<?xml version="1.0"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" xml:lang="fr">
	<id>https://www.psychoactif.org/psychowiki/api.php?action=feedcontributions&amp;feedformat=atom&amp;user=Meu</id>
	<title>PsychoWiki, le wiki de Psychoactif - Contributions [fr]</title>
	<link rel="self" type="application/atom+xml" href="https://www.psychoactif.org/psychowiki/api.php?action=feedcontributions&amp;feedformat=atom&amp;user=Meu"/>
	<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=Sp%C3%A9cial:Contributions/Meu"/>
	<updated>2026-05-14T02:33:19Z</updated>
	<subtitle>Contributions</subtitle>
	<generator>MediaWiki 1.40.1</generator>
	<entry>
		<id>https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=Ecstasy-MDMA,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages&amp;diff=6430</id>
		<title>Ecstasy-MDMA, effets, risques, témoignages</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=Ecstasy-MDMA,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages&amp;diff=6430"/>
		<updated>2016-08-23T18:56:22Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Meu : orthographe, typographie + style&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''L'ecstasy (ou extasy), dont le principe actif est le MDMA''' (pour 3,4-Méthylène-Dioxy-n-MéthylAmphétamine) est une molécule de la famille des amphétamines, qui est également proche de l'hallucinogène mescaline.&lt;br /&gt;
En 2014, 3,8 % des jeunes de 17 ans ont consommé de l'ecstasy&amp;lt;ref&amp;gt;ESCAPAD 2014 : estimations 2014 des consommations de produits psychoactifs à 17 ans - OFDT&amp;lt;/ref&amp;gt; et 4,3 % des 18-64 ans ont déclaré avoir expérimenté du MDMA et/ou de l'ecstasy dans leur vie, contre 2,7 % en 2010. L'ecstasy et le MDMA sont classés comme stupéfiants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Histoire brève==&lt;br /&gt;
Synthétisée par les laboratoires Merck en 1914, ce dérivé de l’amphétamine est distribué pendant la 1ère Guerre Mondiale aux soldats allemands. Cumulant certains effets des stimulants et des hallucinogènes, la MDMA était censée atténuer la fatigue, la faim et redonner le moral aux soldats. Les États-Unis s'en sont également servis à des fins militaires dans les années 1950 pour les interrogatoires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La découverte des effets de l'ecstasy doit beaucoup à''' '''[http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexander_Shulgin Alexander Shulgin]''', un pharmacoloque et chimiste américain, qui s'y intéresse, à partir de 1965. Il la synthétise lui-même et publie en 1976 avec David Nichols les impressions issues de l'usage de la MDMA. Suite à cette publication, la MDMA commence à se populariser et à être disponible dans la rue. Elle sera progressivement prohibée, dans la plupart des pays, à partir du milieu des années 1980 et listée à la convention sur les substances psychotropes de 1971.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''L'ecstasy va connaître une hausse de la consommation durant les années 90''', en phase avec l'avènement du mouvement techno, et s'est généralisé dans tous les milieux depuis les années 2000.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la fin des années 2000, suite à une diminution de l'accessibilité des précurseurs du MDMA, la pureté moyenne des échantillons d'ecstasy a diminué. Depuis 2014, avec la concurrence des nouvelles drogues de synthèse, on trouve des comprimés de masse plus importante avec une concentration de MDMA plus importante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'utilisation des effets thérapeutiques du MDMA, notamment pour le stress post-traumatique fut stoppé suite à sa prohibition. Mais depuis les années 2000, des pays comme la Suisse ou l'Espagne ont développé des protocoles expérimentaux, notamment avec le soutien de [http://www.maps.org/research/mdma MAPS]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Qu'est ce que c'est==&lt;br /&gt;
====Aspect, à quoi ça ressemble ?====&lt;br /&gt;
[[Image:Cachet-ecsta-BTC.jpg|thumb|Cachets d'ecstasy &amp;quot;Bitcoin&amp;quot; et &amp;quot;USB&amp;quot;]]&lt;br /&gt;
[[Image:Mdma_cristal.jpg|thumb||Cristaux de MDMA]]&lt;br /&gt;
[[Image:Mdma.jpg|thumb||Cristaux de MDMA]]&lt;br /&gt;
[[Image:MDMA-cristal.jpg|thumb||Sachet et Cristaux de MDMA]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ecstasy-MDMA peut prendre plusieurs formes. Il peut se présenter sous la forme de cachets de taille et de couleur variables, dont le nom du motif sert à nommer l'ecstasy (par exemple Mercedes, Playboy, etc.). Il peut se présenter sous forme de poudre, de gélule, ou encore de cristaux translucides, dont la couleur varie du blanc au brun en passant par le rose.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Ullateck|https://www.psychoactif.org/forum/t1845-p2-MDMA-bizarre-.html|'''La couleur (du MDMA) dépends de la fabrication''' je crois, donc c'est pas vraiment un gage de qualité. Moi je sais que celle qui m'ont marqué c'était la grise (très bonne),la rose, la violette (waouuw), de la rouge.et une blanche (elle avait un peu l'aspect du verre polie).}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Les autres noms et surnoms====&lt;br /&gt;
Taz, tata, XTC, plomb, cachetons, bonbons, pilule de l'amour, MD, D, xeu, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Le prix====&lt;br /&gt;
      &lt;br /&gt;
Extasy sous forme de cachet : de 5 à 10 euros à l'unité, mais peut baisser jusqu'à 2,5 € si on en prend plusieurs&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.ofdt.fr/produits-et-addictions/de-z/ecstasy-et-amphetamine/&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MDMA (sous forme de cristaux) : 50 ou 60 euros le gramme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Produits de coupe====&lt;br /&gt;
Des milliers de comprimés ont été analysés en France depuis plus de dix ans. Les nombreuses analyses faites dans le cadre de SINTES ont quelquefois permis d’identifier des produits inquiétants comme l’atropine, mais pas de toxiques majeurs qu’on pourrait qualifier de poisons. La présence d’amphétamine, parfois détectée mais rarement en quantités significatives, est toutefois à considérer car le mélange pourrait accroître la neurotoxicité du MDMA. Nuit Blanche analyse les cachets d'ecstasy en Suisse&amp;lt;ref&amp;gt;http://nuit-blanche.ch/warning/nuitblanche.html&amp;lt;/ref&amp;gt; et on peut se rendre compte de leur différents composés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De [http://www.pistes.fr/swaps/59_238.htm nombreux médicaments sont parfois vendus pour de l’ecstasy]. Les plus fréquents sont des antipaludéens, corticoïdes, hypotenseurs, bétabloquants, antiparkinsoniens, mais aussi des antidépresseurs et sédatifs divers qui peuvent entraîner effets psychoactifs, malaises, interactions avec troubles divers. Lors des teknivals, on trouve de nombreuses boites vides de Nivaquine®, Celestamine®, Effexor®, Lepticur®, Defanyl®, Celectol®, Loftyl®, etc. qui toutes ont la particularité d’avoir des logos pouvant laisser penser qu’il peut s’agir d’ecstasy.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Pureté====&lt;br /&gt;
La proportion de MDMA dans la composition des comprimés est comprise entre 40 % et 50 %, mais du fait de l'augmentation de la masse, un comprimé-dose en 2013 correspond à une teneur plus importante que les années précédentes. Ainsi, la teneur moyenne des saisies douanières était habituellement de 60 à 80 mg par comprimé ; elle est passée à 145 mg sur le dernier semestre 2013&amp;lt;ref&amp;gt;Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) : données 2010 à 2013, non publiées.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La MDMA en poudre ou en cristaux est réputée plus &amp;quot;pure&amp;quot;. En 2013, les saisies d'échantillons montraient un taux de pureté moyen de 60 %&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.ofdt.fr/publications/collections/periodiques/lettre-tendances/substances-illicites-ou-detournees-les-tendances-recentes-2013-2014-tendances-96-decembre-2014/&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cependant sa pureté diminue à mesure que le nombre d'intermédiaires augmente. Elle est généralement coupée avec du paracétamol et/ou de la caféine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Tests de dépistage====&lt;br /&gt;
La MDMA et son métabolite principal, la MDA, peuvent être identifiés et quantifiés pendant 24 heures dans les milieux biologiques tels que le sang, la salive et la sueur, et 72 heures dans les urines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Pharmacologie====&lt;br /&gt;
Le MDMA agit principalement sur un neurotransmetteur, la sérotonine. Il libère des quantités importantes de sérotonine dans le cerveau. Pour plus d'information sur la pharmacologie, voir [https://blog.alexgirard.com/voici-votre-cerveau-sous-ecstasy-vraiment/ Une présentation de la neurochimie de la MDMA].&lt;br /&gt;
&amp;lt;br clear='both' /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les modes de consommation==&lt;br /&gt;
L'ecstasy est principalement ingéré, soit sous forme de cachet ou de gélule, soit sous forme de parachute (avec la poudre). On peut également le sniffer ou, plus rarement, le fumer (chasser le dragon)&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.psychoactif.org/forum/t8306-p1-fumer-MDMA.html&amp;lt;/ref&amp;gt; ou l'injecter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Kiwi|https://www.psychoactif.org/forum/t1845-p2-MDMA-bizarre-.html|Sinon, je me rappelle une fois, j'en avais pris avec des potes, '''on l'avait inhalé''' aiiiiie ... MALHEUREUX, Mais qu'est qu'on a pas fait. J'ai cru franchement que j'allais y passer. Je n'avais plus conscience des distances, du coup je galérais pour marcher ou chopper des objets ... J'avais également des déformations visuelles, des arrêts sur image suivi d'accélération, des spasmes comme des grosses crispations ... un truc de ouf ! Quand j'y repense ...}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le parachute===&lt;br /&gt;
Le parachute est un moyen de consommation courant de la MDMA quand elle est en poudre ou en cristaux. Il s'agit d'enrouler la poudre dans une feuille à rouler, puis de l'avaler avec un verre d'eau.&lt;br /&gt;
{{Citation|Sludge|https://www.psychoactif.org/forum/t6858-p1-Comment-faire-ses-bombes.html|Pour faire ton parachute, tu peux utiliser une feuille à rouler entière.  Si ça éclate dans la bouche c'est vraiment désagréable mais c'est pas non plus un problème, dans ce cas faire couler avec de l'eau....Tu peux écraser la MD pour avoir quelque chose de plus homogène. L'idéal est d'avoir une balance bien sûr (pour t'assurer que tu as bien 1 g aussi) mais sinon si tu as l'oeil tu peux au pire (mais je ne le conseille pas) séparer ton gramme en 10. C'est un conseil qui ne vaut pas pour d'autres produits, attention. On ne plaisante pas avec le risque de surdose, surtout que chacun réagit différemment aux produits...Il vaut mieux ne pas dépasser 200 mg par personne dans une soirée (à partir de 300 pour la majorité des personnes ça devient vraiment pas terrible à mon sens, de sales délires et la gueule en vrac). Et je conseille de le faire en 2 ou 3 fois.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Chasser le dragon / fumer ===&lt;br /&gt;
Les cristaux de MDMA sont parfois fumés, à l'aide d'un papier d'alu, c'est ce qu'on appelle [[Comment_chasser_le_dragon_avec_du_papier_aluminium|chasser le dragon]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Ptit Dav|https://www.psychoactif.org/forum/t16123-p1-Sniff-Md.html|De toutes les facons de consommer, je préfère de loin la fumer. C'est une histoire de gout par contre, car l'effet est pas exactement pareil qu'en trace ou para. C'est plus doux et plus fort en meme temps (bon ca veut rien dire ce que je dis). Je consomme pas en IV, mais  je trouve qu'il y a un vrai flash en fumant, qui s'en rapproche un peu d'après ce qu'on ma dit, mais en moins fort. Ca monte très très vite et il y a cette chaleur qui monte a la tete que je retrouve pas en trace.&lt;br /&gt;
Sur l'alu, la goutte roule super bien, mais c'est plus dur que l'héro pour pas se louper. Ca crame plus vite j'ai l'impression aussi, et ca brule jamais pareil d'un gramme a l'autre. Le seul hic, c'est le gout qui est  juste atroce, melange de plastique et d'anis ou de reglisse brulé. Perso quand je fume, j'ai toujours un chewing gum,un bonbon ou a boire a coté, pour vite masquer le gout, mais sinon ca passe.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les effets recherchés==&lt;br /&gt;
Les effets des produits dépendent non seulement de la dose, de la fréquence d'usage et du mode de consommation mais également des caractéristiques de chaque individu et du contexte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand on l'ingère, '''les effets de la MDMA mettent au moins 30 minutes à monter, et durent de 6 à 8 heures'''.&lt;br /&gt;
Quand on la fume, l'injecte, ou la sniffe, les effets sont pratiquement immédiats.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le MDMA agit en libérant une dose massive de sérotonine et de dopamine dans le cerveau, ce qui modifie notamment l'humeur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les principaux effets recherchés peuvent être '''l’empathie, la désinhibition, une sensation d’énergie, l'exacerbation des sens, une sensation de bonheur et d'euphorie'''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A haute dose, le MDMA peut être hallucinogène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|pitondesertique|https://www.psychoactif.org/forum/t10082-p1-MDMA-Trip-etrange-hallucination.html|Après 1h30 de trip je vois mes potes s'arrêter de danser net..  Je me demande ce qui peut arriver ! C'est totalement inormal qu'on s'arrête en êtant aussi fait ! Donc je me pose des questions du type : ' qui peut perturber ce moment ?' et la seule personne m'êtant venu à l'esprit était la belle mère de mon pote... Donc à ce moment je fixe mon pote qui était sur le pc en train de règler la musique et là juste après un clignement d'oeuil j'aperçois sa belle mère à sa place ! J'étais juste totalement duper et je ne comprenais pas ! ça a duré 10 sec pas plus avant que je fonce aux chiottes reprendre mes esprits.. Le problème était que personne n'est venu dans la chambre.. J'ai eu une vraie hallucination !}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les risques de la consommation d'ecstasy-MDMA==&lt;br /&gt;
===Dangerosité et dommages du produit selon différents classements===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable centre&amp;quot; width=&amp;quot;60%&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ Les facteurs de dangerosité selon le rapport Roques (1998) &amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.assemblee-nationale.fr/11/rap-off/i3641-11-1.gif Tableau sur la dangerosité des produits par le Pr. Bernard Roques]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=col | Dépendance physique&lt;br /&gt;
! scope=col | Dépendance psychique&lt;br /&gt;
! scope=col | Neurotoxicité&lt;br /&gt;
! scope=col | Toxicité générale&lt;br /&gt;
! scope=col | Dangerosité sociale&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| width=&amp;quot;15%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
Trés faible&lt;br /&gt;
| width=&amp;quot;15%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
?&lt;br /&gt;
| width=&amp;quot;15%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
Très forte. Controversé. Cela dépend de la dose et de la fréquence.&lt;br /&gt;
| width=&amp;quot;15%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
Eventuellement forte&lt;br /&gt;
| width=&amp;quot;15%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
Faible (?)&lt;br /&gt;
|} &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
[[Image:Rational_scale_to_assess_the_harm_of_drugs_(mean_physical_harm_and_mean_dependence)_fr.png‎|left|thumb|276px|Echelle de classement des dommages créés par différentes drogues.2007 &amp;lt;ref&amp;gt;Source:Article de Nutt, David, Leslie A King, William Saulsbury, Colin Blakemore du 24 mrs 2007 &amp;quot;Development of a rational scale to assess the harm of drugs of potential misuse&amp;quot; The Lancet 2007; 369:1047-1053. (PMID 17382831; doi:10.1016/S0140-6736(07)60464-4)&amp;lt;/ref&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Cube-dangerosité.png|thumb|328px|Le cube de la dangerosité pharmacologique, selon Alain Morel&amp;lt;ref&amp;gt;Aide-Mémoire en addictologie (Edition Dunod)&amp;lt;/ref&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
&amp;lt;br clear=both/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les effets secondaires===&lt;br /&gt;
=====Les effets à court terme=====&lt;br /&gt;
Augmentation de la tension artérielle, accélération et trouble du rythme cardiaque, dilatation des pupilles, vomissement, hyperthermie, contraction des mâchoires, sentiment de bouche sèche, maux de tête, engourdissement et picotements dans les extrémités, tachycardie. La MDMA peut aussi provoquer des hallucinations et des pharmacopsychoses avec des symptômes de paranoïa.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|m77|https://www.psychoactif.org/forum/t354-p1-MDMA.html|J'ai fait l'erreur un jour de prendre par voie orale 0,3g de mdma marron en cristaux. Déjà ça m'a completement bouffé la gueule (aphtes, machouillage des joues.) J'ai faillit y rester, '''montée archi forte, sueurs, confusion, machoire archi-serrée''' et un descente qui a durée deux semaines.(deprime, dur de s'amuser , de sourire...) 0,1g dans un parachute est un dose amplement sufisante pour s'amuser, ne depasser jamais les 0,2 ça devient carrément glauque pour soi et les autres}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=====Les effets à long terme=====&lt;br /&gt;
Le MDMA serait neurotoxique : en cas d'usage répété, les effets à long terme de la consommation d'ecstasy peuvent être l'amaigrissement, l'affaiblissement, l'irritabilité, l'insomnie, l'anxiété, la dépendance, voire des troubles de la personnalité et des anomalies des valves cardiaques (comme le Mediator). À moyen et à long terme, nous ne savons pas actuellement si les taux de sérotonine et dopamine reviennent à leur niveau normal et, si oui, en combien de temps. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a aussi de plus en plus d'évidence que la MDMA serait hépatotoxique.&amp;lt;ref name =&amp;quot;Models of intervention and care for psychostimulant users&amp;quot;&amp;gt;Dean A. Pharmacology of psychostimulants. In: Baker A, Lee N, Jenner L, eds. Models of intervention and care for psychostimulant users - National Drug Strategy Monograph Series,. 2nd ed. Canberra: Australian Government Department of Health and Aging; 2004. &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=====Le bad trip=====&lt;br /&gt;
Tous comme avec le LSD, il est possible de faire un bad trip avec le MDMA, qui peut laisser des séquelles psychologiques. Il peut arriver que l'on soit submergé par la &amp;quot;montée&amp;quot;. La personne se sent dépassée, surtout si c'est sa première expérience. La modification de la conscience peut aller jusqu'à une perte de contact avec la réalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Loshka|https://www.psychoactif.org/forum/t3287-p1-effets-secondaire-mdma.html|J'avais déjà testé le produit deux fois avant au cour de l'année passée. Cette fois-ci, vu qu'on était entre nous et qu'on connaissait les effets, on a décidé d'augmenter un peu (beaucoup) la dose.  Je crois qu'en 7h, on en a pris 5 fois et en tout 300 à 400mg par personne...J'ai eu des hallu toute la soirée, au début c'etait super, je découvrais, je n'avais jamais eu ça. Les effets étaient vraiment différent par rapport à avant. '''Et puis paf, après la dernière prise, j'ai vécu l'horreur. Je ne voulais plus voir ces hallu, c'était trop &amp;quot;electrique&amp;quot;, j'etais toute parano.''' Le lendemain après quelques heures de repos, mes yeux étaient toujours en pleine agitation et je n'arrivais plus à les contrôler. Puis je pleurais tout le temps, j’étais persuadée avoir passé une sale soirée et que mes yeux n'allaient plus jamais revenir à la normal.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=====Le syndrome serotoninergique=====&lt;br /&gt;
Le MDMA agit sur la sérotonine. Il peut, seul ou en association avec d'autres drogues/médicaments, déclencher un [[Le_syndrome_sérotoninergique|syndrome serotoninergique]], qui peut être mortel. Ce syndrome n'est pas dose-dépendant. Il associe des troubles neuropsychiatriques, neurovegetatifs et neuromusculaire apairaissant moins de 24h après la prise. Les symptômes sont par exemple une hypertension, hyperactivité, confusion, hyperthermie, tachycardie, tremblements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le '''coup de chaleur''' est principalement un syndrome serotoninergique. Le MDMA provoque un échauffement corporel excessif, qui est compensé par la transpiration. Si on n'oublie de boire, en particulier dans un endroit surchauffé, et faisant des efforts physiques (comme danser),  le corps se déshydrate. C'est ce qu'on appelle le &amp;quot;coup de chaleur&amp;quot;. Celui-ci peut s'accompagner d'un accident cardiaque ou d'un épuisement (perte de connaissance, coma). Cette déshydratation peut être mortelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|L'alchimiste|https://www.psychoactif.org/forum/t6533-p1-syndrome-serotoninergique-danger-letal.html|Sludge, ton exemple sur le risque sérotoninergique MD/MXE est très bon. J'en ai déjà fait les frais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qu'il faut savoir avec le syndrome S, c'est qu'il peut se manifester sous des formes plus ou moins violente. Le plus souvent, c'est sous ses formes les moins violentes qu'on assimile la plupart du temps à un effet secondaire lambda.&lt;br /&gt;
Je parle ici en connaissance de cause, car il y quelques années, j'ai souffert de plusieurs symptômes d'un S.S. (à l'époque je ne savais pas que ça en était un) et j'ai du consulté plusieurs médecins puis des spécialiste (ORL, Ophtalmo puis enfin neurologue). Je souffrais de brainzaps (ces fameux vertiges qui t'assaillent au moment de dormir voire toute le temps pendant plusieurs semaines dans mon cas), d'hyper sensibilité aux images qui défilent vite et aux sons..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un neurologue m'a enfin expliqué qu'il s'agissait là d'un des symptômes d'un S.S. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La plupart du temps, il est provoqué par une sur consommation d'une même drogue (trop de MD pdt plusieurs jours d'affilé, trop de mephedrone, trop de speed...). On va dire que dans ces cas là, le plupart des gens s'en remettent. Là où ça devient plus corsé, c'est quand on consomme à la fois un libérateur de sérotonine et un autre qui empêche la recapture de sérotonine. Un exemple: le combo MD/DXM qui peut être fatal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ma part, je me sens le friser à chaque fois que je consomme trop sur une longue période.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=====La descente=====&lt;br /&gt;
L'un des revers de la consommation d'ecstasy, c'est la descente qui intervient immédiatement après et peut durer quelques jours : le cerveau manque de sérotonine, ce qui correspond à une réelle dépression. Certains usagers utilisent des opiacés pour amoindrir les effets de la phase de dépression. Cela peut avoir un effet traître, parce qu'on a envie de consommer pour se sentir bien, et on attend le prochain week-end en ne pensant plus qu'à cela.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Triipounette|https://www.psychoactif.org/forum/t5690-p1-depassee-par-les-evenements-besoin-conseil.html|Quand j'ai pris pas mal de MD, '''tu peux être sur que les deux ou trois jours qui suivent j'ai le moral dans les chaussettes'''. Crise de larmes pour rien. Hier matin parce que je me suis roulé un pète et il y avait un jour entre le tabac et le carton et que le carton voulait pas remonter. Alors je là je pète un câble, je reprend mes esprit essaie de réparer le truc et le carton me reste dans les mains... T'imagine pas dans l'état que je me suis mise. En larme pendant 30 minutes. Pour une connerie! J'avais envie de me foutre en l'air. Et c'est tout le temps comme ça. Je fais la gueule pour rien..}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|tony333x|https://www.psychoactif.org/forum/t354-p1-MDMA.html|Je viens d'avoir 23 ans et je veux vraiment arrêter la MD. Je me sens différent depuis que j'ai commencé il y a 4 mois. Je sais, c'est peu de temps mais j'en prends tout les week-end et de plus en plus. Depuis je pense qu'à ça, j'en viens à me dire que je suis tombé dedans et ça me fait peur.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|alx|https://www.psychoactif.org/forum/t15001-p1-Coupe-descente-ingerant-cannabis.html|Pour réduire la descente, tu peux prendre dès le lendemain (attendre 12h), une fois par jour, ensemble, 100mg de 5-HTP et 400mg d’Extrait de Thé Vert, pendant 3 à 7 jours : Le 5-HTP est le précurseur directe de la sérotonine (5-HT). Il est créé à partir du tryptophane dans votre alimentation en utilisant l’enzyme tryptophane hydroxylase (TPH). La MDMA peut réduire les niveaux de TPH pendant des semaines après son utilisation. La production corporelle de 5-HT à partir d’une alimentation normale sera alors rendu plus difficile. Le 5-HTP ne nécessite pas de TPH, vous aiderez votre corps à restaurer ses niveaux en 5-HT en utilisant ce complément pendant les jours suivant le roll. Le 5-HTP peut passer votre barrière sang/cerveau, alors que le 5-HT ne le peut pas. Cela signifie que quand vous utilisez un supplément de 5-HTP, vous vouez être sûr qu’il soit converti en 5-HT dans votre cerveau et non dans sa périphérie. L’enzyme qui convertie le 5-HTP en 5-HT est l’acide aromatique L-amino decarboxylase. Il se trouve dans votre estomac et sa périphérie, ainsi que dans votre cerveau. Vous devez donc l’inhiber, afin que votre 5-HTP ait le temps de passer la barrière sang/cerveau. L’extrait de thé vert est un inhibiteur de l’acide L-amino decarboxylase (aussi appelé DOPA decarboxylase). IL FAUT TOUJOURS PRENDRE DE L’EXTRAIT DE THÉ VERT avec votre 5-HTP afin de s’assurer que c’est bien votre cerveau qui reçoit la sérotonine, et non sa périphérie. L’excès de 5-HT dans la périphérie peut provoquer des dégats aux valves cardiaques.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===MDMA, mélanges et interactions avec les drogues et médicaments===&lt;br /&gt;
=====MDMA + Alcool=====&lt;br /&gt;
L'utilisation simultanée de MDMA et d'alcool peuvent masquer les effets de l'alcool&amp;lt;ref name=&amp;quot;Models of intervention and care for psychostimulant users&amp;quot;&amp;gt;Dean A. Pharmacology of psychostimulants. In: Baker A, Lee N, Jenner L, eds. Models of intervention and care for psychostimulant users - National Drug Strategy Monograph Series,. 2nd ed. Canberra: Australian Government Department of Health and Aging; 200 &amp;lt;/ref&amp;gt; et, une fois l'effet de l'XTC estompé, l'ivresse peut survenir brutalement. C'est particulièrement dangereux, en fin de soirée, lorsque vous reprenez le volant (perception faussée, diminution des réflexes, endormissement, etc.). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'alcool peut ralentir le métabolisme de la MDMA, et augmenter la concentration de MDMA de 9 à 15 %, bien que le mécanisme ne soit pas clairement déterminé. De plus, la consommation d'alcool diminue la perception des signaux d'alarme qui annoncent le coup de chaleur (douleurs musculaires, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, ce mélange contribue fortement à la déshydratation et à la surcharge du foie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=====MDMA + antidépresseur=====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Pour les inhibiteurs de la monoamine oxydase '''(IMAO) (Niamid®, Aurorix®, Iproclozide®), risque de syndrome sérotoninergique, et de grave crise d'hypertension,  danger de mort''' !&lt;br /&gt;
*Avec les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) (Prozac, Lexapro, Zoloft, Deroxa), les effets de la MDMA sont extrêmement amoindris : en gros les SRIS « bloquent » la partie de votre cerveau dans lequel la MDMA a besoin de se fixer pour que vous en ressentiez les effets.&lt;br /&gt;
* Pour les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine-noradrénaline (IRSNA, ou hétérocycliques) : certains (comme le Nefazodone ou le Buproprion) réduisent légèrement les effets de la MDMA et d'autres les augmentent légèrement (comme la Mianserine). Quelques-uns (comme la Mirtazapine) ne provoquent aucune modification mais d'autres (comme l'Effexor) annihilent carrément les effets de la MDMA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le MDMA et les antidépresseurs sont tous deux capables de causer une hyponatrémie (concentration en sodium dans le plasma sanguin inférieure à 136 mmol/l). Il y a un risque théorique que ces effets s'additionnent, spécialement quand le MDMA est utilisé dans des situations ou une déshydration peut survenir, comme des longues périodes sur le dance-floor.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|polo187|https://www.psychoactif.org/forum/t13055-p1-Abilify-diminution-effet-des-drogues.html| j'ai largement tenté de prendre de la MD et en très grande quantité car a dose usuel cela ne fonctionnais pas... 0,5 dans un para --&amp;gt; aucun effet..., a l'époque j'avais effexor a 225MG, j'ai eu également du zoloft mais ca a été la même donc tampis.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=====MDMA et inhibiteur de la protéase (traitement VIH)=====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs cas ont été signalés où l'utilisation simultanée de '''MDMA et de ritonavir''' a produit des sérieuses interactions, parfois fatales. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=====MDMA et inhibiteur du CYP2D6=====&lt;br /&gt;
Et plus généralement, les inhibiteurs du CYP2D6 sont susceptibles de provoquer une interaction pharmacocinétique avec la MDMA. C'est le cas notamment de clomipramine, fluoxétine, paroxétine, moclobémide, chlorpromazine,rispéridone, halopéridol, lévomépromazine, prométazine, cimétidine, flécainides, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=====MDMA + amphétamines=====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le MDMA appartenant à la familles des amphétamines, le mélange des deux accentue le phénomène de surchauffe et le risque d'hyperthermie ainsi que le risque de survenue de troubles cardiaques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=====MDMA + cannabis=====&lt;br /&gt;
De nombreuses usagers combinent les deux drogues, soit pour augmenter les effets du MDMA, soit pour atténuer la descente (dépression) du MDMA. Il existe en effet des études qui montrent que les cannabinoïdes peuvent masquer les comportements induit par le MDMA, tel que l'agressivité et les symptômes somatiques&amp;lt;ref&amp;gt;Milani RM, Parrott AC, Scgifano F, Turner JJD. Pattern of cannabis use in ecstasy polydrug users: moderate cannabis use may compensate for self-rated aggression and somatic symptoms. Humn Psychopharmacol Clin Exp. 2005;20:249–61. &amp;lt;/ref&amp;gt;. D'une autre coté, les usagers réguliers du mélange MDMA + cannabis peuvent manifester des problèmes psychologiques variés tel que l'impulsivité, l'anxiété, des problèmes somatiques, des comportements psychotiques, etc&amp;lt;ref&amp;gt;Daumann J, Hensen G, Thimm B, Rezk M, Till B, Gouzoulis-Mayfrank E. Self-reported psychopathological symptoms in recreational MDMA users are mainly associated with regular cannabis use: further evidence from a combined cross-sectional/ longitudinal investigation. Psychopharmacology (Berl). 2004;173:398–404.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|tribun du join|https://www.psychoactif.org/forum/t3589-p1-annees-MDMA-.html|Le point de rupture, l'histoire qui a tous changé et boulversé ma petite vie tranquille, c'était après un fat weekend de clubbing non stop à Berlin où je me suis perché plus que de raison. Le lundi soir, de retour en France certes patraque mais encore dans ma bulle happy d'avoir surkiffé mon weekend, '''je me fume mon goodnight spliff et trés vite des sensations de décharges électriques dans mon cerveau m'assaillent'''. J'ai l'impression de tomber dans le vide, j'ai peur, j'ai mal!! Aujourd'hui, 6 mois aprés, j'ai toujours ces terribles vertiges qu'une simple bouffée de spliff fait ressurgir, je suis plus fatigué qu'avant, moins enthousiaste.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Gonzoo|https://www.psychoactif.org/forum/t11781-p1-MDMA-1ere-perche-trip-0-5G-D-ACCORD.html|J'allume le bédo et après quelques lattes je sens vraiment la MD remonté et je kiff ma race, ça se floute un peu autour mais je sens grave les effets anxiogènes du cannabis (du shit très moyen pour être plus précis) et là donc cash la main sur le coeur...}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=====MDMA + depresseurs du système nerveux central (héroïne, méthadone, Valium, Vanax, Tranxène...)=====&lt;br /&gt;
Ces substances ont tendance à atténuer l'effet stimulant du MDMA. Elles sont donc principalement consommées en descente. Attention à la dépendance rapide qu'entraînent tous ces produits&amp;lt;ref name=&amp;quot;mdma interaction&amp;quot;&amp;gt;MDMA: Interactions with other psychoactive drugs, Wael M.Y. Mohamed, Sami Ben Hamida, Jean-Christophe Cassel, Anne Pereira de Vasconcelos, Byron C. Jones, dans Pharmacology, Biochemistry and Behavior, 2011&amp;lt;/ref&amp;gt; !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=====MDMA + LSD=====&lt;br /&gt;
Ce mélange est commun dans les rave-party. Le LSD maximiserait les effets du MDMA&amp;lt;ref&amp;gt;Schechter MD. Candyflipping: synergistic discriminative effect of LSD and MDMA. Eur J Pharmacol 1998;1998(341):131–4.&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce qui augmente la probabilité  de bad trip, de dépersonnalisation et d'hallucinations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Contre-indications à la prise de MDMA-Ecstasy===&lt;br /&gt;
*L'ecstasy est '''toxique pour le foie''' et peut déclencher des cirhose fulgurante. Il ne faut pas en prendre si vous avez une hépatite.&lt;br /&gt;
*Le MDMA '''passe la barrière placentaire''' et passe dans le lait maternel. Il est donc fortement déconseillé aux femmes enceintes ou qui allaitent.&lt;br /&gt;
*LE MDMA peut déclencher des crises d'épilepsie. Les personnes sujettes à de telles crises ne doivent pas prendre de MDMA.&lt;br /&gt;
*La consommation d'ecstasy est particulièrement dangereuse en cas de troubles du rythme cardiaque, d'asthme, d'épilepsie, de diabète, de problèmes rénaux et d'asthénie.&lt;br /&gt;
*L'usage de MDMA en même temps que les antidépresseurs de type IMAO peut conduire à un syndrome serotoninergique délétère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Comment réduire les risques==&lt;br /&gt;
*On ne peut pas savoir à l'avance ce qu'il y a dans un cachet d'ecstasy, même d'une même série. Il faut '''toujours commencer par en prendre un quart''', et attendre au moins une demi-heure que l'effet monte.&lt;br /&gt;
*L'ecstasy entraîne une descente pénible et un état dépressif les jours suivant la prise. Il est conseillé de ne '''pas reconsommer pendant ces jours''', et de se reposer, de manger des produits vitaminés.&lt;br /&gt;
*Il faut '''éviter d'avoir l'estomac plein ou vide''' au moment de la prise (nausée, vomissement)&lt;br /&gt;
* L'ecstasy '''peut déclencher un bad trip'''. Il vaut mieux consommer avec des personnes de confiance, et dans un endroit ou l'on se sent bien. De même, ne prendre un ecstasy que si  on se sent bien physiquement et mentalement. En prenant un produit psychoactif lorsque vous vous sentez mal ou angoissé, votrer état risque d’empirer.&lt;br /&gt;
*Pour éviter le coup de chaleur, '''il faut boire fréquemment de l'eau en petites quantités''', et se rafraîchir (en prenant l'air, en s'aspergeant la nuque d'eau froide, etc.).&lt;br /&gt;
*'''Éviter toute activité exigeant de la concentration''' (travail sur des machines, conduite automobile, etc.) : excitation, euphorie, nervosité, voire agressivité peuvent entraîner des conduites inadaptées ou une prise de risque inconsidérée. &lt;br /&gt;
*Il faut '''espacer les prises d'ecstasy'''. Une pause d'un mois minimum devrait être observée entre chaque prise. Les effets secondaires à long terme apparaissent surtout quand le consommateur n'espace pas suffisamment ses prises.&lt;br /&gt;
* Le manque de sommeil induit de nombreux effets secondaires liés à la consommation de MDMA. Prévoir un temps limité de consommation et une quantité donnée de produit.&lt;br /&gt;
*Toutes les drogues, dont l'ecstasy, entraînent une baisse de vigilance qui peut être à l'origine de '''relations sexuelles non-protégées et, parfois, non-désirées'''. Avoir toujours des préservatifs à portée de main. Lorsque vous sortez avec un groupe d'amis, veillez les uns sur les autres.&lt;br /&gt;
*'''Des compléments alimentaires''' peuvent aider à réduire la neurotoxicité de la MDMA &amp;lt;ref&amp;gt;http://blog.alexgirard.com/mdma-reduction-des-risques-grace-a-des-complements-alimentaires/&amp;lt;/ref&amp;gt; mais l'administration de 5-HTP est recommandée essentiellement sur des bases non scientifiques. Les articles scientifiques sur le sujet&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3415362/&amp;lt;/ref&amp;gt; sont beaucoup moins en faveur et mettent en garde contre le risque de créer un déficit en dopamine. Ils préconisent une prise équilibrée avec d'autres précurseurs, ce qui devient très complexe. Par ailleurs les études ne semblent pas montrer un effet majeur même quand c'est bien utilisé&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20737522&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23380314&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Références==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Liens==&lt;br /&gt;
*[https://www.psychoactif.org/forum/f32-p1-MDMA-Ecstasy.html Le forum MDMA/Ecsatsy sur Psychoactif]&lt;br /&gt;
*[http://fr.wikipedia.org/wiki/MDMA MDMA sur Wikipédia]&lt;br /&gt;
*[http://www.technoplus.org/t,1/1026/taz-/-mdma Taz/MDMA sur TechnoPlus]&lt;br /&gt;
*[http://www.infordrogues.be/index.php/produits/ecstasy-xtc Ecstasy-XTC sur InforDrogues]&lt;br /&gt;
*[http://blog.alexgirard.com/voici-votre-cerveau-sous-ecstasy-vraiment/ Votre Cerveau sous Ecstasy - Une présentation de la neurochimie de la MDMA]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Drogues]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Amphétamines]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Phénéthylamines]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Meu</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=Salvia_divinorum,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages&amp;diff=6426</id>
		<title>Salvia divinorum, effets, risques, témoignages</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=Salvia_divinorum,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages&amp;diff=6426"/>
		<updated>2016-08-19T18:26:40Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Meu : orthographe et typographie&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Histoire brève==&lt;br /&gt;
[[Image:Salvia.jpg|thumb|Une plante de salvia d'un an]]&lt;br /&gt;
'''La Salvia est indigène à la région de la Sierra Madre, Oaxaca, Mexique'''. Dans cette région, les curanderos et curanderas des indiens mazatèques l’utilisaient dans leurs rituels. Ces chamans employaient la plante surtout quand ils voulaient découvrir la cause d’une maladie dans le monde surnaturel. Ils entraient dans une transe visionnaire qui permettait de voir les démarches à entreprendre pour guérir un malade. &lt;br /&gt;
Dans le monde occidental, la salvia restée une plante obscure jusqu’aux années 90, quand Daniel Siebert a commencé à l’étudier, et que son principe actif, le salvinorin A, a été découvert. Mais aujourd’hui, la salvia est une plante  en vente sur de nombreux sites internet, consommée par une population jeune.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Qu'est ce que c'est ?==&lt;br /&gt;
[[Image:Salvia_5X.jpg|thumb|Des feuilles séchées de Salvia et de l'extrait 5X]]&lt;br /&gt;
=====Aspect=====&lt;br /&gt;
Ce sont des feuilles séchées, ou des extraits. Dans le commerce et sur '''les sites internet, il est vendu des extraits de Salvia (5X), (10X), (20X).'''Ces extraits consistent en des feuilles de salvia réduites en poudre auxquelles on a rajouté de la salvinorine A (principe actif de la salvia). Un extrait 5X veut dire que cette extrait est 5 fois plus puissant que des feuilles non traitées. Ces extraits sont extrêmement puissants et la dose requise est très faible. Moins de 100 mg de 5X peut suffire !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=====Les autres noms et surnoms=====&lt;br /&gt;
* Sauge ;&lt;br /&gt;
* sauge des devins.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=====Le prix=====&lt;br /&gt;
La salvia sous forme de feuilles : 10 g coûtent environ 8,5 euros.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* 1g de X5 coûte environ 15 euros ;&lt;br /&gt;
* 1g de X10 : env. 20 euros ;&lt;br /&gt;
* 1g de X15 : env. 27,5 euros ;&lt;br /&gt;
* 1g de X20 : env. 30 euros ;&lt;br /&gt;
* 1g de X30 : env.40 euros ;&lt;br /&gt;
* 0,5g de X40 : env. 32,5 euros.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br clear=both&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Mode d'administration==&lt;br /&gt;
'''La salvia est principalement fumée dans une pipe,''' ou un bang (pipe à eau). Il existe d'autres méthodes comme mâcher la salvia, ou  faire une infusion des feuilles, mais le principe actif n'étant pas soluble dans l'eau, cela a moins d'effet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut toujours '''consommer la salvia en étant assis ou couché''', sinon, le risque est de tomber.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Lloigor|https://www.psychoactif.org/forum/|Pour '''vraiment voir les effets hallucinogènes de la salvia''' , il vaut mieux la prendre en douille, mais surtout savoir la maintenir à la bonne température et avoir mit un bouchon de tabac afin d’éviter qu'elle tombe trop vite. Si tu aspire trop fort ou si la salvia tombe trop vite , tu n'aura que très léger effet coton.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Lloigor|https://www.psychoactif.org/forum/t4840-p1-garder-fumee-longtemps-sert-rien.html|Pour la Salvia ce qui est surtout primordial et qui déterminera la puissance de l'effet, c'est la manière dont on brule sa douille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut aspirer très lentement et un peu comme quand on base au bicar, éviter de trop bruler la Salvia dans la douille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le but est de ne pas dépasser une certaine température, qui détruit de plus de 50% le produit actif si on aspire trop fort en brulant trop.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Note : avec de la salvia x50 la évidemment même un novice qui la prendra super mal, aura du mal a se louper et ressentira de l'effet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après oui il faut aussi quand même garder la fumée dans ses poumons, ne serai ce que quelques secondes.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Effets de la salvia==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les effets peuvent varier de très doux à extrêmement violents, en fonction de la dose prise, du mode d'administration, de la puissance de la salvia utilisée, de votre poids....  '''La salvia n'est pas une drogue festive, l'expérience est très personnelle.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les effets de la salvia peuvent être bouleversants, spécialement quand elle est fumée. À cause de cela, il faut se préparer prudemment pour l’expérience et au minimum avoir une idée générale de à quoi s’attendre. Si vous utilisez salvia pour la première fois, il est conseillé de prendre une petite dose afin de tester votre sensibilité, et d'augmenter la dose petit à petit, si vous n'obtenez pas l'effet désiré. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La durée d'un trip varie'''  selon le mode de consommation et la quantité utilisée. Lorsqu'on fume la salvia, les effets ne dureront pas longtemps. Ils montent rapidement et atteignent leur maximum après 5 à 25 minutes. Ils disparaissent assez rapidement, bien que vous sentiez l'influence de la salvia pendant quelques heures. Lors d'un usage oral, les effets montent moins rapidement, mais dureront plus longtemps. Après 60 - 120 minutes les effets se dissipent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La salvia est '''un hallucinogène puissant'''. Ces effets peuvent être hallucinations bidimensionnelles, voyages hors du corps, devenir un objet, voyages dans le temps, multiprésence et fou rire. Il ne faut pas être seul quand on prend un trip de salvia et être accompagné d'un « gardien » qui pourra rassurer la personne si jamais le trip se passe mal, et la garder en sécurité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les voyages de Salvia se produisent apparemment en niveaux.'''  Quelques voyages ne se rendent qu’au niveau 1, d’autres atteignent des niveaux plus élevés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Niveau 1 - Effets légers quelque peu similaires à de faibles doses de marijuana --- intérêt pour les textures visuelles, rire.&lt;br /&gt;
* Niveau 2 - Modification des processus de pensée.&lt;br /&gt;
* Niveau 3 - Effets psychédéliques ressemblant ceux du LSD tel que voir des patterns de couleurs en ayant les yeux fermés et des changements dans la forme de votre corps. Les sons peuvent être vu en tant que couleurs.&lt;br /&gt;
* Niveau 4 - Voyage « chamanique » vers d’autres lieux et temps, ressemblant l’état de rêve. C’est le stade du « tapis volant ».&lt;br /&gt;
* Niveau 5 - Perte d’identité, expériences mystiques. Fusion avec d’autres choses ou avec l’univers, perte de votre identité personnelle.&lt;br /&gt;
* Niveau 6 - Anesthésie - Cela arrive seulement lorsque vous avez pris une dose qui est beaucoup trop grande. Perte de conscience pendant plusieurs minutes. Vous pourriez certainement tomber. Somnambulisme possible. Après coup, vous ne vous rappelez pas de ce que vous avez fait. Vous ne voulez pas atteindre ce niveau ! Il n’y a rien de recommandable la dedans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Stan Grosnyl|https://www.psychoactif.org/forum/t1129-p1-Datura.html|'''La salvia, ca ne dure que trois minutes max mais t'as l'impression que ca dure une éternité'''... Mais attend toi à un putain de voyage! J'en ai pris deux fois et les deux fois même délire. A peine j'avais fini de fumer ma grosse taff, j'ai senti comme un trou dans ma nuque et il m'a semblé que j'étais aspiré par là et projeté au centre de l'univers!!! Je ne savais plus qui j'étais, je n'etais plus, j'étais devenu une planète! Quand je suis revenu à moi, je suis comme &amp;quot;rerentré dans mon corps&amp;quot;, il m'a semblé que j'étais un arbre! J'étais en bois et mon sang de la sêve!!! Et truc zarbi, les deux fois, exactement le même délire: le pote avec qui j'étais m'a raconté que j'ai fait des tours sur le canapé. J'étais assis, je me suis levé, et j'ai tourné plusieurs fois, je faisais des petits rond en courant, et en escaladant le canape puis je me suis re-assis !}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|sativa67|https://www.psychoactif.org/forum/t2034-p1-laitue-sauvage-lactucari'''um.html|En voulant faire tester la sauge à un ami j'ai eu une mauvaise surprise ..; car aussi bien il a des gens qui sont insensibles à la salvanorine A''' aussi bien il y a des gens (comme mon pote) qui y sont HYPERSENSIBLES ... et pour qui le simple fait de fumer de la feuille peut s’avérer des plus ....... &amp;quot;hallucinogène&amp;quot; .....}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Xtazeee|https://www.psychoactif.org/forum/t5488-p1-Salvia-divinorium.html|la salvia  la première fois je l'ai pris c’était donc de la x40 extract (40gr de feuille transformer en 1gr de principe actifs, a vérifier) elle était sous forme de poudre noir, aussitôt le colis reçu je me pose tranquille sur mon canapé le bang et le petit sachet sous le nez. J'ai donc testé mais '''j'ai fais l'erreur de pas me renseigner sur le produit''' ...   bref j'ai rien compris a ce qui m'arrivait,  aussitôt la douille recrachée ma télé commençait à ressembler a un dessin d'enfant de 4ans, des petits smiley carrée flottaient dans les air puis je suis tombé, ensuite j'ai eue la sensation la plus atroce de toute ma vie, je croyais que la vie était victime d'un bug et que c’était terminé pour l'humanité toute entière !}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Filousky|https://www.psychoactif.org/forum/t5488-p1-Salvia-divinorium.html|La seule fois de ma vie où j'ai essayé la salvia, ce n'était que de la 5X dont j'ai pesé la dose (0,1g) et que j'ai fumé en une seule taff avec un bang et un chalumeau (conseils d'un guide). '''La claque a été si forte que trois ans après, je réfléchis encore à la violence de ce que j'ai vécu''' ! Cela n'a rien d'un voyage psychédélique euphorique. T'es littéralement balancé dans une autre dimension en un clin d'oeil, et une dimension pas du tout agrémentée de sentiments plaisants.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Liens==&lt;br /&gt;
* [https://www.psychoactif.org/forum/f54-p1-Salvia-Divinorum.html Le forum Salvia divinorum sur Psychoactif]&lt;br /&gt;
* [http://www.salvia.net/ Le site d'info sur la salvia]&lt;br /&gt;
* [http://www.sagewisdom.org/guidefrancais.html Le Guide de l'utilisation de la salvia divinorum]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Drogues]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Meu</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=PAWS,_le_syndrome_prolong%C3%A9_de_sevrage&amp;diff=6422</id>
		<title>PAWS, le syndrome prolongé de sevrage</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=PAWS,_le_syndrome_prolong%C3%A9_de_sevrage&amp;diff=6422"/>
		<updated>2016-08-19T14:16:56Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Meu : typographie et mise en page&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''PAWS, Le syndrome prolongé de sevrage ou plutôt le syndrome prolongé après sevrage aigu'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(PAWS = post acute withdrawal syndrome, protracted withdrawal syndrome)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est reconnu depuis longtemps que le sevrage opiacé aigu n'est pas une fin mais qu'il est suivi d'une période de craving, d'insatisfaction etc. qui peut mener à la rechute.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreux témoignages sur psychoactif.org le montrent depuis des années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois une certaine théorisation du processus est plus récente et a fait l'objet d'articles ou d'informations notamment aux USA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est cette théorisation que nous voulons présenter ici et que nous nous proposons d'accompagner dans les développements qu'elle ne manquera pas (nous le pensons) de susciter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Introduction = un survol !==&lt;br /&gt;
Traduction de http://www.addictionsandrecovery.org/post-acute-withdrawal.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a deux étapes du sevrage quel que soit le produit (alcool, opiacés, BZD, cocaine). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La première étape''' est la phase aiguë, qui dure généralement au plus quelques semaines. Au cours de cette étape, vous pouvez ressentir des symptômes de sevrage physique. Mais chaque médicament est différent, et chaque personne est différente.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La deuxième étape''' de sevrage est appelé le syndrome prolongé de sevrage (post aigu = PAWS). Au cours de cette étape, vous aurez moins de symptômes physiques, mais les symptômes de sevrage sont plus émotionnels et psychologiques.&lt;br /&gt;
Le syndrome prolongé de sevrage se produit parce que la chimie de votre cerveau revient progressivement à la normale. Au fur et à mesure que votre cerveau améliore les niveaux de vos neurotransmetteurs il se produit des fluctuations autour du nouvel point d'équilibre qui provoquent les symptômes prolongés de sevrage (post aigus).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La plupart des consommateurs sevrés éprouvent des symptômes prolongés de sevrage (post aigus). Alors que dans la phase aiguë de sevrage chaque vécu est différent, en sevrage prolongé (post aigu) la plupart des gens éprouvent les mêmes symptômes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les symptômes prolongés de sevrage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les symptômes de sevrage post-aigus les plus courants sont :&lt;br /&gt;
* Les sautes d'humeur&lt;br /&gt;
* L' anxiété&lt;br /&gt;
* L' irritabilité&lt;br /&gt;
* La fatigue&lt;br /&gt;
* Le sentiment d'une énergie variable&lt;br /&gt;
* Un faible enthousiasme&lt;br /&gt;
* Une concentration variable&lt;br /&gt;
* Des troubles du sommeil&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome prolongé de sevrage est ressenti comme un parcours en montagnes russes. Au début, les symptômes vont changer de minute en minute et d'heure en heure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus tard, avec la progression de la récupération ils vont disparaître pour quelques semaines ou quelques mois avant de revenir à nouveau. Au fur et à mesure que vous continuez à récupérer les périodes non symptomatiques seront plus en plus longues. Mais les « mauvaises périodes » peuvent être tout aussi intenses et durer tout aussi longtemps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque épisode de ce syndrome prolongé de sevrage dure généralement quelques jours. Une fois que vous aurez avancé dans la récupération depuis un certain temps, vous constaterez que chaque épisode dure généralement quelques jours. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n'y a pas de déclencheur évident dans la plupart des cas. Simplement, vous vous réveillez un jour en ressentant irritabilité et manque d'énergie. Si vous vous accrochez pendant quelques jours, les symptômes disparaîtront comme ils sont venus. Après un moment vous allez développer une confiance en votre guérison, malgré ce syndrome, parce que vous savez que chaque épisode est limitée dans le temps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome prolongé de sevrage dure généralement 2 ans. C'est l'une des choses les plus importantes que vous devez retenir. Si vous êtes partant pour relever ce défi, vous pourrez réussir. Mais si vous pensez que les symptômes ne seront présents que pendant quelques mois, alors vous serez pris au dépourvu, vous serez déçus, et vous serez plus susceptibles de rechuter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Comment survivre au syndrome prolongé de sevrage===&lt;br /&gt;
Soyez patient. Vous ne pouvez pas accélérer la récupération. Mais vous pouvez lutter efficacement jour après jour. Si vous ressentez douloureusement les symptômes, ou si vous essayer de « passer en force », vous serez épuisé. Et quand vous serez épuisé, vous penserez à consommer pour vous échapper.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les symptômes prolongés de sevrage sont un signe que votre cerveau récupère. Par conséquent, essayez de les supporter. Mais rappelez-vous que, même après un an, vous n'êtes encore peut être qu'à mi-chemin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Aller avec le flux'''. Les symptômes de sevrage sont inconfortables. Mais plus vous y pensez, plus ils sembleront insupportables. Vous aurez beaucoup de bons jours au cours des deux prochaines années. Profitez-en. Vous aurez également beaucoup de mauvais jours. Pendant ces mauvais jours, n'essayez pas d'en faire trop. Prenez soin de vous, concentrez vous sur votre rétablissement, et vous passerez à travers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Prenez soin de vous même'''. Donnez-vous beaucoup de petites pauses au cours des deux prochaines années. Dites-vous &amp;quot; ce que je fais, c'est assez&amp;quot;. Prenez soin de vous. C'est ce que la plupart des toxicomanes ne savent pas faire, et c'est ce que vous devez savoir en matière de rétablissement. Le rétablissement est le contraire de la dépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parfois, vous aurez peu d'énergie et d'enthousiasme. Comprenez cela et ne vous surchargez pas. Donnez-vous la permission de vous concentrer sur votre rétablissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome prolongé de sevrage peut être un élément déclencheur de la rechute. Vous pouvez vivre des semaines sans symptômes de sevrage, et puis un jour vous vous réveillerez et les symptômes vous frapperont comme une tonne de briques. Vous avez mal dormi. Vous êtes de mauvaise humeur. Votre niveau d'énergie est faible. Et si vous n'êtes pas prêt pour cela, si vous pensez que le sevrage ne dure que quelques mois, ou si vous pensez que, chez vous, le sevrage doit être différent et ne pas être aussi difficile, alors vous serez pris au dépourvu. Mais si vous savez à quoi vous attendre, vous pourrez réussir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Être capable de se détendre vous aidera'''. Lorsque vous êtes tendu vous avez tendance à vous attarder sur vos symptômes et à les aggraver. Lorsque vous êtes détendu, il est plus facile de ne pas se laisser prendre par eux. Vous êtes moins réactifs à vos symptômes, ce qui signifie que vous êtes moins susceptibles de rechuter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Ce qu'en dit Wikipedia== &lt;br /&gt;
(traduction de l'anglais)  http://en.wikipedia.org/wiki/Post-acute-withdrawal_syndrome&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(J'ai gardé le numéro des références bibliographiques mais pour des raisons de lisibilité je ne les ai pas reprises dans le texte. Je renvoie donc à l'article en anglais qui comporte des liens directs permettant de les lire)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Introduction===&lt;br /&gt;
Les termes de syndrome de sevrage post aigu (PAWS), ou syndrome prolongé de sevrage, décrivent un ensemble de déficiences persistantes qui se produisent après le retrait de l'alcool, des opiacés, des benzodiazépines, des antidépresseurs et d'autres substances [1] [2] [3] [4].&lt;br /&gt;
Les enfants nés de mères qui ont utilisé des substances entraînant une dépendance, pendant la grossesse, peuvent également éprouver un syndrome de sevrage post aigu [5] [6].&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage post aigu affecte de nombreux aspects de la récupération et de la vie quotidienne, y compris la capacité à conserver un emploi et à interagir avec la famille et les amis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les symptômes se manifestent chez plus de 90 % des personnes qui abandonnent un opioïde à long terme (comme l'héroïne), [citation nécessaire] 75 % des personnes qui se remettent d'une utilisation à long terme de l'alcool, de la méthamphétamine, ou de benzodiazépines et à un moindre degré ceux qui se sont sevrés d'autres psychotropes. [citation nécessaire] &lt;br /&gt;
Le syndrome prolongé de sevrage des GABA-agonistes (benzodiazépines, barbituriques, éthanol) ou des opiacés peut durer de un an à plusieurs dizaines d'années, voire indéfiniment, avec des alternances de périodes de rémission et d'instabilité. [citation nécessaire] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les symptômes comprennent les sautes d'humeur ressemblant à un trouble affectif, l'anhédonie (l'incapacité à ressentir du plaisir hors de l'usage de la drogue), l'insomnie, le désir extrême et l'obsession pour les psychotropes, l'anxiété et les crises de panique, la dépression, le suicide et les idées suicidaires et enfin les troubles cognitifs généralisés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'abus de drogues, y compris les médicaments et l'alcool, peut induire des symptômes qui ressemblent à des maladies mentales. Cela peut se produire aussi bien dans l'état d'ébriété que pendant l'état de sevrage. Dans certains cas, ces troubles psychiatriques induits par une substance peuvent persister longtemps après la désintoxication, comme la psychose ou la dépression prolongées après la consommation d'amphétamine ou l'abus de cocaïne. Un syndrome prolongé de sevrage peut également se produire avec des symptômes persistant pendant des mois après l'arrêt de l'utilisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les benzodiazépines sont les médicaments les plus notables pour induire un syndrome de sevrage prolongé, avec des symptômes persistant parfois pendant des années après l'arrêt de l'utilisation. &lt;br /&gt;
L'anxiété sévère et la dépression sont souvent induites par l'abus prolongé d'alcool mais dans la plupart des cas se calme avec une abstinence prolongée. Même une consommation modérée mais prolongée d'alcool peut augmenter les niveaux d'anxiété et de dépression chez certaines personnes. Dans la plupart des cas, ces troubles psychiatriques dus à la drogue s'estompent avec l'abstinence prolongée [7].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Symptômes===&lt;br /&gt;
Les symptômes peuvent parfois aller et venir avec des rémissions et des récurrences ou encore des fluctuations importantes de la gravité des symptômes. Les symptômes les plus fréquents incluent les troubles cognitifs, l'irritabilité, l'humeur dépressive, l'anxiété ; tous ces symptômes pouvant atteindre des niveaux de gravité pouvant conduire à la rechute [8] [9].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage prolongé des benzodiazépines peut provoquer des symptômes ressemblant à un trouble d'anxiété généralisée ou à un trouble panique. En raison de la nature parfois prolongée et de la gravité du sevrage des benzodiazépines, l'arrêt brutal n'est pas conseillé [10].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les symptômes courants de syndrome de sevrage après aiguë sont [11] [12] [13] [14] :&lt;br /&gt;
* Dysfonctionnement psychosocial&lt;br /&gt;
* Anhédonie [15]&lt;br /&gt;
* Dépression&lt;br /&gt;
* Trouble des habiletés sociales&lt;br /&gt;
* Comportement obsessionnel-compulsif&lt;br /&gt;
* Sentiment de culpabilité&lt;br /&gt;
* Troubles du système nerveux autonome&lt;br /&gt;
* Pensées pessimistes&lt;br /&gt;
* Troubles de la concentration&lt;br /&gt;
* Manque d'initiative&lt;br /&gt;
* Craving&lt;br /&gt;
* Incapacité à penser clairement&lt;br /&gt;
* Problèmes de mémoire&lt;br /&gt;
* Réactions excessives excessives ou au contraire engourdissement émotionnel&lt;br /&gt;
* Troubles du sommeil&lt;br /&gt;
* Problèmes de coordination motrice&lt;br /&gt;
* Sensibilité au stress&lt;br /&gt;
* Augmentation de la sensibilité à la douleur&lt;br /&gt;
* Trouble panique [10]&lt;br /&gt;
* Trouble d'anxiété généralisée [10]&lt;br /&gt;
* Troubles du sommeil (rêves de consommation ou de comportements liés au style de vie)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les symptômes apparaissent de façon intermittente, et ne sont pas toujours présents. Ils sont aggravés par le stress ou d'autres déclencheurs et peuvent survenir à des moments inattendus et sans raison apparente. Ils peuvent durer pendant une courte période ou plus. Une des situations suivantes peut déclencher un retour temporaire ou l'aggravation des symptômes de syndrome prolongé de sevrage [citation nécessaire] :&lt;br /&gt;
* Les situations stressantes et/ou frustrantes&lt;br /&gt;
* les pratiques multitâches&lt;br /&gt;
* Les sentiments d'anxiété, la peur ou la colère&lt;br /&gt;
* Les conflits sociaux&lt;br /&gt;
* Les attentes irréalistes du Soi&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Causes===&lt;br /&gt;
Le syndrome peut être en partie attribué à la persistance des adaptations physiologiques du système nerveux central qui se manifeste sous la forme d'une tolérance chronique et lentement réversible, à des perturbations des neurotransmetteurs et à l'hyperexcitabilité résultante des voies neuronales [19] [20] [21] [22].&lt;br /&gt;
Des situations de stress accompagnent le sevrage précoce et l'arrêt des consommations, et les symptômes du syndrome prolongé de sevrage produisent une détresse additionnelle. Il est important d'éviter ou de traiter les facteurs qui aggravent ou déclenchent le syndrome prolongé de sevrage. Les types de symptômes et de conséquences en termes de gravité, de fréquence et de durée varient selon le produit en cause.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Traitement===&lt;br /&gt;
