signes de manque.&amp;lt;ref name=&amp;quot;GBL addiction&amp;quot;&amp;gt;Addiction Journal : [http://www.addictionjournal.org/viewpressrelease.asp?pr=145 Research shows GBL addiction can be life threatening]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sevrage du GBL peut se faire en ambulatoire dans la plupart des cas. Une étude anglaise&amp;lt;ref&amp;gt;[http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/j.1360-0443.2010.03145.x/abstract Gamma-butyrolactone (GBL) dependence and withdrawal]&amp;lt;/ref&amp;gt; rapporte que les patients en sevrage ont été traité avec des hautes doses de diazepam et de baclofène durant les 4 première heures, puis des doses de diazepam comprise entre 40mg et 110 mg durant les 24 heures suivantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|GüBeL|https://www.psychoactif.org/forum/t10191-p1-Gbl-entre-paradis-enfer.html|J'ai été faire un sevrage spécialisé dans une clinique suisse réputée pour cela. Ils ont complètement sous évalué ma consommation, et pourtant je n'ai rien minimisé, j'avais conscience de la gravité de mon état. Ils ne se sont absolument pas renseigné sur le produit et m'ont proposé quelques anxiolit tm pour  compensé (je prenait déjà des benzo à haute dose en simultané de mes environs 70ml de GBL par jour. Bref il ne m'ont pas surveillé et retrouvé dans ma chambre, 6h plus tard en train de convulsé (la notion avec l'épilepsie fait, malgré tout ce que l'on dit, débat). Du coup j'ai été transféré au urgence et ils ont commencé à m'administré du midozalam (un des moins anti-convulsivement). après deux semaine d'intubation du propofol et tout les complication possible (hépatite médicamenteuse, étrangement la gbl épargne le foie), disfonction rénale, pneumonie sur le poumon g, multiple infection, une ambolie pulmonaire massive sur le poumon droit qui m'a donné 2% de chance de survie. Ils ont voulu me transféré en hélicoptère, mais ils n'y avait pas assez de place pour les pousse seringue, tellement il me fallait de substance pour me maintenir en vie. Bref dans ce grand centre ils m'ont lysé (liquéfié le sang) mon pronostique vitale c'est amélioré et surtout il m’ont passé au Diazépam. J'ai du réapprendre à marché, parler et autres. Bref je n'ai aucune séquelle, ma puissance supérieur était avec moi.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Richard Horpe|https://www.psychoactif.org/forum/t16514-p1-synthese-GHB.html| Lors du sevrage, il y a surtout l'excitotoxicité, un dysfonctionnement des récepteurs NMDA, au niveau du glutamate (aggravé par l'excès de sodium si on le prend sous la forme GHB). C'est assez horrible lorsqu'on tombe dans l'escarcelle, personnellement je pouvais boire une bouteille de vodka ou prendre dix Lexomil en assez peu de temps pour que ça se calme, lorsqu'il m'arrivait de mal calculer mes commandes et d'être en rade un ou deux jours. }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|LeBonty|https://www.psychoactif.org/forum/t22145-p1-Grosse-Experience-Gbl.html|Ayant consommer le G il y a 2 ans a des doses minime, j'ai vite aimé ça.&lt;br /&gt;
ensuite est venu une période de consommation de 1mois dite h 24 de +-20ml avec comme effet secondaire des hallucination audio visuel sensitive assez flippante, j'ai fait un premier sevrage a l'aide bière et benzo(diazepam).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
très vite après 6mois j'ai recommencé a une autre épisode de 1mois avec une conso similaire sans effet secondaire. un peu comme ci mon corps s'était habitué a la molécule.. même genre de sevrage, sauf que la c'était en été et donc la sudation était plus prononcé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ensuite après 6mois +- est venu une autre période, suite à des problèmes socio - familiaux, une consommation excessive, + de 40ml par jours h24 pendant 2mois avec des combinaisons de stimulants genre la meth coco etc ( que je déconseille vivement c'est l'enfer littéralement surtout la meth, je posterai un autre post sur ce dernier), j'ai vite poussé les limites et a eu des effets super hard genre insomnie, des éclairs visuel, des nausées, plus envie de manger, paranoïa, délire, mouvement involontaire et incontrôlé, anxiété, etc. la meth y est pour grand chose aussi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
j'en suis arrivé a un stade ou je redosais toute les 45m des doses de 1.8ml..hmmj'ai du ingéré + de 3l. déjà de g.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
j'ai vite combiné les benzos pour me calmer et c'est le diazepam qui ma été utile.&lt;br /&gt;
j'ai essayè le sevrage avec du baclofèn qui est utile mais le sevrage de celui ci est une autre étape flippante aussi. ne jamais prendre des doses élevé qui sont très dangereuse. ne regardè pas les post de certains qui prennent des doses hallucinantes. parlé en avec votre psychiatre qui se doit de vous aider. }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Interaction avec le GBL==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====GBL et dépresseurs du système nerveux central====&lt;br /&gt;
L'effet du GBL est potentialisé de façon sevère en cas d'association à l'alcool ou d'autres dépresseurs du système nerveux central (benzo, opiacés...)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|LeBonty|https://www.psychoactif.org/forum/t22145-p1-Grosse-Experience-Gbl.html|a éviter la prise d'alcool littéralement pendant au moins 2h après la dernière prise et ce pour la bière, pour les alcool forte je dirais + de 3.heures , pour la dernière prise d'alcool attendre au moins 6heures pour prendre du g.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====GBL et antirétroviraux inhibiteurs des protéases====&lt;br /&gt;
Les antirétroviraux inhibiteurs des protéases inhibent le metabolisme du GBL provoquant une augmentation significative de sa concentration sanguine et ainsi une augmentation du risque de surdosage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Comment réduire les risques==&lt;br /&gt;
*Acheter sur le net sur un site réputé, diluer correctement, trouver sa dose précise et ne plus en bouger. Si quelqu'un vous en vend un flacon en boîte ou en soirée, impossible de savoir à quelle dose il l’a dilué, la quantité que vous allez ingérer.&lt;br /&gt;
*'''Il faut espacer les doses'''. N'acheter que des bidons de petite contenances (125ml est le minimum en général), pour ne pas être tenté d'en reprendre. La GBL créé un forte dépendance  !&lt;br /&gt;
*'''Eviter impérativement tout mélange avec l’alcool, les benzodiazépines, les opiacés''' et tout sédatif, qui potentialise les effets et renforce la probabilité d'une overdose.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|LeBonty|https://www.psychoactif.org/forum/t22145-p1-Grosse-Experience-Gbl.html|les consommateur privilégié la consommation avec de l'eau et bien mélanger, faut savoir que le G est un bruleur de lipide et de certains vitamines, il est dés lors vitale de se réapprovisionner en complément sans pour autant en excéder, je parle du zinc, vitamine B, protéine, lipide (oméga 3,6,9). j'ai du en manqué des choses j’essayerai de mettre à jours ce post.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Liens==&lt;br /&gt;
* [https://www.psychoactif.org/forum/f41-p1-GBL-GHB-1-4-BD.html Le forum GBL sur Psychoactif]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{#related:1,4-BD (1,4-Butanediol), effets, risques, témoignages}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Drogues]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heiko</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages&amp;diff=11643</id>
		<title>GBL, effets, risques, témoignages</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages&amp;diff=11643"/>
		<updated>2025-01-31T22:00:33Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Heiko : /* Protocole expérimental */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;La '''GBL ou Gamma-butyrolactone, est un précurseur mais aussi une pro-drug du GHB'''. Sa formule chimique est C4H6O2. La GBL est rapidement hydrolysé en GHB in vivo par une enzyme, la 1,4-lactonase (gamma-lactonase) qui est présente dans le sang et le foie. Les effets des deux substances sont légèrement différents, la GBL pénètre plus rapidement dans le plasma ce qui provoque une puissance plus forte, des effets secondaires mais aussi récréatifs plus marqués ainsi que des symptômes de manque plus marqués.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB et ses dérivés sont des analogues du GABA (acide gamma-aminobutyrique, le principal neurotransmetteur inhibiteur du système nerveux central) comme l’alcool et les benzodiazépines. Le GHB est utilisé en médecine comme anesthésique et pour que les patients atteints de narcolepsie (cataplexie) ou d'autres troubles du sommeil, ces derniers consomment deux doses par nuit pour avoir 4H de sommeil à chaque prise. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’usage du GHB est resté un '''phénomène spécifique lié au milieu du clubbing homosexuel''', notamment à Paris et Marseille, mais aussi à Toulouse, Bordeaux, Montpellier, par une population masculine, bien insérée, appartenant à des catégories socioprofessionnelles plutôt élevées.&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.ofdt.fr/BDD/publications/docs/eisxacp5.pdf Usages de GHB et GBL - Données issues du dispositif TREND - OFDT]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
La GBL est très peu expérimenté en population générale : la prévalence d’expérimentation du GHB mesurée à 17 ans s’élevait à 0,27 % en 2005 et à 0,44 % en 2008.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Histoire brève==&lt;br /&gt;
L'histoire de '''l'ascension du GBL en tant que drogue est liée à l'histoire d'un autre composé appelé gamma-hydroxybutyrate ou le GHB.''' Le GHB se trouve en très petites quantités dans le corps humain et agit comme un neurotransmetteur dans le cerveau. Dans les années 1960, il a d'abord été synthétisée dans un laboratoire pour une utilisation comme anesthésique. '''Dans les années 1980, le GHB est devenu populaire parmi les body-builder''', qui croyaient qu'il pourrait libérer une hormone stimulant la croissance musculaire. En Novembre 1990, après avoir enquêté sur près de soixante rapports de maladie liées au GHB, la Food and Drug Administration américaine (FDA) a ordonné la fin de la vente de ces produits contenant du GHB. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque des produits contenant du GHB sont devenus indisponibles, les utilisateurs ont cherché un remplaçant. Ils l'ont trouvé dans les suppléments au GBL. '''Une fois que la GBL est ingéré, il se transforme rapidement en GHB'''. La GBL a été vendu dans les centres de fitness et les magasins d'aliments-santé comme un compléments alimentaires. Les compléments alimentaires n'ont pas à subir les  tests rigoureux nécessaires pour les médicaments en vente libre et les médicaments sur ordonnance. . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout au long des années 1990, des publicités pour des suppléments au GBL sont apparu dans les magazines de culturisme sous des noms tels que Blue Nitro, Firewater, GH Revitaliseur, Dynamiser, Jolt, réactive, REMForce, RenewTrient, Revivarant, et Verve. (depuis  retirés du marché.) Les fabricants de suppléments au GBL affirmaient que leurs produits servaient à renforcer les muscles, améliorer les performances physiques et sexuelles, à combattre la dépression, réduire le stress, et à soulager l'insomnie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le même temps, le bruit a couru que la GBL était une &amp;quot;drogue festive&amp;quot;, parce qu'il aidait à libérer des inhibitions. Parallèlement cependant, des risques d'effets secondaires nocifs sont apparus :  des difficultés respiratoires, des vomissements et des convulsions. De plus son utilisation peut conduire à un coma, un état ​​d'inconscience à partir de laquelle une personne ne peut pas être éveillé par le bruit ou autre stimuli.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En France, suite l'augmentation significative de sa consommation à des fins récréatives et à des comas suivi de réanimation liés à la prise de GBL, la vente et la cession au public de GBL et de butanediol (BD) (substance analogue) ont été interdites, par arrêté du 2 septembre 2011. Ces substances ne font cependant pas partie de la liste des stupéfiants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Qu'est ce que c'est ?==&lt;br /&gt;
[[Image:GBL.jpg|thumb|Bouteille de 250ml de GBL achetée sur internet]]&lt;br /&gt;
====Aspect, à quoi ça ressemble ?====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La GBL est un liquide incolore, avec une odeur chimique faible et acide (ph 4.5 à 10% de solution aqueuse)''' et relativement dangereux à l’état pur, donc à ne pas mettre en contact avec la peau et les muqueuses mais aussi de tous vos biens de valeurs en plastiques et/ou peints(ordinateurs, tv, véhicules par exemple).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La GBL est un produit industriel utilisé dans les vernis à ongle et pour décaper la peinture ou la colle. Pour la consommation récréative, le produit est généralement acheté sur internet sur des sites dédiés, en bouteilles en plastique HPDE contenant un liquide prétendument à l’état pur (clearweb). On le dose généralement avec une pipette pasteur de 2ml , ou idéalement en verre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|IPU|https://www.psychoactif.org/forum/t5280-p1-GHB-concentrations-effets.html|Le GHB a un gout de sel horrible, avec souvent un petit gout de diluant lier a son précurseur, la GBL. '''La GBL (qui produit lui même les mêmes effets que le GHB) est encore plus horrible en gout'''. Imaginez qu'on verse 2g dans le verre de quelqu'un sans qu'il s'en rende compte me semble impossible (1g a fais pas grand chose, mais bon mettons qu'on soit déjà bien bourré même 1g ça se sent)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|jeanpaul|https://www.psychoactif.org/forum/t21909-p1-1ere-commande-GBL-sur-internet-pense-etre-fait-arnaquer.html|On peut nettoyer facilement un peu de GBL. Il suffi de faire sa dilution avec de l'eau, et de le passer dans une carafe avec du charbon actif (carafe purificatrice d'eau)! Ca vire une grande partie du gout de merde caractéristique de certains GBL. Théoriquement, ça doit virer les contaminants néfastes étant donné que le charbon actif attire les composés lipophiles mais moins les hydrophiles (la GBL et le GHB sont plutôt hydrophiles).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est quand même mieux de le faire avec du GHB, car suivant le plastique de la carafe, il pourrai s'en retrouver dans votre verre. Utiliser du plastique PP (polypropylène) ou du HDPE (High Density Polyéthylène), ou du verre, pour vos verres de GBL.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Le prix====&lt;br /&gt;
Le prix moyen d'une dose de 1 gramme de GBL achetée en gros en ligne oscille entre 0,09 et 2 euros&amp;lt;ref&amp;gt;Rapport annuel 2008 - Observatoire Européen des Drogues et des Toxicomanies (OEDT)&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br clear='both' /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2017 il est possible de trouver du GBL à des prix se situant entre 80 et 150€ le litre (soit entre 500 et 800 doses environ). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Aspect Juridique====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La production et la vente de ce solvant est limité en terme de pureté au sein du territoire français (70%max).&lt;br /&gt;
Cependant l'importation de GBL pure est, pour les usagers français, autorisé au sein de l'union Européenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Qualité des GBL trouvées sur internet==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Protocole expérimental===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La pureté d'un échantillon de GBL peut facilement être déterminée à l'aide de tests simples et rapides. Le sulfate de cuivre anhydre permet de détecter la présence d'eau en devenant bleu (Disponible sur Amazon). De plus, la masse volumique de la GBL est d'environ 1,13 g/ml. Voici plus précisément les valeurs de la masse volumique qu'on peut trouver dans la littérature scientifique :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable sortable centre&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ &amp;lt;caption&amp;gt;&amp;lt;strong&amp;gt;Masse volumique de la GBL en fonction de la température&amp;lt;/strong&amp;gt;&amp;lt;/caption&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;col&amp;quot; | Température (°C)&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;col&amp;quot; | Masse volumique (g/ml)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| scope=&amp;quot;row&amp;quot; | 0&lt;br /&gt;
| 1.1441 &amp;lt;ref name=&amp;quot;ONeil&amp;quot;&amp;gt;O'Neil, M.J. (ed.). The Merck Index - An Encyclopedia of Chemicals, Drugs, and Biologicals. Whitehouse Station, NJ: Merck and Co., Inc., 2006., p. 259&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| scope=&amp;quot;row&amp;quot; | 15&lt;br /&gt;
| 1.1286 &amp;lt;ref name=&amp;quot;ONeil&amp;quot;/&amp;gt; &amp;lt;ref name=&amp;quot;NTP&amp;quot;&amp;gt;National Toxicology Program, Institute of Environmental Health Sciences, National Institutes of Health (NTP). 1992. National Toxicology Program Chemical Repository Database. Research Triangle Park, North Carolina.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| scope=&amp;quot;row&amp;quot; | 20&lt;br /&gt;
| 1.1296 &amp;lt;ref name=&amp;quot;Lide&amp;quot;&amp;gt;Lide, D.R. CRC Handbook of Chemistry and Physics 86TH Edition 2005-2006. CRC Press, Taylor &amp;amp; Francis, Boca Raton, FL 2005, p. 3-84&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces données sont représentées dans le graphique suivant :&lt;br /&gt;
[[Fichier:Densite_gbl.png|thumb|center|400px|Graphique de la masse volumique de la GBL en fonction de la température.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir de ces données, un modèle prédictif polynomial de la densité en fonction de la température d = f(T) peut être calculé :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;math&amp;gt;d(T) = 0.00006167 T^2 - 0.0019583 T + 1.1441&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Partant de là, des bouteilles de GBL ont été commandées sur le site dont le hash SHA1 du nom de domaine est &amp;lt;code&amp;gt;b89a21912ccc078da06e639fbc2c37b9f215da76&amp;lt;/code&amp;gt; (Juste le nom de domaine, sans le &amp;quot;https://&amp;quot;). Ce site propose deux qualités de GBL. Les bouteilles bleues (les moins chères) et les bouteilles rouges, plus chères, prétendument &amp;quot;pharma grade&amp;quot;. La masse volumique de ces échantillons a été mesurée avec des instruments de laboratoire en mesurant la masse de 1 ml. Voici les résultats (- = négatif, + = faiblement positif, ++ = modérément positif, +++ = clairement positif) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable sortable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ **Analyse des échantillons de GBL**&lt;br /&gt;
! Date de commande&lt;br /&gt;
! Couleur&lt;br /&gt;
! Quantité (ml)&lt;br /&gt;
! Température (°C)&lt;br /&gt;
! Incertitude température (°C)&lt;br /&gt;
! Densité attendue (g/ml)&lt;br /&gt;
! Densité mesurée (g/ml)&lt;br /&gt;
! Incertitude balance (g)&lt;br /&gt;
! Incertitude pipette (ml)&lt;br /&gt;
! Écart / Attendu (%)&lt;br /&gt;
! CuSO₄ t+0&lt;br /&gt;
! CuSO₄ t+30min&lt;br /&gt;
! CuSO₄ t+60min&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Février 2024 || Rouge || 500 || || || || 1.121 || ± 0.005 || ± 0.007 || || || || &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Juin 2024 || Rouge || 1000 || || || || 1.130 || ± 0.005 || ± 0.007 || || || || &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Juillet 2024 || Rouge || 1000 || 26.0 || ± 0.1 || 1.135 || 1.115 || ± 0.005 || ± 0.007 || 1.751 || - || - || + &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Juillet 2024 || Bleu || 250 || 26.0 || ± 0.1 || 1.135 || 1.110 || ± 0.005 || ± 0.007 || 2.191 || - || - || + &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Janvier 2025 || Bleu || 10000 || 21.1 || ± 0.1 || 1.130 || 1.133 || ± 0.005 || ± 0.007 || -0.201 || - || - || + &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Discussion===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreux magasins proposent deux types de GBL (le premier est prétendument &amp;quot;BASF&amp;quot; qui est un groupe chimique Allemand et une alternative dite 'standard'). Comme semblent le montrer ces résultats, c'est parfois un argument marketing pour vendre son produit plus cher, en promettant une plus grande pureté, qui n'est pas systématiquement au rendez-vous. Au moins pour ce site là en tout cas.  Les vendeurs de GBL affirment que les deux types de produits sont purs or certains usagers ont observés plus d'euphorie avec certains types de GBL (qui ne sont pas systématiquement les plus chers). De plus, les consommateurs n'ont aucune garantie que les analyses de puretés ou les prétendus certificats sont vrais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En général un usager peut constater plus facilement la qualité de sa GBL en en pesant 1 ml avec une seringue de 1cc. La balance devrait être calibrée au préalable pour éviter les erreurs de mesure. La balance est censée afficher 1,13 g. Si la balance affiche moins, le plus probable est qu'elle est coupée avec de l'eau. Pour rappel, la masse volumique de l'eau est de 1 g/ml donc couper la GBL avec de l'eau fait baisser sa masse volumique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si elle affiche plus, ça peut s'expliquer par le fait qu'elle aie dissolu du plastique, ou qu'elle est coupée '''avec autre chose que de l'eau. Dans tous les cas, il n'est alors pas garanti qu'elle soit consommable.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet, la GBL étant un solvant commun dans l'industrie, le besoin de le produire sous sa forme la plus pure n'est pas toujours garantie pour des entreprises souhaitant avoir un décapant bon marché. Les grands contenants (&amp;gt;1L) sont parfois produits par d'autres types d'entreprises et la qualité peut être nettement inférieur. Un usager a tout intérêt d'acheter de petites quantités pour éviter ce type de scam.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La GBL est disponible sous différents types de puretés (grades), qui dépendent de la production et de la purification. Exemple : &lt;br /&gt;
* Les spécifications pour la GBL &amp;quot;US GRADE&amp;quot; étaient de : pureté 99.0% minimum avec un maximum de 0.1% de GHB, 0.3% d'eau et des traces de 1,4-butanediol et 1-butanol.&lt;br /&gt;
* Un échantillon &amp;quot;electronic grade&amp;quot; de GBL à 99.9% pure contenaient des traces de chlore, sulfate, nitrate, fer, cuivre, zinc, plomb, sel, potassium.&lt;br /&gt;
* La GBL BASF a une pureté standard à 99.7% avec un maximum d'eau 0.05%, 0.10% de 1,4-butanediol et 0.03% d'acide butanoïque. &amp;lt;ref&amp;gt;http://www.inchem.org/documents/kemi/kemi/ah2004_07.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Dosage==&lt;br /&gt;
L'équivalent entre di GBL liquide et du NaGHB solide est de x1,6 c'est à dire qu'une dose de 1ml de gbl équivaut à 1,6g de NaGHB environ. &lt;br /&gt;
En général un usager consomme entre 0,6ml et 1,7ml sans tolérance, la réaction enzymatique n'est pas garantie dès la première ingestion est il est possible de ne ressentir des effets qu'à la deuxième prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|groovie|https://www.psychoactif.org/forum/t7492-p1-GBL-grosse-discussion.html|Pour te situer les doses que mes amis et moi on prenaient varient de 0,8 pour une personne de 30-40kg à 1,7 pour les gourmands (qui piquaient souvent du nez) , le 1,3-1,5 est probablement un safe spot. Je parle de gbl pur et de doses fortes pour personnes non tolérantes. Même si ton vendeur certifie qu'il est à 99% ,cela n'est pas forcément le cas. Mais 0,6ml c'est une dose de débutant et c'est bien que tu passes par là.}}&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il faut le '''diluer correctement, cinquante à cent fois sa dose''' voire plus dans un liquide (eau, jus de fruit). Il reste un fort goût que certains ne supportent pas.&lt;br /&gt;
La consommation de GBL est délicate à manier. Il faut trouver sa dose personnelle. Le mieux est d'aller à la pharmacie acheter des pipettes ou seringues de 2ml. Commencer par mettre 0.5ml dans la pipette et le mélanger dans 25cl d’eau avec à du sirop. Puis augmenter la dose chaque jour, doucement, 0.8ml, 1ml, 1.2ml ....'''jusqu’à trouver sa dose effective''' (ce que les anglais appellent le &amp;quot;soft spot&amp;quot;) et ne plus en bouger.&lt;br /&gt;
La dose effective peut être 1ml, 1.6ml, ou 2,4ml. Si vous prenez quelques dixièmes de millilitre de moins, vous ne sentirez rien, et si vous prenez quelques uns de trop, vous risquez d'être dans un sommeil éveillé, à ne plus pouvoir bouger.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|loulou reed|https://www.psychoactif.org|Je dose 0.5ml dans la pipette et le mets dans 25cl d’eau mélangée à du sirop. Rien. Aucun effet. Et puis j’augmente la dose chaque jour, doucement, 0.8ml, 1ml, 1.2ml – rien. '''Arrivé à 1.8ml, ça y est je ressens quelque chose, un effet similaire à l’alcool mais en plus propre (sans gueule de bois le lendemain), une vague d’euphorie, une empathie prononcée comme dans l’ecstasy'''. J’ai trouvé ce que les anglais appellent leur « soft spot », ma dose effective....'''Quand j'ai dépassé la dose de 1.8ml, je me suis retrouvé à m’endormir à moitié devant mon ordinateur, dans un état proche du « rêve lucide »''', parfois plaisant et parfois non, pris par la « paralysie du sommeil »: à la fois conscient et dans l’incapacité totale de bouger le moindre membre de mon corps....Et puis vient le jour où mon bidon est vide et je passe trois jours épouvantables d’insomnie fiévreuse et de vomissements réguliers....}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Viegroo Senior du turfu |https://www.psychoactif.org/forum/t18882-p1-Perte-controle-niveau-sexuel-avec-Ghb.html|Dans mon groupe on était une trentaine à prendre du ghb, pendant 3-5ans environ; il faut généralement une demi douzaine de prise pour déterminer les dosages idéaux alors ne compte pas sur un succès du premier coup.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Yog|https://www.psychoactif.org/forum/t29304-p1-Comment-redrop-GHB.html#divx|Déjà, je consomme du GBL (précurseur du GHB). Le rapport pour convertir les mg de GBL en mg de GHB, c'est 1,6, c'est à dire que 1ml de GBL égale 1,66 g de GHB (Groo, corrige moi si je me trompe).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Personnellement, '''mon soft point est de 1,2 ml de GBL et j'ai constaté que je pouvais redrop 1,2 ml au bout de deux heures pour obtenir des effets identiques.''' Donc ça veut dire que mon corps élimine 1,2ml en 2 heures, ce qui nous fait 0,1 ml d'éliminé toutes les 10 minutes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc quand je prend du GBL, je retiens soigneusement l'heure, et si je dois redropper, je redroppe en adaptant le dosage en fonction du temps écoulé. S'il s'est écoulé 30 minutes, je redrop 0,3 ml. S'il s'est écoulé 1 heure, je redrop 0,6ml.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Encore une fois, c'est une règle que j'ai découverte par l'expérience et qui marche très bien sur moi. Je ne me porte pas garant que ça fonctionne chez les autres.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Mode de consommation==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Attention, la GBL ne se dilue pas toujours très bien dans l'eau.  Il s'accumule en bas du verre dans certains cas. Il vaut mieux bien le mélanger avant de le consommer, sous peine d'avoir la dernière gorgée qui contient toute la substance. Ne jamais partager un verre pour deux personnes et diluer au maximum votre GBL. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|GüBeL|https://www.psychoactif.org/forum/t10191-p1-Gbl-entre-paradis-enfer.html|la GBL ne se dilue que mal, effectivement, il faut le boire à une dilution de en tout caa 1/100 mais surtout mélanger le verre juste avant. En effet ma copine en a fait les frais en buvant la fin de verre-&amp;gt; coma dans les toilette... Que de la gloire}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Attention la GBL est corrosif===&lt;br /&gt;
Que ce soit pour le doser avec des pipettes ou le boire dans des verres, il faut soit utiliser du verre soit du plastique HPDE de symbole &amp;quot;Triangle avec un deux a l'intérieur&amp;quot;.&lt;br /&gt;
[https://www.psychoactif.org/psychowiki/images/thumb/a/a9/HPDE2.jpeg/85px-HPDE2.jpeg]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est du polyéthylène à haute densité , le N°2 est très résistant à la corrosion. Pour de très longues conservations, privilégier des contenants en verre non teintés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|ff4life|https://www.psychoactif.org/forum/t27639-p1-GBL-substitut-alcool.html|Aussitôt dit, aussitôt fait. Petit flacon de 100 ml commandé chez les Lituaniens qui le vendent sous forme de détergent pour les jantes de caisse (Not for human consumption, of course). Commande reçue la semaine suivante en parfait état. Test allergique effectué (quel goût dégueulasse). Matériel connexes acquis : seringue en plastique pour mesurer les doses et petit récipient compte-goutte en verre pour stocker le liquide (la GBL dégrade le plastique).}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les effets recherchés==&lt;br /&gt;
La GBL est une drogue liquide de synthèse agissant sur le système  GABA-èregique (Neurotransmetteur GABA-b et c'est le seul connu, toutes les autres benzodiazépines agissent sur les GABA-A) après sa transformation en GHB par le foie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand la gbl est ingérée, L’effet met entre '''5 à 30 minutes à arriver, et dure environ une heure à deux heures''' &lt;br /&gt;
Quand il est utilisé de manière récréative, la GBL améliore la confiance en soi et la sociabilité, et réduit les inhibitions sexuelles. Il déclenche une vague d’euphorie, une empathie prononcée comme dans l’ecstasy. A plus haute dose, il induit le sommeil. Sa '''puissance fait qu'il est très facile de faire une overdose.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|GüBeL|https://www.psychoactif.org/forum/t10191-p1-Gbl-entre-paradis-enfer.html|Les effets sont similaires à l'alcool: en partie mais la gamme d'effet est beaucoup plus large. Les effets dans sa dose de fonctionnement sont: euphorisants (1-2ml SANS ALCOOL), anxiolitiques, désinhibants, aphrodisiaque, augmente toute les perceptions sensorielles et émotives positive, hypnotique (c'est la seule substance produisant un sommeil &amp;quot;médicalement&amp;quot; normal (au niveau des paramètres électro physiologiques)),  anesthésiant, anabolisant (favorise la sécrétion endogène d'hormone de croissance)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|kaparka|https://www.psychoactif.org/forum/t21110-p1-Mon-experience-j-ai-decrocher-injection-cocaine-apres.html|pour moi le ghb était vraiment la drogue adapté en toute circonstance, elle autant festive que adapté pour être posé ou faire du sport. Si je devais décrire les effets, je la comparerais plutôt à une ivresse alcoolique mais sans la fatigue que déclencher l'alcool. Selon le dosage tu as un effet stimulant ou hypnotique, d'où sa mauvaise reputation. Si tu prends une dose l'effet dure deux heures puis il s'arrete net sans descente. Le problème de dépendance avec le ghb c'est pour moi le même que celui de la clope, quand tu en as tu consomme. Après en prendre une fois en passant n'a rien de grave mais si tu as un litre de GBL à dispo tu résisteras toutes les deux heures. J'avais toujours ma bouteille d'eau avec des dose dedans. }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|ff4life|https://www.psychoactif.org/forum/t27639-p1-GBL-substitut-alcool.html|Effectivement, l'effet est très proche de l'alcool et euphorique. Je suis resté quand même prudent dans mes doses pour pas dépasser le seuil au-delà duquel ça peut se compliquer. Pas de tête qui tourne, pas d'incoordination motrice, mais juste un bon buzz accompagné d'une légère déshinibition et d'une meilleure appréciation musicale. Plus de tchatche également. J'aurais encore pu augmenter les doses, mais la soirée se terminait alors je suis rentré chez moi tranquillement. Je m'endormirai quelques heures après en passant une excellente nuit. L'effet se dissipe au fur et à mesure pour revenir à la baseline sans descente comme avec l'alcool. Le lendemain, réveil complètement normal. }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Effets comparés du GBL et du GHB===&lt;br /&gt;
La GBL se transformant en GHB dans le corps, on pourrait croire que la GBL a les mêmes effets que le GHB ou alors que cette molécule est moins rapide ou procure moins d'effets car le GHB est une substance endogène. Or ce n'est pas le cas, car la différence d'assimilation, les concentrations soudainement élevées dans le plasma et enfin sa rapidité d'élimination donne l'impression que le GHB est plus subtil voir doux et sédatif. Les usagers essayant la gbl en premier puis le GHB décrivent cette dernière substance comme une sorte de GBL à &amp;quot;libération prolongée&amp;quot;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gbl est rapidement converti en GHB par des enzymes &amp;quot;lactonases&amp;quot; qui se trouvent dans le sang. La gbl est plus lipophile (fond mieux dans les graisses) que le ghb et donc est plus rapidement absorbé / a une meilleure biodisponibilité.  Le paradoxe est que la gbl est plus rapide a générer des effets que le ghb , alors que c'est une pro-drug.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|groovie|https://www.psychoactif.org/forum/t16514-p1-synthese-GHB.html#divx|A mon avis la gbl est saponifié invivo , l'effet est beaucoup plus fort &amp;quot;mentalement&amp;quot; le &amp;quot; 'High' est plus euphorique&amp;quot; que le GHB et donc plus dangereux niveau addiction/sevrage. On s'endort plus souvent car plus dur à doser / redoser même si le ghb est plus sédatif, moins énergique à dose moyenne-faible.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|groovie|https://www.psychoactif.org/forum/t7492-p1-GBL-grosse-discussion.html|Transformer son gbl en ghb permet d'éviter touts les symptômes de descentes (ou d'en réduire à +80% voir plus)&lt;br /&gt;
