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Hors ligne
Avec le cannabis perso je prefère consommer de l'absynthe surdosé en thuyone
Surtout surdosé en marketing si tu ne rajoutes pas de thuyone, ce qui va pourrir le gout !
Je crois que tu fantasmes un peu sur la thuyone et sur l’absinthe car nous sommes encore touchés par la désinformation passée.
D'autre part, ce n'est pas parce qu'il est remarqué des hallucinations en effets secondaires que la molécule a le potentiel pour un usage récréatif même pour un mec chelou.
https://www.absinthes.com/fr/faq.php?fa … section=23
Quels sont les effets de l'absinthe ?
Lorsque l'on parle des ”effets secondaires” de l'absinthe, il faut comprendre les effets autres que ceux dues à l'alcool. Si l'on entend beaucoup parler de la thuyone, et si certains orientent leur marketing autour d'un taux de thuyone élevé, il faut savoir que la thuyone n'est pas la seule responsable des effets de l'absinthe. En effet, certains chercheurs pensent que ceux-ci sont dus aux interactions de différences substances (fenchone du fenouil, pino-camphone de l'hysope, et anéthole de l'anis notamment) Ces effets sont subtils et varient d'une personne à l'autre. L'absinthe apporte une sensation particulière, qui peut être décrite comme une clarté d'esprit et un bien être général. Mais pour le comprendre, rien de tel que de vivre soi même l'expérience !
Y a t'il des personnes du forum qui auraient un témoignage à apporter concernant la prise récréative de thuyone à dose signifativement psychoactive ?
Si y a plusieurs témoignages j'pourrais faire un wiki sur l'absynthe et les effets de la thuyone.
Je pense que la thuyone a eu la rage car elle permettait de dézinguer l’absinthe qui raflait la mise au détriment du vin.
Pour se mettre une claque pas chère, il valait mieux consommer de l’absinthe.
Je pense plus que le taux d'alcool contenu dans l’absinthe a contribué plus que la thuyone à son interdit. Le taux d'alcool et ses conséquences sanitaires et sociales... à une époque où il était hygiénique de boire du vin.
La thuyone, c’est ce qui fit la célébrité de l’absinthe, mais provoqua aussi sa chute. On la disait hallucinogène dans les milieux artistiques, toxiques dans les milieux abstinents. Souvent comparée au THC (une étude menée en 1999 par Meshler et Howlett dans « Pharmacology Biochemestery and Behavior » a démonté cette théorie remontant à 1975), l’absinthe a de tous temps vogué entre l’alcool et la drogue dans les croyances populaires. La faute à cette troublante thuyone qui dit-on, rendrait fou, aveugle, qui tordrait le corps, mais qui soignerait aussi les dysenteries et même, la malaria...
Mais la thuyone, c’est quoi ?
Cette molécule, principe actif de la plante d’absinthe – que l’on retrouve aussi dans la sauge ou dans le thuya – compose à elle seule plus de la moitié de l’essence d’absinthe. A très hautes doses, l’une des deux formes isomériques de l’absinthe, l’Alpha, interagit avec le cerveau et y trouve des récepteurs qui peuvent provoquer de puissantes convulsions et d’importants problèmes rénaux. Et au XIXe siècle, quand on parlait de « très hautes doses », il semble qu’on ne badinait pas… à moins que ce ne soit de la pure désinformation ?
Aujourd’hui, la thuyone est limitée par une récente directive européenne à 35mg par litre d’absinthe. En 1907 en France, elle était limitée à 1000mg/l ! Au XIXe siècle, des études alarmistes, souvent pilotées par les adversaires de l’absinthe, ont analysé les productions de l’époque et conclu à des taux de thuyone avoisinant les 250mg/l. Ces études, ou plutôt « estimations de calcul » puisque aucun appareil scientifique ne permettait à l’époque de mesurer le taux de thuyone avec précision, auraient surtout permis d’influencer l’opinion publique, car la réalité est toute différente.
En 2002, Ian Hutton analyse le premier une absinthe « Pernod Fils » conservée depuis la prohibition. Il conclut à un dosage de 6mg de thuyone par litre d’absinthe... on est bien loin des études alarmistes du début du XXe siècle ! A 250 ou 300mg de thuyone par litre, l’absinthe serait tout simplement imbuvable, la thyone forte et mentholée écrasant tous les autres goûts. D’autres études plus récentes appuient les conclusions de Hutton.