L'état ​​s'améliore progressivement sur une période de temps qui peut aller de six mois à plusieurs années dans les cas plus graves [23] [24].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le flumazénil a été jugé supérieur au placebo dans la réduction des sentiments d'hostilité et d'agression chez des patients sevrés de benzodiazépines depuis 4 à 266 semaines [25]. Cela peut suggérer un rôle pour le flumazénil dans le traitement des symptômes de sevrage prolongés de benzodiazépine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'acamprosate a été trouvé efficace contre certains symptômes prolongés de sevrage de l'alcool [26] [27]. La carbamazépine ou la trazodone peuvent également être efficaces dans le traitement du syndrome prolongé de sevrage [28] [29] [30]. Les TCC (thérapie cognitivo-comportementale) peuvent aussi aider le syndrome prolongé de sevrage surtout quand le craving est au premier plan [31].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Références (Nous vous conseillons la consultation directe du document wikipedia pour obtenir les liens vers les articles)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Quelques sevrages spécifiques ==&lt;br /&gt;
===Sevrage des opiacés===&lt;br /&gt;
Dans le sevrage opiacé, « un délai pour le retour des endorphines à la normale » est généralement invoqué pour expliquer le PAWS et la disparition progressive des symptomes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les témoignages d'usagers sur le forum psychoactif (voir dans ce wiki le chapitre de témoignages et la discussion finale) montrent que pour de nombreux (tous ?) usagers les symptômes tardifs de sevrage sont analogues aux symptômes immédiats, mais moins intenses et diminuant progressivement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.drugs.com/forum/need-talk/paws-43606.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois cette notion générale de &amp;quot;rééequilibrage des endorphines&amp;quot; n'est pas, à ma connaissance, scientifiquement établie de façon formelle. Pour le moment cela reste donc surtout une hypothèse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, un déficit en endorphines est aussi constaté après sevrage d'alcool et est évoqué dans d'autres pathologies, comme la fibromyalgie. Selon cette hypothèse, de petites doses de Naltrexone ont été proposées pour corriger ce déficit, mais il n'existe pas de consensus sur l'utilité de ce traitement. &lt;br /&gt;
Le sport est réputé &amp;quot;augmenter les endorphines&amp;quot; mais, bien sûr, il a beaucoup d'autres effets.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/6284787&lt;br /&gt;
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23359310&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néamoins, des études scientifiques permettent d'entrevoir certains mécanismes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notamment pour les opiacés, une hyperalgésie prolongée après sevrage a été décrite et pourrait être à l'origine des symptomes spécifiques du post sevrage aux opiacés. &lt;br /&gt;
Les émotions négatives aggravent cette hyperalgésie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3209757/ &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette hyperalgésie commence même pendant la prise d'opiacés, avec une analgésie initiale suivie d'une hyperalgésie de plusieurs jours. Le système NMDA semble jouer un rôle majeur (notamment expliquant l'effet positif de la kétamine).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/11356895 &lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/16115745 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces constatations sont probablement en faveur de la prescription prolongée d'opiacés à petites doses pour prévenir le PAWS, le craving et la rechute (TSO : Méthadone à 5 mg par jour ou Subutex à 1 mg/j pendant des mois ou des années par exemple). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21218308 &lt;br /&gt;
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20955107&lt;br /&gt;
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22873183&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des modifications de l'activation de certaines aires cérébrales ont été mises en évidence par l'IRM cérébrale, après sevrage opiacé, sans rupture nette entre les modifications après un mois et un ans de sevrage, mais plutôt avec une décroissance progressive en l'espace de plusieurs mois. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23667541 &lt;br /&gt;
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3359800/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Tramadol et PAWS===&lt;br /&gt;
Le Tramadol a un effet complexe opiacé mais aussi anti-depresseur. D'ailleurs de nombreux auteurs ont souligné sa parenté moléculaire et pharmacologique avec la Venlafaxine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.mindandmuscle.net/forum/39938-effexor-tramadol-similarities&lt;br /&gt;
http://psycnet.apa.org/index.cfm?fa=buy.optionToBuy&amp;amp;id=2011-06864-005&lt;br /&gt;
http://sma.org/southern-medical-journal/article/similar-effects-of-tramadol-and-venlafaxine-in-major-depressive-disorder/&lt;br /&gt;
http://www.nlc-bnc.ca/eppp-archive/100/201/300/cdn_medical_association/jpn/vol-26/issue-1/pdf/pg30.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Sur l'effet AD du Tramadol====&lt;br /&gt;
http://jop.sagepub.com/content/15/3/147.abstract&lt;br /&gt;
http://jop.sagepub.com/content/18/3/404.abstract&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De ce fait, le sevrage du Tramadol entraine non seulement un syndrome « classique » de sevrage opioide mais aussi un syndrome apparenté au sevrage des anti-depresseurs serotoninergiques.&lt;br /&gt;
Ce dernier syndrome survient dans 1/8 des cas de sevrage difficile selon&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/12633909&lt;br /&gt;
mais pourrait etre bien plus fréquent en cas d'usage chronique à doses excessives (&amp;gt; 400 mg/j).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se manifeste par différents symptômes dont certains sont immédiats mais d'autres peuvent durer des semaines ou même des mois (dépression, insomnie, brainzaps).&lt;br /&gt;
Bien qu'il soit assez frequemment décrit par les usagers, notamment abusifs, il existe peu de littérature spécialisée sur ce sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1681629/&lt;br /&gt;
http://en.wikipedia.org/wiki/Antidepressant_discontinuation_syndrome&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Brainzaps====&lt;br /&gt;
http://www.choosehelp.com/topics/depression/dealing-with-the-brain-zaps-during-ssri-snri-or-tramadol-withdrawal&lt;br /&gt;
http://www.crazymeds.us/CrazyTalk/index.php/topic/6903-serotonin-withdrawal-and-tramadol/&lt;br /&gt;
https://www.psychoactif.org/forum/t10215-p1-brain-zaps.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Traitement====&lt;br /&gt;
La meilleure prévention de ce syndrome est une baisse très progressive du Tramadol. &lt;br /&gt;
Si les symptomes sont sévères la reprise du Tramadol, suivie d'un sevrage progressif, peut être proposée. Certains témoignages font aussi mention d'un effet positif de la Venlafaxine dans cette indication, ce qui est assez logique vu sa proximité avec le Tramadol.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, si les symptomes sont supportables ils tendent à s'atténuer en quelques semaines ou mois. D'autant qu'à côté de l'effet pharmacologique spécifique du Tramadol, il existe probablement un PAWS authentique associé, d'où l'inclusion de cette rubrique dans le psychowiki sur le PAWS.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le sevrage des benzodiazépines===&lt;br /&gt;
Ce chapitre est une traduction du wikedia du chapitre précédent http://en.wikipedia.org/wiki/Post-acute-withdrawal_syndrome.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des troubles de la fonction mentale peuvent persister pendant plusieurs mois ou années après le sevrage des benzodiazépines. &lt;br /&gt;
Un cas de dépression psychotique persistant plus d'un an après le sevrage des benzodiazépines a été décrit. La patiente n'avait pas d'antécédents psychiatriques. Les symptômes rapportés chez cette patiente étaient : trouble dépressif majeur avec caractéristiques psychotiques et humeur dépressive persistante, manque de concentration, perte d'appétit, insomnie, anhédonie, asthénie et retard psychomoteur. La patiente a également présenté des idéations paranoïaques (elle croyait qu'elle avait été empoisonnée et persécutée par ses co-employés), accompagnées par des hallucinations sensorielles. Les symptômes se sont développés après le retrait brusque du chlordiazepoxide et ont persisté pendant 14 mois. Divers médicaments psychiatriques ont été essayés sans succès. Les symptômes ont été complètement soulagés en reprenant une prescription de chlordiazepoxide pour un syndrome du côlon irritable 14 mois plus tard [16].&lt;br /&gt;
Un autre rapport a décrit le même phénomène chez une patiente qui a brusquement réduit sa dose de diazépam de 30 mg à 5 mg par jour. Elle a développé des sensations électriques de choc (nb = brainzap ??), une dépersonnalisation, de l'anxiété, des étourdissements, une activité EEG de pointes-ondes du lobe temporal gauche, des hallucinations, des distorsions de la perception sensorielles et visuelles qui ont persisté pendant des années [17].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un essai clinique incluant de patients prenant de l'alprazolam (Xanax) pendant une période de seulement huit semaines a montré le déclenchement de symptômes prolongés de troubles de la mémoire qui étaient encore présents jusqu'à huit semaines après l'arrêt de l'alprazolam [18].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Compléments sur le traitement du Syndrome prolongé de sevrage==&lt;br /&gt;
Le syndrome prolongé de sevrage est relativement peu connu du corps médical et les articles qui le concerne ne sont pas très nombreux et posent souvent plus de questions qu'ils n'apportent de réponse. Les discussions les plus fournies se trouvent souvent sur les forums d'usagers. Voir par exemple :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.drugs-forum.com/forum/showthread.php?t=130696&lt;br /&gt;
http://www.drugs-forum.com/forum/showthread.php?t=73599&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les causes étant discutées et discutables (voir chapitre ultérieur sur ce sujet), les traitements proposés sont rarement médicamenteux et plus souvent de l'ordre des TCC, voire du simple soutien social. Toutefois j'espère que ce chapitre pourra être réécrit dans quelque temps avec des éléments plus positifs !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Traitements médicamenteux===&lt;br /&gt;
Les traitements proposés sont le Flumazenil, l'Acamprosate (Aotal) pour le sevrage alcoolique, la Carbamazepine (Tegretol) et le Trazodol, comme indiqués dans le wikipedia cité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Gabapentine (Neurontin) et probablement la Pregabaline (Lyrica) ont été utilisés avec succès, le plus souvent en auto-médication mais des études préliminaires suggèrent un effet positif. Idem pour la Naltrexone après sevrage opiacé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://eboka.info/index.php?topic=1620.0&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/15510234&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une analogie structurale entre la Venlafaxine (Effexor) et le Tramadol a poussé à le proposer comme traitement, notamment lorsqu'il existe une symptomatologie dépressive. (À prendre avec beaucoup de précautions et voir plus bas « le problème de la dépression ».)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut dire qu'actuellement il n'existe pas de certitude concernant l'efficacité des médicaments dans le syndrome prolongé de sevrage. Des pistes sont présentes et justifieraient des études protocolisées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins on peut considérer que la poursuite de la consommation de produit à faibles doses est un traitement de facto du syndrome, largement pratiqué notamment dans le cas des TSO (Méthadone et Buprénorphine) et pourraient justifier cette pratique parfois décriée (« Vous prenez 5 mg/j de Méthadone, pourquoi ne pas arrêter ? »).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La question de la dépression===&lt;br /&gt;
Il est important de bien différencier la dépression vraie, qui répond aux anti-dépresseurs du « coup de cafard » qui ne justifie pas cette prescription. &lt;br /&gt;
Personnellement je préfère opposer la dépression à la déprime mais c'est évidemment une question de sémantique personnelle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
voir le DSM IV http://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK64063/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La notion de « déprime » s'étend largement, par exemple elle décrit la « phase dépressive » étudiée dans le deuil, qui se différencie de la dépression par deux éléments essentiels :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La phase dépressive du deuil est variable avec de « bons » et de « mauvais » jours, au contraire du sentiment dépressif qui tend à être présent de façon relativement permanente pendant des jours ou des semaines, voire des mois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La phase dépressive, de l'avis général, ne requiert pas de traitement par anti-Dépresseurs (AD).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lire notamment :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.axaprevention.fr/applications-services/maladies/troublespsychologiques/Pages/depression.aspx$&lt;br /&gt;
http://www.drugs-forum.com/forum/showthread.php?t=94118&amp;amp;highlight=antidepressants+PAWS&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Coup de cafard ou dépression, comment savoir ?====&lt;br /&gt;
Avoir un &amp;quot;coup de cafard&amp;quot; est une manifestation naturelle du psychisme. Une déprime se caractérise par un sentiment de tristesse passagère qui peut être lié ou non à des raisons précises. Cependant, si l'état psychologique ne s'améliore pas après environ deux semaines, il est important de consulter, car il s'agit peut-être d'une dépression qui s'installe.&lt;br /&gt;
Est-il normal de parfois &amp;quot;broyer du noir&amp;quot; ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Perte d'un être cher, problèmes professionnels, soucis financiers, déception amoureuse, conflits familiaux ou autre. Tous ces événements font hélas partie, à un moment ou à un autre, du quotidien. Notre psychisme, mais aussi notre corps réagissent à ces situations. Nous nous sentons tristes, fatigués, sans énergie ou alors énervés, tendus. Souvent, nous décrivons cet état comme un &amp;quot;coup de déprime&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il peut aussi nous arriver de broyer du noir sans raison particulière, sans qu'aucun changement ne soit intervenu. C'est parfois le signe d'une insatisfaction vis-à-vis de notre mode de vie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces manifestations, que même les plus optimistes connaissent sont tout à fait normales. Les médecins les considèrent comme des troubles d'adaptation, des états dépressifs mineurs non caractérisés, qui ne doivent pas être confondus avec une maladie dépressive caractérisée et ne justifient donc pas d'un traitement antidépresseur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Ces moments de déprime ont-ils une fonction ?====&lt;br /&gt;
Aussi curieux que cela puisse paraître, ces moments de déprime ont une fonction d'adaptation. Nous interagissons de façon permanente avec notre environnement. Confronté à une perturbation de cet environnement, l'organisme réagit, permettant à l'individu d'adapter son comportement et ses pensées aux contraintes du monde qui l'entoure. Dans d'autres cas, ces manifestations peuvent amener à s'interroger sur sa vie, à redéfinir ses priorités pour trouver du sens à son existence, et parfois à prendre des décisions ou à provoquer un changement tel qu'un déménagement, la recherche d'un nouvel emploi ou une séparation. Une période de déprime peut être le déclencheur d'une évolution et déboucher sur un mieux-être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Coup de cafard ou début de dépression ?====&lt;br /&gt;
Dans le doute, mieux vaut consulter. Le dialogue avec un médecin permet de mettre des mots sur ses difficultés, ce qui suffit parfois pour prendre du recul et se sentir mieux. D'autre part, seul un médecin est à même de faire la différence entre un coup de blues et une dépression. En effet, si cette maladie est complexe, ses symptômes sont relativement bien connus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais attention ! Même si les symptômes observés ne correspondent pas aux symptômes les plus courants, il convient de rester vigilant. Si un coup de cafard devient permanent et incompatible avec la vie quotidienne, il peut être le signe d'une dépression qui s'installe. Il ne faut donc pas hésiter à aller voir un médecin si l'état psychologique ne s'améliore pas ou si des troubles physiques apparaissent, tels que douleurs au ventre ou au dos, ou migraines. Ils peuvent signaler une dépression masquée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===PAWS et Déprime===&lt;br /&gt;
Clairement les caractéristiques habituelles du Syndrome prolongé de sevrage le situent dans la catégorie de la déprime et non de la dépression. Notamment son caractère fluctuant le rapproche singulièrement de la phase dépressive du deuil, dont il partage beaucoup de symptômes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est donc logique que les anti-Dépresseurs (AD) ne soient pas efficaces sur ces symptômes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, comme dans le deuil il peut co-exister une dépression « vraie » qui demande alors un traitement spécifique. La gravité et le caractère permanent dans le temps du sentiment dépressif sont les meilleurs éléments d'appréciation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Psychothérapies===&lt;br /&gt;
Diverses psychothérapies ont été proposées et sont surtout centrées sur le risque de rechute. Là encore, au delà de l'efficacité sur la rechute (ce qui n'est pas rien), il n'y a pas de preuve évidente d'efficacité.&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/16408423&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois les techniques de méditation de la pleine conscience ont été étendues à ce problème et semblent prometteuses. Personnellement (Prescipteur) ce serait plutot avec ces techniques que je souhaiterais mettre en place des groupes de prévention de la rechute. L'avantage est qu'elles ont un rôle éducatif qui s'applique aussi à l'anxiété au coping avec le stress etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.mindfulrp.com/Research.html&lt;br /&gt;
http://www.hindawi.com/journals/psychiatry/2014/692423/&lt;br /&gt;
http://focus.psychiatryonline.org/article.aspx?articleID=49314&lt;br /&gt;
http://books.google.fr/books?id=hbMWVCkjz7oC&amp;amp;printsec=frontcover#v=onepage&amp;amp;q&amp;amp;f=false&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3972764/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Actions « de bon sens »===&lt;br /&gt;
Voici par exemple ce que suggère&lt;br /&gt;
http://www.uwhealth.org/healthfacts/psychiatry/7228.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Connaître les symptômes et avoir un plan pour y faire face lorsqu'ils se produisent. Voici une liste d'idées qui peuvent aider. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Apprenez à connaître votre système de soutien.''' Il peut comprendre la famille, les amis, les conseillers, les fournisseurs de soins de santé, et votre groupe spirituel. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
'''Restez en contact avec votre réseau de soutien.''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Faire une routine quotidienne''' qui donne du temps pour le repos et la détente. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Essayez de mettre en place des routines''' qui favorisent le sommeil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Ayez une alimentation équilibrée''' riche en fruits et légumes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''L'exercice peut aider''' à réduire le stress et augmenter votre énergie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Offrez-vous à vous même patience et compréhension. '''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Prenez le temps''' de prendre soin de votre spiritualité et faites des choses qui vous apportent du confort. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Prenez soin de vous.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'importance du bien être psychologique et social dans le maintien de l'abstinence a été montré notamment par :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.oatc.ca/wp-content/uploads/2013/04/Predicting-Long-Term-Stable-Recovery-from-long-term-heroin-addiction.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Témoignages de Psychoactif==&lt;br /&gt;
Ces témoignages viennent du site https://www.psychoactif.org&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.psychoactif.org/forum/t9830-p1-syndrome-deficitaire-plusieurs-mois-apres.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Snoopy'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''J 'ouvre cette discussion après lecture d'un post de ziggy, qui m'a apprit le terme &amp;quot;syndrome déficitaire&amp;quot; ....''&lt;br /&gt;
''c'est con, mais je connaissait pas, et c'est cool de pouvoir &amp;quot;nommer&amp;quot; les choses,&lt;br /&gt;
pour faire court:''&lt;br /&gt;
''j'ai fait mon sevrage sub(oxone) ET psychotropes en juin dernier, plutôt a l'arrache il faut dire, très rapide, mais bon, c'est passé....&amp;quot;&amp;quot;&lt;br /&gt;
''j'ai eu après ça des gros problèmes de sommeil pendant des mois, en moyenne 4 heures de sommeil par jour/nuit jusqu'en novembre, où, n'en pouvant plus, je suis retournée demander de l'aide; on m'a filé du zopiclone et du tranxene.....''&lt;br /&gt;
''ce traitement, il diminue tranquille, je l'oublie un jour sur deux, et les doses sont devenues vraiment très soft (un demi de zopiclone, et un tranxene 10).....j'en ai limite plus besoin.....''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''le truc, c'est que hors &amp;quot;troubles du sommeil&amp;quot;, qui se gèrent correctement maintenant, je n'avais jamais ressenti cette grosse dépression, cette anxiété, ce sentiment que &amp;quot;oui, ça a marché, oui j'avance (plutôt pas mal), mais putain qu'est ce que c'est lent, et qu'est ce que c'est chiant&amp;quot; .... qui a deboulé en décembre !!&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
''ma question est peut être con, mais elle est simple : &lt;br /&gt;
est il possible que ce syndrome déficitaire puisse :''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''1/ se développer &amp;quot;problème par problème&amp;quot; (sommeil, puis moral, puis nerfs)''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''2/ faire son apparition &amp;quot;fracassante&amp;quot;, se déclencher plusieurs mois après mon sevrage ??&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''merci d'avance pour tout éclairage sur ma situation'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Ziggy'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour le syndrome déficitaire, les ricains semblent mieux le connaître que nous autres français. Quand tu vois que des mecs à Marmottan te font espérer qu'un sevrage dure 15jours maximum puis au fur et à mesure, tu découvres le pot aux roses à savoir que c'est les 20 premiers jours les plus durs mais qu'ensuite, il y'a un ensuite... ''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.addictionsandrecovery.org/post-acute-withdrawal.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Pour certaines personnes, le syndrome déficitaire dure une bonne moyenne de 6 mois ( ça pourrait tirer jusqu'à 2 ans chez certains usagers) et ça se traduit par une alternance d'état normaux-état en déficit (fatigue, sueur, froid, chiasse, stress, insomnie) et plus le temps avance plus les séquences de &amp;quot;forme&amp;quot; dure longtemps et plus les phases de déficit deviennent rares et courtes dans le temps. Aussi, ce mouvement de va et vient rend les choses supportables, ce n'est pas 2 ans (ou 6 mois) en mal permanent, au contraire, le mal se dissipe de plus en plus.... le problème c'est que s'y on se prépare pas à ce que ça dure ce laps de temps, il est facile de s'écrouler sur un moment de faiblesse...''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''l'article anglais donne de bonnes infos malgré tout sur ce sujet controversé... en tout cas moi, je suis assez sensible à cet état d’après le sevrage qui donne l'impression qu'on en voit jamais le bout mémé des deux mois après... faut croire qu'il faille s'accrocher ou raccrocher (à chacun son soleil)&lt;br /&gt;
faire son apparition &amp;quot;fracassante&amp;quot;, se déclencher plusieurs mois après mon sevrage ??&lt;br /&gt;
c'est peut être liée à une prise de conscience que ça dure, ça dure, ça dure + à de l'usure... au début d'un sevrage on s'attend à ce que ce ne soit pas drôle et on attend avec impatience (ou patiemment) le retour d'un état de pêche et d'énergie décent qui peut tarder... et quand ça tarde de trop, on finit par s'épuiser et on prend conscience qu'il y a bien qqchose qui cloche et on sait pas vraiment quoi, ça peut expliquer pourquoi pas mal de gens ont l'impression que ce syndrome s'abat sur eux plusieurs mois après, alors qu'en fait, c'est plutôt que jusque là ils résistaient contre ça et finissent par s'écrouler...''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Filouski'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Salut Snoopy,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tard mais là quand même. Tu as mis un nom sur un état que j'ai vécu et qui a duré pas loin de 18 mois après un sevrage à Fernand Vidal de : opiacés - Amineptine - Tranxène par 300 mg/jour + rohypnol 2mg).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La même qu'explique Ziggy : dans 15 jours ce sera fini ! &lt;br /&gt;
C'était fini, c'est vrai, mais ce qui m'a la plus inquiété a été cet état de déprime avec aussi des problèmes d'insomnies qui m'est littéralement tombé dessus à peu près 1 à 2 mois après le fameux sevrage. Et là, j'ai dégusté fort fort jusqu'à ce que je sois devenu total alcoolique et que je sois aussi sevré de l'alcool.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Les médecins n'arrivaient pas à expliquer cet état, surtout peuplé d'angoisses fortes et d'idées morbides post sevrage. Il y a effectivement le physique et ............ le reste qui suit. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mon mot pour t'écrire que ce qui t'arrive n'est pas une sorte de symptôme orphelin. &lt;br /&gt;
Amitiés'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Ziggy'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Le truc, et ça c'est important de le faire entendre, c'est que la sensation éprouvée lors du syndrome déficitaire opiacé est vraiment exactement celle que l'on éprouve sur les derniers jours d'un sevrage, un état particulier qu'on connaît trop bien (léger mal de bide, mal de jambes, sommeil pourri...) cet espèce d'état larvé de fatigue infini... un état qu'on connaît et reconnaît parfaitement et qui revient par a coup....''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''La plupart des addictos sérieux parlent de 6 mois concernant par ex.le sevrage morphine pour éliminer totalement ce genre de ressentis et l'hypothèse derrière ces symptômes rejoignent pleinement les observations de Dole &amp;amp; Nyswander : la prise d'opiacé altère durablement l'équilibre neurochimique; Nyswander pensait que c'était irréversible ; aujourd’hui on sait bien que NON par contre on sait que ça dure un temps assez long (en moyenne qq mois).''&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
C'est cet altération qui est la première suspecte pour expliquer les rechutes, notamment celles qui ont lieu à distance du sevrage. Ces &amp;quot;retour de manque&amp;quot; des mois après le sevrage peuvent être vécus comme dramatiques et peuvent donner l'impression que l'abstinence ne tient pas ses promesses, que c'est très long et que ça risque de durer éternellement....'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''le seul moyen sensible de diminuer cet état serait de passer un maximum de temps sur les derniers paliers de la substitution pour que le travail se fasse par étape et progressivement....&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
''voila aussi pourquoi les sevrages un peu brutaux montrent le sympathique score de 99% de rechutes : les gens espèrent tous que ça va durer 15jours, ils peuvent endurer ça mais quand ils se rendent compte qu'en réalité ça pourrait des mois et des mois, c'est généralement là que..;''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Un essai d'explication du syndrome prolongé de sevrage==&lt;br /&gt;
===Les Risques du Changement===&lt;br /&gt;
Il est important de noter que le texte ci dessous ne vient pas du tout d'un contexte médical. Il a été cité par un informaticien spécialiste du changement en entreprise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.leger.ca/GRIS/Phase3.Dcompensation.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Phase 3: Décompensation''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Abandon de la résistance sous toutes ses formes, la décompensation est une phase clé du &lt;br /&gt;
processus individuel du changement.&lt;br /&gt;
Lorsque notre résistance contre un changement en contradiction avec nos aspirations&lt;br /&gt;
est sans effet, nous décompensons. Nous nous sentons las, définitivement incompris&lt;br /&gt;
ou non reconnus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus notre résistance a été forte, plus notre décompensation est grande, &lt;br /&gt;
à la mesure de l'impact affectif du changement et de l'importance que nous lui accordons. Elle présente les symptômes traditionnels de la dépression : &lt;br /&gt;
fatigue, absence de ressort, idées noires, tristesse, obsession d'échec... &lt;br /&gt;
Il nous arrive de pleurer, nous nous sentons vulnérables et privés d'énergie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous augmentons parfois notre consommation d'excitants (alcool, café, tabac),&lt;br /&gt;
nous perdons le goût de choses que nous apprécions d'ordinaire, nous nous replions sur nous-mêmes.&lt;br /&gt;
II s'agit là d'un processus de deuil : deuil de notre réalité, de nos espoirs de la&lt;br /&gt;
conserver et de notre résolution à altérer le changement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre état d'abattement consterne parfois notre entourage, qui le trouve démesuré par rapport au changement qui nous affecte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or, la décompensation s'opère par rapport à nos repères internes.&lt;br /&gt;
Plus nous sommes sentimentaux et émotifs, plus notre décompensation est évidente. &lt;br /&gt;
Au contraire, plus nous sommes réfléchis, moins elle est observable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La décompensation peut durer quelques minutes... ou plusieurs années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les deux facteurs-clés de la durée et de l'intensité de la décompensation sont d'une part&lt;br /&gt;
la distance affective qui nous lie à l'objet du changement, et d'autre part &lt;br /&gt;
le niveau de stress lié à l'accumulation des changements que nous sommes en train de connaître.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours d'une même période, nous pouvons être affectés par un grand nombre de changements :&lt;br /&gt;
déménagement, perte d'un être cher, d'un emploi, d'un privilège ou d'un avantage, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le moindre changement intervenant dans une telle situation est de nature à amplifier&lt;br /&gt;
la décompensation, même quand il s'agit d'un incident mineur tel que la perte d'un briquet.&lt;br /&gt;
Dans le cas d'un incident majeur venant s'ajouter à une série de changements, &lt;br /&gt;
la décompensation peut se révéler grave.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La décompensation est souvent mal comprise par l'entourage, qui tend à la banaliser&lt;br /&gt;
par des jugements relativistes.&lt;br /&gt;
Fort heureusement, la décompensation n'est pas toujours dramatique et peut se résumer&lt;br /&gt;
à un épisode de tristesse, d'abattement passager, associé à un sentiment d'injustice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un des éléments positifs de la décompensation est le doute qui nous envahit &lt;br /&gt;
et nous permet de considérer les choses sous un autre angle, pour rendre le changement acceptable.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En doutant de nous, du bien-fondé de notre réalité, de notre résistance passée, &lt;br /&gt;
de notre vision des choses, de nos croyances, nous nous préparons à l'acceptation d'une nouvelle réalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La fin de la décompensation correspond à l'acceptation du changement. Il s'impose à nous&lt;br /&gt;
comme inéluctable, irrévocable. Certes, nous ne l'aimons pas, nous ne l'apprécions pas, nous ne sommes pas sûrs de pouvoir « faire avec », &lt;br /&gt;
mais nous commençons à entrevoir que nous « devons faire avec ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En milieu professionnel, la décompensation s'effectue souvent à l'extérieur de l’entreprise.&lt;br /&gt;
En effet, lorsqu'un collaborateur entre en décompensation, il va souvent consulter un médecin&lt;br /&gt;
qui lui prescrit quelques jours d'arrêt de travail. &lt;br /&gt;
Lors de la reprise, la décompensation est en phase terminale, et le collaborateur&lt;br /&gt;
a fait son deuil.&lt;br /&gt;
Parfois, il faudra plusieurs arrêts de travail successifs pour que le collaborateur reprenne le dessus et puisse avoir une activité normale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En phase de décompensation, nous avons tendance à nous rapprocher de nos amis, &lt;br /&gt;
de notre famille - sauf, bien entendu, s'ils sont à l'origine du changement &lt;br /&gt;
qui nous affecte.&lt;br /&gt;
Nous avons besoin de combler le vide affectif qui nous étreint. Nous sommes en recherche&lt;br /&gt;
d'adaptation, et la compréhension dont nous sommes l'objet offre une compensation qui&lt;br /&gt;
permet d'avancer vers l'acceptation du changement, même pénible. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre vulnérabilité nous permet de faire évoluer notre système de croyances pour rendre la réalité plus acceptable. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La décompensation s'achève progressivement lorsque nous cessons d'être obsédés par la perte&lt;br /&gt;
et le passé pour considérer l'avenir et notre survie dans cet avenir. &lt;br /&gt;
Il est vrai, à ce stade, que les souffrances que nous avons pu connaître dans le passé&lt;br /&gt;
nous aident si elles sont cicatrisées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La décompensation est tout aussi essentielle que la résistance pour pouvoir intégrer&lt;br /&gt;
un changement. Marquant la fin définitive de la résistance sous toutes ses formes,&lt;br /&gt;
elle nous permet de progresser dans l'élargissement de notre réalité et dans notre expérience&lt;br /&gt;
humaine.&lt;br /&gt;
Elle illustre particulièrement bien l'affirmation selon laquelle le changement se fait&lt;br /&gt;
avant tout dans la souffrance. En s'atténuant, cette souffrance et la tristesse&lt;br /&gt;
qui l'accompagne marquent notre évolution vers la phase de résignation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Carton, G-D. (2004) Éloge du changement''' : méthodes et outils pour réussir un changement individuel et professionnel,2 édition, ÉditionsVillage Mondial, Paris&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Deuil, Stress et Immunité===&lt;br /&gt;
Je suis personnellement très intéressé par la similitude entre le syndrome prolongé de sevrage et les manifestations habituelles du deuil (j'ai écrit un article sur le deuil mais à l'époque les aspects neuro-immuno-endocrines que je vais évoquer étaient encore mal connus et je n'en parle pas dans l'article http://classiques.uqac.ca/contemporains/millet_pascal/deuil/deuil.html). De plus, la prise en charge recommandée dans ces deux contextes est assez similaire (pas d'AD, donner du temps etc..)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.cabinetdelavie.ch/130124_hug.pr%C3%A9sentation.ppt.jm.reinert_B.pdf&lt;br /&gt;
http://www.suchtschweiz.ch/DocUpload/dep_20_davidson.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci ne veut pas dire du tout que « tout soit dans la tête » loin de là. De nombreuses études montrent une relation étroite entre le Deuil et le Stress en général et des modifications mesurables du système immunitaire, par une interaction très complexe du cerveau et du corps, notamment l'intestin. Ces interactions font appel notamment aux neurotransmetteurs et neuromodulateurs , et notamment aux endorphines et au GABA, ce qui évoque une relation étroite avec la consommation d'opiacés, d'alcool ou de benzodiazépine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus il a été montré qu'il existe une relation étroite entre le système immunitaire, l'anxiété et la dépression et donc il n'est pas étonnant que ces interactions complexes neuro-immuno-endocrines entraînent non seulement des modifications immunitaires mais aussi certains symptômes du deuil, du stress ou du sevrage. Évidemment la présence de produits agissant sur les récepteurs aux endorphines, au GABA, à la dopamine ne peuvent que jouer un rôle, souvent aggravant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par exemple ces deux extraits donnent une petite idée de l'ampleur du problème.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Traduction de http://www.ipubli.inserm.fr/bitstream/handle/10608/217/?sequence=19&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conclusion,&lt;br /&gt;
l’altération de la régulation de l’axe corticotrope en cas de&lt;br /&gt;
stress chronique apparaît impliquée dans les troubles de l’humeur : des augmentations de sécrétions basales de cortisol ont souvent été rapportées chez l’homme. Des anomalies circadiennes (avances de phase du rythme de cortisol) sont suspectées comme lien possible entre stress chronique et dépression.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’axe corticotrope intervient également largement dans la modulation des comportements addictifs par le stress et dans les troubles du sommeil liés au stress. L’hypersécrétion de cortisol et de catécholamines en cas de stress chronique peut conduire à l’apparition d’un syndrome métabolique associant plusieurs symptômes : obésité abdominale, état de résistance à l’insuline pouvant évoluer vers un diabète, hypertension artérielle et perturbations du métabolisme des lipides sanguins. Ces perturbations métaboliques représentent un facteur de risque pour le système cardiovasculaire (athérosclérose, thrombose). Le stress est également impliqué dans le déclenchement et/ou la majoration de symptômes digestifs. Le CRF apparaît au centre des mécanismes physiopathologiques des effets du stress sur le tube digestif. Concernant les troubles musculosquelettiques, il est aujourd’hui reconnu que le stress potentialise les effets des sur-sollicitations biomécaniques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les effets du stress semblent transmis par le système autonome, le système endocrine et le système immunitaire. Enfin, des liens très étroits existent entre les deux axes principaux du stress et le système immunitaire. Ce dernier est informé, par l’intermédiaire des systèmes nerveux autonome et central, de stimuli cognitifs, émotifs et physiques intégrés par le cerveau. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En retour, le cerveau reçoit des messages du système immunitaire par l’intermédiaire de neuropeptides hormonaux et de cytokines. Les conséquences pathologiques du stress peuvent résulter d’altérations immunitaires. Le stress, via l’induction d’une transition dans l’équilibre entre lymphocytes TH-1 et TH-2, aurait des effets délétères, dans l’évolution des maladies infectieuses, auto-immunes, inflammatoires et cancéreuses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Traduction de  http://www.umbc.edu/bbhlab/article%20pdfs/6262832.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les émotions négatives peuvent intensifier toute une variété de problèmes de santé . Nous fournissons ici un cadre général reliant les émotions négatives à une série de maladies dont l'apparition et l'évolution peut être influencée par le système immunitaire : l'inflammation a été liée à un grand nombre de maladies associées au vieillissement, comme les maladies cardiovasculaires, l'ostéoporose, l'arthrite, le diabète de type 2, certains cancers, la maladie d'Alzheimer, la fragilité et le déclin fonctionnel et enfin la maladie parodontale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La production de cytokines pro-inflammatoires qui influence le cours de ces maladies et de bien d'autres peut être stimulée directement par des émotions négatives et des expériences stressantes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre, les émotions négatives contribuent également à prolonger&lt;br /&gt;
l'infection et retarder la cicatrisation, ce qui entretient en retour la production de cytokines pro-inflammatoires. &lt;br /&gt;
Par conséquent, nous soutenons que les troubles immunitaires liés à la détresse peuvent être un mécanisme de base pour tout un ensemble vaste et diversifié de risques pour la santé, associés&lt;br /&gt;
avec des émotions négatives. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des ressources telles que des relations personnelles étroites qui diminuent les émotions négatives peuvent améliorer la santé dans le cadre de leur impact positif sur le système immunitaire et la régulation endocrine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Références sur Deuil, Stress et Immunité===&lt;br /&gt;
====Stress et Immunité====&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1361287/&lt;br /&gt;
http://www.rc.usf.edu/~jdorio/Articles/Stress,%20emotion,%20and%20human%20immune%20function.pdf&lt;br /&gt;
http://psydoc-fr.broca.inserm.fr/colloques/cr/Stressimmunite2/Bonaz.html&lt;br /&gt;
http://ipubli-inserm.inist.fr/bitstream/handle/10608/1627/2000_2_235.pdf?sequence=1&lt;br /&gt;
http://etudes.univ-rennes1.fr/digitalAssets/33/33420_Conf_merlot.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Deuil et Immunité====&lt;br /&gt;
http://agirpoursasante.free.fr/livre/chap9.html&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3384441/&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/8047615&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/14656449&lt;br /&gt;
http://cvi.asm.org/content/3/1/109.full.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Endorphine et Immunité====&lt;br /&gt;
http://addicted2success.com/life/10-reasons-why-endorphins-are-so-important/&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19903933&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/2981735&lt;br /&gt;
http://www.nel.edu/22_6/NEL220601R05_Salzet_.pdf&lt;br /&gt;
http://www.meridiens.org/acuMoxi/huitun/fall81gonneau.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Glutamine et GABA, Sommeil et Humeur====&lt;br /&gt;
http://www.acides-amines.com/domaines-d-application/sommeil-humeur-productivite.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Immunité et Anxiété====&lt;br /&gt;
http://www.depressionanxietydiet.com/immune-system-depression-anxiety/&lt;br /&gt;
http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/0091305795021582&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Effet de l'exercice sur le système neuroendocrine====&lt;br /&gt;
https://ulib.derby.ac.uk/ecdu/CourseRes/dbs/currissu/Salmon_P.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Neurobiologie des Addictions====&lt;br /&gt;
http://www.texinstitute.com/wordpress/wp-content/uploads/2011%20Handouts/Thursday/7_21_1030_Friedman.pdf&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2805560/&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2739305/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et surtout :&lt;br /&gt;
Traduction de http://www-psych.stanford.edu/~span/Publications/jp02a.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''La signification « évolutionniste » du fonctionnement neurochimique du cerveau a&lt;br /&gt;
reçu peu d'attention dans le domaine de la recherche sur la toxicomanie.&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
''De même, l'échec général des neuroscientifiques à expliquer comment les circuits de base du cerveau peuvent transmettre les pulsions émotionnelles a retardé le développement de perspectives scientifiques qui pourraient inpirer de nouvelles enquêtes sur la dynamique et le traitement de la toxicomanie. &lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
''Dans cet article, nous revisitons l'argument selon lequel les substances faisant couramment l'objet d'abus activent ou modifient des systèmes spécifiques du cerveau émotionnel qui ont été conçus par l'évolution pour signaler incréments ou diminutions potentiels du sentiment de bien-être. &lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
''Nous discuterons de deux systèmes émotionnels distincts (recherche de la récompense et détresse de séparation) qui peuvent transmettre différents types de changements potentiels de la sensation de bien-être.'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''En developpant cette approche inspirée d'une philosophie évolutionniste, nous illustrons comment un modèle mammifère d'émotion (c'est à dire des vocalisations ultrasoniques chez les rongeurs) peut permettre aux scientifiques de prédire des phénomènes liés à la drogue tels que le potentiel d'abus, la localisation anatomique des mediateurs neuronaux, et l'impact psychologique du sevrage.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Nous concluons par une discussion sur certaines implications thérapeutiques et sociales liées à la toxicomanie, en ayant à l'esprit de multiples systèmes neuronaux liés aux émotions.&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Traduction de  http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3730086/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''La toxicomanie peut être définie par un cycle en trois étapes - binge / intoxication (consommation), sevrage / effet négatif, et préoccupation / anticipation - qui implique des changements allostatiques dans les systèmes de récompense et de stress du cerveau. &lt;br /&gt;
Une hypothèse est que deux principales sources de renforcement, le renforcement positif et le renforcement négatif, jouent un rôle dans ce processus allostatique.&lt;br /&gt;
L'état émotionnel négatif qui entraîne le renforcement négatif est supposé provenir d'une dérégulation des éléments neurochimiques clés impliqués dans ces systèmes de récompense et de stress.'' &lt;br /&gt;
''Les éléments neurochimiques spécifiques dans ces structures comprennent non seulement une diminution du fonctionnement du système de récompense (processus intra-système), mais aussi le recrutement de divers systèmes de stress du cerveau induit par la corticotrope (CRF) et par les systèmes opioïdes dynorphine – κ, dans le striatum ventral, l'amygdale et le cortex frontal (processus inter-systèmes).'' &lt;br /&gt;
''Les antagonistes du CRF bloquent les réponses de type anxieux associées au sevrage, bloquent l'élévation du seuil de récompense produite par le sevrage, et bloquent la prise compulsive de drogues.''&lt;br /&gt;
''La consommation excessive de drogues excessive entraine également une activation de CRF dans le cortex préfrontal médian, en parallèle avec un déficit des fonctions exécutives qui peut faciliter la transition vers des prises compulsives.''&lt;br /&gt;
''Le Neuropeptide Y, un puissant neurotransmetteur anti-stress, a un profil d'action sur les prises compulsives d'alcool similaire à celui d'un antagoniste CRF1.'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Le blocage du système opioïde κ peut également bloquer les effets dysphoriques associés au sevrage et donc bloquer le développement du craving, ce qui suggère qu'un autre puissant système de stress du cerveau contribue à la quête compulsive de drogue. La perte de la fonction de récompense et le recrutement des systèmes cérébraux de stress constituent une base neurochimique puissante qui explique le compulsivité de la dépendance.&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Un Essai de conclusion provisoire===&lt;br /&gt;
Il est donc tentant de penser que le syndrome prolongé de sevrage est en partie lié à une réaction « standard » de l'organisme au stress, au deuil, et au changement en général. &lt;br /&gt;
Ce qui expliquerait son caractère relativement uniforme et son apparition après sevrage de produits très différents (opiacés, BZD, stimulants, MDMA etc..).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'un des intérêts de cette façon de voir est que cela permet d'évoquer les méthodes de prise en charge du deuil et du stress en général, beaucoup mieux connues et étudiées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notamment l'inutilité des AD, la nécessité de prendre du temps et de se protéger, l'utilité de l'exercice physique sont des notions qui appartiennent aux deux mondes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, bien entendu, il ne faut pas oublier que les produits exercent également un effet sur ce système neuro-immuno-endocrine et que cela entraîne des spécificités. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notamment pour les opiacés, une hyperalgésie prolongée après sevrage a été décrite et pourrait être à l'origine des symptomes '''spécifiques''' du post sevrage aux opiacés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci est probablement en faveur de la prescription prolongée d'opiacés à petites doses (TSO à la méthadone à 5 mg par jour ou au Subutex à 1 mg/j pendant des mois ou des années par exemple).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour l'alcool cela peut expliquer l'effet positif de l'Acamprosate (Aotal) et peut être du Baclofène, du Nalmefene et du Revia.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les BZD voir http://forum.doctissimo.fr/medicaments/antidepresseurs-anxiolytiques/syndrome-prolonge-benzodiazepines-sujet_161902_1.htm  (voir l'article traduit de l'anglais en fin de post) ainsi que http://www.benzo.org.uk/freman/index.htm.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois il faut savoir que les études de suivi sur les vétérans du Vietnam ont montré que la prise d'opiacés pendant un temps (même si elle est largement limitée au temps de présence au Vietnam ; elle a concerné plus de 20 % des GI) est associée à une surmortalité et surmorbidité significative. Il est probable que ce n'est pas l'effet des opiacés par eux même mais celui d'un biais de selection basé sur le désir de consommation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://archives.drugabuse.gov/meetings/bbsr/bbpowerpoint/price.ppt&lt;br /&gt;
http://www.rkp.wustl.edu/VESlit/DAD2001.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une étude du BMJ a montré que la surmortalité liée à la consommation d'opiacés n'était atténuée que par la prise de TSO pendant plus d'un an. Une autre étude montre une surmortalité associée à la prise d'anxiolytiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.infos-psychotropes.fr/pdf/bmjTSO.pdf&lt;br /&gt;
https://www.psychoactif.org/forum/t10530-p1-mortalite-anxiolytiques.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut espérer que des études ultérieures viennent modifier rapidement cette conclusion provisoire et apporter des réponses à une problématique qui concerne probablement des centaines de milliers de personnes en France (puisqu'il n'ya aucune raison de ne pas y inclure le sevrage de l'alcool et probablement aussi celui du tabac).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une discussion qui prolonge la Conclusion (provisoire) ==&lt;br /&gt;
Voir &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.psychoactif.org/forum/t10389-p3-Sevrage-Heroine-avec-bupre.html#p149723&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Ziggy (post #62)'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour être franc, je crois qu'il y a une certaine confusion dns ce que l'on nomme et c'est ce qui me gêne car là on a tendance à mettre dans cette appellation de PAWS un peu tout ce que l'on veux... jusqu'à dire que le PAWS se manifeste indépendamment du produit par exemple. A mon sens là il s'agit plus du tout de PAWS mais de symptome PSY liée à la perte de l'objet came dont le deuil est à faire. Pour étre juste a mon sens il convient de distinguer le PAWS du sevrage psychologique, car ce sont deux symptomatologies différentes même si elles sont vécues toutes deux après le sevrage et qu'il est facile de les superposer ou de croire qu'il s'agit de la meme chose....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
je donne un premier exemple. Une personne non-toxicomane est administrée en morphine pendant plusieurs mois pour hernie discale. Puis les douleurs cessent et on lui diminue son dosage et on la sèvre. Les premiers jours sont chauds... mais après et là bingo, la personne décrit un état de fatigue caractérisée par des ressentis physiques (sueurs, jambes, frissons, insomnie) pendant plusieurs semaines/mois.... mais aucun craving ni deuil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
autre exemple. Un héroïnomane arrête brutalement. Apres le sevrage, il va éprouver les memes symptômes physiques qui perdurent mais il va aussi éprouver de la déprime (qui exprime le manque mental), des cravings, de la colère etc... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
donc le PAWS tel que je le conçois concerne les symptômes résiduelles de manque liés à la non retrocesion de la symptomatologie du manque et c'est bien ce qu'on mesure, il faut un temps long pour achever la rendorphinisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les problèmes psys liés à la conso (ou son arret) et qui s'expriment psychologiquement et physiquement aussi, c'est un autre probleme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je trouve que mélanger les deux transforme la notion de PAWS en pot pourri ou l'on indifférencie tout ce qu'il se passe dans cette phase de reconstruction... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
il me semble important de différencier ce qui appartient au PSY et ce qui appartient à l'ORGANIQUE.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Prescripteur'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si je comprends bien Ziggy, tu voudrais séparer des symptomes du sevrage des opiacés (PAWS1) d'un syndrome &amp;quot;général&amp;quot; qui serait le PAWS2. Cela me parait important d'en parler parce qu'en effet le PAWS est une notion récente, donc il est possible que cette notion soit encore mal stabilisée.&lt;br /&gt;
Pour moi (c'est ce que je dis dans le wiki) je préfère parler de spécificité du PAWS qui s'ajoute lors du sevrage d'opiacés (mais aussi probablement de l'alcool des BZD, des stimulants) au '&amp;quot;PAWS de base&amp;quot;, et qui en effet est lié au produit. &lt;br /&gt;
Notons par exemple que le PAWS des opiacés répond bien aux petites doses de TSO, alors que pour celui de l'alcool et des BZD ce serait plutot des gabaergiques (Baclofene, GHB, BZD) et pour les stimulants des BZD, voire des stimulants.&lt;br /&gt;
Mais notons que le deuil est lui même responsable d'un grand nombre de consommations alcooliques ou opiacées. Un phénomène curieux est d'ailleurs le déni de ce mécanisme. De nombreux patients racontent qu'ils ont commencé à boire ou consommer dans la période suivant un ou des deuils mais nient une relation avec ce deuil. (de nombreux autres patients aussi disent &amp;quot;j'ai commencé à boire quand ma mère est mort&amp;quot;).&lt;br /&gt;
C'est dans ce sens que je pense plus efficace de penser le phénomène comme global avec des différences et des spécificités plutot que comme deux problèmes indépendants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Ziggy'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Disons que tu l'envisages de manière globale concernant l'arrêt de toute forme de psychotropes alors que moi je ne le vois que par la lorgnette de mon expérience et concernant l'arret des opiacés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si je différencie nettement le manque psychologique du syndrome déficitaire, c'est parce qu'au cours de mes années de dépendance, j'ai vu ces symptômes se mettre en place et je vois bien comment ce n'est pas du tout la meme chose. Concernant le manque psychologique, chez moi il est venu assez rapidement et même bien avant le manque physique et c'est ce truc psycho qui m'a fait perdre pied et m'a conduit à aller jusqu'au seuil de l'intoxication... et je suppose que des 2, c'est bien sur le manque psycho le plus rebelle puisque car c'est celui la qui te fait replonger à chaque coup et meme tres à distance du sevrage physique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais voila lors de mes 2-3 premières années, je n'ai éprouvé aucun PAWS. J'ai fait pas mal de sevrages et je sentais vraiment la peche revenir en une dizaine de jours et ensuite roule ma poule... le problème c'est que le psychologique était toujours là. Ca OK !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voyant que je rechutais toujours, même après des 30 ou 60 jours clean j'ai décidé de me mettre sous TSO. Et c'est ensuite que pour la première fois, j'ai ressenti ces symptômes de PAWS.... Au début, comme beaucoup d'autres, j'ai mis ça sur le dos du subutex... dont on sait que le sevrage est plus long que l'heroine. Mais là c'était vraiment TRES long... J'ai découvert par la suite que ça n'avait rien à voir avec le SUB en tant que tel (et sa demi vie lente) puisque j'ai pratiqué plein de switchs (des semaines de codeine, plusieus mois de skenan) et à chaque sevrage, quel que soit la molécule, j'ai éprouvé ces symptômes déficitaires qui durent des semaines.......&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour pas vous mentir, à partir du jour ou j'ai commencé à éprouver ces symptômes, les choses se sont vraiment compliquées pour me &amp;quot;sevrer&amp;quot;. Quand je me retappais en 10-12 jours, c'était chaud mais jouable, j'arrivais à me sevrer et je sentais bien ce moment ou le sevrage est enfin FINI, ou le corps prend le dessus ou tout rentre dans l'ordre... mais avec le PAWS,une fois que j'y ai été sujet j'ai beau essayé une dizaine de sevrages et j'ai l'impression de n'etre jamais arrivé au bout d'aucun d'eux, malgré pourtant des 2ou 3 mois d'abstinence...cette sensation étrange que ça ne revient pas (ou revient plus), que 95% du manque a disparu mais qu'il reste 5% que le corps n'arrive pas à éliminer. Une fois j'ai tenu 70 jours sans buprénorphine et un matin, j'avais tellement la chiasse et mal aux jambes malgré 10 semaines de sevrage, j'ai pris un demi 0.4mg= effet hallucinant. Le lendemain, je &amp;quot;revivais&amp;quot; enfin pour la première fois depuis ce sevrage... ça c'était COOL mais constat déprimant = comment est il possible de redevenir normal après des années de TSO ou d'opiacés ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le seul moyen que j'ai trouvé c'est avec la métha de diminuer très doucement en restant des mois sur des petits paliers et diminuer jusqu'au 0 absolu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sinon je crois que 0.4 de subu équivaut environ à 3 mg de métha, donc encore trop important pour ne pas sentir un sevrage difficile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Snoopy'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
@prescripteur,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
pour ma part, je suis globalement d'accord avec ce que tu dis, ca, c'est un fait, MAIS ce qui me &amp;quot;derange&amp;quot; c'est le fait de remettre toujours le coté psychologique en avant, qui est là, oui, mais pas que.....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
je parle pour moi là : le sevrage physique &amp;quot;pur&amp;quot;, c'est ok, le sevrage psychologique &amp;quot;pur&amp;quot;, c'est ok aussi, dans le sens où non, je ne vois pas ca comme un deuil de ma/mes consos passées, mon changement de mode de vie (dur aussi, on est bien d'accord), et autres.......&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ce que MOI je retiens du PAWS (1,2 ou plus encore peut etre, vu que c'est une &amp;quot;decouverte&amp;quot; recente dans le milieu soignant), c'est que j'ai des hauts et des bas, mais je pense pas plus qu'une personne qui ne consomme pas de drogues, que je ne mets pas tout ca dans le meme panier, mais que pour ce qui concerne mes insomnies et autres soucis &amp;quot;physiques&amp;quot;, apres des années de psychotherapies et autres aides plus naturelles genre sophro, acupuncture, blablabla, JE SAIS identifier quand c'est mon etat d'esprit qui est en cause (toutes mes insomnies ne sont pas toutes dues au PAWS), ou quand c'est strictement physique chimie cerebrale.......&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
quand tout va bien, et que pendant 15/20 jours je ne dors plus, que je tremble, que j'ai froid, voire des nausées, je sais que c'est pas du psychologique, mais bel et bien du physique........&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
mais comme tu le dis, ce syndrome est encore une &amp;quot;decouverte&amp;quot; jeune, et il va sans doute falloir bosser et creuser le sujet pendant.....années avant de vraiment connaitre tous les tenants et aboutissants de ce probleme....... pas glop, mais bon, pas le choix non plus &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
en me relisant, je me trouve un peu con-con, a repenser aux UD d'il y a quelques dizaines d'années (voire plus) qui eux, n'avaient meme pas de tso, et encore moins d'aide, d'attention, et encore moins de respect venant des personnes censées les soigner......pas etonnant que beaucoup nous aient quittés, faute de &amp;quot;mieux&amp;quot;....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''YourLatestTrick'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Salut !&lt;br /&gt;
ziggy a écrit:&lt;br /&gt;
Pour être franc, je crois qu'il y a une certaine confusion dns ce que l'on nomme et c'est ce qui me gêne car là on a tendance à mettre dans cette appellation de PAWS un peu tout ce que l'on veux... jusqu'à dire que le PAWS se manifeste indépendamment du produit par exemple.&lt;br /&gt;
Je me suis peut être mal exprimé ; je voulais dire que peu importe le produit auquel on a été dépendant, on retrouve un ensemble de symptômes communs ; auxquels s'ajoutent éventuellement des symptômes plus spécifiques à la substance. Si je donne l'impression de pinailler, c'est que la finalité de cette discussion est bien d'identifier un phénomène, pour envisager des pistes de réflexion ; c'est en ce sens que je trouve important de poser les fondations d'un ensemble de symptômes communs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En soi, le terme PAWS est, d'un point de vue sémantique, assez vague, au final ; c'est probablement ce qui rend la sémiologie difficile à définir précisément.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant le débat sur la composante psychologique du PAWS, je pense qu'il faut le comprendre comme ayant une origine psychologique, et pas seulement des symptômes de nature psychologique. &lt;br /&gt;
Pour prendre un exemple : la notion de douleur va bien au delà de la nociception : l'OMS la décrit comme telle : &lt;br /&gt;
&amp;quot;la douleur est une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable en réponse à une atteinte tissulaire réelle ou potentielle ou décrite en ces termes&amp;quot;&lt;br /&gt;
La composante psychologique du ressenti de la douleur est primordiale, c'est, à mon avis, un fait à prendre en compte, et à explorer, parcequ'il contribue probablement au ressenti des symptômes spécifiques du sevrage opiacé, pour rester dans cet exemple.&lt;br /&gt;
Ce que je veux dire, c'est que quand on parle de l'aspect psychologique, on ne veut surtout pas dire que c'est &amp;quot;juste dans la tête&amp;quot;, loin de là.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après, je ne doute pas que, par vos expériences, vous puissiez l'interpréter de manière personnelle, et que vous êtes capables d'identifier les processus impliqués (cf l'exemple de Snoopy), l'important étant de pouvoir trouver une réponse à ce problème (on est d'accord là dessus, je pense !)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je crois que plus on aura de témoignages, plus on y verra clair. Au cas par cas, des éléments de contextes personnels peuvent brouiller les pistes, je pense.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ziggy, ton exemple de la personne hospitalisée, donc -a priori- avec une moindre implication émotionnelle dans la conso du produit, est intéressant. Tu notes à juste titre que les symptômes vont être uniquement d'ordre physique, très probablement spécifiquement liés au produit (opiacé en l’occurrence). &lt;br /&gt;
C'est ce phénomène que tu associe au PAWS ?&lt;br /&gt;
