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Dernière modification par Mlle*Ordinaire (24 juin 2024 à 13:42)
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CaptainCrox' a écrit
Je ne comprends pas cependant pourquoi ton médecin ne t'a pas mise sous Tramadol LP en 200+100 lp. Par exemple, 100à 8h00 le matin, 200 à 20h00 le soir. Ne t'attends pas à un gros PIC comme si tu prenais 200 LI (qui ne durent que 4-5 heures là ou les LP durent 12 heures) mais d'un point de vue sevrage et frustration, passée la phase d'adaptation, le tramadol LP me parait plus facile à vivre.
Mon médecin m'a refusé le tramadol en L.P.
J'évite de cumuler plusieurs médicaments surtout quand ils présentent des risques de dépendance. J'ai déja beaucoup à faire avec le tramadol.
Mon médecin m'avait prescrit du alprazolam, à prendre 30 minutes avant le coucher parce que j'ai des problèmes pour trouver le sommeil. Mais comme j'avais peur de me rajouter une addiction avec ce nouveau médicament, je me suis tourner vers le sirop oxomémazine, que je prends avant de me coucher et je fais mes nuits.
C'est déja ça ...
Voici un lien concernant ma rencontre avec le tramadol : c'était en février 2022.
https://www.psychoactif.org/forum/2023/ … .html#divx
CaptainCrox' a écrit
Prends-tu le tramadol de manière récréative ou pour la douleur ou y a-t-il un mélange des deux ? Douleur et humeur ?
Mynight a écrit
-Dans quel contexte s'est installée ton addiction au Tramadol? J'entends par là, comment as-tu commencé? Est-ce qu'il t'était prescrit, y as-tu eu accès librement?
-Je viens de te relire, je crois que tu ne l'as pas évoqué, ou bien cest fort possible que ce soit moi qui soit miro:lol:, depuis combien de temps ta consommation a-t-elle démarré?
Et depuis combien de temps es-tu à 400mg LI?
-Tu n'as donc accès au Tramadol que sur prescription de ton médecin actuellement?
-La décision de ce sevrage dégressif a été initiée par toi? Par ton médecin? (C'est ce dont j'ai eu l'impression en te lisant.)
Encore une fois, si ce n'est pas indiscret, pour quelle(s) raisons?
Pour répondre à vos questions:
J'ai commencé à prendre du tramadol pour des douleurs dorsales intercostales intenses. C'est le médecin des urgences qui m'a prescrit ce traitement à raison de 50 mg de tramadol LI, toutes les 6 heures. Je l'ai ensuite arrêté dès que je n'avais plus trop de douleurs. Mais les douleurs son revenues.
Alors, pour pouvoir travailler sans être gênée par la douleur, j'ai repris 50 mg tramadol, que j'ai augmenté au fil de temps. Je n'ai jamais fractionné, je me suis toujours tenue à une dose unique pour la journée. J'ai remarqué très vite que le tramadol m'aidait dans mon travail: certes je n'avais plus mal, mais en plus, son côté stimulant me permettait d'être plus efficace dans mon travail tout en me permettant de gérer mon stress. Et puis, j'étais bien ...
Mais l'accoutumance a fait que j'ai du augmenter toujours plus pour retrouver l'effet du début. Il y a eu décès de mère (cancer à 51 ans), et le tramadol me permettait d' anesthésier mes émotions, tout en pouvant aller travailler.
Pour me le procurer, je faisais des commandes sur internet. J'ai aussi récupéré le stock de tramadol qu'avait ma mère avant son décès.
Et puis, le décès de ma mère a été l'élément déclencheur pour quitter un travail que je n'aimais pas vraiment et qui m'épuisait toujours plus. J'avais besoin de me retrouver moi et peut être avoir le chance de faire quelque chose que j'aime (actuellement je suis en bilan de compétence). Vu que je ne travaillais plus, j'ai voulu arrêter sec le tramadol: douleurs trop horribles, je n'ai tenu que 48 heures dans ces conditions. Les douleurs s'accentuant toujours plus, jai repris du tramadol et par magie, gros soulagement. J'ai réalisé à ce moment que j'étais devenue dépendante.
J'ai donc décidé de prendre RDV chez mon médecin. Suite à ce rendez vous, je suis passée de 400 tramadol L.I en dose unique à 300 tramadol L.I en 3 prises par jour. Au début j'ai essayé de m'y tenir mais très vite, je revenais à des prises plus fortes que 100 mg. En fait, en fractionnant mes prises, j'étais toujours frustrée: j'attendais toujours la prise suivante.
Cela fait 4-5 mois que je suis au même point: effet yoyo avec mes prises bien que je sois toujours à 300 mg de tramadol par jour.
Maintenant ça fait 10 jours, que je suis à une prise unique de 300 mg de tramadol par jour. Et ça va mieux: et je tiens toute la journée sans en reprendre. Je me sens plus libre déjà.
Au levé, par contre, avant ma prise unique, ça reste dur. Mais, je me dis que l'intensité de ce manque peut être justement un indicateur me permettant de savoir si je dois stabiliser, baisser ou pas. Et ces vrai que les levés deviennent moins raides, je pense être prête à passer à 250 tramadol L.I en prise unique.