c'est pour ça que la synthèse est primordiale avec ce produit :&lt;br /&gt;
- effets moins rush , plus smooth&lt;br /&gt;
- moins d'effets secondaires désagréables&lt;br /&gt;
- moins de cravings (manque, sevrages difficiles)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les risques liés à la consommation de GHB/GBL==&lt;br /&gt;
===Dangerosité et dommages du produit selon différents classements===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Rational_scale_to_assess_the_harm_of_drugs_(mean_physical_harm_and_mean_dependence)_fr.png‎|left|thumb|276px|Echelle de classment des dommages créés par différentes drogues.2007 &amp;lt;ref&amp;gt;Source:Article de Nutt, David, Leslie A King, William Saulsbury, Colin Blakemore du 24 mrs 2007 &amp;quot;Development of a rational scale to assess the harm of drugs of potential misuse&amp;quot; The Lancet 2007; 369:1047-1053. (PMID 17382831; doi:10.1016/S0140-6736(07)60464-4)&amp;lt;/ref&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br clear=both/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Effets secondaires à court terme , risques à moyen et long terme.===&lt;br /&gt;
L'usage du GBL peut produire des vertiges, une hypersalivation, une hypotonie, une amnésie, des vomissements, une somnolence, des hallucinations, des vertiges, des tremblements, des myoclonies, des convulsions, perte de connaissance, coma, bradycardie, hypotension, depréssion respiratoire&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|groovie|https://www.psychoactif.org/forum/t25045-p1-GHB-GBL-alcool-fenetre-interaction.html|En cas d’utilisation chaotique et trop importante , la gbl entraine plusieurs problématiques :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1- L'acidose éventuelle, si vous êtes un grand consommateur il vaut mieux faire une prise de sang pour savoir où vous en êtes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2- Epuisement du potassium : limiter les prises, éviter d'en prendre plusieurs fois en moins de 6h est un grand minimum. Il faut laisser le corps se rééquilibrer. Du chloride de potassium peut aider. ou de la nourriture en contenant comme des bananes, haricots blancs, épinards, abricots secs etc)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3- Accumulation de la dopamine:  pour éviter les soucis liés à la dopamine, deux jours de break par semaine est un minimum et une semaine par mois aussi. Avec 0 conso.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors des périodes de sevrages, l'éventuel déséquilibre entre le glutamate/gaba peut provoquer une neurotoxicité. L'arrêt soudain de gbl/ghb est potentiellement mortel. Le manque apparaît de une à 6 heures après l'arrêt d'une consommation massive, il se manifeste par de l'anxiété, des tremblements, insomnies, psychoses et conduit à des traitements sédatifs.&lt;br /&gt;
L'utilisation quotidienne de doses massives pourrait mener éventuellement à un syndrome Wernicke-Korsakoff (Friedman et al. 1996), il est donc capital d'espacer les doses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Overdose / G-hole===&lt;br /&gt;
Les GBL est difficile à manié. Il peut provoquer des overdoses (appelées g-hole), si on va au dessus de sa dose effective, d'autant plus si il est associé à l'alcool, benzodiazépine ou opiacés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Trystant|https://www.psychoactif.org/forum/t7061-p1-GBL-Coma.html|Deux minutes après la prise de GBL, le mec devient un peu fébrile, s'allonge, bouge beaucoup, fait des sons avec sa bouche, incompréhensibles. Je suis là à le regarder, genre, what the f***.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et là, crac, il s'endort, d'un coup. Je me dis que ça sent le roussi. Je tire vite une ligne et je le mets en position latérale de sécurité, au cas où il vomirait. Je tourne un peu en rond, histoire de mettre en place mes idées. Je vais vite sur le net avec mon iPhone et je tape GBL overdose sur Google. Et là je me rends compte que c'est la cata. En plus sa respiration devient irrégulière, avec des arrêts plus ou moins prolongés. Je bouge sa tête, y'a du vomi qui bloque. Je fais tout pour dégager les voies respiratoires, je stresse un peu. La respiration reprend. Je le stabilise, couché sur le coté, il a tendance à bouger dans son &amp;quot;sommeil&amp;quot;. J'appelle les urgences mais je parle pas flamand. J'essaie de me faire comprendre de l'opérateur qui ne parle que néerlandais (!), en anglais, et en français. J'ai l'impression que ça dure une plombe, et avec une main j'essaie toujours de faire en sorte que l'autre respire. Je compte les secondes d'arrêt respiratoire, je me dis qu'en dessous de 30 secondes c'est pas trop grave. Et je pense a son vomi si je dois lui faire du bouche à bouche... Je stresse un peu plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour finir, les urgences sonnent en bas de l'immeuble. J'appuie sur l'interphone pour ouvrir, je tire la dernière ligne de mon paquet, j'ouvre la porte. Ils sont 5, ils le prennent en main tout de suite. Je raconte tout ce qu'il a pris. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et voilà que derrière les ambulanciers, y'a deux flics qui rentrent. Je me sens fondre sur place. Je pense à mon boulot, à mes parents, à mes potes. Je fais bonne figure, je coopère, ils sont très sympas. Ils voient les seringues, le sachet vide, la paille. Mon pote est mal en point, il est placé sous assistance respiratoire sur place.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand ils s'en vont à l'hosto avec lui, les flics m'embarquent pour prendre ma déposition. Ils finiront par me mettre en garde à vue pendant 12 heures, jusqu'à ce qu'ils soient certains que mon pote s'en sort vivant (j'apprendrai qu'il est resté dans le coma plus de 8 heures, et qu'il serait mort si j'avais pas réagi). }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Alainbeta9|https://www.psychoactif.org/forum/t33881-p1-Avez-vous-experimente-GBL-ou-GHB.html|J’ai pris 3 fois du GBL en un mois, fin 2017.&lt;br /&gt;
La deuxième fois j’ai fait un petit g-hole.&lt;br /&gt;
La troisième un très très gros, j’ai fini aux urgences. &lt;br /&gt;
J’avais pas pris autre chose ni d’alcool ce soir là. Juste des prises certainement trop importantes et pas assez espacées. &lt;br /&gt;
Et vu que c’est degueulasse en plus, je n’en ai pas repris depuis.&lt;br /&gt;
Trop aléatoire et risqué pour moi vu que je suis du genre compulsif.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Dépendance===&lt;br /&gt;
La GBL '''peut créer un forte dépendance''' en quelques mois, voire en quelques semaines, et le manque de GBL peut mettre la vie en danger&amp;lt;ref name=&amp;quot;GBL addiction&amp;quot;&amp;gt;Addiction Journal : [http://www.addictionjournal.org/viewpressrelease.asp?pr=145 Research shows GBL addiction can be life threatening]&amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Gébéèl|https://www.psychoactif.org/forum/t5679-p1-Sevrage-GBL.html|Cela fait déjà pas mal de temps qu'il m'arrive de temps en temps de prendre du gbl à certaines occasions... Bien que je connaisse particulièrement bien ce produit (effets, dosage, risque de dépendance, etc...), suite à une épreuve difficile dans ma vie dernièrement je me suis lâché sur ma consommation... Cela fait une semaine que je me suis rendu compte que '''j'ai développé une dépendance''' : Une prise toutes les deux heures le jour, et la nuit des prises un peu plus grosses afin de pouvoir dormir par deux tranches de 4h et une de deux heures. Ces derniers jours, j'ai essayé de stopper net ma consommation qui fut un échec : tremblement, irritable, ayant perdu ma joie de vivre naturelle, impossible de dormir, angoisses, etc...Du coup, '''j'essaie progressivement de réduire les doses'''...Sinon, en cas d’échec, je ne sais pas quoi faire... }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|GüBeL|https://www.psychoactif.org/forum/t10191-p1-Gbl-entre-paradis-enfer.html|Après une année de consommation &amp;quot;récréative&amp;quot; (la GBL a remplacé ma consommation d'alcool), uniquement le weekend ou en soirée, suite à une période de stress, je me suis mis à consommer H24, c'est à dire une dose tout les 2-3 heures et ce 24h sur 24h et 7j sur 7j ET CECI PENDAN 2ANS. Très vite une forte dépendance physique m'a fait renoncé à tout sevrage, d'autant plus que la vie avec devenait incroyablement magnifique. Affectivement, professionnellement, socialement la première année fut une réussite complète, j'avais ma potion magique! Puis les dernier 6 mois devinrent progressivement un cauchemar, plus de sommeil, l'impression de devenir fou, les doses qui augmentent (a noter que contrarairement à d'autre drogue alcool, cannabis, MDMA, et autre l’accoutumance (augmentation des dose) est très faible. La consommation simultanée de benzodiazépine, et ensuite: un sevrage,qui m'a amené à un coma de 1 mois avec 2 % de chance de survie. Ensuite réapprendre à vivre, sans les lunette rose du GBL, apprendre à déguster les instants sans saveur de la vie abstinente, et pour finir plonger dans l'alcoolisme le plus violent avant de commencer à ré-émerger, de me mettre à consommer de l'héro etc.. le seul médicament efficace pour autant de ne pas l'avoir consommé avec la GBL est Diazépam à dose de cheval (min 80 mg) Pour exemple dans mon coma sous assistance respiratoire , j'ai reçu 15mg de midozalam /h, oui oui et finalement 50mg/h de diazépam qui a enfin réussi à me faire arrêter de convulser. J'étais sous intubé, sous assistance respiratoire.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Sevrage du GBL===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors du '''sevrage de GBL''', beaucoup d'usagers reportent de l'anxiété, des crise de panique et de l'insomnie, de la Tachycardie, des hallucinations auditives et visuelles. Dans la plupart des cas, cela prend généralement entre semaines pour ne plus ressentir les signes de manque.&amp;lt;ref name=&amp;quot;GBL addiction&amp;quot;&amp;gt;Addiction Journal : [http://www.addictionjournal.org/viewpressrelease.asp?pr=145 Research shows GBL addiction can be life threatening]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sevrage du GBL peut se faire en ambulatoire dans la plupart des cas. Une étude anglaise&amp;lt;ref&amp;gt;[http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/j.1360-0443.2010.03145.x/abstract Gamma-butyrolactone (GBL) dependence and withdrawal]&amp;lt;/ref&amp;gt; rapporte que les patients en sevrage ont été traité avec des hautes doses de diazepam et de baclofène durant les 4 première heures, puis des doses de diazepam comprise entre 40mg et 110 mg durant les 24 heures suivantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|GüBeL|https://www.psychoactif.org/forum/t10191-p1-Gbl-entre-paradis-enfer.html|J'ai été faire un sevrage spécialisé dans une clinique suisse réputée pour cela. Ils ont complètement sous évalué ma consommation, et pourtant je n'ai rien minimisé, j'avais conscience de la gravité de mon état. Ils ne se sont absolument pas renseigné sur le produit et m'ont proposé quelques anxiolit tm pour  compensé (je prenait déjà des benzo à haute dose en simultané de mes environs 70ml de GBL par jour. Bref il ne m'ont pas surveillé et retrouvé dans ma chambre, 6h plus tard en train de convulsé (la notion avec l'épilepsie fait, malgré tout ce que l'on dit, débat). Du coup j'ai été transféré au urgence et ils ont commencé à m'administré du midozalam (un des moins anti-convulsivement). après deux semaine d'intubation du propofol et tout les complication possible (hépatite médicamenteuse, étrangement la gbl épargne le foie), disfonction rénale, pneumonie sur le poumon g, multiple infection, une ambolie pulmonaire massive sur le poumon droit qui m'a donné 2% de chance de survie. Ils ont voulu me transféré en hélicoptère, mais ils n'y avait pas assez de place pour les pousse seringue, tellement il me fallait de substance pour me maintenir en vie. Bref dans ce grand centre ils m'ont lysé (liquéfié le sang) mon pronostique vitale c'est amélioré et surtout il m’ont passé au Diazépam. J'ai du réapprendre à marché, parler et autres. Bref je n'ai aucune séquelle, ma puissance supérieur était avec moi.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Richard Horpe|https://www.psychoactif.org/forum/t16514-p1-synthese-GHB.html| Lors du sevrage, il y a surtout l'excitotoxicité, un dysfonctionnement des récepteurs NMDA, au niveau du glutamate (aggravé par l'excès de sodium si on le prend sous la forme GHB). C'est assez horrible lorsqu'on tombe dans l'escarcelle, personnellement je pouvais boire une bouteille de vodka ou prendre dix Lexomil en assez peu de temps pour que ça se calme, lorsqu'il m'arrivait de mal calculer mes commandes et d'être en rade un ou deux jours. }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|LeBonty|https://www.psychoactif.org/forum/t22145-p1-Grosse-Experience-Gbl.html|Ayant consommer le G il y a 2 ans a des doses minime, j'ai vite aimé ça.&lt;br /&gt;
ensuite est venu une période de consommation de 1mois dite h 24 de +-20ml avec comme effet secondaire des hallucination audio visuel sensitive assez flippante, j'ai fait un premier sevrage a l'aide bière et benzo(diazepam).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
très vite après 6mois j'ai recommencé a une autre épisode de 1mois avec une conso similaire sans effet secondaire. un peu comme ci mon corps s'était habitué a la molécule.. même genre de sevrage, sauf que la c'était en été et donc la sudation était plus prononcé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ensuite après 6mois +- est venu une autre période, suite à des problèmes socio - familiaux, une consommation excessive, + de 40ml par jours h24 pendant 2mois avec des combinaisons de stimulants genre la meth coco etc ( que je déconseille vivement c'est l'enfer littéralement surtout la meth, je posterai un autre post sur ce dernier), j'ai vite poussé les limites et a eu des effets super hard genre insomnie, des éclairs visuel, des nausées, plus envie de manger, paranoïa, délire, mouvement involontaire et incontrôlé, anxiété, etc. la meth y est pour grand chose aussi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
j'en suis arrivé a un stade ou je redosais toute les 45m des doses de 1.8ml..hmmj'ai du ingéré + de 3l. déjà de g.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
j'ai vite combiné les benzos pour me calmer et c'est le diazepam qui ma été utile.&lt;br /&gt;
j'ai essayè le sevrage avec du baclofèn qui est utile mais le sevrage de celui ci est une autre étape flippante aussi. ne jamais prendre des doses élevé qui sont très dangereuse. ne regardè pas les post de certains qui prennent des doses hallucinantes. parlé en avec votre psychiatre qui se doit de vous aider. }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Interaction avec le GBL==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====GBL et dépresseurs du système nerveux central====&lt;br /&gt;
L'effet du GBL est potentialisé de façon sevère en cas d'association à l'alcool ou d'autres dépresseurs du système nerveux central (benzo, opiacés...)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|LeBonty|https://www.psychoactif.org/forum/t22145-p1-Grosse-Experience-Gbl.html|a éviter la prise d'alcool littéralement pendant au moins 2h après la dernière prise et ce pour la bière, pour les alcool forte je dirais + de 3.heures , pour la dernière prise d'alcool attendre au moins 6heures pour prendre du g.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====GBL et antirétroviraux inhibiteurs des protéases====&lt;br /&gt;
Les antirétroviraux inhibiteurs des protéases inhibent le metabolisme du GBL provoquant une augmentation significative de sa concentration sanguine et ainsi une augmentation du risque de surdosage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Comment réduire les risques==&lt;br /&gt;
*Acheter sur le net sur un site réputé, diluer correctement, trouver sa dose précise et ne plus en bouger. Si quelqu'un vous en vend un flacon en boîte ou en soirée, impossible de savoir à quelle dose il l’a dilué, la quantité que vous allez ingérer.&lt;br /&gt;
*'''Il faut espacer les doses'''. N'acheter que des bidons de petite contenances (125ml est le minimum en général), pour ne pas être tenté d'en reprendre. La GBL créé un forte dépendance  !&lt;br /&gt;
*'''Eviter impérativement tout mélange avec l’alcool, les benzodiazépines, les opiacés''' et tout sédatif, qui potentialise les effets et renforce la probabilité d'une overdose.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|LeBonty|https://www.psychoactif.org/forum/t22145-p1-Grosse-Experience-Gbl.html|les consommateur privilégié la consommation avec de l'eau et bien mélanger, faut savoir que le G est un bruleur de lipide et de certains vitamines, il est dés lors vitale de se réapprovisionner en complément sans pour autant en excéder, je parle du zinc, vitamine B, protéine, lipide (oméga 3,6,9). j'ai du en manqué des choses j’essayerai de mettre à jours ce post.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Liens==&lt;br /&gt;
* [https://www.psychoactif.org/forum/f41-p1-GBL-GHB-1-4-BD.html Le forum GBL sur Psychoactif]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{#related:1,4-BD (1,4-Butanediol), effets, risques, témoignages}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Drogues]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heiko</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages&amp;diff=11642</id>
		<title>GBL, effets, risques, témoignages</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages&amp;diff=11642"/>
		<updated>2025-01-31T21:53:28Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Heiko : /* Discussion */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;La '''GBL ou Gamma-butyrolactone, est un précurseur mais aussi une pro-drug du GHB'''. Sa formule chimique est C4H6O2. La GBL est rapidement hydrolysé en GHB in vivo par une enzyme, la 1,4-lactonase (gamma-lactonase) qui est présente dans le sang et le foie. Les effets des deux substances sont légèrement différents, la GBL pénètre plus rapidement dans le plasma ce qui provoque une puissance plus forte, des effets secondaires mais aussi récréatifs plus marqués ainsi que des symptômes de manque plus marqués.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB et ses dérivés sont des analogues du GABA (acide gamma-aminobutyrique, le principal neurotransmetteur inhibiteur du système nerveux central) comme l’alcool et les benzodiazépines. Le GHB est utilisé en médecine comme anesthésique et pour que les patients atteints de narcolepsie (cataplexie) ou d'autres troubles du sommeil, ces derniers consomment deux doses par nuit pour avoir 4H de sommeil à chaque prise. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’usage du GHB est resté un '''phénomène spécifique lié au milieu du clubbing homosexuel''', notamment à Paris et Marseille, mais aussi à Toulouse, Bordeaux, Montpellier, par une population masculine, bien insérée, appartenant à des catégories socioprofessionnelles plutôt élevées.&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.ofdt.fr/BDD/publications/docs/eisxacp5.pdf Usages de GHB et GBL - Données issues du dispositif TREND - OFDT]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
La GBL est très peu expérimenté en population générale : la prévalence d’expérimentation du GHB mesurée à 17 ans s’élevait à 0,27 % en 2005 et à 0,44 % en 2008.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Histoire brève==&lt;br /&gt;
L'histoire de '''l'ascension du GBL en tant que drogue est liée à l'histoire d'un autre composé appelé gamma-hydroxybutyrate ou le GHB.''' Le GHB se trouve en très petites quantités dans le corps humain et agit comme un neurotransmetteur dans le cerveau. Dans les années 1960, il a d'abord été synthétisée dans un laboratoire pour une utilisation comme anesthésique. '''Dans les années 1980, le GHB est devenu populaire parmi les body-builder''', qui croyaient qu'il pourrait libérer une hormone stimulant la croissance musculaire. En Novembre 1990, après avoir enquêté sur près de soixante rapports de maladie liées au GHB, la Food and Drug Administration américaine (FDA) a ordonné la fin de la vente de ces produits contenant du GHB. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque des produits contenant du GHB sont devenus indisponibles, les utilisateurs ont cherché un remplaçant. Ils l'ont trouvé dans les suppléments au GBL. '''Une fois que la GBL est ingéré, il se transforme rapidement en GHB'''. La GBL a été vendu dans les centres de fitness et les magasins d'aliments-santé comme un compléments alimentaires. Les compléments alimentaires n'ont pas à subir les  tests rigoureux nécessaires pour les médicaments en vente libre et les médicaments sur ordonnance. . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout au long des années 1990, des publicités pour des suppléments au GBL sont apparu dans les magazines de culturisme sous des noms tels que Blue Nitro, Firewater, GH Revitaliseur, Dynamiser, Jolt, réactive, REMForce, RenewTrient, Revivarant, et Verve. (depuis  retirés du marché.) Les fabricants de suppléments au GBL affirmaient que leurs produits servaient à renforcer les muscles, améliorer les performances physiques et sexuelles, à combattre la dépression, réduire le stress, et à soulager l'insomnie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le même temps, le bruit a couru que la GBL était une &amp;quot;drogue festive&amp;quot;, parce qu'il aidait à libérer des inhibitions. Parallèlement cependant, des risques d'effets secondaires nocifs sont apparus :  des difficultés respiratoires, des vomissements et des convulsions. De plus son utilisation peut conduire à un coma, un état ​​d'inconscience à partir de laquelle une personne ne peut pas être éveillé par le bruit ou autre stimuli.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En France, suite l'augmentation significative de sa consommation à des fins récréatives et à des comas suivi de réanimation liés à la prise de GBL, la vente et la cession au public de GBL et de butanediol (BD) (substance analogue) ont été interdites, par arrêté du 2 septembre 2011. Ces substances ne font cependant pas partie de la liste des stupéfiants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Qu'est ce que c'est ?==&lt;br /&gt;
[[Image:GBL.jpg|thumb|Bouteille de 250ml de GBL achetée sur internet]]&lt;br /&gt;
====Aspect, à quoi ça ressemble ?====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La GBL est un liquide incolore, avec une odeur chimique faible et acide (ph 4.5 à 10% de solution aqueuse)''' et relativement dangereux à l’état pur, donc à ne pas mettre en contact avec la peau et les muqueuses mais aussi de tous vos biens de valeurs en plastiques et/ou peints(ordinateurs, tv, véhicules par exemple).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La GBL est un produit industriel utilisé dans les vernis à ongle et pour décaper la peinture ou la colle. Pour la consommation récréative, le produit est généralement acheté sur internet sur des sites dédiés, en bouteilles en plastique HPDE contenant un liquide prétendument à l’état pur (clearweb). On le dose généralement avec une pipette pasteur de 2ml , ou idéalement en verre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|IPU|https://www.psychoactif.org/forum/t5280-p1-GHB-concentrations-effets.html|Le GHB a un gout de sel horrible, avec souvent un petit gout de diluant lier a son précurseur, la GBL. '''La GBL (qui produit lui même les mêmes effets que le GHB) est encore plus horrible en gout'''. Imaginez qu'on verse 2g dans le verre de quelqu'un sans qu'il s'en rende compte me semble impossible (1g a fais pas grand chose, mais bon mettons qu'on soit déjà bien bourré même 1g ça se sent)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|jeanpaul|https://www.psychoactif.org/forum/t21909-p1-1ere-commande-GBL-sur-internet-pense-etre-fait-arnaquer.html|On peut nettoyer facilement un peu de GBL. Il suffi de faire sa dilution avec de l'eau, et de le passer dans une carafe avec du charbon actif (carafe purificatrice d'eau)! Ca vire une grande partie du gout de merde caractéristique de certains GBL. Théoriquement, ça doit virer les contaminants néfastes étant donné que le charbon actif attire les composés lipophiles mais moins les hydrophiles (la GBL et le GHB sont plutôt hydrophiles).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est quand même mieux de le faire avec du GHB, car suivant le plastique de la carafe, il pourrai s'en retrouver dans votre verre. Utiliser du plastique PP (polypropylène) ou du HDPE (High Density Polyéthylène), ou du verre, pour vos verres de GBL.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Le prix====&lt;br /&gt;
Le prix moyen d'une dose de 1 gramme de GBL achetée en gros en ligne oscille entre 0,09 et 2 euros&amp;lt;ref&amp;gt;Rapport annuel 2008 - Observatoire Européen des Drogues et des Toxicomanies (OEDT)&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br clear='both' /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2017 il est possible de trouver du GBL à des prix se situant entre 80 et 150€ le litre (soit entre 500 et 800 doses environ). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Aspect Juridique====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La production et la vente de ce solvant est limité en terme de pureté au sein du territoire français (70%max).&lt;br /&gt;
Cependant l'importation de GBL pure est, pour les usagers français, autorisé au sein de l'union Européenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Qualité des GBL trouvées sur internet==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Protocole expérimental===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La pureté d'un échantillon de GBL peut facilement être déterminée à l'aide de tests simples et rapides. Le sulfate de cuivre anhydre permet de détecter la présence d'eau en devenant bleu (Disponible sur Amazon). De plus, la masse volumique de la GBL est d'environ 1,13 g/ml. Voici plus précisément les valeurs de la masse volumique qu'on peut trouver dans la littérature scientifique :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable sortable centre&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ &amp;lt;caption&amp;gt;&amp;lt;strong&amp;gt;Masse volumique de la GBL en fonction de la température&amp;lt;/strong&amp;gt;&amp;lt;/caption&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;col&amp;quot; | Température (°C)&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;col&amp;quot; | Masse volumique (g/ml)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| scope=&amp;quot;row&amp;quot; | 0&lt;br /&gt;
| 1.1441 &amp;lt;ref name=&amp;quot;ONeil&amp;quot;&amp;gt;O'Neil, M.J. (ed.). The Merck Index - An Encyclopedia of Chemicals, Drugs, and Biologicals. Whitehouse Station, NJ: Merck and Co., Inc., 2006., p. 259&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| scope=&amp;quot;row&amp;quot; | 15&lt;br /&gt;
| 1.1286 &amp;lt;ref name=&amp;quot;ONeil&amp;quot;/&amp;gt; &amp;lt;ref name=&amp;quot;NTP&amp;quot;&amp;gt;National Toxicology Program, Institute of Environmental Health Sciences, National Institutes of Health (NTP). 1992. National Toxicology Program Chemical Repository Database. Research Triangle Park, North Carolina.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| scope=&amp;quot;row&amp;quot; | 20&lt;br /&gt;
| 1.1296 &amp;lt;ref name=&amp;quot;Lide&amp;quot;&amp;gt;Lide, D.R. CRC Handbook of Chemistry and Physics 86TH Edition 2005-2006. CRC Press, Taylor &amp;amp; Francis, Boca Raton, FL 2005, p. 3-84&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces données sont représentées dans le tableau suivant :&lt;br /&gt;
[[Fichier:Densite_gbl.png|thumb|center|400px|Graphique de la masse volumique de la GBL en fonction de la température.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir de ces données, un modèle prédictif polynomial de la densité en fonction de la température d = f(T) peut être calculé :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;math&amp;gt;d(T) = 0.00006167 T^2 - 0.0019583 T + 1.1441&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Partant de là, des bouteilles de GBL ont été commandées sur le site dont le hash SHA1 du nom de domaine est &amp;lt;code&amp;gt;b89a21912ccc078da06e639fbc2c37b9f215da76&amp;lt;/code&amp;gt; (Juste le nom de domaine, sans le &amp;quot;https://&amp;quot;). Ce site propose deux qualités de GBL. Les bouteilles bleues (les moins chères) et les bouteilles rouges, plus chères, prétendument &amp;quot;pharma grade&amp;quot;. La masse volumique de ces échantillons a été mesurée avec des instruments de laboratoire en mesurant la masse de 1 ml. Voici les résultats (- = négatif, + = faiblement positif, ++ = modérément positif, +++ = clairement positif) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable sortable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ **Analyse des échantillons de GBL**&lt;br /&gt;
! Date de commande&lt;br /&gt;
! Couleur&lt;br /&gt;
! Quantité (ml)&lt;br /&gt;
! Température (°C)&lt;br /&gt;
! Incertitude température (°C)&lt;br /&gt;
! Densité attendue (g/ml)&lt;br /&gt;
! Densité mesurée (g/ml)&lt;br /&gt;
! Incertitude balance (g)&lt;br /&gt;
! Incertitude pipette (ml)&lt;br /&gt;
! Écart / Attendu (%)&lt;br /&gt;
! CuSO₄ t+0&lt;br /&gt;
! CuSO₄ t+30min&lt;br /&gt;
! CuSO₄ t+60min&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Février 2024 || Rouge || 500 || || || || 1.121 || ± 0.005 || ± 0.007 || || || || &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Juin 2024 || Rouge || 1000 || || || || 1.130 || ± 0.005 || ± 0.007 || || || || &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Juillet 2024 || Rouge || 1000 || 26.0 || ± 0.1 || 1.135 || 1.115 || ± 0.005 || ± 0.007 || 1.751 || - || - || + &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Juillet 2024 || Bleu || 250 || 26.0 || ± 0.1 || 1.135 || 1.110 || ± 0.005 || ± 0.007 || 2.191 || - || - || + &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Janvier 2025 || Bleu || 10000 || 21.1 || ± 0.1 || 1.130 || 1.133 || ± 0.005 || ± 0.007 || -0.201 || - || - || + &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Discussion===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreux magasins proposent deux types de GBL (le premier est prétendument &amp;quot;BASF&amp;quot; qui est un groupe chimique Allemand et une alternative dite 'standard'). Comme semblent le montrer ces résultats, c'est parfois un argument marketing pour vendre son produit plus cher, en promettant une plus grande pureté, qui n'est pas systématiquement au rendez-vous. Au moins pour ce site là en tout cas.  Les vendeurs de GBL affirment que les deux types de produits sont purs or certains usagers ont observés plus d'euphorie avec certains types de GBL (qui ne sont pas systématiquement les plus chers). De plus, les consommateurs n'ont aucune garantie que les analyses de puretés ou les prétendus certificats sont vrais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En général un usager peut constater plus facilement la qualité de sa GBL en en pesant 1 ml avec une seringue de 1cc. La balance devrait être calibrée au préalable pour éviter les erreurs de mesure. La balance est censée afficher 1,13 g. Si la balance affiche moins, le plus probable est qu'elle est coupée avec de l'eau. Pour rappel, la masse volumique de l'eau est de 1 g/ml donc couper la GBL avec de l'eau fait baisser sa masse volumique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si elle affiche plus, ça peut s'expliquer par le fait qu'elle aie dissolu du plastique, ou qu'elle est coupée '''avec autre chose que de l'eau. Dans tous les cas, il n'est alors pas garanti qu'elle soit consommable.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet, la GBL étant un solvant commun dans l'industrie, le besoin de le produire sous sa forme la plus pure n'est pas toujours garantie pour des entreprises souhaitant avoir un décapant bon marché. Les grands contenants (&amp;gt;1L) sont parfois produits par d'autres types d'entreprises et la qualité peut être nettement inférieur. Un usager a tout intérêt d'acheter de petites quantités pour éviter ce type de scam.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La GBL est disponible sous différents types de puretés (grades), qui dépendent de la production et de la purification. Exemple : &lt;br /&gt;
* Les spécifications pour la GBL &amp;quot;US GRADE&amp;quot; étaient de : pureté 99.0% minimum avec un maximum de 0.1% de GHB, 0.3% d'eau et des traces de 1,4-butanediol et 1-butanol.&lt;br /&gt;
* Un échantillon &amp;quot;electronic grade&amp;quot; de GBL à 99.9% pure contenaient des traces de chlore, sulfate, nitrate, fer, cuivre, zinc, plomb, sel, potassium.&lt;br /&gt;
* La GBL BASF a une pureté standard à 99.7% avec un maximum d'eau 0.05%, 0.10% de 1,4-butanediol et 0.03% d'acide butanoïque. &amp;lt;ref&amp;gt;http://www.inchem.org/documents/kemi/kemi/ah2004_07.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Dosage==&lt;br /&gt;
L'équivalent entre di GBL liquide et du NaGHB solide est de x1,6 c'est à dire qu'une dose de 1ml de gbl équivaut à 1,6g de NaGHB environ. &lt;br /&gt;
En général un usager consomme entre 0,6ml et 1,7ml sans tolérance, la réaction enzymatique n'est pas garantie dès la première ingestion est il est possible de ne ressentir des effets qu'à la deuxième prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|groovie|https://www.psychoactif.org/forum/t7492-p1-GBL-grosse-discussion.html|Pour te situer les doses que mes amis et moi on prenaient varient de 0,8 pour une personne de 30-40kg à 1,7 pour les gourmands (qui piquaient souvent du nez) , le 1,3-1,5 est probablement un safe spot. Je parle de gbl pur et de doses fortes pour personnes non tolérantes. Même si ton vendeur certifie qu'il est à 99% ,cela n'est pas forcément le cas. Mais 0,6ml c'est une dose de débutant et c'est bien que tu passes par là.}}&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il faut le '''diluer correctement, cinquante à cent fois sa dose''' voire plus dans un liquide (eau, jus de fruit). Il reste un fort goût que certains ne supportent pas.&lt;br /&gt;