On peut l'envisager ainsi, mais je pense que dans le cadre d'un usage de type addictif, il y a d'autres éléments qui entrent en jeu, d'origine psychologique, donc, qui viennent se greffer, et &amp;quot;potentialiser&amp;quot; les symptômes que tu décris.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faudrait alors identifier : les différents symptômes de sevrage post-aigus pour chaque type de produit consommé (le wiki comporte une partie spécifique aux benzodiazépines il me semble, par exemple);puis en déduire les phénomènes communs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ma part, le PAWS s'est principalement manifesté par des phases anxio-dépressives, en alternance avec des phases &amp;quot;sans souci&amp;quot;. Très peu de symptômes physiques, mis à part ceux associés à l'anxiété (qui peut se traduire par des troubles somatiques parfois impressionnants ). Au bout de six mois, le PAWS était largement atténué. Un peu d'anxiété, et des variations de l'humeur, mais ni plus ni moins qu'une personne &amp;quot;normale&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Les produits dont je me suis sevré sont les opiacés (tramadol 400-600mg par jour pendant 2-3 ans) et les BZD (150mg de seresta par jour vers la fin), avec des extras fréquents (morphine, oxycodone, fentanyl, codéine, dihydrocodéine, et une dizaine de benzos différents selon les périodes).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je n'ai peut-être pas assez de recul, puisque j'ai repris ma conso au bout de six mois.&lt;br /&gt;
Je trouve cette discussion enrichissante, ça permet de confronter la théorie avec des expériences concrètes, et je pense vraiment que ça peut être d'une grande aide pour comprendre et se préparer à &amp;quot;l'après&amp;quot;.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Meu</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=PAWS,_le_syndrome_prolong%C3%A9_de_sevrage&amp;diff=6421</id>
		<title>PAWS, le syndrome prolongé de sevrage</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=PAWS,_le_syndrome_prolong%C3%A9_de_sevrage&amp;diff=6421"/>
		<updated>2016-08-18T22:33:47Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Meu : listes&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''PAWS, Le syndrome prolongé de sevrage ou plutôt le syndrome prolongé après sevrage aigu'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(PAWS = post acute withdrawal syndrome, protracted withdrawal syndrome)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est reconnu depuis longtemps que le sevrage opiacé aigu n'est pas une fin mais qu'il est suivi d'une période de craving, d'insatisfaction etc. qui peut mener à la rechute.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreux témoignages sur psychoactif.org le montrent depuis des années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois une certaine théorisation du processus est plus récente et a fait l'objet d'articles ou d'informations notamment aux USA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est cette théorisation que nous voulons présenter ici et que nous nous proposons d'accompagner dans les développements qu'elle ne manquera pas (nous le pensons) de susciter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Introduction = un survol !==&lt;br /&gt;
Traduction de http://www.addictionsandrecovery.org/post-acute-withdrawal.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a deux étapes du sevrage quel que soit le produit (alcool, opiacés, BZD, cocaine). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La première étape''' est la phase aiguë, qui dure généralement au plus quelques semaines. Au cours de cette étape, vous pouvez ressentir des symptômes de sevrage physique. Mais chaque médicament est différent, et chaque personne est différente.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La deuxième étape''' de sevrage est appelé le syndrome prolongé de sevrage (post aigu = PAWS). Au cours de cette étape, vous aurez moins de symptômes physiques, mais les symptômes de sevrage sont plus émotionnels et psychologiques.&lt;br /&gt;
Le syndrome prolongé de sevrage se produit parce que la chimie de votre cerveau revient progressivement à la normale. Au fur et à mesure que votre cerveau améliore les niveaux de vos neurotransmetteurs il se produit des fluctuations autour du nouvel point d'équilibre qui provoquent les symptômes prolongés de sevrage (post aigus).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La plupart des consommateurs sevrés éprouvent des symptômes prolongés de sevrage (post aigus). Alors que dans la phase aiguë de sevrage chaque vécu est différent, en sevrage prolongé (post aigu) la plupart des gens éprouvent les mêmes symptômes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les symptômes prolongés de sevrage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les symptômes de sevrage post-aigus les plus courants sont :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Les sautes d'humeur&lt;br /&gt;
* L' anxiété&lt;br /&gt;
* L' irritabilité&lt;br /&gt;
* La fatigue&lt;br /&gt;
* Le sentiment d'une énergie variable&lt;br /&gt;
* Un faible enthousiasme&lt;br /&gt;
* Une concentration variable&lt;br /&gt;
* Des troubles du sommeil&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome prolongé de sevrage est ressenti comme un parcours en montagnes russes. Au début, les symptômes vont changer de minute en minute et d'heure en heure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus tard, avec la progression de la récupération ils vont disparaître pour quelques semaines ou quelques mois avant de revenir à nouveau. Au fur et à mesure que vous continuez à récupérer les périodes non symptomatiques seront plus en plus longues. Mais les « mauvaises périodes » peuvent être tout aussi intenses et durer tout aussi longtemps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque épisode de ce syndrome prolongé de sevrage dure généralement quelques jours. Une fois que vous aurez avancé dans la récupération depuis un certain temps, vous constaterez que chaque épisode dure généralement quelques jours. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n'y a pas de déclencheur évident dans la plupart des cas. Simplement, vous vous réveillez un jour en ressentant irritabilité et manque d'énergie. Si vous vous accrochez pendant quelques jours, les symptômes disparaîtront comme ils sont venus. Après un moment vous allez développer une confiance en votre guérison, malgré ce syndrome, parce que vous savez que chaque épisode est limitée dans le temps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome prolongé de sevrage dure généralement 2 ans. C'est l'une des choses les plus importantes que vous devez retenir. Si vous êtes partant pour relever ce défi, vous pourrez réussir. Mais si vous pensez que les symptômes ne seront présents que pendant quelques mois, alors vous serez pris au dépourvu, vous serez déçus, et vous serez plus susceptibles de rechuter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Comment survivre au syndrome prolongé de sevrage'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Soyez patient. Vous ne pouvez pas accélérer la récupération. Mais vous pouvez lutter efficacement jour après jour. Si vous ressentez douloureusement les symptômes, ou si vous essayer de « passer en force », vous serez épuisé. Et quand vous serez épuisé, vous penserez à consommer pour vous échapper.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les symptômes prolongés de sevrage sont un signe que votre cerveau récupère. Par conséquent, essayez de les supporter. Mais rappelez-vous que, même après un an, vous n'êtes encore peut être qu'à mi-chemin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Aller avec le flux'''. Les symptômes de sevrage sont inconfortables. Mais plus vous y pensez, plus ils sembleront insupportables. Vous aurez beaucoup de bons jours au cours des deux prochaines années. Profitez-en. Vous aurez également beaucoup de mauvais jours. Pendant ces mauvais jours, n'essayez pas d'en faire trop. Prenez soin de vous, concentrez vous sur votre rétablissement, et vous passerez à travers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Prenez soin de vous même'''. Donnez-vous beaucoup de petites pauses au cours des deux prochaines années. Dites-vous &amp;quot; ce que je fais, c'est assez&amp;quot;. Prenez soin de vous. C'est ce que la plupart des toxicomanes ne savent pas faire, et c'est ce que vous devez savoir en matière de rétablissement. Le rétablissement est le contraire de la dépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parfois, vous aurez peu d'énergie et d'enthousiasme. Comprenez cela et ne vous surchargez pas. Donnez-vous la permission de vous concentrer sur votre rétablissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome prolongé de sevrage peut être un élément déclencheur de la rechute. Vous pouvez vivre des semaines sans symptômes de sevrage, et puis un jour vous vous réveillerez et les symptômes vous frapperont comme une tonne de briques. Vous avez mal dormi. Vous êtes de mauvaise humeur. Votre niveau d'énergie est faible. Et si vous n'êtes pas prêt pour cela, si vous pensez que le sevrage ne dure que quelques mois, ou si vous pensez que, chez vous, le sevrage doit être différent et ne pas être aussi difficile, alors vous serez pris au dépourvu. Mais si vous savez à quoi vous attendre, vous pourrez réussir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Être capable de se détendre vous aidera'''. Lorsque vous êtes tendu vous avez tendance à vous attarder sur vos symptômes et à les aggraver. Lorsque vous êtes détendu, il est plus facile de ne pas se laisser prendre par eux. Vous êtes moins réactifs à vos symptômes, ce qui signifie que vous êtes moins susceptibles de rechuter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Ce qu'en dit Wikipedia== &lt;br /&gt;
(traduction de l'anglais)  http://en.wikipedia.org/wiki/Post-acute-withdrawal_syndrome&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(J'ai gardé le numéro des références bibliographiques mais pour des raisons de lisibilité je ne les ai pas reprises dans le texte. Je renvoie donc à l'article en anglais qui comporte des liens directs permettant de les lire)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Introduction===&lt;br /&gt;
Les termes de syndrome de sevrage post aigu (PAWS), ou syndrome prolongé de sevrage, décrivent un ensemble de déficiences persistantes qui se produisent après le retrait de l'alcool, des opiacés, des benzodiazépines, des antidépresseurs et d'autres substances [1] [2] [3] [4].&lt;br /&gt;
Les enfants nés de mères qui ont utilisé des substances entraînant une dépendance, pendant la grossesse, peuvent également éprouver un syndrome de sevrage post aigu [5] [6].&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage post aigu affecte de nombreux aspects de la récupération et de la vie quotidienne, y compris la capacité à conserver un emploi et à interagir avec la famille et les amis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les symptômes se manifestent chez plus de 90 % des personnes qui abandonnent un opioïde à long terme (comme l'héroïne), [?? citation nécessaire] 75 % des personnes qui se remettent d'une utilisation à long terme de l'alcool, de la méthamphétamine, ou de benzodiazépines et à un moindre degré ceux qui se sont sevrés d'autres psychotropes. [?? citation nécessaire] &lt;br /&gt;
Le syndrome prolongé de sevrage des GABA-agonistes (benzodiazépines, barbituriques, éthanol) ou des opiacés peut durer de un an à plusieurs dizaines d'années, voire indéfiniment, avec des alternances de périodes de rémission et d'instabilité. [?? citation nécessaire] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les symptômes comprennent les sautes d'humeur ressemblant à un trouble affectif, l'anhédonie (l'incapacité à ressentir du plaisir hors de l'usage de la drogue), l'insomnie, le désir extrême et l'obsession pour les psychotropes, l'anxiété et les crises de panique, la dépression, le suicide et les idées suicidaires et enfin les troubles cognitifs généralisés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'abus de drogues, y compris les médicaments et l'alcool, peut induire des symptômes qui ressemblent à des maladies mentales. Cela peut se produire aussi bien dans l'état d'ébriété que pendant l'état de sevrage. Dans certains cas, ces troubles psychiatriques induits par une substance peuvent persister longtemps après la désintoxication, comme la psychose ou la dépression prolongées après la consommation d'amphétamine ou l'abus de cocaïne. Un syndrome prolongé de sevrage peut également se produire avec des symptômes persistant pendant des mois après l'arrêt de l'utilisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les benzodiazépines sont les médicaments les plus notables pour induire un syndrome de sevrage prolongé, avec des symptômes persistant parfois pendant des années après l'arrêt de l'utilisation. &lt;br /&gt;
L'anxiété sévère et la dépression sont souvent induites par l'abus prolongé d'alcool mais dans la plupart des cas se calme avec une abstinence prolongée. Même une consommation modérée mais prolongée d'alcool peut augmenter les niveaux d'anxiété et de dépression chez certaines personnes. Dans la plupart des cas, ces troubles psychiatriques dus à la drogue s'estompent avec l'abstinence prolongée [7].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Symptômes===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les symptômes peuvent parfois aller et venir avec des rémissions et des récurrences ou encore des fluctuations importantes de la gravité des symptômes. Les symptômes les plus fréquents incluent les troubles cognitifs, l'irritabilité, l'humeur dépressive, l'anxiété ; tous ces symptômes pouvant atteindre des niveaux de gravité pouvant conduire à la rechute [8] [9].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage prolongé des benzodiazépines peut provoquer des symptômes ressemblant à un trouble d'anxiété généralisée ou à un trouble panique. En raison de la nature parfois prolongée et de la gravité du sevrage des benzodiazépines, l'arrêt brutal n'est pas conseillé [10].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les symptômes courants de syndrome de sevrage après aiguë sont : [11] [12] [13] [14]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Dysfonctionnement psychosocial&lt;br /&gt;
* Anhédonie [15]&lt;br /&gt;
* Dépression&lt;br /&gt;
* Trouble des habiletés sociales&lt;br /&gt;
* Comportement obsessionnel-compulsif&lt;br /&gt;
* Sentiment de culpabilité&lt;br /&gt;
* Troubles du système nerveux autonome&lt;br /&gt;
* Pensées pessimistes&lt;br /&gt;
* Troubles de la concentration&lt;br /&gt;
* Manque d'initiative&lt;br /&gt;
* Craving&lt;br /&gt;
* Incapacité à penser clairement&lt;br /&gt;
* Problèmes de mémoire&lt;br /&gt;
* Réactions excessives excessives ou au contraire engourdissement émotionnel&lt;br /&gt;
* Troubles du sommeil&lt;br /&gt;
* Problèmes de coordination motrice&lt;br /&gt;
* Sensibilité au stress&lt;br /&gt;
* Augmentation de la sensibilité à la douleur&lt;br /&gt;
* Trouble panique [10]&lt;br /&gt;
* Trouble d'anxiété généralisée [10]&lt;br /&gt;
* Troubles du sommeil (rêves de consommation ou de comportements liés au style de vie)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les symptômes apparaissent de façon intermittente, et ne sont pas toujours présents. Ils sont aggravés par le stress ou d'autres déclencheurs et peuvent survenir à des moments inattendus et sans raison apparente. Ils peuvent durer pendant une courte période ou plus. Une des situations suivantes peut déclencher un retour temporaire ou l'aggravation des symptômes de syndrome prolongé de sevrage : [?? citation nécessaire]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Les situations stressantes et/ou frustrantes&lt;br /&gt;
* les pratiques multitâches&lt;br /&gt;
* Les sentiments d'anxiété, la peur ou la colère&lt;br /&gt;
* Les conflits sociaux&lt;br /&gt;
* Les attentes irréalistes du Soi&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Causes===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome peut être en partie attribué à la persistance des adaptations physiologiques du système nerveux central qui se manifeste sous la forme d'une tolérance chronique et lentement réversible, à des perturbations des neurotransmetteurs et à l'hyperexcitabilité résultante des voies neuronales [19] [20] [21] [22].&lt;br /&gt;
Des situations de stress accompagnent le sevrage précoce et l'arrêt des consommations, et les symptômes du syndrome prolongé de sevrage produisent une détresse additionnelle. Il est important d'éviter ou de traiter les facteurs qui aggravent ou déclenchent le syndrome prolongé de sevrage. Les types de symptômes et de conséquences en termes de gravité, de fréquence et de durée varient selon le produit en cause.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Traitement===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'état ​​s'améliore progressivement sur une période de temps qui peut aller de six mois à plusieurs années dans les cas plus graves [23] [24].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le flumazénil a été jugé supérieur au placebo dans la réduction des sentiments d'hostilité et d'agression chez des patients sevrés de benzodiazépines depuis 4 à 266 semaines [25]. Cela peut suggérer un rôle pour le flumazénil dans le traitement des symptômes de sevrage prolongés de benzodiazépine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'acamprosate a été trouvé efficace contre certains symptômes prolongés de sevrage de l'alcool [26] [27]. La carbamazépine ou la trazodone peuvent également être efficaces dans le traitement du syndrome prolongé de sevrage [28] [29] [30]. Les TCC (thérapie cognitivo-comportementale) peuvent aussi aider le syndrome prolongé de sevrage surtout quand le craving est au premier plan [31].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Références (Nous vous conseillons la consultation directe du document wikipedia pour obtenir les liens vers les articles)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Quelques sevrages spécifiques ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Sevrage des opiacés===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le sevrage opiacé, « un délai pour le retour des endorphines à la normale » est généralement invoqué pour expliquer le PAWS et la disparition progressive des symptomes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les témoignages d'usagers sur le forum psychoactif (voir dans ce wiki le chapitre de témoignages et la discussion finale) montrent que pour de nombreux (tous ?) usagers les symptômes tardifs de sevrage sont analogues aux symptômes immédiats, mais moins intenses et diminuant progressivement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.drugs.com/forum/need-talk/paws-43606.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois cette notion générale de &amp;quot;rééequilibrage des endorphines&amp;quot; n'est pas, à ma connaissance, scientifiquement établie de façon formelle. Pour le moment cela reste donc surtout une hypothèse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, un déficit en endorphines est aussi constaté après sevrage d'alcool et est évoqué dans d'autres pathologies, comme la fibromyalgie. Selon cette hypothèse, de petites doses de Naltrexone ont été proposées pour corriger ce déficit, mais il n'existe pas de consensus sur l'utilité de ce traitement. &lt;br /&gt;
Le sport est réputé &amp;quot;augmenter les endorphines&amp;quot; mais, bien sûr, il a beaucoup d'autres effets.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/6284787&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23359310&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néamoins, des études scientifiques permettent d'entrevoir certains mécanismes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notamment pour les opiacés, une hyperalgésie prolongée après sevrage a été décrite et pourrait être à l'origine des symptomes spécifiques du post sevrage aux opiacés. &lt;br /&gt;
Les émotions négatives aggravent cette hyperalgésie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3209757/ &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette hyperalgésie commence même pendant la prise d'opiacés, avec une analgésie initiale suivie d'une hyperalgésie de plusieurs jours. Le système NMDA semble jouer un rôle majeur (notamment expliquant l'effet positif de la Kétamine).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/11356895 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/16115745 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces constatations sont probablement en faveur de la prescription prolongée d'opiacés à petites doses pour prévenir le PAWS, le craving et la rechute (TSO: Méthadone à 5 mg par jour ou Subutex à 1 mg/j pendant des mois ou des années par exemple). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21218308 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20955107&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22873183&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des modifications de l'activation de certaines aires cérébrales ont été mises en évidence par l'IRM cérébrale, après sevrage opiacé, sans rupture nette entre les modifications après un mois et un ans de sevrage, mais plutôt avec une décroissance progressive en l'espace de plusieurs mois. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23667541 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3359800/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Tramadol et PAWS===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Tramadol a un effet complexe opiacé mais aussi anti-depresseur. D'ailleurs de nombreux auteurs ont souligné sa parenté moléculaire et pharmacologique avec la Venlafaxine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.mindandmuscle.net/forum/39938-effexor-tramadol-similarities&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://psycnet.apa.org/index.cfm?fa=buy.optionToBuy&amp;amp;id=2011-06864-005&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://sma.org/southern-medical-journal/article/similar-effects-of-tramadol-and-venlafaxine-in-major-depressive-disorder/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.nlc-bnc.ca/eppp-archive/100/201/300/cdn_medical_association/jpn/vol-26/issue-1/pdf/pg30.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Sur l'effet AD du Tramadol====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://jop.sagepub.com/content/15/3/147.abstract&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://jop.sagepub.com/content/18/3/404.abstract&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De ce fait, le sevrage du Tramadol entraine non seulement un syndrome « classique » de sevrage opioide mais aussi un syndrome apparenté au sevrage des anti-depresseurs serotoninergiques.&lt;br /&gt;
Ce dernier syndrome survient dans 1/8 des cas de sevrage difficile selon&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/12633909&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
mais pourrait etre bien plus fréquent en cas d'usage chronique à doses excessives (&amp;gt; 400 mg/j).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se manifeste par différents symptômes dont certains sont immédiats mais d'autres peuvent durer des semaines ou même des mois (dépression, insomnie, brainzaps).&lt;br /&gt;
Bien qu'il soit assez frequemment décrit par les usagers, notamment abusifs, il existe peu de littérature spécialisée sur ce sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1681629/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://en.wikipedia.org/wiki/Antidepressant_discontinuation_syndrome&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Brainzaps====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.choosehelp.com/topics/depression/dealing-with-the-brain-zaps-during-ssri-snri-or-tramadol-withdrawal&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.crazymeds.us/CrazyTalk/index.php/topic/6903-serotonin-withdrawal-and-tramadol/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.psychoactif.org/forum/t10215-p1-brain-zaps.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Traitement====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La meilleure prévention de ce syndrome est une baisse très progressive du Tramadol. &lt;br /&gt;
Si les symptomes sont sévères la reprise du Tramadol, suivie d'un sevrage progressif, peut être proposée. Certains témoignages font aussi mention d'un effet positif de la Venlafaxine dans cette indication, ce qui est assez logique vu sa proximité avec le Tramadol.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, si les symptomes sont supportables ils tendent à s'atténuer en quelques semaines ou mois. D'autant qu'à côté de l'effet pharmacologique spécifique du Tramadol, il existe probablement un PAWS authentique associé, d'où l'inclusion de cette rubrique dans le psychowiki sur le PAWS.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le sevrage des benzodiazépines===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce chapitre est une traduction du wikedia du chapitre précédent http://en.wikipedia.org/wiki/Post-acute-withdrawal_syndrome&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des troubles de la fonction mentale peuvent persister pendant plusieurs mois ou années après le sevrage des benzodiazépines. &lt;br /&gt;
Un cas de dépression psychotique persistant plus d'un an après le sevrage des benzodiazépines a été décrit. La patiente n'avait pas d'antécédents psychiatriques. Les symptômes rapportés chez cette patiente étaient : trouble dépressif majeur avec caractéristiques psychotiques et humeur dépressive persistante, manque de concentration, perte d'appétit, insomnie, anhédonie, asthénie et retard psychomoteur. La patiente a également présenté des idéations paranoïaques (elle croyait qu'elle avait été empoisonnée et persécutée par ses co-employés), accompagnées par des hallucinations sensorielles. Les symptômes se sont développés après le retrait brusque du chlordiazepoxide et ont persisté pendant 14 mois. Divers médicaments psychiatriques ont été essayés sans succès. Les symptômes ont été complètement soulagés en reprenant une prescription de chlordiazepoxide pour un syndrome du côlon irritable 14 mois plus tard [16].&lt;br /&gt;
Un autre rapport a décrit le même phénomène chez une patiente qui a brusquement réduit sa dose de diazépam de 30 mg à 5 mg par jour. Elle a développé des sensations électriques de choc (nb = brainzap ??), une dépersonnalisation, de l'anxiété, des étourdissements, une activité EEG de pointes-ondes du lobe temporal gauche, des hallucinations, des distorsions de la perception sensorielles et visuelles qui ont persisté pendant des années [17].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un essai clinique incluant de patients prenant de l'alprazolam (Xanax) pendant une période de seulement huit semaines a montré le déclenchement de symptômes prolongés de troubles de la mémoire qui étaient encore présents jusqu'à huit semaines après l'arrêt de l'alprazolam [18].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Compléments sur le traitement du Syndrome prolongé de sevrage==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome prolongé de sevrage est relativement peu connu du corps médical et les articles qui le concerne ne sont pas très nombreux et posent souvent plus de questions qu'ils n'apportent de réponse. Les discussions les plus fournies se trouvent souvent sur les forums d'usagers. Voir par exemple&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.drugs-forum.com/forum/showthread.php?t=130696&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.drugs-forum.com/forum/showthread.php?t=73599&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les causes étant discutées et discutables (voir chapitre ultérieur sur ce sujet), les traitements proposés sont rarement médicamenteux et plus souvent de l'ordre des TCC, voire du simple soutien social. Toutefois j'espère que ce chapitre pourra être réécrit dans quelque temps avec des éléments plus positifs !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Traitements médicamenteux===&lt;br /&gt;
Les traitements proposés sont le Flumazenil, l'Acamprosate (Aotal) pour le sevrage alcoolique, la Carbamazepine (Tegretol) et le Trazodol, comme indiqués dans le wikipedia cité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Gabapentine (Neurontin) et probablement la Pregabaline (Lyrica) ont été utilisés avec succès, le plus souvent en auto-médication mais des études préliminaires suggèrent un effet positif. Idem pour la Naltrexone après sevrage opiacé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://eboka.info/index.php?topic=1620.0&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/15510234&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une analogie structurale entre la Venlafaxine (Effexor) et le Tramadol a poussé à le proposer comme traitement, notamment lorsqu'il existe une symptomatologie dépressive. (À prendre avec beaucoup de précautions et voir plus bas « le problème de la dépression ».)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut dire qu'actuellement il n'existe pas de certitude concernant l'efficacité des médicaments dans le syndrome prolongé de sevrage. Des pistes sont présentes et justifieraient des études protocolisées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins on peut considérer que la poursuite de la consommation de produit à faibles doses est un traitement de facto du syndrome, largement pratiqué notamment dans le cas des TSO (Méthadone et Buprénorphine) et pourraient justifier cette pratique parfois décriée (« Vous prenez 5 mg/j de Méthadone, pourquoi ne pas arrêter ? »).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La question de la dépression===&lt;br /&gt;
Il est important de bien différencier la dépression vraie, qui répond aux anti-dépresseurs du « coup de cafard » qui ne justifie pas cette prescription. &lt;br /&gt;
Personnellement je préfère opposer la dépression à la déprime mais c'est évidemment une question de sémantique personnelle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
voir le DSM IV http://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK64063/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La notion de « déprime » s'étend largement, par exemple elle décrit la « phase dépressive » étudiée dans le deuil, qui se différencie de la dépression par deux éléments essentiels :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La phase dépressive du deuil est variable avec de « bons » et de « mauvais » jours, au contraire du sentiment dépressif qui tend à être présent de façon relativement permanente pendant des jours ou des semaines, voire des mois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La phase dépressive, de l'avis général, ne requiert pas de traitement par anti-Dépresseurs (AD).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lire notamment&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.axaprevention.fr/applications-services/maladies/troublespsychologiques/Pages/depression.aspx$&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.drugs-forum.com/forum/showthread.php?t=94118&amp;amp;highlight=antidepressants+PAWS&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Coup de cafard ou dépression, comment savoir ?'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avoir un &amp;quot;coup de cafard&amp;quot; est une manifestation naturelle du psychisme. Une déprime se caractérise par un sentiment de tristesse passagère qui peut être lié ou non à des raisons précises. Cependant, si l'état psychologique ne s'améliore pas après environ deux semaines, il est important de consulter, car il s'agit peut-être d'une dépression qui s'installe.&lt;br /&gt;
Est-il normal de parfois &amp;quot;broyer du noir&amp;quot; ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Perte d'un être cher, problèmes professionnels, soucis financiers, déception amoureuse, conflits familiaux ou autre. Tous ces événements font hélas partie, à un moment ou à un autre, du quotidien. Notre psychisme, mais aussi notre corps réagissent à ces situations. Nous nous sentons tristes, fatigués, sans énergie ou alors énervés, tendus. Souvent, nous décrivons cet état comme un &amp;quot;coup de déprime&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il peut aussi nous arriver de broyer du noir sans raison particulière, sans qu'aucun changement ne soit intervenu. C'est parfois le signe d'une insatisfaction vis-à-vis de notre mode de vie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces manifestations, que même les plus optimistes connaissent sont tout à fait normales. Les médecins les considèrent comme des troubles d'adaptation, des états dépressifs mineurs non caractérisés, qui ne doivent pas être confondus avec une maladie dépressive caractérisée et ne justifient donc pas d'un traitement antidépresseur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Ces moments de déprime ont-ils une fonction ?'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aussi curieux que cela puisse paraître, ces moments de déprime ont une fonction d'adaptation. Nous interagissons de façon permanente avec notre environnement. Confronté à une perturbation de cet environnement, l'organisme réagit, permettant à l'individu d'adapter son comportement et ses pensées aux contraintes du monde qui l'entoure. Dans d'autres cas, ces manifestations peuvent amener à s'interroger sur sa vie, à redéfinir ses priorités pour trouver du sens à son existence, et parfois à prendre des décisions ou à provoquer un changement tel qu'un déménagement, la recherche d'un nouvel emploi ou une séparation. Une période de déprime peut être le déclencheur d'une évolution et déboucher sur un mieux-être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Coup de cafard ou début de dépression ?'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le doute, mieux vaut consulter. Le dialogue avec un médecin permet de mettre des mots sur ses difficultés, ce qui suffit parfois pour prendre du recul et se sentir mieux. D'autre part, seul un médecin est à même de faire la différence entre un coup de blues et une dépression. En effet, si cette maladie est complexe, ses symptômes sont relativement bien connus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais attention ! Même si les symptômes observés ne correspondent pas aux symptômes les plus courants, il convient de rester vigilant. Si un coup de cafard devient permanent et incompatible avec la vie quotidienne, il peut être le signe d'une dépression qui s'installe. Il ne faut donc pas hésiter à aller voir un médecin si l'état psychologique ne s'améliore pas ou si des troubles physiques apparaissent, tels que douleurs au ventre ou au dos, ou migraines. Ils peuvent signaler une dépression masquée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===PAWS et Déprime===&lt;br /&gt;
Clairement les caractéristiques habituelles du Syndrome prolongé de sevrage le situent dans la catégorie de la déprime et non de la dépression. Notamment son caractère fluctuant le rapproche singulièrement de la phase dépressive du deuil, dont il partage beaucoup de symptômes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est donc logique que les anti-Dépresseurs (AD) ne soient pas efficaces sur ces symptômes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, comme dans le deuil il peut co-exister une dépression « vraie » qui demande alors un traitement spécifique. La gravité et le caractère permanent dans le temps du sentiment dépressif sont les meilleurs éléments d'appréciation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Psychothérapies===&lt;br /&gt;
Diverses psychothérapies ont été proposées et sont surtout centrées sur le risque de rechute. Là encore, au delà de l'efficacité sur la rechute (ce qui n'est pas rien), il n'y a pas de preuve évidente d'efficacité.&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/16408423&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois les techniques de méditation de la pleine conscience ont été étendues à ce problème et semblent prometteuses. Personnellement (Prescipteur) ce serait plutot avec ces techniques que je souhaiterais mettre en place des groupes de prévention de la rechute. L'avantage est qu'elles ont un rôle éducatif qui s'applique aussi à l'anxiété au coping avec le stress etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.mindfulrp.com/Research.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.hindawi.com/journals/psychiatry/2014/692423/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://focus.psychiatryonline.org/article.aspx?articleID=49314&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://books.google.fr/books?id=hbMWVCkjz7oC&amp;amp;printsec=frontcover#v=onepage&amp;amp;q&amp;amp;f=false&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3972764/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Actions « de bon sens »===&lt;br /&gt;
Voici par exemple ce que suggère&lt;br /&gt;
http://www.uwhealth.org/healthfacts/psychiatry/7228.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Connaître les symptômes et avoir un plan pour y faire face lorsqu'ils se produisent. Voici une liste d'idées qui peuvent aider. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Apprenez à connaître votre système de soutien.''' Il peut comprendre la famille, les amis, les conseillers, les fournisseurs de soins de santé, et votre groupe spirituel. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
'''Restez en contact avec votre réseau de soutien.''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Faire une routine quotidienne''' qui donne du temps pour le repos et la détente. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Essayez de mettre en place des routines''' qui favorisent le sommeil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Ayez une alimentation équilibrée''' riche en fruits et légumes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''L'exercice peut aider''' à réduire le stress et augmenter votre énergie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Offrez-vous à vous même patience et compréhension. '''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Prenez le temps''' de prendre soin de votre spiritualité et faites des choses qui vous apportent du confort. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Prenez soin de vous.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'importance du bien être psychologique et social dans le maintien de l'abstinence a été montré notamment par&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.oatc.ca/wp-content/uploads/2013/04/Predicting-Long-Term-Stable-Recovery-from-long-term-heroin-addiction.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Témoignages de Psychoactif==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces témoignages viennent du site https://www.psychoactif.org&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.psychoactif.org/forum/t9830-p1-syndrome-deficitaire-plusieurs-mois-apres.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Snoopy'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''J 'ouvre cette discussion après lecture d'un post de ziggy, qui m'a apprit le terme &amp;quot;syndrome déficitaire&amp;quot; ....''&lt;br /&gt;
''c'est con, mais je connaissait pas, et c'est cool de pouvoir &amp;quot;nommer&amp;quot; les choses,&lt;br /&gt;
pour faire court:''&lt;br /&gt;
''j'ai fait mon sevrage sub(oxone) ET psychotropes en juin dernier, plutôt a l'arrache il faut dire, très rapide, mais bon, c'est passé....&amp;quot;&amp;quot;&lt;br /&gt;
''j'ai eu après ça des gros problèmes de sommeil pendant des mois, en moyenne 4 heures de sommeil par jour/nuit jusqu'en novembre, où, n'en pouvant plus, je suis retournée demander de l'aide; on m'a filé du zopiclone et du tranxene.....''&lt;br /&gt;
''ce traitement, il diminue tranquille, je l'oublie un jour sur deux, et les doses sont devenues vraiment très soft (un demi de zopiclone, et un tranxene 10).....j'en ai limite plus besoin.....''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''le truc, c'est que hors &amp;quot;troubles du sommeil&amp;quot;, qui se gèrent correctement maintenant, je n'avais jamais ressenti cette grosse dépression, cette anxiété, ce sentiment que &amp;quot;oui, ça a marché, oui j'avance (plutôt pas mal), mais putain qu'est ce que c'est lent, et qu'est ce que c'est chiant&amp;quot; .... qui a deboulé en décembre !!&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
''ma question est peut être con, mais elle est simple : &lt;br /&gt;
est il possible que ce syndrome déficitaire puisse :''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''1/ se développer &amp;quot;problème par problème&amp;quot; (sommeil, puis moral, puis nerfs)''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''2/ faire son apparition &amp;quot;fracassante&amp;quot;, se déclencher plusieurs mois après mon sevrage ??&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''merci d'avance pour tout éclairage sur ma situation'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Ziggy'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Pour le syndrome déficitaire, les ricains semblent mieux le connaître que nous autres français. Quand tu vois que des mecs à Marmottan te font espérer qu'un sevrage dure 15jours maximum puis au fur et à mesure, tu découvres le pot aux roses à savoir que c'est les 20 premiers jours les plus durs mais qu'ensuite, il y'a un ensuite... ''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.addictionsandrecovery.org/post-acute-withdrawal.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Pour certaines personnes, le syndrome déficitaire dure une bonne moyenne de 6 mois ( ça pourrait tirer jusqu'à 2 ans chez certains usagers) et ça se traduit par une alternance d'état normaux-état en déficit (fatigue, sueur, froid, chiasse, stress, insomnie) et plus le temps avance plus les séquences de &amp;quot;forme&amp;quot; dure longtemps et plus les phases de déficit deviennent rares et courtes dans le temps. Aussi, ce mouvement de va et vient rend les choses supportables, ce n'est pas 2 ans (ou 6 mois) en mal permanent, au contraire, le mal se dissipe de plus en plus.... le problème c'est que s'y on se prépare pas à ce que ça dure ce laps de temps, il est facile de s'écrouler sur un moment de faiblesse...''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''l'article anglais donne de bonnes infos malgré tout sur ce sujet controversé... en tout cas moi, je suis assez sensible à cet état d’après le sevrage qui donne l'impression qu'on en voit jamais le bout mémé des deux mois après... faut croire qu'il faille s'accrocher ou raccrocher (à chacun son soleil)&lt;br /&gt;
faire son apparition &amp;quot;fracassante&amp;quot;, se déclencher plusieurs mois après mon sevrage ??&lt;br /&gt;
c'est peut être liée à une prise de conscience que ça dure, ça dure, ça dure + à de l'usure... au début d'un sevrage on s'attend à ce que ce ne soit pas drôle et on attend avec impatience (ou patiemment) le retour d'un état de pêche et d'énergie décent qui peut tarder... et quand ça tarde de trop, on finit par s'épuiser et on prend conscience qu'il y a bien qqchose qui cloche et on sait pas vraiment quoi, ça peut expliquer pourquoi pas mal de gens ont l'impression que ce syndrome s'abat sur eux plusieurs mois après, alors qu'en fait, c'est plutôt que jusque là ils résistaient contre ça et finissent par s'écrouler...''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Filouski'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Salut Snoopy,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tard mais là quand même. Tu as mis un nom sur un état que j'ai vécu et qui a duré pas loin de 18 mois après un sevrage à Fernand Vidal de : opiacés - Amineptine - Tranxène par 300 mg/jour + rohypnol 2mg).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La même qu'explique Ziggy : dans 15 jours ce sera fini ! &lt;br /&gt;
C'était fini, c'est vrai, mais ce qui m'a la plus inquiété a été cet état de déprime avec aussi des problèmes d'insomnies qui m'est littéralement tombé dessus à peu près 1 à 2 mois après le fameux sevrage. Et là, j'ai dégusté fort fort jusqu'à ce que je sois devenu total alcoolique et que je sois aussi sevré de l'alcool.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Les médecins n'arrivaient pas à expliquer cet état, surtout peuplé d'angoisses fortes et d'idées morbides post sevrage. Il y a effectivement le physique et ............ le reste qui suit. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mon mot pour t'écrire que ce qui t'arrive n'est pas une sorte de symptôme orphelin. &lt;br /&gt;
Amitiés'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Ziggy'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Le truc, et ça c'est important de le faire entendre, c'est que la sensation éprouvée lors du syndrome déficitaire opiacé est vraiment exactement celle que l'on éprouve sur les derniers jours d'un sevrage, un état particulier qu'on connaît trop bien (léger mal de bide, mal de jambes, sommeil pourri...) cet espèce d'état larvé de fatigue infini... un état qu'on connaît et reconnaît parfaitement et qui revient par a coup....''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''La plupart des addictos sérieux parlent de 6 mois concernant par ex.le sevrage morphine pour éliminer totalement ce genre de ressentis et l'hypothèse derrière ces symptômes rejoignent pleinement les observations de Dole &amp;amp; Nyswander : la prise d'opiacé altère durablement l'équilibre neurochimique; Nyswander pensait que c'était irréversible ; aujourd’hui on sait bien que NON par contre on sait que ça dure un temps assez long (en moyenne qq mois).''&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
C'est cet altération qui est la première suspecte pour expliquer les rechutes, notamment celles qui ont lieu à distance du sevrage. Ces &amp;quot;retour de manque&amp;quot; des mois après le sevrage peuvent être vécus comme dramatiques et peuvent donner l'impression que l'abstinence ne tient pas ses promesses, que c'est très long et que ça risque de durer éternellement....'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''le seul moyen sensible de diminuer cet état serait de passer un maximum de temps sur les derniers paliers de la substitution pour que le travail se fasse par étape et progressivement....&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
''voila aussi pourquoi les sevrages un peu brutaux montrent le sympathique score de 99% de rechutes : les gens espèrent tous que ça va durer 15jours, ils peuvent endurer ça mais quand ils se rendent compte qu'en réalité ça pourrait des mois et des mois, c'est généralement là que..;''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Un essai d'explication du syndrome prolongé de sevrage==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les Risques du Changement===&lt;br /&gt;
Il est important de noter que le texte ci dessous ne vient pas du tout d'un contexte médical. Il a été cité par un informaticien spécialiste du changement en entreprise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.leger.ca/GRIS/Phase3.Dcompensation.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Phase 3: Décompensation''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Abandon de la résistance sous toutes ses formes, la décompensation est une phase clé du &lt;br /&gt;
processus individuel du changement.&lt;br /&gt;
Lorsque notre résistance contre un changement en contradiction avec nos aspirations&lt;br /&gt;
est sans effet, nous décompensons. Nous nous sentons las, définitivement incompris&lt;br /&gt;
ou non reconnus.&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Plus notre résistance a été forte, plus notre décompensation est grande, &lt;br /&gt;
à la mesure de l'impact affectif du changement et de l'importance que nous lui accordons.Elle présente les symptômes traditionnels de la dépression : &lt;br /&gt;
fatigue, absence de ressort, idées noires, tristesse, obsession d'échec.. . &lt;br /&gt;
Il nous arrive de pleurer, nous nous sentons vulnérables et privés d'énergie.&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
''Nous augmentons parfois notre consommation d'excitants (alcool, café, tabac),&lt;br /&gt;
nous perdons le goût de choses que nous apprécions d'ordinaire, nous nous replions sur nous-mêmes.''&lt;br /&gt;
''II s'agit là d'un processus de deuil : deuil de notre réalité, de nos espoirs de la&lt;br /&gt;
conserver et de notre résolution à altérer le changement. &lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
''Notre état d'abattement consterne parfois notre entourage, qui le trouve démesuré par rapport au changement qui nous affecte.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Or, la décompensation s'opère par rapport à nos repères internes.&lt;br /&gt;
Plus nous sommes sentimentaux et émotifs, plus notre décompensation est évidente. &lt;br /&gt;
Au contraire, plus nous sommes réfléchis, moins elle est observable.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''La décompensation peut durer quelques minutes.. . ou plusieurs années.'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Les deux facteurs-clés de la durée et de l'intensité de la décompensation sont d'une part&lt;br /&gt;
la distance affective qui nous lie à l'objet du changement, et d'autre part &lt;br /&gt;
le niveau de stres lié à l'accumulation des changements que nous sommes en train de connaître.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Au cours d'une même période, nous pouvons être affectés par un grand nombre de changements :&lt;br /&gt;
déménagement, perte d'un être cher, d'un emploi, d'un privilège ou d'un avantage, etc.'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Le moindre changement intervenant dans une telle situation est de nature à amplifier&lt;br /&gt;
la décompensation, même quand il s'agit d'un incident mineur tel que la perte d'un briquet.&lt;br /&gt;
Dans le cas d'un incident majeur venant s'ajouter à une série de changements, &lt;br /&gt;
la décompensation peut se révéler grave.&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''La décompensation est souvent mal comprise par l'entourage, qui tend à la banaliser&lt;br /&gt;
par des jugements relativistes.&lt;br /&gt;
Fort heureusement, la décompensation n'est pas toujours dramatique et peut se résumer&lt;br /&gt;
à un épisode de tristesse, d'abattement passager, associé à un sentiment d'injustice.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Un des éléments positifs de la décompensation est le doute qui nous envahit &lt;br /&gt;
et nous permet de considérer les choses sous un autre angle, pour rendre le changement acceptable.''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
''En doutant de nous, du bien-fondé de notre réalité, de notre résistance passée, &lt;br /&gt;
de notre vision des choses, de nos croyances, nous nous préparons à l'acceptation d'une nouvelle réalité.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''La fin de la décompensation correspond à l'acceptation du changement. Il s'impose à nous&lt;br /&gt;
comme inéluctable, irrévocable. Certes, nous ne l'aimons pas, nous ne l'apprécions pas, nous ne sommes pas sûrs de pouvoir « faire avec », &lt;br /&gt;
mais nous commençons à entrevoir que nous « devons faire avec ».'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''En milieu professionnel, la décompensation s'effectue souvent à l'extérieur de l’entreprise.&lt;br /&gt;
En effet, lorsqu'un collaborateur entre en décompensation, il va souvent consulter un médecin&lt;br /&gt;
qui lui prescrit quelques jours d'arrêt de travail. &lt;br /&gt;
Lors de la reprise, la décompensation est en phase terminale, et le collaborateur&lt;br /&gt;
a fait son deuil.'' &lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
Parfois, il faudra plusieurs arrêts de travail successifs pour que le collaborateur reprenne le dessus et puisse avoir une activité normale.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''En phase de décompensation, nous avons tendance à nous rapprocher de nos amis, &lt;br /&gt;
de notre famille - sauf, bien entendu, s'ils sont à l'origine du changement &lt;br /&gt;
qui nous affecte.&lt;br /&gt;
Nous avons besoin de combler le vide affectif qui nous étreint. Nous sommes en recherche&lt;br /&gt;
d'adaptation, et la compréhension dont nous sommes l'objet offre une compensation qui&lt;br /&gt;
permet d'avancer vers l'acceptation du changement, même pénible''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Notre vulnérabilité nous permet de faire évoluer notre système de croyances pour rendre la réalité plus acceptable. &lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''La décompensation s'achève progressivement lorsque nous cessons d'être obsédés par la perte&lt;br /&gt;
et le passé pour considérer l'avenir et notre survie dans cet avenir. &lt;br /&gt;
Il est vrai, à ce stade, que les souffrances que nous avons pu connaître dans le passé&lt;br /&gt;
nous aident si elles sont cicatrisées.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''La décompensation est tout aussi essentielle que la résistance pour pouvoir intégrer&lt;br /&gt;
un changement. Marquant la fin définitive de la résistance sous toutes ses formes,&lt;br /&gt;
elle nous permet de progresser dans l'élargissement de notre réalité et dans notre expérience&lt;br /&gt;
humaine.&lt;br /&gt;
Elle illustre particulièrement bien l'affirmation selon laquelle le changement se fait&lt;br /&gt;
avant tout dans la souffrance. En s'atténuant, cette souffrance et la tristesse&lt;br /&gt;
qui l'accompagne marquent notre évolution vers la phase de résignation. &lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Carton, G-D. (2004) Éloge du changement''' : méthodes et outils pour réussir un changement individuel et professionnel,2 édition, ÉditionsVillage Mondial, Paris&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Deuil, Stress et Immunité===&lt;br /&gt;
Je suis personnellement très intéressé par la similitude entre le syndrome prolongé de sevrage et les manifestations habituelles du deuil (j'ai écrit un article sur le Deuil mais à l'époque les aspects neuro-immuno-endocrines que je vais évoquer étaient encore mal connus et je n'en parle pas dans l'article http://classiques.uqac.ca/contemporains/millet_pascal/deuil/deuil.html). De plus, la prise en charge recommandée dans ces deux contextes est assez similaire (pas d'AD, donner du temps etc..)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.cabinetdelavie.ch/130124_hug.pr%C3%A9sentation.ppt.jm.reinert_B.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.suchtschweiz.ch/DocUpload/dep_20_davidson.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci ne veut pas dire du tout que « tout soit dans la tête » loin de là. De nombreuses études montrent une relation étroite entre le Deuil et le Stress en général et des modifications mesurables du système immunitaire, par une interaction très complexe du cerveau et du corps, notamment l'intestin. Ces interactions font appel notamment aux neurotransmetteurs et neuromodulateurs , et notamment aux endorphines et au GABA, ce qui évoque une relation étroite avec la consommation d'opiacés, d'alcool ou de benzodiazépine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus il a été montré qu'il existe une relation étroite entre le système immunitaire, l'anxiété et la dépression et donc il n'est pas étonnant que ces interactions complexes neuro-immuno-endocrines entraînent non seulement des modifications immunitaires mais aussi certains symptômes. du deuil, du stress ou du sevrage. Évidemment la présence de produits agissant sur les récepteurs aux endorphines, au GABA, à la dopamine ne peuvent que jour un rôle, souvent aggravant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par exemple ces deux extraits donnent une petite idée de l'ampleur du problème&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Traduction de http://www.ipubli.inserm.fr/bitstream/handle/10608/217/?sequence=19&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conclusion,&lt;br /&gt;
l’altération de la régulation de l’axe corticotrope en cas de&lt;br /&gt;
stress chronique apparaît impliquée dans les troubles de l’humeur : des augmentations de sécrétions basales de cortisol ont souvent été rapportées chez l’homme. Des anomalies circadiennes (avances de phase du rythme de cortisol) sont suspectées comme lien possible entre stress chronique et dépression.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’axe corticotrope intervient également largement dans la modulation des comportements addictifs par le stress et dans les troubles du sommeil liés au stress. L’hypersécrétion de cortisol et de catécholamines en cas de stress chronique peut conduire à l’apparition d’un syndrome métabolique associant plusieurs symptômes : obésité abdominale, état de résistance à l’insuline pouvant évoluer vers un diabète, hypertension artérielle et perturbations du métabolisme des lipides sanguins. Ces perturbations métaboliques représentent un facteur de risque pour le système cardiovasculaire (athérosclérose, thrombose). Le stress est également impliqué dans le déclenchement et/ou la majoration de symptômes digestifs. Le CRF apparaît au centre des mécanismes physiopathologiques des effets du stress sur le tube digestif. Concernant les troubles musculosquelettiques, il est aujourd’hui reconnu que le stress potentialise les effets des sur-sollicitations biomécaniques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les effets du stress semblent transmis par le système autonome, le système endocrine et le système immunitaire. Enfin, des liens très étroits existent entre les deux axes principaux du stress et le système immunitaire. Ce dernier est informé, par l’intermédiaire des systèmes nerveux autonome et central, de stimuli cognitifs, émotifs et physiques intégrés par le cerveau. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En retour, le cerveau reçoit des messages du système immunitaire par l’intermédiaire de neuropeptides hormonaux et de cytokines. Les conséquences pathologiques du stress peuvent résulter d’altérations immunitaires. Le stress, via l’induction d’une transition dans l’équilibre entre lymphocytes TH-1 et TH-2, aurait des effets délétères, dans l’évolution des maladies infectieuses, auto-immunes, inflammatoires et cancéreuses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Traduction de  http://www.umbc.edu/bbhlab/article%20pdfs/6262832.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les émotions négatives peuvent intensifier toute une variété de problèmes de santé . Nous fournissons ici un cadre général reliant les émotions négatives à une série de maladies dont l'apparition et l'évolution peut être influencé par le système immunitaire : L'inflammation a été liée à un grand nombre de maladies associées au vieillissement , comme les maladies cardiovasculaires,l'ostéoporose , l'arthrite, le diabète de type 2 , certains cancers , la maladie d'Alzheimer , la fragilité et&lt;br /&gt;
le déclin fonctionnel et enfin la maladie parodontale . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La production de cytokines pro-inflammatoires qui influence le cours de ces maladies et de bien d'autres peut être stimulée directement par des émotions négatives et des expériences stressantes . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre , les émotions négatives contribuent également à prolonger&lt;br /&gt;
l'infection et retarder la cicatrisation , ce qui entretient en retour la production de cytokines pro-inflammatoires. &lt;br /&gt;
Par conséquent , nous soutenons que les troubles immunitaires liés à la détresse peuvent être un mécanisme de base pour tout un ensemble vaste et diversifié de risques pour la santé, associés&lt;br /&gt;
avec des émotions négatives . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des ressources telles que des relations personnelles étroites qui diminuent les émotions négatives peuvent améliorer la santé dans le cadre de leur impact positif sur le système immunitaire et la régulation endocrine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Références sur Deuil, Stress et Immunité===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur Stress et Immunité&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1361287/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.rc.usf.edu/~jdorio/Articles/Stress,%20emotion,%20and%20human%20immune%20function.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://psydoc-fr.broca.inserm.fr/colloques/cr/Stressimmunite2/Bonaz.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://ipubli-inserm.inist.fr/bitstream/handle/10608/1627/2000_2_235.pdf?sequence=1&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://etudes.univ-rennes1.fr/digitalAssets/33/33420_Conf_merlot.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur Deuil et Immunité&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://agirpoursasante.free.fr/livre/chap9.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3384441/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/8047615&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/14656449&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://cvi.asm.org/content/3/1/109.full.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur Endorphine et Immunité&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://addicted2success.com/life/10-reasons-why-endorphins-are-so-important/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19903933&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/2981735&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.nel.edu/22_6/NEL220601R05_Salzet_.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.meridiens.org/acuMoxi/huitun/fall81gonneau.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur Glutamine et GABA et Sommeil et Humeur&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.acides-amines.com/domaines-d-application/sommeil-humeur-productivite.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur Immunité et Anxiété&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.depressionanxietydiet.com/immune-system-depression-anxiety/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/0091305795021582&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur l'effet de l'exercice sur le système neuroendocrine&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://ulib.derby.ac.uk/ecdu/CourseRes/dbs/currissu/Salmon_P.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur la Neurobiologie des Addictions&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.texinstitute.com/wordpress/wp-content/uploads/2011%20Handouts/Thursday/7_21_1030_Friedman.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2805560/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2739305/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
et surtout&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Traduction de http://www-psych.stanford.edu/~span/Publications/jp02a.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''La signification « évolutionniste » du fonctionnement neurochimique du cerveau a&lt;br /&gt;
reçu peu d'attention dans le domaine de la recherche sur la toxicomanie .&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
''De même, l'échec général des neuroscientifiques à expliquer comment les circuits de base du cerveau peuvent transmettre les pulsions émotionnelles a retardé le développement de perspectives scientifiquesqui pourraient inpirer de nouvelles enquêtes sur la dynamique et le traitement de la toxicomanie . &lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
''Dans cet article , nous revisitons l'argument selon lequel les substances faisant couramment l'objet d'abus activent ou modifient des systèmes spécifiques du cerveau émotionnel qui ont été conçus par l'évolution pour signaler incréments ou diminutions potentiels du sentiment de bien-être . &lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
''Nous discuterons de deux systèmes émotionnels distincts (recherche de la récompense et détresse de séparation) qui peuvent transmettre différents types de changements potentiels de la sensation de bien-être .'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''En developpant cette approche inspirée d'une philosophie évolutionniste, nous illustrons comment un modèle mammifère d'émotion (c.-à- vocalisations ultrasoniques chez les rongeurs) peut permettre aux scientifiques de prédire des phénomènes liés à la drogue tels que le potentiel d'abus, la localisation anatomique des mediateurs neuronaux, et l'impact psychologique du sevrage.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Nous concluons par une discussion sur certaines implications thérapeutiques et sociales liées à la toxicomanie, en ayant à l'esprit de multiples systèmes neuronaux liés aux émotions.&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Traduction de  http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3730086/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''La toxicomanie peut être définie par un cycle en trois étapes - binge / intoxication (consommation) , sevrage / effet négatif , et préoccupation / anticipation - qui implique des changements allostatiques dans les systèmes de récompense et de stress du cerveau . &lt;br /&gt;