Mais voila, j'hésite à poursuivre ce sevrage dégressif en dose unique. J'ai un peu peur quand même, puisque je suis à l'encontre de ce qui se fait habituellement: un sevrage dégressif en plusieurs prises. Pourtant, je pense que si le cerveau (et le corps) est capable de s'adapter à travers un sevrage dégressif en plusieurs prises, pourquoi n'en serait-il pas capable aussi à travers un sevrage dégressif en dose unique?
J'entends bien que le sevrage dégressif à plusieurs prises peut être adapté pour certains. Mais on est tous différent, non ? Je ne suis pas sure qu'il me soit adapté et j'ai bien peur de ne pas avoir des résultats.
Et je rappelle que mon but est de pouvoir retrouver ma liberté : celle de pouvoir arrêter sans subir les conséquences du manque derrière.
C'est pourquoi, j'invite tous ceux qui veulent témoigner, me parler de leurs expériences bonnes ou mauvaises avant de pouvoir poursuivre dans cette voie ...
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CaptainCrox' a écrit
Parler de son expérience
Psychoactif est une plateforme de témoignages. Parler en "je" est très apprécié en évitant des généralités en mode "je détiens la vérité et pas vous". Un témoignage en soi n'est pas une vérité, mais c'est la somme des différents témoignages qui donne une synthèse sur un sujet.
Phrase qui fait partie de l'inscription.
Je trouve que comme beaucoup de médecins... Tu crois qu'un sevrage c'est en suivant à la lettre une méthode que d'autres enseignent.
IMAGINONS que : aux temps du Paléolithique supérieur l'homo-sapience a créé le pain... Mais depuis c'est milliers d'années écoulés, on mange toujours du pain. Est il fabriqué suivant la même méthode qu'utilisait les homo sapiens ? Non évidemment que non et heureusement. Et même les méthodes qui datent de 20 ans ne sont toujours pas les même qu'aujourd'hui....
En psychanalyse, il y a trois grands nom qui ressort Freud, Lacan, Jung. Mais ce n'est pas pour autant qu'il n'y a pas d'autres personnes moins connue qui ont d'autres visions et peut-être plus dans la vérité.
Un médecin ce n'est pas parce qu'il a fait 10 ans d'études qu'il a la raison absolue, ce n'est pas dieu... Je pense qu'il y a d'autres possibilités de sevrage.
Le tramadol agit bien sur les neurotransmetteurs. Les neurotransmetteurs sont dans le cerveau. Le cerveau enregistre tout nos faits et gestes du ressenti au visuel. Pourquoi le déprogrammé d'une prise unique en plusieurs prise??? Car le shoot que le Trama produit est automatiquement déprogrammé si tu descends ta dose unique.
Si Mlle* Ordinaire transforme sa dose unique en plusieurs prises, c'est peut-être inutile, elle n'est qu'à 300 mg par jour, elle n'est pas sur des doses élevées de 600, 700, 800, 1000, 1300mg par jour, donc a un sevrage s'ajoute une dépression inutile.....car si je comprends si elle ne fractionne pas c'est le "craving"qui vient après... Mais imaginons qu'elle a une très bonne hygiène de vie, sport a gogo ect... Elle aura un craving quasiment effacé par le sport...
Dernière modification par Lydou (26 juin 2024 à 16:40)
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Un médecin ce n'est pas parce qu'il a fait 10 ans d'études qu'il a la raison absolue, ce n'est pas dieu... Je pense qu'il y a d'autres possibilités de sevrage.
Ici nous sommes bien placé pour savoir que là médecine a juste une petite partie de la solution pour ce qui concerne les drogues. Les PUD en ont une aussi, plus importante selon moi. Ils possèdentle savoir experientiel que n’aura jamais un medecin (a part si il consomme)
Quand nous demandons à parler en JE, c’est pour mettre en avant ce savoir experientiel, qui n’est pas que subjectif. Chacun peut piocher ce qui fait sens dans le savoir experientiel de l’autre.
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Lydou a écrit
Bonjour a toutes et tous, je viens de lire tout les messages, car moi même je suis en recherche de réponses.
CaptainCrox' a écrit
Parler de son expérience
Psychoactif est une plateforme de témoignages. Parler en "je" est très apprécié en évitant des généralités en mode "je détiens la vérité et pas vous". Un témoignage en soi n'est pas une vérité, mais c'est la somme des différents témoignages qui donne une synthèse sur un sujet.
Phrase qui fait partie de l'inscription.
Je trouve que comme beaucoup de médecins... Tu crois qu'un sevrage c'est en suivant à la lettre une méthode que d'autres enseignent.
IMAGINONS que : aux temps du Paléolithique supérieur l'homo-sapience a créé le pain... Mais depuis c'est milliers d'années écoulés, on mange toujours du pain. Est il fabriqué suivant la même méthode qu'utilisait les homo sapiens ? Non évidemment que non et heureusement. Et même les méthodes qui datent de 20 ans ne sont toujours pas les même qu'aujourd'hui....