La consommation de GBL est délicate à manier. Il faut trouver sa dose personnelle. Le mieux est d'aller à la pharmacie acheter des pipettes ou seringues de 2ml. Commencer par mettre 0.5ml dans la pipette et le mélanger dans 25cl d’eau avec à du sirop. Puis augmenter la dose chaque jour, doucement, 0.8ml, 1ml, 1.2ml ....'''jusqu’à trouver sa dose effective''' (ce que les anglais appellent le &amp;quot;soft spot&amp;quot;) et ne plus en bouger.&lt;br /&gt;
La dose effective peut être 1ml, 1.6ml, ou 2,4ml. Si vous prenez quelques dixièmes de millilitre de moins, vous ne sentirez rien, et si vous prenez quelques uns de trop, vous risquez d'être dans un sommeil éveillé, à ne plus pouvoir bouger.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|loulou reed|https://www.psychoactif.org|Je dose 0.5ml dans la pipette et le mets dans 25cl d’eau mélangée à du sirop. Rien. Aucun effet. Et puis j’augmente la dose chaque jour, doucement, 0.8ml, 1ml, 1.2ml – rien. '''Arrivé à 1.8ml, ça y est je ressens quelque chose, un effet similaire à l’alcool mais en plus propre (sans gueule de bois le lendemain), une vague d’euphorie, une empathie prononcée comme dans l’ecstasy'''. J’ai trouvé ce que les anglais appellent leur « soft spot », ma dose effective....'''Quand j'ai dépassé la dose de 1.8ml, je me suis retrouvé à m’endormir à moitié devant mon ordinateur, dans un état proche du « rêve lucide »''', parfois plaisant et parfois non, pris par la « paralysie du sommeil »: à la fois conscient et dans l’incapacité totale de bouger le moindre membre de mon corps....Et puis vient le jour où mon bidon est vide et je passe trois jours épouvantables d’insomnie fiévreuse et de vomissements réguliers....}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Viegroo Senior du turfu |https://www.psychoactif.org/forum/t18882-p1-Perte-controle-niveau-sexuel-avec-Ghb.html|Dans mon groupe on était une trentaine à prendre du ghb, pendant 3-5ans environ; il faut généralement une demi douzaine de prise pour déterminer les dosages idéaux alors ne compte pas sur un succès du premier coup.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Yog|https://www.psychoactif.org/forum/t29304-p1-Comment-redrop-GHB.html#divx|Déjà, je consomme du GBL (précurseur du GHB). Le rapport pour convertir les mg de GBL en mg de GHB, c'est 1,6, c'est à dire que 1ml de GBL égale 1,66 g de GHB (Groo, corrige moi si je me trompe).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Personnellement, '''mon soft point est de 1,2 ml de GBL et j'ai constaté que je pouvais redrop 1,2 ml au bout de deux heures pour obtenir des effets identiques.''' Donc ça veut dire que mon corps élimine 1,2ml en 2 heures, ce qui nous fait 0,1 ml d'éliminé toutes les 10 minutes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc quand je prend du GBL, je retiens soigneusement l'heure, et si je dois redropper, je redroppe en adaptant le dosage en fonction du temps écoulé. S'il s'est écoulé 30 minutes, je redrop 0,3 ml. S'il s'est écoulé 1 heure, je redrop 0,6ml.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Encore une fois, c'est une règle que j'ai découverte par l'expérience et qui marche très bien sur moi. Je ne me porte pas garant que ça fonctionne chez les autres.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Mode de consommation==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Attention, la GBL ne se dilue pas toujours très bien dans l'eau.  Il s'accumule en bas du verre dans certains cas. Il vaut mieux bien le mélanger avant de le consommer, sous peine d'avoir la dernière gorgée qui contient toute la substance. Ne jamais partager un verre pour deux personnes et diluer au maximum votre GBL. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|GüBeL|https://www.psychoactif.org/forum/t10191-p1-Gbl-entre-paradis-enfer.html|la GBL ne se dilue que mal, effectivement, il faut le boire à une dilution de en tout caa 1/100 mais surtout mélanger le verre juste avant. En effet ma copine en a fait les frais en buvant la fin de verre-&amp;gt; coma dans les toilette... Que de la gloire}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Attention la GBL est corrosif===&lt;br /&gt;
Que ce soit pour le doser avec des pipettes ou le boire dans des verres, il faut soit utiliser du verre soit du plastique HPDE de symbole &amp;quot;Triangle avec un deux a l'intérieur&amp;quot;.&lt;br /&gt;
[https://www.psychoactif.org/psychowiki/images/thumb/a/a9/HPDE2.jpeg/85px-HPDE2.jpeg]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est du polyéthylène à haute densité , le N°2 est très résistant à la corrosion. Pour de très longues conservations, privilégier des contenants en verre non teintés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|ff4life|https://www.psychoactif.org/forum/t27639-p1-GBL-substitut-alcool.html|Aussitôt dit, aussitôt fait. Petit flacon de 100 ml commandé chez les Lituaniens qui le vendent sous forme de détergent pour les jantes de caisse (Not for human consumption, of course). Commande reçue la semaine suivante en parfait état. Test allergique effectué (quel goût dégueulasse). Matériel connexes acquis : seringue en plastique pour mesurer les doses et petit récipient compte-goutte en verre pour stocker le liquide (la GBL dégrade le plastique).}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les effets recherchés==&lt;br /&gt;
La GBL est une drogue liquide de synthèse agissant sur le système  GABA-èregique (Neurotransmetteur GABA-b et c'est le seul connu, toutes les autres benzodiazépines agissent sur les GABA-A) après sa transformation en GHB par le foie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand la gbl est ingérée, L’effet met entre '''5 à 30 minutes à arriver, et dure environ une heure à deux heures''' &lt;br /&gt;
Quand il est utilisé de manière récréative, la GBL améliore la confiance en soi et la sociabilité, et réduit les inhibitions sexuelles. Il déclenche une vague d’euphorie, une empathie prononcée comme dans l’ecstasy. A plus haute dose, il induit le sommeil. Sa '''puissance fait qu'il est très facile de faire une overdose.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|GüBeL|https://www.psychoactif.org/forum/t10191-p1-Gbl-entre-paradis-enfer.html|Les effets sont similaires à l'alcool: en partie mais la gamme d'effet est beaucoup plus large. Les effets dans sa dose de fonctionnement sont: euphorisants (1-2ml SANS ALCOOL), anxiolitiques, désinhibants, aphrodisiaque, augmente toute les perceptions sensorielles et émotives positive, hypnotique (c'est la seule substance produisant un sommeil &amp;quot;médicalement&amp;quot; normal (au niveau des paramètres électro physiologiques)),  anesthésiant, anabolisant (favorise la sécrétion endogène d'hormone de croissance)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|kaparka|https://www.psychoactif.org/forum/t21110-p1-Mon-experience-j-ai-decrocher-injection-cocaine-apres.html|pour moi le ghb était vraiment la drogue adapté en toute circonstance, elle autant festive que adapté pour être posé ou faire du sport. Si je devais décrire les effets, je la comparerais plutôt à une ivresse alcoolique mais sans la fatigue que déclencher l'alcool. Selon le dosage tu as un effet stimulant ou hypnotique, d'où sa mauvaise reputation. Si tu prends une dose l'effet dure deux heures puis il s'arrete net sans descente. Le problème de dépendance avec le ghb c'est pour moi le même que celui de la clope, quand tu en as tu consomme. Après en prendre une fois en passant n'a rien de grave mais si tu as un litre de GBL à dispo tu résisteras toutes les deux heures. J'avais toujours ma bouteille d'eau avec des dose dedans. }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|ff4life|https://www.psychoactif.org/forum/t27639-p1-GBL-substitut-alcool.html|Effectivement, l'effet est très proche de l'alcool et euphorique. Je suis resté quand même prudent dans mes doses pour pas dépasser le seuil au-delà duquel ça peut se compliquer. Pas de tête qui tourne, pas d'incoordination motrice, mais juste un bon buzz accompagné d'une légère déshinibition et d'une meilleure appréciation musicale. Plus de tchatche également. J'aurais encore pu augmenter les doses, mais la soirée se terminait alors je suis rentré chez moi tranquillement. Je m'endormirai quelques heures après en passant une excellente nuit. L'effet se dissipe au fur et à mesure pour revenir à la baseline sans descente comme avec l'alcool. Le lendemain, réveil complètement normal. }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Effets comparés du GBL et du GHB===&lt;br /&gt;
La GBL se transformant en GHB dans le corps, on pourrait croire que la GBL a les mêmes effets que le GHB ou alors que cette molécule est moins rapide ou procure moins d'effets car le GHB est une substance endogène. Or ce n'est pas le cas, car la différence d'assimilation, les concentrations soudainement élevées dans le plasma et enfin sa rapidité d'élimination donne l'impression que le GHB est plus subtil voir doux et sédatif. Les usagers essayant la gbl en premier puis le GHB décrivent cette dernière substance comme une sorte de GBL à &amp;quot;libération prolongée&amp;quot;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gbl est rapidement converti en GHB par des enzymes &amp;quot;lactonases&amp;quot; qui se trouvent dans le sang. La gbl est plus lipophile (fond mieux dans les graisses) que le ghb et donc est plus rapidement absorbé / a une meilleure biodisponibilité.  Le paradoxe est que la gbl est plus rapide a générer des effets que le ghb , alors que c'est une pro-drug.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|groovie|https://www.psychoactif.org/forum/t16514-p1-synthese-GHB.html#divx|A mon avis la gbl est saponifié invivo , l'effet est beaucoup plus fort &amp;quot;mentalement&amp;quot; le &amp;quot; 'High' est plus euphorique&amp;quot; que le GHB et donc plus dangereux niveau addiction/sevrage. On s'endort plus souvent car plus dur à doser / redoser même si le ghb est plus sédatif, moins énergique à dose moyenne-faible.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|groovie|https://www.psychoactif.org/forum/t7492-p1-GBL-grosse-discussion.html|Transformer son gbl en ghb permet d'éviter touts les symptômes de descentes (ou d'en réduire à +80% voir plus)&lt;br /&gt;
c'est pour ça que la synthèse est primordiale avec ce produit :&lt;br /&gt;
- effets moins rush , plus smooth&lt;br /&gt;
- moins d'effets secondaires désagréables&lt;br /&gt;
- moins de cravings (manque, sevrages difficiles)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les risques liés à la consommation de GHB/GBL==&lt;br /&gt;
===Dangerosité et dommages du produit selon différents classements===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Rational_scale_to_assess_the_harm_of_drugs_(mean_physical_harm_and_mean_dependence)_fr.png‎|left|thumb|276px|Echelle de classment des dommages créés par différentes drogues.2007 &amp;lt;ref&amp;gt;Source:Article de Nutt, David, Leslie A King, William Saulsbury, Colin Blakemore du 24 mrs 2007 &amp;quot;Development of a rational scale to assess the harm of drugs of potential misuse&amp;quot; The Lancet 2007; 369:1047-1053. (PMID 17382831; doi:10.1016/S0140-6736(07)60464-4)&amp;lt;/ref&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br clear=both/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Effets secondaires à court terme , risques à moyen et long terme.===&lt;br /&gt;
L'usage du GBL peut produire des vertiges, une hypersalivation, une hypotonie, une amnésie, des vomissements, une somnolence, des hallucinations, des vertiges, des tremblements, des myoclonies, des convulsions, perte de connaissance, coma, bradycardie, hypotension, depréssion respiratoire&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|groovie|https://www.psychoactif.org/forum/t25045-p1-GHB-GBL-alcool-fenetre-interaction.html|En cas d’utilisation chaotique et trop importante , la gbl entraine plusieurs problématiques :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1- L'acidose éventuelle, si vous êtes un grand consommateur il vaut mieux faire une prise de sang pour savoir où vous en êtes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2- Epuisement du potassium : limiter les prises, éviter d'en prendre plusieurs fois en moins de 6h est un grand minimum. Il faut laisser le corps se rééquilibrer. Du chloride de potassium peut aider. ou de la nourriture en contenant comme des bananes, haricots blancs, épinards, abricots secs etc)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3- Accumulation de la dopamine:  pour éviter les soucis liés à la dopamine, deux jours de break par semaine est un minimum et une semaine par mois aussi. Avec 0 conso.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors des périodes de sevrages, l'éventuel déséquilibre entre le glutamate/gaba peut provoquer une neurotoxicité. L'arrêt soudain de gbl/ghb est potentiellement mortel. Le manque apparaît de une à 6 heures après l'arrêt d'une consommation massive, il se manifeste par de l'anxiété, des tremblements, insomnies, psychoses et conduit à des traitements sédatifs.&lt;br /&gt;
L'utilisation quotidienne de doses massives pourrait mener éventuellement à un syndrome Wernicke-Korsakoff (Friedman et al. 1996), il est donc capital d'espacer les doses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Overdose / G-hole===&lt;br /&gt;
Les GBL est difficile à manié. Il peut provoquer des overdoses (appelées g-hole), si on va au dessus de sa dose effective, d'autant plus si il est associé à l'alcool, benzodiazépine ou opiacés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Trystant|https://www.psychoactif.org/forum/t7061-p1-GBL-Coma.html|Deux minutes après la prise de GBL, le mec devient un peu fébrile, s'allonge, bouge beaucoup, fait des sons avec sa bouche, incompréhensibles. Je suis là à le regarder, genre, what the f***.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et là, crac, il s'endort, d'un coup. Je me dis que ça sent le roussi. Je tire vite une ligne et je le mets en position latérale de sécurité, au cas où il vomirait. Je tourne un peu en rond, histoire de mettre en place mes idées. Je vais vite sur le net avec mon iPhone et je tape GBL overdose sur Google. Et là je me rends compte que c'est la cata. En plus sa respiration devient irrégulière, avec des arrêts plus ou moins prolongés. Je bouge sa tête, y'a du vomi qui bloque. Je fais tout pour dégager les voies respiratoires, je stresse un peu. La respiration reprend. Je le stabilise, couché sur le coté, il a tendance à bouger dans son &amp;quot;sommeil&amp;quot;. J'appelle les urgences mais je parle pas flamand. J'essaie de me faire comprendre de l'opérateur qui ne parle que néerlandais (!), en anglais, et en français. J'ai l'impression que ça dure une plombe, et avec une main j'essaie toujours de faire en sorte que l'autre respire. Je compte les secondes d'arrêt respiratoire, je me dis qu'en dessous de 30 secondes c'est pas trop grave. Et je pense a son vomi si je dois lui faire du bouche à bouche... Je stresse un peu plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour finir, les urgences sonnent en bas de l'immeuble. J'appuie sur l'interphone pour ouvrir, je tire la dernière ligne de mon paquet, j'ouvre la porte. Ils sont 5, ils le prennent en main tout de suite. Je raconte tout ce qu'il a pris. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et voilà que derrière les ambulanciers, y'a deux flics qui rentrent. Je me sens fondre sur place. Je pense à mon boulot, à mes parents, à mes potes. Je fais bonne figure, je coopère, ils sont très sympas. Ils voient les seringues, le sachet vide, la paille. Mon pote est mal en point, il est placé sous assistance respiratoire sur place.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand ils s'en vont à l'hosto avec lui, les flics m'embarquent pour prendre ma déposition. Ils finiront par me mettre en garde à vue pendant 12 heures, jusqu'à ce qu'ils soient certains que mon pote s'en sort vivant (j'apprendrai qu'il est resté dans le coma plus de 8 heures, et qu'il serait mort si j'avais pas réagi). }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Alainbeta9|https://www.psychoactif.org/forum/t33881-p1-Avez-vous-experimente-GBL-ou-GHB.html|J’ai pris 3 fois du GBL en un mois, fin 2017.&lt;br /&gt;
La deuxième fois j’ai fait un petit g-hole.&lt;br /&gt;
La troisième un très très gros, j’ai fini aux urgences. &lt;br /&gt;
J’avais pas pris autre chose ni d’alcool ce soir là. Juste des prises certainement trop importantes et pas assez espacées. &lt;br /&gt;
Et vu que c’est degueulasse en plus, je n’en ai pas repris depuis.&lt;br /&gt;
Trop aléatoire et risqué pour moi vu que je suis du genre compulsif.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Dépendance===&lt;br /&gt;
La GBL '''peut créer un forte dépendance''' en quelques mois, voire en quelques semaines, et le manque de GBL peut mettre la vie en danger&amp;lt;ref name=&amp;quot;GBL addiction&amp;quot;&amp;gt;Addiction Journal : [http://www.addictionjournal.org/viewpressrelease.asp?pr=145 Research shows GBL addiction can be life threatening]&amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Gébéèl|https://www.psychoactif.org/forum/t5679-p1-Sevrage-GBL.html|Cela fait déjà pas mal de temps qu'il m'arrive de temps en temps de prendre du gbl à certaines occasions... Bien que je connaisse particulièrement bien ce produit (effets, dosage, risque de dépendance, etc...), suite à une épreuve difficile dans ma vie dernièrement je me suis lâché sur ma consommation... Cela fait une semaine que je me suis rendu compte que '''j'ai développé une dépendance''' : Une prise toutes les deux heures le jour, et la nuit des prises un peu plus grosses afin de pouvoir dormir par deux tranches de 4h et une de deux heures. Ces derniers jours, j'ai essayé de stopper net ma consommation qui fut un échec : tremblement, irritable, ayant perdu ma joie de vivre naturelle, impossible de dormir, angoisses, etc...Du coup, '''j'essaie progressivement de réduire les doses'''...Sinon, en cas d’échec, je ne sais pas quoi faire... }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|GüBeL|https://www.psychoactif.org/forum/t10191-p1-Gbl-entre-paradis-enfer.html|Après une année de consommation &amp;quot;récréative&amp;quot; (la GBL a remplacé ma consommation d'alcool), uniquement le weekend ou en soirée, suite à une période de stress, je me suis mis à consommer H24, c'est à dire une dose tout les 2-3 heures et ce 24h sur 24h et 7j sur 7j ET CECI PENDAN 2ANS. Très vite une forte dépendance physique m'a fait renoncé à tout sevrage, d'autant plus que la vie avec devenait incroyablement magnifique. Affectivement, professionnellement, socialement la première année fut une réussite complète, j'avais ma potion magique! Puis les dernier 6 mois devinrent progressivement un cauchemar, plus de sommeil, l'impression de devenir fou, les doses qui augmentent (a noter que contrarairement à d'autre drogue alcool, cannabis, MDMA, et autre l’accoutumance (augmentation des dose) est très faible. La consommation simultanée de benzodiazépine, et ensuite: un sevrage,qui m'a amené à un coma de 1 mois avec 2 % de chance de survie. Ensuite réapprendre à vivre, sans les lunette rose du GBL, apprendre à déguster les instants sans saveur de la vie abstinente, et pour finir plonger dans l'alcoolisme le plus violent avant de commencer à ré-émerger, de me mettre à consommer de l'héro etc.. le seul médicament efficace pour autant de ne pas l'avoir consommé avec la GBL est Diazépam à dose de cheval (min 80 mg) Pour exemple dans mon coma sous assistance respiratoire , j'ai reçu 15mg de midozalam /h, oui oui et finalement 50mg/h de diazépam qui a enfin réussi à me faire arrêter de convulser. J'étais sous intubé, sous assistance respiratoire.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Sevrage du GBL===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors du '''sevrage de GBL''', beaucoup d'usagers reportent de l'anxiété, des crise de panique et de l'insomnie, de la Tachycardie, des hallucinations auditives et visuelles. Dans la plupart des cas, cela prend généralement entre semaines pour ne plus ressentir les signes de manque.&amp;lt;ref name=&amp;quot;GBL addiction&amp;quot;&amp;gt;Addiction Journal : [http://www.addictionjournal.org/viewpressrelease.asp?pr=145 Research shows GBL addiction can be life threatening]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sevrage du GBL peut se faire en ambulatoire dans la plupart des cas. Une étude anglaise&amp;lt;ref&amp;gt;[http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/j.1360-0443.2010.03145.x/abstract Gamma-butyrolactone (GBL) dependence and withdrawal]&amp;lt;/ref&amp;gt; rapporte que les patients en sevrage ont été traité avec des hautes doses de diazepam et de baclofène durant les 4 première heures, puis des doses de diazepam comprise entre 40mg et 110 mg durant les 24 heures suivantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|GüBeL|https://www.psychoactif.org/forum/t10191-p1-Gbl-entre-paradis-enfer.html|J'ai été faire un sevrage spécialisé dans une clinique suisse réputée pour cela. Ils ont complètement sous évalué ma consommation, et pourtant je n'ai rien minimisé, j'avais conscience de la gravité de mon état. Ils ne se sont absolument pas renseigné sur le produit et m'ont proposé quelques anxiolit tm pour  compensé (je prenait déjà des benzo à haute dose en simultané de mes environs 70ml de GBL par jour. Bref il ne m'ont pas surveillé et retrouvé dans ma chambre, 6h plus tard en train de convulsé (la notion avec l'épilepsie fait, malgré tout ce que l'on dit, débat). Du coup j'ai été transféré au urgence et ils ont commencé à m'administré du midozalam (un des moins anti-convulsivement). après deux semaine d'intubation du propofol et tout les complication possible (hépatite médicamenteuse, étrangement la gbl épargne le foie), disfonction rénale, pneumonie sur le poumon g, multiple infection, une ambolie pulmonaire massive sur le poumon droit qui m'a donné 2% de chance de survie. Ils ont voulu me transféré en hélicoptère, mais ils n'y avait pas assez de place pour les pousse seringue, tellement il me fallait de substance pour me maintenir en vie. Bref dans ce grand centre ils m'ont lysé (liquéfié le sang) mon pronostique vitale c'est amélioré et surtout il m’ont passé au Diazépam. J'ai du réapprendre à marché, parler et autres. Bref je n'ai aucune séquelle, ma puissance supérieur était avec moi.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Richard Horpe|https://www.psychoactif.org/forum/t16514-p1-synthese-GHB.html| Lors du sevrage, il y a surtout l'excitotoxicité, un dysfonctionnement des récepteurs NMDA, au niveau du glutamate (aggravé par l'excès de sodium si on le prend sous la forme GHB). C'est assez horrible lorsqu'on tombe dans l'escarcelle, personnellement je pouvais boire une bouteille de vodka ou prendre dix Lexomil en assez peu de temps pour que ça se calme, lorsqu'il m'arrivait de mal calculer mes commandes et d'être en rade un ou deux jours. }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|LeBonty|https://www.psychoactif.org/forum/t22145-p1-Grosse-Experience-Gbl.html|Ayant consommer le G il y a 2 ans a des doses minime, j'ai vite aimé ça.&lt;br /&gt;
ensuite est venu une période de consommation de 1mois dite h 24 de +-20ml avec comme effet secondaire des hallucination audio visuel sensitive assez flippante, j'ai fait un premier sevrage a l'aide bière et benzo(diazepam).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
très vite après 6mois j'ai recommencé a une autre épisode de 1mois avec une conso similaire sans effet secondaire. un peu comme ci mon corps s'était habitué a la molécule.. même genre de sevrage, sauf que la c'était en été et donc la sudation était plus prononcé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ensuite après 6mois +- est venu une autre période, suite à des problèmes socio - familiaux, une consommation excessive, + de 40ml par jours h24 pendant 2mois avec des combinaisons de stimulants genre la meth coco etc ( que je déconseille vivement c'est l'enfer littéralement surtout la meth, je posterai un autre post sur ce dernier), j'ai vite poussé les limites et a eu des effets super hard genre insomnie, des éclairs visuel, des nausées, plus envie de manger, paranoïa, délire, mouvement involontaire et incontrôlé, anxiété, etc. la meth y est pour grand chose aussi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
j'en suis arrivé a un stade ou je redosais toute les 45m des doses de 1.8ml..hmmj'ai du ingéré + de 3l. déjà de g.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
j'ai vite combiné les benzos pour me calmer et c'est le diazepam qui ma été utile.&lt;br /&gt;
j'ai essayè le sevrage avec du baclofèn qui est utile mais le sevrage de celui ci est une autre étape flippante aussi. ne jamais prendre des doses élevé qui sont très dangereuse. ne regardè pas les post de certains qui prennent des doses hallucinantes. parlé en avec votre psychiatre qui se doit de vous aider. }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Interaction avec le GBL==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====GBL et dépresseurs du système nerveux central====&lt;br /&gt;
L'effet du GBL est potentialisé de façon sevère en cas d'association à l'alcool ou d'autres dépresseurs du système nerveux central (benzo, opiacés...)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|LeBonty|https://www.psychoactif.org/forum/t22145-p1-Grosse-Experience-Gbl.html|a éviter la prise d'alcool littéralement pendant au moins 2h après la dernière prise et ce pour la bière, pour les alcool forte je dirais + de 3.heures , pour la dernière prise d'alcool attendre au moins 6heures pour prendre du g.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====GBL et antirétroviraux inhibiteurs des protéases====&lt;br /&gt;
Les antirétroviraux inhibiteurs des protéases inhibent le metabolisme du GBL provoquant une augmentation significative de sa concentration sanguine et ainsi une augmentation du risque de surdosage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Comment réduire les risques==&lt;br /&gt;
*Acheter sur le net sur un site réputé, diluer correctement, trouver sa dose précise et ne plus en bouger. Si quelqu'un vous en vend un flacon en boîte ou en soirée, impossible de savoir à quelle dose il l’a dilué, la quantité que vous allez ingérer.&lt;br /&gt;
*'''Il faut espacer les doses'''. N'acheter que des bidons de petite contenances (125ml est le minimum en général), pour ne pas être tenté d'en reprendre. La GBL créé un forte dépendance  !&lt;br /&gt;
*'''Eviter impérativement tout mélange avec l’alcool, les benzodiazépines, les opiacés''' et tout sédatif, qui potentialise les effets et renforce la probabilité d'une overdose.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|LeBonty|https://www.psychoactif.org/forum/t22145-p1-Grosse-Experience-Gbl.html|les consommateur privilégié la consommation avec de l'eau et bien mélanger, faut savoir que le G est un bruleur de lipide et de certains vitamines, il est dés lors vitale de se réapprovisionner en complément sans pour autant en excéder, je parle du zinc, vitamine B, protéine, lipide (oméga 3,6,9). j'ai du en manqué des choses j’essayerai de mettre à jours ce post.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Liens==&lt;br /&gt;
* [https://www.psychoactif.org/forum/f41-p1-GBL-GHB-1-4-BD.html Le forum GBL sur Psychoactif]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{#related:1,4-BD (1,4-Butanediol), effets, risques, témoignages}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Drogues]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heiko</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages&amp;diff=11641</id>
		<title>GBL, effets, risques, témoignages</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages&amp;diff=11641"/>
		<updated>2025-01-31T21:50:05Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Heiko : /* Discussion */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;La '''GBL ou Gamma-butyrolactone, est un précurseur mais aussi une pro-drug du GHB'''. Sa formule chimique est C4H6O2. La GBL est rapidement hydrolysé en GHB in vivo par une enzyme, la 1,4-lactonase (gamma-lactonase) qui est présente dans le sang et le foie. Les effets des deux substances sont légèrement différents, la GBL pénètre plus rapidement dans le plasma ce qui provoque une puissance plus forte, des effets secondaires mais aussi récréatifs plus marqués ainsi que des symptômes de manque plus marqués.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB et ses dérivés sont des analogues du GABA (acide gamma-aminobutyrique, le principal neurotransmetteur inhibiteur du système nerveux central) comme l’alcool et les benzodiazépines. Le GHB est utilisé en médecine comme anesthésique et pour que les patients atteints de narcolepsie (cataplexie) ou d'autres troubles du sommeil, ces derniers consomment deux doses par nuit pour avoir 4H de sommeil à chaque prise. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’usage du GHB est resté un '''phénomène spécifique lié au milieu du clubbing homosexuel''', notamment à Paris et Marseille, mais aussi à Toulouse, Bordeaux, Montpellier, par une population masculine, bien insérée, appartenant à des catégories socioprofessionnelles plutôt élevées.&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.ofdt.fr/BDD/publications/docs/eisxacp5.pdf Usages de GHB et GBL - Données issues du dispositif TREND - OFDT]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
La GBL est très peu expérimenté en population générale : la prévalence d’expérimentation du GHB mesurée à 17 ans s’élevait à 0,27 % en 2005 et à 0,44 % en 2008.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Histoire brève==&lt;br /&gt;
L'histoire de '''l'ascension du GBL en tant que drogue est liée à l'histoire d'un autre composé appelé gamma-hydroxybutyrate ou le GHB.''' Le GHB se trouve en très petites quantités dans le corps humain et agit comme un neurotransmetteur dans le cerveau. Dans les années 1960, il a d'abord été synthétisée dans un laboratoire pour une utilisation comme anesthésique. '''Dans les années 1980, le GHB est devenu populaire parmi les body-builder''', qui croyaient qu'il pourrait libérer une hormone stimulant la croissance musculaire. En Novembre 1990, après avoir enquêté sur près de soixante rapports de maladie liées au GHB, la Food and Drug Administration américaine (FDA) a ordonné la fin de la vente de ces produits contenant du GHB. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque des produits contenant du GHB sont devenus indisponibles, les utilisateurs ont cherché un remplaçant. Ils l'ont trouvé dans les suppléments au GBL. '''Une fois que la GBL est ingéré, il se transforme rapidement en GHB'''. La GBL a été vendu dans les centres de fitness et les magasins d'aliments-santé comme un compléments alimentaires. Les compléments alimentaires n'ont pas à subir les  tests rigoureux nécessaires pour les médicaments en vente libre et les médicaments sur ordonnance. . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout au long des années 1990, des publicités pour des suppléments au GBL sont apparu dans les magazines de culturisme sous des noms tels que Blue Nitro, Firewater, GH Revitaliseur, Dynamiser, Jolt, réactive, REMForce, RenewTrient, Revivarant, et Verve. (depuis  retirés du marché.) Les fabricants de suppléments au GBL affirmaient que leurs produits servaient à renforcer les muscles, améliorer les performances physiques et sexuelles, à combattre la dépression, réduire le stress, et à soulager l'insomnie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le même temps, le bruit a couru que la GBL était une &amp;quot;drogue festive&amp;quot;, parce qu'il aidait à libérer des inhibitions. Parallèlement cependant, des risques d'effets secondaires nocifs sont apparus :  des difficultés respiratoires, des vomissements et des convulsions. De plus son utilisation peut conduire à un coma, un état ​​d'inconscience à partir de laquelle une personne ne peut pas être éveillé par le bruit ou autre stimuli.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En France, suite l'augmentation significative de sa consommation à des fins récréatives et à des comas suivi de réanimation liés à la prise de GBL, la vente et la cession au public de GBL et de butanediol (BD) (substance analogue) ont été interdites, par arrêté du 2 septembre 2011. Ces substances ne font cependant pas partie de la liste des stupéfiants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Qu'est ce que c'est ?==&lt;br /&gt;
[[Image:GBL.jpg|thumb|Bouteille de 250ml de GBL achetée sur internet]]&lt;br /&gt;
====Aspect, à quoi ça ressemble ?====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La GBL est un liquide incolore, avec une odeur chimique faible et acide (ph 4.5 à 10% de solution aqueuse)''' et relativement dangereux à l’état pur, donc à ne pas mettre en contact avec la peau et les muqueuses mais aussi de tous vos biens de valeurs en plastiques et/ou peints(ordinateurs, tv, véhicules par exemple).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La GBL est un produit industriel utilisé dans les vernis à ongle et pour décaper la peinture ou la colle. Pour la consommation récréative, le produit est généralement acheté sur internet sur des sites dédiés, en bouteilles en plastique HPDE contenant un liquide prétendument à l’état pur (clearweb). On le dose généralement avec une pipette pasteur de 2ml , ou idéalement en verre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|IPU|https://www.psychoactif.org/forum/t5280-p1-GHB-concentrations-effets.html|Le GHB a un gout de sel horrible, avec souvent un petit gout de diluant lier a son précurseur, la GBL. '''La GBL (qui produit lui même les mêmes effets que le GHB) est encore plus horrible en gout'''. Imaginez qu'on verse 2g dans le verre de quelqu'un sans qu'il s'en rende compte me semble impossible (1g a fais pas grand chose, mais bon mettons qu'on soit déjà bien bourré même 1g ça se sent)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|jeanpaul|https://www.psychoactif.org/forum/t21909-p1-1ere-commande-GBL-sur-internet-pense-etre-fait-arnaquer.html|On peut nettoyer facilement un peu de GBL. Il suffi de faire sa dilution avec de l'eau, et de le passer dans une carafe avec du charbon actif (carafe purificatrice d'eau)! Ca vire une grande partie du gout de merde caractéristique de certains GBL. Théoriquement, ça doit virer les contaminants néfastes étant donné que le charbon actif attire les composés lipophiles mais moins les hydrophiles (la GBL et le GHB sont plutôt hydrophiles).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est quand même mieux de le faire avec du GHB, car suivant le plastique de la carafe, il pourrai s'en retrouver dans votre verre. Utiliser du plastique PP (polypropylène) ou du HDPE (High Density Polyéthylène), ou du verre, pour vos verres de GBL.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Le prix====&lt;br /&gt;