Une hypothèse est que deux principales sources de renforcement , le renforcement positif et le renforcement négatif , jouent un rôle dans ce processus allostatique .&lt;br /&gt;
L'état émotionnel négatif qui entraîne le renforcement négatif est supposé provenir d'une dérégulation des éléments neurochimiques clés impliqués dans ces systèmes de récompense et de stress .'' &lt;br /&gt;
''Les éléments neurochimiques spécifiques dans ces structures comprennent non seulement une diminution du fonctionnement du système de récompense ( processus intra-système), mais aussi le recrutement de divers systèmes de stress du cerveau induit par la corticotrope (CRF ) et par les systèmes opioïdes dynorphine – κ, dans le striatum ventral , l'amygdale et le cortex frontal ( processus inter-systèmes) .'' &lt;br /&gt;
''Les antagonistes du CRF bloquent les réponses de type anxieux associées au sevrage , bloquent l'élévation du seuil de récompense produite par le sevrage , et bloquent la prise compulsive de drogues.''&lt;br /&gt;
''La consommation excessive de drogues excessive entraine également une activation de CRF dans le cortex préfrontal médian , en parallèle avec un déficit des fonctions exécutives qui peut faciliter la transition vers des prises compulsives .''&lt;br /&gt;
''Le Neuropeptide Y , un puissant neurotransmetteur anti-stress , a un profil d'action sur les prises compulsives d'alcool similaire à celui d'un antagoniste CRF1 .'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Le blocage du système opioïde κ peut également bloquer les effets dysphoriques associés au sevrage et donc bloquer le développement du craving, ce qui suggère qu'un autre puissant système de stress du cerveau contribue à la quête compulsive de drogue . La perte de la fonction de récompense et le recrutement des systèmes cérébraux de stress constituent une base neurochimique puissante qui explique le compulsivité de la dépendance.&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Un Essai de conclusion provisoire===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est donc tentant de penser que le syndrome prolongé de sevrage est en partie lié à une réaction « standard » de l'organisme au stress, au deuil, et au changement en général. &lt;br /&gt;
Ce qui expliquerait son caractère relativement uniforme et son apparition après sevrage de produits très différents (opiacés, BZD, stimulants, MDMA etc..).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'un des intérêts de cette façon de voir est que cela permet d'évoquer les méthodes de prise en charge du deuil et du stress en général, beaucoup mieux connues et étudiées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notamment l'inutilité des AD, la nécessité de prendre du temps et de se protéger, l'utilité de l'exercice physique sont des notions qui appartiennent aux deux mondes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, bien entendu, il ne faut pas oublier que les produits exercent également un effet sur ce système neuro-immuno-endocrine et que cela entraîne des spécificités. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notamment pour les opiacés, une hyperalgésie prolongée après sevrage a été décrite et pourrait être à l'origine des symptomes '''spécifiques''' du post sevrage aux opiacés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci est probablement en faveur de la prescription prolongée d'opiacés à petites doses (TSO, Méthadone 5 mg par jour ou Subutex 1 mg/j pendant des mois ou des années par exemple)).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour l'alcool cela peut expliquer l'effet positif de l'Acamprosate (Aotal) et peut être du Baclofène, du Nalmefene et du Revia.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les BZD voir http://forum.doctissimo.fr/medicaments/antidepresseurs-anxiolytiques/syndrome-prolonge-benzodiazepines-sujet_161902_1.htm  (voir l'article traduit de l'anglais en fin de post) ainsi que http://www.benzo.org.uk/freman/index.htm.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois il faut savoir que les études de suivi sur les vétérans du Vietnam ont montré que la prise d'opiacés pendant un temps (même si elle est largement limitée au temps de présence au Vietnam. Elle a concerné plus de 20% des GI) est associée à une surmortalité et surmorbidité significative. Il est probable que ce n'est pas l'effet des opiacés par eux même mais celui d'un biais de selection basé sur le désir de consommation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://archives.drugabuse.gov/meetings/bbsr/bbpowerpoint/price.ppt&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.rkp.wustl.edu/VESlit/DAD2001.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une étude du BMJ a montré que la surmortalité liée à la consommation d'opiacés n'était atténuée que par la prise de TSO pendant plus d'un an. Une autre étude montre une surmortalité associée à la prise d'anxiolytiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.infos-psychotropes.fr/pdf/bmjTSO.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.psychoactif.org/forum/t10530-p1-mortalite-anxiolytiques.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut espérer que des études ultérieures viennent modifier rapidement cette conclusion provisoire et apporter des réponses à une problématique qui concerne probablement des centaines de milliers de personnes en France (puisqu'il n'ya aucune raison de ne pas y inclure le sevrage de l'alcool et probablement aussi celui du tabac).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une discussion qui prolonge la Conclusion (provisoire) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.psychoactif.org/forum/t10389-p3-Sevrage-Heroine-avec-bupre.html#p149723&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
Ziggy''' (post #62)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour être franc, je crois qu'il y a une certaine confusion dns ce que l'on nomme et c'est ce qui me gêne car là on a tendance à mettre dans cette appellation de PAWS un peu tout ce que l'on veux... jusqu'à dire que le PAWS se manifeste indépendamment du produit par exemple. A mon sens là il s'agit plus du tout de PAWS mais de symptome PSY liée à la perte de l'objet came dont le deuil est à faire. Pour étre juste a mon sens il convient de distinguer le PAWS du sevrage psychologique, car ce sont deux symptomatologies différentes même si elles sont vécues toutes deux après le sevrage et qu'il est facile de les superposer ou de croire qu'il s'agit de la meme chose....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
je donne un premier exemple. Une personne non-toxicomane est administrée en morphine pendant plusieurs mois pour hernie discale. Puis les douleurs cessent et on lui diminue son dosage et on la sèvre. Les premiers jours sont chauds... mais après et là bingo, la personne décrit un état de fatigue caractérisée par des ressentis physiques (sueurs, jambes, frissons, insomnie) pendant plusieurs semaines/mois.... mais aucun craving ni deuil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
autre exemple. Un héroïnomane arrête brutalement. Apres le sevrage, il va éprouver les memes symptômes physiques qui perdurent mais il va aussi éprouver de la déprime (qui exprime le manque mental), des cravings, de la colère etc... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
donc le PAWS tel que je le conçois concerne les symptômes résiduelles de manque liés à la non retrocesion de la symptomatologie du manque et c'est bien ce qu'on mesure, il faut un temps long pour achever la rendorphinisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les problèmes psys liés à la conso (ou son arret) et qui s'expriment psychologiquement et physiquement aussi, c'est un autre probleme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je trouve que mélanger les deux transforme la notion de PAWS en pot pourri ou l'on indifférencie tout ce qu'il se passe dans cette phase de reconstruction... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
il me semble important de différencier ce qui appartient au PSY et ce qui appartient à l'ORGANIQUE.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Prescripteur'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si je comprends bien Ziggy, tu voudrais séparer des symptomes du sevrage des opiacés (PAWS1) d'un syndrome &amp;quot;général&amp;quot; qui serait le PAWS2. Cela me parait important d'en parler parce qu'en effet le PAWS est une notion récente, donc il est possible que cette notion soit encore mal stabilisée.&lt;br /&gt;
Pour moi (c'est ce que je dis dans le wiki) je préfère parler de spécificité du PAWS qui s'ajoute lors du sevrage d'opiacés (mais aussi probablement de l'alcool des BZD, des stimulants) au '&amp;quot;PAWS de base&amp;quot; , et qui en effet est lié au produit. &lt;br /&gt;
Notons par exemple que le PAWS des opiacés répond bien aux petites doses de TSO, alors que pour celui de l'alcool et des BZD ce serait plutot des gabaergiques (Baclofene, GHB, BZD) et pour les stimulants des BZD, voire des stimulants.&lt;br /&gt;
Mais notons que le deuil est lui même responsable d'un grand nombre de consommations alcooliques ou opiacées. Un phénomène curieux est d'ailleurs le déni de ce mécanisme. De nombreux patients racontent qu'ils ont commencé à boire ou consommer dans la période suivant un ou des deuils mais nient une relation avec ce deuil. (de nombreux autres patients aussi disent &amp;quot;j'ai commencé à boire quand ma mère est mort&amp;quot;).&lt;br /&gt;
C'est dans ce sens que je pense plus efficace de penser le phénomène comme global avec des différences et des spécificités plutot que comme deux problèmes indépendants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Ziggy'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Disons que tu l'envisages de manière globale concernant l'arrêt de toute forme de psychotropes alors que moi je ne le vois que par la lorgnette de mon expérience et concernant l'arret des opiacés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si je différencie nettement le manque psychologique du syndrome déficitaire, c'est parce qu'au cours de mes années de dépendance, j'ai vu ces symptômes se mettre en place et je vois bien comment ce n'est pas du tout la meme chose. Concernant le manque psychologique, chez moi il est venu assez rapidement et même bien avant le manque physique et c'est ce truc psycho qui m'a fait perdre pied et m'a conduit à aller jusqu'au seuil de l'intoxication... et je suppose que des 2, c'est bien sur le manque psycho le plus rebelle puisque car c'est celui la qui te fait replonger à chaque coup et meme tres à distance du sevrage physique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais voila lors de mes 2-3 premières années, je n'ai éprouvé aucun PAWS. J'ai fait pas mal de sevrages et je sentais vraiment la peche revenir en une dizaine de jours et ensuite roule ma poule... le problème c'est que le psychologique était toujours là. Ca OK !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voyant que je rechutais toujours, même après des 30 ou 60 jours clean j'ai décidé de me mettre sous TSO. Et c'est ensuite que pour la première fois, j'ai ressenti ces symptômes de PAWS.... Au début, comme beaucoup d'autres, j'ai mis ça sur le dos du subutex... dont on sait que le sevrage est plus long que l'heroine. Mais là c'était vraiment TRES long... J'ai découvert par la suite que ça n'avait rien à voir avec le SUB en tant que tel (et sa demi vie lente) puisque j'ai pratiqué plein de switchs (des semaines de codeine, plusieus mois de skenan) et à chaque sevrage, quel que soit la molécule, j'ai éprouvé ces symptômes déficitaires qui durent des semaines.......&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour pas vous mentir, à partir du jour ou j'ai commencé à éprouver ces symptômes, les choses se sont vraiment compliquées pour me &amp;quot;sevrer&amp;quot;. Quand je me retappais en 10-12 jours, c'était chaud mais jouable, j'arrivais à me sevrer et je sentais bien ce moment ou le sevrage est enfin FINI, ou le corps prend le dessus ou tout rentre dans l'ordre... mais avec le PAWS,une fois que j'y ai été sujet j'ai beau essayé une dizaine de sevrages et j'ai l'impression de n'etre jamais arrivé au bout d'aucun d'eux, malgré pourtant des 2ou 3 mois d'abstinence...cette sensation étrange que ça ne revient pas (ou revient plus), que 95% du manque a disparu mais qu'il reste 5% que le corps n'arrive pas à éliminer. Une fois j'ai tenu 70 jours sans buprénorphine et un matin, j'avais tellement la chiasse et mal aux jambes malgré 10 semaines de sevrage, j'ai pris un demi 0.4mg= effet hallucinant. Le lendemain, je &amp;quot;revivais&amp;quot; enfin pour la première fois depuis ce sevrage... ça c'était COOL mais constat déprimant = comment est il possible de redevenir normal après des années de TSO ou d'opiacés ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le seul moyen que j'ai trouvé c'est avec la métha de diminuer très doucement en restant des mois sur des petits paliers et diminuer jusqu'au 0 absolu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sinon je crois que 0.4 de subu équivaut environ à 3 mg de métha, donc encore trop important pour ne pas sentir un sevrage difficile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Snoopy'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
@prescripteur,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
pour ma part, je suis globalement d'accord avec ce que tu dis, ca, c'est un fait, MAIS ce qui me &amp;quot;derange&amp;quot; c'est le fait de remettre toujours le coté psychologique en avant, qui est là, oui, mais pas que.....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
je parle pour moi là : le sevrage physique &amp;quot;pur&amp;quot;, c'est ok, le sevrage psychologique &amp;quot;pur&amp;quot;, c'est ok aussi, dans le sens où non, je ne vois pas ca comme un deuil de ma/mes consos passées, mon changement de mode de vie (dur aussi, on est bien d'accord), et autres.......&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ce que MOI je retiens du PAWS (1,2 ou plus encore peut etre, vu que c'est une &amp;quot;decouverte&amp;quot; recente dans le milieu soignant), c'est que j'ai des hauts et des bas, mais je pense pas plus qu'une personne qui ne consomme pas de drogues, que je ne mets pas tout ca dans le meme panier, mais que pour ce qui concerne mes insomnies et autres soucis &amp;quot;physiques&amp;quot;, apres des années de psychotherapies et autres aides plus naturelles genre sophro, acupuncture, blablabla, JE SAIS identifier quand c'est mon etat d'esprit qui est en cause (toutes mes insomnies ne sont pas toutes dues au PAWS), ou quand c'est strictement physique chimie cerebrale.......&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
quand tout va bien, et que pendant 15/20 jours je ne dors plus, que je tremble, que j'ai froid, voire des nausées, je sais que c'est pas du psychologique, mais bel et bien du physique........&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
mais comme tu le dis, ce syndrome est encore une &amp;quot;decouverte&amp;quot; jeune, et il va sans doute falloir bosser et creuser le sujet pendant.....années avant de vraiment connaitre tous les tenants et aboutissants de ce probleme....... pas glop, mais bon, pas le choix non plus &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
en me relisant, je me trouve un peu con-con, a repenser aux UD d'il y a quelques dizaines d'années (voire plus) qui eux, n'avaient meme pas de tso, et encore moins d'aide, d'attention, et encore moins de respect venant des personnes censées les soigner......pas etonnant que beaucoup nous aient quittés, faute de &amp;quot;mieux&amp;quot;....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''YourLatestTrick'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Salut !&lt;br /&gt;
ziggy a écrit:&lt;br /&gt;
Pour être franc, je crois qu'il y a une certaine confusion dns ce que l'on nomme et c'est ce qui me gêne car là on a tendance à mettre dans cette appellation de PAWS un peu tout ce que l'on veux... jusqu'à dire que le PAWS se manifeste indépendamment du produit par exemple.&lt;br /&gt;
Je me suis peut être mal exprimé ; je voulais dire que peu importe le produit auquel on a été dépendant, on retrouve un ensemble de symptômes communs ; auxquels s'ajoutent éventuellement des symptômes plus spécifiques à la substance. Si je donne l'impression de pinailler, c'est que la finalité de cette discussion est bien d'identifier un phénomène, pour envisager des pistes de réflexion ; c'est en ce sens que je trouve important de poser les fondations d'un ensemble de symptômes communs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En soi, le terme PAWS est, d'un point de vue sémantique, assez vague, au final ; c'est probablement ce qui rend la sémiologie difficile à définir précisément.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant le débat sur la composante psychologique du PAWS, je pense qu'il faut le comprendre comme ayant une origine psychologique, et pas seulement des symptômes de nature psychologique. &lt;br /&gt;
Pour prendre un exemple : la notion de douleur va bien au delà de la nociception : l'OMS la décrit comme telle : &lt;br /&gt;
&amp;quot;la douleur est une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable en réponse à une atteinte tissulaire réelle ou potentielle ou décrite en ces termes&amp;quot;&lt;br /&gt;
La composante psychologique du ressenti de la douleur est primordiale, c'est, à mon avis, un fait à prendre en compte, et à explorer, parcequ'il contribue probablement au ressenti des symptômes spécifiques du sevrage opiacé, pour rester dans cet exemple.&lt;br /&gt;
Ce que je veux dire, c'est que quand on parle de l'aspect psychologique, on ne veut surtout pas dire que c'est &amp;quot;juste dans la tête&amp;quot;, loin de là.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après, je ne doute pas que, par vos expériences, vous puissiez l'interpréter de manière personnelle, et que vous êtes capables d'identifier les processus impliqués (cf l'exemple de Snoopy) , l'important étant de pouvoir trouver une réponse à ce problème (on est d'accord là dessus, je pense !)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je crois que plus on aura de témoignages, plus on y verra clair. Au cas par cas, des éléments de contextes personnels peuvent brouiller les pistes, je pense.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ziggy, ton exemple de la personne hospitalisée, donc -a priori- avec une moindre implication émotionnelle dans la conso du produit, est intéressant. Tu notes à juste titre que les symptômes vont être uniquement d'ordre physique, très probablement spécifiquement liés au produit (opiacé en l’occurrence) . &lt;br /&gt;
C'est ce phénomène que tu associe au PAWS ?&lt;br /&gt;
On peut l'envisager ainsi, mais je pense que dans le cadre d'un usage de type addictif, il y a d'autres éléments qui entrent en jeu, d'origine psychologique, donc, qui viennent se greffer, et &amp;quot;potentialiser&amp;quot; les symptômes que tu décris.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faudrait alors identifier : les différents symptômes de sevrage post-aigus pour chaque type de produit consommé (le wiki comporte une partie spécifique aux benzodiazépines il me semble, par exemple);puis en déduire les phénomènes communs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ma part, le PAWS s'est principalement manifesté par des phases anxio-dépressives, en alternance avec des phases &amp;quot;sans souci&amp;quot; . Très peu de symptômes physiques, mis à part ceux associés à l'anxiété (qui peut se traduire par des troubles somatiques parfois impressionnants ) . Au bout de six mois, le PAWS était largement atténué. Un peu d'anxiété, et des variations de l'humeur, mais ni plus ni moins qu'une personne &amp;quot;normale&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Les produits dont je me suis sevré sont les opiacés (tramadol 400-600mg par jour pendant 2-3 ans) et les BZD (150mg de seresta par jour vers la fin) , avec des extras fréquents (morphine, oxycodone, fentanyl, codéine, dihydrocodéine, et une dizaine de benzos différents selon les périodes).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je n'ai peut-être pas assez de recul, puisque j'ai repris ma conso au bout de six mois.&lt;br /&gt;
Je trouve cette discussion enrichissante, ça permet de confronter la théorie avec des expériences concrètes, et je pense vraiment que ça peut être d'une grande aide pour comprendre et se préparer à &amp;quot;l'après&amp;quot; .&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Meu</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=PAWS,_le_syndrome_prolong%C3%A9_de_sevrage&amp;diff=6420</id>
		<title>PAWS, le syndrome prolongé de sevrage</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=PAWS,_le_syndrome_prolong%C3%A9_de_sevrage&amp;diff=6420"/>
		<updated>2016-08-18T22:32:31Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Meu : listes&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''PAWS, Le syndrome prolongé de sevrage ou plutôt le syndrome prolongé après sevrage aigu'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(PAWS = post acute withdrawal syndrome, protracted withdrawal syndrome)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est reconnu depuis longtemps que le sevrage opiacé aigu n'est pas une fin mais qu'il est suivi d'une période de craving, d'insatisfaction etc. qui peut mener à la rechute.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreux témoignages sur psychoactif.org le montrent depuis des années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois une certaine théorisation du processus est plus récente et a fait l'objet d'articles ou d'informations notamment aux USA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est cette théorisation que nous voulons présenter ici et que nous nous proposons d'accompagner dans les développements qu'elle ne manquera pas (nous le pensons) de susciter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Introduction = un survol !==&lt;br /&gt;
Traduction de http://www.addictionsandrecovery.org/post-acute-withdrawal.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a deux étapes du sevrage quel que soit le produit (alcool, opiacés, BZD, cocaine). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La première étape''' est la phase aiguë, qui dure généralement au plus quelques semaines. Au cours de cette étape, vous pouvez ressentir des symptômes de sevrage physique. Mais chaque médicament est différent, et chaque personne est différente.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La deuxième étape''' de sevrage est appelé le syndrome prolongé de sevrage (post aigu = PAWS). Au cours de cette étape, vous aurez moins de symptômes physiques, mais les symptômes de sevrage sont plus émotionnels et psychologiques.&lt;br /&gt;
Le syndrome prolongé de sevrage se produit parce que la chimie de votre cerveau revient progressivement à la normale. Au fur et à mesure que votre cerveau améliore les niveaux de vos neurotransmetteurs il se produit des fluctuations autour du nouvel point d'équilibre qui provoquent les symptômes prolongés de sevrage (post aigus).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La plupart des consommateurs sevrés éprouvent des symptômes prolongés de sevrage (post aigus). Alors que dans la phase aiguë de sevrage chaque vécu est différent, en sevrage prolongé (post aigu) la plupart des gens éprouvent les mêmes symptômes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les symptômes prolongés de sevrage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les symptômes de sevrage post-aigus les plus courants sont :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Les sautes d'humeur&lt;br /&gt;
* L' anxiété&lt;br /&gt;
* L' irritabilité&lt;br /&gt;
* La fatigue&lt;br /&gt;
* Le sentiment d'une énergie variable&lt;br /&gt;
* Un faible enthousiasme&lt;br /&gt;
* Une concentration variable&lt;br /&gt;
* Des troubles du sommeil&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome prolongé de sevrage est ressenti comme un parcours en montagnes russes. Au début, les symptômes vont changer de minute en minute et d'heure en heure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus tard, avec la progression de la récupération ils vont disparaître pour quelques semaines ou quelques mois avant de revenir à nouveau. Au fur et à mesure que vous continuez à récupérer les périodes non symptomatiques seront plus en plus longues. Mais les « mauvaises périodes » peuvent être tout aussi intenses et durer tout aussi longtemps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque épisode de ce syndrome prolongé de sevrage dure généralement quelques jours. Une fois que vous aurez avancé dans la récupération depuis un certain temps, vous constaterez que chaque épisode dure généralement quelques jours. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n'y a pas de déclencheur évident dans la plupart des cas. Simplement, vous vous réveillez un jour en ressentant irritabilité et manque d'énergie. Si vous vous accrochez pendant quelques jours, les symptômes disparaîtront comme ils sont venus. Après un moment vous allez développer une confiance en votre guérison, malgré ce syndrome, parce que vous savez que chaque épisode est limitée dans le temps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome prolongé de sevrage dure généralement 2 ans. C'est l'une des choses les plus importantes que vous devez retenir. Si vous êtes partant pour relever ce défi, vous pourrez réussir. Mais si vous pensez que les symptômes ne seront présents que pendant quelques mois, alors vous serez pris au dépourvu, vous serez déçus, et vous serez plus susceptibles de rechuter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Comment survivre au syndrome prolongé de sevrage'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Soyez patient. Vous ne pouvez pas accélérer la récupération. Mais vous pouvez lutter efficacement jour après jour. Si vous ressentez douloureusement les symptômes, ou si vous essayer de « passer en force », vous serez épuisé. Et quand vous serez épuisé, vous penserez à consommer pour vous échapper.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les symptômes prolongés de sevrage sont un signe que votre cerveau récupère. Par conséquent, essayez de les supporter. Mais rappelez-vous que, même après un an, vous n'êtes encore peut être qu'à mi-chemin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Aller avec le flux'''. Les symptômes de sevrage sont inconfortables. Mais plus vous y pensez, plus ils sembleront insupportables. Vous aurez beaucoup de bons jours au cours des deux prochaines années. Profitez-en. Vous aurez également beaucoup de mauvais jours. Pendant ces mauvais jours, n'essayez pas d'en faire trop. Prenez soin de vous, concentrez vous sur votre rétablissement, et vous passerez à travers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Prenez soin de vous même'''. Donnez-vous beaucoup de petites pauses au cours des deux prochaines années. Dites-vous &amp;quot; ce que je fais, c'est assez&amp;quot;. Prenez soin de vous. C'est ce que la plupart des toxicomanes ne savent pas faire, et c'est ce que vous devez savoir en matière de rétablissement. Le rétablissement est le contraire de la dépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parfois, vous aurez peu d'énergie et d'enthousiasme. Comprenez cela et ne vous surchargez pas. Donnez-vous la permission de vous concentrer sur votre rétablissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome prolongé de sevrage peut être un élément déclencheur de la rechute. Vous pouvez vivre des semaines sans symptômes de sevrage, et puis un jour vous vous réveillerez et les symptômes vous frapperont comme une tonne de briques. Vous avez mal dormi. Vous êtes de mauvaise humeur. Votre niveau d'énergie est faible. Et si vous n'êtes pas prêt pour cela, si vous pensez que le sevrage ne dure que quelques mois, ou si vous pensez que, chez vous, le sevrage doit être différent et ne pas être aussi difficile, alors vous serez pris au dépourvu. Mais si vous savez à quoi vous attendre, vous pourrez réussir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Être capable de se détendre vous aidera'''. Lorsque vous êtes tendu vous avez tendance à vous attarder sur vos symptômes et à les aggraver. Lorsque vous êtes détendu, il est plus facile de ne pas se laisser prendre par eux. Vous êtes moins réactifs à vos symptômes, ce qui signifie que vous êtes moins susceptibles de rechuter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Ce qu'en dit Wikipedia== &lt;br /&gt;
(traduction de l'anglais)  http://en.wikipedia.org/wiki/Post-acute-withdrawal_syndrome&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(J'ai gardé le numéro des références bibliographiques mais pour des raisons de lisibilité je ne les ai pas reprises dans le texte. Je renvoie donc à l'article en anglais qui comporte des liens directs permettant de les lire)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Introduction===&lt;br /&gt;
Les termes de syndrome de sevrage post aigu (PAWS), ou syndrome prolongé de sevrage, décrivent un ensemble de déficiences persistantes qui se produisent après le retrait de l'alcool, des opiacés, des benzodiazépines, des antidépresseurs et d'autres substances [1] [2] [3] [4].&lt;br /&gt;
Les enfants nés de mères qui ont utilisé des substances entraînant une dépendance, pendant la grossesse, peuvent également éprouver un syndrome de sevrage post aigu [5] [6].&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage post aigu affecte de nombreux aspects de la récupération et de la vie quotidienne, y compris la capacité à conserver un emploi et à interagir avec la famille et les amis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les symptômes se manifestent chez plus de 90 % des personnes qui abandonnent un opioïde à long terme (comme l'héroïne), [?? citation nécessaire] 75 % des personnes qui se remettent d'une utilisation à long terme de l'alcool, de la méthamphétamine, ou de benzodiazépines et à un moindre degré ceux qui se sont sevrés d'autres psychotropes. [?? citation nécessaire] &lt;br /&gt;
Le syndrome prolongé de sevrage des GABA-agonistes (benzodiazépines, barbituriques, éthanol) ou des opiacés peut durer de un an à plusieurs dizaines d'années, voire indéfiniment, avec des alternances de périodes de rémission et d'instabilité. [?? citation nécessaire] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les symptômes comprennent les sautes d'humeur ressemblant à un trouble affectif, l'anhédonie (l'incapacité à ressentir du plaisir hors de l'usage de la drogue), l'insomnie, le désir extrême et l'obsession pour les psychotropes, l'anxiété et les crises de panique, la dépression, le suicide et les idées suicidaires et enfin les troubles cognitifs généralisés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'abus de drogues, y compris les médicaments et l'alcool, peut induire des symptômes qui ressemblent à des maladies mentales. Cela peut se produire aussi bien dans l'état d'ébriété que pendant l'état de sevrage. Dans certains cas, ces troubles psychiatriques induits par une substance peuvent persister longtemps après la désintoxication, comme la psychose ou la dépression prolongées après la consommation d'amphétamine ou l'abus de cocaïne. Un syndrome prolongé de sevrage peut également se produire avec des symptômes persistant pendant des mois après l'arrêt de l'utilisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les benzodiazépines sont les médicaments les plus notables pour induire un syndrome de sevrage prolongé, avec des symptômes persistant parfois pendant des années après l'arrêt de l'utilisation. &lt;br /&gt;
L'anxiété sévère et la dépression sont souvent induites par l'abus prolongé d'alcool mais dans la plupart des cas se calme avec une abstinence prolongée. Même une consommation modérée mais prolongée d'alcool peut augmenter les niveaux d'anxiété et de dépression chez certaines personnes. Dans la plupart des cas, ces troubles psychiatriques dus à la drogue s'estompent avec l'abstinence prolongée [7].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Symptômes===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les symptômes peuvent parfois aller et venir avec des rémissions et des récurrences ou encore des fluctuations importantes de la gravité des symptômes. Les symptômes les plus fréquents incluent les troubles cognitifs, l'irritabilité, l'humeur dépressive, l'anxiété ; tous ces symptômes pouvant atteindre des niveaux de gravité pouvant conduire à la rechute [8] [9].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage prolongé des benzodiazépines peut provoquer des symptômes ressemblant à un trouble d'anxiété généralisée ou à un trouble panique. En raison de la nature parfois prolongée et de la gravité du sevrage des benzodiazépines, l'arrêt brutal n'est pas conseillé [10].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les symptômes courants de syndrome de sevrage après aiguë sont : [11] [12] [13] [14]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Dysfonctionnement psychosocial&lt;br /&gt;
* Anhédonie [15]&lt;br /&gt;
* Dépression&lt;br /&gt;
* Trouble des habiletés sociales&lt;br /&gt;
* Comportement obsessionnel-compulsif&lt;br /&gt;
* Sentiment de culpabilité&lt;br /&gt;
* Troubles du système nerveux autonome&lt;br /&gt;
* Pensées pessimistes&lt;br /&gt;
* Troubles de la concentration&lt;br /&gt;
* Manque d'initiative&lt;br /&gt;
* Craving&lt;br /&gt;
* Incapacité à penser clairement&lt;br /&gt;
* Problèmes de mémoire&lt;br /&gt;
* Réactions excessives excessives ou au contraire engourdissement émotionnel&lt;br /&gt;
* Troubles du sommeil&lt;br /&gt;
* Problèmes de coordination motrice&lt;br /&gt;
* Sensibilité au stress&lt;br /&gt;
* Augmentation de la sensibilité à la douleur&lt;br /&gt;
* Trouble panique [10]&lt;br /&gt;
* Trouble d'anxiété généralisée [10]&lt;br /&gt;
* Troubles du sommeil (rêves de consommation ou de comportements liés au style de vie)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les symptômes apparaissent de façon intermittente, et ne sont pas toujours présents. Ils sont aggravés par le stress ou d'autres déclencheurs et peuvent survenir à des moments inattendus et sans raison apparente. Ils peuvent durer pendant une courte période ou plus. Une des situations suivantes peut déclencher un retour temporaire ou l'aggravation des symptômes de syndrome prolongé de sevrage : [?? citation nécessaire]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Les situations stressantes et/ou frustrantes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 les pratiques multitâches&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Les sentiments d'anxiété, la peur ou la colère&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Les conflits sociaux&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Les attentes irréalistes du Soi&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Causes===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome peut être en partie attribué à la persistance des adaptations physiologiques du système nerveux central qui se manifeste sous la forme d'une tolérance chronique et lentement réversible, à des perturbations des neurotransmetteurs et à l'hyperexcitabilité résultante des voies neuronales [19] [20] [21] [22].&lt;br /&gt;
Des situations de stress accompagnent le sevrage précoce et l'arrêt des consommations, et les symptômes du syndrome prolongé de sevrage produisent une détresse additionnelle. Il est important d'éviter ou de traiter les facteurs qui aggravent ou déclenchent le syndrome prolongé de sevrage. Les types de symptômes et de conséquences en termes de gravité, de fréquence et de durée varient selon le produit en cause.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Traitement===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'état ​​s'améliore progressivement sur une période de temps qui peut aller de six mois à plusieurs années dans les cas plus graves [23] [24].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le flumazénil a été jugé supérieur au placebo dans la réduction des sentiments d'hostilité et d'agression chez des patients sevrés de benzodiazépines depuis 4 à 266 semaines [25]. Cela peut suggérer un rôle pour le flumazénil dans le traitement des symptômes de sevrage prolongés de benzodiazépine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'acamprosate a été trouvé efficace contre certains symptômes prolongés de sevrage de l'alcool [26] [27]. La carbamazépine ou la trazodone peuvent également être efficaces dans le traitement du syndrome prolongé de sevrage [28] [29] [30]. Les TCC (thérapie cognitivo-comportementale) peuvent aussi aider le syndrome prolongé de sevrage surtout quand le craving est au premier plan [31].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Références (Nous vous conseillons la consultation directe du document wikipedia pour obtenir les liens vers les articles)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Quelques sevrages spécifiques ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Sevrage des opiacés===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le sevrage opiacé, « un délai pour le retour des endorphines à la normale » est généralement invoqué pour expliquer le PAWS et la disparition progressive des symptomes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les témoignages d'usagers sur le forum psychoactif (voir dans ce wiki le chapitre de témoignages et la discussion finale) montrent que pour de nombreux (tous ?) usagers les symptômes tardifs de sevrage sont analogues aux symptômes immédiats, mais moins intenses et diminuant progressivement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.drugs.com/forum/need-talk/paws-43606.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois cette notion générale de &amp;quot;rééequilibrage des endorphines&amp;quot; n'est pas, à ma connaissance, scientifiquement établie de façon formelle. Pour le moment cela reste donc surtout une hypothèse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, un déficit en endorphines est aussi constaté après sevrage d'alcool et est évoqué dans d'autres pathologies, comme la fibromyalgie. Selon cette hypothèse, de petites doses de Naltrexone ont été proposées pour corriger ce déficit, mais il n'existe pas de consensus sur l'utilité de ce traitement. &lt;br /&gt;
Le sport est réputé &amp;quot;augmenter les endorphines&amp;quot; mais, bien sûr, il a beaucoup d'autres effets.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/6284787&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23359310&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néamoins, des études scientifiques permettent d'entrevoir certains mécanismes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notamment pour les opiacés, une hyperalgésie prolongée après sevrage a été décrite et pourrait être à l'origine des symptomes spécifiques du post sevrage aux opiacés. &lt;br /&gt;
Les émotions négatives aggravent cette hyperalgésie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3209757/ &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette hyperalgésie commence même pendant la prise d'opiacés, avec une analgésie initiale suivie d'une hyperalgésie de plusieurs jours. Le système NMDA semble jouer un rôle majeur (notamment expliquant l'effet positif de la Kétamine).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/11356895 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/16115745 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces constatations sont probablement en faveur de la prescription prolongée d'opiacés à petites doses pour prévenir le PAWS, le craving et la rechute (TSO: Méthadone à 5 mg par jour ou Subutex à 1 mg/j pendant des mois ou des années par exemple). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21218308 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20955107&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22873183&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des modifications de l'activation de certaines aires cérébrales ont été mises en évidence par l'IRM cérébrale, après sevrage opiacé, sans rupture nette entre les modifications après un mois et un ans de sevrage, mais plutôt avec une décroissance progressive en l'espace de plusieurs mois. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23667541 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3359800/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Tramadol et PAWS===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Tramadol a un effet complexe opiacé mais aussi anti-depresseur. D'ailleurs de nombreux auteurs ont souligné sa parenté moléculaire et pharmacologique avec la Venlafaxine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.mindandmuscle.net/forum/39938-effexor-tramadol-similarities&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://psycnet.apa.org/index.cfm?fa=buy.optionToBuy&amp;amp;id=2011-06864-005&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://sma.org/southern-medical-journal/article/similar-effects-of-tramadol-and-venlafaxine-in-major-depressive-disorder/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.nlc-bnc.ca/eppp-archive/100/201/300/cdn_medical_association/jpn/vol-26/issue-1/pdf/pg30.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Sur l'effet AD du Tramadol====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://jop.sagepub.com/content/15/3/147.abstract&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://jop.sagepub.com/content/18/3/404.abstract&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De ce fait, le sevrage du Tramadol entraine non seulement un syndrome « classique » de sevrage opioide mais aussi un syndrome apparenté au sevrage des anti-depresseurs serotoninergiques.&lt;br /&gt;
Ce dernier syndrome survient dans 1/8 des cas de sevrage difficile selon&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/12633909&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
mais pourrait etre bien plus fréquent en cas d'usage chronique à doses excessives (&amp;gt; 400 mg/j).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se manifeste par différents symptômes dont certains sont immédiats mais d'autres peuvent durer des semaines ou même des mois (dépression, insomnie, brainzaps).&lt;br /&gt;
Bien qu'il soit assez frequemment décrit par les usagers, notamment abusifs, il existe peu de littérature spécialisée sur ce sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1681629/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://en.wikipedia.org/wiki/Antidepressant_discontinuation_syndrome&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Brainzaps====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.choosehelp.com/topics/depression/dealing-with-the-brain-zaps-during-ssri-snri-or-tramadol-withdrawal&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.crazymeds.us/CrazyTalk/index.php/topic/6903-serotonin-withdrawal-and-tramadol/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.psychoactif.org/forum/t10215-p1-brain-zaps.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Traitement====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La meilleure prévention de ce syndrome est une baisse très progressive du Tramadol. &lt;br /&gt;
Si les symptomes sont sévères la reprise du Tramadol, suivie d'un sevrage progressif, peut être proposée. Certains témoignages font aussi mention d'un effet positif de la Venlafaxine dans cette indication, ce qui est assez logique vu sa proximité avec le Tramadol.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, si les symptomes sont supportables ils tendent à s'atténuer en quelques semaines ou mois. D'autant qu'à côté de l'effet pharmacologique spécifique du Tramadol, il existe probablement un PAWS authentique associé, d'où l'inclusion de cette rubrique dans le psychowiki sur le PAWS.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le sevrage des benzodiazépines===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce chapitre est une traduction du wikedia du chapitre précédent http://en.wikipedia.org/wiki/Post-acute-withdrawal_syndrome&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des troubles de la fonction mentale peuvent persister pendant plusieurs mois ou années après le sevrage des benzodiazépines. &lt;br /&gt;
Un cas de dépression psychotique persistant plus d'un an après le sevrage des benzodiazépines a été décrit. La patiente n'avait pas d'antécédents psychiatriques. Les symptômes rapportés chez cette patiente étaient : trouble dépressif majeur avec caractéristiques psychotiques et humeur dépressive persistante, manque de concentration, perte d'appétit, insomnie, anhédonie, asthénie et retard psychomoteur. La patiente a également présenté des idéations paranoïaques (elle croyait qu'elle avait été empoisonnée et persécutée par ses co-employés), accompagnées par des hallucinations sensorielles. Les symptômes se sont développés après le retrait brusque du chlordiazepoxide et ont persisté pendant 14 mois. Divers médicaments psychiatriques ont été essayés sans succès. Les symptômes ont été complètement soulagés en reprenant une prescription de chlordiazepoxide pour un syndrome du côlon irritable 14 mois plus tard [16].&lt;br /&gt;
Un autre rapport a décrit le même phénomène chez une patiente qui a brusquement réduit sa dose de diazépam de 30 mg à 5 mg par jour. Elle a développé des sensations électriques de choc (nb = brainzap ??), une dépersonnalisation, de l'anxiété, des étourdissements, une activité EEG de pointes-ondes du lobe temporal gauche, des hallucinations, des distorsions de la perception sensorielles et visuelles qui ont persisté pendant des années [17].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un essai clinique incluant de patients prenant de l'alprazolam (Xanax) pendant une période de seulement huit semaines a montré le déclenchement de symptômes prolongés de troubles de la mémoire qui étaient encore présents jusqu'à huit semaines après l'arrêt de l'alprazolam [18].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Compléments sur le traitement du Syndrome prolongé de sevrage==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome prolongé de sevrage est relativement peu connu du corps médical et les articles qui le concerne ne sont pas très nombreux et posent souvent plus de questions qu'ils n'apportent de réponse. Les discussions les plus fournies se trouvent souvent sur les forums d'usagers. Voir par exemple&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.drugs-forum.com/forum/showthread.php?t=130696&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.drugs-forum.com/forum/showthread.php?t=73599&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les causes étant discutées et discutables (voir chapitre ultérieur sur ce sujet), les traitements proposés sont rarement médicamenteux et plus souvent de l'ordre des TCC, voire du simple soutien social. Toutefois j'espère que ce chapitre pourra être réécrit dans quelque temps avec des éléments plus positifs !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Traitements médicamenteux===&lt;br /&gt;
Les traitements proposés sont le Flumazenil, l'Acamprosate (Aotal) pour le sevrage alcoolique, la Carbamazepine (Tegretol) et le Trazodol, comme indiqués dans le wikipedia cité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Gabapentine (Neurontin) et probablement la Pregabaline (Lyrica) ont été utilisés avec succès, le plus souvent en auto-médication mais des études préliminaires suggèrent un effet positif. Idem pour la Naltrexone après sevrage opiacé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://eboka.info/index.php?topic=1620.0&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/15510234&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une analogie structurale entre la Venlafaxine (Effexor) et le Tramadol a poussé à le proposer comme traitement, notamment lorsqu'il existe une symptomatologie dépressive. (À prendre avec beaucoup de précautions et voir plus bas « le problème de la dépression ».)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut dire qu'actuellement il n'existe pas de certitude concernant l'efficacité des médicaments dans le syndrome prolongé de sevrage. Des pistes sont présentes et justifieraient des études protocolisées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins on peut considérer que la poursuite de la consommation de produit à faibles doses est un traitement de facto du syndrome, largement pratiqué notamment dans le cas des TSO (Méthadone et Buprénorphine) et pourraient justifier cette pratique parfois décriée (« Vous prenez 5 mg/j de Méthadone, pourquoi ne pas arrêter ? »).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La question de la dépression===&lt;br /&gt;
Il est important de bien différencier la dépression vraie, qui répond aux anti-dépresseurs du « coup de cafard » qui ne justifie pas cette prescription. &lt;br /&gt;
Personnellement je préfère opposer la dépression à la déprime mais c'est évidemment une question de sémantique personnelle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
voir le DSM IV http://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK64063/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La notion de « déprime » s'étend largement, par exemple elle décrit la « phase dépressive » étudiée dans le deuil, qui se différencie de la dépression par deux éléments essentiels :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La phase dépressive du deuil est variable avec de « bons » et de « mauvais » jours, au contraire du sentiment dépressif qui tend à être présent de façon relativement permanente pendant des jours ou des semaines, voire des mois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La phase dépressive, de l'avis général, ne requiert pas de traitement par anti-Dépresseurs (AD).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lire notamment&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.axaprevention.fr/applications-services/maladies/troublespsychologiques/Pages/depression.aspx$&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.drugs-forum.com/forum/showthread.php?t=94118&amp;amp;highlight=antidepressants+PAWS&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Coup de cafard ou dépression, comment savoir ?'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avoir un &amp;quot;coup de cafard&amp;quot; est une manifestation naturelle du psychisme. Une déprime se caractérise par un sentiment de tristesse passagère qui peut être lié ou non à des raisons précises. Cependant, si l'état psychologique ne s'améliore pas après environ deux semaines, il est important de consulter, car il s'agit peut-être d'une dépression qui s'installe.&lt;br /&gt;
Est-il normal de parfois &amp;quot;broyer du noir&amp;quot; ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Perte d'un être cher, problèmes professionnels, soucis financiers, déception amoureuse, conflits familiaux ou autre. Tous ces événements font hélas partie, à un moment ou à un autre, du quotidien. Notre psychisme, mais aussi notre corps réagissent à ces situations. Nous nous sentons tristes, fatigués, sans énergie ou alors énervés, tendus. Souvent, nous décrivons cet état comme un &amp;quot;coup de déprime&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il peut aussi nous arriver de broyer du noir sans raison particulière, sans qu'aucun changement ne soit intervenu. C'est parfois le signe d'une insatisfaction vis-à-vis de notre mode de vie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces manifestations, que même les plus optimistes connaissent sont tout à fait normales. Les médecins les considèrent comme des troubles d'adaptation, des états dépressifs mineurs non caractérisés, qui ne doivent pas être confondus avec une maladie dépressive caractérisée et ne justifient donc pas d'un traitement antidépresseur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Ces moments de déprime ont-ils une fonction ?'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aussi curieux que cela puisse paraître, ces moments de déprime ont une fonction d'adaptation. Nous interagissons de façon permanente avec notre environnement. Confronté à une perturbation de cet environnement, l'organisme réagit, permettant à l'individu d'adapter son comportement et ses pensées aux contraintes du monde qui l'entoure. Dans d'autres cas, ces manifestations peuvent amener à s'interroger sur sa vie, à redéfinir ses priorités pour trouver du sens à son existence, et parfois à prendre des décisions ou à provoquer un changement tel qu'un déménagement, la recherche d'un nouvel emploi ou une séparation. Une période de déprime peut être le déclencheur d'une évolution et déboucher sur un mieux-être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Coup de cafard ou début de dépression ?'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le doute, mieux vaut consulter. Le dialogue avec un médecin permet de mettre des mots sur ses difficultés, ce qui suffit parfois pour prendre du recul et se sentir mieux. D'autre part, seul un médecin est à même de faire la différence entre un coup de blues et une dépression. En effet, si cette maladie est complexe, ses symptômes sont relativement bien connus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais attention ! Même si les symptômes observés ne correspondent pas aux symptômes les plus courants, il convient de rester vigilant. Si un coup de cafard devient permanent et incompatible avec la vie quotidienne, il peut être le signe d'une dépression qui s'installe. Il ne faut donc pas hésiter à aller voir un médecin si l'état psychologique ne s'améliore pas ou si des troubles physiques apparaissent, tels que douleurs au ventre ou au dos, ou migraines. Ils peuvent signaler une dépression masquée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===PAWS et Déprime===&lt;br /&gt;
Clairement les caractéristiques habituelles du Syndrome prolongé de sevrage le situent dans la catégorie de la déprime et non de la dépression. Notamment son caractère fluctuant le rapproche singulièrement de la phase dépressive du deuil, dont il partage beaucoup de symptômes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est donc logique que les anti-Dépresseurs (AD) ne soient pas efficaces sur ces symptômes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, comme dans le deuil il peut co-exister une dépression « vraie » qui demande alors un traitement spécifique. La gravité et le caractère permanent dans le temps du sentiment dépressif sont les meilleurs éléments d'appréciation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Psychothérapies===&lt;br /&gt;
Diverses psychothérapies ont été proposées et sont surtout centrées sur le risque de rechute. Là encore, au delà de l'efficacité sur la rechute (ce qui n'est pas rien), il n'y a pas de preuve évidente d'efficacité.&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/16408423&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois les techniques de méditation de la pleine conscience ont été étendues à ce problème et semblent prometteuses. Personnellement (Prescipteur) ce serait plutot avec ces techniques que je souhaiterais mettre en place des groupes de prévention de la rechute. L'avantage est qu'elles ont un rôle éducatif qui s'applique aussi à l'anxiété au coping avec le stress etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.mindfulrp.com/Research.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.hindawi.com/journals/psychiatry/2014/692423/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://focus.psychiatryonline.org/article.aspx?articleID=49314&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://books.google.fr/books?id=hbMWVCkjz7oC&amp;amp;printsec=frontcover#v=onepage&amp;amp;q&amp;amp;f=false&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3972764/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Actions « de bon sens »===&lt;br /&gt;
Voici par exemple ce que suggère&lt;br /&gt;
http://www.uwhealth.org/healthfacts/psychiatry/7228.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Connaître les symptômes et avoir un plan pour y faire face lorsqu'ils se produisent. Voici une liste d'idées qui peuvent aider. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Apprenez à connaître votre système de soutien.''' Il peut comprendre la famille, les amis, les conseillers, les fournisseurs de soins de santé, et votre groupe spirituel. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
'''Restez en contact avec votre réseau de soutien.''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Faire une routine quotidienne''' qui donne du temps pour le repos et la détente. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Essayez de mettre en place des routines''' qui favorisent le sommeil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Ayez une alimentation équilibrée''' riche en fruits et légumes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''L'exercice peut aider''' à réduire le stress et augmenter votre énergie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Offrez-vous à vous même patience et compréhension. '''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Prenez le temps''' de prendre soin de votre spiritualité et faites des choses qui vous apportent du confort. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Prenez soin de vous.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'importance du bien être psychologique et social dans le maintien de l'abstinence a été montré notamment par&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.oatc.ca/wp-content/uploads/2013/04/Predicting-Long-Term-Stable-Recovery-from-long-term-heroin-addiction.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Témoignages de Psychoactif==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces témoignages viennent du site https://www.psychoactif.org&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.psychoactif.org/forum/t9830-p1-syndrome-deficitaire-plusieurs-mois-apres.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Snoopy'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''J 'ouvre cette discussion après lecture d'un post de ziggy, qui m'a apprit le terme &amp;quot;syndrome déficitaire&amp;quot; ....''&lt;br /&gt;
''c'est con, mais je connaissait pas, et c'est cool de pouvoir &amp;quot;nommer&amp;quot; les choses,&lt;br /&gt;
pour faire court:''&lt;br /&gt;
''j'ai fait mon sevrage sub(oxone) ET psychotropes en juin dernier, plutôt a l'arrache il faut dire, très rapide, mais bon, c'est passé....&amp;quot;&amp;quot;&lt;br /&gt;
''j'ai eu après ça des gros problèmes de sommeil pendant des mois, en moyenne 4 heures de sommeil par jour/nuit jusqu'en novembre, où, n'en pouvant plus, je suis retournée demander de l'aide; on m'a filé du zopiclone et du tranxene.....''&lt;br /&gt;
''ce traitement, il diminue tranquille, je l'oublie un jour sur deux, et les doses sont devenues vraiment très soft (un demi de zopiclone, et un tranxene 10).....j'en ai limite plus besoin.....''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''le truc, c'est que hors &amp;quot;troubles du sommeil&amp;quot;, qui se gèrent correctement maintenant, je n'avais jamais ressenti cette grosse dépression, cette anxiété, ce sentiment que &amp;quot;oui, ça a marché, oui j'avance (plutôt pas mal), mais putain qu'est ce que c'est lent, et qu'est ce que c'est chiant&amp;quot; .... qui a deboulé en décembre !!&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
''ma question est peut être con, mais elle est simple : &lt;br /&gt;
est il possible que ce syndrome déficitaire puisse :''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''1/ se développer &amp;quot;problème par problème&amp;quot; (sommeil, puis moral, puis nerfs)''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''2/ faire son apparition &amp;quot;fracassante&amp;quot;, se déclencher plusieurs mois après mon sevrage ??&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''merci d'avance pour tout éclairage sur ma situation'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Ziggy'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Pour le syndrome déficitaire, les ricains semblent mieux le connaître que nous autres français. Quand tu vois que des mecs à Marmottan te font espérer qu'un sevrage dure 15jours maximum puis au fur et à mesure, tu découvres le pot aux roses à savoir que c'est les 20 premiers jours les plus durs mais qu'ensuite, il y'a un ensuite... ''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.addictionsandrecovery.org/post-acute-withdrawal.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Pour certaines personnes, le syndrome déficitaire dure une bonne moyenne de 6 mois ( ça pourrait tirer jusqu'à 2 ans chez certains usagers) et ça se traduit par une alternance d'état normaux-état en déficit (fatigue, sueur, froid, chiasse, stress, insomnie) et plus le temps avance plus les séquences de &amp;quot;forme&amp;quot; dure longtemps et plus les phases de déficit deviennent rares et courtes dans le temps. Aussi, ce mouvement de va et vient rend les choses supportables, ce n'est pas 2 ans (ou 6 mois) en mal permanent, au contraire, le mal se dissipe de plus en plus.... le problème c'est que s'y on se prépare pas à ce que ça dure ce laps de temps, il est facile de s'écrouler sur un moment de faiblesse...''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''l'article anglais donne de bonnes infos malgré tout sur ce sujet controversé... en tout cas moi, je suis assez sensible à cet état d’après le sevrage qui donne l'impression qu'on en voit jamais le bout mémé des deux mois après... faut croire qu'il faille s'accrocher ou raccrocher (à chacun son soleil)&lt;br /&gt;
faire son apparition &amp;quot;fracassante&amp;quot;, se déclencher plusieurs mois après mon sevrage ??&lt;br /&gt;
c'est peut être liée à une prise de conscience que ça dure, ça dure, ça dure + à de l'usure... au début d'un sevrage on s'attend à ce que ce ne soit pas drôle et on attend avec impatience (ou patiemment) le retour d'un état de pêche et d'énergie décent qui peut tarder... et quand ça tarde de trop, on finit par s'épuiser et on prend conscience qu'il y a bien qqchose qui cloche et on sait pas vraiment quoi, ça peut expliquer pourquoi pas mal de gens ont l'impression que ce syndrome s'abat sur eux plusieurs mois après, alors qu'en fait, c'est plutôt que jusque là ils résistaient contre ça et finissent par s'écrouler...''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Filouski'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Salut Snoopy,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tard mais là quand même. Tu as mis un nom sur un état que j'ai vécu et qui a duré pas loin de 18 mois après un sevrage à Fernand Vidal de : opiacés - Amineptine - Tranxène par 300 mg/jour + rohypnol 2mg).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La même qu'explique Ziggy : dans 15 jours ce sera fini ! &lt;br /&gt;
C'était fini, c'est vrai, mais ce qui m'a la plus inquiété a été cet état de déprime avec aussi des problèmes d'insomnies qui m'est littéralement tombé dessus à peu près 1 à 2 mois après le fameux sevrage. Et là, j'ai dégusté fort fort jusqu'à ce que je sois devenu total alcoolique et que je sois aussi sevré de l'alcool.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Les médecins n'arrivaient pas à expliquer cet état, surtout peuplé d'angoisses fortes et d'idées morbides post sevrage. Il y a effectivement le physique et ............ le reste qui suit. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mon mot pour t'écrire que ce qui t'arrive n'est pas une sorte de symptôme orphelin. &lt;br /&gt;
Amitiés'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Ziggy'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Le truc, et ça c'est important de le faire entendre, c'est que la sensation éprouvée lors du syndrome déficitaire opiacé est vraiment exactement celle que l'on éprouve sur les derniers jours d'un sevrage, un état particulier qu'on connaît trop bien (léger mal de bide, mal de jambes, sommeil pourri...) cet espèce d'état larvé de fatigue infini... un état qu'on connaît et reconnaît parfaitement et qui revient par a coup....''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''La plupart des addictos sérieux parlent de 6 mois concernant par ex.le sevrage morphine pour éliminer totalement ce genre de ressentis et l'hypothèse derrière ces symptômes rejoignent pleinement les observations de Dole &amp;amp; Nyswander : la prise d'opiacé altère durablement l'équilibre neurochimique; Nyswander pensait que c'était irréversible ; aujourd’hui on sait bien que NON par contre on sait que ça dure un temps assez long (en moyenne qq mois).''&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
C'est cet altération qui est la première suspecte pour expliquer les rechutes, notamment celles qui ont lieu à distance du sevrage. Ces &amp;quot;retour de manque&amp;quot; des mois après le sevrage peuvent être vécus comme dramatiques et peuvent donner l'impression que l'abstinence ne tient pas ses promesses, que c'est très long et que ça risque de durer éternellement....'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''le seul moyen sensible de diminuer cet état serait de passer un maximum de temps sur les derniers paliers de la substitution pour que le travail se fasse par étape et progressivement....&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