En psychanalyse, il y a trois grands nom qui ressort Freud, Lacan, Jung. Mais ce n'est pas pour autant qu'il n'y a pas d'autres personnes moins connue qui ont d'autres visions et peut-être plus dans la vérité.
Un médecin ce n'est pas parce qu'il a fait 10 ans d'études qu'il a la raison absolue, ce n'est pas dieu... Je pense qu'il y a d'autres possibilités de sevrage.
Le tramadol agit bien sur les neurotransmetteurs. Les neurotransmetteurs sont dans le cerveau. Le cerveau enregistre tout nos faits et gestes du ressenti au visuel. Pourquoi le déprogrammé d'une prise unique en plusieurs prise??? Car le shoot que le Trama produit est automatiquement déprogrammé si tu descends ta dose unique.
Si Mlle* Ordinaire transforme sa dose unique en plusieurs prises, c'est peut-être inutile, elle n'est qu'à 300 mg par jour, elle n'est pas sur des doses élevées de 600, 700, 800, 1000, 1300mg par jour, donc a un sevrage s'ajoute une dépression inutile.....car si je comprends si elle ne fractionne pas c'est le "craving"qui vient après... Mais imaginons qu'elle a une très bonne hygiène de vie, sport a gogo ect... Elle aura un craving quasiment effacé par le sport...
Bonjour,
Je suis navré de répondre assez brusquement mais je pense que tout ce que j'ai dit, je l'ai dit en me basant sur mon expérience personnelle, cela fait des années que j'ai essayé plein de méthodes et si dans les faits je n'ai pas forcément utilisé le pronom je tout le temps, il y a plusieurs fois où j'ai bien dit "je pense que", "je trouve que", "j'imagine que" et dernièrement, peut-être que certains faits que j'ai présentés ne t'ont pas plu mais il s'agit non pas de témoignages mais de méthodes éprouvées par la science.
Les statistiques montrent bien qu'un sevrage dégressif implique aussi une concentration constante sur les 24 heures. Si tu regardes l'histoire des produits de substitutions, on est passé de l'opium à la morphine, puis de la morphine à l'héroine (médicale) et enfin aux produits de substitutions modernes. Chacun de ces opiacés a remplacé le précédent pour tenter de substituer à l'opiacé d'avant.
La percée entre le passage morphine à héroine ? La longue demie-vie des produits de substitution modernes tels que la méthadone et le subutex.
Je vais être franc, je te trouve un peu gonflé de venir poster ton premier message ici pour juger un post où je donne mon opinion, basée sur mes expériences et sur des faits scientfiques (après si tu ne crois pas aux études et à la science). Je n'ai jamais dit avoir la solution, tu me mets des mots à la bouches qui sont ton interprétation.
Si la personne qui a posté le message original se sent male vis-à-vis de mon post, je suis ouvert à la discussion. Peut-être ai-je dit quelque chose qui la concerne qui aurait pu être mieux tourner et en ce sens, je veux bien l'écouter mais tu ne connais ni mon histoire, ni mon expérience et à aucun moment je n'ai promis d'offrir une solution.
Quand j'utilise les pronoms "tu" ou "vous", c'est pas pour dire que la personne doit faire spécifiquement ça, c'est une façon hypothétique de dire par exemple: si tu manges du chocolat, ton taux de sucre dans le sang va augmenter. Donc quand je ne parle en effet pas en je, c'est pour citer des possibilités de ce qu'il risque d'arriver, et tout ça, comme je l'ai dit plus haut, je le tire de mon expérience, des nombreux récits que j'ai lu sur Psychoactif et de la littérature médicale que je lis depuis des années.
Ton premier message et tu t'antagonises une personne que tu ne connais pas. Tu dis vouloir chercher des réponses et me reprends sur ma façon de répondre... je suggère de balayer devant sa porte. Peut-être que ce que j'ai proposé ne te convient pas à TOI mais si la personne qui a posté le message original vient me dire que ça ne lui convient pas, c'est autre chose. Dois-je comprendre que tu parles à la place de la personne qui a posté le topic ?
Tu parles d'habitude, du cerveau qui s'est programmé... tout ça n'est pas faux mais ce n'est qu'une infime partie et je resterai sur ce point que beaucoup d'addictologues partagent: pour sevrer physiquement sans douleur, il est mieux de répartir la dose et d'avoir une concentration équilibrée en permanence, sans pic, sinon, tu programmes en effet ton corps à un pic journalier. Le problème d'un tel pic journalier, et là je parle pour moi, mais je me base aussi de nombreux posts et blogs de ce site, c'est que ça ne fait pas le travail de sevrage psychologique. Il est généralement plus dur d'enlever une "habitude" ou addiction prise avec des gros pics que si le sevrage s'est fait avec de la concentration constante. Et c'est dur psychologiquement, car ça veut dire faire le deuil du produit, faire le deuil du "shoot". Mais cela fait partie du travail de sevrage.
Nombreux sont ceux qui ont fait la part de sevrage physique... mais j'en connais pas des masses qui ont suffisamment préparé la suite pour maintenir la "sobriété". Car dans une addiction, il y a aussi l'addiction au rituel qui peut être une prise unique, pour les injecteurs, préparer la seringue, etc. Et cette addiction au rituel, donc la prise unique, clairement ici, cela semble être source de souffrance pour cette utilisatrice.