Le prix moyen d'une dose de 1 gramme de GBL achetée en gros en ligne oscille entre 0,09 et 2 euros&amp;lt;ref&amp;gt;Rapport annuel 2008 - Observatoire Européen des Drogues et des Toxicomanies (OEDT)&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br clear='both' /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2017 il est possible de trouver du GBL à des prix se situant entre 80 et 150€ le litre (soit entre 500 et 800 doses environ). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Aspect Juridique====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La production et la vente de ce solvant est limité en terme de pureté au sein du territoire français (70%max).&lt;br /&gt;
Cependant l'importation de GBL pure est, pour les usagers français, autorisé au sein de l'union Européenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Qualité des GBL trouvées sur internet==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Protocole expérimental===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La pureté d'un échantillon de GBL peut facilement être déterminée à l'aide de tests simples et rapides. Le sulfate de cuivre anhydre permet de détecter la présence d'eau en devenant bleu (Disponible sur Amazon). De plus, la masse volumique de la GBL est d'environ 1,13 g/ml. Voici plus précisément les valeurs de la masse volumique qu'on peut trouver dans la littérature scientifique :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable sortable centre&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ &amp;lt;caption&amp;gt;&amp;lt;strong&amp;gt;Masse volumique de la GBL en fonction de la température&amp;lt;/strong&amp;gt;&amp;lt;/caption&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;col&amp;quot; | Température (°C)&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;col&amp;quot; | Masse volumique (g/ml)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| scope=&amp;quot;row&amp;quot; | 0&lt;br /&gt;
| 1.1441 &amp;lt;ref name=&amp;quot;ONeil&amp;quot;&amp;gt;O'Neil, M.J. (ed.). The Merck Index - An Encyclopedia of Chemicals, Drugs, and Biologicals. Whitehouse Station, NJ: Merck and Co., Inc., 2006., p. 259&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| scope=&amp;quot;row&amp;quot; | 15&lt;br /&gt;
| 1.1286 &amp;lt;ref name=&amp;quot;ONeil&amp;quot;/&amp;gt; &amp;lt;ref name=&amp;quot;NTP&amp;quot;&amp;gt;National Toxicology Program, Institute of Environmental Health Sciences, National Institutes of Health (NTP). 1992. National Toxicology Program Chemical Repository Database. Research Triangle Park, North Carolina.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| scope=&amp;quot;row&amp;quot; | 20&lt;br /&gt;
| 1.1296 &amp;lt;ref name=&amp;quot;Lide&amp;quot;&amp;gt;Lide, D.R. CRC Handbook of Chemistry and Physics 86TH Edition 2005-2006. CRC Press, Taylor &amp;amp; Francis, Boca Raton, FL 2005, p. 3-84&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces données sont représentées dans le tableau suivant :&lt;br /&gt;
[[Fichier:Densite_gbl.png|thumb|center|400px|Graphique de la masse volumique de la GBL en fonction de la température.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir de ces données, un modèle prédictif polynomial de la densité en fonction de la température d = f(T) peut être calculé :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;math&amp;gt;d(T) = 0.00006167 T^2 - 0.0019583 T + 1.1441&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Partant de là, des bouteilles de GBL ont été commandées sur le site dont le hash SHA1 du nom de domaine est &amp;lt;code&amp;gt;b89a21912ccc078da06e639fbc2c37b9f215da76&amp;lt;/code&amp;gt; (Juste le nom de domaine, sans le &amp;quot;https://&amp;quot;). Ce site propose deux qualités de GBL. Les bouteilles bleues (les moins chères) et les bouteilles rouges, plus chères, prétendument &amp;quot;pharma grade&amp;quot;. La masse volumique de ces échantillons a été mesurée avec des instruments de laboratoire en mesurant la masse de 1 ml. Voici les résultats (- = négatif, + = faiblement positif, ++ = modérément positif, +++ = clairement positif) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable sortable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ **Analyse des échantillons de GBL**&lt;br /&gt;
! Date de commande&lt;br /&gt;
! Couleur&lt;br /&gt;
! Quantité (ml)&lt;br /&gt;
! Température (°C)&lt;br /&gt;
! Incertitude température (°C)&lt;br /&gt;
! Densité attendue (g/ml)&lt;br /&gt;
! Densité mesurée (g/ml)&lt;br /&gt;
! Incertitude balance (g)&lt;br /&gt;
! Incertitude pipette (ml)&lt;br /&gt;
! Écart / Attendu (%)&lt;br /&gt;
! CuSO₄ t+0&lt;br /&gt;
! CuSO₄ t+30min&lt;br /&gt;
! CuSO₄ t+60min&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Février 2024 || Rouge || 500 || || || || 1.121 || ± 0.005 || ± 0.007 || || || || &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Juin 2024 || Rouge || 1000 || || || || 1.130 || ± 0.005 || ± 0.007 || || || || &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Juillet 2024 || Rouge || 1000 || 26.0 || ± 0.1 || 1.135 || 1.115 || ± 0.005 || ± 0.007 || 1.751 || - || - || + &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Juillet 2024 || Bleu || 250 || 26.0 || ± 0.1 || 1.135 || 1.110 || ± 0.005 || ± 0.007 || 2.191 || - || - || + &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Janvier 2025 || Bleu || 10000 || 21.1 || ± 0.1 || 1.130 || 1.133 || ± 0.005 || ± 0.007 || -0.201 || - || - || + &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Discussion===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreux magasins proposent deux types de GBL (le premier est prétendument &amp;quot;BASF&amp;quot; qui est un groupe chimique Allemand et une alternative dite 'standard'). Comme semblent le montrer ces résultats, c'est parfois un argument marketing pour vendre son produit plus cher, en promettant une plus grande pureté, qui n'est pas systématiquement au rendez-vous. Au moins pour ce site là en tout cas.  Les vendeurs de GBL affirment que les deux types de produits sont purs or certains usagers ont observés plus d'euphorie avec certains types de GBL (qui ne sont pas systématiquement les plus chers). De plus, les consommateurs n'ont aucune garantie que les analyses de puretés ou les prétendus certificats sont vrais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En général un usager peut constater plus facilement la qualité de sa GBL en en pesant 1 ml avec une seringue de 1cc. La balance devrait être calibrée au préalable pour éviter les erreurs de mesure. La balance est censée afficher 1,13 g. Si la balance affiche moins, le plus probable est qu'elle est coupée avec de l'eau. Pour rappel, la masse volumique de l'eau est de 1 g/ml donc couper la GBL avec de l'eau fait baisser sa masse volumique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si elle affiche plus, c'est qu'elle est coupée '''avec autre chose que de l'eau et il n'est alors pas garanti qu'elle soit consommable.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet, la GBL étant un solvant commun dans l'industrie, le besoin de le produire sous sa forme la plus pure n'est pas toujours garantie pour des entreprises souhaitant avoir un décapant bon marché. Les grands contenants (&amp;gt;1L) sont parfois produits par d'autres types d'entreprises et la qualité peut être nettement inférieur. Un usager a tout intérêt d'acheter de petites quantités pour éviter ce type de scam.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La GBL est disponible sous différents types de puretés (grades), qui dépendent de la production et de la purification. Exemple : &lt;br /&gt;
* Les spécifications pour la GBL &amp;quot;US GRADE&amp;quot; étaient de : pureté 99.0% minimum avec un maximum de 0.1% de GHB, 0.3% d'eau et des traces de 1,4-butanediol et 1-butanol.&lt;br /&gt;
* Un échantillon &amp;quot;electronic grade&amp;quot; de GBL à 99.9% pure contenaient des traces de chlore, sulfate, nitrate, fer, cuivre, zinc, plomb, sel, potassium.&lt;br /&gt;
* La GBL BASF a une pureté standard à 99.7% avec un maximum d'eau 0.05%, 0.10% de 1,4-butanediol et 0.03% d'acide butanoïque. &amp;lt;ref&amp;gt;http://www.inchem.org/documents/kemi/kemi/ah2004_07.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Dosage==&lt;br /&gt;
L'équivalent entre di GBL liquide et du NaGHB solide est de x1,6 c'est à dire qu'une dose de 1ml de gbl équivaut à 1,6g de NaGHB environ. &lt;br /&gt;
En général un usager consomme entre 0,6ml et 1,7ml sans tolérance, la réaction enzymatique n'est pas garantie dès la première ingestion est il est possible de ne ressentir des effets qu'à la deuxième prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|groovie|https://www.psychoactif.org/forum/t7492-p1-GBL-grosse-discussion.html|Pour te situer les doses que mes amis et moi on prenaient varient de 0,8 pour une personne de 30-40kg à 1,7 pour les gourmands (qui piquaient souvent du nez) , le 1,3-1,5 est probablement un safe spot. Je parle de gbl pur et de doses fortes pour personnes non tolérantes. Même si ton vendeur certifie qu'il est à 99% ,cela n'est pas forcément le cas. Mais 0,6ml c'est une dose de débutant et c'est bien que tu passes par là.}}&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il faut le '''diluer correctement, cinquante à cent fois sa dose''' voire plus dans un liquide (eau, jus de fruit). Il reste un fort goût que certains ne supportent pas.&lt;br /&gt;
La consommation de GBL est délicate à manier. Il faut trouver sa dose personnelle. Le mieux est d'aller à la pharmacie acheter des pipettes ou seringues de 2ml. Commencer par mettre 0.5ml dans la pipette et le mélanger dans 25cl d’eau avec à du sirop. Puis augmenter la dose chaque jour, doucement, 0.8ml, 1ml, 1.2ml ....'''jusqu’à trouver sa dose effective''' (ce que les anglais appellent le &amp;quot;soft spot&amp;quot;) et ne plus en bouger.&lt;br /&gt;
La dose effective peut être 1ml, 1.6ml, ou 2,4ml. Si vous prenez quelques dixièmes de millilitre de moins, vous ne sentirez rien, et si vous prenez quelques uns de trop, vous risquez d'être dans un sommeil éveillé, à ne plus pouvoir bouger.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|loulou reed|https://www.psychoactif.org|Je dose 0.5ml dans la pipette et le mets dans 25cl d’eau mélangée à du sirop. Rien. Aucun effet. Et puis j’augmente la dose chaque jour, doucement, 0.8ml, 1ml, 1.2ml – rien. '''Arrivé à 1.8ml, ça y est je ressens quelque chose, un effet similaire à l’alcool mais en plus propre (sans gueule de bois le lendemain), une vague d’euphorie, une empathie prononcée comme dans l’ecstasy'''. J’ai trouvé ce que les anglais appellent leur « soft spot », ma dose effective....'''Quand j'ai dépassé la dose de 1.8ml, je me suis retrouvé à m’endormir à moitié devant mon ordinateur, dans un état proche du « rêve lucide »''', parfois plaisant et parfois non, pris par la « paralysie du sommeil »: à la fois conscient et dans l’incapacité totale de bouger le moindre membre de mon corps....Et puis vient le jour où mon bidon est vide et je passe trois jours épouvantables d’insomnie fiévreuse et de vomissements réguliers....}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Viegroo Senior du turfu |https://www.psychoactif.org/forum/t18882-p1-Perte-controle-niveau-sexuel-avec-Ghb.html|Dans mon groupe on était une trentaine à prendre du ghb, pendant 3-5ans environ; il faut généralement une demi douzaine de prise pour déterminer les dosages idéaux alors ne compte pas sur un succès du premier coup.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Yog|https://www.psychoactif.org/forum/t29304-p1-Comment-redrop-GHB.html#divx|Déjà, je consomme du GBL (précurseur du GHB). Le rapport pour convertir les mg de GBL en mg de GHB, c'est 1,6, c'est à dire que 1ml de GBL égale 1,66 g de GHB (Groo, corrige moi si je me trompe).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Personnellement, '''mon soft point est de 1,2 ml de GBL et j'ai constaté que je pouvais redrop 1,2 ml au bout de deux heures pour obtenir des effets identiques.''' Donc ça veut dire que mon corps élimine 1,2ml en 2 heures, ce qui nous fait 0,1 ml d'éliminé toutes les 10 minutes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc quand je prend du GBL, je retiens soigneusement l'heure, et si je dois redropper, je redroppe en adaptant le dosage en fonction du temps écoulé. S'il s'est écoulé 30 minutes, je redrop 0,3 ml. S'il s'est écoulé 1 heure, je redrop 0,6ml.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Encore une fois, c'est une règle que j'ai découverte par l'expérience et qui marche très bien sur moi. Je ne me porte pas garant que ça fonctionne chez les autres.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Mode de consommation==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Attention, la GBL ne se dilue pas toujours très bien dans l'eau.  Il s'accumule en bas du verre dans certains cas. Il vaut mieux bien le mélanger avant de le consommer, sous peine d'avoir la dernière gorgée qui contient toute la substance. Ne jamais partager un verre pour deux personnes et diluer au maximum votre GBL. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|GüBeL|https://www.psychoactif.org/forum/t10191-p1-Gbl-entre-paradis-enfer.html|la GBL ne se dilue que mal, effectivement, il faut le boire à une dilution de en tout caa 1/100 mais surtout mélanger le verre juste avant. En effet ma copine en a fait les frais en buvant la fin de verre-&amp;gt; coma dans les toilette... Que de la gloire}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Attention la GBL est corrosif===&lt;br /&gt;
Que ce soit pour le doser avec des pipettes ou le boire dans des verres, il faut soit utiliser du verre soit du plastique HPDE de symbole &amp;quot;Triangle avec un deux a l'intérieur&amp;quot;.&lt;br /&gt;
[https://www.psychoactif.org/psychowiki/images/thumb/a/a9/HPDE2.jpeg/85px-HPDE2.jpeg]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est du polyéthylène à haute densité , le N°2 est très résistant à la corrosion. Pour de très longues conservations, privilégier des contenants en verre non teintés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|ff4life|https://www.psychoactif.org/forum/t27639-p1-GBL-substitut-alcool.html|Aussitôt dit, aussitôt fait. Petit flacon de 100 ml commandé chez les Lituaniens qui le vendent sous forme de détergent pour les jantes de caisse (Not for human consumption, of course). Commande reçue la semaine suivante en parfait état. Test allergique effectué (quel goût dégueulasse). Matériel connexes acquis : seringue en plastique pour mesurer les doses et petit récipient compte-goutte en verre pour stocker le liquide (la GBL dégrade le plastique).}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les effets recherchés==&lt;br /&gt;
La GBL est une drogue liquide de synthèse agissant sur le système  GABA-èregique (Neurotransmetteur GABA-b et c'est le seul connu, toutes les autres benzodiazépines agissent sur les GABA-A) après sa transformation en GHB par le foie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand la gbl est ingérée, L’effet met entre '''5 à 30 minutes à arriver, et dure environ une heure à deux heures''' &lt;br /&gt;
Quand il est utilisé de manière récréative, la GBL améliore la confiance en soi et la sociabilité, et réduit les inhibitions sexuelles. Il déclenche une vague d’euphorie, une empathie prononcée comme dans l’ecstasy. A plus haute dose, il induit le sommeil. Sa '''puissance fait qu'il est très facile de faire une overdose.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|GüBeL|https://www.psychoactif.org/forum/t10191-p1-Gbl-entre-paradis-enfer.html|Les effets sont similaires à l'alcool: en partie mais la gamme d'effet est beaucoup plus large. Les effets dans sa dose de fonctionnement sont: euphorisants (1-2ml SANS ALCOOL), anxiolitiques, désinhibants, aphrodisiaque, augmente toute les perceptions sensorielles et émotives positive, hypnotique (c'est la seule substance produisant un sommeil &amp;quot;médicalement&amp;quot; normal (au niveau des paramètres électro physiologiques)),  anesthésiant, anabolisant (favorise la sécrétion endogène d'hormone de croissance)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|kaparka|https://www.psychoactif.org/forum/t21110-p1-Mon-experience-j-ai-decrocher-injection-cocaine-apres.html|pour moi le ghb était vraiment la drogue adapté en toute circonstance, elle autant festive que adapté pour être posé ou faire du sport. Si je devais décrire les effets, je la comparerais plutôt à une ivresse alcoolique mais sans la fatigue que déclencher l'alcool. Selon le dosage tu as un effet stimulant ou hypnotique, d'où sa mauvaise reputation. Si tu prends une dose l'effet dure deux heures puis il s'arrete net sans descente. Le problème de dépendance avec le ghb c'est pour moi le même que celui de la clope, quand tu en as tu consomme. Après en prendre une fois en passant n'a rien de grave mais si tu as un litre de GBL à dispo tu résisteras toutes les deux heures. J'avais toujours ma bouteille d'eau avec des dose dedans. }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|ff4life|https://www.psychoactif.org/forum/t27639-p1-GBL-substitut-alcool.html|Effectivement, l'effet est très proche de l'alcool et euphorique. Je suis resté quand même prudent dans mes doses pour pas dépasser le seuil au-delà duquel ça peut se compliquer. Pas de tête qui tourne, pas d'incoordination motrice, mais juste un bon buzz accompagné d'une légère déshinibition et d'une meilleure appréciation musicale. Plus de tchatche également. J'aurais encore pu augmenter les doses, mais la soirée se terminait alors je suis rentré chez moi tranquillement. Je m'endormirai quelques heures après en passant une excellente nuit. L'effet se dissipe au fur et à mesure pour revenir à la baseline sans descente comme avec l'alcool. Le lendemain, réveil complètement normal. }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Effets comparés du GBL et du GHB===&lt;br /&gt;
La GBL se transformant en GHB dans le corps, on pourrait croire que la GBL a les mêmes effets que le GHB ou alors que cette molécule est moins rapide ou procure moins d'effets car le GHB est une substance endogène. Or ce n'est pas le cas, car la différence d'assimilation, les concentrations soudainement élevées dans le plasma et enfin sa rapidité d'élimination donne l'impression que le GHB est plus subtil voir doux et sédatif. Les usagers essayant la gbl en premier puis le GHB décrivent cette dernière substance comme une sorte de GBL à &amp;quot;libération prolongée&amp;quot;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gbl est rapidement converti en GHB par des enzymes &amp;quot;lactonases&amp;quot; qui se trouvent dans le sang. La gbl est plus lipophile (fond mieux dans les graisses) que le ghb et donc est plus rapidement absorbé / a une meilleure biodisponibilité.  Le paradoxe est que la gbl est plus rapide a générer des effets que le ghb , alors que c'est une pro-drug.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|groovie|https://www.psychoactif.org/forum/t16514-p1-synthese-GHB.html#divx|A mon avis la gbl est saponifié invivo , l'effet est beaucoup plus fort &amp;quot;mentalement&amp;quot; le &amp;quot; 'High' est plus euphorique&amp;quot; que le GHB et donc plus dangereux niveau addiction/sevrage. On s'endort plus souvent car plus dur à doser / redoser même si le ghb est plus sédatif, moins énergique à dose moyenne-faible.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|groovie|https://www.psychoactif.org/forum/t7492-p1-GBL-grosse-discussion.html|Transformer son gbl en ghb permet d'éviter touts les symptômes de descentes (ou d'en réduire à +80% voir plus)&lt;br /&gt;
c'est pour ça que la synthèse est primordiale avec ce produit :&lt;br /&gt;
- effets moins rush , plus smooth&lt;br /&gt;
- moins d'effets secondaires désagréables&lt;br /&gt;
- moins de cravings (manque, sevrages difficiles)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les risques liés à la consommation de GHB/GBL==&lt;br /&gt;
===Dangerosité et dommages du produit selon différents classements===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Rational_scale_to_assess_the_harm_of_drugs_(mean_physical_harm_and_mean_dependence)_fr.png‎|left|thumb|276px|Echelle de classment des dommages créés par différentes drogues.2007 &amp;lt;ref&amp;gt;Source:Article de Nutt, David, Leslie A King, William Saulsbury, Colin Blakemore du 24 mrs 2007 &amp;quot;Development of a rational scale to assess the harm of drugs of potential misuse&amp;quot; The Lancet 2007; 369:1047-1053. (PMID 17382831; doi:10.1016/S0140-6736(07)60464-4)&amp;lt;/ref&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br clear=both/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Effets secondaires à court terme , risques à moyen et long terme.===&lt;br /&gt;
L'usage du GBL peut produire des vertiges, une hypersalivation, une hypotonie, une amnésie, des vomissements, une somnolence, des hallucinations, des vertiges, des tremblements, des myoclonies, des convulsions, perte de connaissance, coma, bradycardie, hypotension, depréssion respiratoire&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|groovie|https://www.psychoactif.org/forum/t25045-p1-GHB-GBL-alcool-fenetre-interaction.html|En cas d’utilisation chaotique et trop importante , la gbl entraine plusieurs problématiques :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1- L'acidose éventuelle, si vous êtes un grand consommateur il vaut mieux faire une prise de sang pour savoir où vous en êtes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2- Epuisement du potassium : limiter les prises, éviter d'en prendre plusieurs fois en moins de 6h est un grand minimum. Il faut laisser le corps se rééquilibrer. Du chloride de potassium peut aider. ou de la nourriture en contenant comme des bananes, haricots blancs, épinards, abricots secs etc)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3- Accumulation de la dopamine:  pour éviter les soucis liés à la dopamine, deux jours de break par semaine est un minimum et une semaine par mois aussi. Avec 0 conso.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors des périodes de sevrages, l'éventuel déséquilibre entre le glutamate/gaba peut provoquer une neurotoxicité. L'arrêt soudain de gbl/ghb est potentiellement mortel. Le manque apparaît de une à 6 heures après l'arrêt d'une consommation massive, il se manifeste par de l'anxiété, des tremblements, insomnies, psychoses et conduit à des traitements sédatifs.&lt;br /&gt;
L'utilisation quotidienne de doses massives pourrait mener éventuellement à un syndrome Wernicke-Korsakoff (Friedman et al. 1996), il est donc capital d'espacer les doses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Overdose / G-hole===&lt;br /&gt;
Les GBL est difficile à manié. Il peut provoquer des overdoses (appelées g-hole), si on va au dessus de sa dose effective, d'autant plus si il est associé à l'alcool, benzodiazépine ou opiacés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Trystant|https://www.psychoactif.org/forum/t7061-p1-GBL-Coma.html|Deux minutes après la prise de GBL, le mec devient un peu fébrile, s'allonge, bouge beaucoup, fait des sons avec sa bouche, incompréhensibles. Je suis là à le regarder, genre, what the f***.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et là, crac, il s'endort, d'un coup. Je me dis que ça sent le roussi. Je tire vite une ligne et je le mets en position latérale de sécurité, au cas où il vomirait. Je tourne un peu en rond, histoire de mettre en place mes idées. Je vais vite sur le net avec mon iPhone et je tape GBL overdose sur Google. Et là je me rends compte que c'est la cata. En plus sa respiration devient irrégulière, avec des arrêts plus ou moins prolongés. Je bouge sa tête, y'a du vomi qui bloque. Je fais tout pour dégager les voies respiratoires, je stresse un peu. La respiration reprend. Je le stabilise, couché sur le coté, il a tendance à bouger dans son &amp;quot;sommeil&amp;quot;. J'appelle les urgences mais je parle pas flamand. J'essaie de me faire comprendre de l'opérateur qui ne parle que néerlandais (!), en anglais, et en français. J'ai l'impression que ça dure une plombe, et avec une main j'essaie toujours de faire en sorte que l'autre respire. Je compte les secondes d'arrêt respiratoire, je me dis qu'en dessous de 30 secondes c'est pas trop grave. Et je pense a son vomi si je dois lui faire du bouche à bouche... Je stresse un peu plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour finir, les urgences sonnent en bas de l'immeuble. J'appuie sur l'interphone pour ouvrir, je tire la dernière ligne de mon paquet, j'ouvre la porte. Ils sont 5, ils le prennent en main tout de suite. Je raconte tout ce qu'il a pris. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et voilà que derrière les ambulanciers, y'a deux flics qui rentrent. Je me sens fondre sur place. Je pense à mon boulot, à mes parents, à mes potes. Je fais bonne figure, je coopère, ils sont très sympas. Ils voient les seringues, le sachet vide, la paille. Mon pote est mal en point, il est placé sous assistance respiratoire sur place.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand ils s'en vont à l'hosto avec lui, les flics m'embarquent pour prendre ma déposition. Ils finiront par me mettre en garde à vue pendant 12 heures, jusqu'à ce qu'ils soient certains que mon pote s'en sort vivant (j'apprendrai qu'il est resté dans le coma plus de 8 heures, et qu'il serait mort si j'avais pas réagi). }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Alainbeta9|https://www.psychoactif.org/forum/t33881-p1-Avez-vous-experimente-GBL-ou-GHB.html|J’ai pris 3 fois du GBL en un mois, fin 2017.&lt;br /&gt;
La deuxième fois j’ai fait un petit g-hole.&lt;br /&gt;
La troisième un très très gros, j’ai fini aux urgences. &lt;br /&gt;
J’avais pas pris autre chose ni d’alcool ce soir là. Juste des prises certainement trop importantes et pas assez espacées. &lt;br /&gt;
Et vu que c’est degueulasse en plus, je n’en ai pas repris depuis.&lt;br /&gt;
Trop aléatoire et risqué pour moi vu que je suis du genre compulsif.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Dépendance===&lt;br /&gt;
La GBL '''peut créer un forte dépendance''' en quelques mois, voire en quelques semaines, et le manque de GBL peut mettre la vie en danger&amp;lt;ref name=&amp;quot;GBL addiction&amp;quot;&amp;gt;Addiction Journal : [http://www.addictionjournal.org/viewpressrelease.asp?pr=145 Research shows GBL addiction can be life threatening]&amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Gébéèl|https://www.psychoactif.org/forum/t5679-p1-Sevrage-GBL.html|Cela fait déjà pas mal de temps qu'il m'arrive de temps en temps de prendre du gbl à certaines occasions... Bien que je connaisse particulièrement bien ce produit (effets, dosage, risque de dépendance, etc...), suite à une épreuve difficile dans ma vie dernièrement je me suis lâché sur ma consommation... Cela fait une semaine que je me suis rendu compte que '''j'ai développé une dépendance''' : Une prise toutes les deux heures le jour, et la nuit des prises un peu plus grosses afin de pouvoir dormir par deux tranches de 4h et une de deux heures. Ces derniers jours, j'ai essayé de stopper net ma consommation qui fut un échec : tremblement, irritable, ayant perdu ma joie de vivre naturelle, impossible de dormir, angoisses, etc...Du coup, '''j'essaie progressivement de réduire les doses'''...Sinon, en cas d’échec, je ne sais pas quoi faire... }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|GüBeL|https://www.psychoactif.org/forum/t10191-p1-Gbl-entre-paradis-enfer.html|Après une année de consommation &amp;quot;récréative&amp;quot; (la GBL a remplacé ma consommation d'alcool), uniquement le weekend ou en soirée, suite à une période de stress, je me suis mis à consommer H24, c'est à dire une dose tout les 2-3 heures et ce 24h sur 24h et 7j sur 7j ET CECI PENDAN 2ANS. Très vite une forte dépendance physique m'a fait renoncé à tout sevrage, d'autant plus que la vie avec devenait incroyablement magnifique. Affectivement, professionnellement, socialement la première année fut une réussite complète, j'avais ma potion magique! Puis les dernier 6 mois devinrent progressivement un cauchemar, plus de sommeil, l'impression de devenir fou, les doses qui augmentent (a noter que contrarairement à d'autre drogue alcool, cannabis, MDMA, et autre l’accoutumance (augmentation des dose) est très faible. La consommation simultanée de benzodiazépine, et ensuite: un sevrage,qui m'a amené à un coma de 1 mois avec 2 % de chance de survie. Ensuite réapprendre à vivre, sans les lunette rose du GBL, apprendre à déguster les instants sans saveur de la vie abstinente, et pour finir plonger dans l'alcoolisme le plus violent avant de commencer à ré-émerger, de me mettre à consommer de l'héro etc.. le seul médicament efficace pour autant de ne pas l'avoir consommé avec la GBL est Diazépam à dose de cheval (min 80 mg) Pour exemple dans mon coma sous assistance respiratoire , j'ai reçu 15mg de midozalam /h, oui oui et finalement 50mg/h de diazépam qui a enfin réussi à me faire arrêter de convulser. J'étais sous intubé, sous assistance respiratoire.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Sevrage du GBL===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors du '''sevrage de GBL''', beaucoup d'usagers reportent de l'anxiété, des crise de panique et de l'insomnie, de la Tachycardie, des hallucinations auditives et visuelles. Dans la plupart des cas, cela prend généralement entre semaines pour ne plus ressentir les signes de manque.&amp;lt;ref name=&amp;quot;GBL addiction&amp;quot;&amp;gt;Addiction Journal : [http://www.addictionjournal.org/viewpressrelease.asp?pr=145 Research shows GBL addiction can be life threatening]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sevrage du GBL peut se faire en ambulatoire dans la plupart des cas. Une étude anglaise&amp;lt;ref&amp;gt;[http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/j.1360-0443.2010.03145.x/abstract Gamma-butyrolactone (GBL) dependence and withdrawal]&amp;lt;/ref&amp;gt; rapporte que les patients en sevrage ont été traité avec des hautes doses de diazepam et de baclofène durant les 4 première heures, puis des doses de diazepam comprise entre 40mg et 110 mg durant les 24 heures suivantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|GüBeL|https://www.psychoactif.org/forum/t10191-p1-Gbl-entre-paradis-enfer.html|J'ai été faire un sevrage spécialisé dans une clinique suisse réputée pour cela. Ils ont complètement sous évalué ma consommation, et pourtant je n'ai rien minimisé, j'avais conscience de la gravité de mon état. Ils ne se sont absolument pas renseigné sur le produit et m'ont proposé quelques anxiolit tm pour  compensé (je prenait déjà des benzo à haute dose en simultané de mes environs 70ml de GBL par jour. Bref il ne m'ont pas surveillé et retrouvé dans ma chambre, 6h plus tard en train de convulsé (la notion avec l'épilepsie fait, malgré tout ce que l'on dit, débat). Du coup j'ai été transféré au urgence et ils ont commencé à m'administré du midozalam (un des moins anti-convulsivement). après deux semaine d'intubation du propofol et tout les complication possible (hépatite médicamenteuse, étrangement la gbl épargne le foie), disfonction rénale, pneumonie sur le poumon g, multiple infection, une ambolie pulmonaire massive sur le poumon droit qui m'a donné 2% de chance de survie. Ils ont voulu me transféré en hélicoptère, mais ils n'y avait pas assez de place pour les pousse seringue, tellement il me fallait de substance pour me maintenir en vie. Bref dans ce grand centre ils m'ont lysé (liquéfié le sang) mon pronostique vitale c'est amélioré et surtout il m’ont passé au Diazépam. J'ai du réapprendre à marché, parler et autres. Bref je n'ai aucune séquelle, ma puissance supérieur était avec moi.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Richard Horpe|https://www.psychoactif.org/forum/t16514-p1-synthese-GHB.html| Lors du sevrage, il y a surtout l'excitotoxicité, un dysfonctionnement des récepteurs NMDA, au niveau du glutamate (aggravé par l'excès de sodium si on le prend sous la forme GHB). C'est assez horrible lorsqu'on tombe dans l'escarcelle, personnellement je pouvais boire une bouteille de vodka ou prendre dix Lexomil en assez peu de temps pour que ça se calme, lorsqu'il m'arrivait de mal calculer mes commandes et d'être en rade un ou deux jours. }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|LeBonty|https://www.psychoactif.org/forum/t22145-p1-Grosse-Experience-Gbl.html|Ayant consommer le G il y a 2 ans a des doses minime, j'ai vite aimé ça.&lt;br /&gt;
ensuite est venu une période de consommation de 1mois dite h 24 de +-20ml avec comme effet secondaire des hallucination audio visuel sensitive assez flippante, j'ai fait un premier sevrage a l'aide bière et benzo(diazepam).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