''voila aussi pourquoi les sevrages un peu brutaux montrent le sympathique score de 99% de rechutes : les gens espèrent tous que ça va durer 15jours, ils peuvent endurer ça mais quand ils se rendent compte qu'en réalité ça pourrait des mois et des mois, c'est généralement là que..;''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Un essai d'explication du syndrome prolongé de sevrage==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les Risques du Changement===&lt;br /&gt;
Il est important de noter que le texte ci dessous ne vient pas du tout d'un contexte médical. Il a été cité par un informaticien spécialiste du changement en entreprise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.leger.ca/GRIS/Phase3.Dcompensation.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Phase 3: Décompensation''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Abandon de la résistance sous toutes ses formes, la décompensation est une phase clé du &lt;br /&gt;
processus individuel du changement.&lt;br /&gt;
Lorsque notre résistance contre un changement en contradiction avec nos aspirations&lt;br /&gt;
est sans effet, nous décompensons. Nous nous sentons las, définitivement incompris&lt;br /&gt;
ou non reconnus.&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Plus notre résistance a été forte, plus notre décompensation est grande, &lt;br /&gt;
à la mesure de l'impact affectif du changement et de l'importance que nous lui accordons.Elle présente les symptômes traditionnels de la dépression : &lt;br /&gt;
fatigue, absence de ressort, idées noires, tristesse, obsession d'échec.. . &lt;br /&gt;
Il nous arrive de pleurer, nous nous sentons vulnérables et privés d'énergie.&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
''Nous augmentons parfois notre consommation d'excitants (alcool, café, tabac),&lt;br /&gt;
nous perdons le goût de choses que nous apprécions d'ordinaire, nous nous replions sur nous-mêmes.''&lt;br /&gt;
''II s'agit là d'un processus de deuil : deuil de notre réalité, de nos espoirs de la&lt;br /&gt;
conserver et de notre résolution à altérer le changement. &lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
''Notre état d'abattement consterne parfois notre entourage, qui le trouve démesuré par rapport au changement qui nous affecte.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Or, la décompensation s'opère par rapport à nos repères internes.&lt;br /&gt;
Plus nous sommes sentimentaux et émotifs, plus notre décompensation est évidente. &lt;br /&gt;
Au contraire, plus nous sommes réfléchis, moins elle est observable.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''La décompensation peut durer quelques minutes.. . ou plusieurs années.'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Les deux facteurs-clés de la durée et de l'intensité de la décompensation sont d'une part&lt;br /&gt;
la distance affective qui nous lie à l'objet du changement, et d'autre part &lt;br /&gt;
le niveau de stres lié à l'accumulation des changements que nous sommes en train de connaître.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Au cours d'une même période, nous pouvons être affectés par un grand nombre de changements :&lt;br /&gt;
déménagement, perte d'un être cher, d'un emploi, d'un privilège ou d'un avantage, etc.'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Le moindre changement intervenant dans une telle situation est de nature à amplifier&lt;br /&gt;
la décompensation, même quand il s'agit d'un incident mineur tel que la perte d'un briquet.&lt;br /&gt;
Dans le cas d'un incident majeur venant s'ajouter à une série de changements, &lt;br /&gt;
la décompensation peut se révéler grave.&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''La décompensation est souvent mal comprise par l'entourage, qui tend à la banaliser&lt;br /&gt;
par des jugements relativistes.&lt;br /&gt;
Fort heureusement, la décompensation n'est pas toujours dramatique et peut se résumer&lt;br /&gt;
à un épisode de tristesse, d'abattement passager, associé à un sentiment d'injustice.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Un des éléments positifs de la décompensation est le doute qui nous envahit &lt;br /&gt;
et nous permet de considérer les choses sous un autre angle, pour rendre le changement acceptable.''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
''En doutant de nous, du bien-fondé de notre réalité, de notre résistance passée, &lt;br /&gt;
de notre vision des choses, de nos croyances, nous nous préparons à l'acceptation d'une nouvelle réalité.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''La fin de la décompensation correspond à l'acceptation du changement. Il s'impose à nous&lt;br /&gt;
comme inéluctable, irrévocable. Certes, nous ne l'aimons pas, nous ne l'apprécions pas, nous ne sommes pas sûrs de pouvoir « faire avec », &lt;br /&gt;
mais nous commençons à entrevoir que nous « devons faire avec ».'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''En milieu professionnel, la décompensation s'effectue souvent à l'extérieur de l’entreprise.&lt;br /&gt;
En effet, lorsqu'un collaborateur entre en décompensation, il va souvent consulter un médecin&lt;br /&gt;
qui lui prescrit quelques jours d'arrêt de travail. &lt;br /&gt;
Lors de la reprise, la décompensation est en phase terminale, et le collaborateur&lt;br /&gt;
a fait son deuil.'' &lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
Parfois, il faudra plusieurs arrêts de travail successifs pour que le collaborateur reprenne le dessus et puisse avoir une activité normale.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''En phase de décompensation, nous avons tendance à nous rapprocher de nos amis, &lt;br /&gt;
de notre famille - sauf, bien entendu, s'ils sont à l'origine du changement &lt;br /&gt;
qui nous affecte.&lt;br /&gt;
Nous avons besoin de combler le vide affectif qui nous étreint. Nous sommes en recherche&lt;br /&gt;
d'adaptation, et la compréhension dont nous sommes l'objet offre une compensation qui&lt;br /&gt;
permet d'avancer vers l'acceptation du changement, même pénible''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Notre vulnérabilité nous permet de faire évoluer notre système de croyances pour rendre la réalité plus acceptable. &lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''La décompensation s'achève progressivement lorsque nous cessons d'être obsédés par la perte&lt;br /&gt;
et le passé pour considérer l'avenir et notre survie dans cet avenir. &lt;br /&gt;
Il est vrai, à ce stade, que les souffrances que nous avons pu connaître dans le passé&lt;br /&gt;
nous aident si elles sont cicatrisées.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''La décompensation est tout aussi essentielle que la résistance pour pouvoir intégrer&lt;br /&gt;
un changement. Marquant la fin définitive de la résistance sous toutes ses formes,&lt;br /&gt;
elle nous permet de progresser dans l'élargissement de notre réalité et dans notre expérience&lt;br /&gt;
humaine.&lt;br /&gt;
Elle illustre particulièrement bien l'affirmation selon laquelle le changement se fait&lt;br /&gt;
avant tout dans la souffrance. En s'atténuant, cette souffrance et la tristesse&lt;br /&gt;
qui l'accompagne marquent notre évolution vers la phase de résignation. &lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Carton, G-D. (2004) Éloge du changement''' : méthodes et outils pour réussir un changement individuel et professionnel,2 édition, ÉditionsVillage Mondial, Paris&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Deuil, Stress et Immunité===&lt;br /&gt;
Je suis personnellement très intéressé par la similitude entre le syndrome prolongé de sevrage et les manifestations habituelles du deuil (j'ai écrit un article sur le Deuil mais à l'époque les aspects neuro-immuno-endocrines que je vais évoquer étaient encore mal connus et je n'en parle pas dans l'article http://classiques.uqac.ca/contemporains/millet_pascal/deuil/deuil.html). De plus, la prise en charge recommandée dans ces deux contextes est assez similaire (pas d'AD, donner du temps etc..)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.cabinetdelavie.ch/130124_hug.pr%C3%A9sentation.ppt.jm.reinert_B.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.suchtschweiz.ch/DocUpload/dep_20_davidson.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci ne veut pas dire du tout que « tout soit dans la tête » loin de là. De nombreuses études montrent une relation étroite entre le Deuil et le Stress en général et des modifications mesurables du système immunitaire, par une interaction très complexe du cerveau et du corps, notamment l'intestin. Ces interactions font appel notamment aux neurotransmetteurs et neuromodulateurs , et notamment aux endorphines et au GABA, ce qui évoque une relation étroite avec la consommation d'opiacés, d'alcool ou de benzodiazépine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus il a été montré qu'il existe une relation étroite entre le système immunitaire, l'anxiété et la dépression et donc il n'est pas étonnant que ces interactions complexes neuro-immuno-endocrines entraînent non seulement des modifications immunitaires mais aussi certains symptômes. du deuil, du stress ou du sevrage. Évidemment la présence de produits agissant sur les récepteurs aux endorphines, au GABA, à la dopamine ne peuvent que jour un rôle, souvent aggravant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par exemple ces deux extraits donnent une petite idée de l'ampleur du problème&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Traduction de http://www.ipubli.inserm.fr/bitstream/handle/10608/217/?sequence=19&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conclusion,&lt;br /&gt;
l’altération de la régulation de l’axe corticotrope en cas de&lt;br /&gt;
stress chronique apparaît impliquée dans les troubles de l’humeur : des augmentations de sécrétions basales de cortisol ont souvent été rapportées chez l’homme. Des anomalies circadiennes (avances de phase du rythme de cortisol) sont suspectées comme lien possible entre stress chronique et dépression.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’axe corticotrope intervient également largement dans la modulation des comportements addictifs par le stress et dans les troubles du sommeil liés au stress. L’hypersécrétion de cortisol et de catécholamines en cas de stress chronique peut conduire à l’apparition d’un syndrome métabolique associant plusieurs symptômes : obésité abdominale, état de résistance à l’insuline pouvant évoluer vers un diabète, hypertension artérielle et perturbations du métabolisme des lipides sanguins. Ces perturbations métaboliques représentent un facteur de risque pour le système cardiovasculaire (athérosclérose, thrombose). Le stress est également impliqué dans le déclenchement et/ou la majoration de symptômes digestifs. Le CRF apparaît au centre des mécanismes physiopathologiques des effets du stress sur le tube digestif. Concernant les troubles musculosquelettiques, il est aujourd’hui reconnu que le stress potentialise les effets des sur-sollicitations biomécaniques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les effets du stress semblent transmis par le système autonome, le système endocrine et le système immunitaire. Enfin, des liens très étroits existent entre les deux axes principaux du stress et le système immunitaire. Ce dernier est informé, par l’intermédiaire des systèmes nerveux autonome et central, de stimuli cognitifs, émotifs et physiques intégrés par le cerveau. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En retour, le cerveau reçoit des messages du système immunitaire par l’intermédiaire de neuropeptides hormonaux et de cytokines. Les conséquences pathologiques du stress peuvent résulter d’altérations immunitaires. Le stress, via l’induction d’une transition dans l’équilibre entre lymphocytes TH-1 et TH-2, aurait des effets délétères, dans l’évolution des maladies infectieuses, auto-immunes, inflammatoires et cancéreuses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Traduction de  http://www.umbc.edu/bbhlab/article%20pdfs/6262832.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les émotions négatives peuvent intensifier toute une variété de problèmes de santé . Nous fournissons ici un cadre général reliant les émotions négatives à une série de maladies dont l'apparition et l'évolution peut être influencé par le système immunitaire : L'inflammation a été liée à un grand nombre de maladies associées au vieillissement , comme les maladies cardiovasculaires,l'ostéoporose , l'arthrite, le diabète de type 2 , certains cancers , la maladie d'Alzheimer , la fragilité et&lt;br /&gt;
le déclin fonctionnel et enfin la maladie parodontale . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La production de cytokines pro-inflammatoires qui influence le cours de ces maladies et de bien d'autres peut être stimulée directement par des émotions négatives et des expériences stressantes . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre , les émotions négatives contribuent également à prolonger&lt;br /&gt;
l'infection et retarder la cicatrisation , ce qui entretient en retour la production de cytokines pro-inflammatoires. &lt;br /&gt;
Par conséquent , nous soutenons que les troubles immunitaires liés à la détresse peuvent être un mécanisme de base pour tout un ensemble vaste et diversifié de risques pour la santé, associés&lt;br /&gt;
avec des émotions négatives . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des ressources telles que des relations personnelles étroites qui diminuent les émotions négatives peuvent améliorer la santé dans le cadre de leur impact positif sur le système immunitaire et la régulation endocrine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Références sur Deuil, Stress et Immunité===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur Stress et Immunité&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1361287/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.rc.usf.edu/~jdorio/Articles/Stress,%20emotion,%20and%20human%20immune%20function.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://psydoc-fr.broca.inserm.fr/colloques/cr/Stressimmunite2/Bonaz.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://ipubli-inserm.inist.fr/bitstream/handle/10608/1627/2000_2_235.pdf?sequence=1&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://etudes.univ-rennes1.fr/digitalAssets/33/33420_Conf_merlot.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur Deuil et Immunité&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://agirpoursasante.free.fr/livre/chap9.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3384441/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/8047615&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/14656449&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://cvi.asm.org/content/3/1/109.full.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur Endorphine et Immunité&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://addicted2success.com/life/10-reasons-why-endorphins-are-so-important/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19903933&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/2981735&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.nel.edu/22_6/NEL220601R05_Salzet_.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.meridiens.org/acuMoxi/huitun/fall81gonneau.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur Glutamine et GABA et Sommeil et Humeur&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.acides-amines.com/domaines-d-application/sommeil-humeur-productivite.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur Immunité et Anxiété&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.depressionanxietydiet.com/immune-system-depression-anxiety/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/0091305795021582&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur l'effet de l'exercice sur le système neuroendocrine&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://ulib.derby.ac.uk/ecdu/CourseRes/dbs/currissu/Salmon_P.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur la Neurobiologie des Addictions&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.texinstitute.com/wordpress/wp-content/uploads/2011%20Handouts/Thursday/7_21_1030_Friedman.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2805560/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2739305/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
et surtout&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Traduction de http://www-psych.stanford.edu/~span/Publications/jp02a.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''La signification « évolutionniste » du fonctionnement neurochimique du cerveau a&lt;br /&gt;
reçu peu d'attention dans le domaine de la recherche sur la toxicomanie .&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
''De même, l'échec général des neuroscientifiques à expliquer comment les circuits de base du cerveau peuvent transmettre les pulsions émotionnelles a retardé le développement de perspectives scientifiquesqui pourraient inpirer de nouvelles enquêtes sur la dynamique et le traitement de la toxicomanie . &lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
''Dans cet article , nous revisitons l'argument selon lequel les substances faisant couramment l'objet d'abus activent ou modifient des systèmes spécifiques du cerveau émotionnel qui ont été conçus par l'évolution pour signaler incréments ou diminutions potentiels du sentiment de bien-être . &lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
''Nous discuterons de deux systèmes émotionnels distincts (recherche de la récompense et détresse de séparation) qui peuvent transmettre différents types de changements potentiels de la sensation de bien-être .'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''En developpant cette approche inspirée d'une philosophie évolutionniste, nous illustrons comment un modèle mammifère d'émotion (c.-à- vocalisations ultrasoniques chez les rongeurs) peut permettre aux scientifiques de prédire des phénomènes liés à la drogue tels que le potentiel d'abus, la localisation anatomique des mediateurs neuronaux, et l'impact psychologique du sevrage.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Nous concluons par une discussion sur certaines implications thérapeutiques et sociales liées à la toxicomanie, en ayant à l'esprit de multiples systèmes neuronaux liés aux émotions.&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Traduction de  http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3730086/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''La toxicomanie peut être définie par un cycle en trois étapes - binge / intoxication (consommation) , sevrage / effet négatif , et préoccupation / anticipation - qui implique des changements allostatiques dans les systèmes de récompense et de stress du cerveau . &lt;br /&gt;
Une hypothèse est que deux principales sources de renforcement , le renforcement positif et le renforcement négatif , jouent un rôle dans ce processus allostatique .&lt;br /&gt;
L'état émotionnel négatif qui entraîne le renforcement négatif est supposé provenir d'une dérégulation des éléments neurochimiques clés impliqués dans ces systèmes de récompense et de stress .'' &lt;br /&gt;
''Les éléments neurochimiques spécifiques dans ces structures comprennent non seulement une diminution du fonctionnement du système de récompense ( processus intra-système), mais aussi le recrutement de divers systèmes de stress du cerveau induit par la corticotrope (CRF ) et par les systèmes opioïdes dynorphine – κ, dans le striatum ventral , l'amygdale et le cortex frontal ( processus inter-systèmes) .'' &lt;br /&gt;
''Les antagonistes du CRF bloquent les réponses de type anxieux associées au sevrage , bloquent l'élévation du seuil de récompense produite par le sevrage , et bloquent la prise compulsive de drogues.''&lt;br /&gt;
''La consommation excessive de drogues excessive entraine également une activation de CRF dans le cortex préfrontal médian , en parallèle avec un déficit des fonctions exécutives qui peut faciliter la transition vers des prises compulsives .''&lt;br /&gt;
''Le Neuropeptide Y , un puissant neurotransmetteur anti-stress , a un profil d'action sur les prises compulsives d'alcool similaire à celui d'un antagoniste CRF1 .'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Le blocage du système opioïde κ peut également bloquer les effets dysphoriques associés au sevrage et donc bloquer le développement du craving, ce qui suggère qu'un autre puissant système de stress du cerveau contribue à la quête compulsive de drogue . La perte de la fonction de récompense et le recrutement des systèmes cérébraux de stress constituent une base neurochimique puissante qui explique le compulsivité de la dépendance.&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Un Essai de conclusion provisoire===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est donc tentant de penser que le syndrome prolongé de sevrage est en partie lié à une réaction « standard » de l'organisme au stress, au deuil, et au changement en général. &lt;br /&gt;
Ce qui expliquerait son caractère relativement uniforme et son apparition après sevrage de produits très différents (opiacés, BZD, stimulants, MDMA etc..).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'un des intérêts de cette façon de voir est que cela permet d'évoquer les méthodes de prise en charge du deuil et du stress en général, beaucoup mieux connues et étudiées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notamment l'inutilité des AD, la nécessité de prendre du temps et de se protéger, l'utilité de l'exercice physique sont des notions qui appartiennent aux deux mondes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, bien entendu, il ne faut pas oublier que les produits exercent également un effet sur ce système neuro-immuno-endocrine et que cela entraîne des spécificités. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notamment pour les opiacés, une hyperalgésie prolongée après sevrage a été décrite et pourrait être à l'origine des symptomes '''spécifiques''' du post sevrage aux opiacés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci est probablement en faveur de la prescription prolongée d'opiacés à petites doses (TSO, Méthadone 5 mg par jour ou Subutex 1 mg/j pendant des mois ou des années par exemple)).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour l'alcool cela peut expliquer l'effet positif de l'Acamprosate (Aotal) et peut être du Baclofène, du Nalmefene et du Revia.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les BZD voir http://forum.doctissimo.fr/medicaments/antidepresseurs-anxiolytiques/syndrome-prolonge-benzodiazepines-sujet_161902_1.htm  (voir l'article traduit de l'anglais en fin de post) ainsi que http://www.benzo.org.uk/freman/index.htm.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois il faut savoir que les études de suivi sur les vétérans du Vietnam ont montré que la prise d'opiacés pendant un temps (même si elle est largement limitée au temps de présence au Vietnam. Elle a concerné plus de 20% des GI) est associée à une surmortalité et surmorbidité significative. Il est probable que ce n'est pas l'effet des opiacés par eux même mais celui d'un biais de selection basé sur le désir de consommation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://archives.drugabuse.gov/meetings/bbsr/bbpowerpoint/price.ppt&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.rkp.wustl.edu/VESlit/DAD2001.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une étude du BMJ a montré que la surmortalité liée à la consommation d'opiacés n'était atténuée que par la prise de TSO pendant plus d'un an. Une autre étude montre une surmortalité associée à la prise d'anxiolytiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.infos-psychotropes.fr/pdf/bmjTSO.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.psychoactif.org/forum/t10530-p1-mortalite-anxiolytiques.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut espérer que des études ultérieures viennent modifier rapidement cette conclusion provisoire et apporter des réponses à une problématique qui concerne probablement des centaines de milliers de personnes en France (puisqu'il n'ya aucune raison de ne pas y inclure le sevrage de l'alcool et probablement aussi celui du tabac).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une discussion qui prolonge la Conclusion (provisoire) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.psychoactif.org/forum/t10389-p3-Sevrage-Heroine-avec-bupre.html#p149723&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
Ziggy''' (post #62)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour être franc, je crois qu'il y a une certaine confusion dns ce que l'on nomme et c'est ce qui me gêne car là on a tendance à mettre dans cette appellation de PAWS un peu tout ce que l'on veux... jusqu'à dire que le PAWS se manifeste indépendamment du produit par exemple. A mon sens là il s'agit plus du tout de PAWS mais de symptome PSY liée à la perte de l'objet came dont le deuil est à faire. Pour étre juste a mon sens il convient de distinguer le PAWS du sevrage psychologique, car ce sont deux symptomatologies différentes même si elles sont vécues toutes deux après le sevrage et qu'il est facile de les superposer ou de croire qu'il s'agit de la meme chose....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
je donne un premier exemple. Une personne non-toxicomane est administrée en morphine pendant plusieurs mois pour hernie discale. Puis les douleurs cessent et on lui diminue son dosage et on la sèvre. Les premiers jours sont chauds... mais après et là bingo, la personne décrit un état de fatigue caractérisée par des ressentis physiques (sueurs, jambes, frissons, insomnie) pendant plusieurs semaines/mois.... mais aucun craving ni deuil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
autre exemple. Un héroïnomane arrête brutalement. Apres le sevrage, il va éprouver les memes symptômes physiques qui perdurent mais il va aussi éprouver de la déprime (qui exprime le manque mental), des cravings, de la colère etc... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
donc le PAWS tel que je le conçois concerne les symptômes résiduelles de manque liés à la non retrocesion de la symptomatologie du manque et c'est bien ce qu'on mesure, il faut un temps long pour achever la rendorphinisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les problèmes psys liés à la conso (ou son arret) et qui s'expriment psychologiquement et physiquement aussi, c'est un autre probleme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je trouve que mélanger les deux transforme la notion de PAWS en pot pourri ou l'on indifférencie tout ce qu'il se passe dans cette phase de reconstruction... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
il me semble important de différencier ce qui appartient au PSY et ce qui appartient à l'ORGANIQUE.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Prescripteur'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si je comprends bien Ziggy, tu voudrais séparer des symptomes du sevrage des opiacés (PAWS1) d'un syndrome &amp;quot;général&amp;quot; qui serait le PAWS2. Cela me parait important d'en parler parce qu'en effet le PAWS est une notion récente, donc il est possible que cette notion soit encore mal stabilisée.&lt;br /&gt;
Pour moi (c'est ce que je dis dans le wiki) je préfère parler de spécificité du PAWS qui s'ajoute lors du sevrage d'opiacés (mais aussi probablement de l'alcool des BZD, des stimulants) au '&amp;quot;PAWS de base&amp;quot; , et qui en effet est lié au produit. &lt;br /&gt;
Notons par exemple que le PAWS des opiacés répond bien aux petites doses de TSO, alors que pour celui de l'alcool et des BZD ce serait plutot des gabaergiques (Baclofene, GHB, BZD) et pour les stimulants des BZD, voire des stimulants.&lt;br /&gt;
Mais notons que le deuil est lui même responsable d'un grand nombre de consommations alcooliques ou opiacées. Un phénomène curieux est d'ailleurs le déni de ce mécanisme. De nombreux patients racontent qu'ils ont commencé à boire ou consommer dans la période suivant un ou des deuils mais nient une relation avec ce deuil. (de nombreux autres patients aussi disent &amp;quot;j'ai commencé à boire quand ma mère est mort&amp;quot;).&lt;br /&gt;
C'est dans ce sens que je pense plus efficace de penser le phénomène comme global avec des différences et des spécificités plutot que comme deux problèmes indépendants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Ziggy'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Disons que tu l'envisages de manière globale concernant l'arrêt de toute forme de psychotropes alors que moi je ne le vois que par la lorgnette de mon expérience et concernant l'arret des opiacés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si je différencie nettement le manque psychologique du syndrome déficitaire, c'est parce qu'au cours de mes années de dépendance, j'ai vu ces symptômes se mettre en place et je vois bien comment ce n'est pas du tout la meme chose. Concernant le manque psychologique, chez moi il est venu assez rapidement et même bien avant le manque physique et c'est ce truc psycho qui m'a fait perdre pied et m'a conduit à aller jusqu'au seuil de l'intoxication... et je suppose que des 2, c'est bien sur le manque psycho le plus rebelle puisque car c'est celui la qui te fait replonger à chaque coup et meme tres à distance du sevrage physique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais voila lors de mes 2-3 premières années, je n'ai éprouvé aucun PAWS. J'ai fait pas mal de sevrages et je sentais vraiment la peche revenir en une dizaine de jours et ensuite roule ma poule... le problème c'est que le psychologique était toujours là. Ca OK !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voyant que je rechutais toujours, même après des 30 ou 60 jours clean j'ai décidé de me mettre sous TSO. Et c'est ensuite que pour la première fois, j'ai ressenti ces symptômes de PAWS.... Au début, comme beaucoup d'autres, j'ai mis ça sur le dos du subutex... dont on sait que le sevrage est plus long que l'heroine. Mais là c'était vraiment TRES long... J'ai découvert par la suite que ça n'avait rien à voir avec le SUB en tant que tel (et sa demi vie lente) puisque j'ai pratiqué plein de switchs (des semaines de codeine, plusieus mois de skenan) et à chaque sevrage, quel que soit la molécule, j'ai éprouvé ces symptômes déficitaires qui durent des semaines.......&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour pas vous mentir, à partir du jour ou j'ai commencé à éprouver ces symptômes, les choses se sont vraiment compliquées pour me &amp;quot;sevrer&amp;quot;. Quand je me retappais en 10-12 jours, c'était chaud mais jouable, j'arrivais à me sevrer et je sentais bien ce moment ou le sevrage est enfin FINI, ou le corps prend le dessus ou tout rentre dans l'ordre... mais avec le PAWS,une fois que j'y ai été sujet j'ai beau essayé une dizaine de sevrages et j'ai l'impression de n'etre jamais arrivé au bout d'aucun d'eux, malgré pourtant des 2ou 3 mois d'abstinence...cette sensation étrange que ça ne revient pas (ou revient plus), que 95% du manque a disparu mais qu'il reste 5% que le corps n'arrive pas à éliminer. Une fois j'ai tenu 70 jours sans buprénorphine et un matin, j'avais tellement la chiasse et mal aux jambes malgré 10 semaines de sevrage, j'ai pris un demi 0.4mg= effet hallucinant. Le lendemain, je &amp;quot;revivais&amp;quot; enfin pour la première fois depuis ce sevrage... ça c'était COOL mais constat déprimant = comment est il possible de redevenir normal après des années de TSO ou d'opiacés ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le seul moyen que j'ai trouvé c'est avec la métha de diminuer très doucement en restant des mois sur des petits paliers et diminuer jusqu'au 0 absolu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sinon je crois que 0.4 de subu équivaut environ à 3 mg de métha, donc encore trop important pour ne pas sentir un sevrage difficile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Snoopy'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
@prescripteur,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
pour ma part, je suis globalement d'accord avec ce que tu dis, ca, c'est un fait, MAIS ce qui me &amp;quot;derange&amp;quot; c'est le fait de remettre toujours le coté psychologique en avant, qui est là, oui, mais pas que.....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
je parle pour moi là : le sevrage physique &amp;quot;pur&amp;quot;, c'est ok, le sevrage psychologique &amp;quot;pur&amp;quot;, c'est ok aussi, dans le sens où non, je ne vois pas ca comme un deuil de ma/mes consos passées, mon changement de mode de vie (dur aussi, on est bien d'accord), et autres.......&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ce que MOI je retiens du PAWS (1,2 ou plus encore peut etre, vu que c'est une &amp;quot;decouverte&amp;quot; recente dans le milieu soignant), c'est que j'ai des hauts et des bas, mais je pense pas plus qu'une personne qui ne consomme pas de drogues, que je ne mets pas tout ca dans le meme panier, mais que pour ce qui concerne mes insomnies et autres soucis &amp;quot;physiques&amp;quot;, apres des années de psychotherapies et autres aides plus naturelles genre sophro, acupuncture, blablabla, JE SAIS identifier quand c'est mon etat d'esprit qui est en cause (toutes mes insomnies ne sont pas toutes dues au PAWS), ou quand c'est strictement physique chimie cerebrale.......&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
quand tout va bien, et que pendant 15/20 jours je ne dors plus, que je tremble, que j'ai froid, voire des nausées, je sais que c'est pas du psychologique, mais bel et bien du physique........&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
mais comme tu le dis, ce syndrome est encore une &amp;quot;decouverte&amp;quot; jeune, et il va sans doute falloir bosser et creuser le sujet pendant.....années avant de vraiment connaitre tous les tenants et aboutissants de ce probleme....... pas glop, mais bon, pas le choix non plus &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
en me relisant, je me trouve un peu con-con, a repenser aux UD d'il y a quelques dizaines d'années (voire plus) qui eux, n'avaient meme pas de tso, et encore moins d'aide, d'attention, et encore moins de respect venant des personnes censées les soigner......pas etonnant que beaucoup nous aient quittés, faute de &amp;quot;mieux&amp;quot;....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''YourLatestTrick'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Salut !&lt;br /&gt;
ziggy a écrit:&lt;br /&gt;
Pour être franc, je crois qu'il y a une certaine confusion dns ce que l'on nomme et c'est ce qui me gêne car là on a tendance à mettre dans cette appellation de PAWS un peu tout ce que l'on veux... jusqu'à dire que le PAWS se manifeste indépendamment du produit par exemple.&lt;br /&gt;
Je me suis peut être mal exprimé ; je voulais dire que peu importe le produit auquel on a été dépendant, on retrouve un ensemble de symptômes communs ; auxquels s'ajoutent éventuellement des symptômes plus spécifiques à la substance. Si je donne l'impression de pinailler, c'est que la finalité de cette discussion est bien d'identifier un phénomène, pour envisager des pistes de réflexion ; c'est en ce sens que je trouve important de poser les fondations d'un ensemble de symptômes communs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En soi, le terme PAWS est, d'un point de vue sémantique, assez vague, au final ; c'est probablement ce qui rend la sémiologie difficile à définir précisément.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant le débat sur la composante psychologique du PAWS, je pense qu'il faut le comprendre comme ayant une origine psychologique, et pas seulement des symptômes de nature psychologique. &lt;br /&gt;
Pour prendre un exemple : la notion de douleur va bien au delà de la nociception : l'OMS la décrit comme telle : &lt;br /&gt;
&amp;quot;la douleur est une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable en réponse à une atteinte tissulaire réelle ou potentielle ou décrite en ces termes&amp;quot;&lt;br /&gt;
La composante psychologique du ressenti de la douleur est primordiale, c'est, à mon avis, un fait à prendre en compte, et à explorer, parcequ'il contribue probablement au ressenti des symptômes spécifiques du sevrage opiacé, pour rester dans cet exemple.&lt;br /&gt;
Ce que je veux dire, c'est que quand on parle de l'aspect psychologique, on ne veut surtout pas dire que c'est &amp;quot;juste dans la tête&amp;quot;, loin de là.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après, je ne doute pas que, par vos expériences, vous puissiez l'interpréter de manière personnelle, et que vous êtes capables d'identifier les processus impliqués (cf l'exemple de Snoopy) , l'important étant de pouvoir trouver une réponse à ce problème (on est d'accord là dessus, je pense !)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je crois que plus on aura de témoignages, plus on y verra clair. Au cas par cas, des éléments de contextes personnels peuvent brouiller les pistes, je pense.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ziggy, ton exemple de la personne hospitalisée, donc -a priori- avec une moindre implication émotionnelle dans la conso du produit, est intéressant. Tu notes à juste titre que les symptômes vont être uniquement d'ordre physique, très probablement spécifiquement liés au produit (opiacé en l’occurrence) . &lt;br /&gt;
C'est ce phénomène que tu associe au PAWS ?&lt;br /&gt;
On peut l'envisager ainsi, mais je pense que dans le cadre d'un usage de type addictif, il y a d'autres éléments qui entrent en jeu, d'origine psychologique, donc, qui viennent se greffer, et &amp;quot;potentialiser&amp;quot; les symptômes que tu décris.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faudrait alors identifier : les différents symptômes de sevrage post-aigus pour chaque type de produit consommé (le wiki comporte une partie spécifique aux benzodiazépines il me semble, par exemple);puis en déduire les phénomènes communs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ma part, le PAWS s'est principalement manifesté par des phases anxio-dépressives, en alternance avec des phases &amp;quot;sans souci&amp;quot; . Très peu de symptômes physiques, mis à part ceux associés à l'anxiété (qui peut se traduire par des troubles somatiques parfois impressionnants ) . Au bout de six mois, le PAWS était largement atténué. Un peu d'anxiété, et des variations de l'humeur, mais ni plus ni moins qu'une personne &amp;quot;normale&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Les produits dont je me suis sevré sont les opiacés (tramadol 400-600mg par jour pendant 2-3 ans) et les BZD (150mg de seresta par jour vers la fin) , avec des extras fréquents (morphine, oxycodone, fentanyl, codéine, dihydrocodéine, et une dizaine de benzos différents selon les périodes).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je n'ai peut-être pas assez de recul, puisque j'ai repris ma conso au bout de six mois.&lt;br /&gt;
Je trouve cette discussion enrichissante, ça permet de confronter la théorie avec des expériences concrètes, et je pense vraiment que ça peut être d'une grande aide pour comprendre et se préparer à &amp;quot;l'après&amp;quot; .&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Meu</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=PAWS,_le_syndrome_prolong%C3%A9_de_sevrage&amp;diff=6419</id>
		<title>PAWS, le syndrome prolongé de sevrage</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=PAWS,_le_syndrome_prolong%C3%A9_de_sevrage&amp;diff=6419"/>
		<updated>2016-08-18T22:31:39Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Meu : listes&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''PAWS, Le syndrome prolongé de sevrage ou plutôt le syndrome prolongé après sevrage aigu'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(PAWS = post acute withdrawal syndrome, protracted withdrawal syndrome)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est reconnu depuis longtemps que le sevrage opiacé aigu n'est pas une fin mais qu'il est suivi d'une période de craving, d'insatisfaction etc. qui peut mener à la rechute.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreux témoignages sur psychoactif.org le montrent depuis des années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois une certaine théorisation du processus est plus récente et a fait l'objet d'articles ou d'informations notamment aux USA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est cette théorisation que nous voulons présenter ici et que nous nous proposons d'accompagner dans les développements qu'elle ne manquera pas (nous le pensons) de susciter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Introduction = un survol !==&lt;br /&gt;
Traduction de http://www.addictionsandrecovery.org/post-acute-withdrawal.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a deux étapes du sevrage quel que soit le produit (alcool, opiacés, BZD, cocaine). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La première étape''' est la phase aiguë, qui dure généralement au plus quelques semaines. Au cours de cette étape, vous pouvez ressentir des symptômes de sevrage physique. Mais chaque médicament est différent, et chaque personne est différente.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La deuxième étape''' de sevrage est appelé le syndrome prolongé de sevrage (post aigu = PAWS). Au cours de cette étape, vous aurez moins de symptômes physiques, mais les symptômes de sevrage sont plus émotionnels et psychologiques.&lt;br /&gt;
Le syndrome prolongé de sevrage se produit parce que la chimie de votre cerveau revient progressivement à la normale. Au fur et à mesure que votre cerveau améliore les niveaux de vos neurotransmetteurs il se produit des fluctuations autour du nouvel point d'équilibre qui provoquent les symptômes prolongés de sevrage (post aigus).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La plupart des consommateurs sevrés éprouvent des symptômes prolongés de sevrage (post aigus). Alors que dans la phase aiguë de sevrage chaque vécu est différent, en sevrage prolongé (post aigu) la plupart des gens éprouvent les mêmes symptômes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les symptômes prolongés de sevrage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les symptômes de sevrage post-aigus les plus courants sont :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Les sautes d'humeur&lt;br /&gt;
* L' anxiété&lt;br /&gt;
* L' irritabilité&lt;br /&gt;
* La fatigue&lt;br /&gt;
* Le sentiment d'une énergie variable&lt;br /&gt;
* Un faible enthousiasme&lt;br /&gt;
* Une concentration variable&lt;br /&gt;
* Des troubles du sommeil&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome prolongé de sevrage est ressenti comme un parcours en montagnes russes. Au début, les symptômes vont changer de minute en minute et d'heure en heure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus tard, avec la progression de la récupération ils vont disparaître pour quelques semaines ou quelques mois avant de revenir à nouveau. Au fur et à mesure que vous continuez à récupérer les périodes non symptomatiques seront plus en plus longues. Mais les « mauvaises périodes » peuvent être tout aussi intenses et durer tout aussi longtemps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque épisode de ce syndrome prolongé de sevrage dure généralement quelques jours. Une fois que vous aurez avancé dans la récupération depuis un certain temps, vous constaterez que chaque épisode dure généralement quelques jours. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n'y a pas de déclencheur évident dans la plupart des cas. Simplement, vous vous réveillez un jour en ressentant irritabilité et manque d'énergie. Si vous vous accrochez pendant quelques jours, les symptômes disparaîtront comme ils sont venus. Après un moment vous allez développer une confiance en votre guérison, malgré ce syndrome, parce que vous savez que chaque épisode est limitée dans le temps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome prolongé de sevrage dure généralement 2 ans. C'est l'une des choses les plus importantes que vous devez retenir. Si vous êtes partant pour relever ce défi, vous pourrez réussir. Mais si vous pensez que les symptômes ne seront présents que pendant quelques mois, alors vous serez pris au dépourvu, vous serez déçus, et vous serez plus susceptibles de rechuter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Comment survivre au syndrome prolongé de sevrage'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Soyez patient. Vous ne pouvez pas accélérer la récupération. Mais vous pouvez lutter efficacement jour après jour. Si vous ressentez douloureusement les symptômes, ou si vous essayer de « passer en force », vous serez épuisé. Et quand vous serez épuisé, vous penserez à consommer pour vous échapper.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les symptômes prolongés de sevrage sont un signe que votre cerveau récupère. Par conséquent, essayez de les supporter. Mais rappelez-vous que, même après un an, vous n'êtes encore peut être qu'à mi-chemin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Aller avec le flux'''. Les symptômes de sevrage sont inconfortables. Mais plus vous y pensez, plus ils sembleront insupportables. Vous aurez beaucoup de bons jours au cours des deux prochaines années. Profitez-en. Vous aurez également beaucoup de mauvais jours. Pendant ces mauvais jours, n'essayez pas d'en faire trop. Prenez soin de vous, concentrez vous sur votre rétablissement, et vous passerez à travers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Prenez soin de vous même'''. Donnez-vous beaucoup de petites pauses au cours des deux prochaines années. Dites-vous &amp;quot; ce que je fais, c'est assez&amp;quot;. Prenez soin de vous. C'est ce que la plupart des toxicomanes ne savent pas faire, et c'est ce que vous devez savoir en matière de rétablissement. Le rétablissement est le contraire de la dépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parfois, vous aurez peu d'énergie et d'enthousiasme. Comprenez cela et ne vous surchargez pas. Donnez-vous la permission de vous concentrer sur votre rétablissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome prolongé de sevrage peut être un élément déclencheur de la rechute. Vous pouvez vivre des semaines sans symptômes de sevrage, et puis un jour vous vous réveillerez et les symptômes vous frapperont comme une tonne de briques. Vous avez mal dormi. Vous êtes de mauvaise humeur. Votre niveau d'énergie est faible. Et si vous n'êtes pas prêt pour cela, si vous pensez que le sevrage ne dure que quelques mois, ou si vous pensez que, chez vous, le sevrage doit être différent et ne pas être aussi difficile, alors vous serez pris au dépourvu. Mais si vous savez à quoi vous attendre, vous pourrez réussir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Être capable de se détendre vous aidera'''. Lorsque vous êtes tendu vous avez tendance à vous attarder sur vos symptômes et à les aggraver. Lorsque vous êtes détendu, il est plus facile de ne pas se laisser prendre par eux. Vous êtes moins réactifs à vos symptômes, ce qui signifie que vous êtes moins susceptibles de rechuter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Ce qu'en dit Wikipedia== &lt;br /&gt;
(traduction de l'anglais)  http://en.wikipedia.org/wiki/Post-acute-withdrawal_syndrome&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(J'ai gardé le numéro des références bibliographiques mais pour des raisons de lisibilité je ne les ai pas reprises dans le texte. Je renvoie donc à l'article en anglais qui comporte des liens directs permettant de les lire)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Introduction===&lt;br /&gt;
Les termes de syndrome de sevrage post aigu (PAWS), ou syndrome prolongé de sevrage, décrivent un ensemble de déficiences persistantes qui se produisent après le retrait de l'alcool, des opiacés, des benzodiazépines, des antidépresseurs et d'autres substances [1] [2] [3] [4].&lt;br /&gt;
Les enfants nés de mères qui ont utilisé des substances entraînant une dépendance, pendant la grossesse, peuvent également éprouver un syndrome de sevrage post aigu [5] [6].&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage post aigu affecte de nombreux aspects de la récupération et de la vie quotidienne, y compris la capacité à conserver un emploi et à interagir avec la famille et les amis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les symptômes se manifestent chez plus de 90 % des personnes qui abandonnent un opioïde à long terme (comme l'héroïne), [?? citation nécessaire] 75 % des personnes qui se remettent d'une utilisation à long terme de l'alcool, de la méthamphétamine, ou de benzodiazépines et à un moindre degré ceux qui se sont sevrés d'autres psychotropes. [?? citation nécessaire] &lt;br /&gt;
Le syndrome prolongé de sevrage des GABA-agonistes (benzodiazépines, barbituriques, éthanol) ou des opiacés peut durer de un an à plusieurs dizaines d'années, voire indéfiniment, avec des alternances de périodes de rémission et d'instabilité. [?? citation nécessaire] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les symptômes comprennent les sautes d'humeur ressemblant à un trouble affectif, l'anhédonie (l'incapacité à ressentir du plaisir hors de l'usage de la drogue), l'insomnie, le désir extrême et l'obsession pour les psychotropes, l'anxiété et les crises de panique, la dépression, le suicide et les idées suicidaires et enfin les troubles cognitifs généralisés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'abus de drogues, y compris les médicaments et l'alcool, peut induire des symptômes qui ressemblent à des maladies mentales. Cela peut se produire aussi bien dans l'état d'ébriété que pendant l'état de sevrage. Dans certains cas, ces troubles psychiatriques induits par une substance peuvent persister longtemps après la désintoxication, comme la psychose ou la dépression prolongées après la consommation d'amphétamine ou l'abus de cocaïne. Un syndrome prolongé de sevrage peut également se produire avec des symptômes persistant pendant des mois après l'arrêt de l'utilisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les benzodiazépines sont les médicaments les plus notables pour induire un syndrome de sevrage prolongé, avec des symptômes persistant parfois pendant des années après l'arrêt de l'utilisation. &lt;br /&gt;
L'anxiété sévère et la dépression sont souvent induites par l'abus prolongé d'alcool mais dans la plupart des cas se calme avec une abstinence prolongée. Même une consommation modérée mais prolongée d'alcool peut augmenter les niveaux d'anxiété et de dépression chez certaines personnes. Dans la plupart des cas, ces troubles psychiatriques dus à la drogue s'estompent avec l'abstinence prolongée [7].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Symptômes===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les symptômes peuvent parfois aller et venir avec des rémissions et des récurrences ou encore des fluctuations importantes de la gravité des symptômes. Les symptômes les plus fréquents incluent les troubles cognitifs, l'irritabilité, l'humeur dépressive, l'anxiété ; tous ces symptômes pouvant atteindre des niveaux de gravité pouvant conduire à la rechute [8] [9].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage prolongé des benzodiazépines peut provoquer des symptômes ressemblant à un trouble d'anxiété généralisée ou à un trouble panique. En raison de la nature parfois prolongée et de la gravité du sevrage des benzodiazépines, l'arrêt brutal n'est pas conseillé [10].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les symptômes courants de syndrome de sevrage après aiguë sont : [11] [12] [13] [14]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Dysfonctionnement psychosocial&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Anhédonie [15]&lt;br /&gt;
* Dépression&lt;br /&gt;
* Trouble des habiletés sociales&lt;br /&gt;
* Comportement obsessionnel-compulsif&lt;br /&gt;
* Sentiment de culpabilité&lt;br /&gt;
* Troubles du système nerveux autonome&lt;br /&gt;
* Pensées pessimistes&lt;br /&gt;
* Troubles de la concentration&lt;br /&gt;
* Manque d'initiative&lt;br /&gt;
* Craving&lt;br /&gt;
* Incapacité à penser clairement&lt;br /&gt;
* Problèmes de mémoire&lt;br /&gt;
* Réactions excessives excessives ou au contraire engourdissement émotionnel&lt;br /&gt;
* Troubles du sommeil&lt;br /&gt;
* Problèmes de coordination motrice&lt;br /&gt;
* Sensibilité au stress&lt;br /&gt;
* Augmentation de la sensibilité à la douleur&lt;br /&gt;
* Trouble panique [10]&lt;br /&gt;
* Trouble d'anxiété généralisée [10]&lt;br /&gt;
* Troubles du sommeil (rêves de consommation ou de comportements liés au style de vie)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les symptômes apparaissent de façon intermittente, et ne sont pas toujours présents. Ils sont aggravés par le stress ou d'autres déclencheurs et peuvent survenir à des moments inattendus et sans raison apparente. Ils peuvent durer pendant une courte période ou plus. Une des situations suivantes peut déclencher un retour temporaire ou l'aggravation des symptômes de syndrome prolongé de sevrage : [?? citation nécessaire]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Les situations stressantes et/ou frustrantes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 les pratiques multitâches&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Les sentiments d'anxiété, la peur ou la colère&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Les conflits sociaux&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Les attentes irréalistes du Soi&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Causes===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome peut être en partie attribué à la persistance des adaptations physiologiques du système nerveux central qui se manifeste sous la forme d'une tolérance chronique et lentement réversible, à des perturbations des neurotransmetteurs et à l'hyperexcitabilité résultante des voies neuronales [19] [20] [21] [22].&lt;br /&gt;
Des situations de stress accompagnent le sevrage précoce et l'arrêt des consommations, et les symptômes du syndrome prolongé de sevrage produisent une détresse additionnelle. Il est important d'éviter ou de traiter les facteurs qui aggravent ou déclenchent le syndrome prolongé de sevrage. Les types de symptômes et de conséquences en termes de gravité, de fréquence et de durée varient selon le produit en cause.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Traitement===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'état ​​s'améliore progressivement sur une période de temps qui peut aller de six mois à plusieurs années dans les cas plus graves [23] [24].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le flumazénil a été jugé supérieur au placebo dans la réduction des sentiments d'hostilité et d'agression chez des patients sevrés de benzodiazépines depuis 4 à 266 semaines [25]. Cela peut suggérer un rôle pour le flumazénil dans le traitement des symptômes de sevrage prolongés de benzodiazépine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'acamprosate a été trouvé efficace contre certains symptômes prolongés de sevrage de l'alcool [26] [27]. La carbamazépine ou la trazodone peuvent également être efficaces dans le traitement du syndrome prolongé de sevrage [28] [29] [30]. Les TCC (thérapie cognitivo-comportementale) peuvent aussi aider le syndrome prolongé de sevrage surtout quand le craving est au premier plan [31].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Références (Nous vous conseillons la consultation directe du document wikipedia pour obtenir les liens vers les articles)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Quelques sevrages spécifiques ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Sevrage des opiacés===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le sevrage opiacé, « un délai pour le retour des endorphines à la normale » est généralement invoqué pour expliquer le PAWS et la disparition progressive des symptomes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les témoignages d'usagers sur le forum psychoactif (voir dans ce wiki le chapitre de témoignages et la discussion finale) montrent que pour de nombreux (tous ?) usagers les symptômes tardifs de sevrage sont analogues aux symptômes immédiats, mais moins intenses et diminuant progressivement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.drugs.com/forum/need-talk/paws-43606.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois cette notion générale de &amp;quot;rééequilibrage des endorphines&amp;quot; n'est pas, à ma connaissance, scientifiquement établie de façon formelle. Pour le moment cela reste donc surtout une hypothèse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, un déficit en endorphines est aussi constaté après sevrage d'alcool et est évoqué dans d'autres pathologies, comme la fibromyalgie. Selon cette hypothèse, de petites doses de Naltrexone ont été proposées pour corriger ce déficit, mais il n'existe pas de consensus sur l'utilité de ce traitement. &lt;br /&gt;
Le sport est réputé &amp;quot;augmenter les endorphines&amp;quot; mais, bien sûr, il a beaucoup d'autres effets.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/6284787&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23359310&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néamoins, des études scientifiques permettent d'entrevoir certains mécanismes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notamment pour les opiacés, une hyperalgésie prolongée après sevrage a été décrite et pourrait être à l'origine des symptomes spécifiques du post sevrage aux opiacés. &lt;br /&gt;
Les émotions négatives aggravent cette hyperalgésie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3209757/ &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette hyperalgésie commence même pendant la prise d'opiacés, avec une analgésie initiale suivie d'une hyperalgésie de plusieurs jours. Le système NMDA semble jouer un rôle majeur (notamment expliquant l'effet positif de la Kétamine).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/11356895 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/16115745 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces constatations sont probablement en faveur de la prescription prolongée d'opiacés à petites doses pour prévenir le PAWS, le craving et la rechute (TSO: Méthadone à 5 mg par jour ou Subutex à 1 mg/j pendant des mois ou des années par exemple). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21218308 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20955107&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22873183&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des modifications de l'activation de certaines aires cérébrales ont été mises en évidence par l'IRM cérébrale, après sevrage opiacé, sans rupture nette entre les modifications après un mois et un ans de sevrage, mais plutôt avec une décroissance progressive en l'espace de plusieurs mois. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23667541 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3359800/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Tramadol et PAWS===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Tramadol a un effet complexe opiacé mais aussi anti-depresseur. D'ailleurs de nombreux auteurs ont souligné sa parenté moléculaire et pharmacologique avec la Venlafaxine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.mindandmuscle.net/forum/39938-effexor-tramadol-similarities&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://psycnet.apa.org/index.cfm?fa=buy.optionToBuy&amp;amp;id=2011-06864-005&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://sma.org/southern-medical-journal/article/similar-effects-of-tramadol-and-venlafaxine-in-major-depressive-disorder/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.nlc-bnc.ca/eppp-archive/100/201/300/cdn_medical_association/jpn/vol-26/issue-1/pdf/pg30.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Sur l'effet AD du Tramadol====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://jop.sagepub.com/content/15/3/147.abstract&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://jop.sagepub.com/content/18/3/404.abstract&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De ce fait, le sevrage du Tramadol entraine non seulement un syndrome « classique » de sevrage opioide mais aussi un syndrome apparenté au sevrage des anti-depresseurs serotoninergiques.&lt;br /&gt;
Ce dernier syndrome survient dans 1/8 des cas de sevrage difficile selon&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/12633909&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
mais pourrait etre bien plus fréquent en cas d'usage chronique à doses excessives (&amp;gt; 400 mg/j).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se manifeste par différents symptômes dont certains sont immédiats mais d'autres peuvent durer des semaines ou même des mois (dépression, insomnie, brainzaps).&lt;br /&gt;
Bien qu'il soit assez frequemment décrit par les usagers, notamment abusifs, il existe peu de littérature spécialisée sur ce sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1681629/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://en.wikipedia.org/wiki/Antidepressant_discontinuation_syndrome&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Brainzaps====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.choosehelp.com/topics/depression/dealing-with-the-brain-zaps-during-ssri-snri-or-tramadol-withdrawal&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.crazymeds.us/CrazyTalk/index.php/topic/6903-serotonin-withdrawal-and-tramadol/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.psychoactif.org/forum/t10215-p1-brain-zaps.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Traitement====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La meilleure prévention de ce syndrome est une baisse très progressive du Tramadol. &lt;br /&gt;
Si les symptomes sont sévères la reprise du Tramadol, suivie d'un sevrage progressif, peut être proposée. Certains témoignages font aussi mention d'un effet positif de la Venlafaxine dans cette indication, ce qui est assez logique vu sa proximité avec le Tramadol.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, si les symptomes sont supportables ils tendent à s'atténuer en quelques semaines ou mois. D'autant qu'à côté de l'effet pharmacologique spécifique du Tramadol, il existe probablement un PAWS authentique associé, d'où l'inclusion de cette rubrique dans le psychowiki sur le PAWS.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le sevrage des benzodiazépines===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce chapitre est une traduction du wikedia du chapitre précédent http://en.wikipedia.org/wiki/Post-acute-withdrawal_syndrome&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des troubles de la fonction mentale peuvent persister pendant plusieurs mois ou années après le sevrage des benzodiazépines. &lt;br /&gt;
Un cas de dépression psychotique persistant plus d'un an après le sevrage des benzodiazépines a été décrit. La patiente n'avait pas d'antécédents psychiatriques. Les symptômes rapportés chez cette patiente étaient : trouble dépressif majeur avec caractéristiques psychotiques et humeur dépressive persistante, manque de concentration, perte d'appétit, insomnie, anhédonie, asthénie et retard psychomoteur. La patiente a également présenté des idéations paranoïaques (elle croyait qu'elle avait été empoisonnée et persécutée par ses co-employés), accompagnées par des hallucinations sensorielles. Les symptômes se sont développés après le retrait brusque du chlordiazepoxide et ont persisté pendant 14 mois. Divers médicaments psychiatriques ont été essayés sans succès. Les symptômes ont été complètement soulagés en reprenant une prescription de chlordiazepoxide pour un syndrome du côlon irritable 14 mois plus tard [16].&lt;br /&gt;
Un autre rapport a décrit le même phénomène chez une patiente qui a brusquement réduit sa dose de diazépam de 30 mg à 5 mg par jour. Elle a développé des sensations électriques de choc (nb = brainzap ??), une dépersonnalisation, de l'anxiété, des étourdissements, une activité EEG de pointes-ondes du lobe temporal gauche, des hallucinations, des distorsions de la perception sensorielles et visuelles qui ont persisté pendant des années [17].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un essai clinique incluant de patients prenant de l'alprazolam (Xanax) pendant une période de seulement huit semaines a montré le déclenchement de symptômes prolongés de troubles de la mémoire qui étaient encore présents jusqu'à huit semaines après l'arrêt de l'alprazolam [18].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Compléments sur le traitement du Syndrome prolongé de sevrage==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome prolongé de sevrage est relativement peu connu du corps médical et les articles qui le concerne ne sont pas très nombreux et posent souvent plus de questions qu'ils n'apportent de réponse. Les discussions les plus fournies se trouvent souvent sur les forums d'usagers. Voir par exemple&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.drugs-forum.com/forum/showthread.php?t=130696&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.drugs-forum.com/forum/showthread.php?t=73599&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les causes étant discutées et discutables (voir chapitre ultérieur sur ce sujet), les traitements proposés sont rarement médicamenteux et plus souvent de l'ordre des TCC, voire du simple soutien social. Toutefois j'espère que ce chapitre pourra être réécrit dans quelque temps avec des éléments plus positifs !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Traitements médicamenteux===&lt;br /&gt;