On a le droit d'avoir des avis différents mais je suis navré, je n'accepte pas que tu viennes me reprocher de parler pour les autres quand tu viens clairement sur le post d'une autre personne et parler à sa place d'une certaine manière.
Je poste mes messages avec bienveillance et, il est vrai, sans filtre des fois. Il s'agit de mon avis, mon expérience en tant qu'utilisateur de produits, en tant qu'ancien professionel de santé, en tant que témoin de nombreux posts sur le forum depuis des années, avec des milliers lus ici, des centaines postés. Jamais je ne prétendrai avoir la science infuse ou tout savoir, si tu lisais un peu mes autres posts, tu comprendrais que je suis le premier à dire qu'il n'y a pas une seule solution.
Ici, je ne fais que donner mon avis sur ce qui serait le meilleur chemin ou le chemin le moins douloureux pour l'utilisatrice, basé sur tout ce que je viens de dire. Je ne répondrai plus à ce post à moins que mes messages aient réellement heurté l'utilisatrice qui a posté à l'origine, ce qui n'est pas mon but.
Ici, des réponses, il y en aura des diverses, chacun est libre de prendre ce qui lui apporte du bon ou du mauvais. Si j'avais la solution magique, je ne serais pas encore dans le "merdier" des opiacés (je ne généralise pas en disant que les opi sont de la merde, c'est une façon de dire que moi aussi, je cherche des solutions à ma propre conso, moi aussi, je n'ai pas trouvé de solution magique).
Si les modérateurs estiment que mes posts ont réellement dépassé la limite ou les règles, je suis volontiers ouvert au dialogue mais je pense avoir tout simplement émis mon opinion, mes conseils, tout cela basé sur tout ce que j'ai cité plus haut.
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CaptainCrox' a écrit
La question de la prise unique ou en plusieurs prises fait resortir un problème de fond: en plusieurs prises, tu es frustrée et tu attends la prise suivante, tu développes une forme d'obsession du produit. Pourquoi ? Car la prise unique, comme tu as pu le remarquer, a cet effet anesthésiant, boostant, qui te plaisait.
CaptainCrox' a écrit
Dans une démarche de sevrage, il n'y a pas que la baisse des doses à faire, c'est aussi accepter et faire le deuil qu'il n'y aura plus ces boost lors des prises uniques car le jour où tu arriveras à 0 mg, tu en auras surement fini avec les symptomes de sevrage physique mais au niveau psy, tu auras des cravings, des envies de ressentir ces boost.
Je me sens frustrée avec des petites doses parce que je suis en manque PHYSIQUEMENT assez tôt, et non parce que je n'ai pas ce coté boost, ou cette anesthésie. Plus je vais baisser ma dose, moins j'aurais ce coté "shoot". Et je serais de moins en moins boostée. Et je ne pourrais que l'accepter. A moins d'augmenter la dose ? Ce que je ne compte pas faire puisque je veux arrêter.
Il y a bien longtemps que je me suis dite que le boost n'allait durait qu'un temps. A ce niveau là, je suis en train de faire mon deuil. Non ?
CaptainCrox' a écrit
Le but de prise continue dans la journée c'est d'avoir une concentration stable et préparer tant ton corps que ton esprit à ne plus faire de pic. Un sevrage dégressif prend bien plus de temps que ce que tu sembles espérer.
CaptainCrox' a écrit
La concentration stable est une variable importante dans la gestion du sevrage. En prenant une prise unique, même si tu continues à baisser les doses, tu ne travailles finalement pas sur l'association de ton esprit de prise unique = mieux, plaisir, boost. Et ça, c'est une part du sevrage que tu dois aussi travailler, accepter la frustration entre les prises car quand tu arriveras à 0 mg, il faudra accepter la frustration "constante".
Mon cerveau est déja habitué à ce pic. Mais avec le temps, le pic sera de moins en moins important puisque je vais baisser la dose petit à petit. Et progressivement, je suppose que je ne ferais plus l'association : plus prise unique = boosté, plaisir.
Encore un fois, la frustration psychologique je peux la gérer. Et j'apprendrais davantage à la gérer au fil du temps, quand je baisserai ma dose unique.
CaptainCrox' a écrit
Et donc, outre le sevrage chimique, physique, psychologique, il y a le deuil des sensations plaisantes à faire. Après, chaque personne est unique et je ne vais pas te dicter la façon de faire. Ce n'est que mon opinion mais également un constat des professionels de la santé: les usagers d'opiacés dits rapides (heroine, morphine li, etc) sont substitués par de la méthadone qui dure 24 heure.
Tout a fait, il y a le deuil des sensations plaisantes, et j'en suis consciente. La méthadone reste une solution au même titre que pourrait l'être le sevrage dégressif à dose unique du tramadol. D'ailleurs, c'est pareil, quand on est substitué à la méthadone, ensuite, comment on fait pour se débarrasser de la méthadone ? On baisse progressivement la dose, non ?
CaptainCrox' a écrit
Le tramadol t'ayant anesthesiée, as-tu pu faire le deuil de ta mère ? As-tu pu lui dire au revoir lors des funérailles ?