Force est aujourd’hui de constater que la problématique de la thuyone fut un élément prioritaire de la lutte des milieux abstinents contre l’absinthe, qui – volontairement ou pas – ont apeuré la population en stigmatisant l’absinthe et sa « molécule folle ». Ils ont aussi donné naissance à tous les fantasmes qui, malgré l’interdiction, ont assuré la survie clandestine de la « Fée verte ».
https://www.labsinthe.ch/thuyone-absinthe.html
thuyone à dose signifativement psychoactive
Il est presque certain que les isomères en dessous de leur seuil d'effets psychotropes ont un effet synergique avec l'alcool.
Si tu veux enrichir le wiki sur l'absinthe, ce n'est pas nécessaire, si tu souhaites le faire pour la thuyone, c'est différent.
A mon avis, si la thuyone pure pouvait s'utiliser comme récréatif seule, cela se saurait.
D'autre part, son intérêt récréatif réside dans la synergie avec de l'alcool (mais d'autres molécules), comme l'orange amer ou le genépi, sans que forcément les doses seules des extractions soient réellement psychoactives en dehors de la synergie.
6 mg au 20 ème siècle, on est loin de la directive des 35 mg max...
Finalement, l'absinthe moderne est plus concentrée en thuyone qu'elle ne l'était au 19 ème et 20 ème...
Notre représentation de l’absinthe est encore certainement parsemée de fantasmes. Le parallèle avec le cannabis est évident.
Une coïncidence troublante pour un esprit rationaliste a voulu que le même jour, cette semaine, le Conseil national repoussât la dépénalisation du cannabis et libérât l'absinthe de son ancienne interdiction. Il paraît que le cannabis contient de plus en plus de substances toxiques tandis que l'absinthe en contient de moins en moins.
Le THC du chanvre est le poison maudit d'aujourd'hui, la thuyone de l'absinthe était celui d'hier. Rassemblés par le hasard du calendrier politique, ces deux poisons de deux siècles différents attirent et concentrent les mêmes angoisses sociales, les mêmes préjugés comme les mêmes désirs. Ils symbolisent la même alliance des artistes, de la délinquance et de la folie devant la société de l'ordre, de l'hygiène et de la bonne santé. D'un siècle à l'autre, le débat public est le même. Et l'administration, en 1908 comme en 2004, fait de son mieux pour garder la tête froide face aux haros de la foule.
La liqueur d'absinthe a été inventée au début du XIXe siècle et sa production s'est répandue rapidement sur les flancs du Jura. De Couvet à Pontarlier, il sort des milliers de dizaines de litres d'un breuvage vendu jusque dans les deux Amériques, en Australie et dans les colonies africaines. On dit en Algérie «l'absinthe de Pernod père perd nos fils». Bon marché, procurant une ivresse rapide, l'absinthe est la drogue facile de populations vivant à la dure. Mais il y a trop de paysans, trop d'ouvriers affalés à la porte des auberges pour qu'elle ne fasse pas très vite mauvais genre. La voilà associée à la misère. Et bientôt au crime quand un père de famille, imbibé de 60 verres d'absinthe, tue sa femme enceinte et ses deux enfants à Commugny, dans le canton de Vaud, en 1905. Elle est désignée à la vindicte publique: ce n'est pas l'alcool qui a fait le criminel, c'est la thuyone. D'autres crimes, d'autres désastres de civilisation sont portés à la charge de ce venin: le désespoir des femmes, l'insolvabilité des familles, l'abandon des enfants… Quand est lancée une initiative prohibitionniste, il se trouve 167 814 signatures pour l'appuyer.
Le débat s'ouvre le 2 avril 1908 au Conseil national. Les absinthiers se présentent en victimes de l'hypocrisie générale, peignant leur favorite en bouc émissaire, injustement soumis à un traitement dont sont dispensées d'autres boissons alcooliques. «Il faudrait, disent-ils, relever le prix de l'alcool et diminuer le nombre des auberges.» A quoi un pasteur de Nyon répond que la Suisse jouerait un «beau rôle» si, «la première parmi les pays de grande consommation», elle écartait cette cause de danger. Ah, le besoin d'un rôle!