Les traitements proposés sont le Flumazenil, l'Acamprosate (Aotal) pour le sevrage alcoolique, la Carbamazepine (Tegretol) et le Trazodol, comme indiqués dans le wikipedia cité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Gabapentine (Neurontin) et probablement la Pregabaline (Lyrica) ont été utilisés avec succès, le plus souvent en auto-médication mais des études préliminaires suggèrent un effet positif. Idem pour la Naltrexone après sevrage opiacé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://eboka.info/index.php?topic=1620.0&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/15510234&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une analogie structurale entre la Venlafaxine (Effexor) et le Tramadol a poussé à le proposer comme traitement, notamment lorsqu'il existe une symptomatologie dépressive. (À prendre avec beaucoup de précautions et voir plus bas « le problème de la dépression ».)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut dire qu'actuellement il n'existe pas de certitude concernant l'efficacité des médicaments dans le syndrome prolongé de sevrage. Des pistes sont présentes et justifieraient des études protocolisées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins on peut considérer que la poursuite de la consommation de produit à faibles doses est un traitement de facto du syndrome, largement pratiqué notamment dans le cas des TSO (Méthadone et Buprénorphine) et pourraient justifier cette pratique parfois décriée (« Vous prenez 5 mg/j de Méthadone, pourquoi ne pas arrêter ? »).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La question de la dépression===&lt;br /&gt;
Il est important de bien différencier la dépression vraie, qui répond aux anti-dépresseurs du « coup de cafard » qui ne justifie pas cette prescription. &lt;br /&gt;
Personnellement je préfère opposer la dépression à la déprime mais c'est évidemment une question de sémantique personnelle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
voir le DSM IV http://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK64063/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La notion de « déprime » s'étend largement, par exemple elle décrit la « phase dépressive » étudiée dans le deuil, qui se différencie de la dépression par deux éléments essentiels :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La phase dépressive du deuil est variable avec de « bons » et de « mauvais » jours, au contraire du sentiment dépressif qui tend à être présent de façon relativement permanente pendant des jours ou des semaines, voire des mois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La phase dépressive, de l'avis général, ne requiert pas de traitement par anti-Dépresseurs (AD).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lire notamment&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.axaprevention.fr/applications-services/maladies/troublespsychologiques/Pages/depression.aspx$&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.drugs-forum.com/forum/showthread.php?t=94118&amp;amp;highlight=antidepressants+PAWS&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Coup de cafard ou dépression, comment savoir ?'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avoir un &amp;quot;coup de cafard&amp;quot; est une manifestation naturelle du psychisme. Une déprime se caractérise par un sentiment de tristesse passagère qui peut être lié ou non à des raisons précises. Cependant, si l'état psychologique ne s'améliore pas après environ deux semaines, il est important de consulter, car il s'agit peut-être d'une dépression qui s'installe.&lt;br /&gt;
Est-il normal de parfois &amp;quot;broyer du noir&amp;quot; ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Perte d'un être cher, problèmes professionnels, soucis financiers, déception amoureuse, conflits familiaux ou autre. Tous ces événements font hélas partie, à un moment ou à un autre, du quotidien. Notre psychisme, mais aussi notre corps réagissent à ces situations. Nous nous sentons tristes, fatigués, sans énergie ou alors énervés, tendus. Souvent, nous décrivons cet état comme un &amp;quot;coup de déprime&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il peut aussi nous arriver de broyer du noir sans raison particulière, sans qu'aucun changement ne soit intervenu. C'est parfois le signe d'une insatisfaction vis-à-vis de notre mode de vie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces manifestations, que même les plus optimistes connaissent sont tout à fait normales. Les médecins les considèrent comme des troubles d'adaptation, des états dépressifs mineurs non caractérisés, qui ne doivent pas être confondus avec une maladie dépressive caractérisée et ne justifient donc pas d'un traitement antidépresseur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Ces moments de déprime ont-ils une fonction ?'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aussi curieux que cela puisse paraître, ces moments de déprime ont une fonction d'adaptation. Nous interagissons de façon permanente avec notre environnement. Confronté à une perturbation de cet environnement, l'organisme réagit, permettant à l'individu d'adapter son comportement et ses pensées aux contraintes du monde qui l'entoure. Dans d'autres cas, ces manifestations peuvent amener à s'interroger sur sa vie, à redéfinir ses priorités pour trouver du sens à son existence, et parfois à prendre des décisions ou à provoquer un changement tel qu'un déménagement, la recherche d'un nouvel emploi ou une séparation. Une période de déprime peut être le déclencheur d'une évolution et déboucher sur un mieux-être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Coup de cafard ou début de dépression ?'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le doute, mieux vaut consulter. Le dialogue avec un médecin permet de mettre des mots sur ses difficultés, ce qui suffit parfois pour prendre du recul et se sentir mieux. D'autre part, seul un médecin est à même de faire la différence entre un coup de blues et une dépression. En effet, si cette maladie est complexe, ses symptômes sont relativement bien connus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais attention ! Même si les symptômes observés ne correspondent pas aux symptômes les plus courants, il convient de rester vigilant. Si un coup de cafard devient permanent et incompatible avec la vie quotidienne, il peut être le signe d'une dépression qui s'installe. Il ne faut donc pas hésiter à aller voir un médecin si l'état psychologique ne s'améliore pas ou si des troubles physiques apparaissent, tels que douleurs au ventre ou au dos, ou migraines. Ils peuvent signaler une dépression masquée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===PAWS et Déprime===&lt;br /&gt;
Clairement les caractéristiques habituelles du Syndrome prolongé de sevrage le situent dans la catégorie de la déprime et non de la dépression. Notamment son caractère fluctuant le rapproche singulièrement de la phase dépressive du deuil, dont il partage beaucoup de symptômes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est donc logique que les anti-Dépresseurs (AD) ne soient pas efficaces sur ces symptômes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, comme dans le deuil il peut co-exister une dépression « vraie » qui demande alors un traitement spécifique. La gravité et le caractère permanent dans le temps du sentiment dépressif sont les meilleurs éléments d'appréciation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Psychothérapies===&lt;br /&gt;
Diverses psychothérapies ont été proposées et sont surtout centrées sur le risque de rechute. Là encore, au delà de l'efficacité sur la rechute (ce qui n'est pas rien), il n'y a pas de preuve évidente d'efficacité.&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/16408423&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois les techniques de méditation de la pleine conscience ont été étendues à ce problème et semblent prometteuses. Personnellement (Prescipteur) ce serait plutot avec ces techniques que je souhaiterais mettre en place des groupes de prévention de la rechute. L'avantage est qu'elles ont un rôle éducatif qui s'applique aussi à l'anxiété au coping avec le stress etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.mindfulrp.com/Research.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.hindawi.com/journals/psychiatry/2014/692423/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://focus.psychiatryonline.org/article.aspx?articleID=49314&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://books.google.fr/books?id=hbMWVCkjz7oC&amp;amp;printsec=frontcover#v=onepage&amp;amp;q&amp;amp;f=false&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3972764/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Actions « de bon sens »===&lt;br /&gt;
Voici par exemple ce que suggère&lt;br /&gt;
http://www.uwhealth.org/healthfacts/psychiatry/7228.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Connaître les symptômes et avoir un plan pour y faire face lorsqu'ils se produisent. Voici une liste d'idées qui peuvent aider. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Apprenez à connaître votre système de soutien.''' Il peut comprendre la famille, les amis, les conseillers, les fournisseurs de soins de santé, et votre groupe spirituel. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
'''Restez en contact avec votre réseau de soutien.''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Faire une routine quotidienne''' qui donne du temps pour le repos et la détente. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Essayez de mettre en place des routines''' qui favorisent le sommeil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Ayez une alimentation équilibrée''' riche en fruits et légumes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''L'exercice peut aider''' à réduire le stress et augmenter votre énergie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Offrez-vous à vous même patience et compréhension. '''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Prenez le temps''' de prendre soin de votre spiritualité et faites des choses qui vous apportent du confort. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Prenez soin de vous.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'importance du bien être psychologique et social dans le maintien de l'abstinence a été montré notamment par&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.oatc.ca/wp-content/uploads/2013/04/Predicting-Long-Term-Stable-Recovery-from-long-term-heroin-addiction.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Témoignages de Psychoactif==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces témoignages viennent du site https://www.psychoactif.org&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.psychoactif.org/forum/t9830-p1-syndrome-deficitaire-plusieurs-mois-apres.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Snoopy'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''J 'ouvre cette discussion après lecture d'un post de ziggy, qui m'a apprit le terme &amp;quot;syndrome déficitaire&amp;quot; ....''&lt;br /&gt;
''c'est con, mais je connaissait pas, et c'est cool de pouvoir &amp;quot;nommer&amp;quot; les choses,&lt;br /&gt;
pour faire court:''&lt;br /&gt;
''j'ai fait mon sevrage sub(oxone) ET psychotropes en juin dernier, plutôt a l'arrache il faut dire, très rapide, mais bon, c'est passé....&amp;quot;&amp;quot;&lt;br /&gt;
''j'ai eu après ça des gros problèmes de sommeil pendant des mois, en moyenne 4 heures de sommeil par jour/nuit jusqu'en novembre, où, n'en pouvant plus, je suis retournée demander de l'aide; on m'a filé du zopiclone et du tranxene.....''&lt;br /&gt;
''ce traitement, il diminue tranquille, je l'oublie un jour sur deux, et les doses sont devenues vraiment très soft (un demi de zopiclone, et un tranxene 10).....j'en ai limite plus besoin.....''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''le truc, c'est que hors &amp;quot;troubles du sommeil&amp;quot;, qui se gèrent correctement maintenant, je n'avais jamais ressenti cette grosse dépression, cette anxiété, ce sentiment que &amp;quot;oui, ça a marché, oui j'avance (plutôt pas mal), mais putain qu'est ce que c'est lent, et qu'est ce que c'est chiant&amp;quot; .... qui a deboulé en décembre !!&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
''ma question est peut être con, mais elle est simple : &lt;br /&gt;
est il possible que ce syndrome déficitaire puisse :''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''1/ se développer &amp;quot;problème par problème&amp;quot; (sommeil, puis moral, puis nerfs)''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''2/ faire son apparition &amp;quot;fracassante&amp;quot;, se déclencher plusieurs mois après mon sevrage ??&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''merci d'avance pour tout éclairage sur ma situation'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Ziggy'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Pour le syndrome déficitaire, les ricains semblent mieux le connaître que nous autres français. Quand tu vois que des mecs à Marmottan te font espérer qu'un sevrage dure 15jours maximum puis au fur et à mesure, tu découvres le pot aux roses à savoir que c'est les 20 premiers jours les plus durs mais qu'ensuite, il y'a un ensuite... ''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.addictionsandrecovery.org/post-acute-withdrawal.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Pour certaines personnes, le syndrome déficitaire dure une bonne moyenne de 6 mois ( ça pourrait tirer jusqu'à 2 ans chez certains usagers) et ça se traduit par une alternance d'état normaux-état en déficit (fatigue, sueur, froid, chiasse, stress, insomnie) et plus le temps avance plus les séquences de &amp;quot;forme&amp;quot; dure longtemps et plus les phases de déficit deviennent rares et courtes dans le temps. Aussi, ce mouvement de va et vient rend les choses supportables, ce n'est pas 2 ans (ou 6 mois) en mal permanent, au contraire, le mal se dissipe de plus en plus.... le problème c'est que s'y on se prépare pas à ce que ça dure ce laps de temps, il est facile de s'écrouler sur un moment de faiblesse...''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''l'article anglais donne de bonnes infos malgré tout sur ce sujet controversé... en tout cas moi, je suis assez sensible à cet état d’après le sevrage qui donne l'impression qu'on en voit jamais le bout mémé des deux mois après... faut croire qu'il faille s'accrocher ou raccrocher (à chacun son soleil)&lt;br /&gt;
faire son apparition &amp;quot;fracassante&amp;quot;, se déclencher plusieurs mois après mon sevrage ??&lt;br /&gt;
c'est peut être liée à une prise de conscience que ça dure, ça dure, ça dure + à de l'usure... au début d'un sevrage on s'attend à ce que ce ne soit pas drôle et on attend avec impatience (ou patiemment) le retour d'un état de pêche et d'énergie décent qui peut tarder... et quand ça tarde de trop, on finit par s'épuiser et on prend conscience qu'il y a bien qqchose qui cloche et on sait pas vraiment quoi, ça peut expliquer pourquoi pas mal de gens ont l'impression que ce syndrome s'abat sur eux plusieurs mois après, alors qu'en fait, c'est plutôt que jusque là ils résistaient contre ça et finissent par s'écrouler...''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Filouski'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Salut Snoopy,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tard mais là quand même. Tu as mis un nom sur un état que j'ai vécu et qui a duré pas loin de 18 mois après un sevrage à Fernand Vidal de : opiacés - Amineptine - Tranxène par 300 mg/jour + rohypnol 2mg).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La même qu'explique Ziggy : dans 15 jours ce sera fini ! &lt;br /&gt;
C'était fini, c'est vrai, mais ce qui m'a la plus inquiété a été cet état de déprime avec aussi des problèmes d'insomnies qui m'est littéralement tombé dessus à peu près 1 à 2 mois après le fameux sevrage. Et là, j'ai dégusté fort fort jusqu'à ce que je sois devenu total alcoolique et que je sois aussi sevré de l'alcool.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Les médecins n'arrivaient pas à expliquer cet état, surtout peuplé d'angoisses fortes et d'idées morbides post sevrage. Il y a effectivement le physique et ............ le reste qui suit. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mon mot pour t'écrire que ce qui t'arrive n'est pas une sorte de symptôme orphelin. &lt;br /&gt;
Amitiés'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Ziggy'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Le truc, et ça c'est important de le faire entendre, c'est que la sensation éprouvée lors du syndrome déficitaire opiacé est vraiment exactement celle que l'on éprouve sur les derniers jours d'un sevrage, un état particulier qu'on connaît trop bien (léger mal de bide, mal de jambes, sommeil pourri...) cet espèce d'état larvé de fatigue infini... un état qu'on connaît et reconnaît parfaitement et qui revient par a coup....''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''La plupart des addictos sérieux parlent de 6 mois concernant par ex.le sevrage morphine pour éliminer totalement ce genre de ressentis et l'hypothèse derrière ces symptômes rejoignent pleinement les observations de Dole &amp;amp; Nyswander : la prise d'opiacé altère durablement l'équilibre neurochimique; Nyswander pensait que c'était irréversible ; aujourd’hui on sait bien que NON par contre on sait que ça dure un temps assez long (en moyenne qq mois).''&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
C'est cet altération qui est la première suspecte pour expliquer les rechutes, notamment celles qui ont lieu à distance du sevrage. Ces &amp;quot;retour de manque&amp;quot; des mois après le sevrage peuvent être vécus comme dramatiques et peuvent donner l'impression que l'abstinence ne tient pas ses promesses, que c'est très long et que ça risque de durer éternellement....'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''le seul moyen sensible de diminuer cet état serait de passer un maximum de temps sur les derniers paliers de la substitution pour que le travail se fasse par étape et progressivement....&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
''voila aussi pourquoi les sevrages un peu brutaux montrent le sympathique score de 99% de rechutes : les gens espèrent tous que ça va durer 15jours, ils peuvent endurer ça mais quand ils se rendent compte qu'en réalité ça pourrait des mois et des mois, c'est généralement là que..;''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Un essai d'explication du syndrome prolongé de sevrage==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les Risques du Changement===&lt;br /&gt;
Il est important de noter que le texte ci dessous ne vient pas du tout d'un contexte médical. Il a été cité par un informaticien spécialiste du changement en entreprise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.leger.ca/GRIS/Phase3.Dcompensation.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Phase 3: Décompensation''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Abandon de la résistance sous toutes ses formes, la décompensation est une phase clé du &lt;br /&gt;
processus individuel du changement.&lt;br /&gt;
Lorsque notre résistance contre un changement en contradiction avec nos aspirations&lt;br /&gt;
est sans effet, nous décompensons. Nous nous sentons las, définitivement incompris&lt;br /&gt;
ou non reconnus.&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Plus notre résistance a été forte, plus notre décompensation est grande, &lt;br /&gt;
à la mesure de l'impact affectif du changement et de l'importance que nous lui accordons.Elle présente les symptômes traditionnels de la dépression : &lt;br /&gt;
fatigue, absence de ressort, idées noires, tristesse, obsession d'échec.. . &lt;br /&gt;
Il nous arrive de pleurer, nous nous sentons vulnérables et privés d'énergie.&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
''Nous augmentons parfois notre consommation d'excitants (alcool, café, tabac),&lt;br /&gt;
nous perdons le goût de choses que nous apprécions d'ordinaire, nous nous replions sur nous-mêmes.''&lt;br /&gt;
''II s'agit là d'un processus de deuil : deuil de notre réalité, de nos espoirs de la&lt;br /&gt;
conserver et de notre résolution à altérer le changement. &lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
''Notre état d'abattement consterne parfois notre entourage, qui le trouve démesuré par rapport au changement qui nous affecte.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Or, la décompensation s'opère par rapport à nos repères internes.&lt;br /&gt;
Plus nous sommes sentimentaux et émotifs, plus notre décompensation est évidente. &lt;br /&gt;
Au contraire, plus nous sommes réfléchis, moins elle est observable.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''La décompensation peut durer quelques minutes.. . ou plusieurs années.'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Les deux facteurs-clés de la durée et de l'intensité de la décompensation sont d'une part&lt;br /&gt;
la distance affective qui nous lie à l'objet du changement, et d'autre part &lt;br /&gt;
le niveau de stres lié à l'accumulation des changements que nous sommes en train de connaître.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Au cours d'une même période, nous pouvons être affectés par un grand nombre de changements :&lt;br /&gt;
déménagement, perte d'un être cher, d'un emploi, d'un privilège ou d'un avantage, etc.'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Le moindre changement intervenant dans une telle situation est de nature à amplifier&lt;br /&gt;
la décompensation, même quand il s'agit d'un incident mineur tel que la perte d'un briquet.&lt;br /&gt;
Dans le cas d'un incident majeur venant s'ajouter à une série de changements, &lt;br /&gt;
la décompensation peut se révéler grave.&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''La décompensation est souvent mal comprise par l'entourage, qui tend à la banaliser&lt;br /&gt;
par des jugements relativistes.&lt;br /&gt;
Fort heureusement, la décompensation n'est pas toujours dramatique et peut se résumer&lt;br /&gt;
à un épisode de tristesse, d'abattement passager, associé à un sentiment d'injustice.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Un des éléments positifs de la décompensation est le doute qui nous envahit &lt;br /&gt;
et nous permet de considérer les choses sous un autre angle, pour rendre le changement acceptable.''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
''En doutant de nous, du bien-fondé de notre réalité, de notre résistance passée, &lt;br /&gt;
de notre vision des choses, de nos croyances, nous nous préparons à l'acceptation d'une nouvelle réalité.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''La fin de la décompensation correspond à l'acceptation du changement. Il s'impose à nous&lt;br /&gt;
comme inéluctable, irrévocable. Certes, nous ne l'aimons pas, nous ne l'apprécions pas, nous ne sommes pas sûrs de pouvoir « faire avec », &lt;br /&gt;
mais nous commençons à entrevoir que nous « devons faire avec ».'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''En milieu professionnel, la décompensation s'effectue souvent à l'extérieur de l’entreprise.&lt;br /&gt;
En effet, lorsqu'un collaborateur entre en décompensation, il va souvent consulter un médecin&lt;br /&gt;
qui lui prescrit quelques jours d'arrêt de travail. &lt;br /&gt;
Lors de la reprise, la décompensation est en phase terminale, et le collaborateur&lt;br /&gt;
a fait son deuil.'' &lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
Parfois, il faudra plusieurs arrêts de travail successifs pour que le collaborateur reprenne le dessus et puisse avoir une activité normale.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''En phase de décompensation, nous avons tendance à nous rapprocher de nos amis, &lt;br /&gt;
de notre famille - sauf, bien entendu, s'ils sont à l'origine du changement &lt;br /&gt;
qui nous affecte.&lt;br /&gt;
Nous avons besoin de combler le vide affectif qui nous étreint. Nous sommes en recherche&lt;br /&gt;
d'adaptation, et la compréhension dont nous sommes l'objet offre une compensation qui&lt;br /&gt;
permet d'avancer vers l'acceptation du changement, même pénible''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Notre vulnérabilité nous permet de faire évoluer notre système de croyances pour rendre la réalité plus acceptable. &lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''La décompensation s'achève progressivement lorsque nous cessons d'être obsédés par la perte&lt;br /&gt;
et le passé pour considérer l'avenir et notre survie dans cet avenir. &lt;br /&gt;
Il est vrai, à ce stade, que les souffrances que nous avons pu connaître dans le passé&lt;br /&gt;
nous aident si elles sont cicatrisées.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''La décompensation est tout aussi essentielle que la résistance pour pouvoir intégrer&lt;br /&gt;
un changement. Marquant la fin définitive de la résistance sous toutes ses formes,&lt;br /&gt;
elle nous permet de progresser dans l'élargissement de notre réalité et dans notre expérience&lt;br /&gt;
humaine.&lt;br /&gt;
Elle illustre particulièrement bien l'affirmation selon laquelle le changement se fait&lt;br /&gt;
avant tout dans la souffrance. En s'atténuant, cette souffrance et la tristesse&lt;br /&gt;
qui l'accompagne marquent notre évolution vers la phase de résignation. &lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Carton, G-D. (2004) Éloge du changement''' : méthodes et outils pour réussir un changement individuel et professionnel,2 édition, ÉditionsVillage Mondial, Paris&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Deuil, Stress et Immunité===&lt;br /&gt;
Je suis personnellement très intéressé par la similitude entre le syndrome prolongé de sevrage et les manifestations habituelles du deuil (j'ai écrit un article sur le Deuil mais à l'époque les aspects neuro-immuno-endocrines que je vais évoquer étaient encore mal connus et je n'en parle pas dans l'article http://classiques.uqac.ca/contemporains/millet_pascal/deuil/deuil.html). De plus, la prise en charge recommandée dans ces deux contextes est assez similaire (pas d'AD, donner du temps etc..)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.cabinetdelavie.ch/130124_hug.pr%C3%A9sentation.ppt.jm.reinert_B.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.suchtschweiz.ch/DocUpload/dep_20_davidson.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci ne veut pas dire du tout que « tout soit dans la tête » loin de là. De nombreuses études montrent une relation étroite entre le Deuil et le Stress en général et des modifications mesurables du système immunitaire, par une interaction très complexe du cerveau et du corps, notamment l'intestin. Ces interactions font appel notamment aux neurotransmetteurs et neuromodulateurs , et notamment aux endorphines et au GABA, ce qui évoque une relation étroite avec la consommation d'opiacés, d'alcool ou de benzodiazépine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus il a été montré qu'il existe une relation étroite entre le système immunitaire, l'anxiété et la dépression et donc il n'est pas étonnant que ces interactions complexes neuro-immuno-endocrines entraînent non seulement des modifications immunitaires mais aussi certains symptômes. du deuil, du stress ou du sevrage. Évidemment la présence de produits agissant sur les récepteurs aux endorphines, au GABA, à la dopamine ne peuvent que jour un rôle, souvent aggravant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par exemple ces deux extraits donnent une petite idée de l'ampleur du problème&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Traduction de http://www.ipubli.inserm.fr/bitstream/handle/10608/217/?sequence=19&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conclusion,&lt;br /&gt;
l’altération de la régulation de l’axe corticotrope en cas de&lt;br /&gt;
stress chronique apparaît impliquée dans les troubles de l’humeur : des augmentations de sécrétions basales de cortisol ont souvent été rapportées chez l’homme. Des anomalies circadiennes (avances de phase du rythme de cortisol) sont suspectées comme lien possible entre stress chronique et dépression.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’axe corticotrope intervient également largement dans la modulation des comportements addictifs par le stress et dans les troubles du sommeil liés au stress. L’hypersécrétion de cortisol et de catécholamines en cas de stress chronique peut conduire à l’apparition d’un syndrome métabolique associant plusieurs symptômes : obésité abdominale, état de résistance à l’insuline pouvant évoluer vers un diabète, hypertension artérielle et perturbations du métabolisme des lipides sanguins. Ces perturbations métaboliques représentent un facteur de risque pour le système cardiovasculaire (athérosclérose, thrombose). Le stress est également impliqué dans le déclenchement et/ou la majoration de symptômes digestifs. Le CRF apparaît au centre des mécanismes physiopathologiques des effets du stress sur le tube digestif. Concernant les troubles musculosquelettiques, il est aujourd’hui reconnu que le stress potentialise les effets des sur-sollicitations biomécaniques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les effets du stress semblent transmis par le système autonome, le système endocrine et le système immunitaire. Enfin, des liens très étroits existent entre les deux axes principaux du stress et le système immunitaire. Ce dernier est informé, par l’intermédiaire des systèmes nerveux autonome et central, de stimuli cognitifs, émotifs et physiques intégrés par le cerveau. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En retour, le cerveau reçoit des messages du système immunitaire par l’intermédiaire de neuropeptides hormonaux et de cytokines. Les conséquences pathologiques du stress peuvent résulter d’altérations immunitaires. Le stress, via l’induction d’une transition dans l’équilibre entre lymphocytes TH-1 et TH-2, aurait des effets délétères, dans l’évolution des maladies infectieuses, auto-immunes, inflammatoires et cancéreuses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Traduction de  http://www.umbc.edu/bbhlab/article%20pdfs/6262832.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les émotions négatives peuvent intensifier toute une variété de problèmes de santé . Nous fournissons ici un cadre général reliant les émotions négatives à une série de maladies dont l'apparition et l'évolution peut être influencé par le système immunitaire : L'inflammation a été liée à un grand nombre de maladies associées au vieillissement , comme les maladies cardiovasculaires,l'ostéoporose , l'arthrite, le diabète de type 2 , certains cancers , la maladie d'Alzheimer , la fragilité et&lt;br /&gt;
le déclin fonctionnel et enfin la maladie parodontale . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La production de cytokines pro-inflammatoires qui influence le cours de ces maladies et de bien d'autres peut être stimulée directement par des émotions négatives et des expériences stressantes . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre , les émotions négatives contribuent également à prolonger&lt;br /&gt;
l'infection et retarder la cicatrisation , ce qui entretient en retour la production de cytokines pro-inflammatoires. &lt;br /&gt;
Par conséquent , nous soutenons que les troubles immunitaires liés à la détresse peuvent être un mécanisme de base pour tout un ensemble vaste et diversifié de risques pour la santé, associés&lt;br /&gt;
avec des émotions négatives . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des ressources telles que des relations personnelles étroites qui diminuent les émotions négatives peuvent améliorer la santé dans le cadre de leur impact positif sur le système immunitaire et la régulation endocrine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Références sur Deuil, Stress et Immunité===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur Stress et Immunité&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1361287/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.rc.usf.edu/~jdorio/Articles/Stress,%20emotion,%20and%20human%20immune%20function.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://psydoc-fr.broca.inserm.fr/colloques/cr/Stressimmunite2/Bonaz.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://ipubli-inserm.inist.fr/bitstream/handle/10608/1627/2000_2_235.pdf?sequence=1&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://etudes.univ-rennes1.fr/digitalAssets/33/33420_Conf_merlot.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur Deuil et Immunité&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://agirpoursasante.free.fr/livre/chap9.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3384441/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/8047615&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/14656449&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://cvi.asm.org/content/3/1/109.full.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur Endorphine et Immunité&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://addicted2success.com/life/10-reasons-why-endorphins-are-so-important/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19903933&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/2981735&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.nel.edu/22_6/NEL220601R05_Salzet_.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.meridiens.org/acuMoxi/huitun/fall81gonneau.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur Glutamine et GABA et Sommeil et Humeur&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.acides-amines.com/domaines-d-application/sommeil-humeur-productivite.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur Immunité et Anxiété&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.depressionanxietydiet.com/immune-system-depression-anxiety/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/0091305795021582&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur l'effet de l'exercice sur le système neuroendocrine&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://ulib.derby.ac.uk/ecdu/CourseRes/dbs/currissu/Salmon_P.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur la Neurobiologie des Addictions&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.texinstitute.com/wordpress/wp-content/uploads/2011%20Handouts/Thursday/7_21_1030_Friedman.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2805560/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2739305/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
et surtout&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Traduction de http://www-psych.stanford.edu/~span/Publications/jp02a.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''La signification « évolutionniste » du fonctionnement neurochimique du cerveau a&lt;br /&gt;
reçu peu d'attention dans le domaine de la recherche sur la toxicomanie .&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
''De même, l'échec général des neuroscientifiques à expliquer comment les circuits de base du cerveau peuvent transmettre les pulsions émotionnelles a retardé le développement de perspectives scientifiquesqui pourraient inpirer de nouvelles enquêtes sur la dynamique et le traitement de la toxicomanie . &lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
''Dans cet article , nous revisitons l'argument selon lequel les substances faisant couramment l'objet d'abus activent ou modifient des systèmes spécifiques du cerveau émotionnel qui ont été conçus par l'évolution pour signaler incréments ou diminutions potentiels du sentiment de bien-être . &lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
''Nous discuterons de deux systèmes émotionnels distincts (recherche de la récompense et détresse de séparation) qui peuvent transmettre différents types de changements potentiels de la sensation de bien-être .'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''En developpant cette approche inspirée d'une philosophie évolutionniste, nous illustrons comment un modèle mammifère d'émotion (c.-à- vocalisations ultrasoniques chez les rongeurs) peut permettre aux scientifiques de prédire des phénomènes liés à la drogue tels que le potentiel d'abus, la localisation anatomique des mediateurs neuronaux, et l'impact psychologique du sevrage.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Nous concluons par une discussion sur certaines implications thérapeutiques et sociales liées à la toxicomanie, en ayant à l'esprit de multiples systèmes neuronaux liés aux émotions.&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Traduction de  http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3730086/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''La toxicomanie peut être définie par un cycle en trois étapes - binge / intoxication (consommation) , sevrage / effet négatif , et préoccupation / anticipation - qui implique des changements allostatiques dans les systèmes de récompense et de stress du cerveau . &lt;br /&gt;
Une hypothèse est que deux principales sources de renforcement , le renforcement positif et le renforcement négatif , jouent un rôle dans ce processus allostatique .&lt;br /&gt;
L'état émotionnel négatif qui entraîne le renforcement négatif est supposé provenir d'une dérégulation des éléments neurochimiques clés impliqués dans ces systèmes de récompense et de stress .'' &lt;br /&gt;
''Les éléments neurochimiques spécifiques dans ces structures comprennent non seulement une diminution du fonctionnement du système de récompense ( processus intra-système), mais aussi le recrutement de divers systèmes de stress du cerveau induit par la corticotrope (CRF ) et par les systèmes opioïdes dynorphine – κ, dans le striatum ventral , l'amygdale et le cortex frontal ( processus inter-systèmes) .'' &lt;br /&gt;
''Les antagonistes du CRF bloquent les réponses de type anxieux associées au sevrage , bloquent l'élévation du seuil de récompense produite par le sevrage , et bloquent la prise compulsive de drogues.''&lt;br /&gt;
''La consommation excessive de drogues excessive entraine également une activation de CRF dans le cortex préfrontal médian , en parallèle avec un déficit des fonctions exécutives qui peut faciliter la transition vers des prises compulsives .''&lt;br /&gt;
''Le Neuropeptide Y , un puissant neurotransmetteur anti-stress , a un profil d'action sur les prises compulsives d'alcool similaire à celui d'un antagoniste CRF1 .'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Le blocage du système opioïde κ peut également bloquer les effets dysphoriques associés au sevrage et donc bloquer le développement du craving, ce qui suggère qu'un autre puissant système de stress du cerveau contribue à la quête compulsive de drogue . La perte de la fonction de récompense et le recrutement des systèmes cérébraux de stress constituent une base neurochimique puissante qui explique le compulsivité de la dépendance.&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Un Essai de conclusion provisoire===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est donc tentant de penser que le syndrome prolongé de sevrage est en partie lié à une réaction « standard » de l'organisme au stress, au deuil, et au changement en général. &lt;br /&gt;
Ce qui expliquerait son caractère relativement uniforme et son apparition après sevrage de produits très différents (opiacés, BZD, stimulants, MDMA etc..).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'un des intérêts de cette façon de voir est que cela permet d'évoquer les méthodes de prise en charge du deuil et du stress en général, beaucoup mieux connues et étudiées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notamment l'inutilité des AD, la nécessité de prendre du temps et de se protéger, l'utilité de l'exercice physique sont des notions qui appartiennent aux deux mondes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, bien entendu, il ne faut pas oublier que les produits exercent également un effet sur ce système neuro-immuno-endocrine et que cela entraîne des spécificités. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notamment pour les opiacés, une hyperalgésie prolongée après sevrage a été décrite et pourrait être à l'origine des symptomes '''spécifiques''' du post sevrage aux opiacés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci est probablement en faveur de la prescription prolongée d'opiacés à petites doses (TSO, Méthadone 5 mg par jour ou Subutex 1 mg/j pendant des mois ou des années par exemple)).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour l'alcool cela peut expliquer l'effet positif de l'Acamprosate (Aotal) et peut être du Baclofène, du Nalmefene et du Revia.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les BZD voir http://forum.doctissimo.fr/medicaments/antidepresseurs-anxiolytiques/syndrome-prolonge-benzodiazepines-sujet_161902_1.htm  (voir l'article traduit de l'anglais en fin de post) ainsi que http://www.benzo.org.uk/freman/index.htm.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois il faut savoir que les études de suivi sur les vétérans du Vietnam ont montré que la prise d'opiacés pendant un temps (même si elle est largement limitée au temps de présence au Vietnam. Elle a concerné plus de 20% des GI) est associée à une surmortalité et surmorbidité significative. Il est probable que ce n'est pas l'effet des opiacés par eux même mais celui d'un biais de selection basé sur le désir de consommation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://archives.drugabuse.gov/meetings/bbsr/bbpowerpoint/price.ppt&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.rkp.wustl.edu/VESlit/DAD2001.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une étude du BMJ a montré que la surmortalité liée à la consommation d'opiacés n'était atténuée que par la prise de TSO pendant plus d'un an. Une autre étude montre une surmortalité associée à la prise d'anxiolytiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.infos-psychotropes.fr/pdf/bmjTSO.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.psychoactif.org/forum/t10530-p1-mortalite-anxiolytiques.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut espérer que des études ultérieures viennent modifier rapidement cette conclusion provisoire et apporter des réponses à une problématique qui concerne probablement des centaines de milliers de personnes en France (puisqu'il n'ya aucune raison de ne pas y inclure le sevrage de l'alcool et probablement aussi celui du tabac).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une discussion qui prolonge la Conclusion (provisoire) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.psychoactif.org/forum/t10389-p3-Sevrage-Heroine-avec-bupre.html#p149723&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
Ziggy''' (post #62)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour être franc, je crois qu'il y a une certaine confusion dns ce que l'on nomme et c'est ce qui me gêne car là on a tendance à mettre dans cette appellation de PAWS un peu tout ce que l'on veux... jusqu'à dire que le PAWS se manifeste indépendamment du produit par exemple. A mon sens là il s'agit plus du tout de PAWS mais de symptome PSY liée à la perte de l'objet came dont le deuil est à faire. Pour étre juste a mon sens il convient de distinguer le PAWS du sevrage psychologique, car ce sont deux symptomatologies différentes même si elles sont vécues toutes deux après le sevrage et qu'il est facile de les superposer ou de croire qu'il s'agit de la meme chose....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
je donne un premier exemple. Une personne non-toxicomane est administrée en morphine pendant plusieurs mois pour hernie discale. Puis les douleurs cessent et on lui diminue son dosage et on la sèvre. Les premiers jours sont chauds... mais après et là bingo, la personne décrit un état de fatigue caractérisée par des ressentis physiques (sueurs, jambes, frissons, insomnie) pendant plusieurs semaines/mois.... mais aucun craving ni deuil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
autre exemple. Un héroïnomane arrête brutalement. Apres le sevrage, il va éprouver les memes symptômes physiques qui perdurent mais il va aussi éprouver de la déprime (qui exprime le manque mental), des cravings, de la colère etc... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
donc le PAWS tel que je le conçois concerne les symptômes résiduelles de manque liés à la non retrocesion de la symptomatologie du manque et c'est bien ce qu'on mesure, il faut un temps long pour achever la rendorphinisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les problèmes psys liés à la conso (ou son arret) et qui s'expriment psychologiquement et physiquement aussi, c'est un autre probleme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je trouve que mélanger les deux transforme la notion de PAWS en pot pourri ou l'on indifférencie tout ce qu'il se passe dans cette phase de reconstruction... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
il me semble important de différencier ce qui appartient au PSY et ce qui appartient à l'ORGANIQUE.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Prescripteur'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si je comprends bien Ziggy, tu voudrais séparer des symptomes du sevrage des opiacés (PAWS1) d'un syndrome &amp;quot;général&amp;quot; qui serait le PAWS2. Cela me parait important d'en parler parce qu'en effet le PAWS est une notion récente, donc il est possible que cette notion soit encore mal stabilisée.&lt;br /&gt;
Pour moi (c'est ce que je dis dans le wiki) je préfère parler de spécificité du PAWS qui s'ajoute lors du sevrage d'opiacés (mais aussi probablement de l'alcool des BZD, des stimulants) au '&amp;quot;PAWS de base&amp;quot; , et qui en effet est lié au produit. &lt;br /&gt;
Notons par exemple que le PAWS des opiacés répond bien aux petites doses de TSO, alors que pour celui de l'alcool et des BZD ce serait plutot des gabaergiques (Baclofene, GHB, BZD) et pour les stimulants des BZD, voire des stimulants.&lt;br /&gt;
Mais notons que le deuil est lui même responsable d'un grand nombre de consommations alcooliques ou opiacées. Un phénomène curieux est d'ailleurs le déni de ce mécanisme. De nombreux patients racontent qu'ils ont commencé à boire ou consommer dans la période suivant un ou des deuils mais nient une relation avec ce deuil. (de nombreux autres patients aussi disent &amp;quot;j'ai commencé à boire quand ma mère est mort&amp;quot;).&lt;br /&gt;
C'est dans ce sens que je pense plus efficace de penser le phénomène comme global avec des différences et des spécificités plutot que comme deux problèmes indépendants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Ziggy'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Disons que tu l'envisages de manière globale concernant l'arrêt de toute forme de psychotropes alors que moi je ne le vois que par la lorgnette de mon expérience et concernant l'arret des opiacés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si je différencie nettement le manque psychologique du syndrome déficitaire, c'est parce qu'au cours de mes années de dépendance, j'ai vu ces symptômes se mettre en place et je vois bien comment ce n'est pas du tout la meme chose. Concernant le manque psychologique, chez moi il est venu assez rapidement et même bien avant le manque physique et c'est ce truc psycho qui m'a fait perdre pied et m'a conduit à aller jusqu'au seuil de l'intoxication... et je suppose que des 2, c'est bien sur le manque psycho le plus rebelle puisque car c'est celui la qui te fait replonger à chaque coup et meme tres à distance du sevrage physique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais voila lors de mes 2-3 premières années, je n'ai éprouvé aucun PAWS. J'ai fait pas mal de sevrages et je sentais vraiment la peche revenir en une dizaine de jours et ensuite roule ma poule... le problème c'est que le psychologique était toujours là. Ca OK !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voyant que je rechutais toujours, même après des 30 ou 60 jours clean j'ai décidé de me mettre sous TSO. Et c'est ensuite que pour la première fois, j'ai ressenti ces symptômes de PAWS.... Au début, comme beaucoup d'autres, j'ai mis ça sur le dos du subutex... dont on sait que le sevrage est plus long que l'heroine. Mais là c'était vraiment TRES long... J'ai découvert par la suite que ça n'avait rien à voir avec le SUB en tant que tel (et sa demi vie lente) puisque j'ai pratiqué plein de switchs (des semaines de codeine, plusieus mois de skenan) et à chaque sevrage, quel que soit la molécule, j'ai éprouvé ces symptômes déficitaires qui durent des semaines.......&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour pas vous mentir, à partir du jour ou j'ai commencé à éprouver ces symptômes, les choses se sont vraiment compliquées pour me &amp;quot;sevrer&amp;quot;. Quand je me retappais en 10-12 jours, c'était chaud mais jouable, j'arrivais à me sevrer et je sentais bien ce moment ou le sevrage est enfin FINI, ou le corps prend le dessus ou tout rentre dans l'ordre... mais avec le PAWS,une fois que j'y ai été sujet j'ai beau essayé une dizaine de sevrages et j'ai l'impression de n'etre jamais arrivé au bout d'aucun d'eux, malgré pourtant des 2ou 3 mois d'abstinence...cette sensation étrange que ça ne revient pas (ou revient plus), que 95% du manque a disparu mais qu'il reste 5% que le corps n'arrive pas à éliminer. Une fois j'ai tenu 70 jours sans buprénorphine et un matin, j'avais tellement la chiasse et mal aux jambes malgré 10 semaines de sevrage, j'ai pris un demi 0.4mg= effet hallucinant. Le lendemain, je &amp;quot;revivais&amp;quot; enfin pour la première fois depuis ce sevrage... ça c'était COOL mais constat déprimant = comment est il possible de redevenir normal après des années de TSO ou d'opiacés ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le seul moyen que j'ai trouvé c'est avec la métha de diminuer très doucement en restant des mois sur des petits paliers et diminuer jusqu'au 0 absolu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sinon je crois que 0.4 de subu équivaut environ à 3 mg de métha, donc encore trop important pour ne pas sentir un sevrage difficile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Snoopy'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
@prescripteur,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
pour ma part, je suis globalement d'accord avec ce que tu dis, ca, c'est un fait, MAIS ce qui me &amp;quot;derange&amp;quot; c'est le fait de remettre toujours le coté psychologique en avant, qui est là, oui, mais pas que.....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
je parle pour moi là : le sevrage physique &amp;quot;pur&amp;quot;, c'est ok, le sevrage psychologique &amp;quot;pur&amp;quot;, c'est ok aussi, dans le sens où non, je ne vois pas ca comme un deuil de ma/mes consos passées, mon changement de mode de vie (dur aussi, on est bien d'accord), et autres.......&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ce que MOI je retiens du PAWS (1,2 ou plus encore peut etre, vu que c'est une &amp;quot;decouverte&amp;quot; recente dans le milieu soignant), c'est que j'ai des hauts et des bas, mais je pense pas plus qu'une personne qui ne consomme pas de drogues, que je ne mets pas tout ca dans le meme panier, mais que pour ce qui concerne mes insomnies et autres soucis &amp;quot;physiques&amp;quot;, apres des années de psychotherapies et autres aides plus naturelles genre sophro, acupuncture, blablabla, JE SAIS identifier quand c'est mon etat d'esprit qui est en cause (toutes mes insomnies ne sont pas toutes dues au PAWS), ou quand c'est strictement physique chimie cerebrale.......&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
quand tout va bien, et que pendant 15/20 jours je ne dors plus, que je tremble, que j'ai froid, voire des nausées, je sais que c'est pas du psychologique, mais bel et bien du physique........&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
mais comme tu le dis, ce syndrome est encore une &amp;quot;decouverte&amp;quot; jeune, et il va sans doute falloir bosser et creuser le sujet pendant.....années avant de vraiment connaitre tous les tenants et aboutissants de ce probleme....... pas glop, mais bon, pas le choix non plus &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
en me relisant, je me trouve un peu con-con, a repenser aux UD d'il y a quelques dizaines d'années (voire plus) qui eux, n'avaient meme pas de tso, et encore moins d'aide, d'attention, et encore moins de respect venant des personnes censées les soigner......pas etonnant que beaucoup nous aient quittés, faute de &amp;quot;mieux&amp;quot;....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''YourLatestTrick'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Salut !&lt;br /&gt;
ziggy a écrit:&lt;br /&gt;
Pour être franc, je crois qu'il y a une certaine confusion dns ce que l'on nomme et c'est ce qui me gêne car là on a tendance à mettre dans cette appellation de PAWS un peu tout ce que l'on veux... jusqu'à dire que le PAWS se manifeste indépendamment du produit par exemple.&lt;br /&gt;
Je me suis peut être mal exprimé ; je voulais dire que peu importe le produit auquel on a été dépendant, on retrouve un ensemble de symptômes communs ; auxquels s'ajoutent éventuellement des symptômes plus spécifiques à la substance. Si je donne l'impression de pinailler, c'est que la finalité de cette discussion est bien d'identifier un phénomène, pour envisager des pistes de réflexion ; c'est en ce sens que je trouve important de poser les fondations d'un ensemble de symptômes communs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En soi, le terme PAWS est, d'un point de vue sémantique, assez vague, au final ; c'est probablement ce qui rend la sémiologie difficile à définir précisément.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant le débat sur la composante psychologique du PAWS, je pense qu'il faut le comprendre comme ayant une origine psychologique, et pas seulement des symptômes de nature psychologique. &lt;br /&gt;
Pour prendre un exemple : la notion de douleur va bien au delà de la nociception : l'OMS la décrit comme telle : &lt;br /&gt;
&amp;quot;la douleur est une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable en réponse à une atteinte tissulaire réelle ou potentielle ou décrite en ces termes&amp;quot;&lt;br /&gt;
La composante psychologique du ressenti de la douleur est primordiale, c'est, à mon avis, un fait à prendre en compte, et à explorer, parcequ'il contribue probablement au ressenti des symptômes spécifiques du sevrage opiacé, pour rester dans cet exemple.&lt;br /&gt;
Ce que je veux dire, c'est que quand on parle de l'aspect psychologique, on ne veut surtout pas dire que c'est &amp;quot;juste dans la tête&amp;quot;, loin de là.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après, je ne doute pas que, par vos expériences, vous puissiez l'interpréter de manière personnelle, et que vous êtes capables d'identifier les processus impliqués (cf l'exemple de Snoopy) , l'important étant de pouvoir trouver une réponse à ce problème (on est d'accord là dessus, je pense !)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je crois que plus on aura de témoignages, plus on y verra clair. Au cas par cas, des éléments de contextes personnels peuvent brouiller les pistes, je pense.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ziggy, ton exemple de la personne hospitalisée, donc -a priori- avec une moindre implication émotionnelle dans la conso du produit, est intéressant. Tu notes à juste titre que les symptômes vont être uniquement d'ordre physique, très probablement spécifiquement liés au produit (opiacé en l’occurrence) . &lt;br /&gt;
C'est ce phénomène que tu associe au PAWS ?&lt;br /&gt;
On peut l'envisager ainsi, mais je pense que dans le cadre d'un usage de type addictif, il y a d'autres éléments qui entrent en jeu, d'origine psychologique, donc, qui viennent se greffer, et &amp;quot;potentialiser&amp;quot; les symptômes que tu décris.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faudrait alors identifier : les différents symptômes de sevrage post-aigus pour chaque type de produit consommé (le wiki comporte une partie spécifique aux benzodiazépines il me semble, par exemple);puis en déduire les phénomènes communs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ma part, le PAWS s'est principalement manifesté par des phases anxio-dépressives, en alternance avec des phases &amp;quot;sans souci&amp;quot; . Très peu de symptômes physiques, mis à part ceux associés à l'anxiété (qui peut se traduire par des troubles somatiques parfois impressionnants ) . Au bout de six mois, le PAWS était largement atténué. Un peu d'anxiété, et des variations de l'humeur, mais ni plus ni moins qu'une personne &amp;quot;normale&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Les produits dont je me suis sevré sont les opiacés (tramadol 400-600mg par jour pendant 2-3 ans) et les BZD (150mg de seresta par jour vers la fin) , avec des extras fréquents (morphine, oxycodone, fentanyl, codéine, dihydrocodéine, et une dizaine de benzos différents selon les périodes).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je n'ai peut-être pas assez de recul, puisque j'ai repris ma conso au bout de six mois.&lt;br /&gt;
Je trouve cette discussion enrichissante, ça permet de confronter la théorie avec des expériences concrètes, et je pense vraiment que ça peut être d'une grande aide pour comprendre et se préparer à &amp;quot;l'après&amp;quot; .&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Meu</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=PAWS,_le_syndrome_prolong%C3%A9_de_sevrage&amp;diff=6418</id>
		<title>PAWS, le syndrome prolongé de sevrage</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=PAWS,_le_syndrome_prolong%C3%A9_de_sevrage&amp;diff=6418"/>
		<updated>2016-08-18T22:27:48Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Meu : corrections typographiques&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''PAWS, Le syndrome prolongé de sevrage ou plutôt le syndrome prolongé après sevrage aigu'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(PAWS = post acute withdrawal syndrome, protracted withdrawal syndrome)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est reconnu depuis longtemps que le sevrage opiacé aigu n'est pas une fin mais qu'il est suivi d'une période de craving, d'insatisfaction etc. qui peut mener à la rechute.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreux témoignages sur psychoactif.org le montrent depuis des années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois une certaine théorisation du processus est plus récente et a fait l'objet d'articles ou d'informations notamment aux USA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est cette théorisation que nous voulons présenter ici et que nous nous proposons d'accompagner dans les développements qu'elle ne manquera pas (nous le pensons) de susciter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Introduction = un survol !==&lt;br /&gt;
Traduction de http://www.addictionsandrecovery.org/post-acute-withdrawal.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a deux étapes du sevrage quel que soit le produit (alcool, opiacés, BZD, cocaine). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La première étape''' est la phase aiguë, qui dure généralement au plus quelques semaines. Au cours de cette étape, vous pouvez ressentir des symptômes de sevrage physique. Mais chaque médicament est différent, et chaque personne est différente.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La deuxième étape''' de sevrage est appelé le syndrome prolongé de sevrage (post aigu = PAWS). Au cours de cette étape, vous aurez moins de symptômes physiques, mais les symptômes de sevrage sont plus émotionnels et psychologiques.&lt;br /&gt;
Le syndrome prolongé de sevrage se produit parce que la chimie de votre cerveau revient progressivement à la normale. Au fur et à mesure que votre cerveau améliore les niveaux de vos neurotransmetteurs il se produit des fluctuations autour du nouvel point d'équilibre qui provoquent les symptômes prolongés de sevrage (post aigus).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La plupart des consommateurs sevrés éprouvent des symptômes prolongés de sevrage (post aigus). Alors que dans la phase aiguë de sevrage chaque vécu est différent, en sevrage prolongé (post aigu) la plupart des gens éprouvent les mêmes symptômes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les symptômes prolongés de sevrage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les symptômes de sevrage post-aigus les plus courants sont :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Les sautes d'humeur&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 L' anxiété&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 L' irritabilité&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 La fatigue&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Le sentiment d'une énergie variable&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Un faible enthousiasme&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Une concentration variable&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Des troubles du sommeil&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome prolongé de sevrage est ressenti comme un parcours en montagnes russes. Au début, les symptômes vont changer de minute en minute et d'heure en heure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus tard, avec la progression de la récupération ils vont disparaître pour quelques semaines ou quelques mois avant de revenir à nouveau. Au fur et à mesure que vous continuez à récupérer les périodes non symptomatiques seront plus en plus longues. Mais les « mauvaises périodes » peuvent être tout aussi intenses et durer tout aussi longtemps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque épisode de ce syndrome prolongé de sevrage dure généralement quelques jours. Une fois que vous aurez avancé dans la récupération depuis un certain temps, vous constaterez que chaque épisode dure généralement quelques jours. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n'y a pas de déclencheur évident dans la plupart des cas. Simplement, vous vous réveillez un jour en ressentant irritabilité et manque d'énergie. Si vous vous accrochez pendant quelques jours, les symptômes disparaîtront comme ils sont venus. Après un moment vous allez développer une confiance en votre guérison, malgré ce syndrome, parce que vous savez que chaque épisode est limitée dans le temps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome prolongé de sevrage dure généralement 2 ans. C'est l'une des choses les plus importantes que vous devez retenir. Si vous êtes partant pour relever ce défi, vous pourrez réussir. Mais si vous pensez que les symptômes ne seront présents que pendant quelques mois, alors vous serez pris au dépourvu, vous serez déçus, et vous serez plus susceptibles de rechuter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Comment survivre au syndrome prolongé de sevrage'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Soyez patient. Vous ne pouvez pas accélérer la récupération. Mais vous pouvez lutter efficacement jour après jour. Si vous ressentez douloureusement les symptômes, ou si vous essayer de « passer en force », vous serez épuisé. Et quand vous serez épuisé, vous penserez à consommer pour vous échapper.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les symptômes prolongés de sevrage sont un signe que votre cerveau récupère. Par conséquent, essayez de les supporter. Mais rappelez-vous que, même après un an, vous n'êtes encore peut être qu'à mi-chemin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Aller avec le flux'''. Les symptômes de sevrage sont inconfortables. Mais plus vous y pensez, plus ils sembleront insupportables. Vous aurez beaucoup de bons jours au cours des deux prochaines années. Profitez-en. Vous aurez également beaucoup de mauvais jours. Pendant ces mauvais jours, n'essayez pas d'en faire trop. Prenez soin de vous, concentrez vous sur votre rétablissement, et vous passerez à travers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Prenez soin de vous même'''. Donnez-vous beaucoup de petites pauses au cours des deux prochaines années. Dites-vous &amp;quot; ce que je fais, c'est assez&amp;quot;. Prenez soin de vous. C'est ce que la plupart des toxicomanes ne savent pas faire, et c'est ce que vous devez savoir en matière de rétablissement. Le rétablissement est le contraire de la dépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parfois, vous aurez peu d'énergie et d'enthousiasme. Comprenez cela et ne vous surchargez pas. Donnez-vous la permission de vous concentrer sur votre rétablissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome prolongé de sevrage peut être un élément déclencheur de la rechute. Vous pouvez vivre des semaines sans symptômes de sevrage, et puis un jour vous vous réveillerez et les symptômes vous frapperont comme une tonne de briques. Vous avez mal dormi. Vous êtes de mauvaise humeur. Votre niveau d'énergie est faible. Et si vous n'êtes pas prêt pour cela, si vous pensez que le sevrage ne dure que quelques mois, ou si vous pensez que, chez vous, le sevrage doit être différent et ne pas être aussi difficile, alors vous serez pris au dépourvu. Mais si vous savez à quoi vous attendre, vous pourrez réussir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Être capable de se détendre vous aidera'''. Lorsque vous êtes tendu vous avez tendance à vous attarder sur vos symptômes et à les aggraver. Lorsque vous êtes détendu, il est plus facile de ne pas se laisser prendre par eux. Vous êtes moins réactifs à vos symptômes, ce qui signifie que vous êtes moins susceptibles de rechuter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Ce qu'en dit Wikipedia== &lt;br /&gt;
