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Salut à tous,
Désolé pour le sujet un peu technique, mais je pense qu'il peut malgré tout concerner du monde ici.
Je ne sais pas vous, mais moi, à chaque fois qu'un psy me prescrit une nouvelle molécule, je me demande comment ça va impacter les trips sous hallucinogènes.
Pour faire court, je prends du lithium (1,2g), réputé provoquer des bad trips voire des crises d'épilepsie avec le LSD (retours d'expériences anecdotiques à ce jour). Or, pour ma part, à condition de rester raisonnable (pas plus de 100ug de LSD) c'est RAS et tant mieux.
Mais depuis quelques mois, malgré la pénurie actuelle, je suis sous Xeroquel retard (fumarate de quétiapine à libération prolongée). C'est un médicament etraordinaire, beaucoup plus adapté pour moi que le lithium puisque ma bipolarité me tire quasi exclusivement vers le bas depuis plusieurs années. J'ai tâté de la kétamine en tant que médicament, ouais, pas mal, mais un peu décevant, autant sniffer de la blanche du marché noir chez soi !
Récemment, j'ai décidé de rompre mon abstinence (temporaire) sur le LSD pour tester ses effets antidépresseurs. Si je dois faire une crise, eh bien je n'en reprendrai pas ! Je suis parti sur 100ug coupé en 2x50 et pris avec 1h de décalage.
Résultats : belle tremblote, chaud et froid incéssants. Sensation de flottement assez typique (pour moi) du LSD : impression de marcher sur un sol déformé ou en pente. Mal de ventre, un peu de nausée et des hallus sympas, mais seulement yeux fermés.
Revenu du trip que j'ai écourté avec un peu d'un très bon hash qui a éteint les manifestations pseudo extrapyramidales (tremblements principalement), j'ai analysé la situation :
D'un point de vue pharmacologique, j'ai ingéré à quelques heures d'intervalle un antagoniste du récepteur 5-HT2A (300 mg de quétiapine) et un agoniste du même récepteur, 100ug de LSD.
Je me suis dit après coup, que la quétiapine aurait dû agir comme la naloxone sur les intoxications aigües aux opioïdes. Mais pas vraiment... Certes, je n'ai pas trippé comme lorsque j'étais vierge de toutes ces mollécules et que le LSD m'envoyait dans la stratosphère. Mais j'ai tout de même eu des effets nets (sol déformé, hallucinations les yeux fermés, etc.)
Du coup, je me demande d'une part si certain.e.s parmi vous sont dans la même situation et si oui (ou s'ils ont des connaissances en pharmacocinétique) y a -t-il un moyen d'équilibrer temporairement en faveur de l'agoniste du 5-HT2A, c'est à dire le LSD ?
Comment contrôler et réduire sur quelques jours la quétiapine sans se taper des insomnies totales et une humeur pourrie le lendemain ? Et s'il faut temporairement baisser la dose, comment le faire intelligemment ? Y a t-il un méthode et un moyen de contrôler ???
Je précise que je ne suis revenu au LSD que pour l'utiliser à titre d'antidépresseur. Je compte en prendre tous les 15 jours. Là, je suis bluffé par l'effet de ces premiers 100ug dans cette perspective. Depuis maintenant près d'une semaine mon humeur est vraiment remontée... ¨Pour combien de temps ? J'attends de voir, mais le LSD a clairement pour moi des effets antidépresseurs de ouf ! Et d'ailleurs, ça commence à être bien documenté !
Merci de m'avoir lu et merci pour vos retours,
A bientôt les psychopotes
Dernière modification par OldChnock (26 mars 2025 à 20:00)
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