très vite après 6mois j'ai recommencé a une autre épisode de 1mois avec une conso similaire sans effet secondaire. un peu comme ci mon corps s'était habitué a la molécule.. même genre de sevrage, sauf que la c'était en été et donc la sudation était plus prononcé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ensuite après 6mois +- est venu une autre période, suite à des problèmes socio - familiaux, une consommation excessive, + de 40ml par jours h24 pendant 2mois avec des combinaisons de stimulants genre la meth coco etc ( que je déconseille vivement c'est l'enfer littéralement surtout la meth, je posterai un autre post sur ce dernier), j'ai vite poussé les limites et a eu des effets super hard genre insomnie, des éclairs visuel, des nausées, plus envie de manger, paranoïa, délire, mouvement involontaire et incontrôlé, anxiété, etc. la meth y est pour grand chose aussi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
j'en suis arrivé a un stade ou je redosais toute les 45m des doses de 1.8ml..hmmj'ai du ingéré + de 3l. déjà de g.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
j'ai vite combiné les benzos pour me calmer et c'est le diazepam qui ma été utile.&lt;br /&gt;
j'ai essayè le sevrage avec du baclofèn qui est utile mais le sevrage de celui ci est une autre étape flippante aussi. ne jamais prendre des doses élevé qui sont très dangereuse. ne regardè pas les post de certains qui prennent des doses hallucinantes. parlé en avec votre psychiatre qui se doit de vous aider. }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Interaction avec le GBL==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====GBL et dépresseurs du système nerveux central====&lt;br /&gt;
L'effet du GBL est potentialisé de façon sevère en cas d'association à l'alcool ou d'autres dépresseurs du système nerveux central (benzo, opiacés...)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|LeBonty|https://www.psychoactif.org/forum/t22145-p1-Grosse-Experience-Gbl.html|a éviter la prise d'alcool littéralement pendant au moins 2h après la dernière prise et ce pour la bière, pour les alcool forte je dirais + de 3.heures , pour la dernière prise d'alcool attendre au moins 6heures pour prendre du g.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====GBL et antirétroviraux inhibiteurs des protéases====&lt;br /&gt;
Les antirétroviraux inhibiteurs des protéases inhibent le metabolisme du GBL provoquant une augmentation significative de sa concentration sanguine et ainsi une augmentation du risque de surdosage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Comment réduire les risques==&lt;br /&gt;
*Acheter sur le net sur un site réputé, diluer correctement, trouver sa dose précise et ne plus en bouger. Si quelqu'un vous en vend un flacon en boîte ou en soirée, impossible de savoir à quelle dose il l’a dilué, la quantité que vous allez ingérer.&lt;br /&gt;
*'''Il faut espacer les doses'''. N'acheter que des bidons de petite contenances (125ml est le minimum en général), pour ne pas être tenté d'en reprendre. La GBL créé un forte dépendance  !&lt;br /&gt;
*'''Eviter impérativement tout mélange avec l’alcool, les benzodiazépines, les opiacés''' et tout sédatif, qui potentialise les effets et renforce la probabilité d'une overdose.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|LeBonty|https://www.psychoactif.org/forum/t22145-p1-Grosse-Experience-Gbl.html|les consommateur privilégié la consommation avec de l'eau et bien mélanger, faut savoir que le G est un bruleur de lipide et de certains vitamines, il est dés lors vitale de se réapprovisionner en complément sans pour autant en excéder, je parle du zinc, vitamine B, protéine, lipide (oméga 3,6,9). j'ai du en manqué des choses j’essayerai de mettre à jours ce post.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Liens==&lt;br /&gt;
* [https://www.psychoactif.org/forum/f41-p1-GBL-GHB-1-4-BD.html Le forum GBL sur Psychoactif]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{#related:1,4-BD (1,4-Butanediol), effets, risques, témoignages}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Drogues]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heiko</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages&amp;diff=11640</id>
		<title>GBL, effets, risques, témoignages</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages&amp;diff=11640"/>
		<updated>2025-01-31T21:48:59Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Heiko : /* Qualité des GBL trouvées sur internet */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;La '''GBL ou Gamma-butyrolactone, est un précurseur mais aussi une pro-drug du GHB'''. Sa formule chimique est C4H6O2. La GBL est rapidement hydrolysé en GHB in vivo par une enzyme, la 1,4-lactonase (gamma-lactonase) qui est présente dans le sang et le foie. Les effets des deux substances sont légèrement différents, la GBL pénètre plus rapidement dans le plasma ce qui provoque une puissance plus forte, des effets secondaires mais aussi récréatifs plus marqués ainsi que des symptômes de manque plus marqués.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB et ses dérivés sont des analogues du GABA (acide gamma-aminobutyrique, le principal neurotransmetteur inhibiteur du système nerveux central) comme l’alcool et les benzodiazépines. Le GHB est utilisé en médecine comme anesthésique et pour que les patients atteints de narcolepsie (cataplexie) ou d'autres troubles du sommeil, ces derniers consomment deux doses par nuit pour avoir 4H de sommeil à chaque prise. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’usage du GHB est resté un '''phénomène spécifique lié au milieu du clubbing homosexuel''', notamment à Paris et Marseille, mais aussi à Toulouse, Bordeaux, Montpellier, par une population masculine, bien insérée, appartenant à des catégories socioprofessionnelles plutôt élevées.&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.ofdt.fr/BDD/publications/docs/eisxacp5.pdf Usages de GHB et GBL - Données issues du dispositif TREND - OFDT]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
La GBL est très peu expérimenté en population générale : la prévalence d’expérimentation du GHB mesurée à 17 ans s’élevait à 0,27 % en 2005 et à 0,44 % en 2008.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Histoire brève==&lt;br /&gt;
L'histoire de '''l'ascension du GBL en tant que drogue est liée à l'histoire d'un autre composé appelé gamma-hydroxybutyrate ou le GHB.''' Le GHB se trouve en très petites quantités dans le corps humain et agit comme un neurotransmetteur dans le cerveau. Dans les années 1960, il a d'abord été synthétisée dans un laboratoire pour une utilisation comme anesthésique. '''Dans les années 1980, le GHB est devenu populaire parmi les body-builder''', qui croyaient qu'il pourrait libérer une hormone stimulant la croissance musculaire. En Novembre 1990, après avoir enquêté sur près de soixante rapports de maladie liées au GHB, la Food and Drug Administration américaine (FDA) a ordonné la fin de la vente de ces produits contenant du GHB. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque des produits contenant du GHB sont devenus indisponibles, les utilisateurs ont cherché un remplaçant. Ils l'ont trouvé dans les suppléments au GBL. '''Une fois que la GBL est ingéré, il se transforme rapidement en GHB'''. La GBL a été vendu dans les centres de fitness et les magasins d'aliments-santé comme un compléments alimentaires. Les compléments alimentaires n'ont pas à subir les  tests rigoureux nécessaires pour les médicaments en vente libre et les médicaments sur ordonnance. . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout au long des années 1990, des publicités pour des suppléments au GBL sont apparu dans les magazines de culturisme sous des noms tels que Blue Nitro, Firewater, GH Revitaliseur, Dynamiser, Jolt, réactive, REMForce, RenewTrient, Revivarant, et Verve. (depuis  retirés du marché.) Les fabricants de suppléments au GBL affirmaient que leurs produits servaient à renforcer les muscles, améliorer les performances physiques et sexuelles, à combattre la dépression, réduire le stress, et à soulager l'insomnie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le même temps, le bruit a couru que la GBL était une &amp;quot;drogue festive&amp;quot;, parce qu'il aidait à libérer des inhibitions. Parallèlement cependant, des risques d'effets secondaires nocifs sont apparus :  des difficultés respiratoires, des vomissements et des convulsions. De plus son utilisation peut conduire à un coma, un état ​​d'inconscience à partir de laquelle une personne ne peut pas être éveillé par le bruit ou autre stimuli.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En France, suite l'augmentation significative de sa consommation à des fins récréatives et à des comas suivi de réanimation liés à la prise de GBL, la vente et la cession au public de GBL et de butanediol (BD) (substance analogue) ont été interdites, par arrêté du 2 septembre 2011. Ces substances ne font cependant pas partie de la liste des stupéfiants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Qu'est ce que c'est ?==&lt;br /&gt;
[[Image:GBL.jpg|thumb|Bouteille de 250ml de GBL achetée sur internet]]&lt;br /&gt;
====Aspect, à quoi ça ressemble ?====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La GBL est un liquide incolore, avec une odeur chimique faible et acide (ph 4.5 à 10% de solution aqueuse)''' et relativement dangereux à l’état pur, donc à ne pas mettre en contact avec la peau et les muqueuses mais aussi de tous vos biens de valeurs en plastiques et/ou peints(ordinateurs, tv, véhicules par exemple).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La GBL est un produit industriel utilisé dans les vernis à ongle et pour décaper la peinture ou la colle. Pour la consommation récréative, le produit est généralement acheté sur internet sur des sites dédiés, en bouteilles en plastique HPDE contenant un liquide prétendument à l’état pur (clearweb). On le dose généralement avec une pipette pasteur de 2ml , ou idéalement en verre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|IPU|https://www.psychoactif.org/forum/t5280-p1-GHB-concentrations-effets.html|Le GHB a un gout de sel horrible, avec souvent un petit gout de diluant lier a son précurseur, la GBL. '''La GBL (qui produit lui même les mêmes effets que le GHB) est encore plus horrible en gout'''. Imaginez qu'on verse 2g dans le verre de quelqu'un sans qu'il s'en rende compte me semble impossible (1g a fais pas grand chose, mais bon mettons qu'on soit déjà bien bourré même 1g ça se sent)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|jeanpaul|https://www.psychoactif.org/forum/t21909-p1-1ere-commande-GBL-sur-internet-pense-etre-fait-arnaquer.html|On peut nettoyer facilement un peu de GBL. Il suffi de faire sa dilution avec de l'eau, et de le passer dans une carafe avec du charbon actif (carafe purificatrice d'eau)! Ca vire une grande partie du gout de merde caractéristique de certains GBL. Théoriquement, ça doit virer les contaminants néfastes étant donné que le charbon actif attire les composés lipophiles mais moins les hydrophiles (la GBL et le GHB sont plutôt hydrophiles).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est quand même mieux de le faire avec du GHB, car suivant le plastique de la carafe, il pourrai s'en retrouver dans votre verre. Utiliser du plastique PP (polypropylène) ou du HDPE (High Density Polyéthylène), ou du verre, pour vos verres de GBL.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Le prix====&lt;br /&gt;
Le prix moyen d'une dose de 1 gramme de GBL achetée en gros en ligne oscille entre 0,09 et 2 euros&amp;lt;ref&amp;gt;Rapport annuel 2008 - Observatoire Européen des Drogues et des Toxicomanies (OEDT)&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br clear='both' /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2017 il est possible de trouver du GBL à des prix se situant entre 80 et 150€ le litre (soit entre 500 et 800 doses environ). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Aspect Juridique====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La production et la vente de ce solvant est limité en terme de pureté au sein du territoire français (70%max).&lt;br /&gt;
Cependant l'importation de GBL pure est, pour les usagers français, autorisé au sein de l'union Européenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Qualité des GBL trouvées sur internet==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Protocole expérimental===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La pureté d'un échantillon de GBL peut facilement être déterminée à l'aide de tests simples et rapides. Le sulfate de cuivre anhydre permet de détecter la présence d'eau en devenant bleu (Disponible sur Amazon). De plus, la masse volumique de la GBL est d'environ 1,13 g/ml. Voici plus précisément les valeurs de la masse volumique qu'on peut trouver dans la littérature scientifique :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable sortable centre&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ &amp;lt;caption&amp;gt;&amp;lt;strong&amp;gt;Masse volumique de la GBL en fonction de la température&amp;lt;/strong&amp;gt;&amp;lt;/caption&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;col&amp;quot; | Température (°C)&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;col&amp;quot; | Masse volumique (g/ml)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| scope=&amp;quot;row&amp;quot; | 0&lt;br /&gt;
| 1.1441 &amp;lt;ref name=&amp;quot;ONeil&amp;quot;&amp;gt;O'Neil, M.J. (ed.). The Merck Index - An Encyclopedia of Chemicals, Drugs, and Biologicals. Whitehouse Station, NJ: Merck and Co., Inc., 2006., p. 259&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| scope=&amp;quot;row&amp;quot; | 15&lt;br /&gt;
| 1.1286 &amp;lt;ref name=&amp;quot;ONeil&amp;quot;/&amp;gt; &amp;lt;ref name=&amp;quot;NTP&amp;quot;&amp;gt;National Toxicology Program, Institute of Environmental Health Sciences, National Institutes of Health (NTP). 1992. National Toxicology Program Chemical Repository Database. Research Triangle Park, North Carolina.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| scope=&amp;quot;row&amp;quot; | 20&lt;br /&gt;
| 1.1296 &amp;lt;ref name=&amp;quot;Lide&amp;quot;&amp;gt;Lide, D.R. CRC Handbook of Chemistry and Physics 86TH Edition 2005-2006. CRC Press, Taylor &amp;amp; Francis, Boca Raton, FL 2005, p. 3-84&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces données sont représentées dans le tableau suivant :&lt;br /&gt;
[[Fichier:Densite_gbl.png|thumb|center|400px|Graphique de la masse volumique de la GBL en fonction de la température.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir de ces données, un modèle prédictif polynomial de la densité en fonction de la température d = f(T) peut être calculé :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;math&amp;gt;d(T) = 0.00006167 T^2 - 0.0019583 T + 1.1441&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Partant de là, des bouteilles de GBL ont été commandées sur le site dont le hash SHA1 du nom de domaine est &amp;lt;code&amp;gt;b89a21912ccc078da06e639fbc2c37b9f215da76&amp;lt;/code&amp;gt; (Juste le nom de domaine, sans le &amp;quot;https://&amp;quot;). Ce site propose deux qualités de GBL. Les bouteilles bleues (les moins chères) et les bouteilles rouges, plus chères, prétendument &amp;quot;pharma grade&amp;quot;. La masse volumique de ces échantillons a été mesurée avec des instruments de laboratoire en mesurant la masse de 1 ml. Voici les résultats (- = négatif, + = faiblement positif, ++ = modérément positif, +++ = clairement positif) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable sortable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ **Analyse des échantillons de GBL**&lt;br /&gt;
! Date de commande&lt;br /&gt;
! Couleur&lt;br /&gt;
! Quantité (ml)&lt;br /&gt;
! Température (°C)&lt;br /&gt;
! Incertitude température (°C)&lt;br /&gt;
! Densité attendue (g/ml)&lt;br /&gt;
! Densité mesurée (g/ml)&lt;br /&gt;
! Incertitude balance (g)&lt;br /&gt;
! Incertitude pipette (ml)&lt;br /&gt;
! Écart / Attendu (%)&lt;br /&gt;
! CuSO₄ t+0&lt;br /&gt;
! CuSO₄ t+30min&lt;br /&gt;
! CuSO₄ t+60min&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Février 2024 || Rouge || 500 || || || || 1.121 || ± 0.005 || ± 0.007 || || || || &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Juin 2024 || Rouge || 1000 || || || || 1.130 || ± 0.005 || ± 0.007 || || || || &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Juillet 2024 || Rouge || 1000 || 26.0 || ± 0.1 || 1.135 || 1.115 || ± 0.005 || ± 0.007 || 1.751 || - || - || + &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Juillet 2024 || Bleu || 250 || 26.0 || ± 0.1 || 1.135 || 1.110 || ± 0.005 || ± 0.007 || 2.191 || - || - || + &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Janvier 2025 || Bleu || 10000 || 21.1 || ± 0.1 || 1.130 || 1.133 || ± 0.005 || ± 0.007 || -0.201 || - || - || + &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Discussion===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreux magasins proposent deux types de GBL (le premier est prétendument &amp;quot;BASF&amp;quot; qui est un groupe chimique Allemand et une alternative dite 'standard'). Comme semblent le montrer ces résultats, c'est parfois un argument marketing pour vendre son produit plus cher, en promettant une plus grande pureté, qui n'est pas systématiquement au rendez-vous. Au moins pour ce site là en tout cas.  Les vendeurs de GBL affirment que les deux types de produits sont purs or certains usagers ont observés plus d'euphorie avec certains types de GBL (qui ne sont pas systématiquement les plus chers). De plus, les consommateurs n'ont aucune garantie que les analyses de puretés ou les prétendus certificats sont vrais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En général un usager peut constater plus facilement la qualité de son gbl en en pesant 1 ml avec une seringue de 1cc. La balance devrait être calibrée au préalable pour éviter les erreurs de mesure. La balance est censée afficher 1,13 g. Si la balance affiche moins, le plus probable est qu'elle est coupée avec de l'eau. Pour rappel, la masse volumique de l'eau est de 1 g/ml donc couper la GBL avec de l'eau fait baisser sa masse volumique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si elle affiche plus, c'est qu'elle est coupée '''avec autre chose que de l'eau et il n'est alors pas garanti qu'elle soit consommable.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet, la GBL étant un solvant commun dans l'industrie, le besoin de le produire sous sa forme la plus pure n'est pas toujours garantie pour des entreprises souhaitant avoir un décapant bon marché. Les grands contenants (&amp;gt;1L) sont parfois produits par d'autres types d'entreprises et la qualité peut être nettement inférieur. Un usager a tout intérêt d'acheter de petites quantités pour éviter ce type de scam.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La GBL est disponible sous différents types de puretés (grades), qui dépendent de la production et de la purification. Exemple : &lt;br /&gt;
* Les spécifications pour la GBL &amp;quot;US GRADE&amp;quot; étaient de : pureté 99.0% minimum avec un maximum de 0.1% de GHB, 0.3% d'eau et des traces de 1,4-butanediol et 1-butanol.&lt;br /&gt;
* Un échantillon &amp;quot;electronic grade&amp;quot; de GBL à 99.9% pure contenaient des traces de chlore, sulfate, nitrate, fer, cuivre, zinc, plomb, sel, potassium.&lt;br /&gt;
* La GBL BASF a une pureté standard à 99.7% avec un maximum d'eau 0.05%, 0.10% de 1,4-butanediol et 0.03% d'acide butanoïque. &amp;lt;ref&amp;gt;http://www.inchem.org/documents/kemi/kemi/ah2004_07.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Dosage==&lt;br /&gt;
L'équivalent entre di GBL liquide et du NaGHB solide est de x1,6 c'est à dire qu'une dose de 1ml de gbl équivaut à 1,6g de NaGHB environ. &lt;br /&gt;
En général un usager consomme entre 0,6ml et 1,7ml sans tolérance, la réaction enzymatique n'est pas garantie dès la première ingestion est il est possible de ne ressentir des effets qu'à la deuxième prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|groovie|https://www.psychoactif.org/forum/t7492-p1-GBL-grosse-discussion.html|Pour te situer les doses que mes amis et moi on prenaient varient de 0,8 pour une personne de 30-40kg à 1,7 pour les gourmands (qui piquaient souvent du nez) , le 1,3-1,5 est probablement un safe spot. Je parle de gbl pur et de doses fortes pour personnes non tolérantes. Même si ton vendeur certifie qu'il est à 99% ,cela n'est pas forcément le cas. Mais 0,6ml c'est une dose de débutant et c'est bien que tu passes par là.}}&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il faut le '''diluer correctement, cinquante à cent fois sa dose''' voire plus dans un liquide (eau, jus de fruit). Il reste un fort goût que certains ne supportent pas.&lt;br /&gt;
La consommation de GBL est délicate à manier. Il faut trouver sa dose personnelle. Le mieux est d'aller à la pharmacie acheter des pipettes ou seringues de 2ml. Commencer par mettre 0.5ml dans la pipette et le mélanger dans 25cl d’eau avec à du sirop. Puis augmenter la dose chaque jour, doucement, 0.8ml, 1ml, 1.2ml ....'''jusqu’à trouver sa dose effective''' (ce que les anglais appellent le &amp;quot;soft spot&amp;quot;) et ne plus en bouger.&lt;br /&gt;
La dose effective peut être 1ml, 1.6ml, ou 2,4ml. Si vous prenez quelques dixièmes de millilitre de moins, vous ne sentirez rien, et si vous prenez quelques uns de trop, vous risquez d'être dans un sommeil éveillé, à ne plus pouvoir bouger.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|loulou reed|https://www.psychoactif.org|Je dose 0.5ml dans la pipette et le mets dans 25cl d’eau mélangée à du sirop. Rien. Aucun effet. Et puis j’augmente la dose chaque jour, doucement, 0.8ml, 1ml, 1.2ml – rien. '''Arrivé à 1.8ml, ça y est je ressens quelque chose, un effet similaire à l’alcool mais en plus propre (sans gueule de bois le lendemain), une vague d’euphorie, une empathie prononcée comme dans l’ecstasy'''. J’ai trouvé ce que les anglais appellent leur « soft spot », ma dose effective....'''Quand j'ai dépassé la dose de 1.8ml, je me suis retrouvé à m’endormir à moitié devant mon ordinateur, dans un état proche du « rêve lucide »''', parfois plaisant et parfois non, pris par la « paralysie du sommeil »: à la fois conscient et dans l’incapacité totale de bouger le moindre membre de mon corps....Et puis vient le jour où mon bidon est vide et je passe trois jours épouvantables d’insomnie fiévreuse et de vomissements réguliers....}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Viegroo Senior du turfu |https://www.psychoactif.org/forum/t18882-p1-Perte-controle-niveau-sexuel-avec-Ghb.html|Dans mon groupe on était une trentaine à prendre du ghb, pendant 3-5ans environ; il faut généralement une demi douzaine de prise pour déterminer les dosages idéaux alors ne compte pas sur un succès du premier coup.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Yog|https://www.psychoactif.org/forum/t29304-p1-Comment-redrop-GHB.html#divx|Déjà, je consomme du GBL (précurseur du GHB). Le rapport pour convertir les mg de GBL en mg de GHB, c'est 1,6, c'est à dire que 1ml de GBL égale 1,66 g de GHB (Groo, corrige moi si je me trompe).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Personnellement, '''mon soft point est de 1,2 ml de GBL et j'ai constaté que je pouvais redrop 1,2 ml au bout de deux heures pour obtenir des effets identiques.''' Donc ça veut dire que mon corps élimine 1,2ml en 2 heures, ce qui nous fait 0,1 ml d'éliminé toutes les 10 minutes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc quand je prend du GBL, je retiens soigneusement l'heure, et si je dois redropper, je redroppe en adaptant le dosage en fonction du temps écoulé. S'il s'est écoulé 30 minutes, je redrop 0,3 ml. S'il s'est écoulé 1 heure, je redrop 0,6ml.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Encore une fois, c'est une règle que j'ai découverte par l'expérience et qui marche très bien sur moi. Je ne me porte pas garant que ça fonctionne chez les autres.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Mode de consommation==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Attention, la GBL ne se dilue pas toujours très bien dans l'eau.  Il s'accumule en bas du verre dans certains cas. Il vaut mieux bien le mélanger avant de le consommer, sous peine d'avoir la dernière gorgée qui contient toute la substance. Ne jamais partager un verre pour deux personnes et diluer au maximum votre GBL. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|GüBeL|https://www.psychoactif.org/forum/t10191-p1-Gbl-entre-paradis-enfer.html|la GBL ne se dilue que mal, effectivement, il faut le boire à une dilution de en tout caa 1/100 mais surtout mélanger le verre juste avant. En effet ma copine en a fait les frais en buvant la fin de verre-&amp;gt; coma dans les toilette... Que de la gloire}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Attention la GBL est corrosif===&lt;br /&gt;
Que ce soit pour le doser avec des pipettes ou le boire dans des verres, il faut soit utiliser du verre soit du plastique HPDE de symbole &amp;quot;Triangle avec un deux a l'intérieur&amp;quot;.&lt;br /&gt;
[https://www.psychoactif.org/psychowiki/images/thumb/a/a9/HPDE2.jpeg/85px-HPDE2.jpeg]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est du polyéthylène à haute densité , le N°2 est très résistant à la corrosion. Pour de très longues conservations, privilégier des contenants en verre non teintés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|ff4life|https://www.psychoactif.org/forum/t27639-p1-GBL-substitut-alcool.html|Aussitôt dit, aussitôt fait. Petit flacon de 100 ml commandé chez les Lituaniens qui le vendent sous forme de détergent pour les jantes de caisse (Not for human consumption, of course). Commande reçue la semaine suivante en parfait état. Test allergique effectué (quel goût dégueulasse). Matériel connexes acquis : seringue en plastique pour mesurer les doses et petit récipient compte-goutte en verre pour stocker le liquide (la GBL dégrade le plastique).}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les effets recherchés==&lt;br /&gt;
La GBL est une drogue liquide de synthèse agissant sur le système  GABA-èregique (Neurotransmetteur GABA-b et c'est le seul connu, toutes les autres benzodiazépines agissent sur les GABA-A) après sa transformation en GHB par le foie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand la gbl est ingérée, L’effet met entre '''5 à 30 minutes à arriver, et dure environ une heure à deux heures''' &lt;br /&gt;
Quand il est utilisé de manière récréative, la GBL améliore la confiance en soi et la sociabilité, et réduit les inhibitions sexuelles. Il déclenche une vague d’euphorie, une empathie prononcée comme dans l’ecstasy. A plus haute dose, il induit le sommeil. Sa '''puissance fait qu'il est très facile de faire une overdose.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|GüBeL|https://www.psychoactif.org/forum/t10191-p1-Gbl-entre-paradis-enfer.html|Les effets sont similaires à l'alcool: en partie mais la gamme d'effet est beaucoup plus large. Les effets dans sa dose de fonctionnement sont: euphorisants (1-2ml SANS ALCOOL), anxiolitiques, désinhibants, aphrodisiaque, augmente toute les perceptions sensorielles et émotives positive, hypnotique (c'est la seule substance produisant un sommeil &amp;quot;médicalement&amp;quot; normal (au niveau des paramètres électro physiologiques)),  anesthésiant, anabolisant (favorise la sécrétion endogène d'hormone de croissance)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|kaparka|https://www.psychoactif.org/forum/t21110-p1-Mon-experience-j-ai-decrocher-injection-cocaine-apres.html|pour moi le ghb était vraiment la drogue adapté en toute circonstance, elle autant festive que adapté pour être posé ou faire du sport. Si je devais décrire les effets, je la comparerais plutôt à une ivresse alcoolique mais sans la fatigue que déclencher l'alcool. Selon le dosage tu as un effet stimulant ou hypnotique, d'où sa mauvaise reputation. Si tu prends une dose l'effet dure deux heures puis il s'arrete net sans descente. Le problème de dépendance avec le ghb c'est pour moi le même que celui de la clope, quand tu en as tu consomme. Après en prendre une fois en passant n'a rien de grave mais si tu as un litre de GBL à dispo tu résisteras toutes les deux heures. J'avais toujours ma bouteille d'eau avec des dose dedans. }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|ff4life|https://www.psychoactif.org/forum/t27639-p1-GBL-substitut-alcool.html|Effectivement, l'effet est très proche de l'alcool et euphorique. Je suis resté quand même prudent dans mes doses pour pas dépasser le seuil au-delà duquel ça peut se compliquer. Pas de tête qui tourne, pas d'incoordination motrice, mais juste un bon buzz accompagné d'une légère déshinibition et d'une meilleure appréciation musicale. Plus de tchatche également. J'aurais encore pu augmenter les doses, mais la soirée se terminait alors je suis rentré chez moi tranquillement. Je m'endormirai quelques heures après en passant une excellente nuit. L'effet se dissipe au fur et à mesure pour revenir à la baseline sans descente comme avec l'alcool. Le lendemain, réveil complètement normal. }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Effets comparés du GBL et du GHB===&lt;br /&gt;
La GBL se transformant en GHB dans le corps, on pourrait croire que la GBL a les mêmes effets que le GHB ou alors que cette molécule est moins rapide ou procure moins d'effets car le GHB est une substance endogène. Or ce n'est pas le cas, car la différence d'assimilation, les concentrations soudainement élevées dans le plasma et enfin sa rapidité d'élimination donne l'impression que le GHB est plus subtil voir doux et sédatif. Les usagers essayant la gbl en premier puis le GHB décrivent cette dernière substance comme une sorte de GBL à &amp;quot;libération prolongée&amp;quot;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gbl est rapidement converti en GHB par des enzymes &amp;quot;lactonases&amp;quot; qui se trouvent dans le sang. La gbl est plus lipophile (fond mieux dans les graisses) que le ghb et donc est plus rapidement absorbé / a une meilleure biodisponibilité.  Le paradoxe est que la gbl est plus rapide a générer des effets que le ghb , alors que c'est une pro-drug.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|groovie|https://www.psychoactif.org/forum/t16514-p1-synthese-GHB.html#divx|A mon avis la gbl est saponifié invivo , l'effet est beaucoup plus fort &amp;quot;mentalement&amp;quot; le &amp;quot; 'High' est plus euphorique&amp;quot; que le GHB et donc plus dangereux niveau addiction/sevrage. On s'endort plus souvent car plus dur à doser / redoser même si le ghb est plus sédatif, moins énergique à dose moyenne-faible.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|groovie|https://www.psychoactif.org/forum/t7492-p1-GBL-grosse-discussion.html|Transformer son gbl en ghb permet d'éviter touts les symptômes de descentes (ou d'en réduire à +80% voir plus)&lt;br /&gt;
c'est pour ça que la synthèse est primordiale avec ce produit :&lt;br /&gt;
- effets moins rush , plus smooth&lt;br /&gt;
- moins d'effets secondaires désagréables&lt;br /&gt;
- moins de cravings (manque, sevrages difficiles)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les risques liés à la consommation de GHB/GBL==&lt;br /&gt;
===Dangerosité et dommages du produit selon différents classements===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Rational_scale_to_assess_the_harm_of_drugs_(mean_physical_harm_and_mean_dependence)_fr.png‎|left|thumb|276px|Echelle de classment des dommages créés par différentes drogues.2007 &amp;lt;ref&amp;gt;Source:Article de Nutt, David, Leslie A King, William Saulsbury, Colin Blakemore du 24 mrs 2007 &amp;quot;Development of a rational scale to assess the harm of drugs of potential misuse&amp;quot; The Lancet 2007; 369:1047-1053. (PMID 17382831; doi:10.1016/S0140-6736(07)60464-4)&amp;lt;/ref&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br clear=both/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Effets secondaires à court terme , risques à moyen et long terme.===&lt;br /&gt;
L'usage du GBL peut produire des vertiges, une hypersalivation, une hypotonie, une amnésie, des vomissements, une somnolence, des hallucinations, des vertiges, des tremblements, des myoclonies, des convulsions, perte de connaissance, coma, bradycardie, hypotension, depréssion respiratoire&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|groovie|https://www.psychoactif.org/forum/t25045-p1-GHB-GBL-alcool-fenetre-interaction.html|En cas d’utilisation chaotique et trop importante , la gbl entraine plusieurs problématiques :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1- L'acidose éventuelle, si vous êtes un grand consommateur il vaut mieux faire une prise de sang pour savoir où vous en êtes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2- Epuisement du potassium : limiter les prises, éviter d'en prendre plusieurs fois en moins de 6h est un grand minimum. Il faut laisser le corps se rééquilibrer. Du chloride de potassium peut aider. ou de la nourriture en contenant comme des bananes, haricots blancs, épinards, abricots secs etc)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3- Accumulation de la dopamine:  pour éviter les soucis liés à la dopamine, deux jours de break par semaine est un minimum et une semaine par mois aussi. Avec 0 conso.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors des périodes de sevrages, l'éventuel déséquilibre entre le glutamate/gaba peut provoquer une neurotoxicité. L'arrêt soudain de gbl/ghb est potentiellement mortel. Le manque apparaît de une à 6 heures après l'arrêt d'une consommation massive, il se manifeste par de l'anxiété, des tremblements, insomnies, psychoses et conduit à des traitements sédatifs.&lt;br /&gt;
L'utilisation quotidienne de doses massives pourrait mener éventuellement à un syndrome Wernicke-Korsakoff (Friedman et al. 1996), il est donc capital d'espacer les doses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Overdose / G-hole===&lt;br /&gt;
