Injection dans l'artère quels risques

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#artère #cocaïne #injection
Dd7403 femme
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champi vert0champijaune0cxhampi rouge0
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Bonjour à tous,
Je suis nouvelle sur le site et c’est mon premier partage. J’ai 53 ans, polytoxicomane depuis quasiment toujours, j’ai replongé dans la cocaïne en IV il y a deux ans après des problèmes personnels. J’avais l’habitude de l'IV car j’ai pris du Subutex pendant 15 ans et j’avais déjà goûté la cocaïne de cette manière et, en effet, on oublie pas et c’est très difficile de la reprendre autrement.
Actuellement, je consomme beaucoup, environ cinq ou 6 g par semaine, après avoir déjà baissé les quantités. J’ai tout connu, les abcès, les infections,  et n’ayant quasiment plus de veines, je shoote uniquement dans les jambes, dans le creux poplité (creux du genou) et dans la fémorale. A tel point que j’ai développé un ulcère de jambes des deux côtés, c’est-à-dire des plaies qui ne cicatrisent plus du tout sans un protocole de pansements et de Soins. j’ai beau adorer ça, Je souhaite m’en sortir et un troisième sevrage est prévu dès la fin du mois, j’espère que ce sera le bon ... Mais je voulais également partager mon expérience.
J’aurais aimé savoir si quelqu’un pouvait me répondre concernant une injection faite par erreur dans l’artère, cela vient de m’arriver et même si c’est pas la première fois, je me suis toujours demandé quelles étaient les risques. J’ai également toujours été curieuse de savoir pourquoi les tirettes à la fin produisait cet effet exponentiel ?
Merci d’avance pour vos réponses et partages.

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filousky homme
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champi vert73champijaune0cxhampi rouge0
Inscrit le 14 Dec 2008
12568 messages
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Bonjour et bienvenue sur notre forum Dd7403 !

Ce premier post en réponse pour que tu ne te ressentes pas oublié(e) dans la salle d'attente. Ton post est une description qui me semble très honête sur ta situation actuelle.
Pour te répondre de façon constructive, cela demande une réflexion et la construction d'un texte qui contiendra un ou deux éléments qui seront pertinents et aidants.

Je suis modérateur et souhaite vivement que cette réponse vienne d'un membre inscrit, mon job de modération me demandant de vérifier quotidiennement quelques heures de boulot de nettoyage des posts indésirables, un vrai job de nettoyeur de surfaces.

Ta situation évoque pas mal des soucis que nous comprenons sans aucun jugement, ayant été, pour ma part dans des passages identiques au tien et il n'y a pas d'âge pour améliorer son vécu quotidien et affiner une relation difficile a garder stable. L'I.V. de coke étant aussi pour moi, placée au sommet du plaisir ressenti dans mon vécu mais avec lequel il est difficile de garder le contrôle en raison de la puissance du craving qui appelle le prochain, m'ayant fait passer des séquences d'usages très au-delà de toute raison. C'est mon vécu, pas une généralité 100% incontestable.

A développer, le but de mon post étant de te faire savoir que tu n'as pas été oublié(e).

Amicalement

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filousky homme
Modérateur
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champi vert73champijaune0cxhampi rouge0
Inscrit le 14 Dec 2008
12568 messages
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Je reviens car nous avons discuté de ton post dans l'équipe et avons constaté que deux d'entre nous étaient sortis facilement de la cc injectée dans les mêmes circonstances, sortis et pas revenus à !

Pour couronner ma réponse, j'avais 53 ans quand le médecin contrôleur de la CPAM m'a accordé une pension d'invalidité non pas à cause de mon hépatite C, ni de la dépression nerveuse sévère attestée, mais ma pharmaco-dépendance à la méthadone. C'est cette dernière qui a provoqué la décision de m'accorder une invalidité au-dessus de 70%  (très surpris à l'époque de ce fait).   

Les deux d'entre nous ont eu une chance qui est d'avoir à ce moment là un co-dépendance opiacée (pour moi codéine) et que j'ai été mis de suite sous méthadone en démarrant un peu haut (à 60 mg) pour monter à 120 mg et plus pendant le premier mois.

La méthadone m'a couché au sol mais bien dans ma tête. J'ai du appeler mes fils pour venir vivre avec moi car la première semaine, je passais mon temps allongé, plutôt jouasse que contrit. L'été qui a suivi, grâce à l'effet de "découverte du planage sous méthadone" que j'avais redescendu à 60 mg, j'ai fait de la randonnée avec le plus grand plaisir autour des Gorges du Tarn en oubliant 100% la cc qui m'avait un peu trop fasciné. J'avais même oublié que j'adorais le cannabis et que je n'en avais plus.

Je ne te donne pas une combine, je partage ce que j'ai vécu et encore jamais écrit. Mais, un de mes collègues me dit : 100% pareil pour lui ! Pour moi, c'était il y a 23 ans.

D'où le partage. Cela me serait impossible de vivre sans cette aide généreuse que m'offre l'opiacé et sans être en dépression par simple ennui, manque de motivations et anhédonie. Au lieu de cela, je vis plutôt bien mon 3° âge avec quelques lignes offertes mais sans aucun craving pour la cc qui, malgré son abondance sur le territoire, ne me fait plus plaisir plus que cela.

Si je t'écris ce vécu, c'est aussi que je sais que des addictologues lisent le forum et qu'à part celui qui m'a trouvé en sale état, très peu auraient le courage de mettre sous opiacé un cocaïnomane psychiquement très dépendant du crack ou de l'I.V. de cc

Au nom de "on ne remplace pas une drogue par une autre drogue", très peu vont oser franchir le pas. Pourtant, l'usage des drogues a ses côtés très positifs, le tout est de les faire accepter par des têtes construites comme celles du professeur Constantin, de monsieur Darmanin ou d'autres qui sont encore au 19° siècle. Désolé pour les personnes publiques citées, mais elles n'avaient qu'à pas se prononcer sur des sujets qu'ils ne connaissent pas du tout du tout du tout sauf que ça fait bien sur les braves gens de se dire contre, malgré le bordel qu'ils mettent dans des secteurs qui ne sont pas les leurs (la santé). 

J'ai accompagné quelques personnes vraiment "à croc" au crack à l'hôpital (à leur demande) et qui sont ressorti de l'hôpital où ils avaient signé l'acceptation de rentrer en service fermé le lendemain ou au jour 3 !

Donc, ton idée de sevrage me fait un peu peur bien que ton premier post montre quelqu'un qui a du vécu dans le domaine. Pour moi, un sevrage est un gros traumatisme dont les conséquences me font peur pour en avoir vécu pas mal.

Je ne peux pas t'offrir plus d'aide que cette piste.

Amicalement

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Dd7403 femme
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France
champi vert0champijaune0cxhampi rouge0
Inscrit le 25 Mar 2025
2 messages
Bonjour,

Un grand merci pour ce retour et votre bienveillance !
J’ai oublié de vous le préciser, mais je suis sous méthadone depuis de nombreuses années, à 40 mg actuellement, et cela m’aide énormément. Notamment pour dormir et parfois diminuer le craving... mais cela ne me suffit pas, j’ai clairement besoin d’un accompagnement, je pense que c’est ma manière de fonctionner qui veut ça...
Du coup je suis totalement d’accord avec vous  ? Merci encore.

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