Pendant ces funérailles, j'étais a 50 mg tramadol : mes émotions ont parlé d'eux même ce matin la. Je n'ai pas eu a forcer pour pleurer avant, pendant et après.
Je suis consciente qu'au début de ma consommation avec le tramadol, j'étais à la recherche de ce petit côté "boost", "plaisir". Mais aujourd'hui, ce n'est plus ma finalité. Je ne veux plus être dépendante de ce médicament: ça c'est une chose de sure. Et pour cela, j'essaye de voir pour prendre un chemin qui me soit un peu plus simple afin de permettre de baisser en toute conscience.
Dernière modification par Mlle*Ordinaire (27 juin 2024 à 19:56)
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Mlle*Ordinaire a écrit
r
Salut,
Avant tout, mon message un peu brutal était destiné à la personne qui a posté avant toi, Lydou, j'espère que tu as bien compris qu'en aucun cas un tel ton t'étais destiné.
Tout ce que j'ai dit, je le tiens de mon expérience d'utilisateur de substances, actuellement dépendant à un opiacé une centaine de fois plus fort que le tramadol (niveau opioide), à mon expérience d'ancien ambulancier et en ayant bossé dans l'associatif en lien avec l'usage de substances (lieux temporaires de prise en charge sur manifs, analyses de substance, des stages en salle de shoot, et j'en passe), mais surtout, tout ce dont je témoigne, c'est les divers échanges que j'ai eus en "vrai" ou sur le forum (ça reste vrai mais virtuel).
Je n'avais pas saisi que ton inconfort en prises multiples était également physique, j'avais compris que le manque physique était supportable mais que c'était frustrant. Un sevrage à dose unique n'est pas impossible, ce n'est juste pas les protocoles généralement recommandés. C'est pour cela que ma première question était pourquoi ne pas recevoir du tramadol en libération prolongée ?
Si tu t'es habituée à une prise journalière de grosse quantitée, il est très probable que ton besoin en libération prolongée ne soit pas = à la quantité d'une prise unique. Prenons un exemple (il n'est pas basé sur les vrais chiffres, c'est juste pour avoir une idée du phénomène, je me renseignerai plus tard sur les demi-vies, et autres informations).
- Si tu prends 400 mg à 8h00: il faudra forcément plus de temps à ton corps pour se débarrasser de ton corps de toute la substance, donc possiblement, à la fin d'une journée, tu avais toujours une concentration résiduelle suffisante pour ne pas être en sevrage physique. De plus, les symptômes de sevrages physiques n'apparaissent pas immédiatement après que la concentration de médicament ait significativement baissé donc cela donne l'impression que pendant 24 heures, une prise unique suffit même si la durée d'action de la molécule (ni sa demi vie) n'est pas aussi longue. La dose de départ étant grande et les symptômes de sevrage apparaissant plus tard, tu te sens bien.
- Si tu prends 400 mg mais répartis sur 24 heures, clairement, des comprimés de 50 mg par-ci, par-là, tu seras toujours en dessous de la concetration à laquelle tu es habituée. Je ne comprends sincèrement pas l'idée de ton médecin de te faire de petits pics de 50-100 mg tout au long de la journée, ce n'est pas suffisant pour couvrir ton manque physique car à tout moment donné, ton corps était habitué à avoir plus que 50 ou 100 mg dans le corps.
- Cela étant, passer à une dose un peu plus élevée que les 400 mg mais en LP, tu auras une concentration constante plus haute et plus proche de la concentration moyenne que tu avais en LI de prise unique, l'avantage de la LP ici est d'éviter un énorme pic le matin, de moins te mettre en danger niveau santé.
Le passage d'un gros shoot LI à 1 à 2 LP (niveau molécule) peut impliquer que 400 mg li 1xjour n'est pas = à 400 mg lp en 2 x jours qui n'est pas = à plusieurs gélules de 50 mg qui arrivent à 400 mg au total.
Ainsi, j'en reviens à mon idée de base, tu peux te faire substituer au tramadol LP et revenir à 400 (j'ai vu que tu étais descendue à 300 mg), et on dit qu'il faut baisser par pallier de 10-20% par mois. Pourquoi si peu par mois ? Car il te faudra une à deux semaines pour habituer le côté physique lié au sevrage, puis deux semaines de stabilisation).
Faire des palliers de stabilisation est important. Et il arrive que des fois ça n'aille pas, il faille remonter, des fois, il peut arriver de stagner, c'est normal et il n'y a pas de souci.
Quand personnellement je recommande la libération continue plutôt que le gros pic, c'est qu'à long terme, lorsque tu devras arrêter toute prise, le dernier "pas" vers le sevrage sera plus simple si tu avais une lp qu'une grosse LI.
Pour la méthadone qui est aussi une option pour toi, le truc, c'est que quand tu prends ta dose de méthadone, ses paramètres phamarco-cinétiques sont différents:
- Longue demi-vie
- Effet sur 24 heures chez les métaboliseurs normaux, 12 heures chez les rapides
- Son élimination est faite en deux phases (tu as une première montée qui se fait sur 6 heures, puis la concentration baisse gentiment, avant de se stabiliser sur 20 heures, puis rebaisser). C'est pour ça que la méthadone permet cette prise unique, elle a une action répartie équitablement sur le temps.