Les GBL est difficile à manié. Il peut provoquer des overdoses (appelées g-hole), si on va au dessus de sa dose effective, d'autant plus si il est associé à l'alcool, benzodiazépine ou opiacés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Trystant|https://www.psychoactif.org/forum/t7061-p1-GBL-Coma.html|Deux minutes après la prise de GBL, le mec devient un peu fébrile, s'allonge, bouge beaucoup, fait des sons avec sa bouche, incompréhensibles. Je suis là à le regarder, genre, what the f***.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et là, crac, il s'endort, d'un coup. Je me dis que ça sent le roussi. Je tire vite une ligne et je le mets en position latérale de sécurité, au cas où il vomirait. Je tourne un peu en rond, histoire de mettre en place mes idées. Je vais vite sur le net avec mon iPhone et je tape GBL overdose sur Google. Et là je me rends compte que c'est la cata. En plus sa respiration devient irrégulière, avec des arrêts plus ou moins prolongés. Je bouge sa tête, y'a du vomi qui bloque. Je fais tout pour dégager les voies respiratoires, je stresse un peu. La respiration reprend. Je le stabilise, couché sur le coté, il a tendance à bouger dans son &amp;quot;sommeil&amp;quot;. J'appelle les urgences mais je parle pas flamand. J'essaie de me faire comprendre de l'opérateur qui ne parle que néerlandais (!), en anglais, et en français. J'ai l'impression que ça dure une plombe, et avec une main j'essaie toujours de faire en sorte que l'autre respire. Je compte les secondes d'arrêt respiratoire, je me dis qu'en dessous de 30 secondes c'est pas trop grave. Et je pense a son vomi si je dois lui faire du bouche à bouche... Je stresse un peu plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour finir, les urgences sonnent en bas de l'immeuble. J'appuie sur l'interphone pour ouvrir, je tire la dernière ligne de mon paquet, j'ouvre la porte. Ils sont 5, ils le prennent en main tout de suite. Je raconte tout ce qu'il a pris. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et voilà que derrière les ambulanciers, y'a deux flics qui rentrent. Je me sens fondre sur place. Je pense à mon boulot, à mes parents, à mes potes. Je fais bonne figure, je coopère, ils sont très sympas. Ils voient les seringues, le sachet vide, la paille. Mon pote est mal en point, il est placé sous assistance respiratoire sur place.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand ils s'en vont à l'hosto avec lui, les flics m'embarquent pour prendre ma déposition. Ils finiront par me mettre en garde à vue pendant 12 heures, jusqu'à ce qu'ils soient certains que mon pote s'en sort vivant (j'apprendrai qu'il est resté dans le coma plus de 8 heures, et qu'il serait mort si j'avais pas réagi). }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Alainbeta9|https://www.psychoactif.org/forum/t33881-p1-Avez-vous-experimente-GBL-ou-GHB.html|J’ai pris 3 fois du GBL en un mois, fin 2017.&lt;br /&gt;
La deuxième fois j’ai fait un petit g-hole.&lt;br /&gt;
La troisième un très très gros, j’ai fini aux urgences. &lt;br /&gt;
J’avais pas pris autre chose ni d’alcool ce soir là. Juste des prises certainement trop importantes et pas assez espacées. &lt;br /&gt;
Et vu que c’est degueulasse en plus, je n’en ai pas repris depuis.&lt;br /&gt;
Trop aléatoire et risqué pour moi vu que je suis du genre compulsif.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Dépendance===&lt;br /&gt;
La GBL '''peut créer un forte dépendance''' en quelques mois, voire en quelques semaines, et le manque de GBL peut mettre la vie en danger&amp;lt;ref name=&amp;quot;GBL addiction&amp;quot;&amp;gt;Addiction Journal : [http://www.addictionjournal.org/viewpressrelease.asp?pr=145 Research shows GBL addiction can be life threatening]&amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Gébéèl|https://www.psychoactif.org/forum/t5679-p1-Sevrage-GBL.html|Cela fait déjà pas mal de temps qu'il m'arrive de temps en temps de prendre du gbl à certaines occasions... Bien que je connaisse particulièrement bien ce produit (effets, dosage, risque de dépendance, etc...), suite à une épreuve difficile dans ma vie dernièrement je me suis lâché sur ma consommation... Cela fait une semaine que je me suis rendu compte que '''j'ai développé une dépendance''' : Une prise toutes les deux heures le jour, et la nuit des prises un peu plus grosses afin de pouvoir dormir par deux tranches de 4h et une de deux heures. Ces derniers jours, j'ai essayé de stopper net ma consommation qui fut un échec : tremblement, irritable, ayant perdu ma joie de vivre naturelle, impossible de dormir, angoisses, etc...Du coup, '''j'essaie progressivement de réduire les doses'''...Sinon, en cas d’échec, je ne sais pas quoi faire... }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|GüBeL|https://www.psychoactif.org/forum/t10191-p1-Gbl-entre-paradis-enfer.html|Après une année de consommation &amp;quot;récréative&amp;quot; (la GBL a remplacé ma consommation d'alcool), uniquement le weekend ou en soirée, suite à une période de stress, je me suis mis à consommer H24, c'est à dire une dose tout les 2-3 heures et ce 24h sur 24h et 7j sur 7j ET CECI PENDAN 2ANS. Très vite une forte dépendance physique m'a fait renoncé à tout sevrage, d'autant plus que la vie avec devenait incroyablement magnifique. Affectivement, professionnellement, socialement la première année fut une réussite complète, j'avais ma potion magique! Puis les dernier 6 mois devinrent progressivement un cauchemar, plus de sommeil, l'impression de devenir fou, les doses qui augmentent (a noter que contrarairement à d'autre drogue alcool, cannabis, MDMA, et autre l’accoutumance (augmentation des dose) est très faible. La consommation simultanée de benzodiazépine, et ensuite: un sevrage,qui m'a amené à un coma de 1 mois avec 2 % de chance de survie. Ensuite réapprendre à vivre, sans les lunette rose du GBL, apprendre à déguster les instants sans saveur de la vie abstinente, et pour finir plonger dans l'alcoolisme le plus violent avant de commencer à ré-émerger, de me mettre à consommer de l'héro etc.. le seul médicament efficace pour autant de ne pas l'avoir consommé avec la GBL est Diazépam à dose de cheval (min 80 mg) Pour exemple dans mon coma sous assistance respiratoire , j'ai reçu 15mg de midozalam /h, oui oui et finalement 50mg/h de diazépam qui a enfin réussi à me faire arrêter de convulser. J'étais sous intubé, sous assistance respiratoire.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Sevrage du GBL===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors du '''sevrage de GBL''', beaucoup d'usagers reportent de l'anxiété, des crise de panique et de l'insomnie, de la Tachycardie, des hallucinations auditives et visuelles. Dans la plupart des cas, cela prend généralement entre semaines pour ne plus ressentir les signes de manque.&amp;lt;ref name=&amp;quot;GBL addiction&amp;quot;&amp;gt;Addiction Journal : [http://www.addictionjournal.org/viewpressrelease.asp?pr=145 Research shows GBL addiction can be life threatening]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sevrage du GBL peut se faire en ambulatoire dans la plupart des cas. Une étude anglaise&amp;lt;ref&amp;gt;[http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/j.1360-0443.2010.03145.x/abstract Gamma-butyrolactone (GBL) dependence and withdrawal]&amp;lt;/ref&amp;gt; rapporte que les patients en sevrage ont été traité avec des hautes doses de diazepam et de baclofène durant les 4 première heures, puis des doses de diazepam comprise entre 40mg et 110 mg durant les 24 heures suivantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|GüBeL|https://www.psychoactif.org/forum/t10191-p1-Gbl-entre-paradis-enfer.html|J'ai été faire un sevrage spécialisé dans une clinique suisse réputée pour cela. Ils ont complètement sous évalué ma consommation, et pourtant je n'ai rien minimisé, j'avais conscience de la gravité de mon état. Ils ne se sont absolument pas renseigné sur le produit et m'ont proposé quelques anxiolit tm pour  compensé (je prenait déjà des benzo à haute dose en simultané de mes environs 70ml de GBL par jour. Bref il ne m'ont pas surveillé et retrouvé dans ma chambre, 6h plus tard en train de convulsé (la notion avec l'épilepsie fait, malgré tout ce que l'on dit, débat). Du coup j'ai été transféré au urgence et ils ont commencé à m'administré du midozalam (un des moins anti-convulsivement). après deux semaine d'intubation du propofol et tout les complication possible (hépatite médicamenteuse, étrangement la gbl épargne le foie), disfonction rénale, pneumonie sur le poumon g, multiple infection, une ambolie pulmonaire massive sur le poumon droit qui m'a donné 2% de chance de survie. Ils ont voulu me transféré en hélicoptère, mais ils n'y avait pas assez de place pour les pousse seringue, tellement il me fallait de substance pour me maintenir en vie. Bref dans ce grand centre ils m'ont lysé (liquéfié le sang) mon pronostique vitale c'est amélioré et surtout il m’ont passé au Diazépam. J'ai du réapprendre à marché, parler et autres. Bref je n'ai aucune séquelle, ma puissance supérieur était avec moi.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Richard Horpe|https://www.psychoactif.org/forum/t16514-p1-synthese-GHB.html| Lors du sevrage, il y a surtout l'excitotoxicité, un dysfonctionnement des récepteurs NMDA, au niveau du glutamate (aggravé par l'excès de sodium si on le prend sous la forme GHB). C'est assez horrible lorsqu'on tombe dans l'escarcelle, personnellement je pouvais boire une bouteille de vodka ou prendre dix Lexomil en assez peu de temps pour que ça se calme, lorsqu'il m'arrivait de mal calculer mes commandes et d'être en rade un ou deux jours. }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|LeBonty|https://www.psychoactif.org/forum/t22145-p1-Grosse-Experience-Gbl.html|Ayant consommer le G il y a 2 ans a des doses minime, j'ai vite aimé ça.&lt;br /&gt;
ensuite est venu une période de consommation de 1mois dite h 24 de +-20ml avec comme effet secondaire des hallucination audio visuel sensitive assez flippante, j'ai fait un premier sevrage a l'aide bière et benzo(diazepam).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
très vite après 6mois j'ai recommencé a une autre épisode de 1mois avec une conso similaire sans effet secondaire. un peu comme ci mon corps s'était habitué a la molécule.. même genre de sevrage, sauf que la c'était en été et donc la sudation était plus prononcé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ensuite après 6mois +- est venu une autre période, suite à des problèmes socio - familiaux, une consommation excessive, + de 40ml par jours h24 pendant 2mois avec des combinaisons de stimulants genre la meth coco etc ( que je déconseille vivement c'est l'enfer littéralement surtout la meth, je posterai un autre post sur ce dernier), j'ai vite poussé les limites et a eu des effets super hard genre insomnie, des éclairs visuel, des nausées, plus envie de manger, paranoïa, délire, mouvement involontaire et incontrôlé, anxiété, etc. la meth y est pour grand chose aussi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
j'en suis arrivé a un stade ou je redosais toute les 45m des doses de 1.8ml..hmmj'ai du ingéré + de 3l. déjà de g.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
j'ai vite combiné les benzos pour me calmer et c'est le diazepam qui ma été utile.&lt;br /&gt;
j'ai essayè le sevrage avec du baclofèn qui est utile mais le sevrage de celui ci est une autre étape flippante aussi. ne jamais prendre des doses élevé qui sont très dangereuse. ne regardè pas les post de certains qui prennent des doses hallucinantes. parlé en avec votre psychiatre qui se doit de vous aider. }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Interaction avec le GBL==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====GBL et dépresseurs du système nerveux central====&lt;br /&gt;
L'effet du GBL est potentialisé de façon sevère en cas d'association à l'alcool ou d'autres dépresseurs du système nerveux central (benzo, opiacés...)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|LeBonty|https://www.psychoactif.org/forum/t22145-p1-Grosse-Experience-Gbl.html|a éviter la prise d'alcool littéralement pendant au moins 2h après la dernière prise et ce pour la bière, pour les alcool forte je dirais + de 3.heures , pour la dernière prise d'alcool attendre au moins 6heures pour prendre du g.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====GBL et antirétroviraux inhibiteurs des protéases====&lt;br /&gt;
Les antirétroviraux inhibiteurs des protéases inhibent le metabolisme du GBL provoquant une augmentation significative de sa concentration sanguine et ainsi une augmentation du risque de surdosage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Comment réduire les risques==&lt;br /&gt;
*Acheter sur le net sur un site réputé, diluer correctement, trouver sa dose précise et ne plus en bouger. Si quelqu'un vous en vend un flacon en boîte ou en soirée, impossible de savoir à quelle dose il l’a dilué, la quantité que vous allez ingérer.&lt;br /&gt;
*'''Il faut espacer les doses'''. N'acheter que des bidons de petite contenances (125ml est le minimum en général), pour ne pas être tenté d'en reprendre. La GBL créé un forte dépendance  !&lt;br /&gt;
*'''Eviter impérativement tout mélange avec l’alcool, les benzodiazépines, les opiacés''' et tout sédatif, qui potentialise les effets et renforce la probabilité d'une overdose.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|LeBonty|https://www.psychoactif.org/forum/t22145-p1-Grosse-Experience-Gbl.html|les consommateur privilégié la consommation avec de l'eau et bien mélanger, faut savoir que le G est un bruleur de lipide et de certains vitamines, il est dés lors vitale de se réapprovisionner en complément sans pour autant en excéder, je parle du zinc, vitamine B, protéine, lipide (oméga 3,6,9). j'ai du en manqué des choses j’essayerai de mettre à jours ce post.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Liens==&lt;br /&gt;
* [https://www.psychoactif.org/forum/f41-p1-GBL-GHB-1-4-BD.html Le forum GBL sur Psychoactif]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{#related:1,4-BD (1,4-Butanediol), effets, risques, témoignages}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Drogues]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heiko</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages&amp;diff=11639</id>
		<title>GBL, effets, risques, témoignages</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages&amp;diff=11639"/>
		<updated>2025-01-31T21:44:21Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Heiko : /* Qualité des GBL trouvées sur internet */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;La '''GBL ou Gamma-butyrolactone, est un précurseur mais aussi une pro-drug du GHB'''. Sa formule chimique est C4H6O2. La GBL est rapidement hydrolysé en GHB in vivo par une enzyme, la 1,4-lactonase (gamma-lactonase) qui est présente dans le sang et le foie. Les effets des deux substances sont légèrement différents, la GBL pénètre plus rapidement dans le plasma ce qui provoque une puissance plus forte, des effets secondaires mais aussi récréatifs plus marqués ainsi que des symptômes de manque plus marqués.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB et ses dérivés sont des analogues du GABA (acide gamma-aminobutyrique, le principal neurotransmetteur inhibiteur du système nerveux central) comme l’alcool et les benzodiazépines. Le GHB est utilisé en médecine comme anesthésique et pour que les patients atteints de narcolepsie (cataplexie) ou d'autres troubles du sommeil, ces derniers consomment deux doses par nuit pour avoir 4H de sommeil à chaque prise. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’usage du GHB est resté un '''phénomène spécifique lié au milieu du clubbing homosexuel''', notamment à Paris et Marseille, mais aussi à Toulouse, Bordeaux, Montpellier, par une population masculine, bien insérée, appartenant à des catégories socioprofessionnelles plutôt élevées.&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.ofdt.fr/BDD/publications/docs/eisxacp5.pdf Usages de GHB et GBL - Données issues du dispositif TREND - OFDT]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
La GBL est très peu expérimenté en population générale : la prévalence d’expérimentation du GHB mesurée à 17 ans s’élevait à 0,27 % en 2005 et à 0,44 % en 2008.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Histoire brève==&lt;br /&gt;
L'histoire de '''l'ascension du GBL en tant que drogue est liée à l'histoire d'un autre composé appelé gamma-hydroxybutyrate ou le GHB.''' Le GHB se trouve en très petites quantités dans le corps humain et agit comme un neurotransmetteur dans le cerveau. Dans les années 1960, il a d'abord été synthétisée dans un laboratoire pour une utilisation comme anesthésique. '''Dans les années 1980, le GHB est devenu populaire parmi les body-builder''', qui croyaient qu'il pourrait libérer une hormone stimulant la croissance musculaire. En Novembre 1990, après avoir enquêté sur près de soixante rapports de maladie liées au GHB, la Food and Drug Administration américaine (FDA) a ordonné la fin de la vente de ces produits contenant du GHB. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque des produits contenant du GHB sont devenus indisponibles, les utilisateurs ont cherché un remplaçant. Ils l'ont trouvé dans les suppléments au GBL. '''Une fois que la GBL est ingéré, il se transforme rapidement en GHB'''. La GBL a été vendu dans les centres de fitness et les magasins d'aliments-santé comme un compléments alimentaires. Les compléments alimentaires n'ont pas à subir les  tests rigoureux nécessaires pour les médicaments en vente libre et les médicaments sur ordonnance. . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout au long des années 1990, des publicités pour des suppléments au GBL sont apparu dans les magazines de culturisme sous des noms tels que Blue Nitro, Firewater, GH Revitaliseur, Dynamiser, Jolt, réactive, REMForce, RenewTrient, Revivarant, et Verve. (depuis  retirés du marché.) Les fabricants de suppléments au GBL affirmaient que leurs produits servaient à renforcer les muscles, améliorer les performances physiques et sexuelles, à combattre la dépression, réduire le stress, et à soulager l'insomnie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le même temps, le bruit a couru que la GBL était une &amp;quot;drogue festive&amp;quot;, parce qu'il aidait à libérer des inhibitions. Parallèlement cependant, des risques d'effets secondaires nocifs sont apparus :  des difficultés respiratoires, des vomissements et des convulsions. De plus son utilisation peut conduire à un coma, un état ​​d'inconscience à partir de laquelle une personne ne peut pas être éveillé par le bruit ou autre stimuli.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En France, suite l'augmentation significative de sa consommation à des fins récréatives et à des comas suivi de réanimation liés à la prise de GBL, la vente et la cession au public de GBL et de butanediol (BD) (substance analogue) ont été interdites, par arrêté du 2 septembre 2011. Ces substances ne font cependant pas partie de la liste des stupéfiants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Qu'est ce que c'est ?==&lt;br /&gt;
[[Image:GBL.jpg|thumb|Bouteille de 250ml de GBL achetée sur internet]]&lt;br /&gt;
====Aspect, à quoi ça ressemble ?====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La GBL est un liquide incolore, avec une odeur chimique faible et acide (ph 4.5 à 10% de solution aqueuse)''' et relativement dangereux à l’état pur, donc à ne pas mettre en contact avec la peau et les muqueuses mais aussi de tous vos biens de valeurs en plastiques et/ou peints(ordinateurs, tv, véhicules par exemple).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La GBL est un produit industriel utilisé dans les vernis à ongle et pour décaper la peinture ou la colle. Pour la consommation récréative, le produit est généralement acheté sur internet sur des sites dédiés, en bouteilles en plastique HPDE contenant un liquide prétendument à l’état pur (clearweb). On le dose généralement avec une pipette pasteur de 2ml , ou idéalement en verre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|IPU|https://www.psychoactif.org/forum/t5280-p1-GHB-concentrations-effets.html|Le GHB a un gout de sel horrible, avec souvent un petit gout de diluant lier a son précurseur, la GBL. '''La GBL (qui produit lui même les mêmes effets que le GHB) est encore plus horrible en gout'''. Imaginez qu'on verse 2g dans le verre de quelqu'un sans qu'il s'en rende compte me semble impossible (1g a fais pas grand chose, mais bon mettons qu'on soit déjà bien bourré même 1g ça se sent)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|jeanpaul|https://www.psychoactif.org/forum/t21909-p1-1ere-commande-GBL-sur-internet-pense-etre-fait-arnaquer.html|On peut nettoyer facilement un peu de GBL. Il suffi de faire sa dilution avec de l'eau, et de le passer dans une carafe avec du charbon actif (carafe purificatrice d'eau)! Ca vire une grande partie du gout de merde caractéristique de certains GBL. Théoriquement, ça doit virer les contaminants néfastes étant donné que le charbon actif attire les composés lipophiles mais moins les hydrophiles (la GBL et le GHB sont plutôt hydrophiles).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est quand même mieux de le faire avec du GHB, car suivant le plastique de la carafe, il pourrai s'en retrouver dans votre verre. Utiliser du plastique PP (polypropylène) ou du HDPE (High Density Polyéthylène), ou du verre, pour vos verres de GBL.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Le prix====&lt;br /&gt;
Le prix moyen d'une dose de 1 gramme de GBL achetée en gros en ligne oscille entre 0,09 et 2 euros&amp;lt;ref&amp;gt;Rapport annuel 2008 - Observatoire Européen des Drogues et des Toxicomanies (OEDT)&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br clear='both' /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2017 il est possible de trouver du GBL à des prix se situant entre 80 et 150€ le litre (soit entre 500 et 800 doses environ). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Aspect Juridique====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La production et la vente de ce solvant est limité en terme de pureté au sein du territoire français (70%max).&lt;br /&gt;
Cependant l'importation de GBL pure est, pour les usagers français, autorisé au sein de l'union Européenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Qualité des GBL trouvées sur internet==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La pureté d'un échantillon de GBL peut facilement être déterminée à l'aide de tests simples et rapides. Le sulfate de cuivre anhydre permet de détecter la présence d'eau en devenant bleu (Disponible sur Amazon). De plus, la masse volumique de la GBL est d'environ 1,13 g/ml. Voici plus précisément les valeurs de la masse volumique qu'on peut trouver dans la littérature scientifique :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable sortable centre&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ &amp;lt;caption&amp;gt;&amp;lt;strong&amp;gt;Masse volumique de la GBL en fonction de la température&amp;lt;/strong&amp;gt;&amp;lt;/caption&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;col&amp;quot; | Température (°C)&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;col&amp;quot; | Masse volumique (g/ml)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| scope=&amp;quot;row&amp;quot; | 0&lt;br /&gt;
| 1.1441 &amp;lt;ref name=&amp;quot;ONeil&amp;quot;&amp;gt;O'Neil, M.J. (ed.). The Merck Index - An Encyclopedia of Chemicals, Drugs, and Biologicals. Whitehouse Station, NJ: Merck and Co., Inc., 2006., p. 259&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| scope=&amp;quot;row&amp;quot; | 15&lt;br /&gt;
| 1.1286 &amp;lt;ref name=&amp;quot;ONeil&amp;quot;/&amp;gt; &amp;lt;ref name=&amp;quot;NTP&amp;quot;&amp;gt;National Toxicology Program, Institute of Environmental Health Sciences, National Institutes of Health (NTP). 1992. National Toxicology Program Chemical Repository Database. Research Triangle Park, North Carolina.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| scope=&amp;quot;row&amp;quot; | 20&lt;br /&gt;
| 1.1296 &amp;lt;ref name=&amp;quot;Lide&amp;quot;&amp;gt;Lide, D.R. CRC Handbook of Chemistry and Physics 86TH Edition 2005-2006. CRC Press, Taylor &amp;amp; Francis, Boca Raton, FL 2005, p. 3-84&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces données sont représentées dans le tableau suivant :&lt;br /&gt;
[[Fichier:Densite_gbl.png|thumb|center|400px|Graphique de la masse volumique de la GBL en fonction de la température.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir de ces données, un modèle prédictif polynomial de la densité en fonction de la température d = f(T) peut être calculé :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;math&amp;gt;d(T) = 0.00006167 T^2 - 0.0019583 T + 1.1441&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Partant de là, des bouteilles de GBL ont été commandées sur le site dont le hash SHA1 du nom de domaine est &amp;lt;code&amp;gt;b89a21912ccc078da06e639fbc2c37b9f215da76&amp;lt;/code&amp;gt; (Juste le nom de domaine, sans le &amp;quot;https://&amp;quot;). Ce site propose deux qualités de GBL. Les bouteilles bleues (les moins chères) et les bouteilles rouges, plus chères, prétendument &amp;quot;pharma grade&amp;quot;. La masse volumique de ces échantillons a été mesurée avec des instruments de laboratoire en mesurant la masse de 1 ml. Voici les résultats (- = négatif, + = faiblement positif, ++ = modérément positif, +++ = clairement positif) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable sortable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ **Analyse des échantillons de GBL**&lt;br /&gt;
! Date de commande&lt;br /&gt;
! Couleur&lt;br /&gt;
! Quantité (ml)&lt;br /&gt;
! Température (°C)&lt;br /&gt;
! Incertitude température (°C)&lt;br /&gt;
! Densité attendue (g/ml)&lt;br /&gt;
! Densité mesurée (g/ml)&lt;br /&gt;
! Incertitude balance (g)&lt;br /&gt;
! Incertitude pipette (ml)&lt;br /&gt;
! Écart / Attendu (%)&lt;br /&gt;
! CuSO₄ t+0&lt;br /&gt;
! CuSO₄ t+30min&lt;br /&gt;
! CuSO₄ t+60min&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Février 2024 || Rouge || 500 || || || || 1.121 || ± 0.005 || ± 0.007 || || || || &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Juin 2024 || Rouge || 1000 || || || || 1.130 || ± 0.005 || ± 0.007 || || || || &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Juillet 2024 || Rouge || 1000 || 26.0 || ± 0.1 || 1.135 || 1.115 || ± 0.005 || ± 0.007 || 1.751 || - || - || + &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Juillet 2024 || Bleu || 250 || 26.0 || ± 0.1 || 1.135 || 1.110 || ± 0.005 || ± 0.007 || 2.191 || - || - || + &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Janvier 2025 || Bleu || 10000 || 21.1 || ± 0.1 || 1.130 || 1.133 || ± 0.005 || ± 0.007 || -0.201 || - || - || + &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreux magasins proposent deux types de GBL (le premier est prétendument &amp;quot;BASF&amp;quot; qui est un groupe chimique Allemand et une alternative dite 'standard'). Comme semblent le montrer ces résultats, c'est parfois un argument marketing pour vendre son produit plus cher, en promettant une plus grande pureté, qui n'est pas systématiquement au rendez-vous. Au moins pour ce site là en tout cas.  Les vendeurs de GBL affirment que les deux types de produits sont purs or certains usagers ont observés plus d'euphorie avec certains types de GBL (qui ne sont pas systématiquement les plus chers). De plus, les consommateurs n'ont aucune garantie que les analyses de puretés ou les prétendus certificats sont vrais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En général un usager peut constater plus facilement la qualité de son gbl en en pesant 1 ml avec une seringue de 1cc. La balance devrait être calibrée au préalable pour éviter les erreurs de mesure. La balance est censée afficher 1,13 g. Si la balance affiche moins, le plus probable est qu'elle est coupée avec de l'eau. Pour rappel, la masse volumique de l'eau est de 1 g/ml donc couper la GBL avec de l'eau fait baisser sa masse volumique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si elle affiche plus, c'est qu'elle est coupée '''avec autre chose que de l'eau et il n'est alors pas garanti qu'elle soit consommable.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet, la GBL étant un solvant commun dans l'industrie, le besoin de le produire sous sa forme la plus pure n'est pas toujours garantie pour des entreprises souhaitant avoir un décapant bon marché. Les grands contenants (&amp;gt;1L) sont parfois produits par d'autres types d'entreprises et la qualité peut être nettement inférieur. Un usager a tout intérêt d'acheter de petites quantités pour éviter ce type de scam.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La GBL est disponible sous différents types de puretés (grades), qui dépendent de la production et de la purification. Exemple : &lt;br /&gt;
* Les spécifications pour la GBL &amp;quot;US GRADE&amp;quot; étaient de : pureté 99.0% minimum avec un maximum de 0.1% de GHB, 0.3% d'eau et des traces de 1,4-butanediol et 1-butanol.&lt;br /&gt;
* Un échantillon &amp;quot;electronic grade&amp;quot; de GBL à 99.9% pure contenaient des traces de chlore, sulfate, nitrate, fer, cuivre, zinc, plomb, sel, potassium.&lt;br /&gt;
* La GBL BASF a une pureté standard à 99.7% avec un maximum d'eau 0.05%, 0.10% de 1,4-butanediol et 0.03% d'acide butanoïque. &amp;lt;ref&amp;gt;http://www.inchem.org/documents/kemi/kemi/ah2004_07.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Dosage==&lt;br /&gt;
L'équivalent entre di GBL liquide et du NaGHB solide est de x1,6 c'est à dire qu'une dose de 1ml de gbl équivaut à 1,6g de NaGHB environ. &lt;br /&gt;
En général un usager consomme entre 0,6ml et 1,7ml sans tolérance, la réaction enzymatique n'est pas garantie dès la première ingestion est il est possible de ne ressentir des effets qu'à la deuxième prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|groovie|https://www.psychoactif.org/forum/t7492-p1-GBL-grosse-discussion.html|Pour te situer les doses que mes amis et moi on prenaient varient de 0,8 pour une personne de 30-40kg à 1,7 pour les gourmands (qui piquaient souvent du nez) , le 1,3-1,5 est probablement un safe spot. Je parle de gbl pur et de doses fortes pour personnes non tolérantes. Même si ton vendeur certifie qu'il est à 99% ,cela n'est pas forcément le cas. Mais 0,6ml c'est une dose de débutant et c'est bien que tu passes par là.}}&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il faut le '''diluer correctement, cinquante à cent fois sa dose''' voire plus dans un liquide (eau, jus de fruit). Il reste un fort goût que certains ne supportent pas.&lt;br /&gt;
La consommation de GBL est délicate à manier. Il faut trouver sa dose personnelle. Le mieux est d'aller à la pharmacie acheter des pipettes ou seringues de 2ml. Commencer par mettre 0.5ml dans la pipette et le mélanger dans 25cl d’eau avec à du sirop. Puis augmenter la dose chaque jour, doucement, 0.8ml, 1ml, 1.2ml ....'''jusqu’à trouver sa dose effective''' (ce que les anglais appellent le &amp;quot;soft spot&amp;quot;) et ne plus en bouger.&lt;br /&gt;
La dose effective peut être 1ml, 1.6ml, ou 2,4ml. Si vous prenez quelques dixièmes de millilitre de moins, vous ne sentirez rien, et si vous prenez quelques uns de trop, vous risquez d'être dans un sommeil éveillé, à ne plus pouvoir bouger.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|loulou reed|https://www.psychoactif.org|Je dose 0.5ml dans la pipette et le mets dans 25cl d’eau mélangée à du sirop. Rien. Aucun effet. Et puis j’augmente la dose chaque jour, doucement, 0.8ml, 1ml, 1.2ml – rien. '''Arrivé à 1.8ml, ça y est je ressens quelque chose, un effet similaire à l’alcool mais en plus propre (sans gueule de bois le lendemain), une vague d’euphorie, une empathie prononcée comme dans l’ecstasy'''. J’ai trouvé ce que les anglais appellent leur « soft spot », ma dose effective....'''Quand j'ai dépassé la dose de 1.8ml, je me suis retrouvé à m’endormir à moitié devant mon ordinateur, dans un état proche du « rêve lucide »''', parfois plaisant et parfois non, pris par la « paralysie du sommeil »: à la fois conscient et dans l’incapacité totale de bouger le moindre membre de mon corps....Et puis vient le jour où mon bidon est vide et je passe trois jours épouvantables d’insomnie fiévreuse et de vomissements réguliers....}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Viegroo Senior du turfu |https://www.psychoactif.org/forum/t18882-p1-Perte-controle-niveau-sexuel-avec-Ghb.html|Dans mon groupe on était une trentaine à prendre du ghb, pendant 3-5ans environ; il faut généralement une demi douzaine de prise pour déterminer les dosages idéaux alors ne compte pas sur un succès du premier coup.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Yog|https://www.psychoactif.org/forum/t29304-p1-Comment-redrop-GHB.html#divx|Déjà, je consomme du GBL (précurseur du GHB). Le rapport pour convertir les mg de GBL en mg de GHB, c'est 1,6, c'est à dire que 1ml de GBL égale 1,66 g de GHB (Groo, corrige moi si je me trompe).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Personnellement, '''mon soft point est de 1,2 ml de GBL et j'ai constaté que je pouvais redrop 1,2 ml au bout de deux heures pour obtenir des effets identiques.''' Donc ça veut dire que mon corps élimine 1,2ml en 2 heures, ce qui nous fait 0,1 ml d'éliminé toutes les 10 minutes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc quand je prend du GBL, je retiens soigneusement l'heure, et si je dois redropper, je redroppe en adaptant le dosage en fonction du temps écoulé. S'il s'est écoulé 30 minutes, je redrop 0,3 ml. S'il s'est écoulé 1 heure, je redrop 0,6ml.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Encore une fois, c'est une règle que j'ai découverte par l'expérience et qui marche très bien sur moi. Je ne me porte pas garant que ça fonctionne chez les autres.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Mode de consommation==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Attention, la GBL ne se dilue pas toujours très bien dans l'eau.  Il s'accumule en bas du verre dans certains cas. Il vaut mieux bien le mélanger avant de le consommer, sous peine d'avoir la dernière gorgée qui contient toute la substance. Ne jamais partager un verre pour deux personnes et diluer au maximum votre GBL. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|GüBeL|https://www.psychoactif.org/forum/t10191-p1-Gbl-entre-paradis-enfer.html|la GBL ne se dilue que mal, effectivement, il faut le boire à une dilution de en tout caa 1/100 mais surtout mélanger le verre juste avant. En effet ma copine en a fait les frais en buvant la fin de verre-&amp;gt; coma dans les toilette... Que de la gloire}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Attention la GBL est corrosif===&lt;br /&gt;
