1
Dernière modification par meumeuh (29 mars 2025 à 21:46)
Hors ligne
Dernière modification par silae (29 mars 2025 à 20:13)
Hors ligne
Azulek a écrit
je pense que chacun y voit ce qu’il à envie de voir mais pour ma part je n’arrive pas à répondre
Salut Azulek
Tu poses là une sacrée question, un foutu dilemme, un paradoxe terrible qu'il m'arrive de vivre/penser au quotidien : "les gens ne voient que ce qu'ils ont envie de voir" est ce genre de phrase limite sophistique qui me hante depuis longtemps...
Le truc à mon sens et sans tomber dans la généralité est de savoir où l'on place la limite, à quel moment de notre "croissance", de notre age adulte, on se dit : j'ai vécu ce que je voulais vivre, mais je dois mettre un garde-fous pour m'assurer de ne jamais sombrer dans un bad, un mood si mal vécu qu'il finit par dégouter de toutes les XP passées et à venir.
A mes yeux bien cernés, l'excès provoque irrévocablement la lassitude... Mais quand c'est trop bon (genre taquets de C à la chaine), difficile de lever le pied.
Pourtant, qu'est ce que c'est cool quand le petit jour se lève - et qu'il reste encore trois bon fix à se faire avec ce qu'il reste dans le képa - de se dire : ok ça ira pour cette nuit écoulée. Deux valium 10mg et au lit, ou enlacé dans les bras de sa chérie - et de se dire : il me reste encore un truc pour tout à l'heure.
La question n'est pas de savoir pourquoi on s’inflige autant de souffrance, c'est le contraire : c'est juste que... c'est trop bon, voilà... et pourtant je ne suis pas un hédoniste, mais plutôt du genre moine-soldat qui tente de comprendre secondes après secondes, heurts après heurts, jours après jours qui je suis.... Plus de six G.A.V au compteur, des heures à ne plus finir de T.I.G, des heures à se faire recoudre aux urgences (et des secours qui désormais ne se déplacent même plus...), quatre fois passés sur le billard... et l'I.V.G de ma meuf de l'époque nantaise... tout ça, ça travaille et ça rend barge. Culcul la praline hein ? Mon cul.
Et de mon propre vécu, c'est par le biais des drogues que j'ai trouvé des semblants de réponses. Et m'a fait voyager aux confins du "moi", à une vitesse supraluminique, jusqu'à ce que je me réveille un matin et que je me dise : wow j'ai 41 ans. Où s'est planqué mon passé ?
A la réponse pourquoi on se fait "vivre" ça je répondrais : "amer est le goût du léthé". Je le dis encore : l'évasion n'est pas un crime (à part l'évasion fiscale mais bon hein tout le monde aura compris) ET, en ce qui me concerne, les drogues sont parvenues parfois à me faire oublier un passé tyrannique et... sans la moindre amertume. On a le droit d'oublier, on s'efforce d'oublier, et l'ivresse des drogues s'est souvent révélée être LA CLÉ...
Sorry pour ces énièmes envolées lyriques comme dirait un pote de ce site vivant dans la même ville que moi, personnellement je ne consomme plus que des psychés et uniquement des psychés, mais je refuse de croire qu'on se drogue soit-disant à cause d'un "mal-être", nan nan... on le fait / on l'a fait pour explorer ce monde, tout comme les cyberpunks explorent cette extension de la réalité qu'on nomme cyberespace/infosphère... la logique est la même. Et c'est un type qui a testé en mode ultra barbare la datura qui écrit ce post... et qui, en tout état de cause, a compris que seules les limites que l'on s'impose comptent.
Nan nan promis pas de zique "Sky is the limit" de Notorious B.I.G... je stoppe avec mes ziques.
****
Ils/elles diront : "prends soin de toi". Moi je dis "prenons soins les uns/unes des autres", dont acte : ce site.
Et FUCK MUSK putain : "La principale faiblesse de l'Occident réside dans l'empathie" a récemment déclaré ce mégalo. XD : son Île d'Elbe sera son bunker.
Dernière modification par Nils1984 (30 mars 2025 à 00:17)
Hors ligne
Azulek a écrit
Je me suis toujours posé la question de pourquoi on s’infligeait toutes ces douleurs du lendemain, tout ce regret d’avoir consommé cette souffrance physique mentale, les marques au visage, la perte de poids, les fréquentations, toutes ces choses qui font que je me demande est ce que ça vaux vraiment le coup ! Faut il se cantonner à une vie « simple » sans excès ou alors faut il profiter au détriment peut être de plein de chose je pense que chacun y voit ce qu’il à envie de voir mais pour ma part je n’arrive pas à répondre à cette question
Alors, tu n'es pas obligé d'aller dans l'excès lorsque tu consommes, après encore faut il connaitre ta définition d'une conso avec excès tout dépend le prod mais avec certains c'est cool avec d'autre moins cool , bref c'est une discussion qu'à mon sens ,ne peut se faire en deux paragraphes.... Mais perso j'ai appris aussi à une epoque ou je n'avais que la solution d'apprendre sur le tas mais nous ne sommes plus dans les 90
d'ailleurs c'est dans ces moments où tu consommes avec excès que le retour de bâton est en général le plus dur, et perso je vois dans ton texte sans vouloir y mettre une connotation péjorative, de l'ignorance et/ou manque un réel manque de savoir (empirique)
Amicalement
MM
Hors ligne
Hors ligne
1
![]() |
[ Forum ] Pourquoi tout ça ? ? ?
|
12 |
![]() |
[ Forum ] Pourquoi avez vous commencé ?
|
11 |
![]() |
[ Forum ] Droguézeureux - Pourquoi aimer les hallucinations ?
|
2 |