Si tu avais du tramadol LP que tu prendrais en prise unique, il n'y aurait pas de souci car la libération du médicament n'occasionnerait pas de pic plasmatique.
D'ailleurs, il y a un utilisateur ici qui a consommé beaucoup de tramadol et qui est récemment à la prise unique de Méthadone, il en est très content, tu peux lire son parcours sur son blog:
GordReno.C17 a écrit
GordReno.C17
Le sevrage de la méthadone, il est aussi fait progressivement, 10% par mois, l'avantage de la méthadone c'est sa formulation sirop qui sur les dernières doses permet la méthode chinoise (je te laisse regarder sur le wiki).
J'ai cru comprendre que c'était ton généraliste qui s'occupe de toi mais je pense qu'aller consulter dans un CSAPA ou voir un addictologue te serait bénéfique car il y a des limites à ce qu'un médecin de ville peut faire. Tu peux tout à faire consulter au CSAPA pour introduire un protocole de sevrage qui TE convienne (tramadol LP, tramadol LI en une prise si c'est cela qu'il te faut, tu as le droit de choisir aussi malgré mes recommendations inverses ou d'autres suggestions inverses), et retourner chez ton médecin de ville pour la substitution.
Un autre truc qui me rassure dans ton discours c'est que tu semble avoir eu le déclic: tu ne veux plus être prisonière à la molécule et est prête à arrêter ce pic de plaisir.
Tu as plusieurs options et à la fin, c'est ta décision, tu as le droit d'expérimenter, d'essayer des méthodes moins usuelles, si ça te convient, ça te convient. Des fois, dans le processus de sevrage, on a besoin de faire ses essais soi-même, réussir à sa façon, ou se planter à sa façon.
Mes conseils n'avaient que pour but de t'éviter les chemins douloureux que j'ai vécus. Sans vouloir t'infantiliser d'une quelconque manière mais c'est juste la première image qui me vient à l'esprit, c'est un peu comme un parent qui conseille à son ado de ne pas faire ceci ou cela non pas pour lui dicter son mode de conduite sur tout mais parce que le parent a envie d'éviter à l'ado une souffrance qu'il estime inutile car sans succès.
Dans ce cas-ci, comprends bien que ceci n'était qu'une image, je parle à une adulte, je mentionne mes expériences et celles des autres pour peut-être te faire gagner du temps sur les méthodes qui ne marchent généralement pas. Par exemple, bcp d'entre nous te diront qu'un sevrage à sec est voué à l'échec et les statistiques le montrent... mais dans de rares cas, nous avons des membres qui viennent avec un témoignage inverse mais ce sont des exceptions.
Je ne peux que te recommander les choses suivantes:
- Si tu reviens à une dose LI en prise unique, ne reprends pas tout de suite 300 ou 400 car ta tolérance à baissé, tu risques un surdosage et des effets secondaires non voulus. Essaie au moins de prendre max 200 mg par prise
- je recommande de consulter un csapa pour éventuelle substitution au tramadol LP ou à la méthadone
- Rediscuter avec ton médecin du tramadol LP voire autre produit de substitution tel le subutex qui ne nécéssite pas d'induction en csapa.
Je t'invite également à te renseigner sur le PAWS (Syndrome de sevrage prolongé) qui est un ensemble de symptômes dysphoriques suite à un sevrage terminé (dépression, mal-être, etc.). C'est pour cela que dans mon premier message, je suggérais l'introduction d'un antidépresseur mais ce n'est que mon opinion.
Je ne te connais pas et il est évident que mes conseils seront toujours trop généralisés mais de mon point de vue, lorsque l'on démarre un sevrage, il faut en effet prendre les choses un jour à la fois et ne pas voir la montagne à grimper mais chaque pas d'avancé. Cela étant, il faut quand même un plan de sevrage indicatif fait avec le médecin addictologue ou généraliste lors d'un entretien motivationnel: c'est mettre par écrit des objectifs réalisables, trouver ses ressources, etc. Nombreux sont les membres qui disent "je sais que je tiendrai sur tel ou tel plan à tel moment du sevrage" et malheureusement, reviennent déçus car ils n'ont pas réussi. Ce que j'essaie de dire par là c'est: aie confiance en toi mais accepte aussi si lors de ton cheminement, tu fais face à des échecs, c'est normal et OK.
Clairement, les tramadols LIs répartis sur la journée ne sont pas la meilleure solution pour toi, et cela va inéxorablement te mener à l'échec si ton médecin te force sur cette voie-là. Une LP ou une molécule de substiution à longue demi-vie semble être de meilleures options.
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CaptainCrox a écrit
Je n'avais pas saisi que ton inconfort en prises multiples était également physique, j'avais compris que le manque physique était supportable mais que c'était frustrant. Un sevrage à dose unique n'est pas impossible, ce n'est juste pas les protocoles généralement recommandés. C'est pour cela que ma première question était pourquoi ne pas recevoir du tramadol en libération prolongée ?