Que ce soit pour le doser avec des pipettes ou le boire dans des verres, il faut soit utiliser du verre soit du plastique HPDE de symbole &amp;quot;Triangle avec un deux a l'intérieur&amp;quot;.&lt;br /&gt;
[https://www.psychoactif.org/psychowiki/images/thumb/a/a9/HPDE2.jpeg/85px-HPDE2.jpeg]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est du polyéthylène à haute densité , le N°2 est très résistant à la corrosion. Pour de très longues conservations, privilégier des contenants en verre non teintés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|ff4life|https://www.psychoactif.org/forum/t27639-p1-GBL-substitut-alcool.html|Aussitôt dit, aussitôt fait. Petit flacon de 100 ml commandé chez les Lituaniens qui le vendent sous forme de détergent pour les jantes de caisse (Not for human consumption, of course). Commande reçue la semaine suivante en parfait état. Test allergique effectué (quel goût dégueulasse). Matériel connexes acquis : seringue en plastique pour mesurer les doses et petit récipient compte-goutte en verre pour stocker le liquide (la GBL dégrade le plastique).}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les effets recherchés==&lt;br /&gt;
La GBL est une drogue liquide de synthèse agissant sur le système  GABA-èregique (Neurotransmetteur GABA-b et c'est le seul connu, toutes les autres benzodiazépines agissent sur les GABA-A) après sa transformation en GHB par le foie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand la gbl est ingérée, L’effet met entre '''5 à 30 minutes à arriver, et dure environ une heure à deux heures''' &lt;br /&gt;
Quand il est utilisé de manière récréative, la GBL améliore la confiance en soi et la sociabilité, et réduit les inhibitions sexuelles. Il déclenche une vague d’euphorie, une empathie prononcée comme dans l’ecstasy. A plus haute dose, il induit le sommeil. Sa '''puissance fait qu'il est très facile de faire une overdose.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|GüBeL|https://www.psychoactif.org/forum/t10191-p1-Gbl-entre-paradis-enfer.html|Les effets sont similaires à l'alcool: en partie mais la gamme d'effet est beaucoup plus large. Les effets dans sa dose de fonctionnement sont: euphorisants (1-2ml SANS ALCOOL), anxiolitiques, désinhibants, aphrodisiaque, augmente toute les perceptions sensorielles et émotives positive, hypnotique (c'est la seule substance produisant un sommeil &amp;quot;médicalement&amp;quot; normal (au niveau des paramètres électro physiologiques)),  anesthésiant, anabolisant (favorise la sécrétion endogène d'hormone de croissance)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|kaparka|https://www.psychoactif.org/forum/t21110-p1-Mon-experience-j-ai-decrocher-injection-cocaine-apres.html|pour moi le ghb était vraiment la drogue adapté en toute circonstance, elle autant festive que adapté pour être posé ou faire du sport. Si je devais décrire les effets, je la comparerais plutôt à une ivresse alcoolique mais sans la fatigue que déclencher l'alcool. Selon le dosage tu as un effet stimulant ou hypnotique, d'où sa mauvaise reputation. Si tu prends une dose l'effet dure deux heures puis il s'arrete net sans descente. Le problème de dépendance avec le ghb c'est pour moi le même que celui de la clope, quand tu en as tu consomme. Après en prendre une fois en passant n'a rien de grave mais si tu as un litre de GBL à dispo tu résisteras toutes les deux heures. J'avais toujours ma bouteille d'eau avec des dose dedans. }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|ff4life|https://www.psychoactif.org/forum/t27639-p1-GBL-substitut-alcool.html|Effectivement, l'effet est très proche de l'alcool et euphorique. Je suis resté quand même prudent dans mes doses pour pas dépasser le seuil au-delà duquel ça peut se compliquer. Pas de tête qui tourne, pas d'incoordination motrice, mais juste un bon buzz accompagné d'une légère déshinibition et d'une meilleure appréciation musicale. Plus de tchatche également. J'aurais encore pu augmenter les doses, mais la soirée se terminait alors je suis rentré chez moi tranquillement. Je m'endormirai quelques heures après en passant une excellente nuit. L'effet se dissipe au fur et à mesure pour revenir à la baseline sans descente comme avec l'alcool. Le lendemain, réveil complètement normal. }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Effets comparés du GBL et du GHB===&lt;br /&gt;
La GBL se transformant en GHB dans le corps, on pourrait croire que la GBL a les mêmes effets que le GHB ou alors que cette molécule est moins rapide ou procure moins d'effets car le GHB est une substance endogène. Or ce n'est pas le cas, car la différence d'assimilation, les concentrations soudainement élevées dans le plasma et enfin sa rapidité d'élimination donne l'impression que le GHB est plus subtil voir doux et sédatif. Les usagers essayant la gbl en premier puis le GHB décrivent cette dernière substance comme une sorte de GBL à &amp;quot;libération prolongée&amp;quot;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gbl est rapidement converti en GHB par des enzymes &amp;quot;lactonases&amp;quot; qui se trouvent dans le sang. La gbl est plus lipophile (fond mieux dans les graisses) que le ghb et donc est plus rapidement absorbé / a une meilleure biodisponibilité.  Le paradoxe est que la gbl est plus rapide a générer des effets que le ghb , alors que c'est une pro-drug.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|groovie|https://www.psychoactif.org/forum/t16514-p1-synthese-GHB.html#divx|A mon avis la gbl est saponifié invivo , l'effet est beaucoup plus fort &amp;quot;mentalement&amp;quot; le &amp;quot; 'High' est plus euphorique&amp;quot; que le GHB et donc plus dangereux niveau addiction/sevrage. On s'endort plus souvent car plus dur à doser / redoser même si le ghb est plus sédatif, moins énergique à dose moyenne-faible.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|groovie|https://www.psychoactif.org/forum/t7492-p1-GBL-grosse-discussion.html|Transformer son gbl en ghb permet d'éviter touts les symptômes de descentes (ou d'en réduire à +80% voir plus)&lt;br /&gt;
c'est pour ça que la synthèse est primordiale avec ce produit :&lt;br /&gt;
- effets moins rush , plus smooth&lt;br /&gt;
- moins d'effets secondaires désagréables&lt;br /&gt;
- moins de cravings (manque, sevrages difficiles)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les risques liés à la consommation de GHB/GBL==&lt;br /&gt;
===Dangerosité et dommages du produit selon différents classements===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Rational_scale_to_assess_the_harm_of_drugs_(mean_physical_harm_and_mean_dependence)_fr.png‎|left|thumb|276px|Echelle de classment des dommages créés par différentes drogues.2007 &amp;lt;ref&amp;gt;Source:Article de Nutt, David, Leslie A King, William Saulsbury, Colin Blakemore du 24 mrs 2007 &amp;quot;Development of a rational scale to assess the harm of drugs of potential misuse&amp;quot; The Lancet 2007; 369:1047-1053. (PMID 17382831; doi:10.1016/S0140-6736(07)60464-4)&amp;lt;/ref&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br clear=both/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Effets secondaires à court terme , risques à moyen et long terme.===&lt;br /&gt;
L'usage du GBL peut produire des vertiges, une hypersalivation, une hypotonie, une amnésie, des vomissements, une somnolence, des hallucinations, des vertiges, des tremblements, des myoclonies, des convulsions, perte de connaissance, coma, bradycardie, hypotension, depréssion respiratoire&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|groovie|https://www.psychoactif.org/forum/t25045-p1-GHB-GBL-alcool-fenetre-interaction.html|En cas d’utilisation chaotique et trop importante , la gbl entraine plusieurs problématiques :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1- L'acidose éventuelle, si vous êtes un grand consommateur il vaut mieux faire une prise de sang pour savoir où vous en êtes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2- Epuisement du potassium : limiter les prises, éviter d'en prendre plusieurs fois en moins de 6h est un grand minimum. Il faut laisser le corps se rééquilibrer. Du chloride de potassium peut aider. ou de la nourriture en contenant comme des bananes, haricots blancs, épinards, abricots secs etc)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3- Accumulation de la dopamine:  pour éviter les soucis liés à la dopamine, deux jours de break par semaine est un minimum et une semaine par mois aussi. Avec 0 conso.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors des périodes de sevrages, l'éventuel déséquilibre entre le glutamate/gaba peut provoquer une neurotoxicité. L'arrêt soudain de gbl/ghb est potentiellement mortel. Le manque apparaît de une à 6 heures après l'arrêt d'une consommation massive, il se manifeste par de l'anxiété, des tremblements, insomnies, psychoses et conduit à des traitements sédatifs.&lt;br /&gt;
L'utilisation quotidienne de doses massives pourrait mener éventuellement à un syndrome Wernicke-Korsakoff (Friedman et al. 1996), il est donc capital d'espacer les doses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Overdose / G-hole===&lt;br /&gt;
Les GBL est difficile à manié. Il peut provoquer des overdoses (appelées g-hole), si on va au dessus de sa dose effective, d'autant plus si il est associé à l'alcool, benzodiazépine ou opiacés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Trystant|https://www.psychoactif.org/forum/t7061-p1-GBL-Coma.html|Deux minutes après la prise de GBL, le mec devient un peu fébrile, s'allonge, bouge beaucoup, fait des sons avec sa bouche, incompréhensibles. Je suis là à le regarder, genre, what the f***.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et là, crac, il s'endort, d'un coup. Je me dis que ça sent le roussi. Je tire vite une ligne et je le mets en position latérale de sécurité, au cas où il vomirait. Je tourne un peu en rond, histoire de mettre en place mes idées. Je vais vite sur le net avec mon iPhone et je tape GBL overdose sur Google. Et là je me rends compte que c'est la cata. En plus sa respiration devient irrégulière, avec des arrêts plus ou moins prolongés. Je bouge sa tête, y'a du vomi qui bloque. Je fais tout pour dégager les voies respiratoires, je stresse un peu. La respiration reprend. Je le stabilise, couché sur le coté, il a tendance à bouger dans son &amp;quot;sommeil&amp;quot;. J'appelle les urgences mais je parle pas flamand. J'essaie de me faire comprendre de l'opérateur qui ne parle que néerlandais (!), en anglais, et en français. J'ai l'impression que ça dure une plombe, et avec une main j'essaie toujours de faire en sorte que l'autre respire. Je compte les secondes d'arrêt respiratoire, je me dis qu'en dessous de 30 secondes c'est pas trop grave. Et je pense a son vomi si je dois lui faire du bouche à bouche... Je stresse un peu plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour finir, les urgences sonnent en bas de l'immeuble. J'appuie sur l'interphone pour ouvrir, je tire la dernière ligne de mon paquet, j'ouvre la porte. Ils sont 5, ils le prennent en main tout de suite. Je raconte tout ce qu'il a pris. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et voilà que derrière les ambulanciers, y'a deux flics qui rentrent. Je me sens fondre sur place. Je pense à mon boulot, à mes parents, à mes potes. Je fais bonne figure, je coopère, ils sont très sympas. Ils voient les seringues, le sachet vide, la paille. Mon pote est mal en point, il est placé sous assistance respiratoire sur place.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand ils s'en vont à l'hosto avec lui, les flics m'embarquent pour prendre ma déposition. Ils finiront par me mettre en garde à vue pendant 12 heures, jusqu'à ce qu'ils soient certains que mon pote s'en sort vivant (j'apprendrai qu'il est resté dans le coma plus de 8 heures, et qu'il serait mort si j'avais pas réagi). }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Alainbeta9|https://www.psychoactif.org/forum/t33881-p1-Avez-vous-experimente-GBL-ou-GHB.html|J’ai pris 3 fois du GBL en un mois, fin 2017.&lt;br /&gt;
La deuxième fois j’ai fait un petit g-hole.&lt;br /&gt;
La troisième un très très gros, j’ai fini aux urgences. &lt;br /&gt;
J’avais pas pris autre chose ni d’alcool ce soir là. Juste des prises certainement trop importantes et pas assez espacées. &lt;br /&gt;
Et vu que c’est degueulasse en plus, je n’en ai pas repris depuis.&lt;br /&gt;
Trop aléatoire et risqué pour moi vu que je suis du genre compulsif.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Dépendance===&lt;br /&gt;
La GBL '''peut créer un forte dépendance''' en quelques mois, voire en quelques semaines, et le manque de GBL peut mettre la vie en danger&amp;lt;ref name=&amp;quot;GBL addiction&amp;quot;&amp;gt;Addiction Journal : [http://www.addictionjournal.org/viewpressrelease.asp?pr=145 Research shows GBL addiction can be life threatening]&amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Gébéèl|https://www.psychoactif.org/forum/t5679-p1-Sevrage-GBL.html|Cela fait déjà pas mal de temps qu'il m'arrive de temps en temps de prendre du gbl à certaines occasions... Bien que je connaisse particulièrement bien ce produit (effets, dosage, risque de dépendance, etc...), suite à une épreuve difficile dans ma vie dernièrement je me suis lâché sur ma consommation... Cela fait une semaine que je me suis rendu compte que '''j'ai développé une dépendance''' : Une prise toutes les deux heures le jour, et la nuit des prises un peu plus grosses afin de pouvoir dormir par deux tranches de 4h et une de deux heures. Ces derniers jours, j'ai essayé de stopper net ma consommation qui fut un échec : tremblement, irritable, ayant perdu ma joie de vivre naturelle, impossible de dormir, angoisses, etc...Du coup, '''j'essaie progressivement de réduire les doses'''...Sinon, en cas d’échec, je ne sais pas quoi faire... }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|GüBeL|https://www.psychoactif.org/forum/t10191-p1-Gbl-entre-paradis-enfer.html|Après une année de consommation &amp;quot;récréative&amp;quot; (la GBL a remplacé ma consommation d'alcool), uniquement le weekend ou en soirée, suite à une période de stress, je me suis mis à consommer H24, c'est à dire une dose tout les 2-3 heures et ce 24h sur 24h et 7j sur 7j ET CECI PENDAN 2ANS. Très vite une forte dépendance physique m'a fait renoncé à tout sevrage, d'autant plus que la vie avec devenait incroyablement magnifique. Affectivement, professionnellement, socialement la première année fut une réussite complète, j'avais ma potion magique! Puis les dernier 6 mois devinrent progressivement un cauchemar, plus de sommeil, l'impression de devenir fou, les doses qui augmentent (a noter que contrarairement à d'autre drogue alcool, cannabis, MDMA, et autre l’accoutumance (augmentation des dose) est très faible. La consommation simultanée de benzodiazépine, et ensuite: un sevrage,qui m'a amené à un coma de 1 mois avec 2 % de chance de survie. Ensuite réapprendre à vivre, sans les lunette rose du GBL, apprendre à déguster les instants sans saveur de la vie abstinente, et pour finir plonger dans l'alcoolisme le plus violent avant de commencer à ré-émerger, de me mettre à consommer de l'héro etc.. le seul médicament efficace pour autant de ne pas l'avoir consommé avec la GBL est Diazépam à dose de cheval (min 80 mg) Pour exemple dans mon coma sous assistance respiratoire , j'ai reçu 15mg de midozalam /h, oui oui et finalement 50mg/h de diazépam qui a enfin réussi à me faire arrêter de convulser. J'étais sous intubé, sous assistance respiratoire.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Sevrage du GBL===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors du '''sevrage de GBL''', beaucoup d'usagers reportent de l'anxiété, des crise de panique et de l'insomnie, de la Tachycardie, des hallucinations auditives et visuelles. Dans la plupart des cas, cela prend généralement entre semaines pour ne plus ressentir les signes de manque.&amp;lt;ref name=&amp;quot;GBL addiction&amp;quot;&amp;gt;Addiction Journal : [http://www.addictionjournal.org/viewpressrelease.asp?pr=145 Research shows GBL addiction can be life threatening]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sevrage du GBL peut se faire en ambulatoire dans la plupart des cas. Une étude anglaise&amp;lt;ref&amp;gt;[http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/j.1360-0443.2010.03145.x/abstract Gamma-butyrolactone (GBL) dependence and withdrawal]&amp;lt;/ref&amp;gt; rapporte que les patients en sevrage ont été traité avec des hautes doses de diazepam et de baclofène durant les 4 première heures, puis des doses de diazepam comprise entre 40mg et 110 mg durant les 24 heures suivantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|GüBeL|https://www.psychoactif.org/forum/t10191-p1-Gbl-entre-paradis-enfer.html|J'ai été faire un sevrage spécialisé dans une clinique suisse réputée pour cela. Ils ont complètement sous évalué ma consommation, et pourtant je n'ai rien minimisé, j'avais conscience de la gravité de mon état. Ils ne se sont absolument pas renseigné sur le produit et m'ont proposé quelques anxiolit tm pour  compensé (je prenait déjà des benzo à haute dose en simultané de mes environs 70ml de GBL par jour. Bref il ne m'ont pas surveillé et retrouvé dans ma chambre, 6h plus tard en train de convulsé (la notion avec l'épilepsie fait, malgré tout ce que l'on dit, débat). Du coup j'ai été transféré au urgence et ils ont commencé à m'administré du midozalam (un des moins anti-convulsivement). après deux semaine d'intubation du propofol et tout les complication possible (hépatite médicamenteuse, étrangement la gbl épargne le foie), disfonction rénale, pneumonie sur le poumon g, multiple infection, une ambolie pulmonaire massive sur le poumon droit qui m'a donné 2% de chance de survie. Ils ont voulu me transféré en hélicoptère, mais ils n'y avait pas assez de place pour les pousse seringue, tellement il me fallait de substance pour me maintenir en vie. Bref dans ce grand centre ils m'ont lysé (liquéfié le sang) mon pronostique vitale c'est amélioré et surtout il m’ont passé au Diazépam. J'ai du réapprendre à marché, parler et autres. Bref je n'ai aucune séquelle, ma puissance supérieur était avec moi.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Richard Horpe|https://www.psychoactif.org/forum/t16514-p1-synthese-GHB.html| Lors du sevrage, il y a surtout l'excitotoxicité, un dysfonctionnement des récepteurs NMDA, au niveau du glutamate (aggravé par l'excès de sodium si on le prend sous la forme GHB). C'est assez horrible lorsqu'on tombe dans l'escarcelle, personnellement je pouvais boire une bouteille de vodka ou prendre dix Lexomil en assez peu de temps pour que ça se calme, lorsqu'il m'arrivait de mal calculer mes commandes et d'être en rade un ou deux jours. }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|LeBonty|https://www.psychoactif.org/forum/t22145-p1-Grosse-Experience-Gbl.html|Ayant consommer le G il y a 2 ans a des doses minime, j'ai vite aimé ça.&lt;br /&gt;
ensuite est venu une période de consommation de 1mois dite h 24 de +-20ml avec comme effet secondaire des hallucination audio visuel sensitive assez flippante, j'ai fait un premier sevrage a l'aide bière et benzo(diazepam).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
très vite après 6mois j'ai recommencé a une autre épisode de 1mois avec une conso similaire sans effet secondaire. un peu comme ci mon corps s'était habitué a la molécule.. même genre de sevrage, sauf que la c'était en été et donc la sudation était plus prononcé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ensuite après 6mois +- est venu une autre période, suite à des problèmes socio - familiaux, une consommation excessive, + de 40ml par jours h24 pendant 2mois avec des combinaisons de stimulants genre la meth coco etc ( que je déconseille vivement c'est l'enfer littéralement surtout la meth, je posterai un autre post sur ce dernier), j'ai vite poussé les limites et a eu des effets super hard genre insomnie, des éclairs visuel, des nausées, plus envie de manger, paranoïa, délire, mouvement involontaire et incontrôlé, anxiété, etc. la meth y est pour grand chose aussi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
j'en suis arrivé a un stade ou je redosais toute les 45m des doses de 1.8ml..hmmj'ai du ingéré + de 3l. déjà de g.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
j'ai vite combiné les benzos pour me calmer et c'est le diazepam qui ma été utile.&lt;br /&gt;
j'ai essayè le sevrage avec du baclofèn qui est utile mais le sevrage de celui ci est une autre étape flippante aussi. ne jamais prendre des doses élevé qui sont très dangereuse. ne regardè pas les post de certains qui prennent des doses hallucinantes. parlé en avec votre psychiatre qui se doit de vous aider. }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Interaction avec le GBL==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====GBL et dépresseurs du système nerveux central====&lt;br /&gt;
L'effet du GBL est potentialisé de façon sevère en cas d'association à l'alcool ou d'autres dépresseurs du système nerveux central (benzo, opiacés...)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|LeBonty|https://www.psychoactif.org/forum/t22145-p1-Grosse-Experience-Gbl.html|a éviter la prise d'alcool littéralement pendant au moins 2h après la dernière prise et ce pour la bière, pour les alcool forte je dirais + de 3.heures , pour la dernière prise d'alcool attendre au moins 6heures pour prendre du g.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====GBL et antirétroviraux inhibiteurs des protéases====&lt;br /&gt;
Les antirétroviraux inhibiteurs des protéases inhibent le metabolisme du GBL provoquant une augmentation significative de sa concentration sanguine et ainsi une augmentation du risque de surdosage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Comment réduire les risques==&lt;br /&gt;
*Acheter sur le net sur un site réputé, diluer correctement, trouver sa dose précise et ne plus en bouger. Si quelqu'un vous en vend un flacon en boîte ou en soirée, impossible de savoir à quelle dose il l’a dilué, la quantité que vous allez ingérer.&lt;br /&gt;
*'''Il faut espacer les doses'''. N'acheter que des bidons de petite contenances (125ml est le minimum en général), pour ne pas être tenté d'en reprendre. La GBL créé un forte dépendance  !&lt;br /&gt;
*'''Eviter impérativement tout mélange avec l’alcool, les benzodiazépines, les opiacés''' et tout sédatif, qui potentialise les effets et renforce la probabilité d'une overdose.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|LeBonty|https://www.psychoactif.org/forum/t22145-p1-Grosse-Experience-Gbl.html|les consommateur privilégié la consommation avec de l'eau et bien mélanger, faut savoir que le G est un bruleur de lipide et de certains vitamines, il est dés lors vitale de se réapprovisionner en complément sans pour autant en excéder, je parle du zinc, vitamine B, protéine, lipide (oméga 3,6,9). j'ai du en manqué des choses j’essayerai de mettre à jours ce post.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Liens==&lt;br /&gt;
* [https://www.psychoactif.org/forum/f41-p1-GBL-GHB-1-4-BD.html Le forum GBL sur Psychoactif]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{#related:1,4-BD (1,4-Butanediol), effets, risques, témoignages}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Drogues]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heiko</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages&amp;diff=11638</id>
		<title>GBL, effets, risques, témoignages</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=GBL,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages&amp;diff=11638"/>
		<updated>2025-01-31T21:43:26Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Heiko : /* Qualité des GBL trouvées sur internet */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;La '''GBL ou Gamma-butyrolactone, est un précurseur mais aussi une pro-drug du GHB'''. Sa formule chimique est C4H6O2. La GBL est rapidement hydrolysé en GHB in vivo par une enzyme, la 1,4-lactonase (gamma-lactonase) qui est présente dans le sang et le foie. Les effets des deux substances sont légèrement différents, la GBL pénètre plus rapidement dans le plasma ce qui provoque une puissance plus forte, des effets secondaires mais aussi récréatifs plus marqués ainsi que des symptômes de manque plus marqués.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le GHB et ses dérivés sont des analogues du GABA (acide gamma-aminobutyrique, le principal neurotransmetteur inhibiteur du système nerveux central) comme l’alcool et les benzodiazépines. Le GHB est utilisé en médecine comme anesthésique et pour que les patients atteints de narcolepsie (cataplexie) ou d'autres troubles du sommeil, ces derniers consomment deux doses par nuit pour avoir 4H de sommeil à chaque prise. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’usage du GHB est resté un '''phénomène spécifique lié au milieu du clubbing homosexuel''', notamment à Paris et Marseille, mais aussi à Toulouse, Bordeaux, Montpellier, par une population masculine, bien insérée, appartenant à des catégories socioprofessionnelles plutôt élevées.&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.ofdt.fr/BDD/publications/docs/eisxacp5.pdf Usages de GHB et GBL - Données issues du dispositif TREND - OFDT]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
La GBL est très peu expérimenté en population générale : la prévalence d’expérimentation du GHB mesurée à 17 ans s’élevait à 0,27 % en 2005 et à 0,44 % en 2008.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Histoire brève==&lt;br /&gt;
L'histoire de '''l'ascension du GBL en tant que drogue est liée à l'histoire d'un autre composé appelé gamma-hydroxybutyrate ou le GHB.''' Le GHB se trouve en très petites quantités dans le corps humain et agit comme un neurotransmetteur dans le cerveau. Dans les années 1960, il a d'abord été synthétisée dans un laboratoire pour une utilisation comme anesthésique. '''Dans les années 1980, le GHB est devenu populaire parmi les body-builder''', qui croyaient qu'il pourrait libérer une hormone stimulant la croissance musculaire. En Novembre 1990, après avoir enquêté sur près de soixante rapports de maladie liées au GHB, la Food and Drug Administration américaine (FDA) a ordonné la fin de la vente de ces produits contenant du GHB. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque des produits contenant du GHB sont devenus indisponibles, les utilisateurs ont cherché un remplaçant. Ils l'ont trouvé dans les suppléments au GBL. '''Une fois que la GBL est ingéré, il se transforme rapidement en GHB'''. La GBL a été vendu dans les centres de fitness et les magasins d'aliments-santé comme un compléments alimentaires. Les compléments alimentaires n'ont pas à subir les  tests rigoureux nécessaires pour les médicaments en vente libre et les médicaments sur ordonnance. . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout au long des années 1990, des publicités pour des suppléments au GBL sont apparu dans les magazines de culturisme sous des noms tels que Blue Nitro, Firewater, GH Revitaliseur, Dynamiser, Jolt, réactive, REMForce, RenewTrient, Revivarant, et Verve. (depuis  retirés du marché.) Les fabricants de suppléments au GBL affirmaient que leurs produits servaient à renforcer les muscles, améliorer les performances physiques et sexuelles, à combattre la dépression, réduire le stress, et à soulager l'insomnie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le même temps, le bruit a couru que la GBL était une &amp;quot;drogue festive&amp;quot;, parce qu'il aidait à libérer des inhibitions. Parallèlement cependant, des risques d'effets secondaires nocifs sont apparus :  des difficultés respiratoires, des vomissements et des convulsions. De plus son utilisation peut conduire à un coma, un état ​​d'inconscience à partir de laquelle une personne ne peut pas être éveillé par le bruit ou autre stimuli.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En France, suite l'augmentation significative de sa consommation à des fins récréatives et à des comas suivi de réanimation liés à la prise de GBL, la vente et la cession au public de GBL et de butanediol (BD) (substance analogue) ont été interdites, par arrêté du 2 septembre 2011. Ces substances ne font cependant pas partie de la liste des stupéfiants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Qu'est ce que c'est ?==&lt;br /&gt;
[[Image:GBL.jpg|thumb|Bouteille de 250ml de GBL achetée sur internet]]&lt;br /&gt;
====Aspect, à quoi ça ressemble ?====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La GBL est un liquide incolore, avec une odeur chimique faible et acide (ph 4.5 à 10% de solution aqueuse)''' et relativement dangereux à l’état pur, donc à ne pas mettre en contact avec la peau et les muqueuses mais aussi de tous vos biens de valeurs en plastiques et/ou peints(ordinateurs, tv, véhicules par exemple).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La GBL est un produit industriel utilisé dans les vernis à ongle et pour décaper la peinture ou la colle. Pour la consommation récréative, le produit est généralement acheté sur internet sur des sites dédiés, en bouteilles en plastique HPDE contenant un liquide prétendument à l’état pur (clearweb). On le dose généralement avec une pipette pasteur de 2ml , ou idéalement en verre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|IPU|https://www.psychoactif.org/forum/t5280-p1-GHB-concentrations-effets.html|Le GHB a un gout de sel horrible, avec souvent un petit gout de diluant lier a son précurseur, la GBL. '''La GBL (qui produit lui même les mêmes effets que le GHB) est encore plus horrible en gout'''. Imaginez qu'on verse 2g dans le verre de quelqu'un sans qu'il s'en rende compte me semble impossible (1g a fais pas grand chose, mais bon mettons qu'on soit déjà bien bourré même 1g ça se sent)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|jeanpaul|https://www.psychoactif.org/forum/t21909-p1-1ere-commande-GBL-sur-internet-pense-etre-fait-arnaquer.html|On peut nettoyer facilement un peu de GBL. Il suffi de faire sa dilution avec de l'eau, et de le passer dans une carafe avec du charbon actif (carafe purificatrice d'eau)! Ca vire une grande partie du gout de merde caractéristique de certains GBL. Théoriquement, ça doit virer les contaminants néfastes étant donné que le charbon actif attire les composés lipophiles mais moins les hydrophiles (la GBL et le GHB sont plutôt hydrophiles).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est quand même mieux de le faire avec du GHB, car suivant le plastique de la carafe, il pourrai s'en retrouver dans votre verre. Utiliser du plastique PP (polypropylène) ou du HDPE (High Density Polyéthylène), ou du verre, pour vos verres de GBL.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Le prix====&lt;br /&gt;
Le prix moyen d'une dose de 1 gramme de GBL achetée en gros en ligne oscille entre 0,09 et 2 euros&amp;lt;ref&amp;gt;Rapport annuel 2008 - Observatoire Européen des Drogues et des Toxicomanies (OEDT)&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br clear='both' /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2017 il est possible de trouver du GBL à des prix se situant entre 80 et 150€ le litre (soit entre 500 et 800 doses environ). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Aspect Juridique====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La production et la vente de ce solvant est limité en terme de pureté au sein du territoire français (70%max).&lt;br /&gt;
Cependant l'importation de GBL pure est, pour les usagers français, autorisé au sein de l'union Européenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Qualité des GBL trouvées sur internet==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La pureté d'un échantillon de GBL peut facilement être déterminée à l'aide de tests simples et rapides. Le sulfate de cuivre anhydre permet de détecter la présence d'eau en devenant bleu (Disponible sur Amazon). De plus, la masse volumique de la GBL est d'environ 1,13 g/ml. Voici plus précisément les valeurs de la masse volumique qu'on peut trouver dans la littérature scientifique :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable sortable centre&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ &amp;lt;caption&amp;gt;&amp;lt;strong&amp;gt;Masse volumique de la GBL en fonction de la température&amp;lt;/strong&amp;gt;&amp;lt;/caption&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;col&amp;quot; | Température (°C)&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;col&amp;quot; | Masse volumique (g/ml)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| scope=&amp;quot;row&amp;quot; | 0&lt;br /&gt;
| 1.1441 &amp;lt;ref name=&amp;quot;ONeil&amp;quot;&amp;gt;O'Neil, M.J. (ed.). The Merck Index - An Encyclopedia of Chemicals, Drugs, and Biologicals. Whitehouse Station, NJ: Merck and Co., Inc., 2006., p. 259&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| scope=&amp;quot;row&amp;quot; | 15&lt;br /&gt;
| 1.1286 &amp;lt;ref name=&amp;quot;ONeil&amp;quot;/&amp;gt; &amp;lt;ref name=&amp;quot;NTP&amp;quot;&amp;gt;National Toxicology Program, Institute of Environmental Health Sciences, National Institutes of Health (NTP). 1992. National Toxicology Program Chemical Repository Database. Research Triangle Park, North Carolina.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| scope=&amp;quot;row&amp;quot; | 20&lt;br /&gt;