(traduction de l'anglais)  http://en.wikipedia.org/wiki/Post-acute-withdrawal_syndrome&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(J'ai gardé le numéro des références bibliographiques mais pour des raisons de lisibilité je ne les ai pas reprises dans le texte. Je renvoie donc à l'article en anglais qui comporte des liens directs permettant de les lire)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Introduction===&lt;br /&gt;
Les termes de syndrome de sevrage post aigu (PAWS), ou syndrome prolongé de sevrage, décrivent un ensemble de déficiences persistantes qui se produisent après le retrait de l'alcool, des opiacés, des benzodiazépines, des antidépresseurs et d'autres substances [1] [2] [3] [4].&lt;br /&gt;
Les enfants nés de mères qui ont utilisé des substances entraînant une dépendance, pendant la grossesse, peuvent également éprouver un syndrome de sevrage post aigu [5] [6].&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage post aigu affecte de nombreux aspects de la récupération et de la vie quotidienne, y compris la capacité à conserver un emploi et à interagir avec la famille et les amis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les symptômes se manifestent chez plus de 90 % des personnes qui abandonnent un opioïde à long terme (comme l'héroïne), [?? citation nécessaire] 75 % des personnes qui se remettent d'une utilisation à long terme de l'alcool, de la méthamphétamine, ou de benzodiazépines et à un moindre degré ceux qui se sont sevrés d'autres psychotropes. [?? citation nécessaire] &lt;br /&gt;
Le syndrome prolongé de sevrage des GABA-agonistes (benzodiazépines, barbituriques, éthanol) ou des opiacés peut durer de un an à plusieurs dizaines d'années, voire indéfiniment, avec des alternances de périodes de rémission et d'instabilité. [?? citation nécessaire] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les symptômes comprennent les sautes d'humeur ressemblant à un trouble affectif, l'anhédonie (l'incapacité à ressentir du plaisir hors de l'usage de la drogue), l'insomnie, le désir extrême et l'obsession pour les psychotropes, l'anxiété et les crises de panique, la dépression, le suicide et les idées suicidaires et enfin les troubles cognitifs généralisés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'abus de drogues, y compris les médicaments et l'alcool, peut induire des symptômes qui ressemblent à des maladies mentales. Cela peut se produire aussi bien dans l'état d'ébriété que pendant l'état de sevrage. Dans certains cas, ces troubles psychiatriques induits par une substance peuvent persister longtemps après la désintoxication, comme la psychose ou la dépression prolongées après la consommation d'amphétamine ou l'abus de cocaïne. Un syndrome prolongé de sevrage peut également se produire avec des symptômes persistant pendant des mois après l'arrêt de l'utilisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les benzodiazépines sont les médicaments les plus notables pour induire un syndrome de sevrage prolongé, avec des symptômes persistant parfois pendant des années après l'arrêt de l'utilisation. &lt;br /&gt;
L'anxiété sévère et la dépression sont souvent induites par l'abus prolongé d'alcool mais dans la plupart des cas se calme avec une abstinence prolongée. Même une consommation modérée mais prolongée d'alcool peut augmenter les niveaux d'anxiété et de dépression chez certaines personnes. Dans la plupart des cas, ces troubles psychiatriques dus à la drogue s'estompent avec l'abstinence prolongée [7].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Symptômes===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les symptômes peuvent parfois aller et venir avec des rémissions et des récurrences ou encore des fluctuations importantes de la gravité des symptômes. Les symptômes les plus fréquents incluent les troubles cognitifs, l'irritabilité, l'humeur dépressive, l'anxiété ; tous ces symptômes pouvant atteindre des niveaux de gravité pouvant conduire à la rechute [8] [9].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome de sevrage prolongé des benzodiazépines peut provoquer des symptômes ressemblant à un trouble d'anxiété généralisée ou à un trouble panique. En raison de la nature parfois prolongée et de la gravité du sevrage des benzodiazépines, l'arrêt brutal n'est pas conseillé [10].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les symptômes courants de syndrome de sevrage après aiguë sont : [11] [12] [13] [14]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Dysfonctionnement psychosocial&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Anhédonie [15]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Dépression&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Trouble des habiletés sociales&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Comportement obsessionnel-compulsif&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Sentiment de culpabilité&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Troubles du système nerveux autonome&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Pensées pessimistes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Troubles de la concentration&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Manque d'initiative&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Craving&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Incapacité à penser clairement&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Problèmes de mémoire&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Réactions excessives excessives ou au contraire engourdissement émotionnel&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Troubles du sommeil&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Problèmes de coordination motrice&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Sensibilité au stress&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Augmentation de la sensibilité à la douleur&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Trouble panique [10]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Trouble d'anxiété généralisée [10]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Troubles du sommeil (rêves de consommation ou de comportements liés au style de vie)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les symptômes apparaissent de façon intermittente, et ne sont pas toujours présents. Ils sont aggravés par le stress ou d'autres déclencheurs et peuvent survenir à des moments inattendus et sans raison apparente. Ils peuvent durer pendant une courte période ou plus. Une des situations suivantes peut déclencher un retour temporaire ou l'aggravation des symptômes de syndrome prolongé de sevrage : [?? citation nécessaire]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Les situations stressantes et/ou frustrantes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 les pratiques multitâches&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Les sentiments d'anxiété, la peur ou la colère&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Les conflits sociaux&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Les attentes irréalistes du Soi&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Causes===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome peut être en partie attribué à la persistance des adaptations physiologiques du système nerveux central qui se manifeste sous la forme d'une tolérance chronique et lentement réversible, à des perturbations des neurotransmetteurs et à l'hyperexcitabilité résultante des voies neuronales [19] [20] [21] [22].&lt;br /&gt;
Des situations de stress accompagnent le sevrage précoce et l'arrêt des consommations, et les symptômes du syndrome prolongé de sevrage produisent une détresse additionnelle. Il est important d'éviter ou de traiter les facteurs qui aggravent ou déclenchent le syndrome prolongé de sevrage. Les types de symptômes et de conséquences en termes de gravité, de fréquence et de durée varient selon le produit en cause.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Traitement===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'état ​​s'améliore progressivement sur une période de temps qui peut aller de six mois à plusieurs années dans les cas plus graves [23] [24].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le flumazénil a été jugé supérieur au placebo dans la réduction des sentiments d'hostilité et d'agression chez des patients sevrés de benzodiazépines depuis 4 à 266 semaines [25]. Cela peut suggérer un rôle pour le flumazénil dans le traitement des symptômes de sevrage prolongés de benzodiazépine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'acamprosate a été trouvé efficace contre certains symptômes prolongés de sevrage de l'alcool [26] [27]. La carbamazépine ou la trazodone peuvent également être efficaces dans le traitement du syndrome prolongé de sevrage [28] [29] [30]. Les TCC (thérapie cognitivo-comportementale) peuvent aussi aider le syndrome prolongé de sevrage surtout quand le craving est au premier plan [31].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Références (Nous vous conseillons la consultation directe du document wikipedia pour obtenir les liens vers les articles)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Quelques sevrages spécifiques ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Sevrage des opiacés===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le sevrage opiacé, « un délai pour le retour des endorphines à la normale » est généralement invoqué pour expliquer le PAWS et la disparition progressive des symptomes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les témoignages d'usagers sur le forum psychoactif (voir dans ce wiki le chapitre de témoignages et la discussion finale) montrent que pour de nombreux (tous ?) usagers les symptômes tardifs de sevrage sont analogues aux symptômes immédiats, mais moins intenses et diminuant progressivement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.drugs.com/forum/need-talk/paws-43606.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois cette notion générale de &amp;quot;rééequilibrage des endorphines&amp;quot; n'est pas, à ma connaissance, scientifiquement établie de façon formelle. Pour le moment cela reste donc surtout une hypothèse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, un déficit en endorphines est aussi constaté après sevrage d'alcool et est évoqué dans d'autres pathologies, comme la fibromyalgie. Selon cette hypothèse, de petites doses de Naltrexone ont été proposées pour corriger ce déficit, mais il n'existe pas de consensus sur l'utilité de ce traitement. &lt;br /&gt;
Le sport est réputé &amp;quot;augmenter les endorphines&amp;quot; mais, bien sûr, il a beaucoup d'autres effets.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/6284787&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23359310&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néamoins, des études scientifiques permettent d'entrevoir certains mécanismes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notamment pour les opiacés, une hyperalgésie prolongée après sevrage a été décrite et pourrait être à l'origine des symptomes spécifiques du post sevrage aux opiacés. &lt;br /&gt;
Les émotions négatives aggravent cette hyperalgésie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3209757/ &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette hyperalgésie commence même pendant la prise d'opiacés, avec une analgésie initiale suivie d'une hyperalgésie de plusieurs jours. Le système NMDA semble jouer un rôle majeur (notamment expliquant l'effet positif de la Kétamine).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/11356895 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/16115745 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces constatations sont probablement en faveur de la prescription prolongée d'opiacés à petites doses pour prévenir le PAWS, le craving et la rechute (TSO: Méthadone à 5 mg par jour ou Subutex à 1 mg/j pendant des mois ou des années par exemple). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21218308 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20955107&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22873183&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des modifications de l'activation de certaines aires cérébrales ont été mises en évidence par l'IRM cérébrale, après sevrage opiacé, sans rupture nette entre les modifications après un mois et un ans de sevrage, mais plutôt avec une décroissance progressive en l'espace de plusieurs mois. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23667541 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3359800/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Tramadol et PAWS===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Tramadol a un effet complexe opiacé mais aussi anti-depresseur. D'ailleurs de nombreux auteurs ont souligné sa parenté moléculaire et pharmacologique avec la Venlafaxine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.mindandmuscle.net/forum/39938-effexor-tramadol-similarities&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://psycnet.apa.org/index.cfm?fa=buy.optionToBuy&amp;amp;id=2011-06864-005&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://sma.org/southern-medical-journal/article/similar-effects-of-tramadol-and-venlafaxine-in-major-depressive-disorder/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.nlc-bnc.ca/eppp-archive/100/201/300/cdn_medical_association/jpn/vol-26/issue-1/pdf/pg30.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Sur l'effet AD du Tramadol====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://jop.sagepub.com/content/15/3/147.abstract&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://jop.sagepub.com/content/18/3/404.abstract&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De ce fait, le sevrage du Tramadol entraine non seulement un syndrome « classique » de sevrage opioide mais aussi un syndrome apparenté au sevrage des anti-depresseurs serotoninergiques.&lt;br /&gt;
Ce dernier syndrome survient dans 1/8 des cas de sevrage difficile selon&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/12633909&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
mais pourrait etre bien plus fréquent en cas d'usage chronique à doses excessives (&amp;gt; 400 mg/j).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il se manifeste par différents symptômes dont certains sont immédiats mais d'autres peuvent durer des semaines ou même des mois (dépression, insomnie, brainzaps).&lt;br /&gt;
Bien qu'il soit assez frequemment décrit par les usagers, notamment abusifs, il existe peu de littérature spécialisée sur ce sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1681629/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://en.wikipedia.org/wiki/Antidepressant_discontinuation_syndrome&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Brainzaps====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.choosehelp.com/topics/depression/dealing-with-the-brain-zaps-during-ssri-snri-or-tramadol-withdrawal&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.crazymeds.us/CrazyTalk/index.php/topic/6903-serotonin-withdrawal-and-tramadol/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.psychoactif.org/forum/t10215-p1-brain-zaps.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Traitement====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La meilleure prévention de ce syndrome est une baisse très progressive du Tramadol. &lt;br /&gt;
Si les symptomes sont sévères la reprise du Tramadol, suivie d'un sevrage progressif, peut être proposée. Certains témoignages font aussi mention d'un effet positif de la Venlafaxine dans cette indication, ce qui est assez logique vu sa proximité avec le Tramadol.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, si les symptomes sont supportables ils tendent à s'atténuer en quelques semaines ou mois. D'autant qu'à côté de l'effet pharmacologique spécifique du Tramadol, il existe probablement un PAWS authentique associé, d'où l'inclusion de cette rubrique dans le psychowiki sur le PAWS.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le sevrage des benzodiazépines===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce chapitre est une traduction du wikedia du chapitre précédent http://en.wikipedia.org/wiki/Post-acute-withdrawal_syndrome&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des troubles de la fonction mentale peuvent persister pendant plusieurs mois ou années après le sevrage des benzodiazépines. &lt;br /&gt;
Un cas de dépression psychotique persistant plus d'un an après le sevrage des benzodiazépines a été décrit. La patiente n'avait pas d'antécédents psychiatriques. Les symptômes rapportés chez cette patiente étaient : trouble dépressif majeur avec caractéristiques psychotiques et humeur dépressive persistante, manque de concentration, perte d'appétit, insomnie, anhédonie, asthénie et retard psychomoteur. La patiente a également présenté des idéations paranoïaques (elle croyait qu'elle avait été empoisonnée et persécutée par ses co-employés), accompagnées par des hallucinations sensorielles. Les symptômes se sont développés après le retrait brusque du chlordiazepoxide et ont persisté pendant 14 mois. Divers médicaments psychiatriques ont été essayés sans succès. Les symptômes ont été complètement soulagés en reprenant une prescription de chlordiazepoxide pour un syndrome du côlon irritable 14 mois plus tard [16].&lt;br /&gt;
Un autre rapport a décrit le même phénomène chez une patiente qui a brusquement réduit sa dose de diazépam de 30 mg à 5 mg par jour. Elle a développé des sensations électriques de choc (nb = brainzap ??), une dépersonnalisation, de l'anxiété, des étourdissements, une activité EEG de pointes-ondes du lobe temporal gauche, des hallucinations, des distorsions de la perception sensorielles et visuelles qui ont persisté pendant des années [17].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un essai clinique incluant de patients prenant de l'alprazolam (Xanax) pendant une période de seulement huit semaines a montré le déclenchement de symptômes prolongés de troubles de la mémoire qui étaient encore présents jusqu'à huit semaines après l'arrêt de l'alprazolam [18].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Compléments sur le traitement du Syndrome prolongé de sevrage==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syndrome prolongé de sevrage est relativement peu connu du corps médical et les articles qui le concerne ne sont pas très nombreux et posent souvent plus de questions qu'ils n'apportent de réponse. Les discussions les plus fournies se trouvent souvent sur les forums d'usagers. Voir par exemple&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.drugs-forum.com/forum/showthread.php?t=130696&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.drugs-forum.com/forum/showthread.php?t=73599&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les causes étant discutées et discutables (voir chapitre ultérieur sur ce sujet), les traitements proposés sont rarement médicamenteux et plus souvent de l'ordre des TCC, voire du simple soutien social. Toutefois j'espère que ce chapitre pourra être réécrit dans quelque temps avec des éléments plus positifs !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Traitements médicamenteux===&lt;br /&gt;
Les traitements proposés sont le Flumazenil, l'Acamprosate (Aotal) pour le sevrage alcoolique, la Carbamazepine (Tegretol) et le Trazodol, comme indiqués dans le wikipedia cité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Gabapentine (Neurontin) et probablement la Pregabaline (Lyrica) ont été utilisés avec succès, le plus souvent en auto-médication mais des études préliminaires suggèrent un effet positif. Idem pour la Naltrexone après sevrage opiacé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://eboka.info/index.php?topic=1620.0&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/15510234&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une analogie structurale entre la Venlafaxine (Effexor) et le Tramadol a poussé à le proposer comme traitement, notamment lorsqu'il existe une symptomatologie dépressive. (À prendre avec beaucoup de précautions et voir plus bas « le problème de la dépression ».)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut dire qu'actuellement il n'existe pas de certitude concernant l'efficacité des médicaments dans le syndrome prolongé de sevrage. Des pistes sont présentes et justifieraient des études protocolisées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins on peut considérer que la poursuite de la consommation de produit à faibles doses est un traitement de facto du syndrome, largement pratiqué notamment dans le cas des TSO (Méthadone et Buprénorphine) et pourraient justifier cette pratique parfois décriée (« Vous prenez 5 mg/j de Méthadone, pourquoi ne pas arrêter ? »).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La question de la dépression===&lt;br /&gt;
Il est important de bien différencier la dépression vraie, qui répond aux anti-dépresseurs du « coup de cafard » qui ne justifie pas cette prescription. &lt;br /&gt;
Personnellement je préfère opposer la dépression à la déprime mais c'est évidemment une question de sémantique personnelle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
voir le DSM IV http://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK64063/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La notion de « déprime » s'étend largement, par exemple elle décrit la « phase dépressive » étudiée dans le deuil, qui se différencie de la dépression par deux éléments essentiels :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La phase dépressive du deuil est variable avec de « bons » et de « mauvais » jours, au contraire du sentiment dépressif qui tend à être présent de façon relativement permanente pendant des jours ou des semaines, voire des mois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La phase dépressive, de l'avis général, ne requiert pas de traitement par anti-Dépresseurs (AD).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lire notamment&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.axaprevention.fr/applications-services/maladies/troublespsychologiques/Pages/depression.aspx$&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.drugs-forum.com/forum/showthread.php?t=94118&amp;amp;highlight=antidepressants+PAWS&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Coup de cafard ou dépression, comment savoir ?'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avoir un &amp;quot;coup de cafard&amp;quot; est une manifestation naturelle du psychisme. Une déprime se caractérise par un sentiment de tristesse passagère qui peut être lié ou non à des raisons précises. Cependant, si l'état psychologique ne s'améliore pas après environ deux semaines, il est important de consulter, car il s'agit peut-être d'une dépression qui s'installe.&lt;br /&gt;
Est-il normal de parfois &amp;quot;broyer du noir&amp;quot; ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Perte d'un être cher, problèmes professionnels, soucis financiers, déception amoureuse, conflits familiaux ou autre. Tous ces événements font hélas partie, à un moment ou à un autre, du quotidien. Notre psychisme, mais aussi notre corps réagissent à ces situations. Nous nous sentons tristes, fatigués, sans énergie ou alors énervés, tendus. Souvent, nous décrivons cet état comme un &amp;quot;coup de déprime&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il peut aussi nous arriver de broyer du noir sans raison particulière, sans qu'aucun changement ne soit intervenu. C'est parfois le signe d'une insatisfaction vis-à-vis de notre mode de vie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces manifestations, que même les plus optimistes connaissent sont tout à fait normales. Les médecins les considèrent comme des troubles d'adaptation, des états dépressifs mineurs non caractérisés, qui ne doivent pas être confondus avec une maladie dépressive caractérisée et ne justifient donc pas d'un traitement antidépresseur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Ces moments de déprime ont-ils une fonction ?'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aussi curieux que cela puisse paraître, ces moments de déprime ont une fonction d'adaptation. Nous interagissons de façon permanente avec notre environnement. Confronté à une perturbation de cet environnement, l'organisme réagit, permettant à l'individu d'adapter son comportement et ses pensées aux contraintes du monde qui l'entoure. Dans d'autres cas, ces manifestations peuvent amener à s'interroger sur sa vie, à redéfinir ses priorités pour trouver du sens à son existence, et parfois à prendre des décisions ou à provoquer un changement tel qu'un déménagement, la recherche d'un nouvel emploi ou une séparation. Une période de déprime peut être le déclencheur d'une évolution et déboucher sur un mieux-être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Coup de cafard ou début de dépression ?'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le doute, mieux vaut consulter. Le dialogue avec un médecin permet de mettre des mots sur ses difficultés, ce qui suffit parfois pour prendre du recul et se sentir mieux. D'autre part, seul un médecin est à même de faire la différence entre un coup de blues et une dépression. En effet, si cette maladie est complexe, ses symptômes sont relativement bien connus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais attention ! Même si les symptômes observés ne correspondent pas aux symptômes les plus courants, il convient de rester vigilant. Si un coup de cafard devient permanent et incompatible avec la vie quotidienne, il peut être le signe d'une dépression qui s'installe. Il ne faut donc pas hésiter à aller voir un médecin si l'état psychologique ne s'améliore pas ou si des troubles physiques apparaissent, tels que douleurs au ventre ou au dos, ou migraines. Ils peuvent signaler une dépression masquée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===PAWS et Déprime===&lt;br /&gt;
Clairement les caractéristiques habituelles du Syndrome prolongé de sevrage le situent dans la catégorie de la déprime et non de la dépression. Notamment son caractère fluctuant le rapproche singulièrement de la phase dépressive du deuil, dont il partage beaucoup de symptômes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est donc logique que les anti-Dépresseurs (AD) ne soient pas efficaces sur ces symptômes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, comme dans le deuil il peut co-exister une dépression « vraie » qui demande alors un traitement spécifique. La gravité et le caractère permanent dans le temps du sentiment dépressif sont les meilleurs éléments d'appréciation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Psychothérapies===&lt;br /&gt;
Diverses psychothérapies ont été proposées et sont surtout centrées sur le risque de rechute. Là encore, au delà de l'efficacité sur la rechute (ce qui n'est pas rien), il n'y a pas de preuve évidente d'efficacité.&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/16408423&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois les techniques de méditation de la pleine conscience ont été étendues à ce problème et semblent prometteuses. Personnellement (Prescipteur) ce serait plutot avec ces techniques que je souhaiterais mettre en place des groupes de prévention de la rechute. L'avantage est qu'elles ont un rôle éducatif qui s'applique aussi à l'anxiété au coping avec le stress etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.mindfulrp.com/Research.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.hindawi.com/journals/psychiatry/2014/692423/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://focus.psychiatryonline.org/article.aspx?articleID=49314&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://books.google.fr/books?id=hbMWVCkjz7oC&amp;amp;printsec=frontcover#v=onepage&amp;amp;q&amp;amp;f=false&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3972764/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Actions « de bon sens »===&lt;br /&gt;
Voici par exemple ce que suggère&lt;br /&gt;
http://www.uwhealth.org/healthfacts/psychiatry/7228.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Connaître les symptômes et avoir un plan pour y faire face lorsqu'ils se produisent. Voici une liste d'idées qui peuvent aider. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Apprenez à connaître votre système de soutien.''' Il peut comprendre la famille, les amis, les conseillers, les fournisseurs de soins de santé, et votre groupe spirituel. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
'''Restez en contact avec votre réseau de soutien.''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Faire une routine quotidienne''' qui donne du temps pour le repos et la détente. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Essayez de mettre en place des routines''' qui favorisent le sommeil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Ayez une alimentation équilibrée''' riche en fruits et légumes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''L'exercice peut aider''' à réduire le stress et augmenter votre énergie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Offrez-vous à vous même patience et compréhension. '''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Prenez le temps''' de prendre soin de votre spiritualité et faites des choses qui vous apportent du confort. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Prenez soin de vous.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'importance du bien être psychologique et social dans le maintien de l'abstinence a été montré notamment par&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.oatc.ca/wp-content/uploads/2013/04/Predicting-Long-Term-Stable-Recovery-from-long-term-heroin-addiction.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Témoignages de Psychoactif==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces témoignages viennent du site https://www.psychoactif.org&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.psychoactif.org/forum/t9830-p1-syndrome-deficitaire-plusieurs-mois-apres.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Snoopy'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''J 'ouvre cette discussion après lecture d'un post de ziggy, qui m'a apprit le terme &amp;quot;syndrome déficitaire&amp;quot; ....''&lt;br /&gt;
''c'est con, mais je connaissait pas, et c'est cool de pouvoir &amp;quot;nommer&amp;quot; les choses,&lt;br /&gt;
pour faire court:''&lt;br /&gt;
''j'ai fait mon sevrage sub(oxone) ET psychotropes en juin dernier, plutôt a l'arrache il faut dire, très rapide, mais bon, c'est passé....&amp;quot;&amp;quot;&lt;br /&gt;
''j'ai eu après ça des gros problèmes de sommeil pendant des mois, en moyenne 4 heures de sommeil par jour/nuit jusqu'en novembre, où, n'en pouvant plus, je suis retournée demander de l'aide; on m'a filé du zopiclone et du tranxene.....''&lt;br /&gt;
''ce traitement, il diminue tranquille, je l'oublie un jour sur deux, et les doses sont devenues vraiment très soft (un demi de zopiclone, et un tranxene 10).....j'en ai limite plus besoin.....''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''le truc, c'est que hors &amp;quot;troubles du sommeil&amp;quot;, qui se gèrent correctement maintenant, je n'avais jamais ressenti cette grosse dépression, cette anxiété, ce sentiment que &amp;quot;oui, ça a marché, oui j'avance (plutôt pas mal), mais putain qu'est ce que c'est lent, et qu'est ce que c'est chiant&amp;quot; .... qui a deboulé en décembre !!&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
''ma question est peut être con, mais elle est simple : &lt;br /&gt;
est il possible que ce syndrome déficitaire puisse :''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''1/ se développer &amp;quot;problème par problème&amp;quot; (sommeil, puis moral, puis nerfs)''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''2/ faire son apparition &amp;quot;fracassante&amp;quot;, se déclencher plusieurs mois après mon sevrage ??&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''merci d'avance pour tout éclairage sur ma situation'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Ziggy'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Pour le syndrome déficitaire, les ricains semblent mieux le connaître que nous autres français. Quand tu vois que des mecs à Marmottan te font espérer qu'un sevrage dure 15jours maximum puis au fur et à mesure, tu découvres le pot aux roses à savoir que c'est les 20 premiers jours les plus durs mais qu'ensuite, il y'a un ensuite... ''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.addictionsandrecovery.org/post-acute-withdrawal.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Pour certaines personnes, le syndrome déficitaire dure une bonne moyenne de 6 mois ( ça pourrait tirer jusqu'à 2 ans chez certains usagers) et ça se traduit par une alternance d'état normaux-état en déficit (fatigue, sueur, froid, chiasse, stress, insomnie) et plus le temps avance plus les séquences de &amp;quot;forme&amp;quot; dure longtemps et plus les phases de déficit deviennent rares et courtes dans le temps. Aussi, ce mouvement de va et vient rend les choses supportables, ce n'est pas 2 ans (ou 6 mois) en mal permanent, au contraire, le mal se dissipe de plus en plus.... le problème c'est que s'y on se prépare pas à ce que ça dure ce laps de temps, il est facile de s'écrouler sur un moment de faiblesse...''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''l'article anglais donne de bonnes infos malgré tout sur ce sujet controversé... en tout cas moi, je suis assez sensible à cet état d’après le sevrage qui donne l'impression qu'on en voit jamais le bout mémé des deux mois après... faut croire qu'il faille s'accrocher ou raccrocher (à chacun son soleil)&lt;br /&gt;
faire son apparition &amp;quot;fracassante&amp;quot;, se déclencher plusieurs mois après mon sevrage ??&lt;br /&gt;
c'est peut être liée à une prise de conscience que ça dure, ça dure, ça dure + à de l'usure... au début d'un sevrage on s'attend à ce que ce ne soit pas drôle et on attend avec impatience (ou patiemment) le retour d'un état de pêche et d'énergie décent qui peut tarder... et quand ça tarde de trop, on finit par s'épuiser et on prend conscience qu'il y a bien qqchose qui cloche et on sait pas vraiment quoi, ça peut expliquer pourquoi pas mal de gens ont l'impression que ce syndrome s'abat sur eux plusieurs mois après, alors qu'en fait, c'est plutôt que jusque là ils résistaient contre ça et finissent par s'écrouler...''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Filouski'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Salut Snoopy,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tard mais là quand même. Tu as mis un nom sur un état que j'ai vécu et qui a duré pas loin de 18 mois après un sevrage à Fernand Vidal de : opiacés - Amineptine - Tranxène par 300 mg/jour + rohypnol 2mg).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La même qu'explique Ziggy : dans 15 jours ce sera fini ! &lt;br /&gt;
C'était fini, c'est vrai, mais ce qui m'a la plus inquiété a été cet état de déprime avec aussi des problèmes d'insomnies qui m'est littéralement tombé dessus à peu près 1 à 2 mois après le fameux sevrage. Et là, j'ai dégusté fort fort jusqu'à ce que je sois devenu total alcoolique et que je sois aussi sevré de l'alcool.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Les médecins n'arrivaient pas à expliquer cet état, surtout peuplé d'angoisses fortes et d'idées morbides post sevrage. Il y a effectivement le physique et ............ le reste qui suit. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mon mot pour t'écrire que ce qui t'arrive n'est pas une sorte de symptôme orphelin. &lt;br /&gt;
Amitiés'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Ziggy'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Le truc, et ça c'est important de le faire entendre, c'est que la sensation éprouvée lors du syndrome déficitaire opiacé est vraiment exactement celle que l'on éprouve sur les derniers jours d'un sevrage, un état particulier qu'on connaît trop bien (léger mal de bide, mal de jambes, sommeil pourri...) cet espèce d'état larvé de fatigue infini... un état qu'on connaît et reconnaît parfaitement et qui revient par a coup....''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''La plupart des addictos sérieux parlent de 6 mois concernant par ex.le sevrage morphine pour éliminer totalement ce genre de ressentis et l'hypothèse derrière ces symptômes rejoignent pleinement les observations de Dole &amp;amp; Nyswander : la prise d'opiacé altère durablement l'équilibre neurochimique; Nyswander pensait que c'était irréversible ; aujourd’hui on sait bien que NON par contre on sait que ça dure un temps assez long (en moyenne qq mois).''&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
C'est cet altération qui est la première suspecte pour expliquer les rechutes, notamment celles qui ont lieu à distance du sevrage. Ces &amp;quot;retour de manque&amp;quot; des mois après le sevrage peuvent être vécus comme dramatiques et peuvent donner l'impression que l'abstinence ne tient pas ses promesses, que c'est très long et que ça risque de durer éternellement....'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''le seul moyen sensible de diminuer cet état serait de passer un maximum de temps sur les derniers paliers de la substitution pour que le travail se fasse par étape et progressivement....&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
''voila aussi pourquoi les sevrages un peu brutaux montrent le sympathique score de 99% de rechutes : les gens espèrent tous que ça va durer 15jours, ils peuvent endurer ça mais quand ils se rendent compte qu'en réalité ça pourrait des mois et des mois, c'est généralement là que..;''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Un essai d'explication du syndrome prolongé de sevrage==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les Risques du Changement===&lt;br /&gt;
Il est important de noter que le texte ci dessous ne vient pas du tout d'un contexte médical. Il a été cité par un informaticien spécialiste du changement en entreprise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.leger.ca/GRIS/Phase3.Dcompensation.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Phase 3: Décompensation''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Abandon de la résistance sous toutes ses formes, la décompensation est une phase clé du &lt;br /&gt;
processus individuel du changement.&lt;br /&gt;
Lorsque notre résistance contre un changement en contradiction avec nos aspirations&lt;br /&gt;
est sans effet, nous décompensons. Nous nous sentons las, définitivement incompris&lt;br /&gt;
ou non reconnus.&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Plus notre résistance a été forte, plus notre décompensation est grande, &lt;br /&gt;
à la mesure de l'impact affectif du changement et de l'importance que nous lui accordons.Elle présente les symptômes traditionnels de la dépression : &lt;br /&gt;
fatigue, absence de ressort, idées noires, tristesse, obsession d'échec.. . &lt;br /&gt;
Il nous arrive de pleurer, nous nous sentons vulnérables et privés d'énergie.&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
''Nous augmentons parfois notre consommation d'excitants (alcool, café, tabac),&lt;br /&gt;
nous perdons le goût de choses que nous apprécions d'ordinaire, nous nous replions sur nous-mêmes.''&lt;br /&gt;
''II s'agit là d'un processus de deuil : deuil de notre réalité, de nos espoirs de la&lt;br /&gt;
conserver et de notre résolution à altérer le changement. &lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
''Notre état d'abattement consterne parfois notre entourage, qui le trouve démesuré par rapport au changement qui nous affecte.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Or, la décompensation s'opère par rapport à nos repères internes.&lt;br /&gt;
Plus nous sommes sentimentaux et émotifs, plus notre décompensation est évidente. &lt;br /&gt;
Au contraire, plus nous sommes réfléchis, moins elle est observable.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''La décompensation peut durer quelques minutes.. . ou plusieurs années.'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Les deux facteurs-clés de la durée et de l'intensité de la décompensation sont d'une part&lt;br /&gt;
la distance affective qui nous lie à l'objet du changement, et d'autre part &lt;br /&gt;
le niveau de stres lié à l'accumulation des changements que nous sommes en train de connaître.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Au cours d'une même période, nous pouvons être affectés par un grand nombre de changements :&lt;br /&gt;
déménagement, perte d'un être cher, d'un emploi, d'un privilège ou d'un avantage, etc.'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Le moindre changement intervenant dans une telle situation est de nature à amplifier&lt;br /&gt;
la décompensation, même quand il s'agit d'un incident mineur tel que la perte d'un briquet.&lt;br /&gt;
Dans le cas d'un incident majeur venant s'ajouter à une série de changements, &lt;br /&gt;
la décompensation peut se révéler grave.&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''La décompensation est souvent mal comprise par l'entourage, qui tend à la banaliser&lt;br /&gt;
par des jugements relativistes.&lt;br /&gt;
Fort heureusement, la décompensation n'est pas toujours dramatique et peut se résumer&lt;br /&gt;
à un épisode de tristesse, d'abattement passager, associé à un sentiment d'injustice.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Un des éléments positifs de la décompensation est le doute qui nous envahit &lt;br /&gt;
et nous permet de considérer les choses sous un autre angle, pour rendre le changement acceptable.''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
''En doutant de nous, du bien-fondé de notre réalité, de notre résistance passée, &lt;br /&gt;
de notre vision des choses, de nos croyances, nous nous préparons à l'acceptation d'une nouvelle réalité.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''La fin de la décompensation correspond à l'acceptation du changement. Il s'impose à nous&lt;br /&gt;
comme inéluctable, irrévocable. Certes, nous ne l'aimons pas, nous ne l'apprécions pas, nous ne sommes pas sûrs de pouvoir « faire avec », &lt;br /&gt;
mais nous commençons à entrevoir que nous « devons faire avec ».'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''En milieu professionnel, la décompensation s'effectue souvent à l'extérieur de l’entreprise.&lt;br /&gt;
En effet, lorsqu'un collaborateur entre en décompensation, il va souvent consulter un médecin&lt;br /&gt;
qui lui prescrit quelques jours d'arrêt de travail. &lt;br /&gt;
Lors de la reprise, la décompensation est en phase terminale, et le collaborateur&lt;br /&gt;
a fait son deuil.'' &lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
Parfois, il faudra plusieurs arrêts de travail successifs pour que le collaborateur reprenne le dessus et puisse avoir une activité normale.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''En phase de décompensation, nous avons tendance à nous rapprocher de nos amis, &lt;br /&gt;
de notre famille - sauf, bien entendu, s'ils sont à l'origine du changement &lt;br /&gt;
qui nous affecte.&lt;br /&gt;
Nous avons besoin de combler le vide affectif qui nous étreint. Nous sommes en recherche&lt;br /&gt;
d'adaptation, et la compréhension dont nous sommes l'objet offre une compensation qui&lt;br /&gt;
permet d'avancer vers l'acceptation du changement, même pénible''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Notre vulnérabilité nous permet de faire évoluer notre système de croyances pour rendre la réalité plus acceptable. &lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''La décompensation s'achève progressivement lorsque nous cessons d'être obsédés par la perte&lt;br /&gt;
et le passé pour considérer l'avenir et notre survie dans cet avenir. &lt;br /&gt;
Il est vrai, à ce stade, que les souffrances que nous avons pu connaître dans le passé&lt;br /&gt;
nous aident si elles sont cicatrisées.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''La décompensation est tout aussi essentielle que la résistance pour pouvoir intégrer&lt;br /&gt;
un changement. Marquant la fin définitive de la résistance sous toutes ses formes,&lt;br /&gt;
elle nous permet de progresser dans l'élargissement de notre réalité et dans notre expérience&lt;br /&gt;
humaine.&lt;br /&gt;
Elle illustre particulièrement bien l'affirmation selon laquelle le changement se fait&lt;br /&gt;
avant tout dans la souffrance. En s'atténuant, cette souffrance et la tristesse&lt;br /&gt;
qui l'accompagne marquent notre évolution vers la phase de résignation. &lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Carton, G-D. (2004) Éloge du changement''' : méthodes et outils pour réussir un changement individuel et professionnel,2 édition, ÉditionsVillage Mondial, Paris&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Deuil, Stress et Immunité===&lt;br /&gt;
Je suis personnellement très intéressé par la similitude entre le syndrome prolongé de sevrage et les manifestations habituelles du deuil (j'ai écrit un article sur le Deuil mais à l'époque les aspects neuro-immuno-endocrines que je vais évoquer étaient encore mal connus et je n'en parle pas dans l'article http://classiques.uqac.ca/contemporains/millet_pascal/deuil/deuil.html). De plus, la prise en charge recommandée dans ces deux contextes est assez similaire (pas d'AD, donner du temps etc..)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.cabinetdelavie.ch/130124_hug.pr%C3%A9sentation.ppt.jm.reinert_B.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.suchtschweiz.ch/DocUpload/dep_20_davidson.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci ne veut pas dire du tout que « tout soit dans la tête » loin de là. De nombreuses études montrent une relation étroite entre le Deuil et le Stress en général et des modifications mesurables du système immunitaire, par une interaction très complexe du cerveau et du corps, notamment l'intestin. Ces interactions font appel notamment aux neurotransmetteurs et neuromodulateurs , et notamment aux endorphines et au GABA, ce qui évoque une relation étroite avec la consommation d'opiacés, d'alcool ou de benzodiazépine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus il a été montré qu'il existe une relation étroite entre le système immunitaire, l'anxiété et la dépression et donc il n'est pas étonnant que ces interactions complexes neuro-immuno-endocrines entraînent non seulement des modifications immunitaires mais aussi certains symptômes. du deuil, du stress ou du sevrage. Évidemment la présence de produits agissant sur les récepteurs aux endorphines, au GABA, à la dopamine ne peuvent que jour un rôle, souvent aggravant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par exemple ces deux extraits donnent une petite idée de l'ampleur du problème&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Traduction de http://www.ipubli.inserm.fr/bitstream/handle/10608/217/?sequence=19&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conclusion,&lt;br /&gt;
l’altération de la régulation de l’axe corticotrope en cas de&lt;br /&gt;
stress chronique apparaît impliquée dans les troubles de l’humeur : des augmentations de sécrétions basales de cortisol ont souvent été rapportées chez l’homme. Des anomalies circadiennes (avances de phase du rythme de cortisol) sont suspectées comme lien possible entre stress chronique et dépression.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’axe corticotrope intervient également largement dans la modulation des comportements addictifs par le stress et dans les troubles du sommeil liés au stress. L’hypersécrétion de cortisol et de catécholamines en cas de stress chronique peut conduire à l’apparition d’un syndrome métabolique associant plusieurs symptômes : obésité abdominale, état de résistance à l’insuline pouvant évoluer vers un diabète, hypertension artérielle et perturbations du métabolisme des lipides sanguins. Ces perturbations métaboliques représentent un facteur de risque pour le système cardiovasculaire (athérosclérose, thrombose). Le stress est également impliqué dans le déclenchement et/ou la majoration de symptômes digestifs. Le CRF apparaît au centre des mécanismes physiopathologiques des effets du stress sur le tube digestif. Concernant les troubles musculosquelettiques, il est aujourd’hui reconnu que le stress potentialise les effets des sur-sollicitations biomécaniques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les effets du stress semblent transmis par le système autonome, le système endocrine et le système immunitaire. Enfin, des liens très étroits existent entre les deux axes principaux du stress et le système immunitaire. Ce dernier est informé, par l’intermédiaire des systèmes nerveux autonome et central, de stimuli cognitifs, émotifs et physiques intégrés par le cerveau. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En retour, le cerveau reçoit des messages du système immunitaire par l’intermédiaire de neuropeptides hormonaux et de cytokines. Les conséquences pathologiques du stress peuvent résulter d’altérations immunitaires. Le stress, via l’induction d’une transition dans l’équilibre entre lymphocytes TH-1 et TH-2, aurait des effets délétères, dans l’évolution des maladies infectieuses, auto-immunes, inflammatoires et cancéreuses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Traduction de  http://www.umbc.edu/bbhlab/article%20pdfs/6262832.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les émotions négatives peuvent intensifier toute une variété de problèmes de santé . Nous fournissons ici un cadre général reliant les émotions négatives à une série de maladies dont l'apparition et l'évolution peut être influencé par le système immunitaire : L'inflammation a été liée à un grand nombre de maladies associées au vieillissement , comme les maladies cardiovasculaires,l'ostéoporose , l'arthrite, le diabète de type 2 , certains cancers , la maladie d'Alzheimer , la fragilité et&lt;br /&gt;
le déclin fonctionnel et enfin la maladie parodontale . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La production de cytokines pro-inflammatoires qui influence le cours de ces maladies et de bien d'autres peut être stimulée directement par des émotions négatives et des expériences stressantes . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En outre , les émotions négatives contribuent également à prolonger&lt;br /&gt;
l'infection et retarder la cicatrisation , ce qui entretient en retour la production de cytokines pro-inflammatoires. &lt;br /&gt;
Par conséquent , nous soutenons que les troubles immunitaires liés à la détresse peuvent être un mécanisme de base pour tout un ensemble vaste et diversifié de risques pour la santé, associés&lt;br /&gt;
avec des émotions négatives . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des ressources telles que des relations personnelles étroites qui diminuent les émotions négatives peuvent améliorer la santé dans le cadre de leur impact positif sur le système immunitaire et la régulation endocrine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Références sur Deuil, Stress et Immunité===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur Stress et Immunité&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1361287/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.rc.usf.edu/~jdorio/Articles/Stress,%20emotion,%20and%20human%20immune%20function.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://psydoc-fr.broca.inserm.fr/colloques/cr/Stressimmunite2/Bonaz.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://ipubli-inserm.inist.fr/bitstream/handle/10608/1627/2000_2_235.pdf?sequence=1&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://etudes.univ-rennes1.fr/digitalAssets/33/33420_Conf_merlot.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur Deuil et Immunité&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://agirpoursasante.free.fr/livre/chap9.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3384441/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/8047615&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/14656449&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://cvi.asm.org/content/3/1/109.full.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur Endorphine et Immunité&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://addicted2success.com/life/10-reasons-why-endorphins-are-so-important/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19903933&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/2981735&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.nel.edu/22_6/NEL220601R05_Salzet_.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.meridiens.org/acuMoxi/huitun/fall81gonneau.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur Glutamine et GABA et Sommeil et Humeur&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.acides-amines.com/domaines-d-application/sommeil-humeur-productivite.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur Immunité et Anxiété&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.depressionanxietydiet.com/immune-system-depression-anxiety/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/0091305795021582&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur l'effet de l'exercice sur le système neuroendocrine&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://ulib.derby.ac.uk/ecdu/CourseRes/dbs/currissu/Salmon_P.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur la Neurobiologie des Addictions&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.texinstitute.com/wordpress/wp-content/uploads/2011%20Handouts/Thursday/7_21_1030_Friedman.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2805560/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2739305/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
et surtout&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Traduction de http://www-psych.stanford.edu/~span/Publications/jp02a.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''La signification « évolutionniste » du fonctionnement neurochimique du cerveau a&lt;br /&gt;
reçu peu d'attention dans le domaine de la recherche sur la toxicomanie .&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
''De même, l'échec général des neuroscientifiques à expliquer comment les circuits de base du cerveau peuvent transmettre les pulsions émotionnelles a retardé le développement de perspectives scientifiquesqui pourraient inpirer de nouvelles enquêtes sur la dynamique et le traitement de la toxicomanie . &lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
''Dans cet article , nous revisitons l'argument selon lequel les substances faisant couramment l'objet d'abus activent ou modifient des systèmes spécifiques du cerveau émotionnel qui ont été conçus par l'évolution pour signaler incréments ou diminutions potentiels du sentiment de bien-être . &lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
''Nous discuterons de deux systèmes émotionnels distincts (recherche de la récompense et détresse de séparation) qui peuvent transmettre différents types de changements potentiels de la sensation de bien-être .'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''En developpant cette approche inspirée d'une philosophie évolutionniste, nous illustrons comment un modèle mammifère d'émotion (c.-à- vocalisations ultrasoniques chez les rongeurs) peut permettre aux scientifiques de prédire des phénomènes liés à la drogue tels que le potentiel d'abus, la localisation anatomique des mediateurs neuronaux, et l'impact psychologique du sevrage.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Nous concluons par une discussion sur certaines implications thérapeutiques et sociales liées à la toxicomanie, en ayant à l'esprit de multiples systèmes neuronaux liés aux émotions.&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Traduction de  http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3730086/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''La toxicomanie peut être définie par un cycle en trois étapes - binge / intoxication (consommation) , sevrage / effet négatif , et préoccupation / anticipation - qui implique des changements allostatiques dans les systèmes de récompense et de stress du cerveau . &lt;br /&gt;
Une hypothèse est que deux principales sources de renforcement , le renforcement positif et le renforcement négatif , jouent un rôle dans ce processus allostatique .&lt;br /&gt;
L'état émotionnel négatif qui entraîne le renforcement négatif est supposé provenir d'une dérégulation des éléments neurochimiques clés impliqués dans ces systèmes de récompense et de stress .'' &lt;br /&gt;
''Les éléments neurochimiques spécifiques dans ces structures comprennent non seulement une diminution du fonctionnement du système de récompense ( processus intra-système), mais aussi le recrutement de divers systèmes de stress du cerveau induit par la corticotrope (CRF ) et par les systèmes opioïdes dynorphine – κ, dans le striatum ventral , l'amygdale et le cortex frontal ( processus inter-systèmes) .'' &lt;br /&gt;
''Les antagonistes du CRF bloquent les réponses de type anxieux associées au sevrage , bloquent l'élévation du seuil de récompense produite par le sevrage , et bloquent la prise compulsive de drogues.''&lt;br /&gt;
''La consommation excessive de drogues excessive entraine également une activation de CRF dans le cortex préfrontal médian , en parallèle avec un déficit des fonctions exécutives qui peut faciliter la transition vers des prises compulsives .''&lt;br /&gt;
''Le Neuropeptide Y , un puissant neurotransmetteur anti-stress , a un profil d'action sur les prises compulsives d'alcool similaire à celui d'un antagoniste CRF1 .'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Le blocage du système opioïde κ peut également bloquer les effets dysphoriques associés au sevrage et donc bloquer le développement du craving, ce qui suggère qu'un autre puissant système de stress du cerveau contribue à la quête compulsive de drogue . La perte de la fonction de récompense et le recrutement des systèmes cérébraux de stress constituent une base neurochimique puissante qui explique le compulsivité de la dépendance.&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Un Essai de conclusion provisoire===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est donc tentant de penser que le syndrome prolongé de sevrage est en partie lié à une réaction « standard » de l'organisme au stress, au deuil, et au changement en général. &lt;br /&gt;
Ce qui expliquerait son caractère relativement uniforme et son apparition après sevrage de produits très différents (opiacés, BZD, stimulants, MDMA etc..).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'un des intérêts de cette façon de voir est que cela permet d'évoquer les méthodes de prise en charge du deuil et du stress en général, beaucoup mieux connues et étudiées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notamment l'inutilité des AD, la nécessité de prendre du temps et de se protéger, l'utilité de l'exercice physique sont des notions qui appartiennent aux deux mondes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, bien entendu, il ne faut pas oublier que les produits exercent également un effet sur ce système neuro-immuno-endocrine et que cela entraîne des spécificités. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notamment pour les opiacés, une hyperalgésie prolongée après sevrage a été décrite et pourrait être à l'origine des symptomes '''spécifiques''' du post sevrage aux opiacés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci est probablement en faveur de la prescription prolongée d'opiacés à petites doses (TSO, Méthadone 5 mg par jour ou Subutex 1 mg/j pendant des mois ou des années par exemple)).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour l'alcool cela peut expliquer l'effet positif de l'Acamprosate (Aotal) et peut être du Baclofène, du Nalmefene et du Revia.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les BZD voir http://forum.doctissimo.fr/medicaments/antidepresseurs-anxiolytiques/syndrome-prolonge-benzodiazepines-sujet_161902_1.htm  (voir l'article traduit de l'anglais en fin de post) ainsi que http://www.benzo.org.uk/freman/index.htm.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois il faut savoir que les études de suivi sur les vétérans du Vietnam ont montré que la prise d'opiacés pendant un temps (même si elle est largement limitée au temps de présence au Vietnam. Elle a concerné plus de 20% des GI) est associée à une surmortalité et surmorbidité significative. Il est probable que ce n'est pas l'effet des opiacés par eux même mais celui d'un biais de selection basé sur le désir de consommation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://archives.drugabuse.gov/meetings/bbsr/bbpowerpoint/price.ppt&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.rkp.wustl.edu/VESlit/DAD2001.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une étude du BMJ a montré que la surmortalité liée à la consommation d'opiacés n'était atténuée que par la prise de TSO pendant plus d'un an. Une autre étude montre une surmortalité associée à la prise d'anxiolytiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.infos-psychotropes.fr/pdf/bmjTSO.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.psychoactif.org/forum/t10530-p1-mortalite-anxiolytiques.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut espérer que des études ultérieures viennent modifier rapidement cette conclusion provisoire et apporter des réponses à une problématique qui concerne probablement des centaines de milliers de personnes en France (puisqu'il n'ya aucune raison de ne pas y inclure le sevrage de l'alcool et probablement aussi celui du tabac).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une discussion qui prolonge la Conclusion (provisoire) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.psychoactif.org/forum/t10389-p3-Sevrage-Heroine-avec-bupre.html#p149723&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
Ziggy''' (post #62)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour être franc, je crois qu'il y a une certaine confusion dns ce que l'on nomme et c'est ce qui me gêne car là on a tendance à mettre dans cette appellation de PAWS un peu tout ce que l'on veux... jusqu'à dire que le PAWS se manifeste indépendamment du produit par exemple. A mon sens là il s'agit plus du tout de PAWS mais de symptome PSY liée à la perte de l'objet came dont le deuil est à faire. Pour étre juste a mon sens il convient de distinguer le PAWS du sevrage psychologique, car ce sont deux symptomatologies différentes même si elles sont vécues toutes deux après le sevrage et qu'il est facile de les superposer ou de croire qu'il s'agit de la meme chose....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
je donne un premier exemple. Une personne non-toxicomane est administrée en morphine pendant plusieurs mois pour hernie discale. Puis les douleurs cessent et on lui diminue son dosage et on la sèvre. Les premiers jours sont chauds... mais après et là bingo, la personne décrit un état de fatigue caractérisée par des ressentis physiques (sueurs, jambes, frissons, insomnie) pendant plusieurs semaines/mois.... mais aucun craving ni deuil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