Le Conseil fédéral ne soutient pas l'initiative. «Vous n'obtiendrez aucun résultat par des prohibitions et des interdictions, dit le conseiller fédéral radical neuchâtelois Robert Comtesse. Ce n'est pas par des mesures de compression, de violence, que vous conduirez la nature humaine, mais par la persuasion, par l'exemple.» Et le magistrat de prédire «le cortège de délations, de dénonciations et de fraudes» si l'on s'enferre dans ce projet. Il n'est pas entendu. L'initiative constitutionnelle est adoptée au National par 82 voix contre 53 et aux Etats par 24 contre 12. Elle est approuvée par le peuple à 241 078 voix contre 138 669, et par tous les cantons sauf Neuchâtel et Genève. La participation est de 46,9%.
D'emblée, ce «débat de société» s'est inscrit dans une géographie économique et culturelle: les Neuchâtelois accusent les producteurs de goutte alémaniques et les viticulteurs valaisans et vaudois de s'allier contre les absinthiers jurassiens, moins nombreux et plus faibles politiquement. On s'en prendrait à l'absinthe parce qu'on n'oserait pas s'en prendre aux bataillons bernois ou bâlois de fabricants de schnaps.
L'interdiction entre en vigueur le 7 octobre 1910. Comme prévu, l'absinthe entre dans la clandestinité, plus verte que jamais, l'interdit ajoutant à sa féerie, pendant près d'un siècle. Mais on se lasse de tout. En 1999, la prohibition, la seule jamais imposée à une denrée alimentaire, est retirée de la nouvelle Constitution. En 2002, le Conseil fédéral, fidèle à lui-même, appuie sa légalisation. Comme les statues de l'île de Pâques, le Conseil fédéral regarde loin et toujours dans la même direction.
https://www.letemps.ch/opinions/etait-une-thuyone-thc
En parlant d’alchimies avec l'alcool, sans thuyone, vous pouvez faire l'expérience des plantes avec un dosage plus conséquent que les jaunes habituels. (fenchone du fenouil, pino-camphone de l'hysope, et anéthole de l'anis notamment)
Belle synergie sans thuyole, comparables à certains aspects de celle de l’absinthe, tu as ça qui est garanti bien chargé en "plantes", mais tu trouves des pastis plus artisanaux et chargés en extraits de plantes, utilisables aussi pour cuisiner.
Dernière modification par Mister No (08 novembre 2018 à 10:33)
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Mister No a écrit
Si tu fais un wiki sur l'absinthe, les forts taux de thuyone au 19 eme et 20 eme relèvent de la mascarade ou plutôt relèvent de la programmation socio-économique que certains appellent vulgairement "complot".
Avec le cannabis perso je prefère consommer de l'absynthe surdosé en thuyone
Surtout surdosé en marketing si tu ne rajoutes pas de thuyone, ce qui va pourrir le gout !
Je crois que tu fantasmes un peu sur la thuyone et sur l’absinthe car nous sommes encore touchés par la désinformation passée.
D'autre part, ce n'est pas parce qu'il est remarqué des hallucinations en effets secondaires que la molécule a le potentiel pour un usage récréatif même pour un mec chelou.
Les effets que j'ai constaté c'était pas réellemet avec de l'absynthe, mais de la piolunowka, la piolunowka tu fais juste macerer quelques semaines, et tu bois, alors que l'absynthe, tu distilles, et je crois bien qu'une partie des molécules actives se perdent lors de la distillation, avec la piolunowka tu peux atteindre des très gros taux de molécuke actives dans le produit fini, le tout en très peu de temps, un peu d'rhum, une bouteille, la blinde d'absynthe, 2 semaines, une filtration, paf, tu peux boire.
C'était un liquide tellement concentré celui que j'ai fais, c'est tellement dégueulasse t'as l'impression de boire de l'huile essentielle de pin pure, genre c'est vraiment presque ça, mais bizarrement ça fout pas trop la gerbe voir même pas du tout plus que l'alcool normal, j'crois bien que c'est un bon digestif l'absynthe.
Quels sont les effets de l'absinthe ?