Ainsi, j'en reviens à mon idée de base, tu peux te faire substituer au tramadol LP et revenir à 400 (j'ai vu que tu étais descendue à 300 mg), et on dit qu'il faut baisser par pallier de 10-20% par mois. Pourquoi si peu par mois ? Car il te faudra une à deux semaines pour habituer le côté physique lié au sevrage, puis deux semaines de stabilisation).
J'en ai parlé à mon médecin et il n'avait pas l'air convaincu de m'en prescrire.
D'après mes recherches et d'après ce que tu m'en dis, il semble que Le LP soit adapté pour un sevrage dégressif. Pourtant, au moment où je voulais me débrouiller un peu par mes propres moyens, j'en ai commandé sur internet: il s'agissait d'un tramadol LP qui venait d'un laboratoire indien.
Voici un peu l'histoire:
Je prends mon tramadol ce matin là avant mon petit déjeuné comme j'avais l'habitude de faire. Mais cette fois je change pour un tramadol LP et j'attend 1 heure,2,3,4 voire 5 heures plus tard et aucun effet de ce tramadol LP: mais rien du tout sauf de gros signes de sevrage, des grosses courbatures interminables, des sueurs et le gros retour de mon mal de dos! J'étais clairement en manque.
Je décide de reprendre du tramadol LP. Je me dis qu'il était impossible pour moi d'avoir déboursé de l'argent pour un produit qui n'avait même pas un effet antalgique, et qui me laissait en manque?
Sauf que voila, dans la soirée, rien ne s'arrange, tout s'empire: j'étais toujours très douloureuse de partout (dans la panique, je devais être à 800 en LP, oui je sais pas terrible ) et d'autres symptômes venaient se greffer sur cet état douloureux: une grosse perte d'équilibre, j'étais dans l'incapacité de marcher droit et j'étais encore plus en manque ! Tous ceci associé à un énorme mal à la tête. J'ai dû rester allonger pour éviter que mon état dégénère davantage.
Une expérience extrêmement traumatisante : comment peut on avoir mal et être en manque en même temps jusqu'à ne plus pouvoir tenir debout?
J'en n'ai jamais parler à mon médecin de cette anecdote. Mais je reconnais que l'idée de la revivre fait qu'inconsciemment, je n'ai pas trop envie qu'on me prescrive du LP. J'ai peur tout simplement.
CaptainCrox a écrit
Pour la méthadone qui est aussi une option pour toi, le truc, c'est que quand tu prends ta dose de méthadone, ses paramètres phamarco-cinétiques sont différents:
- Longue demi-vie
- Effet sur 24 heures chez les métaboliseurs normaux, 12 heures chez les rapides
- Son élimination est faite en deux phases (tu as une première montée qui se fait sur 6 heures, puis la concentration baisse gentiment, avant de se stabiliser sur 20 heures, puis rebaisser). C'est pour ça que la méthadone permet cette prise unique, elle a une action répartie équitablement sur le temps.
Le sevrage de la méthadone, il est aussi fait progressivement, 10% par mois, l'avantage de la méthadone c'est sa formulation sirop qui sur les dernières doses permet la méthode chinoise (je te laisse regarder sur le wiki).
Je me suis déja beaucoup renseigné sur les substitutions. Mais à vrai dire, a l'heure actuelle, je n'ai pas envie de remplacer une dépendance par une autre, puisqu'au final, il faudra aussi que je m'en débarrasse, au même titre que j'essaye de faire avec le tramadol. Je préfère rester sur le tramadol, peut être parce que je le connais bien. On va dire que ça me rassure.
Dernière modification par Mlle*Ordinaire (30 juin 2024 à 10:52)
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CaptainCrox' a écrit
Le problème de la méthode qu'elle suggère en retirant un comprimé de 50 une fois sur 2, etc, c'est que tu n'auras jamais une concentration moyenne constanet, tu auras des pics + ou - 50 mg
Difficile d'aller voir son médecin quand on n'a plus vraiment confiance en sa méthode... Que faire en entendant ? Me la jouer solo?
J'ai eu mon rendez-vous aujourd'hui pour faire le point sur mon sevrage dégressif avec mon médecin. Et je ne sais plus quoi penser.
Elle décide une nouvelle fois de me stabiliser a la même dose soit 300 mg par jour avec l'intention dans 2 mois (puisqu'elle prends ses vacances) d'enlever 50 mg. Et elle maintient aussi la forme liberation immédiate du tramadol.Je n'ai trop rien dit. Sans doute parce que je ne sais plus quoi en penser de sa méthode, tellement que je ne m'y fais pas et tellement que je n'y crois plus.
Je ne lui ai pas dit que j'ai fais plusieurs jours avec des prises uniques
Mais par contre, je lui ai dit que j'évitais de faire une 3 ème prise le soir, parce que ça m'empêcher de dormir. Elle a donc renoncé a maintenir son sevrage dégressif en 3 prises. Et pourtant, il me semblait lui avoir dit que le tramadol avait un effet plus stimulant que somnolent. Bref, elle veut bien partir sur 2 prises au lieu de 3 prises par jour...