autre exemple. Un héroïnomane arrête brutalement. Apres le sevrage, il va éprouver les memes symptômes physiques qui perdurent mais il va aussi éprouver de la déprime (qui exprime le manque mental), des cravings, de la colère etc... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
donc le PAWS tel que je le conçois concerne les symptômes résiduelles de manque liés à la non retrocesion de la symptomatologie du manque et c'est bien ce qu'on mesure, il faut un temps long pour achever la rendorphinisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les problèmes psys liés à la conso (ou son arret) et qui s'expriment psychologiquement et physiquement aussi, c'est un autre probleme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je trouve que mélanger les deux transforme la notion de PAWS en pot pourri ou l'on indifférencie tout ce qu'il se passe dans cette phase de reconstruction... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
il me semble important de différencier ce qui appartient au PSY et ce qui appartient à l'ORGANIQUE.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Prescripteur'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si je comprends bien Ziggy, tu voudrais séparer des symptomes du sevrage des opiacés (PAWS1) d'un syndrome &amp;quot;général&amp;quot; qui serait le PAWS2. Cela me parait important d'en parler parce qu'en effet le PAWS est une notion récente, donc il est possible que cette notion soit encore mal stabilisée.&lt;br /&gt;
Pour moi (c'est ce que je dis dans le wiki) je préfère parler de spécificité du PAWS qui s'ajoute lors du sevrage d'opiacés (mais aussi probablement de l'alcool des BZD, des stimulants) au '&amp;quot;PAWS de base&amp;quot; , et qui en effet est lié au produit. &lt;br /&gt;
Notons par exemple que le PAWS des opiacés répond bien aux petites doses de TSO, alors que pour celui de l'alcool et des BZD ce serait plutot des gabaergiques (Baclofene, GHB, BZD) et pour les stimulants des BZD, voire des stimulants.&lt;br /&gt;
Mais notons que le deuil est lui même responsable d'un grand nombre de consommations alcooliques ou opiacées. Un phénomène curieux est d'ailleurs le déni de ce mécanisme. De nombreux patients racontent qu'ils ont commencé à boire ou consommer dans la période suivant un ou des deuils mais nient une relation avec ce deuil. (de nombreux autres patients aussi disent &amp;quot;j'ai commencé à boire quand ma mère est mort&amp;quot;).&lt;br /&gt;
C'est dans ce sens que je pense plus efficace de penser le phénomène comme global avec des différences et des spécificités plutot que comme deux problèmes indépendants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Ziggy'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Disons que tu l'envisages de manière globale concernant l'arrêt de toute forme de psychotropes alors que moi je ne le vois que par la lorgnette de mon expérience et concernant l'arret des opiacés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si je différencie nettement le manque psychologique du syndrome déficitaire, c'est parce qu'au cours de mes années de dépendance, j'ai vu ces symptômes se mettre en place et je vois bien comment ce n'est pas du tout la meme chose. Concernant le manque psychologique, chez moi il est venu assez rapidement et même bien avant le manque physique et c'est ce truc psycho qui m'a fait perdre pied et m'a conduit à aller jusqu'au seuil de l'intoxication... et je suppose que des 2, c'est bien sur le manque psycho le plus rebelle puisque car c'est celui la qui te fait replonger à chaque coup et meme tres à distance du sevrage physique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais voila lors de mes 2-3 premières années, je n'ai éprouvé aucun PAWS. J'ai fait pas mal de sevrages et je sentais vraiment la peche revenir en une dizaine de jours et ensuite roule ma poule... le problème c'est que le psychologique était toujours là. Ca OK !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voyant que je rechutais toujours, même après des 30 ou 60 jours clean j'ai décidé de me mettre sous TSO. Et c'est ensuite que pour la première fois, j'ai ressenti ces symptômes de PAWS.... Au début, comme beaucoup d'autres, j'ai mis ça sur le dos du subutex... dont on sait que le sevrage est plus long que l'heroine. Mais là c'était vraiment TRES long... J'ai découvert par la suite que ça n'avait rien à voir avec le SUB en tant que tel (et sa demi vie lente) puisque j'ai pratiqué plein de switchs (des semaines de codeine, plusieus mois de skenan) et à chaque sevrage, quel que soit la molécule, j'ai éprouvé ces symptômes déficitaires qui durent des semaines.......&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour pas vous mentir, à partir du jour ou j'ai commencé à éprouver ces symptômes, les choses se sont vraiment compliquées pour me &amp;quot;sevrer&amp;quot;. Quand je me retappais en 10-12 jours, c'était chaud mais jouable, j'arrivais à me sevrer et je sentais bien ce moment ou le sevrage est enfin FINI, ou le corps prend le dessus ou tout rentre dans l'ordre... mais avec le PAWS,une fois que j'y ai été sujet j'ai beau essayé une dizaine de sevrages et j'ai l'impression de n'etre jamais arrivé au bout d'aucun d'eux, malgré pourtant des 2ou 3 mois d'abstinence...cette sensation étrange que ça ne revient pas (ou revient plus), que 95% du manque a disparu mais qu'il reste 5% que le corps n'arrive pas à éliminer. Une fois j'ai tenu 70 jours sans buprénorphine et un matin, j'avais tellement la chiasse et mal aux jambes malgré 10 semaines de sevrage, j'ai pris un demi 0.4mg= effet hallucinant. Le lendemain, je &amp;quot;revivais&amp;quot; enfin pour la première fois depuis ce sevrage... ça c'était COOL mais constat déprimant = comment est il possible de redevenir normal après des années de TSO ou d'opiacés ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le seul moyen que j'ai trouvé c'est avec la métha de diminuer très doucement en restant des mois sur des petits paliers et diminuer jusqu'au 0 absolu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sinon je crois que 0.4 de subu équivaut environ à 3 mg de métha, donc encore trop important pour ne pas sentir un sevrage difficile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Snoopy'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
@prescripteur,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
pour ma part, je suis globalement d'accord avec ce que tu dis, ca, c'est un fait, MAIS ce qui me &amp;quot;derange&amp;quot; c'est le fait de remettre toujours le coté psychologique en avant, qui est là, oui, mais pas que.....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
je parle pour moi là : le sevrage physique &amp;quot;pur&amp;quot;, c'est ok, le sevrage psychologique &amp;quot;pur&amp;quot;, c'est ok aussi, dans le sens où non, je ne vois pas ca comme un deuil de ma/mes consos passées, mon changement de mode de vie (dur aussi, on est bien d'accord), et autres.......&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ce que MOI je retiens du PAWS (1,2 ou plus encore peut etre, vu que c'est une &amp;quot;decouverte&amp;quot; recente dans le milieu soignant), c'est que j'ai des hauts et des bas, mais je pense pas plus qu'une personne qui ne consomme pas de drogues, que je ne mets pas tout ca dans le meme panier, mais que pour ce qui concerne mes insomnies et autres soucis &amp;quot;physiques&amp;quot;, apres des années de psychotherapies et autres aides plus naturelles genre sophro, acupuncture, blablabla, JE SAIS identifier quand c'est mon etat d'esprit qui est en cause (toutes mes insomnies ne sont pas toutes dues au PAWS), ou quand c'est strictement physique chimie cerebrale.......&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
quand tout va bien, et que pendant 15/20 jours je ne dors plus, que je tremble, que j'ai froid, voire des nausées, je sais que c'est pas du psychologique, mais bel et bien du physique........&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
mais comme tu le dis, ce syndrome est encore une &amp;quot;decouverte&amp;quot; jeune, et il va sans doute falloir bosser et creuser le sujet pendant.....années avant de vraiment connaitre tous les tenants et aboutissants de ce probleme....... pas glop, mais bon, pas le choix non plus &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
en me relisant, je me trouve un peu con-con, a repenser aux UD d'il y a quelques dizaines d'années (voire plus) qui eux, n'avaient meme pas de tso, et encore moins d'aide, d'attention, et encore moins de respect venant des personnes censées les soigner......pas etonnant que beaucoup nous aient quittés, faute de &amp;quot;mieux&amp;quot;....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''YourLatestTrick'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Salut !&lt;br /&gt;
ziggy a écrit:&lt;br /&gt;
Pour être franc, je crois qu'il y a une certaine confusion dns ce que l'on nomme et c'est ce qui me gêne car là on a tendance à mettre dans cette appellation de PAWS un peu tout ce que l'on veux... jusqu'à dire que le PAWS se manifeste indépendamment du produit par exemple.&lt;br /&gt;
Je me suis peut être mal exprimé ; je voulais dire que peu importe le produit auquel on a été dépendant, on retrouve un ensemble de symptômes communs ; auxquels s'ajoutent éventuellement des symptômes plus spécifiques à la substance. Si je donne l'impression de pinailler, c'est que la finalité de cette discussion est bien d'identifier un phénomène, pour envisager des pistes de réflexion ; c'est en ce sens que je trouve important de poser les fondations d'un ensemble de symptômes communs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En soi, le terme PAWS est, d'un point de vue sémantique, assez vague, au final ; c'est probablement ce qui rend la sémiologie difficile à définir précisément.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant le débat sur la composante psychologique du PAWS, je pense qu'il faut le comprendre comme ayant une origine psychologique, et pas seulement des symptômes de nature psychologique. &lt;br /&gt;
Pour prendre un exemple : la notion de douleur va bien au delà de la nociception : l'OMS la décrit comme telle : &lt;br /&gt;
&amp;quot;la douleur est une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable en réponse à une atteinte tissulaire réelle ou potentielle ou décrite en ces termes&amp;quot;&lt;br /&gt;
La composante psychologique du ressenti de la douleur est primordiale, c'est, à mon avis, un fait à prendre en compte, et à explorer, parcequ'il contribue probablement au ressenti des symptômes spécifiques du sevrage opiacé, pour rester dans cet exemple.&lt;br /&gt;
Ce que je veux dire, c'est que quand on parle de l'aspect psychologique, on ne veut surtout pas dire que c'est &amp;quot;juste dans la tête&amp;quot;, loin de là.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après, je ne doute pas que, par vos expériences, vous puissiez l'interpréter de manière personnelle, et que vous êtes capables d'identifier les processus impliqués (cf l'exemple de Snoopy) , l'important étant de pouvoir trouver une réponse à ce problème (on est d'accord là dessus, je pense !)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je crois que plus on aura de témoignages, plus on y verra clair. Au cas par cas, des éléments de contextes personnels peuvent brouiller les pistes, je pense.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ziggy, ton exemple de la personne hospitalisée, donc -a priori- avec une moindre implication émotionnelle dans la conso du produit, est intéressant. Tu notes à juste titre que les symptômes vont être uniquement d'ordre physique, très probablement spécifiquement liés au produit (opiacé en l’occurrence) . &lt;br /&gt;
C'est ce phénomène que tu associe au PAWS ?&lt;br /&gt;
On peut l'envisager ainsi, mais je pense que dans le cadre d'un usage de type addictif, il y a d'autres éléments qui entrent en jeu, d'origine psychologique, donc, qui viennent se greffer, et &amp;quot;potentialiser&amp;quot; les symptômes que tu décris.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faudrait alors identifier : les différents symptômes de sevrage post-aigus pour chaque type de produit consommé (le wiki comporte une partie spécifique aux benzodiazépines il me semble, par exemple);puis en déduire les phénomènes communs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ma part, le PAWS s'est principalement manifesté par des phases anxio-dépressives, en alternance avec des phases &amp;quot;sans souci&amp;quot; . Très peu de symptômes physiques, mis à part ceux associés à l'anxiété (qui peut se traduire par des troubles somatiques parfois impressionnants ) . Au bout de six mois, le PAWS était largement atténué. Un peu d'anxiété, et des variations de l'humeur, mais ni plus ni moins qu'une personne &amp;quot;normale&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Les produits dont je me suis sevré sont les opiacés (tramadol 400-600mg par jour pendant 2-3 ans) et les BZD (150mg de seresta par jour vers la fin) , avec des extras fréquents (morphine, oxycodone, fentanyl, codéine, dihydrocodéine, et une dizaine de benzos différents selon les périodes).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je n'ai peut-être pas assez de recul, puisque j'ai repris ma conso au bout de six mois.&lt;br /&gt;
Je trouve cette discussion enrichissante, ça permet de confronter la théorie avec des expériences concrètes, et je pense vraiment que ça peut être d'une grande aide pour comprendre et se préparer à &amp;quot;l'après&amp;quot; .&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Meu</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=Cocaine,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages&amp;diff=6412</id>
		<title>Cocaine, effets, risques, témoignages</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=Cocaine,_effets,_risques,_t%C3%A9moignages&amp;diff=6412"/>
		<updated>2016-08-03T01:13:35Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Meu : Style +  indien -&amp;gt;Amérindien&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;La cocaïne est un produit psychoactif de la classe des '''stimulants du système nerveux central'''. Sa formule chimique est méthyl-8-azabicyclo[3.2.1]octane-2-carboxylate de méthyle. Elle est issue de la  feuille  du  cocaïer  (un  arbuste  d’Amérique du Sud) et il faut plusieurs centaines de kg de feuilles de coca pour produire 1 kg de cocaïne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le '''crack ou free-base''', c'est l'ajout d'une base (ammoniac ou bicarbonate de soude) à de la cocaïne pour la rendre fumable. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En France, la cocaïne a été expérimentée par 3% des jeunes de 17 ans en 2011 &amp;lt;ref&amp;gt;ESCAPAD 2011 : ESTIMATIONS 2011 DES CONSOMMATIONS DE PRODUITS PSYCHOACTIFS À 17 ANS - OFDT&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans les dispositifs spécialisés CAARUD, le crack constitue le premier produit consommé par les usagers, principalement en Ile de France.&amp;lt;ref&amp;gt; Enquête Coquelicot, Jauffret Roustide et al., 2009&amp;lt;/ref&amp;gt; La cocaïne est classé comme stupéfiant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Histoire brève==&lt;br /&gt;
Le conquistador '''Pizarro découvre l'usage de la feuille de coca par les Amérindiens en 1533'''. En 1862, A. Nieman, un scientifique autrichien découvre l'alcaloïde cocaïne. En 1871, Angelo Mariani, un chimiste d'origine corse, commercialise le fameux &amp;quot; Vin Mariani &amp;quot; à base de feuilles de coca. Des papes aux plus grands écrivains, sa consommation est banalisée. En 1885, Pemberton, un pharmacien américain met au point une nouvelle boisson à base de cocaïne: le Coca-Cola. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1910, début d'une grande vague de cocaïnomanie en occident. Jusqu'à 80 000 cocaïnomanes à Paris ! En 1916, en France une loi est votée pour tenter d'enrayer le déferlement de cocaïne allemande sur le territoire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre 1970 et 1980, début d'une nouvelle vague de cocaïnomanie aux USA, puis en Europe. En 1980 on estime à 25 millions le nombre d'américains ayant déjà consommé de la cocaïne. En 1974, on parle de &amp;quot;free-base&amp;quot; en Californie, et en 1983, apparition du &amp;quot;crack&amp;quot; aux Bahamas. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1984, la coke sort des appartements de la jet-set et descend dans la rue à Paris. A l'Ilot Chalon, qualifié de &amp;quot;supermarché de la drogue&amp;quot; , les dealers proposent héroïne et cocaïne. En 1992, un un marché ouvert du crack ou &amp;quot; caillou &amp;quot; s'installe place Stalingrad à Paris. Chaque nuit plusieurs centaines d'usagers se rassemblent. La répression déplace le problème dans les ruelles du XVIIIe, puis à Saint-Denis, avant de revenir à Stalingrad en 2012 ! A la fin des années 90, la consommation de cocaïne explose en France et dans les pays européens. A partir des années 2000, la consommation de free-base (les usagers transforment eux même leur cocaïne en crack pour le fumer) augmente.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Qu'est ce que c'est ?==&lt;br /&gt;
[[Image:Cocaine_ckoi.jpg|thumb|Un pochon de cocaine]]&lt;br /&gt;
[[Image:Cocaine.jpg|thumb|Un sachet de cocaine]]&lt;br /&gt;
===Aspect===&lt;br /&gt;
La cocaïne est une poudre de couleur blanche scintillante. Le crack ou free-base à la forme d'un caillou de couleur blanche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les autres noms et surnoms===&lt;br /&gt;
Pour la cocaïne en poudre : coke, poudre, C, cc, caroline, neige, Calvin Klein&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour le crack ou free-base : le caillou, rocks&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le prix===&lt;br /&gt;
A l'unité, un gramme de cocaïne est vendu entre 50 et 90 euros avec un prix moyen en 2011 de 60 euros. En 2011,  le prix d’une galette est de l’ordre de 20 euros, pour un poids variant de 50 à 200 mg&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les produits de coupe===&lt;br /&gt;
En 2011, lorsque la cocaïne arrive du pays producteur sur le territoire français, sa pureté n’est jamais complète. Elle est en effet comprise entre 50 % et 80 % avant même d’être coupée pour la revente. En bout de chaîne, la pureté proposée au consommateur oscille entre 20 % et 30 % pour un prix moyen du gramme de cocaïne de 60 euros. S’agissant du crack, les rares échantillons qui ont pu être collectés et analysés par le dispositif SINTES au cours de l’année 2011 ont une pureté globalement supérieure à la cocaïne sous sa forme de poudre, même si elle varie beaucoup d’un échantillon à l’autre (de 48 % à 72 %).&amp;lt;ref&amp;gt;OFDT http://www.ofdt.fr/BDD/publications/docs/codescomp.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La phénacétine (précurseur du paracétamol) est depuis plusieurs années de plus en plus utilisée comme produit de coupe''' de la cocaïne. En 2006, dans le cadre du dispositif SINTES autour de 9 agglomérations françaises, la phénacétine a été retrouvée associée à la cocaïne dans 51% des échantillons analysés.&amp;lt;ref&amp;gt;PHENACETINE - Produit de coupe de la cocaïne en augmentation - Note d’information SINTES du 21 décembre 2007, OFDT&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le reste des produits de coupes utilisé sont le diltiazem, caféine, hydroxyzine, levamisole (en augmentation importante), lidocaïne, procaïne, paracétamol... et sucres divers. Les produits de coupe comme la phénacétine, le lévamisole ou la lidocaine peuvent faire des dommages&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.psychoactif.org/forum/t8644-p1-Infos-sur-coupe-cocaine.html&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Tests de dépistage ===&lt;br /&gt;
La cocaïne peut être détectée jusqu’à 24 voire 48 h après consommation dans le sang ou la salive et jusqu’à 72 voire 96 h après consommation dans les urines.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br clear=both&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Mythes et légendes===&lt;br /&gt;
====Cocaïne synthétique ou végétale====&lt;br /&gt;
Le '''mythe d'une cocaïne synthétique sur le marché des drogues est un leurre'''. La fabrication de cocaïne synthétique est théoriquement possible mais techniquement très compliquée et hors de prix. L’analyse scientifique démontre que toute la cocaïne disponible sur le marché illégal ainsi que celle destinée aux usages pharmaceutiques est faite avec la plante coca, donc d’origine naturelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Crack ou free-base====&lt;br /&gt;
Les usagers appellent souvent free-base la cocaïne qu'ils ont fait eux-même. Mais il n'y a pas de différences entre le crack ou la free base. Ce sont les mêmes produits, fabriqués soit avec du [[Comment baser la cocaine avec du bicarbonate de soude|bicarbonate de soude]], soit avec de l'ammoniac.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Modes de consommation==&lt;br /&gt;
La cocaïne est principalement consommé en sniff, mais aussi de plus en plus en inhalation (voir [[Comment baser la cocaine avec du bicarbonate de soude|inhalation sous forme de crack avec une pipe]] ou [[Comment chasser le dragon avec du papier aluminium|une feuille d'aluminium]]. Elle peut être parfois consommé en injection, notamment pour son flash puissant (voir [[Comment faire une injection a moindre risque| Comment faire une injection intraveineuse à moindre risque]]), ou en [https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=Comment_faire_une_injection_a_moindre_risque#.22Up_your_Bottom.22_ou_.22plug.22 plug (injection annale)].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur les modes de consommation, notamment alternatifs voir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.psychoactif.org/forum/t9363-p1-facon-consommer-cocaine.html#p139498&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Effet recherchés==&lt;br /&gt;
Comme tous les produits psychoactif, les effets sont variables selon les individus, le contexte et la qualité du produit : ils peuvent être euphorie, désinhibition, sentiments de puissance, speed, coupe la fatigue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====En sniff====&lt;br /&gt;
{{Citation|snoppy|https://www.psychoactif.org/forum/t10232-p1-Les-premieres-fois-avec-Coke.html|moi, ma premiere trace de CC, ca a été Ze Revelation! et oui, juste une trace....&lt;br /&gt;
j'ai kiffé me liberer de mes propres chaines, la tcatche, ne plus voir ni penser au regard des autres, cette sensation d'etre parée a faire tout et n'importe quoi en assurant grave, toucher du bout des doigts la Connaissance Ultime, etc.....sans me sentir completement chlag ni a l'ouest......au contraire!!&lt;br /&gt;
bref, j'ai kiffé, ce qui m'a donné envie de retaper, j'ai re kiffé, et.....on connait tous la suite.....toute &amp;quot;tracée&amp;quot; }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|craiz|https://www.psychoactif.org/forum/t10232-p1-Les-premieres-fois-avec-Coke.html|Perso, je ne fixe ni ne fume la coke, et je comprends ce que dit @lex sur le snif : ça fout la pêche, ça rend confiant, ça donne la tchatche mais ça explose pas tant que ça. Je comprends qu'on trouve que c'est une drogue très chère par rapport aux effets qu'elle procure EN SNIFF. Tu compares avec l'alcool : sache que la coke EN SNIFF ne m'a jamais déchiré autant qu'une grosse cuite d'alcool. Ah, et tant qu'à parler d'alcool et de coke : sous coke sniffée, tu encaisses l'alcool bien mieux - par contre, la coke ne te préserve pas de la gueule de bois des quantités bien plus conséquentes d'alcool que tu peux t'envoyer sous coke.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|DeadCanDance|https://www.psychoactif.org/forum/t10232-p1-Les-premieres-fois-avec-Coke.html|Alors pour revenir a ma premiere fois avec la coke, je l'ai tappais d'abord en trace, j'ai apréciée, je me sentais bien, je parlais et parlais et parlais et encore parlais, j'etais un peu plus speed que d'habitude, et voila c'est tout! Rien d'extravagent! Sympa mais c'est pas superman quoi! &lt;br /&gt;
Je l'ai aussi fumée, mais j'ai moins aimé a cause du gout, cela dit comme j'en ai pas pris beaucoup, j'ai guerre ressenti plus d'effet qu'en sniff... }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Laura Zerty|https://www.psychoactif.org/forum/t10232-p1-Les-premieres-fois-avec-Coke.html|Sinon ma première fois à la C s'est faite en soirée..., première trace ok, coup de chaud progressif qui détend et désinhibe le bonhomme, meilleure attention et spontanéité facilité... Le mec parle, il me raconte sa vie de tox, c'est un vrai de vrai, j'entre dans une nouvelle dimension, je l'écoute avec attention, il me propose une nouvelle trace, et de fil en aiguille on a tapé jusqu'à 4h du matin des traces de plus en plus grosses. La dernière faisait une dizaine de cm, j'ai du m'y prendre à deux fois. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au final je suis rentré chez moi sans me sentir plus défoncé que ça, je marchais à donf et j'étais juste extra lucide, aussi ma langue se baladait comme pas permis dans ma bouche, ensuite j'ai mis une bonne heure à trouver le sommeil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le lendemain j'étais encore un peu au taquet mais sans plus, par contre la descente m'est tombée dessus le soir alors que j'étais à un concert, j'ai cru que j'allais m'évanouir dans le pogo, c'était hard core de ouf, pas de déprime ou autre, juste un énorme coup de barre...en rentrant chez moi j'ai pris la meilleure douche de ma vie, j'étais au bout de mon rouleau.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====En injection====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|@lex|https://www.psychoactif.org/forum/t10232-p1-Les-premieres-fois-avec-Coke.html|Ca dépends le mode de conso.&lt;br /&gt;
* En la sniffant : peu d'effets, pas de montée rééle. Juste la tchatche, envie de bouger.&lt;br /&gt;
* En injection : grosse montée (j'ai rarement le temps de sortir la pompe du bras avant que la montée commence !), la/les premiére(s) fois, j'ai vomi direct, puis hallus sonores (le son se &amp;quot;déforme&amp;quot;), la musique parrait incroyable, perte de l'equilibre un peu (genre la tete qui tourne un peu), le coeur qui s'accélére assez fort.&lt;br /&gt;
* En fumant (aprés avoir basé) : Mêmes effets qu'en injection en moins puissant, en fait, y'a un &amp;quot;flash&amp;quot; lors de la montée aussi, mais moins fort. }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====En la basant====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|oldjunkie1375|https://www.psychoactif.org/forum/t10232-p2-Les-premieres-fois-avec-Coke.html|J'ai goûté la coke en soirée de temps à autre mais rarement. Un petit rail offert par des amis pas très proches mais je n'en avais jamais acheté, jusque là je ne connaissais que les effets stimulants, c'était assez sympa en soirée, mais ça ne m'a jamais laissé un goût inoubliable, pas non plus d'effet négatif (comme la fatigue du lendemain par exemple). Donc jusqu'en 2012 je considérais presque la coke comme une drogue douce, grave erreur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Décembre 2012, après avoir entendu certains amis parler du caillou (coke basée ou crack) j'ai été faire un tour à Stalingrad et j'ai goûté ça, juste pour ma culture personnelle ;-)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bang, le flash.&lt;br /&gt;
Et bang je suis devenu accro (dés la deuxième ou troisième pipe)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est juste un accrochage psychologique, mais ça ne te lâche plus. Ca parait stupide mais tu vas bien dés que tu arrêtes d'en prendre et pourtant tu y retournes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a eu des périodes où la première pensée en me réveillant le matin c'était &amp;quot;hmm je me fumerais bien un petit caillou&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et j'ai sombré dans les pires choses :surconsommation de caillou en fumette et de coke en sniff, ruine financière, perte du boulot, parano (hélicoptères, les flics et les voisins qui t'espionnent, le moindre bruit te fait trembler ...)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[...]Il y a aussi le plaisir d'aller fumer à Stal, c'est dangereux, plein de flics, mais c'est l'aventure et la chaleur humaine entre fumeurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a la bouffée de plaisir quand tu viens d'acheter ton caillou que tu serres dans ta main comme un trésor, puis quand tu le glisses dans ta bouche pour le planquer et que le goût de la galette commence à te paralyser gentiment la gencive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a le plaisir jubilatoire de la préparation du caillou quand tu le fais toi-même avec du bica ou de l'amoniac, tout un rituel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le plaisir de la préparation de ta pipe quand tu n'as pas eu le temps d'aller au STEP, avec un vieux kit et un peu de fil électrique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais tous ces plaisirs sont bien trop cher payés. Donc un conseil : ne goûtez pas au caillou.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Le flash... et la descente====&lt;br /&gt;
Quand elle est injectée ou inhalée, la '''cocaïne provoque un flash puissant ''' (mais pas quand elle est sniffée). Le flash est une montée rapide du produit, qui entraîne une sentiment de bien être puissant. Ce flash ne dure pas longtemps (10mn à 20mn), et entraîne une dépression, une sensation oppressantes, des angoisses. Pour contrer la dépression, l'usager est tenté d'en reprendre (c'est ce qu'on appelle le craving), ce qui peut entraîner dans une consommation sans fin....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|samgamgi|https://www.psychoactif.org/forum/t497-p1-Comment-eviter-les-shoots-repetes-coke.html|J'ai connu les shoots répétés de coke, et je pouvais me faire 20 a 30 trous par soirée, pour éviter de trop niquer mes veine '''j'utilisais un papillon''' , que je fixais avec un sparadrap et quand je voulais envoyer j'avais juste à placer la pompe dans l'embout, ouvrir le petit robinet et envoyer. Par contre faut éviter les tirettes sinon t'as du sang qui reste dans le petit bout de tuyaux, et qui coagule.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les risques liés à la consommation de cocaïne==&lt;br /&gt;
===Dangerosité et dommages du produit selon différents classements===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable centre&amp;quot; width=&amp;quot;80%&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ Les facteurs de dangerosité selon le rapport Roques (1998)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=col | Dépendance physique&lt;br /&gt;
! scope=col | Dépendance psychique&lt;br /&gt;
! scope=col | Neurotoxicité&lt;br /&gt;
! scope=col | Toxicité générale&lt;br /&gt;
! scope=col | Dangerosité sociale&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| width=&amp;quot;20%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
faible&lt;br /&gt;
| width=&amp;quot;20%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
forte, mais intermittente&lt;br /&gt;
| width=&amp;quot;20%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
forte&lt;br /&gt;
| width=&amp;quot;20%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
forte&lt;br /&gt;
| width=&amp;quot;20%&amp;quot; |&lt;br /&gt;
très forte&lt;br /&gt;
|} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Rational_scale_to_assess_the_harm_of_drugs_(mean_physical_harm_and_mean_dependence)_fr.png‎|left|thumb|276px|Echelle de classment des dommages créés par différentes drogues.2007 &amp;lt;ref&amp;gt;Source:Article de Nutt, David, Leslie A King, William Saulsbury, Colin Blakemore du 24 mrs 2007 &amp;quot;Development of a rational scale to assess the harm of drugs of potential misuse&amp;quot; The Lancet 2007; 369:1047-1053. (PMID 17382831; doi:10.1016/S0140-6736(07)60464-4)&amp;lt;/ref&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
&amp;lt;br clear=both/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Effets secondaires===&lt;br /&gt;
====Effets à court terme====&lt;br /&gt;
Contraction des vaisseaux sanguins, une irrégularité du rythme cardiaque et de l’hypertension artérielle, crise de parano, accélèration de la fréquence respiratoire et des battements du cœur,  augmentation de la température du corps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Les complications dues à la consommation de cocaïne====&lt;br /&gt;
Il n’existe  pas de seuil prédictible de sécurité pour l’usage de la cocaïne, les complications pouvant survenir de manière très différente suivant les individus du fait de nombreux facteurs. Pour plus de détails sur les complications aigues de l'usage de cocaine, voir [http://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=Complications_aigu%C3%ABs_de_l%27usage_de_coca%C3%AFne ici].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable centre&amp;quot; width=&amp;quot;100%&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ Complications les plus fréquentes de la consommation de cocaïne &amp;lt;ref&amp;gt;HAS / Prise en charge des consommateurs de cocaïne / Recommandation / Février 2010&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=col | Complications&lt;br /&gt;
! scope=col width=&amp;quot;60%&amp;quot;| Evènements&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#ffffcc;&amp;quot; | '''Cardio-vasculaires'''&lt;br /&gt;
|&lt;br /&gt;
*Syndrome coronarien aigu&lt;br /&gt;
*Troubles du rythme cardiaque&lt;br /&gt;
*Dysfonction ventriculaire gauche&lt;br /&gt;
*Dissection aortique&lt;br /&gt;
*Thromboses artérielle et veineuse&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#ffffcc;&amp;quot; | '''Neurologiques'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|&lt;br /&gt;
*Accident vasculaire cérébral ischémique ou hémorragique&lt;br /&gt;
*Abaissement du seuil épileptogène&lt;br /&gt;
|- &lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#ffffcc;&amp;quot; |'''Infectieuses en lien avec des comportements à risque'''&lt;br /&gt;
|&lt;br /&gt;
*Infections virales (VIH, VHB et VHC)&lt;br /&gt;
*Infections bactériennes (abcès locaux, endocardites, pneumopathies, septicémies)&lt;br /&gt;
*Infections sexuellement transmissibles, notamment syphilis&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#ffffcc;&amp;quot; |'''Respiratoires (lors de la  consommation de cocaïne base (crack, free base) inhalée''' &lt;br /&gt;
|&lt;br /&gt;
*Bronchospasme&lt;br /&gt;
*Pneumothorax&lt;br /&gt;
*Hémorragies&lt;br /&gt;
*Crack lung&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#ffffcc;&amp;quot; |'''ORL lors d’usage chronique par voie nasale''' &lt;br /&gt;
|&lt;br /&gt;
*Lésions de la cloison nasale&lt;br /&gt;
*Infections naso-sinusiennes liées aux lésions de la cloison nasale&lt;br /&gt;
*{{Citation|Flo080245|https://www.psychoactif.org/forum/t10298-p1-Adios-cocaina.html#p146974|D'après mon ORL le problème a été la consommation quotidienne sur plusieurs années. Je me suis vraiment acharnée sur mon nez, (session gore attention) à arracher les croûtes de sang qui tapissaient l'intérieur chaque matin pour pouvoir retaper parce que sinon...ça bouchait et donc rien ne montait. Ca aura eu pour effet de sensibiliser et de nécroser les parois du septum qui a fini par se percer, ce qui a engendré une hypersensibilisation. Je ne peux pas retaper une seule trace (je le sais j'ai tapé 2-3 traits le 31 décembre) sans pisser le sang pendant de longues minutes et sentir une sorte de clapet qui s'ouvre et se referme au milieu de ma cloison nasale -désolage pour le glamour- ce qui est non seulement gênant mais surtout bien dégueulasse car tout ce que contient une narine, l'autre va bien sur le recevoir. Moi je pense vraiment que les produits de coupe en France y sont pour quelque chose. Même si chez nous, au Venezuela, il était ultra courant de croiser des chefs d'entreprise, des hommes politiques et autres gros cokés finir par avoir une plaque en métal dans le nez à cause de leurs excès (c'est même le cas de notre président actuel d'après les dires populaires d'ailleurs). En fait c'est comme si j'avais décoloré mes cheveux à sec tellement de fois que ma fibre capillaire avait carrément grillé et que je commençais à perdre mes tifs par touffe entière. J'aurais tout intérêt à plus faire aucune couleur dessus pour ne pas terminer chauve. C'est terrible parce que ça signifie que je ne pourrais plus m'autoriser des écarts festifs sans m'inquiéter de la perforation de mon septum réparé ou pas.}}&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#ffffcc;&amp;quot; |'''Dermatologiques'''&lt;br /&gt;
|&lt;br /&gt;
*Lésions pieds-mains chez des consommateurs de crack&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#ffffcc;&amp;quot; |'''Psychiatriques''' &lt;br /&gt;
|&lt;br /&gt;
*Pharmacopsychose (état délirant induit par la cocaïne)&lt;br /&gt;
*Paranoïa induite par la cocaïne&lt;br /&gt;
*Dépression et tentatives de suicide&lt;br /&gt;
*Attaques de panique&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#ffffcc;&amp;quot; |'''Obstétricales et périnatales'''&lt;br /&gt;
|'''Complications maternelles''' :&lt;br /&gt;
* cardio-vasculaires : HTA, arythmie, AVC, cardiopathie ischémique&lt;br /&gt;
* hémorragiques&lt;br /&gt;
* risque accru d’éclampsie&lt;br /&gt;
* hématome rétroplacentaire&lt;br /&gt;
* avortements spontanés&lt;br /&gt;
'''Complications fœtales''' :&lt;br /&gt;
* retard de croissance intra-utérin dose-dépendant, touchant poids, taille et périmètre crânien&lt;br /&gt;
*prématurité&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====le craving / dépendance psychologique====&lt;br /&gt;
Le craving est le besoin irrésistible ou irrépressible de consommer. Il est important dans&lt;br /&gt;
l’addiction à la cocaïne et est parfois assimilé à la dépendance psychologique. C’est une&lt;br /&gt;
étape déplaisante, qui est rapidement soulagée par la prise de cocaïne. Le craving peut être décrit comme des pensées obsédantes autour du produit pouvant durer de quelques minutes à quelques heures. C’est un facteur de reprise même après un long temps d’abstinence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Différentes situations peuvent déclencher un craving : la consommation de cocaïne, des facteurs environnementaux habituellement associés à la consommation, la cocaïne paraphernalia (matériel servant à l’usage de drogue) et les émotions positives ou négatives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|nancyleo|https://www.psychoactif.org/forum/t497-p1-Comment-eviter-les-shoots-repetes-coke.html|Mais avec la coke quand on commence c'est compulsif.  Dans une soirée de conso je peux faire 2 à 3 gramme mais non stop,  '''je me fait un fix aussitôt que le flash est passé environ 2 minute''' je m'en prépare un autre et je le fais aussitôt.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Kesak|https://www.psychoactif.org/forum/t5674-p1-Descente-foutue-descente-.html|'''Pour la free base, la seule solution pour moi ça a été de s'éloigner de tous ceux qui consommaient autour de moi''', et de tous ceux qui dealent autour de moi. La tentation de la coke.... bien plus dure que la came pour moi...}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Accoutumance====&lt;br /&gt;
La cocaïne entraîne une forte accoutumance. C'est à dire que vous ressentirez de moins en moins les effets avec le même dosage au cours d'une même soirée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|clemz|https://www.psychoactif.org/forum/t4532-p1-Interaction-cocaine-antidepresseur.html|Là, Je viens de faire le dernier (shoot). J'ai choppé 4 grames hier, il devait y avoir 0.4 au moins, '''je l'ai a peine senti.. alors que le meme hier m'a tarté..'''  l’accoutumance.. une belle saloperie!! c'est aussi pour ça que je tape pas plus de deux jours... si je la sens moins au bout de deux jours je veux meme pas imaginer au bout de dix ... et au bout de 100..}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Overdose de cocaïne====&lt;br /&gt;
Les overdoses de cocaine peuvent se terminer par un infractus, accident vasculaire cérébral, un oedeme pulmonaire et la mort. Si la prise de cocaïne provoque hallucinations, impression d'oppression cardiaque, chute, confusion, tétanies, douleurs dans la poitrine ou dans la tete, il faut impérativement se rendre au urgences ou appeler le SAMU ! Il n’existe aucun antidote médicamenteux spécifique en cas de surdosage (overdose) de cocaïne !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Ortesse|https://www.psychoactif.org|Une OD j'en ai fait une seule à la coke (elle était terrible)et pourtant au bout de 3 grammes de conso et l'habitude de la bonne coke... '''je suis parti en vrille, hallus effrayantes de passage vers la mort, coeur qui s'enballe comme jamais ça n'a été, paralysée tout en étant mi consciente''', raide comme une morte, plus d'étincelles de vie dans les yeux. Je me suis tellement accroché, je n'avais pas envie de crever : j'ai repris conscience bien flippé (ce qui ne m'a pas empêcher de reprendre de la coke en faisant plus attention 1 heure après J'ai eu des remontés pendant 20 min après avec perte d'équilibre même assise et changement d'intensité des couleurs comme lors d'une montée.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|coluche|https://www.psychoactif.org/forum/t497-p1-Comment-eviter-les-shoots-repetes-coke.html|j'ai vecu la meme experience avec mon meilleur pote mais avec de la coke... on avais ete chercher 10g de coke a maastricht ( elle etait vraiment forte) est on a passer la soirée a enchainer les shoots , moi je lui faisai car il ne voulais pas ce le faire seul. tout ce passer bien apart qu'on etait completement defoncer , sauf qua un moment , je prepare un shoot et je lui en ai mis beaucoup plus que les precedent en me disant ''tien celui la il va te surprendre mon ami'' et juste apres lui avoir fait son shoot il me dit waouw je decole la , des grosses goutes aparaissent instantanement sur tout son visage , il devien pale , les yeux qui parte en lair et la , assis sur son lit il se raidi et commence a convulser de partout tout son corp cest mis a trembler super fort , cest bras partait dans tout les sens ... jai flipper je vous dit pas comment . je lui disais ''sa va gros ? sa va gros ?'' il me disais en tremblant sa va tkt tkt mais vraiment jai cru quil allais clamser ce jour la en plus sa va tellement vite que jai meme pas apeler les pompiers ... bref sa a durée un bon moment ou il convulser et apres cest passer mais impossible pour lui de bouger cest membre etait comme paraliser. meme le lendemain il ne savais plus marcher il a du attendre qq jours...}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|seba59|https://www.psychoactif.org/forum/t6368-p1-CC.html|j'ai aussi vécu un OD de coke alors que '''l'on étais trois copain et qu'on a pris quasiment la même quantité'''. le pote est devenu tout blanc dans la figure et les lèvres toutes bleues. On l'a mis en position latérale et on lui a fait boire de l'eau du robinet avec du sucre et deux aspirines, c'est allé tout de suite mieux mais on a encore du le surveillez à cause '''du délire qui a duré des heures''' . Les aspirines peuvent aussi être remplacés par des sédergine, paracetamol, etc}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Mélanges et interactions avec la cocaïne===&lt;br /&gt;
=====cocaïne + alcool=====&lt;br /&gt;
L'alcool amortit les effets de la cocaïne (la descente). Plusieurs études indiquent que l’usage concomitant de l’alcool et la cocaïne chez les usagers présentant une dépendance à l’une ou l’autre est très élevé. &lt;br /&gt;
Le mélange de cocaïne et d’alcool forme un produit dérivé, le '''[http://congres2012.oiiq.org/sites/default/files/uploads/congres2012/pdf/A16_Cocaethylene.pdf cocaethylene]''', qui est éliminé du corps plus doucement que la cocaïne. Des usagers reportent que cela crée un sentiment d'euphorie plus forte, mais le cocaethylene aurait une plus grande toxicité cardio-vasculaire (c'est à dire qu'il conduit à des attaques cardiaques), le risque de décès brutal serait majoré, et sa rémanence augmenterait les risques d'accidents neurologiques, d'atteintes hépatiques ainsi que la perturbation du système immunitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=====cocaine + cannabis=====&lt;br /&gt;
Lorsqu'elle est consommée avec du cannabis, la cocaïne a une meilleure biodisponibilité. Son action est plus rapide et l'effet subjectif d'euphorie de la cocaïne est plus important&amp;lt;ref&amp;gt; Lukas S, Sholar M, Kouri E, Fukuzako H, Mendelson J. Marihuana smoking increases plasma cocaine levels and subjective reports of euphoria in male volunteers. Pharmacol Biochem Behav 1994;48(3):715-21. &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=====cocaïne + héroïne = le speed ball=====&lt;br /&gt;
Prise après la cocaïne, ou en même temps  (« speedball »), l’héroïne atténue les effets de la descente de cocaïne. La cocaïne par ses effets stimulant peut empecher une overdose d'héroïne. Seulement, la cocaïne a des effets plus courts que l'héroïne, et quand son effet s'arrête, l'overdose d'héroïne peut surgir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=====cocaïne + antidépresseurs=====&lt;br /&gt;
*Avec les inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO)(Le Moclobemide, la Passiflore...) : très dangereux, risque de syndrome sérotoninergique '''danger de mort'''.  &lt;br /&gt;
* Avec les Les antidépresseurs tricycliques (ATC) (Le Prothiaden, le Laroxyl, le Tofranil…), les effets de la cocaïne seront moins puissants.&lt;br /&gt;
*Avec les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine-noradrénaline (IRSNA)(L’Effexor, l’Ixel le Cymbalta…), certains augmentent les effets (Mianserine), d’autres les diminuent, d’autres ne font rien de particulier (Mirtazapine, Nefazodone, Tianeptine, Trazodone) et d’autres provoquent des effets secondaires très indésirables (Bupropione).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Zapeline|https://www.psychoactif.org/forum/t4532-p1-Interaction-cocaine-antidepresseur.html|Depuis mai 2010, '''je suis sous traitement AD : Venlafaxine Lp 75mg, à raison de 150mg/ jours .(générigue d'effexor).... il se trouve que je ne sens plus la C'''. Je compte 2 flashs en 1 an ! Toujours en IV (dans de bonnes conditions de la RDR), je n'ai pas testé à + de 0,5g/ shoot ce qui est notre dose habituelle en fait....Au début, je pensais à 1 pbme de qualité du prod. Mais en 1 an, ttes les semaines, ça a eu le temps de changer...Enfin mon mec lui la sent trés bien, et c'est dur d'être à côté pleine de frustration....}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Cocaine et grossesse===&lt;br /&gt;
*Si il y a une consommation de cocaïne pendant la grossesse, '''il existe un risque élevé de fausse couche, de retard de croissance Intra-Utérin (RCIU), d’accouchement prématuré, d'hypoxie (microcéphalie), et de malformations et de trouble de l'attention pour le futur bébé..'''&lt;br /&gt;
*Evitez également de consommer en cas d’allaitement car '''la cocaïne passe dans le lait maternel'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Contre-indication===&lt;br /&gt;
Les personnes qui ont une maladie cardiaque, qui sont hypertendues, ou sujettes aux crises d’épilepsie et aux crises d’hyperventilation devraient s’abstenir de prendre de la cocaïne. De même que les femmes enceintes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le sevrage de cocaïne==&lt;br /&gt;
A l’arrêt de la consommation, un syndrome de sevrage peut être observé. '''Les symptômes apparaissent quelques jours après l’arrêt de la cocaïne et peuvent persister pendant 1 à 10 semaines.''' Ils passent souvent inaperçus. Le sujet est fatigué pendant quelques jours et « récupère » par le simple repos. Rarement, il s’agit d’un état dépressif grave avec idées suicidaires nécessitant une hospitalisation.&lt;br /&gt;
{{Citation|Miatcp|https://www.psychoactif.org/forum/t1721-p1-Arreter-crack.html|Je sais que pour beaucoup, il y a pas de sevrage physique au crack. Moi, quand j'arrête, je suis épuisée et me sens en manque dans ma tête. C'est un sorte de sevrage, pas physique comme l'héro mais un sevrage psychologique...}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certains patients après le sevrage de la Cocaïne ont une prescription d'antidépresseurs (type IRS) qui ne semblent pas avoir d'effet sur le craving mais qui sont utiles pour le traitement de la dépression associée, si elle existe.&lt;br /&gt;
{{Citation|baddog|https://www.psychoactif.org/forum/t1721-p1-Arreter-crack.html|J'ai été aussi salement accro au crack/caillou/base (pour moi c'est kif kif c'est de la cocaïne prête à fumer) et même après des mois d'arrêt quand ça me remontait dans la tête, c'était foutu fallait que j'aille pécho même si je devais des centaines de km pour ça. Ce qui m'a aidé, c'est déjà de déménager dans 1 coin paumé (j' habitais alors à Paris à coté de Stalingrad...) et puis comme je déprimais méchant mon doc m'a prescrit du zoloft et je dois que cet antidépresseur  m'a beaucoup aidé à me libérer de cette irrésistible envie de coke qui me pourrissait la vie, paske même à la campagne y'en a d'la coke.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aucun agent pharmacologique n’a d’autorisation de mise sur le marché (AMM) en France dans le traitement des symptômes et complications liés à l’usage de cocaïne. Cependant, de nombreux essais cliniques ont permis d’identifier des agents pharmacologiques qui peuvent être utilisés dans certaines phases de la prise en charge des consommateurs de cocaïne (euphorie, symptômes de sevrage, craving, maintien d’abstinence).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''pour contrecarrer les effets d’une intoxication aiguë à la cocaïne''' : En cas de symptomatologie psychiatrique, les benzodiazépines de demi-vie longue peuvent être utilisées sur une courte durée (moins de 2 semaines) et sous contrôle médical strict. Des antipsychotiques peuvent également être proposés en cas de symptômes hallucinatoires ou délirants (mais non en première intention).&lt;br /&gt;
*'''pour la gestion du sevrage''' : N-acétylcystéine (NAC, Mucomyst®), traitement  mucolytique, antidote du paracétamol, agirait sur la diminution des symptômes de sevrage et sur le craving ;&lt;br /&gt;
{{Citation|Deltagonist|https://www.psychoactif.org/forum/t2688-p1-Sevrage-cocaine-avec-neuroleptiques.html|On m'a prescrit du Mucomyst a fort dosage, et je crois que c'est relativement efficace a en croire la chute de mes consommations! Je prend 4 sachets 3 fois par jour, a part quelques ennui gastrique ca va je supporte bien le traitement.}}&lt;br /&gt;
*'''pour la prévention de la rechute et du craving''', le dernier rapport de l'HAS cite deux molécules :&lt;br /&gt;
**le topiramate (Epitomax®) médicament anti-épileptique et antimigraineux peut être utilisé dans le cadre de la prévention de la rechute chez le patient dépendant à cocaïne&lt;br /&gt;
**le disulfirame (Espéral®) peut être utilisé en prévention de rechute chez les patients ayant une double dépendance à l’alcool et la cocaïne &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'autres molécules sont à l'étude, avec plus ou moins de succès :&lt;br /&gt;
*le baclofène aurait des effets sur le craving &amp;lt;ref name=&amp;quot;LOW&amp;quot;&amp;gt;KARILA L., WEINSTEIN A., BENYAMINA A., COSCAS S., LEROY C., NOBLE F., LOWENSTEIN W., AUBIN H.J., LEPINE J.P. et REYNAUD M., « Pharmacothérapies actuelles et immunothérapie dans l’addiction à la cocaïne », La Presse Médicale, Vol.37, n°4 Pt 2, 2008, pp. 689-698.&amp;lt;/ref&amp;gt; &amp;lt;ref name=&amp;quot;LEP&amp;quot;&amp;gt;KARILA L., LÉPINE J.P. et REYNAUD M., « Les traitements pharmacologiques dans l’addiction à la cocaïne », dans KARILA L. et REYNAUD M., Addiction à la cocaïne, Paris, Flammarion Médecine-Sciences, 2009, pp. 95-102.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
*Le modafinil (Modiodal®) du fait de ses propriétés psychostimulantes, pourrait réduire le syndrome de sevrage en cocaïne &amp;lt;ref name=&amp;quot;LOW&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref name=&amp;quot;LEP&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
* Le modafinil est actuellement étudiée au même titre que le méthylphénidate (Ritaline®/Concerta®) comme approche substitutive de la dépendance aux psychostimulants &amp;lt;ref name=&amp;quot;LEP&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
{{Citation|Filipe|https://www.psychoactif.org/forum/t1244-p2-Avis-sur-RITALINE.html|Je prends du Concerta sur ordo depuis plusieurs années. Au début on me l'avait prescrit pour une conso importante de cocaïne ! D'ailleurs je dois dire que depuis je n'ai JAMAIS, jamais repris de cc alors que j'étais vraiment a donf de coke...et que ça ma coûté cher...trèèèèèèèèèès cher...Au début je l'ai pris régulièrement puis j'ai arrêté après quelques semaines... mais j'ai conservé ma prescription pour un usage plus &amp;quot;festif&amp;quot; et je dois dire que je m'en porte très bien... quand je prends, je prends grave sur une courte période et je sent rapidement quant je dois stopper ...}}&lt;br /&gt;
*L’aripiprazole (Abilify®) est une piste intéressante pour la dépendance à la cocaïne via son activité de régulation dopaminergique et sa diminution potentielle du craving &amp;lt;ref name=&amp;quot;LOW&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Conseil de réduction des risques==&lt;br /&gt;
*Comme toute drogue illicite, '''on ne sait pas ce qu'il y a dans la cocaïne vendue au marché noir'''. Elle peut être plus ou moins coupée avec des produits nocifs, plus ou moins pure. A chaque fois que vous avez une nouvelle poudre, il faut la tester en petite dose, prioritairement en sniff.&lt;br /&gt;
*Il vaut mieux toujours consommer '''avec des personnes de confiances''' et expérimentées, qui sauront vous conseiller et orienter.&lt;br /&gt;
*Si vous injectez la cocaïne, attention au VIH et hépatites, voir [[Comment faire une injection a moindre risque]]&lt;br /&gt;
*Si vous basez la cocaïne-crack-free-base, l’utilisation de cutters et de pipes en verre pour préparer et fumer du  crack peut provoquer des micro-coupures aux mains et aux lèvres qui favorisent le risque de transmission des hépatites et du VIH/Sida. Voir  [[Comment baser la cocaine avec du bicarbonate de soude]]&lt;br /&gt;
*Si vous sniffez de la cocaïne, '''il ne faut pas partager les pailles''', vecteurs de contamination de l'hépatite C ou B. De plus, '''cela peut endommager les cloisons nasales''' et sinus. Il est donc utile de rincer les fosses nasales avec du sérum physiologique ou de l’eau en fin de consommation.&lt;br /&gt;
{{Citation|seb59|https://www.psychoactif.org/forum/t7104-p1-question-sur-cocaine-que-consomme.html|Moi, lorsque je consommais presque tous les jours de la coke en sniff, je suis allé chez l'O.R.L. (médecin nez-gorge-oreilles) qui m'a dit que j'avais un ulcère (trou) de + de 1cm entre les deux narines (il n'avait plus vu ça depuis des années)}}&lt;br /&gt;
*La consommation de la '''cocaïne par injection ou du crack-freebase fumé entraîne un craving important''' (envie de reconsommer) qui peut vous ruiner et produire des dommages sanitaires importants. Si vous êtes dans une session cocaïne, le mieux est de s'approvisionner en petite quantité, de ne pas avoir l'argent ou la carte bleue sous la main pour aller en racheter immédiatement après le dernier flash. Certains usagers utilisent des médicaments (benzodiazépine style Valium) pour pouvoir redescendre avec moins de difficultés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Allstarweed|https://www.psychoactif.org/forum/t5296-p1-J-ai-craque-pour-putain-CRAVING.html|J'ai vu mon &amp;quot;pote&amp;quot;,je lui ai pris 1 gramme de coke, et bien sûr,je me suis empressé de me chercher un steribox. Ça fait des années que je m'envoie des taquets, période d'abstinence plus ou moins longue mais c'est plus fort que moi,je pense au flash que ça va me procurer !!! bref,j'ai calé le meuge en trois fois et '''pour gérer mon &amp;quot;craving&amp;quot;, irrésistible envie d'en racheter, je me fais un peu de valium 5 mg sous la langue''' et un autre que j'avale. Ça me prend bien une heure et deux joints de weed de northern d'Hollande pour être no-stress et basta les angoisses.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|sativa67|https://www.psychoactif.org/forum/t497-p1-Comment-eviter-les-shoots-repetes-coke.html|L'injection de la coke c'est très dur à gérer... une fois qu'on à commencé c'est foutu... donc à mon avis '''le mieux est de s’approvisionner avec de petites quantité''' , de toute manière quelque soi la quantité que tu ira choper (enfin jusqu'à 5 gr) tu finiras invariablement par TOUT shooter ... et souvent les veines en prennent un sacré coup ....}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Un abus de cocaïne peut entraîner des pertes importantes de poids et des insomnies, '''un effondrement nécessitant du repos''' pendant quelques semaines et éventuellement un accompagnement médico-psychologique.&lt;br /&gt;
*La cocaïne stimule parfois le désir sexuel et peut diminuer la vigilance : pensez à vous munir d’un préservatif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Références==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Liens==&lt;br /&gt;
*[https://www.psychoactif.org/forum/f31-p1-Cocaine-Crack.html Le forum Cocaïne sur Psychoactif]&lt;br /&gt;
*[http://fr.wikipedia.org/wiki/Coca%C3%AFne Cocaïne sur Wikipédia]&lt;br /&gt;
*[http://www.infor-drogues.be/index.php/produits/cocaine-a-crack/141.html Cocaine et crack sur Infor-Drogues]&lt;br /&gt;
*[http://www.erowid.org/experiences/subs/exp_Cocaine.shtml Cocaïne sur Erowid (en anglais) ]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Meu</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=Passer_de_la_Bupr%C3%A9norphine_%C3%A0_la_m%C3%A9thadone&amp;diff=6411</id>
		<title>Passer de la Buprénorphine à la méthadone</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.psychoactif.org/psychowiki/index.php?title=Passer_de_la_Bupr%C3%A9norphine_%C3%A0_la_m%C3%A9thadone&amp;diff=6411"/>
		<updated>2016-07-30T22:39:49Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Meu : correction orthographique + correction stylistique&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;1996. Le subutex est mis sur le marché. Son cadre de prescription libéral va être l'un des principaux critères de choix des usagers souhaitant entamer une substitution et l'une des raison de son succès. Mais si globalement, ce choix convient à une majorité de personnes, pour certains et pour des raisons diverses, il s'est révélé inapproprié. Ces personnes n'ont alors d'autres choix légaux que de se tourner vers la méthadone et son cadre de prescription  contraignant.  '''Procédure à suivre et différents témoignages sur le passage du subutex à la méthadone.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La procédure pour passer de la buprénorphine à la méthadone==&lt;br /&gt;
Le passage de la buprénorphine (subutex) à la méthadone doit se faire dans un CSST/CSAPA ou dans un centre hospitalier, l'induction de la méthadone en médecine de ville étant interdite. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les centres préconisent de prendre la dernière dose de buprénorphine la veille à midi au plus tard. Ils ne donnent pas la dose totale le jour même, '''mais commence à un petit dosage (en général 30 mg), puis augmentent de 10mg en 10mg (ou de 5 en 5) les jours suivants, jusqu'à ce que l'usager se sente bien'''. Il arrive que les premiers jours, l'usager revienne deux fois par jour, pour vérifier que tout ce passe bien (pas d'overdose) et ajuster la dose si nécessaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les rapports entre la dose de subutex et la dose de méthadone nécessaire  ne sont pas forcément exacts.''' Même si il y a une certaine proportionnalité (8mg de subutex = 40 à 60 mg de métha), il y a pas mal d'impondérables  : chaque centre et chaque médecin a ses habitudes, influencées non seulement par ce qu'il a lu mais ce par qu'il a constaté, vécu. Cependant, la variabilité est surtout apparente quand il y a des interactions avec d'autres médicaments, en particulier les benzodiazépines et l'alcool.&lt;br /&gt;
Le temps avant le Relais en ville n'est pas fixé et dépend de la politique du CSAPA...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Thefrog|https://www.psychoactif.org|j'ai 30ans, 4ans d'héro surtout en sniff,très peu en IV, 7 ans sous subutex (4 à 6 mg) en IV et seule, ayant coupé tout contact avec tous les produits illicites. Mais le '''subu en IV vient de me coûter 3 semaines d'hosto en chirurgie réparatrice''', l'amputation de la moitié de mon pouce et de mon index gauche ainsi qu'une greffe de peau sur le bras... Je sais que l'injection est finie pour moi,c'est bon,j'ai compris....Après 36h sans subu et sans manque,je suis passé à la métha à la demande du toxicologue lors de mon hospitalisation. Les 3 premiers jours, la méthadone entre 20 et 40mg m'a littéralement défoncée. je suis sous 10mg depuis 5jrs, au début ça paraissait trop mais maintenant j'ai l'impression que c'est pas assez,même si je n'ai pas vraiment de manque physique.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Xetubus|https://www.psychoactif.org|Je suis passé du sub à la métha au mois de novembre 2007 .J'avais envie de changer de cette routine, je prenais du sub depuis 4 ans, j’étais à 16mg/jour et j'ai été me dépanner de 30 fioles de métha chez un ami. Ce n'est pas un dealer de metha mais il économise parce qu'il ne prend pas tout son traitement. Bref, je me suis retrouvé avec mes 30 flacons et j'en ai pris un à la place du subutex.J'ai bien aimé la métha, le lendemain j'ai recommencé et ainsi de suite jusque à ce que je me retrouve sans plus de méthadone. '''J'avais substitué le sub par la méta, tout seul'''. Alors je suis allé à mon csst le SAT de Hyeres les palmiers et j'ai expliqué mon cas. Ils m'ont passé à la métha. Je suis maintenant à 60 mg de métha par jour et ma foi ça va bien. Je parle de la routine du subutex. Je prenais mon traitement bien sagement, sublingual, je me suis injecté quelquefois mais, ne trouvant pas de différence (?) j'ai arrêté de shooter.. Ce qui à changé par rapport au subutex, j'ai l'impression de plus (+) sentir le coté défonce du produit et si j'arrive à économiser, je triple la dose et là, oui je plane. Alors qu'avec le sub, j'avais beau en prendre 3 de 8 mg et même 4 de 8 (je crois même que je suis allé jusqu'à 5 un jour) et bien je ne trouvais pas de changement, ou très léger.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Alcalox|https://www.psychoactif.org|C'était en 98 ou 99, '''j'ai du aller au Csst du lundi au vendredi tous les jours pendant une semaine puis ils m'ont donné pour le week-end et j'y suis retourné le lundi. Je suis passé en médecine de ville le mardi avec un généraliste''' super sympa. Le premier jour il mon donné 10mg et mon demandé d'attendre un moment que cela fasse effet pour voir. Au bout d'une heure j'étais mal et leur ai demandé de me donner au moins 40 voire 50mg mais je n'est réussi à avoir que 5mg de plus.(j'étais fou). Le lendemain ils m'ont augmenté de cinq donc j'étais à 20mg et ainsi de suite jusqu'au week-end ou ils m'ont donné 2*40mg pour deux jours.&lt;br /&gt;
Je ne sais pas pourquoi '''ils augmentaient par palier de 5mg mais c'était galère''' et arrivé à 40mg je me sentais mieux. Donc le lundi suivant c'était réglé pour moi. Par contre '''je devais faire des analyses d'urines tous les trois mois''' pour voir si je ne prenais pas autres choses. Donc il y avait recherche de trace d'opiacés, de cannabis et dès fois Benzo, et cocaïne qui était toujours négatif, vue qu'a cette époque je ne prenais plus rien sauf ma métha. Les analyses ont durée pendant deux ans à peu prés pour ensuite être oubliées.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citation|Khalie|https://www.psychoactif.org|En ce qui me concerne, je viens de passer du sub à la métha. J'ai pris du sub pendant environ 4 ans en continuant de consommer de la rabla (héroïne) à coté et je n'ai jamais pris mon traitement correctement (cad sous la langue). Au début je le prenais en trace puis en taquet. J'ai changé de ville pour arrêter la came. Au début, '''j'ai remplacé la rabla par des taquets de sub''' mais ça m'a soûlé de me niquer les veines pour rien. J'en ait parlé à mon médecin de csst et elle m'a dit que la métha pourrait être une bonne idée pou moi. Le jour même elle m'a fait une première analyse d'urine... Deux semaines plus tard, j'ai commencé la métha... J'étais à 8mg de sub par jour. Le premier jour, le matin, on m'a donné 30 mg de métha et elle m'a dit de repasser l'après-midi et on m'a redonné 10mg à prendre si besoin. Le lendemain 40mg d'un coup et le jour d'après 50. Pour le moment, je suis toujours à 50mg. Au début, je devais venir au csst le lundi, mardi, mercredi et vendredi. A mon dernier rdv, mercredi dernier, je lui ai dit que ça me soûlait de venir tout les jours. Du coup je ne doit plus &amp;quot;que&amp;quot; venir 3 fois par semaine le lundi mercredi et vendredi.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Traitement de Substitution Opiacé (TSO)]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Meu</name></author>
	</entry>
</feed>