Lorsque l'on parle des ”effets secondaires” de l'absinthe, il faut comprendre les effets autres que ceux dues à l'alcool. Si l'on entend beaucoup parler de la thuyone, et si certains orientent leur marketing autour d'un taux de thuyone élevé, il faut savoir que la thuyone n'est pas la seule responsable des effets de l'absinthe. En effet, certains chercheurs pensent que ceux-ci sont dus aux interactions de différences substances (fenchone du fenouil, pino-camphone de l'hysope, et anéthole de l'anis notamment) Ces effets sont subtils et varient d'une personne à l'autre. L'absinthe apporte une sensation particulière, qui peut être décrite comme une clarté d'esprit et un bien être général. Mais pour le comprendre, rien de tel que de vivre soi même l'expérience !
Y a t'il des personnes du forum qui auraient un témoignage à apporter concernant la prise récréative de thuyone à dose signifativement psychoactive ?
Si y a plusieurs témoignages j'pourrais faire un wiki sur l'absynthe et les effets de la thuyone.
Mister No a écrit
thuyone à dose signifativement psychoactive
Il est presque certain que les isomères en dessous de leur seuil d'effets psychotropes ont un effet synergique avec l'alcool.
Si tu veux enrichir le wiki sur l'absinthe, ce n'est pas nécessaire, si tu souhaites le faire pour la thuyone, c'est différent.
A mon avis, si la thuyone pure pouvait s'utiliser comme récréatif seule, cela se saurait.
D'autre part, son intérêt récréatif réside dans la synergie avec de l'alcool (mais d'autres molécules), comme l'orange amer ou le genépi, sans que forcément les doses seules des extractions soient réellement psychoactives en dehors de la synergie.
6 mg au 20 ème siècle, on est loin de la directive des 35 mg max...
Finalement, l'absinthe moderne est plus concentrée en thuyone qu'elle ne l'était au 19 ème et 20 ème...
Notre représentation de l’absinthe est encore certainement parsemée de fantasmes. Le parallèle avec le cannabis est évident.
En fait j'disais "thuyone" c'est un abus de langage, c'est pour simplifier, j'voulais dire "molécules actives de l'absynthe", et parce que je pensais, à tort, que la thuyone c'était le principal truc qui faisait effet dans l'absynthe tu m'apprends que ce n'est pas vrai.
J'avais pas l'intention de faire un wiki sur un sujet très pointu, juste un wiki sur l'utilisation récréative d'absynthe, ni sur l'utilisation des principes actifs de l'artemisia absynthum seuls sans alcool avec.
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pierre a écrit
Merci Mister No pour cet info sur l’absinthe.
C’est dingue comme elle a cristallisé les tensions de la société. Comme les drogues aujourd’hui.
L’APo,
Le problème de ta méthode de fabrication, c’est que tu ne connais pas du tout le taux de tuyonne. C’est difficile d’en déduire quoi que ce soit.
Effectivement, mais vu le goût absolument horrible je pense que j'ai largement plus extrait plus de molécules de ma pilonuwka qu'avec l'absynthe du commerce, le liquide est un truc absolument imbuvable sans rajouter la blinde de sucre ou d'edulcorants, j'pense que c'est grave concentré et que j'ai beaucoup de principes actifs là dedans.
En tant qu'adorateur de drogues sous formes de boissons j'en ai bu des trucs horriblement dégueux, mais alors ça...
C'est ptetre pas l'pire truc que j'ai bu mais franchement j'hésite à dire oui.
J'suis con j'aurais du peser combien d'absynthe j'ai mis pour 1 litre d'alcool, j'aurais pu estimer vaguement le contenu en thuyone de mon absynthe en calculant avec le taux moyen de thuyone dans l'artemisia absynthum, mais j'ai juste pris la blinde d'absynthe, que j'ai broyé un peu après avoir enlevé les tiges, et ça remplissait une bouteille de 1 litre aux 2/3, mais j'ai pas de mesure précise voir même d'estimation de la quantité de substances actives du coup...
L'Apoticaire a écrit
C'était un liquide tellement concentré celui que j'ai fais, c'est tellement dégueulasse t'as l'impression de boire de l'huile essentielle de pin pure, genre c'est vraiment presque ça, mais bizarrement ça fout pas trop la gerbe voir même pas du tout plus que l'alcool normal, j'crois bien que c'est un bon digestif l'absynthe.
Dernière modification par L'Apoticaire (09 novembre 2018 à 14:38)
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