C'est que maintenant qu'elle me fait passer en 2 prises ? Elle n'aurait pas pu me le faire dès le début ? J'aurais un peu moins galèrer que de devoir persévérer à m'habituer à 3 prises pour abandonner et finalement me faire opter pour 2 prises ..
J'ai l'impression d'avoir perdu beaucoup de temps et d'énergie juste pour recommencer...
En tâtonnant sans arrêt, j'ai l'impression que je ne vais jamais voir la fin du tunnel.
Je me dis que j'aurais pu des le début faire un sevrage dégressif en prise unique: en 5 mois déjà, je serais là a 100-150 mg par jour.
Les retours en arrières commencent vraiment à me démotiver... Car si je continue comme ça, je sens que je ne vais pas tenir ... Je ne m'attendais pas à ce que ce soit autant compliquer de se sevrer ...
Dernière modification par Mlle*Ordinaire (02 juillet 2024 à 00:10)
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CaptainCrox' a écrit
Le chemin semble long. Il est pavé de ratés et de réussites, c'est normal. Sois indulgente avec toi même, et pour l'instant en attendant un meilleur suivi, prends soin de toi comme tu penses qu'il est le mieux pour toi. C'est ce que j'aurais fait à ce stade.
linec13 a écrit
Coucou Melle Ordinaire!!!
J’ai rdv avec l’addictologue du Csapa cet après midi, ce sera mon 1er rdv
Je suis inscrite depuis le mois de Mars, il faut être patient, et rencontrer d’abord les infirmiers, psychologue etc
Si tu veux je te ferai un retour , au cas où cela puisse te motiver pour commencer un suivi en CSAPA
Je suis à 100mg de ODSMT par jour, ce qui représente environ 400mg de tramadol
Je ne souhaite pas une substitution sub ni métha, j’aimerais être substituée avec un palier 2, codéine ou tramadol selon ce qu’en pense le docteur
En tout cas depuis que je suis suivie au Csapa je revis, ça fait un bien fou de savoir que l’on n’est plus seul/e face à nos soucis de santé physique et mentale, et face à nos addictions
Je me sens très apaisée et j’ai confiance
S’il le faut je pourrai aussi prétendre à des aides financières pour compenser la perte de revenus liés à mon état de santé
Bref je suis très contente de vivre dans un pays/une ville où de telles structures existent, et ça me fait plaisir d’être accueillie par mon prénom, de rencontrer d’autres usagers et j’envisage même de reprendre mes études pour passer un DU de médiateur pair
Alors même que j’étais au bord du suicide il y a quelques mois
Garde espoir, je suis là si tu veux en discuter, ici ou en MP
Merci de votre soutien.
Je vais essayer de ne pas m'égarer, un jour après l'autre, c'est ce qu'il me reste à faire.
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linec13 a écrit
Je suis inscrite depuis le mois de Mars, il faut être patient, et rencontrer d’abord les infirmiers, psychologue etc
Tu ne t’en rend peut être pas compte mais ton csapa est une bande d’arriérés !
D’abord pour les 3 mois d’attente. En tant que chef de service d’un Csapa je sais qu’on peut toujours s’arranger pour accueillir les nouveaux. Il y a quelque chose derrière de bien « vérifier si la personne demande vraiment son traitement »
Et puis après trois mois, il faut que tu vois ensuite le ban et l’arrière ban du Csapa qui va vérifier ta motivation, et peut être, un jour, tu rencontreras le médecin. Si tu montre patte blanche, si tu montre que tu es motivé….
C’est des pratiques d’un autre siècle !
Pierre
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pierre a écrit
linec13 a écrit
Je suis inscrite depuis le mois de Mars, il faut être patient, et rencontrer d’abord les infirmiers, psychologue etc
Tu ne t’en rend peut être pas compte mais ton csapa est une bande d’arriérés !
D’abord pour les 3 mois d’attente. En tant que chef de service d’un Csapa je sais qu’on peut toujours s’arranger pour accueillir les nouveaux. Il y a quelque chose derrière de bien « vérifier si la personne demande vraiment son traitement »
Et puis après trois mois, il faut que tu vois ensuite le ban et l’arrière ban du Csapa qui va vérifier ta motivation, et peut être, un jour, tu rencontreras le médecin. Si tu montre patte blanche, si tu montre que tu es motivé….
C’est des pratiques d’un autre siècle !
Pierre
Non ils sont super, mais en sous effectif chronique
Et surtout c’est les seuls qui acceptent les animaux, donc ils reçoivent énormément de SDF etc
Et vu que j’ai un chien qui sait pas rester seul j’ai pas eu le choix que de choisir ce centre
J’ai vu l’addictologue aujourdhui, on va construire la démarche de soin ensemble, elle est ok pour tout envisager comme substitution, elle est très à l’écoute, ainsi que tout le personnel
Que des sourires de partout, de la dame de l’accueil aux infirmiers, en passant par les travailleurs sociaux et la psychologue
Je vais faire un retour sur le post qui parle justement de l’accueil que les PUD ont reçu dans les CSAPA où ils ont consulté
Clairement ils m’ont sauvé et tendu la main alors que j’étais au plus mal, je ne les remercierai jamais assez
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