| 1.1296 &amp;lt;ref name=&amp;quot;Lide&amp;quot;&amp;gt;Lide, D.R. CRC Handbook of Chemistry and Physics 86TH Edition 2005-2006. CRC Press, Taylor &amp;amp; Francis, Boca Raton, FL 2005, p. 3-84&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces données sont représentées dans le tableau suivant :&lt;br /&gt;
[[Fichier:Densite_gbl.png|thumb|center|400px|Graphique de la masse volumique de la GBL en fonction de la température.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir de ces données, un modèle prédictif polynomial de la densité en fonction de la température d = f(t) peut être calculé :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;math&amp;gt;d(T) = 0.00006167 T^2 - 0.0019583 T + 1.1441&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Partant de là, des bouteilles de GBL ont été commandées sur le site dont le hash SHA1 du nom de domaine est &amp;lt;code&amp;gt;b89a21912ccc078da06e639fbc2c37b9f215da76&amp;lt;/code&amp;gt; (Juste le nom de domaine, sans le &amp;quot;https://&amp;quot;). Ce site propose deux qualités de GBL. Les bouteilles bleues (les moins chères) et les bouteilles rouges, plus chères, prétendument &amp;quot;pharma grade&amp;quot;. La masse volumique de ces échantillons a été mesurée avec des instruments de laboratoire en mesurant la masse de 1 ml. Voici les résultats (- = négatif, + = faiblement positif, ++ = modérément positif, +++ = clairement positif) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable sortable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ **Analyse des échantillons de GBL**&lt;br /&gt;
! Date de commande&lt;br /&gt;
! Couleur&lt;br /&gt;
! Quantité (ml)&lt;br /&gt;
! Température (°C)&lt;br /&gt;
! Incertitude température (°C)&lt;br /&gt;
! Densité attendue (g/ml)&lt;br /&gt;
! Densité mesurée (g/ml)&lt;br /&gt;
! Incertitude balance (g)&lt;br /&gt;
! Incertitude pipette (ml)&lt;br /&gt;
! Écart / Attendu (%)&lt;br /&gt;
! CuSO₄ t+0&lt;br /&gt;
! CuSO₄ t+30min&lt;br /&gt;
! CuSO₄ t+60min&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Février 2024 || Rouge || 500 || || || || 1.121 || ± 0.005 || ± 0.007 || || || || &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Juin 2024 || Rouge || 1000 || || || || 1.130 || ± 0.005 || ± 0.007 || || || || &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Juillet 2024 || Rouge || 1000 || 26.0 || ± 0.1 || 1.135 || 1.115 || ± 0.005 || ± 0.007 || 1.751 || - || - || + &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Juillet 2024 || Bleu || 250 || 26.0 || ± 0.1 || 1.135 || 1.110 || ± 0.005 || ± 0.007 || 2.191 || - || - || + &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Janvier 2025 || Bleu || 10000 || 21.1 || ± 0.1 || 1.130 || 1.133 || ± 0.005 || ± 0.007 || -0.201 || - || - || + &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreux magasins proposent deux types de GBL (le premier est prétendument &amp;quot;BASF&amp;quot; qui est un groupe chimique Allemand et une alternative dite 'standard'). Comme semblent le montrer ces résultats, c'est parfois un argument marketing pour vendre son produit plus cher, en promettant une plus grande pureté, qui n'est pas systématiquement au rendez-vous. Au moins pour ce site là en tout cas.  Les vendeurs de GBL affirment que les deux types de produits sont purs or certains usagers ont observés plus d'euphorie avec certains types de GBL (qui ne sont pas systématiquement les plus chers). De plus, les consommateurs n'ont aucune garantie que les analyses de puretés ou les prétendus certificats sont vrais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En général un usager peut constater plus facilement la qualité de son gbl en en pesant 1 ml avec une seringue de 1cc. La balance devrait être calibrée au préalable pour éviter les erreurs de mesure. La balance est censée afficher 1,13 g. Si la balance affiche moins, le plus probable est qu'elle est coupée avec de l'eau. Pour rappel, la masse volumique de l'eau est de 1 g/ml donc couper la GBL avec de l'eau fait baisser sa masse volumique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si elle affiche plus, c'est qu'elle est coupée '''avec autre chose que de l'eau et il n'est alors pas garanti qu'elle soit consommable.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet, la GBL étant un solvant commun dans l'industrie, le besoin de le produire sous sa forme la plus pure n'est pas toujours garantie pour des entreprises souhaitant avoir un décapant bon marché. Les grands contenants (&amp;gt;1L) sont parfois produits par d'autres types d'entreprises et la qualité peut être nettement inférieur. Un usager a tout intérêt d'acheter de petites quantités pour éviter ce type de scam.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La GBL est disponible sous différents types de puretés (grades), qui dépendent de la production et de la purification. Exemple : &lt;br /&gt;
* Les spécifications pour la GBL &amp;quot;US GRADE&amp;quot; étaient de : pureté 99.0% minimum avec un maximum de 0.1% de GHB, 0.3% d'eau et des traces de 1,4-butanediol et 1-butanol.&lt;br /&gt;
* Un échantillon &amp;quot;electronic grade&amp;quot; de GBL à 99.9% pure contenaient des traces de chlore, sulfate, nitrate, fer, cuivre, zinc, plomb, sel, potassium.&lt;br /&gt;
* La GBL BASF a une pureté standard à 99.7% avec un maximum d'eau 0.05%, 0.10% de 1,4-butanediol et 0.03% d'acide butanoïque. &amp;lt;ref&amp;gt;http://www.inchem.org/documents/kemi/kemi/ah2004_07.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Dosage==&lt;br /&gt;
L'équivalent entre di GBL liquide et du NaGHB solide est de x1,6 c'est à dire qu'une dose de 1ml de gbl équivaut à 1,6g de NaGHB environ. &lt;br /&gt;
En général un usager consomme entre 0,6ml et 1,7ml sans tolérance, la réaction enzymatique n'est pas garantie dès la première ingestion est il est possible de ne ressentir des effets qu'à la deuxième prise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|groovie|https://www.psychoactif.org/forum/t7492-p1-GBL-grosse-discussion.html|Pour te situer les doses que mes amis et moi on prenaient varient de 0,8 pour une personne de 30-40kg à 1,7 pour les gourmands (qui piquaient souvent du nez) , le 1,3-1,5 est probablement un safe spot. Je parle de gbl pur et de doses fortes pour personnes non tolérantes. Même si ton vendeur certifie qu'il est à 99% ,cela n'est pas forcément le cas. Mais 0,6ml c'est une dose de débutant et c'est bien que tu passes par là.}}&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il faut le '''diluer correctement, cinquante à cent fois sa dose''' voire plus dans un liquide (eau, jus de fruit). Il reste un fort goût que certains ne supportent pas.&lt;br /&gt;
La consommation de GBL est délicate à manier. Il faut trouver sa dose personnelle. Le mieux est d'aller à la pharmacie acheter des pipettes ou seringues de 2ml. Commencer par mettre 0.5ml dans la pipette et le mélanger dans 25cl d’eau avec à du sirop. Puis augmenter la dose chaque jour, doucement, 0.8ml, 1ml, 1.2ml ....'''jusqu’à trouver sa dose effective''' (ce que les anglais appellent le &amp;quot;soft spot&amp;quot;) et ne plus en bouger.&lt;br /&gt;
La dose effective peut être 1ml, 1.6ml, ou 2,4ml. Si vous prenez quelques dixièmes de millilitre de moins, vous ne sentirez rien, et si vous prenez quelques uns de trop, vous risquez d'être dans un sommeil éveillé, à ne plus pouvoir bouger.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|loulou reed|https://www.psychoactif.org|Je dose 0.5ml dans la pipette et le mets dans 25cl d’eau mélangée à du sirop. Rien. Aucun effet. Et puis j’augmente la dose chaque jour, doucement, 0.8ml, 1ml, 1.2ml – rien. '''Arrivé à 1.8ml, ça y est je ressens quelque chose, un effet similaire à l’alcool mais en plus propre (sans gueule de bois le lendemain), une vague d’euphorie, une empathie prononcée comme dans l’ecstasy'''. J’ai trouvé ce que les anglais appellent leur « soft spot », ma dose effective....'''Quand j'ai dépassé la dose de 1.8ml, je me suis retrouvé à m’endormir à moitié devant mon ordinateur, dans un état proche du « rêve lucide »''', parfois plaisant et parfois non, pris par la « paralysie du sommeil »: à la fois conscient et dans l’incapacité totale de bouger le moindre membre de mon corps....Et puis vient le jour où mon bidon est vide et je passe trois jours épouvantables d’insomnie fiévreuse et de vomissements réguliers....}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Viegroo Senior du turfu |https://www.psychoactif.org/forum/t18882-p1-Perte-controle-niveau-sexuel-avec-Ghb.html|Dans mon groupe on était une trentaine à prendre du ghb, pendant 3-5ans environ; il faut généralement une demi douzaine de prise pour déterminer les dosages idéaux alors ne compte pas sur un succès du premier coup.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Yog|https://www.psychoactif.org/forum/t29304-p1-Comment-redrop-GHB.html#divx|Déjà, je consomme du GBL (précurseur du GHB). Le rapport pour convertir les mg de GBL en mg de GHB, c'est 1,6, c'est à dire que 1ml de GBL égale 1,66 g de GHB (Groo, corrige moi si je me trompe).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Personnellement, '''mon soft point est de 1,2 ml de GBL et j'ai constaté que je pouvais redrop 1,2 ml au bout de deux heures pour obtenir des effets identiques.''' Donc ça veut dire que mon corps élimine 1,2ml en 2 heures, ce qui nous fait 0,1 ml d'éliminé toutes les 10 minutes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc quand je prend du GBL, je retiens soigneusement l'heure, et si je dois redropper, je redroppe en adaptant le dosage en fonction du temps écoulé. S'il s'est écoulé 30 minutes, je redrop 0,3 ml. S'il s'est écoulé 1 heure, je redrop 0,6ml.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Encore une fois, c'est une règle que j'ai découverte par l'expérience et qui marche très bien sur moi. Je ne me porte pas garant que ça fonctionne chez les autres.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Mode de consommation==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Attention, la GBL ne se dilue pas toujours très bien dans l'eau.  Il s'accumule en bas du verre dans certains cas. Il vaut mieux bien le mélanger avant de le consommer, sous peine d'avoir la dernière gorgée qui contient toute la substance. Ne jamais partager un verre pour deux personnes et diluer au maximum votre GBL. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|GüBeL|https://www.psychoactif.org/forum/t10191-p1-Gbl-entre-paradis-enfer.html|la GBL ne se dilue que mal, effectivement, il faut le boire à une dilution de en tout caa 1/100 mais surtout mélanger le verre juste avant. En effet ma copine en a fait les frais en buvant la fin de verre-&amp;gt; coma dans les toilette... Que de la gloire}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Attention la GBL est corrosif===&lt;br /&gt;
Que ce soit pour le doser avec des pipettes ou le boire dans des verres, il faut soit utiliser du verre soit du plastique HPDE de symbole &amp;quot;Triangle avec un deux a l'intérieur&amp;quot;.&lt;br /&gt;
[https://www.psychoactif.org/psychowiki/images/thumb/a/a9/HPDE2.jpeg/85px-HPDE2.jpeg]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est du polyéthylène à haute densité , le N°2 est très résistant à la corrosion. Pour de très longues conservations, privilégier des contenants en verre non teintés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|ff4life|https://www.psychoactif.org/forum/t27639-p1-GBL-substitut-alcool.html|Aussitôt dit, aussitôt fait. Petit flacon de 100 ml commandé chez les Lituaniens qui le vendent sous forme de détergent pour les jantes de caisse (Not for human consumption, of course). Commande reçue la semaine suivante en parfait état. Test allergique effectué (quel goût dégueulasse). Matériel connexes acquis : seringue en plastique pour mesurer les doses et petit récipient compte-goutte en verre pour stocker le liquide (la GBL dégrade le plastique).}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les effets recherchés==&lt;br /&gt;
La GBL est une drogue liquide de synthèse agissant sur le système  GABA-èregique (Neurotransmetteur GABA-b et c'est le seul connu, toutes les autres benzodiazépines agissent sur les GABA-A) après sa transformation en GHB par le foie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand la gbl est ingérée, L’effet met entre '''5 à 30 minutes à arriver, et dure environ une heure à deux heures''' &lt;br /&gt;
Quand il est utilisé de manière récréative, la GBL améliore la confiance en soi et la sociabilité, et réduit les inhibitions sexuelles. Il déclenche une vague d’euphorie, une empathie prononcée comme dans l’ecstasy. A plus haute dose, il induit le sommeil. Sa '''puissance fait qu'il est très facile de faire une overdose.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|GüBeL|https://www.psychoactif.org/forum/t10191-p1-Gbl-entre-paradis-enfer.html|Les effets sont similaires à l'alcool: en partie mais la gamme d'effet est beaucoup plus large. Les effets dans sa dose de fonctionnement sont: euphorisants (1-2ml SANS ALCOOL), anxiolitiques, désinhibants, aphrodisiaque, augmente toute les perceptions sensorielles et émotives positive, hypnotique (c'est la seule substance produisant un sommeil &amp;quot;médicalement&amp;quot; normal (au niveau des paramètres électro physiologiques)),  anesthésiant, anabolisant (favorise la sécrétion endogène d'hormone de croissance)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|kaparka|https://www.psychoactif.org/forum/t21110-p1-Mon-experience-j-ai-decrocher-injection-cocaine-apres.html|pour moi le ghb était vraiment la drogue adapté en toute circonstance, elle autant festive que adapté pour être posé ou faire du sport. Si je devais décrire les effets, je la comparerais plutôt à une ivresse alcoolique mais sans la fatigue que déclencher l'alcool. Selon le dosage tu as un effet stimulant ou hypnotique, d'où sa mauvaise reputation. Si tu prends une dose l'effet dure deux heures puis il s'arrete net sans descente. Le problème de dépendance avec le ghb c'est pour moi le même que celui de la clope, quand tu en as tu consomme. Après en prendre une fois en passant n'a rien de grave mais si tu as un litre de GBL à dispo tu résisteras toutes les deux heures. J'avais toujours ma bouteille d'eau avec des dose dedans. }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|ff4life|https://www.psychoactif.org/forum/t27639-p1-GBL-substitut-alcool.html|Effectivement, l'effet est très proche de l'alcool et euphorique. Je suis resté quand même prudent dans mes doses pour pas dépasser le seuil au-delà duquel ça peut se compliquer. Pas de tête qui tourne, pas d'incoordination motrice, mais juste un bon buzz accompagné d'une légère déshinibition et d'une meilleure appréciation musicale. Plus de tchatche également. J'aurais encore pu augmenter les doses, mais la soirée se terminait alors je suis rentré chez moi tranquillement. Je m'endormirai quelques heures après en passant une excellente nuit. L'effet se dissipe au fur et à mesure pour revenir à la baseline sans descente comme avec l'alcool. Le lendemain, réveil complètement normal. }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Effets comparés du GBL et du GHB===&lt;br /&gt;
La GBL se transformant en GHB dans le corps, on pourrait croire que la GBL a les mêmes effets que le GHB ou alors que cette molécule est moins rapide ou procure moins d'effets car le GHB est une substance endogène. Or ce n'est pas le cas, car la différence d'assimilation, les concentrations soudainement élevées dans le plasma et enfin sa rapidité d'élimination donne l'impression que le GHB est plus subtil voir doux et sédatif. Les usagers essayant la gbl en premier puis le GHB décrivent cette dernière substance comme une sorte de GBL à &amp;quot;libération prolongée&amp;quot;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gbl est rapidement converti en GHB par des enzymes &amp;quot;lactonases&amp;quot; qui se trouvent dans le sang. La gbl est plus lipophile (fond mieux dans les graisses) que le ghb et donc est plus rapidement absorbé / a une meilleure biodisponibilité.  Le paradoxe est que la gbl est plus rapide a générer des effets que le ghb , alors que c'est une pro-drug.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|groovie|https://www.psychoactif.org/forum/t16514-p1-synthese-GHB.html#divx|A mon avis la gbl est saponifié invivo , l'effet est beaucoup plus fort &amp;quot;mentalement&amp;quot; le &amp;quot; 'High' est plus euphorique&amp;quot; que le GHB et donc plus dangereux niveau addiction/sevrage. On s'endort plus souvent car plus dur à doser / redoser même si le ghb est plus sédatif, moins énergique à dose moyenne-faible.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|groovie|https://www.psychoactif.org/forum/t7492-p1-GBL-grosse-discussion.html|Transformer son gbl en ghb permet d'éviter touts les symptômes de descentes (ou d'en réduire à +80% voir plus)&lt;br /&gt;
c'est pour ça que la synthèse est primordiale avec ce produit :&lt;br /&gt;
- effets moins rush , plus smooth&lt;br /&gt;
- moins d'effets secondaires désagréables&lt;br /&gt;
- moins de cravings (manque, sevrages difficiles)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les risques liés à la consommation de GHB/GBL==&lt;br /&gt;
===Dangerosité et dommages du produit selon différents classements===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Rational_scale_to_assess_the_harm_of_drugs_(mean_physical_harm_and_mean_dependence)_fr.png‎|left|thumb|276px|Echelle de classment des dommages créés par différentes drogues.2007 &amp;lt;ref&amp;gt;Source:Article de Nutt, David, Leslie A King, William Saulsbury, Colin Blakemore du 24 mrs 2007 &amp;quot;Development of a rational scale to assess the harm of drugs of potential misuse&amp;quot; The Lancet 2007; 369:1047-1053. (PMID 17382831; doi:10.1016/S0140-6736(07)60464-4)&amp;lt;/ref&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br clear=both/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Effets secondaires à court terme , risques à moyen et long terme.===&lt;br /&gt;
L'usage du GBL peut produire des vertiges, une hypersalivation, une hypotonie, une amnésie, des vomissements, une somnolence, des hallucinations, des vertiges, des tremblements, des myoclonies, des convulsions, perte de connaissance, coma, bradycardie, hypotension, depréssion respiratoire&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|groovie|https://www.psychoactif.org/forum/t25045-p1-GHB-GBL-alcool-fenetre-interaction.html|En cas d’utilisation chaotique et trop importante , la gbl entraine plusieurs problématiques :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1- L'acidose éventuelle, si vous êtes un grand consommateur il vaut mieux faire une prise de sang pour savoir où vous en êtes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2- Epuisement du potassium : limiter les prises, éviter d'en prendre plusieurs fois en moins de 6h est un grand minimum. Il faut laisser le corps se rééquilibrer. Du chloride de potassium peut aider. ou de la nourriture en contenant comme des bananes, haricots blancs, épinards, abricots secs etc)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3- Accumulation de la dopamine:  pour éviter les soucis liés à la dopamine, deux jours de break par semaine est un minimum et une semaine par mois aussi. Avec 0 conso.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors des périodes de sevrages, l'éventuel déséquilibre entre le glutamate/gaba peut provoquer une neurotoxicité. L'arrêt soudain de gbl/ghb est potentiellement mortel. Le manque apparaît de une à 6 heures après l'arrêt d'une consommation massive, il se manifeste par de l'anxiété, des tremblements, insomnies, psychoses et conduit à des traitements sédatifs.&lt;br /&gt;
L'utilisation quotidienne de doses massives pourrait mener éventuellement à un syndrome Wernicke-Korsakoff (Friedman et al. 1996), il est donc capital d'espacer les doses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Overdose / G-hole===&lt;br /&gt;
Les GBL est difficile à manié. Il peut provoquer des overdoses (appelées g-hole), si on va au dessus de sa dose effective, d'autant plus si il est associé à l'alcool, benzodiazépine ou opiacés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Trystant|https://www.psychoactif.org/forum/t7061-p1-GBL-Coma.html|Deux minutes après la prise de GBL, le mec devient un peu fébrile, s'allonge, bouge beaucoup, fait des sons avec sa bouche, incompréhensibles. Je suis là à le regarder, genre, what the f***.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et là, crac, il s'endort, d'un coup. Je me dis que ça sent le roussi. Je tire vite une ligne et je le mets en position latérale de sécurité, au cas où il vomirait. Je tourne un peu en rond, histoire de mettre en place mes idées. Je vais vite sur le net avec mon iPhone et je tape GBL overdose sur Google. Et là je me rends compte que c'est la cata. En plus sa respiration devient irrégulière, avec des arrêts plus ou moins prolongés. Je bouge sa tête, y'a du vomi qui bloque. Je fais tout pour dégager les voies respiratoires, je stresse un peu. La respiration reprend. Je le stabilise, couché sur le coté, il a tendance à bouger dans son &amp;quot;sommeil&amp;quot;. J'appelle les urgences mais je parle pas flamand. J'essaie de me faire comprendre de l'opérateur qui ne parle que néerlandais (!), en anglais, et en français. J'ai l'impression que ça dure une plombe, et avec une main j'essaie toujours de faire en sorte que l'autre respire. Je compte les secondes d'arrêt respiratoire, je me dis qu'en dessous de 30 secondes c'est pas trop grave. Et je pense a son vomi si je dois lui faire du bouche à bouche... Je stresse un peu plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour finir, les urgences sonnent en bas de l'immeuble. J'appuie sur l'interphone pour ouvrir, je tire la dernière ligne de mon paquet, j'ouvre la porte. Ils sont 5, ils le prennent en main tout de suite. Je raconte tout ce qu'il a pris. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et voilà que derrière les ambulanciers, y'a deux flics qui rentrent. Je me sens fondre sur place. Je pense à mon boulot, à mes parents, à mes potes. Je fais bonne figure, je coopère, ils sont très sympas. Ils voient les seringues, le sachet vide, la paille. Mon pote est mal en point, il est placé sous assistance respiratoire sur place.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand ils s'en vont à l'hosto avec lui, les flics m'embarquent pour prendre ma déposition. Ils finiront par me mettre en garde à vue pendant 12 heures, jusqu'à ce qu'ils soient certains que mon pote s'en sort vivant (j'apprendrai qu'il est resté dans le coma plus de 8 heures, et qu'il serait mort si j'avais pas réagi). }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Alainbeta9|https://www.psychoactif.org/forum/t33881-p1-Avez-vous-experimente-GBL-ou-GHB.html|J’ai pris 3 fois du GBL en un mois, fin 2017.&lt;br /&gt;
La deuxième fois j’ai fait un petit g-hole.&lt;br /&gt;
La troisième un très très gros, j’ai fini aux urgences. &lt;br /&gt;
J’avais pas pris autre chose ni d’alcool ce soir là. Juste des prises certainement trop importantes et pas assez espacées. &lt;br /&gt;
Et vu que c’est degueulasse en plus, je n’en ai pas repris depuis.&lt;br /&gt;
Trop aléatoire et risqué pour moi vu que je suis du genre compulsif.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Dépendance===&lt;br /&gt;
La GBL '''peut créer un forte dépendance''' en quelques mois, voire en quelques semaines, et le manque de GBL peut mettre la vie en danger&amp;lt;ref name=&amp;quot;GBL addiction&amp;quot;&amp;gt;Addiction Journal : [http://www.addictionjournal.org/viewpressrelease.asp?pr=145 Research shows GBL addiction can be life threatening]&amp;lt;/ref&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Gébéèl|https://www.psychoactif.org/forum/t5679-p1-Sevrage-GBL.html|Cela fait déjà pas mal de temps qu'il m'arrive de temps en temps de prendre du gbl à certaines occasions... Bien que je connaisse particulièrement bien ce produit (effets, dosage, risque de dépendance, etc...), suite à une épreuve difficile dans ma vie dernièrement je me suis lâché sur ma consommation... Cela fait une semaine que je me suis rendu compte que '''j'ai développé une dépendance''' : Une prise toutes les deux heures le jour, et la nuit des prises un peu plus grosses afin de pouvoir dormir par deux tranches de 4h et une de deux heures. Ces derniers jours, j'ai essayé de stopper net ma consommation qui fut un échec : tremblement, irritable, ayant perdu ma joie de vivre naturelle, impossible de dormir, angoisses, etc...Du coup, '''j'essaie progressivement de réduire les doses'''...Sinon, en cas d’échec, je ne sais pas quoi faire... }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|GüBeL|https://www.psychoactif.org/forum/t10191-p1-Gbl-entre-paradis-enfer.html|Après une année de consommation &amp;quot;récréative&amp;quot; (la GBL a remplacé ma consommation d'alcool), uniquement le weekend ou en soirée, suite à une période de stress, je me suis mis à consommer H24, c'est à dire une dose tout les 2-3 heures et ce 24h sur 24h et 7j sur 7j ET CECI PENDAN 2ANS. Très vite une forte dépendance physique m'a fait renoncé à tout sevrage, d'autant plus que la vie avec devenait incroyablement magnifique. Affectivement, professionnellement, socialement la première année fut une réussite complète, j'avais ma potion magique! Puis les dernier 6 mois devinrent progressivement un cauchemar, plus de sommeil, l'impression de devenir fou, les doses qui augmentent (a noter que contrarairement à d'autre drogue alcool, cannabis, MDMA, et autre l’accoutumance (augmentation des dose) est très faible. La consommation simultanée de benzodiazépine, et ensuite: un sevrage,qui m'a amené à un coma de 1 mois avec 2 % de chance de survie. Ensuite réapprendre à vivre, sans les lunette rose du GBL, apprendre à déguster les instants sans saveur de la vie abstinente, et pour finir plonger dans l'alcoolisme le plus violent avant de commencer à ré-émerger, de me mettre à consommer de l'héro etc.. le seul médicament efficace pour autant de ne pas l'avoir consommé avec la GBL est Diazépam à dose de cheval (min 80 mg) Pour exemple dans mon coma sous assistance respiratoire , j'ai reçu 15mg de midozalam /h, oui oui et finalement 50mg/h de diazépam qui a enfin réussi à me faire arrêter de convulser. J'étais sous intubé, sous assistance respiratoire.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Sevrage du GBL===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors du '''sevrage de GBL''', beaucoup d'usagers reportent de l'anxiété, des crise de panique et de l'insomnie, de la Tachycardie, des hallucinations auditives et visuelles. Dans la plupart des cas, cela prend généralement entre semaines pour ne plus ressentir les signes de manque.&amp;lt;ref name=&amp;quot;GBL addiction&amp;quot;&amp;gt;Addiction Journal : [http://www.addictionjournal.org/viewpressrelease.asp?pr=145 Research shows GBL addiction can be life threatening]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sevrage du GBL peut se faire en ambulatoire dans la plupart des cas. Une étude anglaise&amp;lt;ref&amp;gt;[http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/j.1360-0443.2010.03145.x/abstract Gamma-butyrolactone (GBL) dependence and withdrawal]&amp;lt;/ref&amp;gt; rapporte que les patients en sevrage ont été traité avec des hautes doses de diazepam et de baclofène durant les 4 première heures, puis des doses de diazepam comprise entre 40mg et 110 mg durant les 24 heures suivantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|GüBeL|https://www.psychoactif.org/forum/t10191-p1-Gbl-entre-paradis-enfer.html|J'ai été faire un sevrage spécialisé dans une clinique suisse réputée pour cela. Ils ont complètement sous évalué ma consommation, et pourtant je n'ai rien minimisé, j'avais conscience de la gravité de mon état. Ils ne se sont absolument pas renseigné sur le produit et m'ont proposé quelques anxiolit tm pour  compensé (je prenait déjà des benzo à haute dose en simultané de mes environs 70ml de GBL par jour. Bref il ne m'ont pas surveillé et retrouvé dans ma chambre, 6h plus tard en train de convulsé (la notion avec l'épilepsie fait, malgré tout ce que l'on dit, débat). Du coup j'ai été transféré au urgence et ils ont commencé à m'administré du midozalam (un des moins anti-convulsivement). après deux semaine d'intubation du propofol et tout les complication possible (hépatite médicamenteuse, étrangement la gbl épargne le foie), disfonction rénale, pneumonie sur le poumon g, multiple infection, une ambolie pulmonaire massive sur le poumon droit qui m'a donné 2% de chance de survie. Ils ont voulu me transféré en hélicoptère, mais ils n'y avait pas assez de place pour les pousse seringue, tellement il me fallait de substance pour me maintenir en vie. Bref dans ce grand centre ils m'ont lysé (liquéfié le sang) mon pronostique vitale c'est amélioré et surtout il m’ont passé au Diazépam. J'ai du réapprendre à marché, parler et autres. Bref je n'ai aucune séquelle, ma puissance supérieur était avec moi.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Richard Horpe|https://www.psychoactif.org/forum/t16514-p1-synthese-GHB.html| Lors du sevrage, il y a surtout l'excitotoxicité, un dysfonctionnement des récepteurs NMDA, au niveau du glutamate (aggravé par l'excès de sodium si on le prend sous la forme GHB). C'est assez horrible lorsqu'on tombe dans l'escarcelle, personnellement je pouvais boire une bouteille de vodka ou prendre dix Lexomil en assez peu de temps pour que ça se calme, lorsqu'il m'arrivait de mal calculer mes commandes et d'être en rade un ou deux jours. }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|LeBonty|https://www.psychoactif.org/forum/t22145-p1-Grosse-Experience-Gbl.html|Ayant consommer le G il y a 2 ans a des doses minime, j'ai vite aimé ça.&lt;br /&gt;
ensuite est venu une période de consommation de 1mois dite h 24 de +-20ml avec comme effet secondaire des hallucination audio visuel sensitive assez flippante, j'ai fait un premier sevrage a l'aide bière et benzo(diazepam).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
très vite après 6mois j'ai recommencé a une autre épisode de 1mois avec une conso similaire sans effet secondaire. un peu comme ci mon corps s'était habitué a la molécule.. même genre de sevrage, sauf que la c'était en été et donc la sudation était plus prononcé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ensuite après 6mois +- est venu une autre période, suite à des problèmes socio - familiaux, une consommation excessive, + de 40ml par jours h24 pendant 2mois avec des combinaisons de stimulants genre la meth coco etc ( que je déconseille vivement c'est l'enfer littéralement surtout la meth, je posterai un autre post sur ce dernier), j'ai vite poussé les limites et a eu des effets super hard genre insomnie, des éclairs visuel, des nausées, plus envie de manger, paranoïa, délire, mouvement involontaire et incontrôlé, anxiété, etc. la meth y est pour grand chose aussi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
j'en suis arrivé a un stade ou je redosais toute les 45m des doses de 1.8ml..hmmj'ai du ingéré + de 3l. déjà de g.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
j'ai vite combiné les benzos pour me calmer et c'est le diazepam qui ma été utile.&lt;br /&gt;
j'ai essayè le sevrage avec du baclofèn qui est utile mais le sevrage de celui ci est une autre étape flippante aussi. ne jamais prendre des doses élevé qui sont très dangereuse. ne regardè pas les post de certains qui prennent des doses hallucinantes. parlé en avec votre psychiatre qui se doit de vous aider. }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Interaction avec le GBL==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====GBL et dépresseurs du système nerveux central====&lt;br /&gt;
L'effet du GBL est potentialisé de façon sevère en cas d'association à l'alcool ou d'autres dépresseurs du système nerveux central (benzo, opiacés...)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|LeBonty|https://www.psychoactif.org/forum/t22145-p1-Grosse-Experience-Gbl.html|a éviter la prise d'alcool littéralement pendant au moins 2h après la dernière prise et ce pour la bière, pour les alcool forte je dirais + de 3.heures , pour la dernière prise d'alcool attendre au moins 6heures pour prendre du g.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====GBL et antirétroviraux inhibiteurs des protéases====&lt;br /&gt;
Les antirétroviraux inhibiteurs des protéases inhibent le metabolisme du GBL provoquant une augmentation significative de sa concentration sanguine et ainsi une augmentation du risque de surdosage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Comment réduire les risques==&lt;br /&gt;
*Acheter sur le net sur un site réputé, diluer correctement, trouver sa dose précise et ne plus en bouger. Si quelqu'un vous en vend un flacon en boîte ou en soirée, impossible de savoir à quelle dose il l’a dilué, la quantité que vous allez ingérer.&lt;br /&gt;
*'''Il faut espacer les doses'''. N'acheter que des bidons de petite contenances (125ml est le minimum en général), pour ne pas être tenté d'en reprendre. La GBL créé un forte dépendance  !&lt;br /&gt;
*'''Eviter impérativement tout mélange avec l’alcool, les benzodiazépines, les opiacés''' et tout sédatif, qui potentialise les effets et renforce la probabilité d'une overdose.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|LeBonty|https://www.psychoactif.org/forum/t22145-p1-Grosse-Experience-Gbl.html|les consommateur privilégié la consommation avec de l'eau et bien mélanger, faut savoir que le G est un bruleur de lipide et de certains vitamines, il est dés lors vitale de se réapprovisionner en complément sans pour autant en excéder, je parle du zinc, vitamine B, protéine, lipide (oméga 3,6,9). j'ai du en manqué des choses j’essayerai de mettre à jours ce post.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Liens==&lt;br /&gt;
* [https://www.psychoactif.org/forum/f41-p1-GBL-GHB-1-4-BD.html Le forum GBL sur Psychoactif]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{#related:1,4-BD (1,4-Butanediol), effets, risques, témoignages}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Drogues]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heiko</name></author>
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